Rapport de stage IV-Version finale

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Rapport de stage IV-Version finale

  1. 1. Bretagnon Guillaume 903-284-916Rapport de stage IVStage en enseignement au primaireTravail présenté àRomain SchmittDans le cadre du coursDID-3973Stage en enseignement au primaire : enseignement en responsabilitéHiver 2013
  2. 2. 1Table des matièresIntroduction …………………………………………………………………………………………………………………………………………..p 2I) Projet de formation ……………………………………….……………………………………………………………………………….….......p 3-21II) Les grilles d’observation …………………………………………………………………………………………………………………………p 22-27III) Observations réflexives …………………………………………………………………………………………………………………………..p 28-50IV) Cahier de préparation des activités …………………………………………………………………………………………………………p 51-83V) Forum ………………………………………………………………………………………………………………………………………………………p 84-115Conclusion ………………………………………………………………………………………………………………………………………………..p 116Références ………………………………………………………………………………………………………………………………………………p 117-120Annexes …………………………………………………………………………………………………………………………………………………..p 121-142
  3. 3. 2Toutes les grandes personnes ont d’abord été des enfants, mais peu d’entre elles s’en souviennent.Ces paroles d’Antoine deSaint-Exupéry (Le Petit Prince, 1992) sont, à mon goût, parfaites pour rentrer dans le monde de l’enfance et plusprécisément dans celui de l’école primaire. L’univers de l’école primaire est bien particulier;un mélange agréable etharmonieux entre le chaos et l’ordre. C’est aussi un lieu d’apprentissage des conventions socialesqui peut être, pour l’élève,émotionnellement éprouvant en ces premières années de transformation physique, psychologique et cognitive. L’enfant, envenant { l’école primaire, atteint une première grande étape de sa vie d’humain. En effet, il commence { s’ouvrir un peu plusau mondeet aux gens qui l’entourent. De plus, il apprend, peu à peu, à organiser ses pensées, ainsi qu’{ structurer ses idéespour construire ses divers savoirs. L’école primaire, comme nous le rappelle le Programme de formation de l’écolequébécoise(MEQ, 2001), est un lieu où l’enfant aura l’occasion de s’instruire,de socialiser et de se qualifier. Ces objectifs font del’école un des premiers piliers du développement de l’individu comme être social et réfléchi. L’élève d’aujourd’hui a plus quejamais besoin de l’école, car elle lui assure une certaine forme de stabilité utile à sa croissance. En effet, c’est en ayant debonnes bases solides qu’un individu peut s’accomplir et se réaliser dans la société. Dans le contexte économique et socialactuel, le milieu scolaire a un rôle très important à jouer dans le développement cognitif, social et physique de l’enfant.L’école, en association avec le travail des enseignants, l’aide du personnel spécialisé et l’expertise du personnel administratif,se doit d’accueillir et de guider l’élève sur le chemin de la réussite scolaire et personnelle.Pour mon stage IV, stage d’enseignement en responsabilité, j’ai retrouvé l’univers du primaire que j’avais connu trois ansplus tôt au Cap Breton. Seulement, au lieu de vivre l’expérience d’un programme d’immersion, j’allais être immergé dans unenvironnement de langue seconde que je ne connaissais pas. Le monde du français langue seconde au primaire est assezparticulier comme nous aurons l’occasion de le voir tout au long de ce rapport de stage. Pour commencer, le projet deformation présentera les grandes lignes de mes intentions d’apprentissage quant aux compétences de l’enseignant et lesréflexions qui en découlent. Ensuite, les grilles d’observations permettront de décrire mon milieu de stage dans sonensemble. Suivront mes diverses réflexionsque j’ai pu avoirdurant de ce stage de huit semaines. Le cahier de préparation desactivités tentera de montrer ce que j’ai réalisé dans les classes avec mes élèves. Finalement, avant de conclure, les messagespostés sur le forum viendront montrer les échanges réalisés avec mes pairs, ainsi que d’autres réflexions sur l’enseignement.
  4. 4. 3I) Projet de formationLes intentions Appréciation des résultatsCompétences àaméliorerApprentissages anticipés1 – ce que je souhaite savoir2 – ce que je souhaite êtrecapable de faire3 - les attitudes que jesouhaite développerOccasionsd’apprentissagesactionsAppréciation et justification de l’atteinte desapprentissagesCompétence 1Agir en tant queprofessionnelhéritier, critique etinterprète d’objetsde savoirs ou deculture dansl’exercice de sesfonctions1-Je souhaite savoirtransmettre des traitsculturels francophonesutiles et signifiants pour lesélèves. Ainsi, je vais réaliserdes activités signifiantes eten lien avec le curriculum.2-Je souhaite être capablede transmettre et decomparer certains us etcoutumes de mes deuxcultures francophones avecla culture de mon lieu destage.3-Je souhaite intégrer leplus possible la cultureTrouver desoccasions d’associerdes célébrationsfrancophones avecdu contenu à faireapprendre.Me renseigner sur lacommunautéfrancophone de laColombie-Britannique ainsique sur les activitésoffertes aux élèves.Travailler enassociation avec lesattentes des cyclesJ’ai réussi { transmettre certains traits culturelsfrancophones grâce à différentes activités autour de thèmescomme la cuisine, la musique, les célébrations, lescomptines, les jeux, etc. De plus, je me suis organisé pourque mes activités, liées à la culture, coïncident avec lesattentes du cycle. Ainsi, nous avons réalisé un projet derecettes de cuisine francophone avec les classes de 6eannée. Les élèves ont eu la chance de préparer leur proprerecette et de l’apporter en classe pour faire déguster leurplat. Le point de départ de ce projet a été la Chandeleur, quiest une célébration française où l’on mange des crêpes. Eneffet, les classes de 6e année travaillaient sur lescélébrations dans le monde et cette unité a été utiliséecomme base de départ pourle projet de recettes. Aprèsavoir effectué une recherche sur la Chandeleur, les élèvesont présenté une recette francophone en expliquant les
  5. 5. 4francophone au sein de monenseignement.de l’école et en lienavec la philosophiede l’école.étapes { réaliser (l’activité sera détaillée plus loin). Dansd’autres classes, l’écoute et l’apprentissage de chansonsfrancophones ont aussi fait parties intégrantes de monenseignant. Avec les plus petits (maternelle et premièreannée), j’ai fait apprendre beaucoup de nouvelles comptineset j’ai même créé des chansons en lien avec les unitésd’apprentissages (les planètes avec les 3es années, lesémotions avec les 2es années). Les chansons serontprésentées dans la partie activité. J’ai basé ma préparationdes activités et mon enseignement en fonction des unitésd’apprentissages du programme I.B (Unit of Inquiry),lorsque cela était possible.Compétence 2Communiquerclairement etcorrectement dansla langued’enseignement {l’oral et { l’écritdans les diverscontextes liés à laprofessionenseignante.1-Je souhaite communiqueravec un niveau de langue etun vocabulaire appropriéselon les différentes classesavec lesquelles je vaistravailler.2-Je souhaite inciter lesélèves à prononcer et àécrire correctement enfrançais.3-Je souhaite apprendre àmodérer et adapter mesattentes en fonction desM’exercer { bienralentir mon rythme,à utiliser un ton devoix adéquat et àarticuler encore plusen faisant appel àdes gestes et à duvisuel.Faire des activitésphonétiques pourrenforcer les bonnesbases des élèves.Prendre exemple surMes expériences professionnelles m’ont amené { enseignerà différents niveaux et à des âges très divers. Malgré cela,c’était ma première réelleexpérience de langue seconde auprimaire et cela n’a pas toujours été facile. En effet, mêmeen ayant travaillé avec des adultes analphabètes, je nem’attendais pas à ce que le niveau de compréhension soit sifaible. Le niveau de langue utilisé était parfois tropcomplexe pour les élèves, surtout pour les classes de 5e, 6eet 7e année. Au début de mon stage, j’utilisais de grandesphrases, mais j’ai très vite compris que je devais réduiremes attentes et adapter encore plus mon discours. Lorsquel’on ne dispose que de 30 à 40 minutes par classe et que l’onveut faire avancer nos projets ou que l’on souhaite réaliser
  6. 6. 5élèves avec lesquelles jetravaille.mon enseignanteassociée pour cernerles principauxobjectifs de l’écoleen matière defrançais langueseconde.une activité qui demande du temps, on a tendance àaccélérer la cadence, ce qui n’est pas une solution. Il m’afallu quelques classes pour comprendre ce principe et aprèsen avoir parlé avec mon enseignante associée, j’ai sum’adapter en simplifiant mes activités et mes consignes.Avec les plus petits, je n’ai pas eu trop de difficultés {majuster, car j’ai déjà travaillé à ce niveau. Le langage doitêtre très basique, répétitif et la kinésique est essentielle.Parlons justement de cette communication gestuelle qui estutile à tous les niveaux et pas seulement avec les plus petits.En effet, je l’ai utilisée avec les plus âgés et cela a très bienfonctionnée. Je pense qu’il ne faut pas avoir peur d’utiliserles gestes et même de les amplifier afin de rendre le toutplus drôle. D’ailleurs, mon enseignante associe souvent legeste à la parole, car c’est efficace. Par exemple avec unequestion telle que : Où est Jordan? Mme Todd va utiliser desgestes signifiants. Ce que j’ai trouvé le plus difficile, audébut de mon stage, a été de modérer mes attentes et d’êtrelimité dans le temps, car je pense avoir réussi à adaptermon discours selon les niveaux et selon les situations. (Voirl’évaluation de mon enseignante)
  7. 7. 6Compétence 3Concevoir dessituationsdenseignement-apprentissage pourles contenus à faireapprendre, et ce, enfonction des élèvesconcernés et dudéveloppement descompétences viséesdans le programmede formation.1-Je souhaite partager mesconnaissances avec monenseignante associée etbénéficier de son expertiseet de son expérience pourm’améliorer.2-Je souhaite pouvoirm’adapter { tous lesniveaux (maternelle à 7eannée) et à toutes lessituations d’apprentissageque je vais rencontrer au filde ce stage.3-Je souhaite concevoir dessituations d’enseignement-apprentissage en accordavec les objectifs descurriculums et les attentesde cycle.M’adapter aux élèveset à leur rythmed’apprentissage et {leur manière defonctionner.Développer diversesstratégies à faireapprendre et àtransférer pourl’apprentissage dufrançais langueseconde.Travailler de concertavec les autresenseignants et monenseignante associéepour adapter lematériel au contenuà faire apprendre etaux diverses unitésen présence.Le processus de planification a été un des points du stage oùj’ai le plus appris, je pense. En effet, lorsque l’on doitplanifier cinq à six périodes différentes par jour, on doits’organiser et être efficace. Mon enseignante associée meconseillait lors de ma planification des activitéspédagogiques, semaine par semaine. Le système deplanification de Mme Todd est très bien fait. Pour chaquemois, elle possède une couleur de calendrier particulier(rose avec la Saint Valentin pour février, vert pour la SaintPatrick en mars, etc.) et son emploi du temps est présentésur une feuille A3 (Annexe 1). En ayant l’emploi du tempsde toute la semaine, elle peut voir sa planificationhebdomadaire et journalière et aussi prévoir à plus longterme. J’ai apprécié cette façon de faire et j’ai vite adoptécette méthode de planification, car elle me semblaitadéquate et visuellement efficace. Cependant, j’aicommencé à planifier les activités globales que je souhaitaisorganiser tout au long de la session avec ma façon de faire.J’ai, par la suite, réparti les activités selon les groupes et lesjournées. Je me suis beaucoup appuyé sur les unitésd’apprentissages pour planifier mes leçons et les projets.Toutefois, il fallait aussi compter sur l’imprévu, la fatigueet/ou les deux. En effet, lorsque nous arrivons en classe,nous ne savons pas ce que les élèves viennent de réaliser.Viennent-ils de passer 20 minutes sur le tapis à écouter une
  8. 8. 7histoire? Reviennent-ils d’une période d’éducationphysique? Ces questions sont essentielles à poser àl’enseignant(e) avant de commencer la classe, car cela vainfluer notre décision et nos activités. Dans ce sens, il fauttoujours avoir une activité sous la main, une comptine ou unplan de dernière minute à mettre en place. Il faut sentirl’énergie de la classe et s’adapter en conséquence; c’est l{qu’intervient la planification à très court terme. En ce quiconcerne l’enseignement d’autres matières que le français,j’ai eu la chance d’enseigner les mathématiques, lessciences, la lecture, le sport (rugby, capoeira) et la guitare.Pour ces classes, l’enseignement se faisait en anglais. Pourles mathématiques, les sciences et la lecture, j’ai enseigné en2e année avec Mme Todd (classe qu’elle prenait en chargeplusieurs fois par semaine). Pour le sport et la musique, j’aienseigné dans la classe de 7e année de M. Andrews et deMme Todd. Au début, je ne me sentais pas totalement àl’aise avec l’anglais, mais j’ai progressé et j’ai atteint unniveau d’aisance satisfaisant, surtout avec les 7es années.Cette expérience m’a montré que lorsque l’on a les outils, onpeut enseigner { peu près n’importe quoi, pourvu que l’onconnaisse son sujet.Compétence 4Piloter dessituations1-Je souhaite observer monenseignante associée touten intégrantRéussir à planifier(pour une journée etune période)Comme je l’ai déj{ dit plus haut, la nature particulière dutravail de mon enseignante associée m’était inconnue oupresque. Lors de mon expérience au Cap Breton, { l’école
  9. 9. 8denseignement-apprentissage pourles contenus à faireapprendre, et ce, enfonction des élèvesconcernés et dudéveloppement descompétences viséesdans le programmede formation.progressivement l’espaced’enseignement et dirigerpetit à petit des activités etdes leçons.2-Je souhaite utiliser lesméthodes que j’ai déj{employées durant messtages ou mes expériencesde travail et mettre aussi enpratique ce que j’ai apprisdans mes cours.3-Je souhaite apprendre àgérer une journée deplanification oùl’enseignement se fait dansplusieurs classes, dans untemps limité.plusieurs courtesactivités pourdifférents groupesd’élèves.Écouter les conseilsde mon enseignanteassociée, desenseignants del’école (dontl’enseignantd’anglais langueseconde) et de mescollèguesenseignants auQuébec et àVancouver.Planifier le plusd’activités possiblepour ne pas êtredépourvu devantl’imprévu.Cape Breton Highlands Education Centre/Academy, j’ai déj{eu à enseigner à différents groupes dans une journée, maisc’était de l’immersion et non de la langue seconde {proprement parler. De plus, j’étais moniteur, nonenseignant. Dans ce contexte, je découvrais cet univers de lalangue seconde au primaire et son horaire si particulier. J’aisouvent comparé les journées de mon enseignante à unecourse contre la montre, car chaque période est minutée.Les premières semaines, j’ai éprouvé de la difficulté avec lagestion du temps. En effet, 30 minutes passent très vite et ilfaut savoir gérer les transitions de la meilleure desmanières. Gérer adéquatement le temps s’apprend et il m’afallu observerMme Todd et prendre ses conseils pourarriver à être vraiment efficace dans ma gestion du départet de l’arrivée en classe. J’ai beaucoup appris au contact demon enseignante associée et je sens que je me suis amélioréau fil des semaines et que j’ai atteint un objectif très positif.Après ma période d’adaptation, j’étais plus { l’aise et jesavais exactement où j’allais, le temps que mes activitésprenaient et j’ai développé une bonne interprétation del’ambiance et de l’environnement de la classe avant de melancer. Je sais qu’il me reste encore beaucoup de choses àapprendre (on n’a jamais fini d’apprendre), mais j’ai mis enapplication mes connaissances et j’en ai développé denouvelles.
  10. 10. 9Compétence 5Évaluer laprogression desapprentissages et ledegré dacquisitiondes compétencesdes élèves pour lescontenus à faireapprendre.1-Je souhaite créer desoutils d’observationefficaces qui s’adaptent auxélèves et { l’école.2-Je souhaite développermes compétences enévaluation et spécialementpour les élèves du primaire.3-Je souhaite développerdes habiletés pour évaluerde façon adéquate(évaluations sommatives etformatives) les différentsniveaux.Observer monenseignante associéeet me renseignerauprès d’elle pourles attentes del’école, de lacommission scolaireet du ministère.Adapter les outilsque j’ai déj{ utiliséset chercher denouveaux outilsd’évaluation.Utiliser les activitésquotidiennes decompréhension et deproduction pourévaluer les élèves.L’évaluation des apprentissages est un domaine complexeet la recherche se penche beaucoup sur le sujet. Mme Todd,qui suit une maîtrise en évaluation en ce moment à U.B.C,souhaite développer cette compétence. Quand on y pense, iln’est pas facile d’évaluer de manière spécifique des élèvesque l’on ne voit que 30 à 40 minutes par semaine. C’estgrâce { une vue d’ensemble et { une évaluation généraleque l’on est en mesure de voir ce qui est acquis et ce qui nel’est pas. Cependant, pour certaines activités ou certainsprojets, des grilles d’évaluation simples nous ont aidés àévaluer le niveau global de l’élève. Nous avons fait desévaluations sommatives et formatives avec différentsgroupes du primaire, puisque les groupes élémentaires(maternelle à 4e année) ne recevaient pas de notes. Celan’empêche pas de vérifier les connaissances. Par exemple,avec les 4es années nous avons réalisé un petit test devocabulaire pour cibler le niveau de connaissance decertains termes de l’alimentation. Pour les 5es et les 6esannées, puisqu’ils réalisaient des présentations orales, j’aicréé une grille de correction très simple (Annexe 2), étantdonné le niveau général des élèves en langue seconde. Laprononciation, l’aspect général de la présentation et lerespect des règles étaient les points d’évaluationprincipaux. L’enseignante m’a expliqué que l’on souhaitaitobtenir une vision d’ensemble des capacités des élèves {
  11. 11. 10réaliser des tâches simples. Les exigences ministérielles enterme de FLS sont très générales. Par exemple, en 7e année,un des critères d’évaluation pour les élèves se situe auniveau de la capacité à exprimer leurs préférences et leursintérêts en français. L’enseignante choisit chaque trimestreun ou deux critères qu’elle souhaite travailler et évaluer.Elle adapte ainsi ses leçons en fonction des critèresgouvernementaux, mais aussi des critères du programmeinternational I.B (Units of Inquiries).Compétence 6Planifier, organiseret superviser lemode defonctionnement dugroupe-classe envue de favoriserlapprentissage etla socialisationd’élèves.1-Je souhaite savoir gérerde manière adéquate ungroupe-classe, et ce, à tousles niveaux.2-Je souhaite avoir uneplanification diversifiée,efficace et flexible enorganisant des activitéssignifiantes pour intéresseret impliquer les élèves dansleurs apprentissages.3-Je souhaite développerd’autres stratégies degestion de classe enobservant les enseignants etle personnel professionnel,Observer commentmon enseignanteassociée planifie,organise etsupervise toutes sesclasses.Me renseigner etm’informer sur lesplanifications dedifférentsenseignants duprimaire.Ajuster mesplanifications etprendre enconsidération lesAu fil des années, j’ai appris et développé plusieurstechniques de gestion de classe efficace. La première deschoses qu’il faut savoir est d’avoir une planification adaptéeau groupe-classe que l’on a en face de soi. Pour ne pas avoirtrop de discipline à faire, il faut occuper et intéresser lesélèves en les impliquant dans leurs apprentissages et dansleurs constructions des savoirs. Concernant ce stage auprimaire, j’ai appliqué les stratégies utilisées par monenseignante associée (ex : 1, 2, 3 les yeux sur moi pour avoirl’attention ou l’utilisation de la L1 pour montrer soninsatisfaction quant à un comportement attendu, etc.) etcelles utilisées par l’équipe-école, ainsi que le respect desrègles de vie (doigt sur la bouche et doigt levé pourréclamer et obtenir le silence, CAPILANO R.O.C.K.S, voirAnnexe 3, etc.). De plus, j’ai moi-même instauré un systèmepour attirer et obtenir l’attention de tous les élèves,
  12. 12. 11tout en essayant denouvelles techniques.conseils de monenseignanteassociée.unrythme simple produit en claquant des mains. Cettetechnique a bien fonctionné et les élèves répondaient mêmeà mon claquement de mains pour montrer qu’ils avaientcompris et qu’ils étaient attentifs. En ce qui concerne lagestion de classe des plus petits, elle n’est pas toujoursfacile surtout lorsque nous ne les voyons que si peu detemps dans une semaine. De plus, les garçons, à cet âge-là,ont énormément d’énergie et, pour peu qu’une classe aitquelques enfants avec des troubles de comportement, celapeut très vite devenir le chaos. Ainsi, la mémorisation desprénoms, le changement régulier d’activités (les plus jeunesne peuvent rester concentrés que très peu de temps), ledéplacement d’élèves turbulents, le positionnement del’enseignant dans la salle de classe { côté ou proche desperturbateurs, l’installation d’une routine permettant unetransition nécessaire, s’approcher d’un élève et lui mettre lamain sur l’épaule pour le rappeler { l’ordre, etc. sont destechniques que j’ai utilisées tout au long de mon stage.Cependant, la planification adéquate des périodes, ainsi quel’ajout d’activités ou de comptines/chansons de secoursm’ont permis une gestion de classe efficace. Je tiens àpréciser que l’école, dans laquelle j’ai effectué mon stage,n’était pas la plus difficile qui soit, bien au contraire.Compétence 7Adapter ses1-Je souhaite apprendrediverses stratégies pour lesM’intéresser auxélèves en difficultésComme je l’ai spécifié plus haut, de nombreux élèves del’école Capilano ont des troubles de comportement, des
  13. 13. 12interventions auxbesoins et auxcaractéristiques desélèves présentantdes difficultésdapprentissage,dadaptation ou unhandicap.élèves présentant certainesdifficultés d’apprentissage.2-Je souhaite savoirintervenir et réagiradéquatement selon lessituations qui se présententà moi.3-Je souhaite acquérircertaines bases enadaptation scolaire et savoirdéceler les difficultés chezles élèves.et me renseigner surles éventuels plansd’intervention enprésence.Questionner lespersonnesressources et lesenseignantes ayantdes élèves endifficultés.Lire sur le sujet etrevoir certaines demes notes de cours(enfance etadolescence etélèves en difficulté).troubles de l’apprentissage (parfois même les deux) etquelques élèves ont été diagnostiquésTED (cas d’autismes).Dans ces conditions, il n’est pas rare d’avoir plusieursenfants atteints de ces troubles dans la même classe. Lesenfants ayant des degrés sévères d’autisme sont encadrésconstamment par des éducatrices spécialisées. Toutefois, ily a un élève qui, pour le cours de français, n’a pasd’encadrement particulier si ce n’est mon enseignanteassociée. Il aime tellement le français qu’il se tient asseztranquille, même s’il est nécessaire de le rappeler { l’ordrede temps en temps. Pour les cas de troubles ducomportement (surtout les garçons), j’ai pu utiliserplusieurs techniques efficientes, comme le fait de se mettreà côté des chahuteurs, de les interpeler par leurs prénoms,de les faire changer de place lors d’une activité, de leurdonner de l’attention en leur cédant la parole ou en leurdonnant des responsabilités, ou encore en les mettant enéquipe avec des élèves plus calmes. Cependant, danscertaines situations, il est nécessaire de les sortir de laclasse ou de les envoyer chez la directrice. Je n’ai jamais eu {envoyer un élève chez la directrice, mais plusieurs se sontretrouvés assis à leur pupitre ou sont allés réfléchir endehors de la classe. L’important est de faire un suivi et deparler avec l’élève concerné après coup, en s’assurant qu’ilcomprenne pourquoi il a été excluoumis { l’écart.
  14. 14. 13Compétence 8Intégrer lestechnologies delinformation et descommunicationsaux fins depréparation et depilotage dactivitésdenseignement-apprentissage, degestion delenseignement etde développementprofessionnel.1-Je souhaite continuer dedévelopper mescompétences en TIC et lesintégrer dans monenseignement.2-Je souhaite que les TICfassent partie intégrante demon quotidien et inciter lesélèves à utiliser les outilsnumériques pertinents.3-Je souhaite, grâce aumatériel de l’école et auxdiverses formationsoffertes, parfaire maformation en TIC.Me familiariser avecles outilsnumériquesprésents dans lessalles de classe(T.B.I, les tablettes,etc.)Suivre lesformationsproposées en TIC etsuivre les conseilsdes enseignants del’école.Observer l’utilisationque les enseignantsfont des outils enprésence etm’informer auprèsd’eux.La présence de Smartboard™, de rétroprojecteurs, desystèmes de sons adéquats et d’ordinateurs performantsm’a permis d’utiliser les TIC dans mon enseignement auquotidien. Depuis quelques années, je m’intéresse auxnouvelles technologies de l’information et de lacommunication et j’essaye de les inclure le plus possibledans mon enseignement quotidien. Que ce soit pour laprésentation de matériel, l’écoute de chansons authentiquesou pour la recherche d’informations, mes élèves plus âgésont travaillé avec les ordinateurs. Il faut dire que l’école, enplus d’une salle d’ordinateurs bien équipée, dispose de deuxcharriots informatiques avec seize MacBook™ chacun. DesiPad™ sont aussi { disposition des enseignants pour réaliserdes enregistrements. Toute l’école est branchée sur lesnouvelles technologies, mais ce ne sont pas tous lesenseignants qui l’utilisent au quotidien. Certains ne s’enservent pas du tout et d’autres l’utilisent souvent et à bonescient. En effet, durant mon stage, j’ai eu la chance decôtoyer des enseignants qui maîtrisaient les T.B.I et leslogiciels nécessaires { la création d’activités. Trèsgentiment, ils m’ont partagé quelques-uns de leurs savoirstrès utiles pour la suite de ma carrière. De plus, j’ai puinstaller sur mon propre ordinateur le logiciel Notebook™avec lequel j’ai réalisé quelques activités interactives pourmes élèves et ces dernières ont très bien fonctionné. Les
  15. 15. 14possibilités, que nous offrent les TIC aujourd’hui, sontinnombrables et nous pouvons, en tant qu’enseignants delangues, créer de nombreuses activités signifiantes,intéressantes et interactives. Les technologies évoluentconstamment et le plus gros problème n’est pas forcémentl’accès { ces nouveaux outils, mais plutôt l’utilisation quel’on en fait. Les enseignants ne sont pas tous qualifiés oucompétents face aux TIC et l’objectif principal serait de bienformer le personnel enseignant. Je sais que les TIC attirentles élèves, car ils utilisent les outils numériquesconstamment. C’est { nous,les enseignants, à nous adapteret à intégrer ces outils technologiques dans notre pédagogieet dans nos cours.Compétence 9Coopérer avecléquipe-école, lesparents, lesdifférentspartenaires sociauxet les élèves en vuede latteinte desobjectifs éducatifsde lécole.1-Je souhaite pouvoircommuniquer le mieuxpossible avec l’équipe-écoleet les différentsintervenants dans malangue seconde (l’anglais).2-Je souhaite démontrermon savoir-faire et mescompétences et les mettreau service de l’école.3-Je souhaite transmettreune bonne image àM’impliquer dans lesactivités scolaires etextrascolaires.Participer à la vie del’école en proposantmes services pourdes tâches connexes{ l’enseignement.Communiquer avecmon enseignanteassociée etl’informer de maLa coopération avec l’équipe-école est primordiale et jepense avoir été un bon représentant de mon université etde mon programme. En effet, j’ai participé { toutes lesréunions de l’équipe-école (les réunions I.B et les réunionsdu personnel) et j’ai tissé des liens de confiance aveccertains enseignants de l’école. Je suis allé dans d’autresclasses afin d’observer différentes manières d’enseigner etj’ai aidé quelques enseignants, dont le professeur demusique, l’enseignant de 7e année, plusieurs enseignantesde 2e année et mon enseignante associée lors des périodesoù elle enseignait en anglais. Lors de la réalisation du projetsur les recettes francophones avec les 6es années, j’ai fait
  16. 16. 15l’ensemble des personnesavec qui je vais travailler etque je vais rencontrer.volonté à agir dansmon milieu de stage.des crêpes pour les élèves et j’en ai aussi préparé pour lesmembres de l’équipe-école. Cette action a été très appréciéeet on m’en parle encore. Tout au long de mon stage, j’ai eu lachance d’avoir des discussions avec d’autres enseignants del’école et nous avons pu échanger nos points de vue surl’éducation. La deuxième semaine de mon stage, j’ai assistéet participé à une formation destinée à des enseignants delangue seconde au secondaire. À cette occasion, StéphanieWeller, coordonnatrice des programmes d’immersion et defrançais langue seconde, m’a demandé de présenter, dans lalangue de Shakespeare, quelques-unes de mes activités augroupe, ce que j’ai fait avec grand plaisir. L’avant-dernièresemaine de mon stage, j’ai participé { deux foires auxsciences, l’une comme juge auprès de 5es années, l’autrecomme accompagnateur auprès des 7es années. Durant lajournée parents-professeurs, j’ai assisté mon enseignanteassociée pour répondre le mieux possible auxquestionnements des parents. Pour finir, j’ai participé { unejournée de formation avec tous les enseignants du district,ainsi qu’une formation plus spécifique sur le programmeMindUP™. En définitive, je pense avoir bien intégré monmilieu de travail et je pense avoir su coopérer avec tous lesniveaux { l’école, les enfants, les enseignants, lespartenaires sociaux, la direction et les parents. Pour preuve,les cartes offertes par chaque classe, les opportunités
  17. 17. 16d’embauche que l’on m’a proposées et les heures de tutoratque j’effectue avec des élèves de l’école ou des enfants desenseignants de l’école.Compétence 10Travailler deconcert avec lesmembres deléquipepédagogique à laréalisation destâches permettantle développement etlévaluation descompétences viséesdans le programmede formation, et ce,en fonction desélèves concernés.1-Je souhaite partager mesconnaissances académiqueset professionnelles avecl’équipe pédagogique, maissurtout apprendre à leurcôté.2-Je souhaite prendre lerecul nécessaire et ainsiobserver et intégrer lesfaçons d’enseigner,d’évaluer et d’interagir enaccord avec le programme.3-Je souhaite, en tout temps,faire preuve de coopérationet d’enthousiasme dansmon milieu de stage.La communication,le dialogue, l’écouteet le partage sontdes atoutsimportants pour untravail commun etefficace.L’expérience et lesconseils desenseignants (plus oumoinsexpérimentés) sonttoujours bons àprendre et nous fontavancer.Rester ouvertd’esprit et toujoursprendre enconsidération lespoints de vueextérieurs.Faire preuve deLes unités d’apprentissages sont { la base de l’enseignementI.B, et ce, à tous les niveaux. En effet, chaque niveau travaillesur une unité bien précise pendant six semaines environ(les émotions, les matières, les célébrations, les analyses dedonnées, etc.). Les enseignants doivent adapter leurplanification et monter leurs cours en fonction de l’unitéqu’ils sont en train de voir. Sachant cela, j’ai ducommuniquer avec la majorité des membres de l’équipepédagogique. En effet, je me suis renseigné auprès desenseignants de chacun des niveaux pour savoir l’unité qu’ilvoyait en classe et les choses qu’ils avaient déj{ vues(vocabulaire, activités, etc.), afin d’adapter ma planificationet mes activités. Cet échange avec les enseignants m’apermis de tisser des liens avec eux et aussi de concevoir dessituations d’enseignement-apprentissage pertinentes et enlien avec les acquis et les connaissances antérieures desélèves. Cette collaboration a été bénéfique pour tous et j’aibeaucoup appris au contact des différents enseignants. J’aiaussi eu l’occasion d’assister et de participer { desrencontres par niveau, notamment avec le groupe des 5esannées. Ensemble, nous avons réfléchi à un projet signifiantet stimulant pour l’unité sur l’analyse des données. Nous
  18. 18. 17diplomatie. avons proposé que les élèves réalisent, en équipe de deux,un sondage sur les préférences de leurs collègues dansdivers domaines. Ce projet, pour lequel ils devaientprésenter leurs résultats devant la classe, fait appel àplusieurs habiletés en recoupant les objectifs de l’unitéprincipale. Dans certains cas, il n’était pas toujours évidentde trouver des liens directs entre les activités et l’unitéd’apprentissage, mais je me suis efforcé d’en trouver oud’en inventer. Puisque mon enseignante associée partageaitson local avec l’enseignant d’anglais langue seconde, j’aisouvent eu des discussions intéressantes surl’enseignement des langues et les techniques pédagogiquesavec lui. Nous avons échangé nos points de vue et nousavons aussi partagé des activités ou de nouvelles approchesdidactiques. Finalement, j’ai travaillé en partenariat avecMme Todd et nous avons énormément échangé sur lamanière d’enseigner le français langue seconde dans lecontexte qui est le sien. J’ai énormément appris { ses côtéset je pense avoir partagé aussi quelques-unes de mesexpériences et ma vision de l’enseignement. Notre objectif,dès le début, a été d’intéresser les élèves et de les voirperformer dans leur langue seconde ou tierce.
  19. 19. 18Compétence 11Sengager dans unedémarcheindividuelle etcollective dedéveloppementprofessionnel.1-Je souhaite cibler mesforces et mes faiblesses, afinde consolider mes atouts etde travailler sur mesfaiblesses.2-Je souhaite apprendre denouvelles manièresd’aborder l’enseignementde la langue seconde tout enpartageant mesconnaissances.3-Je souhaite adapter monenseignement par rapportaux échanges effectués avecmon enseignante associéeet mettre en pratique mesréflexions sur la pédagogie.Être { l’écoute desconseils de monenseignante associéepour progresserdans mon quotidien.Profiter des journéespédagogiques, desformations et descompétences del’équipe-école pourdécouvrir denouveaux outils.Faire un suivi demes réflexions, desmes échanges et descommentaires reçusde la part desenseignants.Faire des liens entrela théorie vue àl’université durantma formation et lessituationsrencontrées enclasse.Plusieurs éléments m’ont été utiles pour développer ettravailler sur cette compétence. En effet, j’avais avec moi uncahier de bord qui me suivait partout et dans lequel j’ai écriténormément d’informations sur mon stage et mesréflexions { chaud. Après avoir enseigné, j’écrivais { chaudles points positifs et les points négatifs de l’activité ou de mafaçon d’aborder les choses. Ce cahier de bord m’a servi àcompiler mes idées, à écrire certaines de mes planificationset à noter les commentaires de mon enseignante associée àqui je demandais un retour après la majorité des périodesoù j’enseignais. Chaque jour de stage, ou presque, nousdiscutions de la journée qui s’était écoulée et nous faisionsle point sur les choses à améliorer. Nous partagions aussinos réflexions et nos idées. Lors de ces discussions, nousavons touché { beaucoup de sujets et M Lum, l’enseignantd’anglais langue seconde, participait de temps en temps {nos échanges, ce qui rendait la conversation encore plusdynamique. Au cours de mon stage, nous avons beaucoupparlé de Vygotsky et de ses théories, notamment de lathéorie socioculturelle, ainsi que de la zone proximale dedéveloppement. Mme Todd s’appuie beaucoup sur lesthéories du psychologue russe pour son enseignement dufrançais et des autres matières. Vygotsky nous a amenés àparler de Piaget, mais aussi de Krashen, que monenseignante associée ne connaissait que très peu. Puisque
  20. 20. 19nous avons eu l’occasion d’étudier les théories de Krashendans plusieurs de nos cours, j’ai pu lui présenter les grandeslignes de sa pensée et de son idéologie pédagogique.Le forum est un outil que j’ai utilisé, mais la majorité desétudiants réalisaient leurs stages aux adultes et j’étais dansune réalité très différente. Cependant, j’ai pu échangerquelques idées avec mes pairs et j’ai lu des choses trèsintéressantes et éclairantes. C’estsommes toutes dans monmilieu de stage que j’ai purenforcer le plus cettecompétence, notamment lors de la journée pédagogique. Eneffet, j’ai eu la chance d’assister { une conférence de CraigKielburger, un des fondateurs de Free children, uneassociation qui se bat pour que les enfants aient accès à uneéducation et à des conditions de vie décente. Cette personneest très inspirante et sa conférence m’a beaucoup faitréfléchir { mon statut d’enseignant. Lors de cette journéepédagogique, j’ai aussi assisté à un atelier sur le programmeMindUP™ comme je l’ai spécifié plus haut, et j’ai apprisénormément avec l’envie de mettre en pratique ceprogramme dans mes futures classes et dans mon futur lieude travail (explication dans un de mes messages du forum).Finalement, mon enseignante et moi-même avons fait desévaluations formatives tout au long de mon stage sousforme de commentaires et de retours réflexifs. D’autresenseignants et des membres de la Commission Scolaire
  21. 21. 20(Mme Weller et Mme Robertson) m’ont évalué de façoninformelle, m’ont donné des conseils et ont fait part de leurscommentaires constructifs. C’est donc par moi-même etavec l’aide de l’équipe-école que j’ai pu m’améliorer etréfléchir sur ma pratique pédagogique et professionnelle.
  22. 22. 21Compétence 12Agir de façonéthique etresponsable danslexercice de sesfonctions.1-Je vais travailler dans lerespect des règles de l’école,du milieu scolaire enrespectant les aspectsconfidentiels liés à laprofession du corpsenseignant et en justifiantmes choix, s’il y a lieu d’être.2-Je vais agir comme unprofessionnel en touttemps, dans le cadre desmes fonctions, et ce, eninstaurant un climat deconfiance éthique,démocratique et équitable.3-Je souhaite montrer lemeilleur de moi-même envéhiculant aux élèves debonnes valeurs morales etdes comportementscitoyens au quotidien.Respecter lespersonnes, le matériel,les différences et lescodes moraux etsociaux du milieu danslequel je travaille.Agir de façon altruiste,coopérative etresponsable dans unsouci d’équité et derespect.S’écouter, se respecteret apprendre de soi etdes autres en agissantde manièreirréprochable en touttemps.Donner une bonneimage de monuniversité, de monprogramme, de maprovince et de maculture.Je pense avoir fait preuve de professionnalisme tout aulong de mon stage en étant très ponctuel, travailleur et àl’écoute des besoins des élèves, des enseignants et de monmilieu. En tout temps, je me suis comporté comme unstagiaire attentionné et dévoué { la tâche qui m’incombait.J’ai traité avec toute la déférence qu’il se doit, les membresde la direction, le personnel administratif, lesprofessionnels, les enseignants et tout le personnel del’école Capilano elementary school. J’ai respecté le code deconduite de l’école et j’ai fait appliquer les règles de l’école(CAPILANO ROCKS), tout en instaurant dans mes classes,des règles de vie et de respect que je considère commeimportantes. J’ai démontré mon professionnalisme enmontrant mes capacités à gérer un groupe et à obtenirl’attention des élèves. Que ce soit lors des coursd’éducation physique, lors de sorties { l’extérieur ou dansl’enceinte de l’école, je pense avoir agi dans l’intérêt desélèves et selon les directives de l’école. L’équité, le respectet l’égalité sont des valeurs essentielles pour moi et jetente de les faire appliquer dans mes classes. À traversmon enseignement et les activités que je choisis, j’aimetransmettre ses éléments importants. Finalement, lors desactivités, j’ai essayé de faire participer tous les élèves (lesgarçons et les filles), afin de ne pas faire de favoritisme.
  23. 23. 22II) Les grilles d’observationGrille d’observation : la salle de classe et l’écoleÉlémentsobservablesPrésence Description Influence sur la classe ou l’acquisitionde la L2MatérieldisponibleCasiers, ordinateurportable (Mac book), T.B.I,livres, dictionnaires, etc.Cette école est très bien équipée et les élèvesont beaucoup de ressources.Les élèves ont accès à des outilstechnologiques exceptionnels puisquepresque toutes les classes possèdent unSmartboard (T.B.I).DispositionPlusieurs dispositions ::îlots de 4 pupitres, classesen U, classes en rangées,etc.Les dispositions varient selon les enseignantset changent fréquemment.L’énergie de la classe est très différenteselon la disposition. La classe en îlots estplus efficace pour les activitéscoopératives.Lieu dans l’écoleToutes les classes danstoute l’école.Des grandes salles et des plus petites. Certaines classes sont trop petites pour lenombre d’élèves et cela nuit {l’enseignement.Ensoleillement Il y a peu de soleil àVancouver durant l’hiver.Quand il est présent, le soleil donne unebonne énergie.Les élèves sont habitués à la pluie, mais lesoleil les rend plus joyeux.Température Il fait parfois trop chaud. Dans certaines classes, la chaleur estétouffante.Lorsqu’il fait trop chaud, cela ne facilitepas l’apprentissage.Lumièrenaturelle etartificielleArtificielle la plupart dutemps à cause du temps.Mélange de lumière artificielle et naturelleavec les grandes vitres.Un espace lumineux est toujours pluspropice { l’apprentissage.Nombre debureauxUne trentaine. Grands bureaux pour les enseignants etpupitres pour les élèves.On travaille mieux avec de bons outils.Qualité et âgedu mobilierUn peu vieux, mais encoretrès correct.Mobilier en mélamine des années 80-90. Le mobilier est encore en bon état pourtravailler efficacement.Décoration Il y a beaucoup dedécoration dans l’école.Les murs sont bien décorés avec des cartes dumonde, des affiches, des créations artistiquesdes élèves, les règles de l’école, etc.Mettre les créations des élèves sur lesmurs renforce leur sentimentd’appartenance et les incite { réaliser debons travaux.Hauteur desplafonds2 mètres 50 Pas de hauts plafonds, même dans le gymnase. Sentiment de confinement dans certainscas.Taille de laclasseBeaucoup de classes.Les tailles diffèrent selon les niveaux etcertaines classes sont trop petites pour lenombre d’élèves.Lorsque la taille de la classe est adéquate,les apprenants sont dans un meilleurenvironnement d’apprentissage.
  24. 24. 23ÉlémentsobservablesPrésence Description Influence sur la classe ou l’acquisitionde la L2Matériel debureau et autre(évier, jeux, etc.)Selon les classes.Il y a des éviers, des toilettes dans les classesde maternelles, des jeux et des tapis. Dans lesclasses de primaire, tout le matérielnécessaire est présent (agrafeuse, rubanadhésif, etc.).Avec de bons outils, on est en mesure debien travailler sans se soucier du matérielou du nettoyage (présence d’évier et detoilettes entre autres).MatérielinformatiqueDu matériel neuf. Toutes les classes ont un Mac pro et lamajorité des salles ont un Smartboard™ avecun système de son efficace.Ces outils permettent de diversifierl’enseignement et d’utiliser la technologieavec les élèves.EnvironnementextérieurVancouver Nord est unhavre de paix.L’école est située dans un quartier résidentieltrès tranquille au milieu de la forêt avec lesmontagnes juste à côté.Un bon environnement de travail estessentiel à la réussite des élèves. ÀCapilano, cet environnement est trèspropice.BibliothèquesUne belle bibliothèqueavec des ordinateurs.La bibliothèque de l’école est belle, mais il y apeu de livres à mon goût.Concernant les livres et magazines enfrançais, ils sont présents, mais ennombre très restreint.Code deconduiteL’école a son propre codede conduite.Capilano ROCKS (Respectful/Open-minded/Cooperative/Kind/Safe). Ce code deconduite est présent dans toute l’école et danstoutes les classes.Avoir un code de conduite laisse présagerun respect des règles et conséquemmentun environnement de travail serein etsain.Administration Elle est centrale et bienvisible.Les bureaux du service administratif sontsitués au centre de l’édifice. L’espace estouvert, ainsi on peut aisément converser etvoir ce qui s’y passe.Les élèves savent qu’ils peuvent serendre au bureau » sans problème etqu’ils pourront être renseignés par lepersonnel compétent.
  25. 25. 24Grille d’observation : les caractéristiques des élèvesÉléments observables Présence Description Influence sur la classe ACQ L2Âge et sexe Des élèves de lamaternelle à la 7eannée.Des enfants de 5 ans à 13 ans et unelégère majorité de filles dans l’école.La présence des 7es années estbénéfique pour l’école et pourl’ambiance générale.Dextérité, habileté Les élèves sont trèshabiles, très jeunes.J’ai pu noter que les élèves de cette écoleI.B sont très { l’aise pour présenter etparler de leur comportement. C’est uneforce dans cette école.Cette maturité communicative estun grand avantage pourl’apprentissage des langues.Nombre École moyenne.Il y a deux ou trois classes de chaqueniveau. Il y a 500 élèves en tout.Le fait que le nombre d’élèves nesoit pas trop élevé est une bonnechose. Cependant, certaines classesme semblaient surchargées.Origine socioéconomique Originesocioéconomiqueprospère.Le milieu dans lequel évoluent cesenfants est assez favorable. En effet,Vancouver Nord est réputé pour êtreune ville aisée.Les élèves de Capilano ontbeaucoup d’activités extrascolaireset les parents sont très présentsdans l’école.Origine (s) majoritaire (s) Une écolemultiethniqueCette école est multiethnique avec laprésence de beaucoup de culturesdifférentes (chinoise, turque, marocaine,japonaise, hispanophone, iranienne, etc.)Pour beaucoup d’élèves, l’anglaisn’est pas la langue maternelle. Deplus, beaucoup d’apprenantsparlent plus d’une langue { lamaison. C’est un avantage nonnégligeable.Autonomie apparente Très autonome.Les élèves semblent très autonomes trèsjeunes. Ils circulent librement dansl’école et connaissent les limites.Être autonome dans l’apprentissageest une force indéniable lorsque l’onapprend une langue seconde.Cohésion de groupe Très bonne.Il y a un sentiment d’appartenance {cette école, à ce milieu et à cette façond’enseigner et d’apprendre (I.B).Les élèves s’entraident volontiersentre eux et on sent qu’il y a unetrès bonne cohésion de groupe ausein des classes et de l’école.Intérêts et motivation Les intérêts sontnombreux et lamotivation est aléatoire.Les élèves se montrent intéressés par lanouveauté, les nouvelles technologies, lesport et les arts.Lorsque l’on présente des activitésstimulantes, les élèves sont motivés(parfois trop).Activités parascolaires Beaucoup d’activitésparascolaires.Beaucoup d’élèves sont impliqués dansune multitude d’activités extrascolaire.Lorsqu’il y a trop d’activité, ce n’estpas forcément bon non plus.
  26. 26. 25Éléments observables Présence Description Influence sur la classe ou ACQ L2Méthode de travail Très diversifiées.Les méthodes de travail sont diverses etles élèves sont appelés à travailler enéquipe de coopération, en paire ouindividuellement.Cette école mise beaucoup sur letravail en groupe et le côtécommunicatif. Cependant, le travailindividuel est aussi mis de l’avant.Engagement dans letravailPlus ou moinsd’implication selonl’âge, le sexe et leniveau.Généralement, les élèves s’engagentdans leur travail. J’ai remarqué que lesfilles étaient plus promptes { s’engagerque les garçons.Évidemment, ce constat a desincidences sur les activités en L2. Enmélangeant les garçons et les filles,on obtient de meilleurs résultats.Respect de l’enseignant etdes autres élèvesTrès respectueux! Les élèves sont très respectueux enversles autres et envers l’enseignante.Ce respect est un atout pour lagestion de classe.Curiosité Des enfants trèscurieux.Les enfants sont curieux de nature, maiscertains le sont plus que d’autres,comme à Capilano.La curiosité est bénéfique dansl’apprentissage des languessecondes.Entraide (camaraderie) Une entraidesignificative.Les élèves s’entraident beaucoup. Pourpreuve, les 7es années surveillent lesplus petits durant la récréation.Encore une fois, cette entraide seressent dans les activités d’équipe.Violence Peuvoire pas deviolence.Je n’ai assisté { aucune scène de violencedurant mes huit semaines de stage.Lorsque l’ambiance de travail estsécuritaire, on peut se concentrer.Atmosphère généraleL’atmosphère de l’écoleest très bonne.L’environnement de l’école et l’originesocioéconomique sont des facteursfavorables à cette bonne ambiance.Une bonne atmosphère estnécessaire et il influencepositivement l’apprentissage.Élèves au besoinparticulierPlusieurs élèves aubesoin particulier.Cette école, comme beaucoup d’autres,accueille différents élèves ayant destroubles du comportement ou autres.Dans certains cas, ce n’est pas faciled’enseigner, car il y a plusieursélèves avec des besoins particuliers.Déficience intellectuelle Quelques casd’autismes.Plusieurs classes avaient des élèves avecdes cas d’autismes légers ou lourds.Certains élèves autistesimpressionnent par leur capacité.Troubles del’apprentissageLa majorité des classesont des élèves avec desTDE, TDA, TDAH.Les troubles d’apprentissage les plusprésents { l’école sont les TDA, les TDAHet des cas d’autismes.Avoir un ou plusieurs élèves avecdes TED, TDA influence grandementla dynamique de la classe.
  27. 27. 26Grille d’observation : Les tâches de l’enseignantÉléments observables Présence Description Influence sur la classe ACQL2Enseignement de lamatièreL’enseignement de lamatière est très diversifié.L’enseignante voit parfois 7 groupes dansune journée, donc elle doit transmettre samatière de diverses manières.En diversifiant ses activités,l’enseignante s’assure derejoindre le maximum d’élèvesdans l’ACQ de la L2.PlanificationPlanification à long et courtterme selon les U.I : « Unitof Inquiry ».Mme Todd, enseigne à tous les niveaux,de la maternelle à la 12e, elle doit doncavoir une planification claire pour chaqueniveau et s’adapte selon les classes.Une bonne planification laissemoins de place { l’imprévu quin’est pas toujours souhaitable.Consultation avecd’autres enseignantsConstamment.Mme Todd demande souvent conseilauprès de ses collègues ou des membresde la direction. Elle est ouverte auxsuggestions et elle travaille encoopération.En consultant les autresenseignants, elle rend ses coursintéressants et en lien avec lecontenu qui est enseigné enclasse régulière.Projets/activitésinterdisciplinairesBeaucoup de projets en lienavec ce qui est vu en classe.Comme il a été dit auparavant, monenseignante associée adapte ses activitésau contenu à faire apprendre (U.I) enréalisant des projetsLa réalisation de projetsinterdisciplinaires permet auxélèves de faire des inférences etd’utiliser leurs connaissances.Explications et consignes Consignes directes, claireset efficaces.Mme Todd utilise des consignes claires,simples et concises. Elle utilise desconsignes alpha, plus efficaces.En L2, surtout au primaire, lesconsignes doivent être simples,très claires et très directes.Exemples et modèles De nombreux exemples etmodélisation constante.La modélisation est au cœur desstratégies employées par monenseignante associée.En faisant modéliser l’activitépar les apprenants, on s’assurede la compréhension desactantset du reste de la classe.Soutien pendant lesréalisationsAttentive aux besoins desélèves.L’enseignante est très présente pour sesélèves et elle apporte soutien et aidepersonnalisée lorsque nécessaire.L’aide personnalisée estexcellente, mais il ne faut pasoublier le reste de la classe.Dynamisme Le dynamisme est une desforces de l’enseignante.L’enseignante doit être dynamique etenjouée, car elle manque de temps.L’ACQ d’une L2 doit se faire demanière dynamique et ludique.Évaluation del’apprentissageLe point de plus difficile dece poste.Pour les plus jeunes, il n’y a pasd’évaluations et pour les autres niveaux,cela reste très aléatoire.Lorsque l’on a 250 élèves {évaluer, ce n’est pas toujourssimple. La L2 n’a pas un poidssignificatif dans l’évaluation.Corrections Il y a parfois un manque decorrections.L’enseignante corrige les fautesgrossières, mais en laisse passer.Je considère la correctionessentielle à l’ACQ de la L2.
  28. 28. 27Devoirs Peu ou pas de devoirs. L’enseignante ne donne pas de devoirs {faire à la maison, ce qui m’a étonné.Sans pratique, il devient difficiled’acquérir de bonnes bases enL2.Révisions Routine et révision avantles évaluations.En installant une routine, l’enseignanteest dans un processus perpétuel derévision.La routine et la révision sontessentielles { l’acquisition d’uneL2.Suivi du programmeUn mélange entre leprogramme et les U.I.Puisque Capilano est une école I.B(International Bachelor), Mme Todd suitdeux programmes (école et ministère).Le programme I.B est trèsdétaillé et les langues sontmises de l’avant.Utilisation des TIC Assez souvent.Le fait que l’école soit équipée avec unetechnologie de pointe est un avantage.L’enseignante pourrait plus les TICL’apport des TIC {l’apprentissage et { l’acquisitiondes langues est très bénéfique.Utilisation de L1/L2 Beaucoup de L1.Mme Todd, dans le contexted’enseignement, utilise beaucoup la L1.L’utilisation de la L1 n’est pasune mauvaise chose.Présence et utilisationdes temps mortsPeu de temps morts. Le fait que l’enseignante ne soit présentedans les classes que 30 minutes nepermet pas beaucoup de temps morts.Certains contextes d’acquisitiond’une L2 sont plus efficaces qued’autres.Routine d’avant-classeToujours et dans toutes lesclasses.La routine est sensiblement la même pourtous. La date, la saison, se présenter, lamétéo sont les principaux thèmes.La routine est essentielle à larétention d’une L2. C’est un deséléments fondamentaux.Gestion du temps et dumatériel.Très bonne gestion dutemps et du matériel.En se déplaçant d’une classe { une autre,l’enseignante n’a pas d’autre choix qued’être extrêmement bien préparée etd’avoir une bonne gestion du temps.Dans sa position, l’enseignantearrive { l’heure, quitte la salleau moment opportun pourarriver à temps.Préparation(matériel et outils)Matériel divers (création etmanuels)L’enseignante utilise différents types dematériels.Le matériel est important, maisla façon de le présenter aussi.Temps donné auxapprenants pour lematérielOrganisation parl’enseignante.Dans la majorité des cas, c’estl’enseignante qui garde le matériel et quil’apporte en classe. Gain de temps assuré!En organisant le matériel pourles élèves, on se concentredirectement sur la tâche.Périodes derécupérationNombreuses (voire tropnombreuses).D’un point de vue extérieur, je considèrequ’il y a trop de périodes de récupération.Dans certains cas, il faut savoirsévir si l’on veut des résultats.Contacts avec les parents Très bon, très dévouée. L’enseignante est très dévouée et elle est{ l’écoute des besoins des parents.Une bonne interaction avec lesparents facilite leur implication.Cours deperfectionnementRéalisation d’une maîtrise. Mme Todd suit une maîtrise en évaluationà U.B.C, afin de renforcer ses compétencesdans ce domaine d’importance.Un enseignant se doit de seperfectionner dans différentsdomaines de l’enseignement desL2.
  29. 29. 28III) Observations réflexivesRéflexion sur la classeCroyez-vous que le milieu physique de la classe et de l’école peut avoir une influence sur le climat d’apprentissage?Dans quelles mesures?Tout bon architecte, selon moi, répondrait positivement à cette question, tant la recherche, la réflexion et le bon sensnous poussent { dire que le milieu physique joue un rôle important dans l’apprentissage et l’épanouissement personnel. Ilest souvent dit qu’il faut de bons outils pour travailler, mais sans environnement adéquat, les outils peuvent être moinsefficaces. Un apprenant de langue ou d’un quelconque autre domaine a besoin d’un espace de travail adapté { ses besoins,ainsi que d’un environnement assez stimulant pour vouloir construire et faire évoluer son savoir de la meilleure desmanières. L’environnement pédagogique, qui se compose de l’environnement physique, mais aussi de l’apprenant, de sescamarades et de ses enseignants (Lippman, 2010), a un impact considérable sur de nombreux aspects didactiques,notamment la gestion de classe, la pédagogie, l’interaction sociale et l’apprentissage en général. Les chercheurs et lesarchitectes aujourd’hui préconisent de réinventer l’espace (ou du moins de l’adapter) pour une gestion plus efficace desrelations enseignants-élèves, élèves-élèves, mais surtout élèves-apprentissages. Ainsi, on voit apparaître de nouvellesstructures éducatives très innovantes où l’espace prend tout son sens et toute son utilité. Rosan Bosh, une architectenéerlandaise, a créé plusieurs projets innovants dans des écoles en Suède dans la banlieue de Stockholm, les écolesVittra. Unarticle récent d’Émilie Laperrière, L’école réinventée, paru dans La Presse du 3 mars 2013, faisait état de ce nouveau conceptd’école. L’espace est utilisé { sa pleine capacité et les élèves évoluent dans un environnement où chacun trouve sa place, sonrythme et son mode d’apprentissage. L’enseignement-apprentissage différencié prend alors tout son sens ici et l’apprenantest au cœur de sa formation générale. Ces projets innovants nous amènent à réfléchir sur nos propres environnementspédagogiques et on constate certaines choses. La désuétude de certaines de nos écoles est un réel problème et c’estl’ensemble de l’espace pédagogique qui doit être révisé, repensé pour le bien de nos élèves, de nos enseignants et de notresystème éducatif. Certains diront que ce n’est pas une priorité et que la formation du corps enseignant est plus importante,mais il faut penser qu’un professeur (ou un maître des écoles) a besoin d’un espace de travail convenable pour réaliser un
  30. 30. 29travail de qualité. La réalité du milieu dans lequel nous évoluons est fondamentale, car elle influence les performances et lescomportements des enfants (Lacombe, 2006). Une récente étude pilote menée par l’Université Salford, au Royaume-Uni,prouve que l’environnement de la classe peut influencer les résultats académiques des élèves { hauteur de 25 % au cours d’uneannée (Barrett & Co., 2012). Ces résultats montrent l’importance de l’aménagement de l’espace de travail de nos classes pourla réussite scolaire de la majorité des apprenants.En tant qu’enseignant et stagiaire, j’ai été amené { travailler dans différents milieux scolaires et dans différentesclasses. Chaque expérience m’a démontré combien cette réalité de l’espace est cruciale pour le déroulement des activitéspédagogiques. Bien que les approches pédagogiques et la manière d’aborder l’enseignement soient des élémentsfondamentaux pour une bonne gestion de classe et une atmosphère d’apprentissage efficient, la disposition physique, leniveau de clarté et la taille de l’aire de travail sont des points { ne pas négliger. Dans certaines écoles, il fautfaire preuved’imagination et d’inventivité pour rendre le climat de travail propice. Lors de mon stage IV au primaire, dans l’écoleélémentaire Capilano, j’ai pu observer un fait intéressant. Malgré un bon agencement de l’environnement pédagogique del’école, certaines classes semblaient léser au niveau de l’espace, ce qui avait un impact notoire. En effet, dans ces classessurchargées (4e année, 5e année et 6e année), le milieu physique était restreint, bruyant, mal aéré et conséquemment lagestion de classe était plus difficile. Je ne dis pas que c’est l’unique facteur, mais, en comparant deux classes de tailledifférentes (deux classes de 5e année ayant le même nombre d’élèves), on constate que le climat d’apprentissage est meilleurdans celle où l’environnement physique est plus spacieux et mieux agencé. Puisque j’ai eu la chance de travailler dans denombreuses classes { Capilano, j’ai pu faire un autre constat intéressant grâce aux classes de 7e année. Ces dernières, quisont situées au rez-de-chaussée, bénéficient d’un atrium { aire ouverte (très éclairé naturellement) { l’extérieur de la classeoù ils peuvent étudier en toute tranquillité, en solitaire ou en équipe. Après avoir discuté de cet espace libred’apprentissages avec les enseignants de 7e année, ils m’ont tous deux confirmé que l’atrium était très bénéfique pourl’apprentissage, car certains étudiants aimaient travailler seuls. De plus, on peut y faire réaliser des projets en groupe et ainsilibérer la classe pour une maximisation du milieu physique de travail. À ce sujet, le conseiller pédagogique en infrastructure,Peter Lippman, nous explique que l’environnement pédagogique du XXIe siècle est perçu comme un cadre dans lequel les élèvess’adonnent { des activités d’apprentissage autonome ou collaboratif(Lippman, 2010). Dans ces conditions d’ouverture où
  31. 31. 30l’élève prend en charge son apprentissage, l’enseignant prend du recul et devient un facilitateur, un guide et une ressourcepour l’élève. Cette idée d’ouverture où l’espace physique d’une classe permet le travail collaboratif et/ou solitaire rejoint lesthéories de Vygotsky (1985) qui rappelle l’importance des interactions sociales et de la relation d’aide, ainsi que la conceptionsociale de l’apprentissage, dans un mouvement conduisant la penséedu social { l’individuel.L’environnement pédagogique, défini plus haut, doit être le plus ouvert possible et le plus efficace possible si l’on veutappliquer cette théorie de l’enseignement d’un des psychologues les plus émérites du siècle dernier. D’ailleurs, l’écoleélémentaire Capilano se base énormément sur les théories de Vygotsky dans son approche pédagogique, notamment la zoneproximale de développement, comme me l’a dit mon enseignante associée, Mme Todd. Pour continuer dans ce conceptd’ouverture, on constate que les élèves utilisent énormément l’atrium, car ils ne se sentent pas pris entre quatre murs, dansun environnement exigu, surchauffé et assommant. Cette idée de murs me fait penser au documentaire Entre les murs (2008)qui, même s’il ne présente pas directement le problème de l’environnement physique, rappelle ce concept d’enfermementressenti par certains élèves; comme si l’école était un lieu d’emprisonnement et d’asservissement. C’est cette image de l’écolequ’il faut réussir { changer, pas seulement pour le bien des élèves, mais aussi pour le bien des enseignants et desprofessionnels de l’éducation. À bien y réfléchir, un enseignant qui se retrouve dans une situation d’enseignement-apprentissage où ses classes sont surchargées et qu’elles tiennent lieu dans un espace démesurément petit, mal éclairé etsous-équipé, il est compréhensible de voir certains éducateurs perdre peu à peu leur motivation et leur passion pour cemétier fascinant. L’environnement pédagogique de la classe et de l’école est donc un sujet d’actualité pour lequel nousdevons agir en tant que société pour que les élèves et le personnel enseignant évoluent dans un climat propiced’apprentissage.
  32. 32. 31RéférencesBarrett, P.S., Zhang, Y., Moffat, J., and Kobbacy, K. (2013). An holistic, multi-level analysis identifying the impact ofclassroom design on pupils learning. Building and Environment. Vol 59, pp 678-689.http://dx.doi.org/10.1016/j.buildenv.2012.09.016Cantet, L. (2008). Entre les murs. Comédie dramatique adaptée du roman éponyme de François Bégaudeau.Lacombe, C. (2006). Milieu physique, vie quotidienne et idéaux socioculturels. Structuration du cadre de développement desenfants dans les garderies québécoises. Thèse présentée { la Faculté des études supérieures de l’Université Laval dans lecadre du programme de doctorat sur mesure en architecture pour l’obtention du grade de Philosophiae Doctor (Ph.D.).Université Laval, Québec. p 262Laperrière, E. (2013). L’école réinventée. Article de société paru dans le journal La Presse du 3 mars 2013. Article consultésur le site du journal Lapresse.ca le 14 avril 2013.http://www.lapresse.ca/vivre/societe/201303/01/01-4626795-lecole-reinventee.phpLippman, P.C. (2010).L’environnement physique peut-il avoir un impact sur l’environnement pédagogique ? New York. OCDE2010 – ISSN 2072-7933 – CELE Échanges 2010/13Vygotsky, L.S. (1985).Pensée et langage. Paris, Éditions Sociales.
  33. 33. 32Réflexion sur les élèvesQuels sont les facteurs propres au milieu qui influencent l’attitude et le respect des élèves entre eux et envers lesenseignants de l’école?Tout groupe humain prend sa richesse dans la communication, lentraide et la solidarité visant à un but commun :lépanouissement de chacun dans le respect des différences. Cette citation de Françoise Dolto résume bien l’idée que je me faisde l’éducation et du respect que l’on doit trouver dans un milieu scolaire. Du latin respectus (Antidote, 2013), qui signifieconsidération, le respect des élèves est un des piliers fondamentaux du bon fonctionnement d’un établissement scolaire. Eneffet, l’environnement dans lequel évolue l’élève est, comme nous l’avons vu précédemment, primordial pour sondéveloppement social, intellectuel, manuel, psychologique et humain. On dit souvent du milieu scolaire que c’est une écolede la vie, ce qui, { bien y réfléchir, est très vrai. L’élève sortant de son milieu familial doit faire face { un univers totalementnouveau et il est souvent déstabilisant pour lui au début. L’enfant est confronté { un environnement non familier où denouvelles règles de vie commune viennent interférer sa propre vision du monde et ses propres manières d’interagir. Cettemicrosociété, dans laquelle se développent les élèves, est un lieu d’épanouissement personnel, une sphère de partage dusavoir, mais c’est surtout un environnement propice au développement du capital humain. Ce capital humain, qui peut êtredéfini comme l’ensemble des connaissances et savoir-faire acquis par un individu et qui lui sont utiles pour exercer un emploi ouatteindre d’autres buts (Kamanzi, Zhang, Deblois, Deniger, 2007), s’acquiert petit { petit au contact des autres. Ce conceptnous amène à considérer une autre notion tout aussi importante, c’est le capital social qui régit les interactions sociales desindividus. De nombreux auteurs se sont penchés sur cette théorie, notamment Bourdieu (1980, 1985), qui considère que,pour atteindre les buts poursuivis, les acteurs ne se servent pas seulement de moyens matériels et de leurs habiletés personnelles,mais également des relations sociales dont ils disposent dans leurs familles, leur communauté d’origine et toute autreorganisation à laquelle ils appartiennent.Lorsque l’on y pense, cette idée de capital social est extrêmement importante quand l’on tente de comprendre pourquoicertains élèves et certains milieux sont plus respectueux de leur environnement et des personnes qui l’entourent qued’autres. Comme l’ont spécifié plusieurs auteurs (Kamanzi, Zhang, Deblois, Deniger, 2007),plus les enfants ont de bonnes
  34. 34. 33La familleLa communautéL’écoleinteractions sociales avec leurs parents et plus ces derniers ont des aspirations scolaires élevées et sont moins prédisposés àéprouver des problèmes de conduite sociale et d’échec scolaire. Dès lors,le rapport et la relation intrinsèque qui s’installententre l’élève et l’école dépendent de nombreux facteurs inhérents aux variables que l’on rencontre sur l’axe-école-famille-élève-communauté. Selon mon interprétation, cette relation entre les différents acteurs en présence pourrait êtrereprésentée de la sorte, car l’élève est au cœur des préoccupations.Ce triangle relationnel va nous servir de base de référence pour notre réflexion sur les élèves, considérant que toutes cesvariables sont interreliées et qu’elles influencent toutes, de proches ou de loin, l’attitude et le respect que peuvent avoir lesélèves entre eux et envers les enseignants. Beaucoup s’accorderont pour dire que c’est { partir d’un bon équilibre entre cesdifférents éléments que dépend la bonne conduite d’un élève et plus en amont, de sa réussite scolaire. Tous ces élémentsjouent donc un rôle crucial dans l’approche des élèves face { l’école. Bien évidemment, la façon d’agir avec les autres, ainsique la manière de se comporter dans l’enceinte même de l’école sont en grandes parties influencées par deux cercles sociauximmédiats, la famille et la communauté dans laquelle grandit l’enfant. D’après une étude réalisée sous l’égide du Ministère del’Éducation du Québec (MEQ, 2003), le premier facteur familial qui explique la réussite scolaire au primaire […] est le statutL’élève
  35. 35. 34socioéconomique des familles. Dans ce sens, un élève issu d’un milieu socioéconomique plus favorisé aura, selon toutevraisemblance, plus de chance de réussite scolaire globale et une vision de l’école plutôt positive.Lorsqu’un milieu socioéconomique est favorable et qu’il permet de combler les principaux besoins énoncés par lapyramide de Maslow (1943), les enfants peuvent s’épanouir et s’accomplir en tant qu’individu. En ce sens, le milieu joue unrôle évident sur l’attitude et sur la relation des enfants face { l’école et sur le respect qu’ils développent envers les autresindividus. Il est évident que le milieu ne fait pas tout et il ne faudrait pas croire que c’est parce qu’un élève est issu d’unmilieu socialement plus favorable qu’il ne peut pas faire preuve d’irrespect. Cette réflexion est valable dans le cas inverse. Eneffet, le milieu socioéconomique plus modeste d’un élève n’est pas forcement corrélé avec son comportement et son attitudeenvers les autres. Cependant, lorsque la communauté et la famille s’impliquent de manière significative dans la vie scolaire, ila été prouvé que les enfants se sentent plus encadrés et ont moins d’échec scolaire et de problèmes de comportements. Lesélèves, dont les parents et la collectivité s’impliquent dans la vie scolaire, reçoivent un message clair et positif de leur milieu.L’implication active renforce le sentiment d’appartenance des élèves au milieu scolaire, ce qui a pour effet de créer unenvironnement de travail sain et respectueux. Comme le montre la recherche,il est avantageux pour l’école de faire appel { lacollaboration des familles et de la communauté pour réaliser sa mission (Deslandes, Bastien et Lemieux, 2004). De leur côté,Amato et Rivera (1999) nous disent que quelle que soit leur origine sociale, les enfants sont moins exposés au risque dedévelopper des difficultés de comportements { l’école lorsque les parents s’impliquent dans les activités scolaires comme le suiviet l’aide aux devoirs { domicile.Après ce constat, il va être intéressant de voir le rôle qu’ont l’école et le milieu scolaire en ce qui a trait { la notion derespect et de comportement général des élèves. L’école élémentaire Capilano va nous servir de référence ici, car j’ai puobserver durant mon stage combien l’équipe-école a su instaurer un climat de travail propice { l’apprentissage, tant dansl’enceinte de l’école que dans les salles de classe. Ainsi, l’exemple de cette école va nous faire comprendre ce qui influencepositivement l’attitude des élèves dans leurs relations interpersonnelles et sociales.En premier lieu, le règlement intérieur de cette école I.B (Le Baccalauréat International®) est efficace et crée unsentiment d’appartenance pour tous. La mission principale du Baccalauréat international est de développer chez les jeunes lacuriosité intellectuelle, les connaissances et la sensibilité nécessaires pour contribuer à bâtir un monde meilleur et plus paisible,
  36. 36. 35dans un esprit d’entente mutuelle et de respect interculturel (IBO Website, 2013). La présidente du Conseil de l’I.B, CarolBellamy spécifie sur leur site internet que les programmes de l’IB impliquent les élèves dans une éducation internationale quisuscite chez eux une plus grande tolérance et une meilleure compréhension du monde qui les entoure. Dans ces conditions, il estfacile de comprendre que le respect et l’attitude des élèves envers leurs pairs et envers leurs enseignants soient exemplaires.De plus, les enfants adhèrent aux valeurs de cette école en se conformant à sa devise CAPILANO ROCKS (Respectful, Open-minded, Cooperative, Kind, Safe) qui est aussi son code de conduite applicable en tout temps et dans toutes les situations de lavie scolaire. Des affiches et de nombreux rappels des enseignants et du personnel administratif permettent aux élèves desavoir ce que l’on attend d’eux dans la classe, mais aussi lors des sorties scolaires ou lors des assemblées. Pour continuerdans cette idée, les enseignants de Capilanoreçoivent une formation I.B. Ils appliquent donc les principes inculqués par ceprogramme international novateur. En effet, l’élève est invité { agir d’une certaine manière dans son milieu scolaire, et ce, ensuivant notamment les préceptes du Profil de l’apprenant I.B (Image 1). L’élève apprend, au fur et { mesure de sa formation,à devenir un investigateur, un penseur, un être altruiste, un bon communicateur (les élèves font beaucoup de présentation etont des habiletés pour présenter dès le plus jeune âge), il doit faire preuve d’ouverture d’esprit, d’audace, il doit s’informeret s’instruire, s’intégrer tout en étant équilibré et réfléchi. L’attitude { adopter au sein de l’école est clairement définie grâceaux affiches présentes un peu partout dans l’école et dans les salles de classe. L’émerveillement, l’empathie, l’engagement,l’enthousiasme, la confiance en soi, la coopération, l’intégrité, la créativité, la tolérance, la curiosité et le respect sont lesprincipales attentes en terme de comportement et d’attitude au quotidien.Dans ce cadre éducatif spécifique, les élèves sont influencés positivement et ils sont encouragés à devenir des élèvesresponsables, réfléchis et coopératifs. Pour preuve, j’ai pu remarquer, au cours de mon stage, que la coopération était aucœur de cette école, car tous les jours, { tour de rôle, les élèves des classes de 6e année et de 7e année surveillent les classesde maternelle, de 2e année et de 3e année pendant l’heure du dîner. De plus, pendant les récréations, il n’est pas rare de voirdes élèves plus âgées jouer avec des élèves plus jeunes dans la cour. Il règne une ambiance de tranquillité et de respectimpressionnante dans cette école et en huit semaines, je n’ai vu que très peu d’altercations (très minimes) et peu de mauvaisgestes ou de conduites extrêmement déplacer de la part des élèves envers leurs pairs et/ou envers les enseignants. Lorsqu’il
  37. 37. 36y a manquement au code de l’école, la directrice et la sous-directrice s’assurent de rappeler, aux élèves qui contreviennentaux règlements, les comportements adéquats { adopter dans l’enceinte de l’établissement.Ses situations sont rares pour toutes les raisons que nous venons de citer plus haut, mais il reste encore un facteurtrès important qui influence les bons ou les mauvais comportements des élèves dans la classe et, dans l’école, c’estl’enseignant et sa pédagogie. Comme nous l’avons vu tout au long de notre baccalauréat, la manière d’aborder une classe, lafaçon d’enseigner la matière, ainsi que la gestion de classe sont des facteurs inhérents qui influencent l’attitude des élèvesdans leur milieu scolaire. Les approches pédagogiques reliées aux objectifs du programme I.B amènent les élèves à utiliser età intégrer de bonnes valeurs et un respect pour les autres individus. En suivant mon enseignante associée dans toutes sesclasses, et plus spécifiquement la classe de 2e année (où elle enseignait plus souvent), j’ai eu la chance de voir comment,grâce à des approches pédagogiques spécifiques, on pouvait obtenir des résultats fascinants avec des enfants de 7 ans. Leprogramme I.B et ses unités d’apprentissage (Units of Inquiries, Annexe 4) permettent { l’enseignant d’instaurer un climatd’échange et de partage autour des comportements { adopter avec les autres. Ainsi, chaque conflit interne à la classe entredeux ou plusieurs élèves est réglé selon les principes du Profil des apprenants I.B et grâce aux attitudes exposées sur lesaffiches dans la classe. Chaque situation conflictuelle survenant dans la classe est un bon prétexte pour inculquer aux élèvesles bonnes manières de fonctionner en société avec des individus de différentes cultures et d’horizons divers. Les enfants quifont montre d’irrespect ou de mauvais comportement sont invités { réfléchir sur leur agissement en tentant d’exprimer leursentiment et en trouvant des pistes pour régler les conflits. L’autoréflexion sur leurs manières d’agir et l’autoévaluation desattitudes à adopter sont deux techniques développées dans cette école pour la croissance des habiletés sociales.Tous les vendredis dans cette classe, les élèves participent à un cercle communautaire (community circle) où ilspartagent différents sentiments qu’ils ont vécus durant la semaine. Pour cette activité, la classe a choisi, en début d’année,des comportements à adopter pendant le cercle communautaire, mais aussi au quotidien dans la classe (être gentil, êtreattentionné et ouvert, respecter les autres, la classe et l’école, écouter activement et parler gentiment aux autres). Lors de cecercle communautaire, ils se font passer un cœur en tissu (infroissable et indéchirable) et chaque élève a l’occasion des’exprimer, s’il le souhaite, sur un évènement spécifique vécu durant la semaine, une chose qu’il souhaite améliorer lasemaine suivante ou encore, un moment où ils se sont sentis calme, actif, coopérant, etc. Cette période de 30 à 40 minutes
  38. 38. 37permet à tous les élèves de communiquer et de partager leurs émotions et ils apprennent ensemble comment bien secomporter avec autrui. J’ai trouvé cette activité extraordinaire, car les commentaires des élèves étaient vraiment censés etintéressants. Certains élèves de cette classe de 2e année se comportent avec plus de maturité que bien des élèves de 4e ou de5e année. En définitive, on voit combien la salle de classe et les activités pédagogiques qui y sont véhiculées sont importantespour le comportement, l’attitude et le respect des camarades et des enseignants.Cette réflexion sur les facteurs influençant le comportement des écoliers face aux individus dans une école nous auraamenés { voir les choses dans leur ensemble. Tous les éléments qui ont été traités ici (la famille, la communauté, l’école,l’enseignant, etc.) sont interreliés entre eux et influencent de près ou de loin l’agissement des élèves dans leur milieuscolaire. La chaîne est assez simple à retracer : l’enfant né dans une famille; cette famille vit dans une communauté; cettedernière a plusieurs écoles (ou non); ces écoles et leur philosophie accueillent les élèves; finalement, les élèves interagissentdans ce triangle relationnel. Ce triangle relationnel, communauté-famille-élève-école, vu plus haut, représente l’essentiel desfacteurs influents sur le respect, l’attitude et le comportement des élèves dans leur milieu de vie scolaire. Finalement, etpuisqu’il est au cœur du triangle, il ne faut pas oublier l’élève qui est la pierre angulaire de cet édifice, car au final c’est lui quichoisi, ou non, de respecter les règles et d’adhérer { un groupe social particulier. Les troubles de comportement et/ou del’apprentissage sont bien évidemment d’autres facteurs { prendre en considération lorsque l’on traite d’un sujet sur lesattitudes des élèves envers leur milieu. En terminant, cette réflexion aura le mérite de montrer combien la coopération et lesoutien de tous les acteurs du milieu sont nécessaires { la mise en place d’un environnement de travail respectueux etefficient.RéférencesAmato, P.R. et Rivera, F. (1999). Paternal involvement and children’s behavior problems. Journal of Marriage and the Family,61, 375-384.Bourdieu, P. (1985).The forms of capital. In J.G. Richardson (dir.), Handbook of theory and research for the sociology ofeducation (p. 241-258). New York, NY: Greenwood.Bourdieu, P. (1980).Le capital social: notes provisoires. Actes de la recherche en sciences sociales, 3, 2-3.Deslandes, R., Bastien, N. et Lemieux, A. (2004).Les conditions nécessaires à une collaboration entre la famille et la
  39. 39. 38communauté. Vie pédagogique 133, novembre-décembre 2004, p 41-42Dolto, F. (1988).La cause des adolescents, respecter leur liberté et leurs différences. Robert Laffont chez Pocket Evolution, pp 369IBO Website (2013).Mission et stratégie du Baccalauréat International. URL : http://www.ibo.org/fr/mission/ (Pageconsulté le 21 avril 2013)Kamanzi, C., Zhang, X.Y., DeBlois, L. et Deniger, M.A. (2007). L’influence du capital social sur la formation du capitalhumain chez les élèves résilients de milieux socioéconomiques défavorisés. Revue des sciences de léducation,Volume 33, numéro 1, 2007, p. 127-145URI : http://id.erudit.org/iderudit/016192arMaslow, A. H. (1943). A theory of human motivation. Psychological Review, 50, 370 –396.MEQ (2003). Les facteurs-clés de succès liés à la réussite scolaire au primaire.Revue commentée de la littérature récente.Programme famille, école, communauté : réussir ensemble. Pluri-Greas, Université du Québec à Montréal, Janvier 2003, pp 11RéflexionPour quelles raisons la tâche de l’enseignant dépasse-t-elle la préparation et la présentation des cours?Le véritable enseignement nest point de te parler, mais de te conduire, disait Antoine de Saint-Exupéry. On peut direque l’écrivain du Petit Prince savait de quoi il parlait lorsqu’il a prononcé ces mots, car c’est exactement ce sur quoi sepenchentaujourd’hui les nouvelles approches pédagogiques. En se basant sur les grandes théories des années 80, commecelle de Piaget (théorie de l’apprentissage) ou celle de Vygotsky (théorie de la zone proximale de développement), lesinstitutions commencent { comprendre que le rôle principal du formateur n’est pas seulement de transmettre du savoir,mais surtout de réussir { guider les élèves sur la bonne voie de l’apprentissage. Au fil des années, des diverses réformes et del’évolution de nos sociétés, le travail de l’éducateur s’est complexifié, il s’est diversifié et sa mission première a évolué. Eneffet, aujourd’hui le panel des tâches qui sont connexes { la formation des élèves est impressionnant. En plus de transmettredes savoirs d’ordre cognitif, des savoir-faire d’ordre comportemental et un savoir-être d’ordre affectif et cognitif, lepédagogue doit être en mesure de répondre aux nouvelles réalités du milieu éducatif et aux nouvelles problématiques del’éducation
  40. 40. 39La pédagogie, qui est considérée par le Grand dictionnaire terminologique de l’Office de la langue françaisecommelart denseigner ou les méthodes denseignement propre à une discipline, à une matière, à un ordre denseignement, à unétablissement denseignement ou à une philosophie de léducation, occupe la majorité du temps d’un enseignant. Cependant,bien que les tâches liées { l’enseignement direct soient nombreuses (planifications, préparations, créations, présentations,explications, gestion de classe, etc.), il reste au professionnel de l’enseignement beaucoup d’autres compétences {développer et à maîtriser au courant de sa carrière, comme nous pouvons le voir dans le Programme de formation àl’enseignement du MEQ (2001).La formation { l’enseignement, parce qu’elle porte sur le développement de multiples compétences lies { diversesfonctions de la profession, peut être considéré comme une formation polyvalente. Effectivement, à titred’exemple, concevoir des situations d’enseignement-apprentissage, piloter ces activités auprès d’un grouped’élèves, évaluer les apprentissages de ces derniers, adapter l’enseignement { des besoins particuliers, gérer ungroupe-classe ou encore travailler en collaboration avec l’équipe-école, les parents et les partenaires ets’engager dans son développement professionnel font appel { un large éventail de compétences { déployer dansdes situations professionnelles différentes.Les douze compétences du Programme de formation de l’école québécoise (PFEQ) explicitent bien cette nouvelle réalitééducative. Pour illustrer le fait que le travail d’un enseignant dépasse le seul fait de préparer des cours et de les enseigner, jevais utiliser quelques citations de penseurs et de personnages publiques pour bâtir mes réflexions. Bien évidemment, lescompétences du programme de formation et mon expérience personnelle viendront étayer mes propos. Intéressons toutd’abord { cette citation d’un philosophe français, Gaston Bachelard. Ce dernier, penseur de renom, a dit que celui qui necontinue pas apprendre est indigne d’enseigner. Cette petite phrase apparemment anodine en apparence, reflète bien l’unedes nombreuses autres activités qui occupent la vie d’un enseignant et elle peut être associé à la onzième compétence duPFEQ, S’engager dans une démarche individuelle et collective de développement professionnel (MEQ, 2001).L’enseignant, pour être compétent, performant et efficace se doit de continuer à se cultiver ses connaissances aprèssa propre formation générale. Que ce soit des ateliers de formation, des lectures personnelles, des cours universitaires, destables rondes, des échanges avec des collègues ou encore de l’observation, un professionnel didacticien ne peut s’endormir
  41. 41. 40sur ses lauriers en se disant que ses acquis sont valides éternellement. On ne finit jamais vraiment d’apprendre et c’est cela,la beauté de la chose. Daniel Pennac, ancien professeur de français, utilise cette phrase lourde de sens Très vite, un professeurdevient un vieux professeur. Selon mon interprétation et mon expérience d’étudiant, d’enseignant et de stagiaire, j’interprètecette citation comme une douloureuse réalité du milieu de l’enseignement. Trop souvent, les éducateurs se contentent derépéter les mêmes schémas, les mêmes techniques pédagogiques et les mêmes manières d’aborder le savoir et les situationsd’enseignement-apprentissage. Nous avons tous connu cet enseignant présent dans l’enceinte d’un établissement scolairequi répète année après année la même litanie sans se poser de réelles questions sur ce qu’il fait ou comment il le fait, mais ille fait, car c’est ainsi qu’il a toujours présenté les choses. Cette idée m’amène { penser { l’intégration des TIC (C.8 du PFEQ)dans le quotidien pédagogique. On se rend vite compte que beaucoup d’enseignants ne sont pas assez formés ou ne sont pasassez intéressés à ces outils technologiques, pourtant si utiles et tellement répandu dans toutes les sphères de la vie desélèves. J’ai connu des professeurs, durant ma formation, qui ne savait pas utiliser les fonctions basiques d’un logiciel detraitement de texte ou même des fonctions simples d’un ordinateur.Ce souci de développement professionnel doit être initié par l’enseignant lui-même, non seulement dans les nouveauxoutils facilitant l’apprentissage, mais aussi dans les nouvelles approches pédagogiques et les nouveaux programmes. Monenseignante associée, qui a commencé à enseigner il y a six ans de cela, suit une maîtrise { l’Université de UBC, elle lit desarticles quotidiennement, elle assiste à des réunions, des séminaires, des ateliers de formation pour renforcer sescompétences avec pour objectif d’être une meilleure professionnelle de l’enseignement. Toutes ces tâches sont connexes {l’enseignant et elles sont effectuées en dehors des heures normales de classe. Certaines personnes pensent que lesenseignants ont la vie facile et qu’ils ne font pas grand-chose pour le salaire qu’ils reçoivent et le nombre de jours vacancesqu’ils ont. Cependant, lorsque l’on questionne ces personnes { savoir si elles exerceraient le métier de professeurs oud’enseignants, la réponse négative ne se fait pas attendre. Il est difficile d’imaginer que la vie d’un enseignant soit si occupée,spécialement celle d’un enseignant du primaire. En dehors des tâches pédagogiques classiques, un professionnel del’enseignant doit assister aux diverses réunions de l’équipe-école, participer aux réunions de cycle, faire le suivi desapprentissages et des problèmes avec les parents, rencontrer ces parents, rédiger des bulletins de fin de cycle et faire des
  42. 42. 41recommandations, organiser des sorties de classe, des voyages scolaires, etc. La liste est longue et non exhaustive, car le faitde préparer des cours et le fait d’enseigner n’est que la pointe de l’iceberg et ça, trop peu de gens le voient.Pour continuer avec cette réflexion sur l’étendue du travail des enseignants, examinons ensemble cette phrase deMalcom Forbes, Ce sont les élèves les moins doués qui forcent les professeurs à mieux enseigner. Un enseignant consciencieux etpassionné a { cœur de faire réussir tous ses élèves, du plus motivé au plus désintéressé, du plus turbulent au plus téflon desenfants. Pour ce faire, il doit développer une batterie de différentes techniques pédagogiques et essayer des techniques degestion de classe différente, il doit rencontrer le personnel spécialisé pour obtenir des outils efficaces. Dans bien des cas, unenseignant qui possède une classe difficile avec beaucoup d’élèves ayant des troubles de comportement et/oud’apprentissage, va passer des nuits blanches { essayer de trouver des solutions adéquates au bénéfice de tous. Les enfantsen difficultés scolaires sont ceux (ou devraient) qui préoccupent le plus les enseignants et comme nous le rappelle Goupil(1990), c’est un défi qui, pour être relevé, nécessite plusieurs conditions: l’identification des forces et des besoins particuliers del’élève, la mise en place, si nécessaire, de plans d’intervention personnalisés et de plans de service, l’utilisation de moyens et destratégies d’intervention efficaces, l’évaluation continue des résultats obtenus, la présence d’attitudes positives chez lesintervenants, la concertation des intervenants. En comprenant ceci, on comprend bien que l’enseignant fait plus qu’enseignerau quotidien.Galilée, grand penseur de notre temps, parlait en ces mots de l’acte d’enseigner : On ne peut rien enseigner à autrui. Onne peut que l’aider { le découvrir par lui-même. Encore une personne en avance sur son temps et qui a su décrire avecexactitude le rôle que doit avoir l’enseignant moderne. Seulement, il n’est pas si facile d’atteindre cet équilibre et ce savoir-faire sans travail personnel et sans réelle implication de la part du pédagogue. C’est { force d’essais, d’erreurs, dediscussions, de réflexions, de creusage de méninges et d’adaptations que les choses évoluent et avancent dans le sensescompté. Je crois que le métier d’enseignant a besoin d’être reconnu par la société, comme un métier passionnant et trèsexigeant dont on doit redorer le blason en lui redonner la place qu’il occupait au sein de la société.La dernière citation intéressante àanalyser pour notre réflexion est, elle aussi, l’œuvre d’un éminent personnage. BenjaminFranklin, l’un des pères fondateurs des États-Unis, a prononcé ces mots très censés, Tu me dis, j’oublie. Tu m’enseignes, je mesouviens. Tu m’impliques, j’apprends. J’aime cette citation pour plusieurs raisons. Tout d’abord parce qu’elle vient encore

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