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Journalistes en herbe 2012-2013 : coup de coeur du jury en secondaires
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Journalistes en herbe 2012-2013 : coup de coeur du jury en secondaires

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"La Gazette bleue", Ecole Robert Dubois (ens. type 8), 1020 Bruxelles, classe de Madame Stockman.

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  • 1. GAZETTELAReportage dans le quartierdu rond-point du Meirpartons à la découverte duquartier du rond-point du Meirà Anderlecht.Nous arrivons dans un beauquartier calme et sympathiqueoù salignent de grossesmaisons bourgeoises.Nous avons tous lhabitude depasser régulièrement dans cequartier, mais nous navionsjamais regardé ces maisonscomme aujourdhui. § p.3L’Art Déco, c’est un mouvementartistique qui est né dans lesannées 1910.Le nom Art Déco vient del’exposition internationale desarts décoratifs et industrielsmodernes qui a eu lieu à Parisen 1925.Les caractéristiques de l’ArtDéco, ce sont des formesépurées qui deviennentgéométriques.Sans chef, ce style a étécritiqué dès ses premièresannées pour sa superficialité.L’Art Déco était utilisé par desgens riches, mais par la suiteil se propagea dans l’ensembledu corps social.I FilipeART DECOReportageInterviewBaladep.1à8 p.6 p.7 p.8QUARTIER LIBRE PORTRAIT CINEMA FAITS DIVERSQ U A R T I E R L I B R EUn exempled’Art Déco dansle monde:la flèche duChryslerBuildingà New YorkM A G A Z I N E D ’ I N F O R M A T I O N D E L A P O R T E B L E U E - A V R I L 2 0 1 3Il y a des quartiers quisont calmes où il demeureune certaine sérénité.Des quartiers que lon aime,quon aime pas, des quartiersquon appréhende et ceux oùon se sent comme en famille.Il y a des quartiers quon nesupporte pas et ceux quisont agités, bruyants, saleset ceux qui sont beaux etbien entretenus, ceux où ilny a pas de plus pauvres oude plus riches que soi, ceuxdont on rêve et tous ceuxquon aimerait garder intacts.Et puis, il y a le quartierque nous avons été visiter.Ce jour-là, il faisait froid.Bien emmintouflés, envahispar le bruit des travaux, nousBenoît Coppéeun écrivainhors pairfemme, femme, femmeRichard danstous ses états
  • 2. GAZETTELAQ U A R T I E R L I B R Ep.2C’est comme dans tous lesquartiers du Centre deBruxelles, précise l’und’eux avec un fort accentbruxellois.Lors de notre balade, nous avons croisé deux promeneurs et nous ne pouvions pas mieuxtomber. Tous deux habitent depuis très longtemps dans le quartier. Ils ont accepté derépondre à nos questions tout en souhaitant garder l’anonymat. Car ils ont beaucoup dechoses à dire (et à regretter) à propos de leur quartier. Selon eux, celui-ci a beaucoup changé.Avant, on comparait la rue Wayezà la rue Neuve. Maintenant, tousles commerces tels que C… ou Y…R… sont partis. C’est comme à larue du Brabant. Il n’y a plus quedes magasins de chaussures.Je crois qu’il y en une vingtaine àla rue Wayez, tous avec le mêmepatron.• A la question de savoir s’ilexiste des aspects positifs dansleur quartier, l’atmosphère sedétend. Les deux hommes seregardent, complices. Mais trèsvite, le sentiment d’insécuritérefait surface :- Oui, il y a des voisins qui sontsympas. Mais comme le quartierchange, il y a beaucoup de gensqui partent. D’ailleurs, il y abeaucoup de maisons à vendre…Avant, j’habitais là bas près de larue d’Aumale et là, c’est encorepire qu’ici, on n’oserait mêmeplus aller jusque là…• Nous voulons savoir s’il y aparfois des fêtes de quartier, del’animation. Parce qu’il y aquand même le foot dans leParc Astrid, dit l’un d’entre nous.- Il n’y a pas vraimentd’animation, précise le vieilhomme. Les animations, c’estplutôt sur la place de la Vaillancemême ou dans le parc Astrid,quand il y a la journée sansvoiture.• Amusé, l’autre poursuit :- Le foot, ça ne crée pas deproblèmes dans le quartiersauf que les gens ne sont pascontents de perdre leur place deparking mais bon, on ne peut pasrâler tout le temps… Et puis moi,je suis supporter d’Anderlecht !• L’homme à l’accent bruxelloissecoue la tête :- Les matches, ça fait quandmême beaucoup de nuisance etde vandalisme. A 4 heures dumatin, y en a qui sont plus trèsfrais… Ceux qui habitent toutprès du stade sont réticents. Despétitions circulent, on a vouluajouter 5000 places au stade.• Lorsque nous leur demandonss’ils sortent volontiers de chezeux pour se promener dans lebel espace vert qu’est le parcAstrid, le vieil homme nous laisseà peine terminer notre phrase :- Moi, ça ne me dérange pas dutout ! clame-t-il avec assurance.- Avec ses chiens, ça ne peutmal! précise l’autre en riant.- Avec ou sans mes chiens, jesors sans problème, je n’aijamais hésité ! précise-t-il.- Moi non plus, ça ne medérange pas de sortir, j’ai pluspeur pour ma fille qui a 16 ans…• Manifestement, la peur n’a pasréussi à paralyser les deuxhommes. L’homme à l’accentbruxellois continue à sepromener tous les jours, ycompris le soir et la nuit.- Avec ses chiens, y a pas desouci, personne ne va jamaisl’approcher ! précise l’autrepromeneur, avec un grandsourire. C’est un berger malinois,comme ceux de la police.• Cet homme, lui aussi profitedes espaces verts, maisseulement en journée. Il y faitdu jogging et du vélo. Ilreconnaît que la proximité duparc est un atout. Quand nousvoulons savoir ce qu’ilsconsidèrent exactement commeleur quartier, nous comprenonsqu’aucun d’entre eux nes’aventure très loin. Le périmètredu quartier reste étroit, ilcomprend quelques rues.- Moi, ce que je considèrecomme mon quartier ? C’est larue Wayez jusqu’au staded’Anderlecht, ça c’est monquartier !• Et pour finir, nous voulonssavoir ce qu’ils préfèrent dansleur quartier.- Le stade ! s’exclame notresupporter d’Anderlecht.- Pour moi, dit l’autre, c’est lesvoisins qu’on connaît depuislongtemps. Je suis le plus vieuxdu quartier. Si quelqu’un abesoin d’aide, je l’aide. Quandles gens partent en vacances, j’ailes clefs. Je prends le courrier, jeregarde si tout va bien.• Nous partons, soulagés d’avoirsenti l’enthousiasme de ce vieuxmonsieur. Plus loin, alléchés parune vitrine appétissante, nousentrons dans le commerce deRosa situé en face du métroSaint-Guidon. Rosa n’habitepas à Anderlecht, elle y tientce magasin depuis 20 ans. Siautrefois elle vivait à Anderlecht,elle a quitté le quartier voilà7 ans.- Le quartier est agité, dit-elle.Les commerçants de la rue Saint-Guidon ferment leurs portes à 17heures parce qu’ils paniquent.InterviewdanslequartierdelaPlacedelaVaillanceàAnderlechtMoi personnellement, je n’aijamais eu de soucis mais desfois, tu vois de ces bandes, ilsessayent… Je n’aime plus cequartier.• Pour Rosa, tout a changé.- Faut retourner 20 ans enarrière, c’était bien plus calme,pas comme aujourd’hui, ça n’aplus rien à voir. Même les écolessont différentes. Les gens sontdifférents. Les commerçants sontbeaucoup plus nombreux, mis lesuns à côté des autres.• Rosa ne parvient pas à dire cequ’elle aime encore dans cequartier. C’est alors que nouslui disons avoir rencontré deuxpromeneurs qui soulignentl’entraide entre voisins. Rosas’agite :- Convivial ? Hou lala, ça vous dità peine bonjour, ça ne vousregarde même pas…• A la question de savoir s’il existeune certaine solidarité entre lescommerçants, Rosa dit que ceux-cichangent trop souvent.- Avant, je connaissais Francisde la boulangerie. Aujourd’hui, ily a juste la femme de la crèmerie,qui est là depuis longtemps. Elle,Anne de la boucherie et moi onest des… intruses. Les autres, jene connais plus rien. Le quartier,c’est un peu heu…Si c’était à refaire, Rosa nes’installerait plus dans cequartier. Toute souriante, ellenous dit au revoir et accepteque nous la prenions en photo.- Si dans la journée, ça varelativement bien, le soir ou lanuit, c’est autre chose, c’estagité. Et c’est de pire en pire. Il ya beaucoup de vandalisme, desgens qui se font agresser. Aprèsune certaine heure, on ne voitplus personne dans la rue, on nese balade plus la nuit…• L’autre promeneur, un hommeplus jeune, renchérit en souriant:- Moi, j’habite près du ParcAstrid et là, il y a tout. Si vousavez besoin de quelque chose,vous allez dans le parc !Lorsque nous leur demandonss’ils aiment néanmoins leurquartier, tous deux acquiescent.- Oui oui, dit le dernier en riant,ça fait 25 ans que je vis ici, alorsoui bien sûr, j’aime monquartier… Peut-être qu’avec lapension, quand je ne devrai plustravailler, j’irai vivre plus loinqu’Anderlecht parce que j’en aiun peu marre de cet endroit.• L’homme à l’accent bruxelloisprécise qu’il est né dans cequartier, qu’il y vit depuis 45ans. Pour lui, le quartier estaussi beaucoup moins tranquillequ’avant, il y a beaucoup plusd’insécurité. Lorsque nous luidemandons si d’autres chosesont changé en dehors del’insécurité, l’autre hommeéclate de rire :- Euh oui, le bourgmestre ! Maison ne va pas parler politiquesinon on en a pour deux heures…Oui, les choses ont changé.Merci Rosa. Merci à notresupporter d’Anderlecht et mercià notre vieux monsieur qui veilletrès gentiment sur le quartier.I Morgan, Soumaya, Filipe, Lidia,Cristian,Anissa,Dorian,etKristianDessin de MorganDessin de Morgan
  • 3. GAZETTELAQ U A R T I E R L I B R E p.3Dessin de MorganLe marchéd’AnderlechtD’où vient- il ?Son origine remonte avant la créationde la Belgique. Au XIX s, les habitantsde la commune avaient l’habituded’aller à la Grand Place pour y vendreleurs biens. Vu la distance qu’ilsdevaient à chaque fois parcourir, ilsdemandèrent l’aval de Guillaumed’Orange pour organiser un marchéannuel sur le territoire d’Anderlecht.Quand ? Où ?Le marché est né en 1825, et sedéroule le mardi qui suit le dimancheaprès la date de la mort de Saint-Guidon. Il se déroule bien évidement àAnderlecht vers l’église de Saint-Guidon. Ilcommencetôt le matinà 9h et durejusqu’ausoir. On ytrouve pasmoins de600 emplacements qui envahissent lecentre de la commune, et s’étendentsur 4,5km.Comment la journée se déroule ?Les deux activités principales sont lesconcours etla kermessequi sedéroule unpeu partoutdans lemarché.Il ya desconcours de chevaux, volailles, chiens,et aussi un concours d’horticulturequi commence lundi à 10 h et finitseulement le mardi soir. On y vend desfleurs et des plantes durant ces deuxjours.Le marché annuel est devenul’événement festif d’Anderlecht.I LolaC’est le jour du marché annueld’Anderlecht, ensemble on a vu deschevaux, des vendeurs de parfums etde vêtements, et une petite voiture.Forget your scooter !Monsieur, madamegrâce à la petitevoiture on estprotégé de la pluie,de la neige, et dufroid. Avec cettepetite voiture, onrisque moins detomber.Mais un motard intervient : “La motoc’est moins cher, on prend l’air et onroule plus vite et en plus dans la petitevoiture on risque de vomir !”I LidiaLa rue est couverte de sable et de foin.Un chevalrobuste etmusclé,accompagnéde sonmaître,défilaitdevant lepublic.Une odeur désagréable envahissaittoute la rue.I SoumayaQuartier en fête(suite)§ A notre grand étonnement,on découvre des façades ArtDéco (à ne pas confondre avecArt Nouveau).Au fil de notre balade, nousrepérons lArt Déco avec sesformes géométriquesun magnifique pélican,des hiboux et aussi un escaliercoulantDessin de Kristian.On découvre même une maisonqui date davant la premièregeurre mondiale. Sa façade estrecouverte de briquesvernissées jaunâtres qui onttraversé le temps de manièreremarquable.et ses petites particularitésqui nous ont enchantés:les volutes, un bas-reliefreprésentant une femmeportant le feu,un visage grimaçant,et pour finir une petite boîtemystérieuse. Cette boîte, vousne devinerez jamais à quoi elleservait... Elle servait jadis à ydéposer le lait!Reportage dans le quartierdu rond-point du MeirVoilà donc un quartier méconnu,mais riche en surprises. Durantcette balade, les rencontresfurent elles aussi étonnantes.I Morgan, Filipe, Kristian
  • 4. GAZETTELAQ U A R T I E R L I B R Ep.4PATRICKen balade
  • 5. GAZETTELAQ U A R T I E R L I B R E p.5I Photos : Morgan, Soumaya, Filipe, Cristian et Lidia • Script et montage : Anissa, Dorian, Kristian et Lidia
  • 6. GAZETTELAP O R T R A I Tp.6Extrait du texte deBenoît Coppée:«Les blessures inutiles»Parce que les limites réveillenttoujours quelque chose - maisquoi ? - : uneporte. Il y a tou-jours une porte,oui. Il y a tou-jours une porte,redit Lionel,l’homme auxtrois colèresdans chacun deses poings.Mais cette porteest toujours uneporte fermée.Là, dans la prison, il n’y a pas depoignée. Justedes rivets. Untout petit hu-blot. Cette porteest une sen-tence.Cette porte,mille personnesen détiennent laclé. Peut-êtredix mille. Peut-être cent millepersonnes. Des millions de mainspossèdent la cléde cette porte,mais face à elle,du côté où il n’ya pas de ser-rure, on est tel-lement seul.B comme BruxellesNé à Etterbeek le 22 avril 1964, il fait ses études à lécole Saint-Julien dAuderghem et seshumanités au collège Saint-Hubert de Watermael-Boitsfort.De 1982 à 1995, il travaille comme infirmier. Durant ses études dinfirmier, il rencontra sa femme:«Je suis rentré dans lauditoire, il ny avait que des filles et là parmi tous ces regards, j’ai eu uncoup de foudre qui dure toujours».Il vit toujours à Bruxelles et donc il nous semble quil naime pas beaucoup voyager !E comme écritureTrès jeune, il se met à écrire, une facon pour lui de sortir ses émotions. «Au début, jécrivais dansun cahier et je gardais tout pour moi». Pour écrire ses chansons et ses textes, il essaie de sortir sesémotions, ses sentiments. Cela le soulage. «Quand il y a trop démotions à lintérieur de moi, çamencombre».Dans tous ses textes, chacun des personnages est une partie de lui. Il est un peu tous ses personnages.Ncomme NikitaIl aborde toutes les formes décriture : récit, conte, comptine, chanson, pièce de théatre, roman,poésie , scénario.Nikita, une série dalbums pour tout le monde autour duquel chacun peut réfléchir.Son livre «Secrets à dire» est traduit en 12 langues et dépasse le million dexemplaires.Ocomme oserEn 1996, Benoît décide de vivre de sa plume.Le désir de devenir écrivain était intense. Comme pour lui parler était difficile, alors il écrivait.A 17, 18 ans, il ose partager ses textes, ses chansons. Son audace a porté ses fruits.I comme invitéA trois reprises, Benoît a été notre invité.Il a eu la gentillesse et louverture desprit de répondre à nos questions parfois personnelles.Nous avons en effet lu des textes de Benoît Coppée à partir desquels nous lui avons posé desquestions. La chanson «Mais quest-ce que tétais belle» nous a fait penser quil parlait de sa maman.«Non, ma maman nest pas décédée, elle vit avec mon papa dans les Ardennes. Elle a 75 ans.Elle était belle quand elle était jeune; jétais très amoureux delle quand javais 4 - 5 ans».A partir de sa nouvelle «Les Stabilos de Luz», Benoît Coppée nous dit :«Jaime beaucoup la solitude, être seul. Petit, javais limpression de ne pas avoir beaucoup de contactsavec mes parents». Pour lui, la solitude est nécessaire à la créativité, cest aussi un refuge, une protection.T comme tendresseIl y a beaucoup de tendresse dans les écrits de Benoît Coppée.«Une des plus fortes images que jai, cest celle de ma femme tenant dans ses bras notre4èmeenfant. La tendresse, cest créer un climat qui protège, qui entoure, jen ai besoin».I Cristian, KhalidPortraitchinoisSi Benoît Coppée était...• un animal, il serait un lion• un parfum, une odeur sucrée devanille• un vêtement, un chapeau de zorro• un tissu, lin souple et léger• un bijou, un collier dor beau etjeune• un chanteur, Michaël Jackson cestaussi un artiste• un aliment, un gâteau aux fraisesavec de la mousse cest bon cestfrais• une couleur, bleu cest une couleurde garçon• un lieu, Paris pour lanimation• un moyen de transport, train onpeut aller où on veutI LidiaBenoît Coppéeun écrivainhors pairAprès une interview réaliséepar Mamadou, Erhan, Lidia,Soumaya, Luis et Cristian,voici un “acrostiche”concernant l’écrivainDessin de LidiaDessin de CristianDessin de LuisDessin de Luis
  • 7. GAZETTELAC I N E M A p.7L’éducation“la source des femmes”L’éducation, c’est la nouveautédes idées, la liberté, l’appren-tissage, l’instruction et l’ou-verture d’esprit.Cette petite fille voulait aller àl’école, pour apprendre pleinde nouveaux mots, pour avoirplein d’idées, pour pouvoir vivre,imaginer des histoires, les écrire,ne plus rester enfermée dans sapauvre vie.Elle voulait être libre, pouvoir ap-prendre en liberté et pouvoirs’instruire en liberté.La liberté d’apprendre, la li-berté d’aller où elle veut, quepersonne ne l’empêche de fairece qu’elle désire, partir à l’aven-ture et voyager où elle veut.La liberté, c’est pouvoir expri-mer ses idées, s’habiller commeon a envie, vivre comme on aenvie.Et cette petite fille, elle, voulaitcette liberté.I NouhailaLes caractéristiques deSchéhérazadeElle est intelligente, belle, ver-tueuse, instruite (elle a étudié lamédecine, la philosophie, lapoésie) et elle lit beaucoup.Elle est courageuse, elle a del’empathie par rapport à sonpeuple. Elle est révoltée contrel’injustice, le sultan et l’autori-tarisme incarné par ce dernier.Mais elle est respectueuse desrègles en général et de la tradi-tion. Elle a un idéal de la justiceet de ce qui est juste.I CristianConte oriental, à limage des Contes des Mille et Une nuits,mais ancré dans la réalité, la Source desFemmes, puise son inspiration de deuxsources: un fait divers lu dans unjournal turc et la pièce dAristophane,Lysistrata.Leila, tout comme Schéhérazade, sedistingue des autres femmes par sonéducation. Elle fait preuve du mêmehéroïsme que la fille du Vizir. Leursacrifice vise le bien public à travers laprotection des femmes: Schéréhazadeveut protéger les mères et les filles dela barbarie du Sultan et Leila veutprotéger les femmes du sort inique queles hommes leur réservent.Leila apparaît comme le double de Lysistrata. Elles soccu-pent toutes les deux des affaires de lacité. La détermination et le courage deleila évoquent ceux de Lysistrata.Le film sattarde sur la dureté destâches quotidiennes auxquelles sont as-treintes les femmes (tissage des tapis,transport de leau...) dun petit villageenclavé dans le monde moderne. Leilapropose aux femmes de faire la grèvede lamour tant que les hommes nap-porteront pas leau au village. Si lesfemmes se décident de se refuser à leurmari cest que lamour est tari et que cetarissement- comme celui des champs-menace la vie elle-même.Petit conte inspiré par le film “La Source des Femmes”C’est l’histoire d’une petite fillequi avant sa naissance étaitdéjà mariée. Mon histoire sepasse en Inde. Un des pays aumonde où l’on marie les fillestrès jeunes sans même leurdemander leur avis.Rares étaient les filles qui semariaient de leur plein gré.Dans un petit village un coupleeut un enfant, mais cette enfanta une histoire peu communepour nous Européens !Lorsque cette enfant fut âgée detrois mois, un homme est venudemander sa main. Mais quandje dis trois mois,cest trois moisde grossesse…La coutume aurait voulu qu’ellesoit ainsi dévolue à cet homme.Les parents souhaitaientardemment que leur petite fillebénéficie d’un avenir fait deliberté et de bonheur. Mais rienn’était simple.Pas simple car l’homme eut desrapports avec cette petite fille,dès l’âge de 12 ans. Je medemande comment c’est possiblelorsqu’on a une vingtained’années de différence. A cet âge,elle n’a pas pu se révolter, ni enparler à ses parents.Bien souvent elle se disait qu’ellen’avait pas de parents.En y repensant un peu, on sedemande quels parentspourraient vendre leur fille.Cet homme âgé et violent croyaits’approprier cette belle jeune fillepour toute sa vie, mais unévènement fit tout changer.Un jour qu’elle était en train defaire à manger avec sa mamandans la cuisine, elle vit les yeuxhumides de celle-ci. Intriguée,elle lui demanda pourquoi cettepeine.- Je te sens triste, lui dit sa mère.Et c’est alors que la jeune fillerépondit :- Mère, pourquoi m’avoir mariéeavant ma naissance- Pour assurer ton avenir, machérie.- Mère, si un homme touche unejeune fille, que doit faire cettejeune fille?- Elle doit en parler à ses parentspour qu’ils portent plainteensemble.- Mère, c’est ce qui m’arrive...La mère ne put retenir seslarmes.Le soir même, elle en parla àson mari et le lendemain ilspartirent au poste de police.Cette affaire finit au tribunal.Un mois plus tard, la petitefille passa sur toutes leschaînes d’information et elleservit d’exemple aux autresfilles.La morale de cette histoire estqu’aucune personne ne peutvous obliger à faire quelquechose...I KhalidSchéhérazade...Elle est l’énergie qui fait avancer le temps. C’est une femme vertueuse, intelligente,instruite et belle. Elle a fait des études de médecine à Bagdad auprès de son père quiestministre.Elleestprochedeluietilsparlentbeaucoupensemble.Sonpèrelametaucourant de toutes les difficultés du peuple. Il est ministre, mais n’a pas beaucoup depouvoir,car le sultan décide de tout. Actuellement, son pèreest en difficulté parce qu’ilvoit le sultan tuer ses femmes. Ce sultan a été trahipar sa femme bien aimée et depuis lors, pour sevenger, il se marie et après une nuit d’amour, iltue sa nouvelle femme. Il raconte ce problèmeàsafilleetSchéhérazadeestrévoltéedecettesituation. Shéhérazade se marie avec lesultan et lui raconte des histoires sansfinpourfuirlamort.I Nouhaila.
  • 8. F A I T S D I V E R SQ U A R T I E R L I B R Ep.8MOI,etmonquartierJ’habite rue Blaes dans le quartier desMarolles.Tout près, il y a une piscine près de laplace du Jeu de Balle.A quelques pas il y a l’école maternelleDachsbeek; plus loin en continuant toutdroit, il y a un bowling.C’est un quartier assez tranquille, je m’ysens bien. Enfin du moins pour la partiequi se trouve près de la Chapelle.Par contre, quand je me rends chez lecoiffeur près de la Porte de Hal, j’ai unpeu peur. Il y a souvent des bandes dejeunes qui traînent à cette heure-là.De plus dans ce quartier, je nerencontre pas souvent les mêmesgens car il y a beaucoup detouristes qui viennent levisiter et il y a aussil’hôpital Saint-Pierreoù se rendent denombreusespersonnes.I CristianA Molenbeek, tout le monde se connaîtc’est un quartier ou règne la solidarité.Où on ne parle plus de voisins mais decousins, de frères, en gros d’une grandefamille.C’est là où tout le monde est au mêmeniveau, on ne parle jamais d’infériorité !Mon quartier, c’est une grande famille !Mon quartier c’est pas un quartier, c’estun foyer.I BouchraI MayckiJe suis sortie du centre, je suis allée vers lerond-point et après vers le parc. Je me suispromenée et il neigeait.Puis je suis retournée au centre.Pendant que je me promenais, j’ai vu un tram etun bus, je n’ai croisé personne. C’est unquartier calme. J’ai aimé cette balade.I SoumayaVoleur voléCe vendredi, Richard un jeunehomme de vingt ans, a commisun braquage dans unebijouterie du centre ville. Il araflé des diamants et desmontres Rolex.Une fois rentré chez lui, il al’idée de cacher son butin dansun sac poubelle, sûr quepersonne ne le trouvera.Le lendemain matin, en allantrendre visite à son cousin, il serappelle que la femme deménage doit passer ce jour-là.Pris d’inquiétude, il retournechez lui en courant.Essoufflé, il se précipite àl’endroit où il avait mis leprécieux sac poubelle…Et il s’effondre, victime d’unmalaise lorsque la femme deménage lui dit que le camionpoubelle est déjà passé.Dans l’ambulance, il crie “Oùest mon sac poubelle ? Où estmon sac poubelle ?...”Et on l’emmène à l’hôpitalpsychiatrique.I KhalidEcrasé par savoitureRichard, un homme de 33 ansrentrait chez lui vers 22 heureshier soir.On est en février et il neige. Ilse trouvait à Chickenstreet, àBruxelles dans la communed’Anderlecht.Il était tombé en panned’essence et poussait savoiture le long de la route.A un moment donné, la routeétait bordée d’un talus etla voiture s’y engagea etprit de la vitesse.Paniqué, Richard courtvers l’avant de savoiture et essaie de laretenir.La voiture l’emporteet il finit écraséau bas du talus contre unarbre.I CristianLa bonnedécédée dans lapiscineLa bonne de Monsieur Richardest décédée le vendredi 1février dans une villa situéedans le quartier Saint -Guidon.Elle a été poussée par unenfant de 3 ans dans la piscinede la villa ; Il voulait jouer.Personne n’a pu sauver cettebonne, car seulement deuxenfants de 5 ans et de 3 ansétaient présents.Richard est dans tous ses états.I Nouhaila