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Comment s'articule l'écosystème de l'innovation en France ?

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Thèse professionnelle
Justine FRADIN
Thème de
recherche
Les processus d’innovation
et la gestion de
l’innovation en France
PLAN
Contexte et introduction de la
...
Connaissances
générales
processus
d’innovation
Contexte
Mondial
Approfondissement du pré-mémoire
Démocratisation de l’inno...

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Support de soutenance de ma thèse professionnelle présentée le 23 février 2017. Etudes des processus d'innovation et de la gestion de l'innovation par les différents acteurs que sont les startups, les ETI/PME, l'état et les grandes entreprises.

Support de soutenance de ma thèse professionnelle présentée le 23 février 2017. Etudes des processus d'innovation et de la gestion de l'innovation par les différents acteurs que sont les startups, les ETI/PME, l'état et les grandes entreprises.

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Comment s'articule l'écosystème de l'innovation en France ?

  1. 1. Thèse professionnelle Justine FRADIN
  2. 2. Thème de recherche Les processus d’innovation et la gestion de l’innovation en France PLAN Contexte et introduction de la problématique Méthode Résultats Synthèse et conclusion Bilan et perspectives
  3. 3. Connaissances générales processus d’innovation Contexte Mondial Approfondissement du pré-mémoire Démocratisation de l’innovation Transformation digitale
  4. 4. Nouveauté/besoin Organisations Avantages concurrentiels Gestion de l’information Expériences propres Relation entre acteurs Introduction de la problématique
  5. 5. Comment s’articule l’écosystème de l’innovation en France ?
  6. 6. Ouvrages spécialisés Actualités Relations professionnelles Influenceurs Enquête terrain Interviews Méthode : Raison des choix principaux Collecte informations, tri et choix des sources Comparaison membres OCDE et focus France
  7. 7. Méthode : Le cadre du travail  4 typologies incrémentale, radicale, rupture et globale  6 formes produit, service, procédé, marketing, modèle et sociale  3 approches Économique, sociologique et gestionnaire  des moyens et des ressources financiers et immobiliers : pôles de compétitivités, pépinières d’entreprises, incubateurs, cluster Définition de l’innovation
  8. 8. Méthode : Les grandes lignes du plan L’étude de l’innovation • R&D et financement • Brevets et productivité • Soutiens privés • Politiques publiques L’information, rôle stratégique • Innovation partagée • Etudes de cas et témoignages • Relation client • Performance gap Stratégie d’innovation • Propositions • Stratégies tactiques • Entrepreneuriat
  9. 9. Résultats : financement de l’innovation Israël – 11 mds $ Royaume-Uni – 42 mds France – 51 mds $ République de Corée – 69 mds $ Allemagne – 101 mds $ Chine – 337 mds $ USA – 454 mds $$ Chiffres clés OCDE France Allemagne Royaume-Uni Etats-Unis Israël Investissement% PIB 2010 2,17 2,71 1,67 2,74 3,94 Investissement% PIB 2015 2,23 2,87 1,7 2,78 4,25 Dépôt de brevets 2013 7 725 17 206 6 194 57 265 1 891 Capital risque 1,809 mds 2,783 mds 4,592 mds 77 mds 5,41 mds Dépenses 2015 R&D 229 licornes France 2, Israël 2 Allemagne 6 Royaume-Uni 17 USA 98 61%21% 18% Programmes d’Investissement d’Avenir 47 Mds € PIA 1 PIA 2 PIA 3 Bpi (33% subventions) + CGI (57% soutiens directs) = 6 axes stratégiques
  10. 10. 2016 5 000 startup 228 incubateurs 49 accélérateurs 297 opérations 1 milliard € levé : 25% software 21% intermédiation 98% ont des clients internationaux 15% : + de 30 salariés Résultats : l’écosystème startup De 2010 à 2015 1/3 est une Market place 10 000 startup créées Taux d’échec : 90% 51 projets vs 2 555 projets (financés)CA : ¼ à l’étranger et 40% du mobile 92% des GE = Programme de collaboration Station F Avril 2017 21 pays + gros incubateur @Home
  11. 11. Synthèse : Compréhension et déduction suite aux résultats Facteur décisif : formation
  12. 12. Conclusion : Réflexions en perspective • Dépendance financière publique vs soutien privé • Situation économique difficile = émergence d’innovations radicales • Alliance et partenariat = partage des bénéfices
  13. 13. Bilan et pespectives : Le mot de la fin Comment se construit et évolue l’écosystème de l’innovation ? Combinaison d’idées et réflexions
  14. 14. Plus d’informations ? Echangeons

Editor's Notes

  • J’ai choisi d’étudier les processus d’innovation et la gestion de l’innovation par les acteurs pour plusieurs raisons. La présentation de ma soutenance s'est faite le 23 février 2017.
  • En tant qu’individu, l’innovation fait partie du quotidien. En effet, les médias parlent des grands événements ayant pour thème l’innovation : CES de Las Vegas, Burning Man, Slush, France Digital Day ou encore depuis peu Viva Technology.
  • Les politiques aussi s’expriment sur l’enjeu du numérique et la place de la France en tant qu’acteur. Et les organisations renchérissent de méthodes et d’environnement de travail propices au développement de l’innovation. Et enfin les GAFA sont au centre de toutes les attentions avec l’intelligence artificielle et la voiture autonome.
    En 2014,  j’avais rédigé un pré-mémoire intitulé « Les grands groupes sont-ils condamnés à n’être que des assembleurs d’innovations venues d’ailleurs ? » Ce travail d’une vingtaine de pages m’avait passionné. C'est pourquoi j'ai souhaité pour la thèse professionnelle prendre un thème de recherche similaire. Mais je me suis plus concentrée sur la gestion de l’innovation globale. Mon but était d’élargir mes recherches sur le sujet et d’approfondir mes connaissances générales sur les processus d’innovation en France. C’était aussi l’occasion de voir 2 ans après l’évolution et le résultat des actions déjà mises en place.
    Les évolutions technologiques qui sont plus marquées dans le domaine du numérique ont démocratisé la notion d’innovation. Des labels comme la French Tech ou les Fintech ont révélés au grand public l’importance de l’innovation. Tout comme la success story d'entrepreneurs qui du jour au lendemain se sont retrouvés sur le devant de la scène.
    La transformation digitale des entreprises et l’évolution des modèles économiques est un sujet très actuel. Elles poussent chacun individuellement mais aussi collectivement à se dépasser.
  • Durant les 15 mois du MBA, mon projet a évolué et j’ai construit petit à petit la problématique.
    Une entreprise doit innover pour relever certains enjeux. Elle doit construire son plan de compétition économique. Cela passe par le développement de produits ou de services nouveaux. Ils doivent plaire à une clientèle et répondre ou anticiper son besoin.

    On retrouve les mêmes enjeux pour un État, une nation, une collectivité ou une région. L’innovation d’un pays passe par sa capacité à apporter à ses habitants un haut niveau de vie. Cela n’est possible que pour les pays ayant un monopole sur un produit ou sur un savoir-faire. Simplement parce qu'ils disposent de suffisamment de revenus substantiels pour être pérennes. Pour un pays, il existe aussi la notion d’enjeu militaire. Être en mesure de se défendre efficacement contre les différents ennemis, passe par un armement plus perfectionné et donc amène à innover. C’est un des leviers qui a fait d’Israël ce qu’elle est aujourd’hui, une nation startup.
    Toutes les organisations sont donc concernées par l’innovation et ont des obligations vis-à-vis de leur environnement économique. Elles doivent le connaitre, pour mieux l’appréhender et le maitriser. L’enjeu est important. Puisqu’il s’agit avant tout d’exister et de perdurer. Cela n'est possible qu'en s’assurant une rente suffisamment importante soit pour se développer, soit pour se renouveler.
    Et la meilleure façon pour y parvenir passe par une bonne gestion de l’information et de la connaissance que l’organisation a de:
    son marché
    sa concurrence
    son client
    sa cible
    son environnement…
    Cela lui permettra de se créer des avantages concurrentiels indispensables pour exercer son activité.
    La plupart de mes expériences professionnelles ont été réalisées au sein de grands groupes français. J’ai voulu dans un premier temps comprendre comment était gérée l’innovation au sein de ces grandes entreprises. Certains domaines ont été impactés par l’innovation de manière plus visible par les individus. Parce qu’elle les concernait directement comme la santé, l’automobile et la banque.
  • Ces choix m’ont entrainé sur des lectures liées à microéconomie de l’innovation et basée sur des théories d’économistes contemporains. Mais aussi sur des actualités concernant des acteurs comme les PME, les ETI, les startups  et les politiques publiques. J’ai donc revu mon plan de départ pour étudier les relations entre les protagonistes. Quel rôle l’état et les institutions jouent-ils ? Quels sont les leviers de l’innovation ? C’est ainsi que j’ai choisi de consacrer mon sujet à la relation qu’entretenaient tous les acteurs et à la manière dont ils faisaient évoluer les modèles d’innovations.
  • J’ai procédé de façon confuse au début puisque je lisais tout ce qui concernait l’innovation en France, en Israël et aux États-Unis. Les États-Unis car c’est eux dont les médias et les politiques parlent et donc la quantité d’informations ou de désinformation est extrême. Israël parce que l’on en parle pas beaucoup en France mais les États-Unis et autres acteurs mondiaux y vont chercher leurs idées, leur connaissance et leurs pépites.

    La collecte d’informations, le tri des sources et le choix de la pertinence avec mon sujet a été le plus gros du travail. C’est difficile quand on ne maitrise pas un thème de garder en tête son idée principale et de sélectionner des idées secondaires pouvant s’y rattacher. Il existe en plus beaucoup trop de rapport, d’études réalisées plus ou moins consciencieusement incluant de nombreux avis personnels et non factuels.
    J’ai commencé par lire des ouvrages de références pour comprendre qu’est-ce que l’innovation. Pour sa définition j’ai identifié 3 sources que j’ai considérées comme essentielles :
    Les travaux de Joseph Schumpeter (1883-1950) qui est un économiste autrichien qui a mené des travaux sur la théorie de l’innovation, les fluctuations économiques et la création destructrice.
    Les écrits de Peter Drucker (1909-2005), professeur et théoricien à l’origine du concept de l’esprit d’entreprise et d’innovation systémique. Il considère l’innovation et le marketing comme les fondements de toute activité lucrative.
    Les publications de l’Organisation de coopération et de Développement Économique qui rassemble 34 pays membres qui la finance et qui sert de références au statisticien.
    J’ai également suivi l’actualité via scoop.it. J’ai pu présélectionner mes sources et mes tags et centraliser les actualités et déclaration en lien avec l’innovation en France.
    Les échanges avec certaines de mes relations ont été très utiles puisqu’elles m’expliquaient de manière concrète certaines théories complexes (en rapport avec leur fonction). Comme par exemple, le financement de l’innovation, le marché du capital-risque.
    L’abonnement à des influenceurs via les réseaux professionnels me tenait informée de l’évolution d’actions en rapport avec mon sujet et de discussions entre les acteurs.
    Une enquête terrain a montré la perception que les individus avaient de l’innovation et de l’importance de sa diffusion.
    Et, j’ai interviewé 4 profils différents mais complémentaires qui pouvaient apporter de la valeur ajoutée à mon travail :
    Chargée d’intelligence compétitive en R&D au sein de l’industrie pharmaceutique
    Président d’Euro-Information, filiale technologique et informatique du groupe Crédit-Mutuel CIC, secteur bancaire
    Manager Projet de chez Invoxia, start-up qui développe des produits de hautes technologies dans le domaine de la communication et soutenu par Alexa Fund, le fond d’investissement d’Amazon
    Jeune entrepreneur français de 2 marques Foodtech, Le Vélo du soir et Klap
    Dans le discours de certains, on note toutefois un décalage entre ce qui est dit se faire, ce qui est fait et ce qui est ressenti. C’est ce que j’ai pu remarquer en réalisant les interviews.
  • Le vocabulaire de l’innovation m’a aidé à tracer les contours de mon travail et à maitriser la question générale de recherche.
    Pour commencer, j’ai dû distinguer l’innovation, de l’invention et du gadget. Ces 3 éléments ont en commun la nouveauté. L’innovation se distingue du gadget car elle s’inscrit dans notre quotidien de manière durable tandis que le gadget est utilisé de manière éphémère. L’innovation introduit le concept de réussite commerciale alors que l’invention reste au stade de prototype.
    Ensuite j’ai différencié les typologies d’innovation qui sont au nombre de 4. Plus le phénomène de rareté existe plus l’innovation à un impact sur l’environnement économique.
    L’innovation incrémentale est une amélioration de l’existant. A ce stade, tout le monde peut innover et les organisations encouragent en interne et en externe les individus. Par exemple au sein d’une entreprise, les brainstormings ou les projets d’idéation favorisent l’émergence de ce type d’innovation. L’open-innovation est la méthode la plus connue et la plus utilisée.
    L’innovation radicale, soumet un nouveau produit, service ou modèle d’affaire pour l’entreprise. Ces innovations sont de plus grande ampleurs et individualisée. Le low-cost est une innovation du modèle d’affaire qui consiste à supprimer les intermédiaires grâce à la vente directe sur internet et à casser les prix en proposant à la carte des options de services payantes. C’est ce que propose Free mobile, Ouigo ou Ryanair.
    L’innovation de rupture concerne toute l’économie et réorganise le marché. Le modèle économique, la structure industrielle et le partage de la valeur sont bouleversés. Pour illustrer, en ce moment, c’est l’intelligence artificielle.
    L’innovation globale est la combinaison entre l’innovation radicale et l’innovation de rupture. La cybermobilité en est un bon exemple.
    Ensuite, il m’a fallu bien déterminer la nature de chaque type d’innovation. Les institutions françaises ont choisi de définir officiellement les formes que pouvait prendre les innovations. Elles sont au nombre de 6 : produit, service, procédé, marketing, modèle d’affaire et sociale. Pour bien faire le distinguo entre forme d’innovation et typologies d’innovation Bpi a sorti en 2015 une grille pour visualiser rapidement pour une entreprise donnée sa typologie et sa forme d’innovation.
    Enfin, 3 approches complémentaires et substituables permettent d’étudier l’innovation :
    économique : motivations pécuniaires d’individus supposés rationnels
    sociologique : étudie la formation des préférences et des comportements des individus
    gestionnaire : étudie les conditions de succès ou d’échec d’une innovation
    Et pour terminer, j’ai identifié les moyens et les ressources disponibles pour contribuer et faciliter le développement d’une innovation.
  • Mon travail suit 3 grandes parties.
    Partie 1
    Ma 1ère partie est consacrée à l’étude de l’innovation et à son impact sur l’économie et la croissance. Avec des données issues de ces études, on est en mesure de déterminer le poids des activités d’innovation dans l’économie (française).
    Quantifier l’effort d’innovation pour un secteur, au sein d’une entreprise  ou même pour un pays s’avère parfois compliqué. Les 2 principales mesures : R&D et financement que les analyses statistiques peuvent attester. C’est la même démarche en ce qui concerne les résultats qui proviennent du nombre de brevets enregistrés et du suivi de l’évolution de la productivité.
    Le recoupage de ces données détermine les types de soutiens nécessaires pour stimuler, influencer et inciter les acteurs à innover. Ces soutiens peuvent être financiers, immobiliers ou organisationnels et sont portés par des acteurs privés ou publics.
    Les politiques publiques en France en faveur : Bpi,  la Banque publique d’investissement et le CGI, le commissariat général à l’investissement. En plus des crédits incitatifs, des subventions et des soutiens directs, des dispositifs fiscaux sont instaurés pour favoriser l’apparition et la diffusion de l’innovation.
    Partie 2
    Ma 2nd partie se concentre sur le rôle stratégique de l’information dans les processus d’innovation et intègre les notions d’approches que je vous ai énuméré. Il est primordial pour les organisations de statuer sur sa fonction pour orienter leurs décisions tactiques à court, moyen et long terme. Il est avéré que l’innovation partagée est la tendance depuis ces 15 dernières années. Cette tendance implique une maitrise des outils numériques et une révolution des pratiques managériales.
    Grâce à l’apport de témoignages, d’enquête et d’exemples concrets, j’ai pu confronter la théorie et la pratique. J’ai donc choisi de limiter mon travail à l’étude de la relation entre les acteurs au travers de 3 études de cas dans les industries pharmaceutique et automobile et le secteur bancaire. On constate que l’innovation technologique a été pendant longtemps plus valorisée que les innovations de procédés ou de services. Mais avec la mise en avant de la relation client comme levier du futur, l’équilibre revient.
    On note également que les retombées de l’innovation ne correspondent pas à son investissement initial. Cela peut être dû à une mauvaise transmission des informations entre acteurs publics et acteurs privés. Ces retombées sont  alors soumises au choix des décideurs économiques plus ou moins rationnels influencés par l’égo des individus.
    L’évaluation fait également ressortir les résultats néfastes non pas dus à l’innovation directement mais plutôt à sa gestion. Ainsi, on remarque une forte polarisation des emplois accélérée par l’hyper concentration du succès. Cela a des conséquences directes sur la croissance du PIB et sur l’emploi. Quelques indicateurs étayent cette théorie que l’on nomme communément performance gap.
    Partie 3
    Ma 3ème et dernière partie, tente de démontrer comment l’approche gestionnaire de l’innovation peut orienter les stratégies d’entreprise. J’élabore quelques recommandations d’ordre organisationnel, relationnel et fiscal. Créer de nouvelles perspectives est indispensable pour développer de nouveaux écosystèmes. L’entreprenariat est une alternative et une évolution de vie. Il apparait également que toute structure devrait avoir une stratégie d’innovation quel que soit sa taille.
  • Je vais maintenant vous présenter quelques chiffres clés  sur le coût de l’innovation avec un focus sur la R&D, l’investissement en capital risque et le financement des politiques publiques. Puis je parlerais de l’écosystème startup.

    En R&D, les 5 pays qui investissent le plus sont les États-Unis, la Chine, le Japon, l'Allemagne et la République de Corée. Mais c’est Israël qui détient le ratio investissement-PIB le plus important : 4.5%.
    En Israël, il y 7 000 startups pour 8.5 M d’habitants, c’est la plus grande concentration au monde Et sans doute, la raison pour laquelle la nation est considérée comme un laboratoire d’innovations. Les technologies israéliennes se déploient dans tous les domaines et notamment dans le secteur des hautes technologies fortement influencé par un état de guerre permanent. La nation est terre d’accueil pour de nombreux centres de R&D de grandes multinationales au 2/3 américaines.
    Globalement, l’investissement en capital-risque était très important dans les années 90. Depuis le nombre de fond s’est réduit mais leur capacité de financement a nettement augmenté grâce au rachat et fusion. En France entre 2014 et 2015, l’investissement en capital risque a doublé passant de 800 m à 1 mds 809.
    Les soutiens à l’innovation sont aussi nombreux que les objectifs. Cela a rendu la gestion des dispositifs et l’administratif s’y référant très complexe.
    L’aide publique à l’innovation est distribuée via les Programmes d’Investissement d’Avenir depuis 2010. A destination des PME et des ETI, l’objectif principal est de préparer l’industrie du futur. 2 plans ont depuis été déployés et le 3eme est effectif depuis 2017. Bpi gère les investissements à hauteur de 33% par des subventions et le CGI à hauteur de 57% par des soutiens directs. (Un schéma p22 vous permet de mieux visualiser la répartition).
  • En France l’écosystème startup est privilégié entrainant une augmentation du nombre d’entrepreneurs.
    Il est difficile de chiffrer le nombre exact de startup pour plusieurs raisons mais on peut s’appuyer sur une estimation. Entre 2010 et 2015 il se serait créé 10.000 startups en France avec un taux d’échec de 90 % dont l’application s’étale dans le temps. Il y aurait 5 000 startups en France dont 3 000 en IDF. En 5 ans, les projets financés ont augmenté de 98%, passant de 51 en 2010 à 2 555 en 2015.
    Une étude récente liée au Salon des entrepreneurs qui a eu lieu à Paris il y a peu montre que les ¾ des entrepreneurs n’ont aucune expérience entrepreneuriale. Quand on les interroge sur les raison de leur choix, 39% avouent avoir lancés leur entreprise car les emplois disponibles ne leur convenaient pas. Et lorsqu’on leur parle d’innovation, 42% affirment que le manque de fond est le plus gros obstacle.
    On constate donc un décalage entre les mesures existantes et la connaissance que les acteurs en ont. En parallèle, les pouvoirs publics et les acteurs du privé tentent de consolider cet écosystème et d’attirer les projets et startup étrangères. La Station F en est le parfait exemple. Financé conjointement par Xavier Niel et la Caisse des Dépôts, ce sera le plus gros incubateur de startups au monde. Des partenaires imminents tels que Facebook, HEC ou vente privées ont permis de séduire et d’attirer les projets du monde entier.
    L’objectif principal est d’offrir au monde une vitrine du dynamise français en matière d’innovation et de valoriser le pays.
  • Les résultats ont permis de mettre en évidence plusieurs faits.
    L’innovation est une thématique extrêmement large incluant de nombreuses théories économiques, des opinions divergentes, des déclarations plus ou moins construites. Une bonne gestion des sources est obligatoire et une élimination systématique s’impose.  La gestion du temps m’a limité dans l’exploitation des données et des informations utiles pour mon sujet. J’ai aussi rencontré des problèmes d’accès à certaines données chiffrées.
    Néanmoins, il en ressort 3 constats principaux :
    (SIMPLIFIER) Pour des raisons sociologiques liées à la nature de l’information et à la connaissance, le financement de l’innovation en France est essentiellement public. L’innovation est considérée comme porteuse d’externalités positives par les économistes car elle profite au plus grand nombre une fois connue. Cependant, la complexité du système entraîne une fragmentation et un chevauchement des mesures existantes. Une note du Conseil d’Analyse Économique va dans ce sens.
    (AMELIORER)
    (CREER) La création d’entreprise est un vecteur important de l’innovation. Elle permet de stimuler ou de renouveler le parc d’entreprises.
    (DEVELOPPER) En France, les start-up ont du mal à se développer et à passer en mode scale-up. Le développement de partenariat et d’alliance grâce à des consortiums pourrait aider.
    (RESTAURER) La ré-industrialisation de la France est l’enjeu phare des politiques publiques, Cela permettrait de doper la croissance du pays et de contrer les pays d’Asie en s’appuyant sur des savoir-faire français. Selon les données des perspectives économiques prévisionnelles de l’OCDE la croissance s’effritera d’années en années.
    La formation est le pilier commun et jouera un rôle décisif.
  • Les politiques publiques incitent à innover mais crée une dépendance financière. Elles ont toujours tendance à favoriser les innovations technologiques car il est plus facile de déterminer leur coût et leur impact sur l’économie.
    Un soutien privé sera peut-être plus exigeant vis-à-vis du projet et demandera plus de garanties mais permettra de diversifier la dépendance. Les Business Angel (BA) en France font face à des contraintes restrictives pour le financement malgré le récent compte PME Innovation présenté comme la solution pour eux.
    L’environnement économique est bousculé, la théorie de l’évolutionnisme se confirme dans une économie de la demande (ubérisation). Les organisations doivent mettre en place des stratégies claires. Mais aussi de repérer les usages émergeant tout en continuant leur activité. Par exemple, une direction de l’innovation capable d’analyser les tendances et les signaux faibles.  Créer des partenariats et des alliances et miser sur les patent pool peut être une solution pour partager les bénéfices d’une innovation. Chacun des acteurs bénéficiera des retombées économiques et des revenus liés à l’innovation.
  • Nous vivons dans un système mondial et global. Les nations, les groupements d’états sont donc des organisations. A ce stade il serait intéressant de comprendre comment se construit et évolue l’écosystème de l’innovation dans d’autre pays . Par communautés économiques par exemple : pays développés, en voie de développement, l’Union Européenne, le MERCOSUR, les BRICS...
    De nombreux ouvrages spécialisés sont consacrés à ce sujet. Une synthèse analytique et synthétique peuvent être réalisées.
    Une autre méthode de travail aurait pu être envisagée : d’abord pour mieux comprendre l’économie de l’innovation. Ensuite pour identifier les différents courants ainsi que les spécificités propres à chacun. Puis combiner les idées pour se forger une opinion impartiale non influencée par chacune des lectures.
    Le thème en lui-même est très complexe et très fourni. D’autres approches peuvent émerger.
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