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  1. 1. Question 3 : La Seconde Guerre mondiale Introduction : Préciser les bornes spatiales et chronologiques de la Seconde Guerre mondiale n’est pas aussi simple qu’il n’y parait car celles-ci sont aujourd’hui nuancées et remises en cause par les historiens. D’un point de vue spatial, la Seconde Guerre mondiale voit s’affronter deux coalitions, les Alliés d’un côté et les pays de l’Axe (Allemagne, Italie, Japon) de l’autre, sur deux théâtres d’opérations différents : l’Europe et l’Asie- Pacifique. Les bornes chronologiques (traditionnellement 1939-1945) sont plus problématiques : - En Europe, la guerre débute-t-elle en 1936 (guerre d’Espagne) ou en septembre 1939 (invasion de la Pologne par l’Allemagne nazie) ? Elle s’achève par contre clairement le 8 mai 1945 avec la capitulation allemande (mais la guerre civile éclate en Grèce) - En Asie-Pacifique, la guerre commence-t-elle en 1931 (invasion de la Mandchourie par le Japon), en 1937 (guerre entre la Chine et le Japon) ou en 1939 (guerre entre l’URSS et le Japon) ? - Peut-on parler de Seconde Guerre mondiale avant l’entrée en guerre des Etats-Unis et de l’URSS en 1941 ? - La guerre en Asie-Pacifique s’achève-t-elle avec la capitulation du Japon (août 1945) ou en 1949 avec la fin de la guerre civile en Chine ? La Seconde Guerre mondiale est plutôt une expression courante qui nous permet de désigner des conflits multiples qui éclatent dans les années 30 et s’achèvent vers le milieu des années 40. Pour un Japonais, la guerre commence en 1931 et se termine en 1945. Pour un Américain, elle débute en 1941. Pour un Coréen, la guerre a commencé en 1910 (annexion par le Japon) et s’achève en 1953 (fin de la guerre de Corée). Pour un Chinois, la guerre a duré de 1937 à 1949. Pour un Vietnamien, le conflit s’étale de 1940 (occupation japonaise) à … 1975 (fin de la guerre du Vietnam) ! Néanmoins, les conflits de la Seconde Guerre mondiale ont pour caractéristiques d’être les plus meurtriers de l’Histoire. Le conflit des idéologies (nazisme, stalinisme, démocraties libérales…) a engendré une guerre totale (mobilisation de la totalité des ressources disponibles pour vaincre l’ennemi) doublé d’une guerre d’anéantissement (volonté d’anéantir totalement l’ennemi) qui a davantage touché les civils que les militaires et dont le paroxysme est atteint avec le génocide des Juifs et des Tsiganes. En quoi la Seconde Guerre mondiale est-elle une guerre idéologique et d’anéantissement ? I. Une guerre totale et d’anéantissement. 1) Une guerre à l’échelle mondiale - En Asie, la guerre est due à la politique expansionniste du Japon en Corée (1910) et en Mandchourie (1931) avant que la guerre soit officiellement déclarée avec la Chine en 1937. Jusqu’en 1942, le Japon conquiert quasiment toute l’Asie orientale, de la Mandchourie au Nord à l’Indonésie au Sud, et de la Birmanie à l’Ouest aux îles du Pacifique à l’Est. Le Japon est animé d’une idéologie ultranationaliste farouchement anti-communiste. Il souhaite réaliser une unification politique de l’Asie sous direction japonaise pour expulser les Occidentaux, notamment de Chine, et contenir les Soviétiques. En 1936, le Japon s’allie avec l’Allemagne nazie, puis l’Italie fasciste. En réaction à l’embargo mis en place par les Etats-Unis, le Japon attaque la flotte américaine à Pearl Harbor (Hawaï) le 7 décembre 1941. Le lendemain, les Etats-Unis entrent en guerre. A partir de la bataille de Midway (juin 1942), les Etats-Unis prennent l’avantage. Le Japon ne cesse de reculer jusqu’à sa capitulation le 2 septembre 1945. - En Europe, la guerre débute en septembre 1939 avec l’invasion de la Pologne par l’Allemagne nazie et l’URSS, qui envahit également la Finlande et les pays baltes (en vertu du Pacte germano-soviétique d’août
  2. 2. 1939). En 1940, l’Allemagne envahit rapidement le Danemark et la Norvège, puis la France et les pays du Bénélux grâce à la stratégie du Blitzkrieg, mais échoue à s’emparer du Royaume-Uni. Le 22 juin 1941, Hitler rompt le Pacte germano-soviétique en attaquant l’URSS (Opération Barbarossa). Il se heurte à une résistance inattendue de l’Armée rouge. L’entrée en guerre des Etats-Unis, alliés aux Soviétiques, aux Britanniques et aux Français libres (le régime de Vichy a signé un armistice et collabore avec l’Allemagne) contraint l’Allemagne à se battre sur plusieurs fronts. Les Alliés débarquent en novembre 1942 en Afrique du Nord, en juillet 1943 en Sicile, en juin 1944 en Normandie et en août 1944 en Provence. Après la bataille de Stalingrad, les Soviétiques progressent vers l’Ouest alors que les Alliés font de même vers l’Est. Après la prise de Berlin par les Soviétiques, l’Allemagne capitule le 8 mai 1945. 2) Une guerre d’anéantissement qui touche avant tout les civils - La Seconde Guerre mondiale est une guerre totale, c’est-à-dire qu’elle mobilise toute les ressources disponibles pour vaincre l’ennemi. La société civile participe intensivement à l’effort de guerre. La propagande joue un rôle important dans la mise en place d’économies de guerre. Les belligérants utilisent les prisonniers et les déportés pour le travail forcé, principalement en Allemagne et au Japon. - Les populations civiles subissent des massacres et sont victimes des combats. Lors de la conquête de la Chine, les troupes japonaises se livrent à des massacres et des viols de masse à Nankin (décembre 1937) qui auraient fait environ 200 000 victimes en 8 semaines. En juin 1944, le village d’Oradour-sur-Glane est détruit avec sa population par une division Waffen SS (650 victimes). Sur le front de l’Est, les Einsatzgruppen se livrent à des massacres systématiques des populations, essentiellement juives. L’idéologie nazie pousse les soldats à anéantir les populations slaves et juives, sans faire de distinction entre militaires et civils, entre adultes et enfants. Lors de la bataille de Stalingrad, environ 250 000 civils périrent au milieu des combats. - La Seconde Guerre mondiale est également marquée par des innovations technologiques importantes permettant de mettre au point des armes ayant une capacité de destruction sans précédent et destinées à toucher principalement les civils :  Les Japonais testent des armes bactériologiques sur les populations chinoises et provoquent des épidémies (au moins 3000 morts), tandis que les nazis pratiquent des expériences médicales sur des cobayes humains dans les camps de concentration. A des fins d’expérimentation, la firme Bayer a acheté 150 femmes à Auschwitz pour une somme dérisoire.  Le bombardement stratégique (destiné à frapper des cibles civiles, des villes le plus souvent) connait un développement considérable. A partir de 1942, les Alliés prennent pour cible les villes allemandes et japonaises lors de raids aériens comprenant plusieurs centaines de bombardiers. Les bombardements sont parfois effectués au moyen de bombes incendiaires, comme lors du bombardement de Hambourg (40 000 morts, 80 000 blessés). En février 1945, le bombardement de Dresde fait 25 000 morts. En 1944, le bombardement des villes de Normandie par les Alliés fait près de 20 000 victimes civiles. En Asie, les bombardements américains sur les villes japonaises font 500 000 victimes. Le bombardement de Tokyo (mars 1945) par 334 B-29 fit 100 000 victimes, c’est-à-dire davantage que les raids nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki. En représailles, les Allemands mettent au point des armes nouvelles : la bombe volante V1 et le missile balistique V2, destinés à terroriser les populations des villes britanniques.  L’arme nucléaire est mise au point par les Etats-Unis dans le cadre du programme Manhattan (1ère explosion d’une bombe nucléaire en juillet 1945). Elle est utilisée contre les villes d’Hiroshima le 6 août 1945 et de Nagasaki le 9 août afin de provoquer la capitulation japonaise et de placer les Etats- Unis en position de force face à l’URSS. Elle provoque des dégâts considérables : une seule bombe a provoqué la mort immédiate d’au moins 70 000 personnes à Hiroshima et entre 50 000 et 80 000 à Nagasaki.
  3. 3. 3) Un bilan humain et matériel effroyable et sans précédent La Seconde Guerre mondiale est le conflit le plus meurtrier de l’Histoire avec plus de 50 millions de victimes, dont 60 % de civils. Le pays le plus touché est l’URSS avec plus de 21 millions de morts. Plus de la moitié des militaires tués en Europe sont des soldats soviétiques. Vient ensuite la Chine avec 20 millions de morts… Les destructions matérielles sont immenses. Des villes sont entièrement détruites (Varsovie, Stalingrad, Berlin, Hambourg, Dresde, Caen, Tokyo, Hiroshima… Les infrastructures de production et de transport sont totalement désorganisées, ce qui provoque des pénuries dans les années qui suivent le conflit. II. Le génocide des Juifs et des Tsiganes 1) Exclure et persécuter L’arrivée d’Adolf Hitler au pouvoir en Allemagne en 1933 permet à l’idéologie nazie d’être mise en application. Les communautés jugées indésirables et dangereuses pour la survie de la « race aryenne », au premier desquelles figure la communauté juive, sont discriminées, mises à l’écart de la société et persécutées dans l’objectif de les contraindre à partir => lois de Nuremberg de 1935 (voir III. 3) du cours sur les totalitarismes). Pour les nazis, les Tsiganes sont une race inférieure mais pas aussi dangereuse que les Juifs. Ils établissent différentes catégories de Tsiganes, certains étant même considérés comme aryens. Pour les nazis, le caractère nomade des Tsiganes pose problème. Des mesures sont prises pour les sédentariser. 2) Enfermer et déporter Avec l’Anschluss (annexion de l’Autriche, 1938), 185 000 Juifs sont intégrés au Reich. Lorsque l’Allemagne envahit la Pologne, les nazis sont confrontés à un problème car plus de 3 millions de Juifs y vivent (sur 11 millions en Europe). Les Juifs représentent 10 % de la population polonaise. Pour les nazis, l’expansion territoriale aggrave le « problème juif » car elle multiplie la population à gérer. En attendant de trouver une solution de déportation, les Allemands créent des ghettos (quartiers séparés du reste de la population). Les Einsatzgruppen sont chargés de regrouper et d’enfermer les Juifs dans les ghettos. Ils sont contraints de porter un signe distinctif (une étoile jaune le plus souvent), de respecter un couvre-feu, et de se soumettre au travail forcé. Leurs biens sont saisis. Les nazis décident de concentrer les Juifs dans le Sud de la Pologne qu’ils considèrent comme un « dépotoir ethnique ». Les ghettos les plus importants sont ceux de Varsovie et de Cracovie. Les conditions de vie y sont très difficiles : en raison de l’approvisionnement en nourriture et en combustible volontairement insuffisants, les épidémies, le froid, le surpeuplement et la famine organisée provoquent une mortalité très importante. Au printemps 1941, le ghetto de Varsovie comprend 450 000 personnes (plus que la population juive en France et en Belgique) sur 2 km2 … La ration alimentaire journalière est de 200 Kcal/personne/jour (au lieu de 2500 nécessaires). 100 000 personnes meurent en 2 ans. Les Tsiganes sont déportés dans le ghetto de Lodz, où les conditions sont pires que dans les ghettos juifs. Ce sont déjà des pratiques de type génocidaire. Après l’invasion de la France, Adolf Eichmann étudie l’émigration forcée des Juifs vers Madagascar, mais la poursuite de la guerre contre le Royaume-Uni rend le projet irréalisable.
  4. 4. 3) Exterminer Le 22 juin 1941, l’attaque de l’URSS par l’Allemagne est un tournant dans le processus génocidaire. Au départ, l’idée est de conquérir ces territoires pour y déplacer les Juifs. Les plans de déportation sont de type génocidaire car ils sont conçus pour entrainer une grande mortalité et empêcher que cette population ne se reproduise. C’est pourquoi pour Hitler, la guerre contre l’URSS n’est pas une guerre classique mais devient une guerre d’anéantissement du « judéo-bolchevisme ». 5 millions de Juifs vivent en URSS. Les Einsatzgruppen suivent les troupes allemandes et sont chargés d’éliminer les militants communistes, les commissaires politiques et l’ensemble de la population juive, enfants compris. Les Einsatzgruppen procèdent à des massacres qui font plus d’1 500 000 morts. L’un des plus importants massacres se déroule près de Kiev, où 33 771 Juifs sont exécutés en 2 jours (29 et 30 septembre 1941) dans le ravin de Babi Yar. On a parlé de « génocide par balle » ou de « Shoah par balle ». La résistance inattendue des Soviétiques rend impossible d’appliquer le plan d’expulsion généralisée des Juifs en URSS. C’est pourquoi les nazis prennent la décision d’assassiner tous les Juifs d’Europe. La solution retenue est le gazage, d’abord dans des camions au moyen des gaz d’échappement, puis dans des centres de mises à mort après la conférence de Wannsee (20 janvier 1942) qui précise les modalités de la « Solution finale de la question juive ». Au début de l’année 1942 sont construits des centres de mises à mort, équipés de chambres à gaz fixes, à Belzec, Treblinka et Sobibor. Le mode de fonctionnement est de type industriel. Ce ne sont pas des camps de concentration car les victimes sont gazées dès leur arrivée. Il n’y a pas de sélection comme à Auschwitz. A Belzec, 550 000 personnes sont assassinées en 9 mois (mars-décembre 1942). A Sobibor, 250 000 morts entre mai 42 et octobre 1943. A Treblinka, 900 000 personnes sont gazées entre juillet 42 et novembre 1943. Une fois le camp fermé, les installations sont détruites pour ne laisser aucune trace du crime. Entre juillet et septembre 1942, 290 000 personnes du ghetto de Varsovie sont envoyées à Treblinka. Le camp d’Auschwitz est un cas particulier car il associe camp de concentration et centre de mises à mort. Il est créé en avril 1940 en tant que camp de travail (Auschwitz I) pour les prisonniers polonais puis les Juifs. Le camp de Birkenau (Auschwitz II) est construit fin 1941. Pour remplacer le travail forcé des prisonniers soviétiques désormais utilisés à l’intérieur du Reich, Himmler (chef de la SS) décide que les Juifs les remplaceraient. A leur arrivée au camp, ceux qui sont considérés comme aptes (20 %) sont mis au travail forcé jusqu’à la mort par épuisement, les autres sont immédiatement gazés (80 %). Pour ne pas laisser de traces, ces derniers ne sont même pas enregistrés. En 1943, le camp d’Auschwitz devient le principal site d’extermination des Juifs d’Europe. Environ 1 000 000 de Juifs et 21 000 Tsiganes y sont exterminés jusqu’en 1945, sans compter les « marches de la mort » lors de l’évacuation du camp. Toutes catégories confondues, sur 1 300 000 personnes qui y ont été déportées, 1 100 000 y sont mortes. Au total, le génocide a fait près de 6 millions de victimes juives et 250 000 tsiganes. III. Les combats de la Résistance contre les nazis et le régime de Vichy. 1) La République reniée. En mai-juin 1940, la Blitzkrieg entraine la défaite rapide de l’armée française et la remise en cause d’une République qui paraissait consolidée depuis la victoire de 1918, malgré les crises qui l’ont fragilisée dans les années 30 : - Le 17 juin, le maréchal Pétain devient chef du gouvernement - Le 22 juin, il signe l’armistice qui entérine l’occupation du territoire par l’armée allemande. La « Zone libre » au Sud est placée sous l’autorité du maréchal Pétain.
  5. 5. - Le 10 juillet, le Parlement vote les pleins pouvoirs au maréchal Pétain qui suspend les libertés individuelles et met fin à la IIIème République en instaurant un régime autoritaire : le régime de Vichy. - En octobre, Pétain rencontre Hitler à Montoire. C’est le début de la collaboration du régime avec l’Allemagne nazie. Le régime de Vichy met en place une législation antisémite et participe à l’effort de guerre allemand avec l’instauration du STO (Service du travail obligatoire) en 1943. Le régime de Vichy est une dictature en rupture avec les principes républicains : - Les pleins pouvoirs entrainent une remise en cause du principe de séparation des pouvoirs. - Le culte de la personnalité du maréchal Pétain est instauré. La Marseillaise est remplacée par Maréchal nous voilà. - La rupture est également idéologique. Le régime de Vichy souhaite une « Révolution nationale » en rupture avec les principes républicains accusés d’être à l’origine de la décadence. La devise « Travail, Famille, patrie » symbolise un retour aux valeurs traditionnelles et conservatrices. Le principe d’égalité est remplacé par les hiérarchies traditionnelles (chef, patron, chef de famille…). Les syndicats sont interdits. - Le régime gouverne par la Terreur et l’oppression. Les opposants politiques sont arrêtés (socialistes et communistes) et la Milice (force paramilitaire au service de la Gestapo) combat les Résistants. Les Juifs sont mis à l’écart de la société et le régime se rend complice de la politique d’extermination nazie en les arrêtant et en organisant leur déportation, notamment à l’occasion de la rafle du Vel’d’Hiv en juillet 1942 (13 000 Juifs déportés à Auschwitz). 2) La défense de l’idéal républicain dans les combats de la Résistance. Le général de Gaulle, exilé à Londres après la défaite, fait le choix de la résistance et se présente comme le garant des valeurs républicaines et de la démocratie face au maréchal Pétain. Il constitue les Forces françaises libres (FFL) pour continuer le combat aux côtés des Alliés, à partir de l’Angleterre, de l’URSS et de l’Afrique du Nord. Les FFL, constitués essentiellement de soldats issus des colonies, participent notamment au débarquement allié en Afrique du Nord. Dans la France occupée, de nombreux réseaux de résistance s’organisent. Les Résistants diffusent des journaux et des tracts pour mobiliser la population, fournissent des renseignements aux Alliés, organisent des filières d’évasion et mènent des attaques et des actions de sabotage contre l’occupant et le régime de Vichy. Les Résistants se cachent dans des maquis. Bien que toutes les tendances politiques soient représentées, les Communistes sont très nombreux dans la Résistance et commettent des attentats contre l’armée allemande, ce qui engendre des représailles contre les populations civiles. En 1943, à l’initiative du général de Gaulle, Jean Moulin parvient à unifier les réseaux de Résistance et à constituer le CNR (Conseil national de la Résistance). L’objectif du CNR est triple : - Unifier les maquis en constituant les Forces françaises de l’intérieur (FFI) - Faire du général de Gaulle le représentant légitime de la France auprès des Alliés. - Etablir un programme politique visant à préparer la Libération et la refondation de la République sur des bases sociales (nationalisations, droit syndical, Sécurité sociale…) Les FFI participent à la Libération du territoire à partir de 1944. Le régime de Vichy est remplacé par le Gouvernement provisoire de la République française (GPRF) composé de Résistants sous l’autorité du général de Gaulle. Il restaure la République et prépare une nouvelle Constitution. Conclusion : La Seconde Guerre mondiale fut une guerre d’anéantissement car la violence des idéologies qui se sont affrontées ont contribué à vouloir, non pas simplement vaincre l’ennemi militairement, mais l’anéantir dans tous les domaines. Pour la première fois, les efforts de destruction ont porté avant tout sur les civils, qu’il s’agisse du génocide contre les Juifs et les Tsiganes, ou des bombardements alliés sur l’Allemagne et le Japon.

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