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Enc complet _c artes-electroniques

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  • 1. Article à jour au 3 juillet 2007 LES CARTES MARINES ÉLECTRONIQUES Le présent article est destiné aux navigateurs professionnels (marine nationale, commerce et pêche) et il peut également être très utile aux plaisanciers. Il répond aux nombreuses questions que se posent les navigateurs sur les principes et la réglementation associés aux cartes électroniques de navigation et aux systèmes de visualisation de ces cartes. Certaines des informations et recommandations fournies dans cet article sont extraites d'un document d'information plus complet, La carte marine et les prescriptions d'emport : les faits, élaboré en commun par plusieurs services hydrographiques européens (Danemark, Finlande, France, Allemagne, Norvège, Suède et Royaume-Uni) afin de servir de cadre de référence et clarifier une situation confuse. Une certaine méconnaissance du statut et de la réglementation applicables aux cartes et équipements avait été en effet révélée par des retours d'expérience des personnes et organismes concernés par l'utilisation des cartes électroniques et des équipements électroniques de visualisation associés (fabricants, distributeurs, utilisateurs, propriétaires de navires, autorités réglementaires, pilotes, autorités portuaires et autres). Ce document est accessible depuis la page d'accueil du site Internet du SHOM, ou à l’adresse : www.shom.fr/ENC.htm La réglementation La convention internationale sur la sauvegarde de la vie humaine en mer (SOLAS) édictée par l'Organisation Maritime Internationale (OMI), comporte l'obligation d'emport d'une documentation nautique officielle et à jour correspondant à la traversée prévue (cartes marines et ouvrages nautiques). Cette obligation d'emport s'applique à tous les navires et peut être satisfaite en totalité ou en partie par un moyen électronique. Quelle réglementation s'applique aux navires ? C'est celle de l'État de leur pavillon. La convention SOLAS a été transposée en droit français dans le Règlement annexé à l'arrêté sur la sécurité des navires, et les navires français doivent se conformer à la division concernée de ce règlement, par exemple la division 221 pour les navires de charge d'une jauge brute supérieure ou égale à 500 et les navires à passagers effectuant des voyages internationaux, les divisions 226, 227 et 228 pour les navires de pêche ou la division 224 pour les navires de plaisance. Les cartes marines électroniques Quelles sont les différences entre les cartes marines électroniques officielles et les cartes électroniques du secteur privé ? Selon la définition de l'OMI, les cartes marines électroniques officielles ne peuvent être produites que par ou sous l'autorité d'un gouvernement, d'un service hydrographique (SH) agréé ou de toute autre institution gouvernementale compétente, seuls aptes à garantir la qualité, l'intégrité et la traçabilité des données, une authentification de la source, et d'assurer une tenue à jour régulière. Tous les autres types de cartes sont par nature non officielles et sont appelées cartes électroniques du secteur privé. Ces cartes élaborées par des éditeurs privés, le plus souvent en numérisant des cartes marines papier officielles, ne sont ni contrôlées ni validées (qualité, intégrité, fiabilité de l'information) par un organisme gouvernemental. Par ailleurs, les éditeurs privés n'engagent pas leur responsabilité en cas d'accident dû à des erreurs de numérisation ou à des omissions.
  • 2. Les cartes électroniques du secteur privé, quelle qualité ? D'une manière générale, pour les cartes électroniques du secteur privé, il convient de vérifier soigneusement leur valeur et leur adéquation à l'usage souhaité, en contrôlant par exemple : - l'origine des données utilisées pour leur élaboration : cartes marines officielles ou non ? - la complétude de la carte : ne manque-t-il pas des éléments essentiels pour la navigation (hauts-fonds, bouées, etc.) ? - la date d'édition : comment les nouvelles éditions des cartes marines officielles sont-elles prises en compte ? - les principes de mise à jour : existe-t-il un service de mise à jour des cartes électroniques ? Quelle est la fréquence des mises à jour (semaine, mois, année) ? - le système géodésique de la carte électronique : est-il défini ? En existe-t-il plusieurs ? Est-il compatible avec le paramétrage du système de visualisation et du système de positionnement du navire ? Quels sont les différents types de cartes marines électroniques ? Il existe deux types de cartes marines électroniques, les cartes vectorielles et les cartes matricielles (raster). La cartographie de type matriciel est une simple image obtenue en scannant des cartes papier. C’est en fait la photocopie couleur électronique intégrale de la carte papier originale. La cartographie de type vectoriel correspond à une description numérique individuelle de chacun des objets qui figurent sur la carte papier (isobathes, sondes, balisage, trait de côte, etc.) et des liens entre certains objets (par exemple : limite de zone réglementée associée à un balisage). Plus complexe à élaborer que la cartographie matricielle puisqu’elle nécessite de disposer sous forme numérique des données source ou de numériser chaque élément de la carte papier, la cartographie vecteur est également plus onéreuse, mais elle occupe un volume de stockage beaucoup moins important. Les cartes de type vectoriel offrent une grande souplesse d’affichage et permettent surtout la gestion automatique des alarmes et des indicateurs (notamment pour ce qui représente un danger, par exemple : profondeur insuffisante, obstruction). Enfin, elles se prêtent mieux à la tenue à jour que les cartes matricielles. Cartes marines électroniques officielles : ENC et RNC Les cartes marines électroniques officielles sont les ENC (cartes électroniques de navigation - Electronic Navigational Chart) qui sont vectorielles et les RNC, (cartes marines matricielles - Raster Navigational Chart, exemples : cartes ARCS) qui sont matricielles. Les ENC et RNC sont par nature tenues continûment à jour, et elles sont les seules cartes électroniques devant être utilisées par les navires soumis à la Convention SOLAS. Les termes ENC et RNC n'étant pas protégés, ils sont parfois utilisés abusivement pour qualifier les produits des éditeurs privés. Il est donc souvent utile d'ajouter le qualificatif " officiel " pour les distinguer des cartes privées. Ce qualificatif est considéré comme implicite dans la suite de cet article. Les ENC sont des bases de données à part entière. Elles peuvent ainsi être utilisées par tout système de visualisation ou tout logiciel adapté, qu’il réponde aux normes internationales (ECDIS) ou non (ECS). Les ENC ne sont donc pas réservées aux navigateurs professionnels (voir plus loin « Logiciels de navigation fonctionnant sur PC pour petits navires »). Les RNC peuvent être également utilisées par tout système de visualisation ou logiciel adapté, qu’il réponde ou non aux normes internationales. Il est à noter que les ENC sont toutes géoréférencées dans le système WGS 84 (elles sont donc compatibles avec le système de positionnement GPS), ce qui n'est pas toujours le cas des cartes raster (officielles ou privées) ou des cartes vectorielles du secteur privé dont le système géodésique n'est pas toujours le WGS 84 ou est quelquefois multiple ou inconnu. La figure ci-dessous montre les différences d’aspect et de présentation entre une carte papier ou une RNC et une ENC. Certaines de ces différences sont dues à la configuration d’affichage, configuration choisie parmi celles que propose le système de visualisation de l’ENC. Extraits ENC FR 502270 et carte SHOM 7413 (papier / RNC)
  • 3. Comment sont élaborées les ENC et les RNC ? ENC. Les ENC sont produites selon des normes internationales (normes S-57 de l’OHI pour le transfert de données hydrographiques numériques) par les services hydrographiques des États côtiers et répondent aux deux règles suivantes : — pour une zone géographique et une échelle données, il n'existe qu'une seule ENC ; — les ENC sont nationales, chaque service hydrographique ne produisant normalement que des ENC couvrant les eaux ou les zones placées sous la juridiction de son État. C’est le cas du SHOM pour la France en métropole et dans les DOM/TOM, du SH espagnol pour les eaux espagnoles, etc. Plusieurs exceptions confirment cette seconde règle : - des accords passés dans le cadre de l'Organisation Hydrographique Internationale (OHI) permettent aux pays membres de l'OHI de se partager la responsabilité et la charge de travail pour élaborer des ENC à petites échelles pour les zones du large et océaniques. Cette procédure permet d'éviter des duplications inutiles voire dangereuses pour la sécurité de la navigation et de ne produire (ou co-produire) qu'une seule ENC pour une zone géographique et une échelle données ; - les limites des cellules* ENC produites par des pays riverains peuvent parfois se chevaucher, mais les données contenues dans ces cellules sont toujours disjointes. Des accords peuvent en effet être passés entre deux services hydrographiques de pays riverains afin de définir les limites de couverture des données de leurs ENC. Ces limites sont en général définies selon des méridiens et parallèles, ou encore pour tenir compte de limites cartographiques utilisées en navigation (pointe, cap, amer remarquable), et elles peuvent parfois être différentes des frontières maritimes entre pays ; - enfin, des accords bilatéraux permettent à un État côtier possédant un service hydrographique élaborant des ENC d'élaborer celles d'un État côtier n'en ayant pas les moyens. Ainsi, par exemple, le SHOM élabore des ENC françaises pour les approches et les ports de Monaco, Dakar et Djibouti, et plus généralement au bénéfice d’une vingtaine d’États de l’ex-Union française. * Une cellule ENC équivaut le plus souvent à une carte papier. Elle est toujours rectangulaire, mais la couverture des données peut avoir une forme quelconque à l'intérieur de ce rectangle. RNC. Les RNC élaborées par un service hydrographique peuvent couvrir des eaux autres que celles de l'État côtier du service hydrographique qui les produit. Par exemple, le service britannique propose avec le service ARCS (Admiralty Raster Chart Service) et selon des accords propres à chaque pays concerné, une cartographie RNC couvrant le monde entier et tenue à jour. Les RNC sont conformes à la norme S-61 de l’OHI (Spécifications de produits pour les RNC). Comment sont diffusées les ENC ? La diffusion des ENC et celle de leur mise à jour sont confiées à des centres régionaux de coordination des ENC (RENC)* qui disposent de réseaux de distributeurs. Il existe deux RENC, tous deux en Europe : PRIMAR-Stavanger® et IC-ENC qui commercialisent, via ces réseaux, la quasi totalité des ENC produites par les États. Très peu de services hydrographiques ont adopté pour leurs ENC des modes de diffusion différents, hors des réseaux PRIMAR et IC-ENC. La NOAA, le service hydrographique des USA, met les ENC et les RNC des côtes des USA et leurs mises à jour hebdomadaires en téléchargement gratuit sur le site http://NauticalCharts.noaa.gov ; ces ENC et RNC sont officielles et peuvent être utilisées pour la navigation par les navires SOLAS (si ces ENC sont utilisées dans un ECDIS certifié, celui-ci est considéré comme l'équivalent légal de la carte papier) ou non SOLAS (navires de plaisance notamment). Quelques autres ENC officielles, toutes de petite échelle, peuvent être également téléchargées : — des ENC asiatiques : http://www.scsenc.org.hk/main.htm — des ENC dans le Golfe du Mexique : http://www.iho-machc.org/whatis/ecc/ecc_tg2.html Les distributeurs de PRIMAR-Stavanger® et de IC-ENC (liste et coordonnées des distributeurs de PRIMAR sur www.shom.fr et www.primar-stavanger.org, de ceux de IC-ENC sur www.ic-enc.org) disposent de l’ensemble des ENC disponibles des deux RENC car chaque RENC met ses ENC et celles de l’autre RENC à disposition des utilisateurs via son réseau de distribution. Le navigateur a ainsi la possibilité de s’adresser à un interlocuteur unique, et non pas à de multiples revendeurs, pour acquérir, par exemple, les ENC espagnoles, britanniques et françaises, qui couvrent sa traversée de Santander aux Îles Scilly. Les ENC sont commercialisées uniquement sous forme cryptée**, avec un abonnement pour une tenue à jour assurée pendant une période donnée, et leur prix dépend de la durée de l'abonnement (voir plus loin « Mise à jour des ENC » et « prix d'une ENC »). * Les RENC sont chargés de rassembler les ENC des différents pays producteurs dans une base de données mondiale, de contrôler leur qualité, leur conformité aux normes, leur cohérence et d’en assurer la diffusion avec les mises à jour via un réseau de distributeurs agréés. ** Le cryptage d'une ENC, selon la norme S-63 (Dispositif de l’OHI pour la protections des données), a une double fonction : l'authentification du produit, preuve qu'il provient bien du service hydrographique concerné, et la garantie de l'intégrité des données. Voir plus loin « licence (user permit) » et « Visualisation des ENC cryptées ».
  • 4. Quelles sont les ENC disponibles et comment se les procurer ? On peut visualiser les zones géographiques couvertes en ENC sur les sites Internet des RENC, de l'OHI et des services hydrographiques élaborant des ENC : - www.primar-stavanger.org et www.ic-enc.org : ces deux sites permettent de visualiser la couverture en ENC disponibles de PRIMAR Stavanger et de IC-ENC et de les sélectionner en fonction du voyage prévu ; - http://ohi.shom.fr (onglets ENC et ENC coverage, puis Browse catalogue, avec Internet Explorer). Ce dernier site permet d'avoir un aperçu rapide de la couverture mondiale, mise à jour hebdomadairement, ainsi que les prévisions de production à moyen terme. Le site de l'OHI permet en outre d'accéder aux sites des différents États membres élaborant des ENC (onglets ENC et ENC coverage). Sur le site du SHOM, www.shom.fr/ENC.htm (rubrique Sommaire puis Catalogues - Informations pratiques, puis onglet Vue générale de la couverture des ENC en métropole et hors métropole) sont présentées des planches illustrant la couverture des ENC élaborées par le SHOM (nationales ou dans le cadre d'accords). Le catalogue PRIMAR-Stavanger® (Primar Chart Catalogue) est une application, téléchargeable sur www.primar-stavanger.org, qui permet non seulement de connaître les ENC disponibles, mais également de créer un « panier d’achat » qui permet de passer une commande chez un distributeur. Il est possible par exemple de tracer de manière interactive une route et d’en déduire les cartes nécessaires qui seront ajoutées automatiquement au panier. Celui-ci peut être alors envoyé au distributeur qui traite la commande et expédie les ENC cryptées et mises à jour, et la licence correspondante (user permit)***. Bien entendu, il est possible de s’adresser directement à un distributeur agréé sans passer par ce catalogue. Le distributeur vous renseignera et vous guidera pour la sélection et la commande des ENC dont vous avez besoin. *** La licence est propre au système de navigation utilisé et permet de décrypter les ENC reçues au titre de l’abonnement. Si le navigateur choisit de remplacer son système de navigation pendant une période d’abonnement, une nouvelle licence lui est accordée sans frais. Mise à jour des ENC. L'achat d'une (ou plusieurs) ENC auprès d'un des distributeurs associés aux RENC est systématiquement accompagné d'un abonnement à un service de mise à jour, de 6 mois ou un an pour les distributeurs de PRIMAR et de 3 mois à un an pour ceux de IC- ENC. Au-delà de cette période d’abonnement, le navigateur ne reçoit plus de mise à jour jusqu’à l’obtention d’une nouvelle licence. Il ne doit plus utiliser les ENC périmées. Certains systèmes vont même jusqu’à interdire l’accès aux données. Le service de mise à jour comprend la fourniture par le distributeur des avis de corrections hebdomadaires (ER pour ENC Revision) et des éditions ou des retirages* éventuels d'ENC, par CDRom ou par un moyen de télécommunication comme Inmarsat ou Internet. PRIMAR-Stavanger® propose en outre un service « on line ». Ce service internet de gestion du portefeuille d’ENC du client fonctionne 24h/24, donne accès directement à la base de données PRIMAR-Stavanger® et permet l’envoi automatique des mises à jour et des nouvelles ENC publiées depuis la dernière connexion. Ce service on line permet de mettre à jour sans délai son portefeuille d'ENC. La mise à jour des ENC dans la base de données de l'ECDIS est automatique, fiable et rapide ce qui permet de renforcer la sécurité de la navigation et d’alléger le travail de mise à jour. * retirage : Un retirage d’ENC correspond, comme pour une carte papier, à un fichier unique à jour de toutes les corrections depuis la publication ou la dernière édition. L'ECDIS, qui reconnaît les retirages en tant que tels, vérifie si la base de données ENC est à jour de toutes les corrections concernant cette ENC. Si la base a été corrigée de toutes les ER publiées et est donc à jour, l'ECDIS ne tient pas compte de ce retirage. Si elle ne l'est pas, il met automatiquement la base à jour à partir du retirage. Quel est le prix d’une ENC ? Le prix d’une ENC est basé sur son équivalent en carte papier et dépend de la durée de l'abonnement. Le prix varie d’environ 3 à 18 euros dans le réseau PRIMAR. Utilisation des cartes marines électroniques et plus particulièrement des ENC Cartes marines électroniques, quelle précision ? Comme les cartes marines papier, les cartes marines électroniques, officielles et du secteur privé, ont des échelles et l'utilisateur ne peut pas se contenter d'une carte unique. Si on détient des cartes électroniques à des échelles différentes pour une même zone, il faut s'assurer que la carte électronique visualisée est bien à une échelle adéquate pour la navigation envisagée. Voir le tableau ci-dessous (pour les ENC, voir en outre « Échelles et niveau de détail des ENC » et « Précision des données contenues dans les ENC » ci- après).
  • 5. Usage des cartes marines papier/RNC et des ENC : classifications et correspondances. Les ENC sont classées en 6 catégories en fonction du type de navigation auquel elles sont destinées alors que les cartes marines papier sont classées en 7 catégories. La catégorie d’une ENC est normalement liée à son échelle. Les gammes d'échelle du tableau ci-après sont donc seulement indicatives. Cartes marines papier/RNC ENC Appellations et usages Gamme d’échelles indicatives Catégories Types de navigation Gammes d’échelles indicatives Routiers et planisphères 1 : 5 000 000 à 1 : 15 000 000 Cartes océaniques 1 : 1 500 000 à 1 : 4 000 000 1 Vue d’ensemble < 1 : 1 500 000 Cartes de traversée* 1 : 800 000 à 1 : 1 150 000 Cartes d’atterrissages ** 1 : 300 000 à 1 : 600 000 2 Générale 1 : 350 000 – 1 : 1 500 000 Cartes de cabotage*** 1 : 100 000 à 1 : 250 000 3 Côtière 1 : 90 000 – 1 : 350 000 Cartes de pilotage hauturier (navigation locale, approche des ports et passages délicats) 1 : 30 000 à 1 : 90 000 4 Approches 1 : 22 000 – 1 : 90 000 5 Portuaire 1 : 4 000 – 1 : 22 000 Cartes de pilotage côtier (ports, mouillages, chenaux) 1 : 4 000 à 1 : 25 000 6 Amarrage > 1 : 4 000 Nota : le numéro de la catégorie de l'ENC est le 1er chiffre du numéro de l'ENC (voir exemples dans illustrations ci-dessous). * Traversée : navigation durant laquelle le navire reste le plus souvent à des distances de terre comprises entre 50 et 200 M. ** Atterrissage : atterrissage proprement dit et navigation qui suit des routes parallèles à la côte entre 20 et 50 M. *** Cabotage : navigation côtière le plus souvent à 3 M des dangers en suivant des routes parallèles à la côte entre 10 et 20 M. Échelles et niveau de détail des ENC, continuité des ENC. Comme indiqué plus haut, une ENC est destinée à un type de navigation donné, et, pour une même zone, le niveau de détail diffère notablement selon l'échelle. Comme le montre l'illustration ci-dessous, les ENC aux grandes échelles contiennent de nombreux détails/objets très rapprochés qui ne sont pas tous représentés sur une ENC de la zone, à plus petite échelle. Il faut donc vérifier que l'ENC visualisée est bien d'une échelle adéquate pour la navigation envisagée (tableau ci-dessus). La continuité à la frontière entre deux ENC adjacentes et de même échelle est assurée lors de leur production, de manière systématique entre les ENC du SHOM et autant que possible avec les ENC étrangères. En revanche, entre deux ENC d’échelles notablement différentes (1 : 150 000 et 1 : 50 000 par exemple), des discontinuités peuvent apparaître lors de l'affichage simultané, en particulier lorsque les ENC sont élaborées avec des cartes papier comme référence (cas de la plupart des services hydrographiques, dont le SHOM). L'illustration ci-dessus en montre un exemple. Ceci ne doit pas être perçu comme un défaut de fabrication : ces discontinuités sont inévitables et s’expliquent par des niveaux de schématisation différents en fonction de l’échelle de la carte. ENC FR403330 (1 : 50 000) agrandie 5 fois pour obtenir exactement la même zone que l’extrait ci-contre Affichage simultané des ENC FR603350 (1 : 10 000) et FR403330 FR403330 Discontinuités (données disponibles uniquement à l’échelle 1 : 50 000) FR603350
  • 6. Précision des données contenues dans les ENC. Les ENC du SHOM (et d'autres SH) contiennent systématiquement l’équivalent du diagramme "Origine des renseignements hydrographiques" des cartes marines papier. Ces renseignements sur les levés ayant servi à établir la carte sont une indication du degré de confiance qu’on peut leur accorder (échelle et dates du levé, autorité productrice, technique de sondage). La qualification du positionnement des objets d’une ENC (informations bathymétriques ou non) est également donnée, lorsqu’elle est connue, par des attributs indiquant la qualité et la précision du positionnement. Si ces qualifications ne sont pas indiquées dans l’ENC, la précision du positionnement des objets est la même que sur la carte papier, c’est-à-dire au mieux 0,3 mm à l’échelle de compilation de la carte. Le document Précision des données contenues dans les ENC, téléchargeable sur www.shom.fr/ENC.htm précise concrètement comment accéder à ces informations sur les systèmes de visualisation d’ENC, et expose les informations utiles pour une bonne appréciation des données contenues dans les ENC. Zoom. Les cartes électroniques sont normalement conçues pour être utilisées avec une échelle de visualisation, proche de celle de la carte papier équivalente. L'emploi du zoom doit donc rester limité autour de cette échelle : un grossissement trop fort (comparable à l'utilisation d'une loupe sur une carte papier) n'apporte pas une meilleure précision, ni plus d'informations. Un zoom exagéré peut constituer un risque inacceptable, ne serait-ce que parce qu'il permet de contourner inconsidérément la règle du pouce*. Sur l’écran des ECDIS, une indication apparaît si le zoom dépasse deux fois l’échelle. * Voir le volume 2 du Guide du Navigateur. Systèmes et logiciels de visualisation et de navigation pour cartes marines électroniques et plus particulièrement des ENC et des RNC Il existe deux catégories de systèmes de visualisation de cartes électroniques de navigation, les ECDIS et les ECS. Les ECDIS (systèmes de visualisation des cartes électroniques et d'informations - Electronic Chart Display and Information System) répondent à des normes et spécifications internationales de fonctionnement très contraignantes et donc coûteuses. Les systèmes qui ne sont pas conformes aux normes de fonctionnement des ECDIS sont génériquement appelés ECS (systèmes de cartes électroniques – Electronic Chart System). Les ECDIS et un certain nombre d'ECS sont capables d’utiliser des ENC et des RNC. ECDIS et ECS visualisent également les cartes électroniques du secteur privé. ECDIS Les ECDIS offrent des fonctionnalités très développées (alarmes, indications, interfaces dans les passerelles intégrées…), mais sont peu adaptés aux petits navires, notamment les navires de plaisance, en raison de leur coût élevé et de leur encombrement. Un ECDIS certifié est considéré comme l’équivalent légal de la carte papier dans la mesure où il est utilisé avec des ENC (officielles et à jour) et est accompagné d’un dispositif de sauvegarde approprié (back-up), pour pallier une éventuelle panne de l’ECDIS. Lorsqu’il n’existe pas d’ENC d’une catégorie adaptée pour la navigation envisagée, l’ECDIS peut être utilisé avec des RNC (mode RCDS). En ce cas, un portefeuille approprié de cartes marines sur papier à jour doit être alors conjointement utilisé. Dispositif de sauvegarde (back-up). Les dispositifs de sauvegarde ou de secours, appelés back-up, peuvent être des cartes marines papier et/ou un ou plusieurs dispositifs électroniques, par exemple un second ECDIS (voir nota 1). L’administration française n'autorise pour l'instant (voir nota 2) comme back-up pour les navires SOLAS que des cartes marines papier officielles suffisantes pour la traversée prévue. Les cartes marines papier du back up doivent permettre au navire : - de rejoindre en toute sécurité, en vue de la réparation de l'ECDIS, un ou plusieurs lieux d'embarquement du pilote, le long de l'itinéraire prévu du voyage ; Exemples : sur le trajet Golfe Persique- Europe par le Cap de Bonne Espérance : 1er arrêt prévu : Durban ! L’échelle des cartes pour l’embarquement du pilote peut varier de 1/250 000 à 1/100 000 ou plus, selon la complexité nautique de la zone pour atteindre le lieu d’embarquement. - de naviguer en toute sécurité dans les passages resserrés (exemple Pas de Calais) en cas de panne de l'ECDIS au moment du passage, à l'aide de cartes à moyenne et à grande échelles. Le choix des cartes marines papier servant de back-up, ainsi que le choix des lieux ou ports où l'ECDIS peut être réparé ressortent de la responsabilité du capitaine. — Nota 1 : dans l'avenir, un ECS (PC + logiciel de visualisation et de navigation permettant d'utiliser des ENC cryptées et des RNC à tous les formats), avec une alimentation indépendante de l'ECDIS (portable par exemple) et répondant aux spécifications des normes OMI pour les back-up (possédant notamment les interfaces habituelles radar, GPS, loch, compas, etc.) pourrait servir de back-up. Cela peut-être particulièrement intéressant sur les petits bâtiments (financièrement, manque de place, etc.) — Nota 2 : un certain nombre d'États autorisent comme back-up un second ECDIS, certifié conforme, connecté à une alimentation en énergie indépendante et à une entrée de GPS séparée du premier ECDIS. Une expérimentation d'un tel back-up est en cours à bord d'un navire de commerce français en vue d'un éventuel élargissement de la réglementation française sur les back-up.
  • 7. Mode RCDS. En mode RCDS (utilisation de l'ECDIS avec des RNC lorsqu' il n’existe pas d’ENC d’une catégorie adaptée pour la navigation envisagée), les cartes papier composant le portefeuille approprié de cartes marines sur papier à jour devant être conjointement utilisé, doivent permettre de faire route en toute sécurité, le long de l'itinéraire prévu du voyage,jusqu'au port de destination prévue, de transiter dans les eaux territoriales d'un État côtier avec la (ou les) catégorie(s) de cartes recommandées ou exigée(s) par cet État, et de naviguer en toute sécurité dans les passages resserrés (exemple Pas de Calais). Elles doivent en particulier permettre au navigateur d’appréhender de manière adéquate la situation sur l’avant du navire. Le choix de la constitution de ce portefeuille de cartes marines papier à jour, qui sont à utiliser en même temps que l'ECDIS en mode RCDS, ressort bien évidemment de la responsabilité du capitaine. ECS Un grand nombre d'ECS sont capables d’utiliser, non seulement des données cartographiques (vectorielles et/matricielles) du secteur privé, mais aussi des ENC et des RNC. Les ECS peuvent être très élaborés, proposant toutes les interfaces possibles (GPS, radar, AIS, etc.). Certains ECS proposent des fonctionnalités similaires à celles d’un ECDIS, et pourraient, comme indiqué plus haut, être utilisés comme back-up d’un ECDIS (dans la mesure où ils répondent aux spécifications des normes OMI pour les back- up). Des ECS très élaborés sont ainsi parfois intégrés dans des passerelles de navires de commerce. D’autres ECS sont de simples logiciels de visualisation et de navigation fonctionnant sur PC, et sont destinés aux petits navires. Logiciels de navigation pour petits navires fonctionnant sur PC. Les logiciels destinés aux petits navires (plaisance, pêche) permettant de visualiser les ENC (et les RNC) et de naviguer avec ces cartes marines électroniques officielles sont d'un coût abordable, aux alentours de quelques centaines d'euros pour les logiciels de base. Ils fonctionnent sur PC. Comme les logiciels destinés aux professionnels, ces logiciels, même ceux de base, possèdent de nombreuses fonctionnalités, comme par exemple le report de la position GPS, le calcul et le suivi de la route, les déplacements, etc. Ils permettent le plus souvent de visualiser les ENC avec les mêmes couleurs et symboles que pour les ECDIS des navigateurs professionnels. Parmi les logiciels visualisant des ENC, seuls quelques uns sont capables de visualiser des ENC cryptées (voir plus loin « Quelques adresses de fabricants de logiciels sur PC pour une navigation avec des ENC cryptées »). Visualisation des ENC cryptées par les ECDIS et les ECS Bien que l’obligation de décryptage ne soit pas encore listée dans les normes de fonctionnement des ECDIS de l’OMI la norme de cryptage S-63 n’existait pas lorsque ces normes ont été élaborées à l’OMI - les ECDIS sont normalement tous capables de visualiser des ENC cryptées*. Par contre, à l’heure actuelle, seuls quelques ECS, dont des logiciels fonctionnant sur PC (voir ci- après), permettent de naviguer avec des ENC cryptées (et aussi avec des RNC). *Dans la pratique, le décryptage est basé sur l'utilisation d'une clé physique (dongle) et d'un permis d'utilisation propre à chaque utilisateur. Adresses de fabricants d'ECDIS et d'ECS (dont logiciels pour petits navires) On pourra trouver des adresses de fabricants d'ECDIS et d’ECS sur les sites Internet suivants : – http://www.ohi.shom.fr/ECDIS/s63intro.htm#oemlist – http://catalogue.ukho.gov.uk/general_oems.asp – http://nauticalcharts.noaa.gov/mcd/enc/resource.htm Quelques adresses de fabricants de logiciels sur PC pour une navigation avec des ENC cryptées : Certains distributeurs de Primar-Stavanger proposent des logiciels permettant de naviguer sur PC avec des ENC cryptées. Ce sont Sodena (“mini-ECDIS” pour pêcheurs, Yachtliner) et ScanNav (ScanNav version 5.5). Ces logiciels permettent également de naviguer avec des RNC, par exemple avec des ARCS (format HCRF) pour les logiciels de Sodena, et avec des cartes du secteur privé (vectorielles et/ou matricielles). Prix indicatif des logiciels de base (sans modules en option) : à partir de 120 euros pour ScanNav et de 500 euros pour Sodena. Adresses Internet : www.sodena.net, www.scannav.com, Nota : Maxsea (www.maxsea.fr) est également distributeur de Primar-Stavanger. Cependant, pour l’instant, il ne propose que des logiciels visualisant les ENC non cryptées, alors que les ENC commercialisées par les RENC sont désormais toutes cryptées.
  • 8. Quelques informations pour les petits navires non soumis à la Convention SOLAS pour naviguer avec des cartes électroniques Cartes marines papier ou cartes marines électroniques ? Le choix reste libre, notamment pour le plaisancier. Cependant, il convient de garder présent à l'esprit qu'il peut s'avérer utile de conserver au moins quelques cartes papier à bord en cas d'avarie du système électronique ou de panne électrique. ENC/RNC ou cartes marines électroniques du secteur privé ? Il n'est possible de naviguer avec des ENC/RNC ou des cartes marines électroniques du secteur privé qu'avec un système permettant de visualiser ces cartes, c'est-à-dire avec un ECS/logiciel et non pas avec un combiné GPS/traceurs/lecteurs de cartes. Il est évidemment recommandé de naviguer avec les cartes officielles, ENC ou RNC. Si l'on n'utilise pas d'ENC ou de RNC, il est préférable de naviguer avec une carte raster du secteur privé, plutôt qu'avec une carte vectorielle privée de qualité mal évaluée. Nota : attention à la tenue à jour : les cartes (papier ou électroniques) doivent être tenues à jour. Les ENC et RNC sont continûment tenues à jour (dans la mesure où l'usager applique les corrections qu'il reçoit), ce qui n'est généralement pas le cas des cartes vectorielles ou matricielles du secteur privé.