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Briefing de Bruxelles n. 57: Annick Sezibera " Succès des petites exploitantes organisées "

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Le briefing de Bruxelles sur le développement n. 57 sur « Investir dans l'agriculture paysanne pour la sécurité alimentaire et la nutrition » organisé par le CTA, la Commission européenne / EuropeAid, et le secrétariat ACP s'est tenu le mercredi 11 septembre 2019 de 9h00 à 13h00 au Secrétariat ACP, 451 Avenue Georges Henri, 1200 Bruxelles, Salle C. Ce briefing a examiné l’agriculture paysanne et son rôle clé dans la mise en œuvre de la sécurité alimentaire/nutrition et de systèmes alimentaires durables, comme l'illustre par l'ODD 2.

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Briefing de Bruxelles n. 57: Annick Sezibera " Succès des petites exploitantes organisées "

  1. 1. Rôle des agricultrices et sur la manière dont les coopératives améliorent leurs compétences, leurs revenus et leur accès aux marchés Briefing de Bruxelles sur le développement n° 57,Sept 2019 Par Annick SEZIBERA Secrétaire Exécutive CAPAD
  2. 2. PRESENTATION DE LA CAPAD • CAPAD est une organisation paysanne nationale regroupant:  135 814 ménages des petits exploitants agricoles familiaux  123 coopératives agricoles (Céréales, Café, Fruits, Légumes, Cultures vivrières, Patchouli)  72 communes de 17 provinces ( tout le territoire du pays)  73 Salariés permanents  Base des données de ses membres et suivi des compagne agricole: 48 % de femmes analphabètes  Plan stratégique 2017-2021 : « Améliorer la production agricole et sa valorisation en faveur des exploitants agricoles familiaux et de leurs coopératives »
  3. 3. DEFIS DES AGRICULTRICES BURUNDAISES • Faibles capacités, analphabétisme • Faibles accès aux facteurs de production: terre, intrants, financement, marché • Faible implication dans la prise de décision • Multifonctionnelle et multitâches • Travail pénible: outils agricoles, transport, activités ménagères • Auto discrimination • Coutumes et cultures: stéréotypés
  4. 4. ACTIONS DE CAPAD ET SES PARTENAIRES POUR AMELIORER LA PARTICIPATION ET L’AUTONOMISATION DES AGRICULTRICES Formations des femmes et amélioration de leur autonomie Implication des femmes dans les groupements /Coopératives, participation aux organes de gouvernance Appui à l’augmentation de la de la production et activités de valorisation l’encadrement Facilitation d’accès aux facteurs de production et aux financement Facilitation à l’accès aux marchés
  5. 5. QUELQUELS TEMOIGNAGES DES FEMMES DE LA REGION DU MOSO A L’EST DU BURUNDI PASCASIE NDIKUMAGAMBO – agricultrice Coopérer pour mieux répondre aux besoins de chacun • Une prise de conscience individuelle et une mise en marche collective • Des activités axées sur la coopération • Prise de responsabilité et prise en main de la coopérative: Devenir leader pour développer la famille et la communauté • Un nouvel élan aux activités informelles • Augmentation de la production et du niveau de vie • Voir toujours plus grand et plus loin • « La vie est meilleure qu’avant, mes enfants ont une alimentation variée (...) s’ils ont besoin de viande, je peux leur en donner » « Avant, nous contractions des crédits usuraires à des taux exorbitants. Aujourd’hui, j’ai déjà contracté plus de 10 crédits auprès de la MUSO à des conditions correctes, ce qui me permet d’avancer progressivement dans mes différents projets ». C’est en effet grâce à la MUSO qu’Espérance a pu acheter un porc et une vache qui l’approvisionnent en fumure organique
  6. 6. QUELQUES TEMOIGNAGES DES FEMMES DE LA REGION DU MOSO A L’EST DU BURUNDI: ESPÉRANCE NIZIGIYIMANA – agricultrice Le groupement et la coopérative, sources d’initiatives et de solidarité • Le renforcement de la cohésion sociale; Toujours plus de objectifs sur la route vers l’autonomisation • Développer ses connaissances et changer de méthodes • Diversification des sources de revenus: Travail dans les champs le matin et activité commerciale l’après-midi • Des formations aux activités génératrices de revenus: Aujourd’hui, nous engrangeons des bénéfices. Nous ne vendons plus notre production en dessous des prix du marché. • Des activités génératrices de revenus grâce à la force du groupe: Le point de rupture, la structuration en groupement, l’adhésion à la coopérative et la création d’une MUSO; La solidarité et la gestion quotidienne autour d’activités agricoles communes • La MUSO a permis le développement économique de chacun des membres « C’est aussi avec les membres du groupement que nous avons mis en place une chaîne de solidarité. Nous avons acheté une chèvre en commun et les petits de chaque portée sont distribués aux membres. A terme, nous espérons que chacun d’entre eux puisse recevoir une chèvre »
  7. 7. CONCLUSIONS • Le groupement et la coopérative, sources d’initiatives ,de formation, de solidarité, d’entraide, d’amélioration de pouvoir et permet d’avoir accès et d’atteindre les objectifs inaccessibles individuellement • Améliorer l’empowerment des femmes et leur participation à tous les niveaux « Stocker notre production dans le hangar de la coopérative a été un bon moyen pour lutter contre le gaspillage. Cela nous permet de gérer, de contrôler notre production. On n’est pas tenté de prendre une poignée de haricots ou de maïs, juste pour, par exemple, aller s’acheter une bière. Nous sommes désormais en mesure d’attendre que les prix soient rémunérateurs »

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