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RÉUSSIR ENSEMBLE
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Le rôle des environnements sociau...
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Étude de la persévérance aux études collégiales :
la dimension sociorelationnelle.

Quelques connaissances emp...
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Quelques faits documentés
• Plus de 4 abandons scolaires sur 10 relèvent de dimensions relatives à la
qualité ...
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Famille, réseau et persévérance au collégial

Une recherche longitudinale traitant
de l’interdépendance des pa...
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Objectifs
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Dans le but de contribuer à une meilleure compréhension des effets de
l’environnement scolaire et...
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Démarche de recherche
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Cohorte 1
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Résultats: un réseau social en changement
• Renouvellement du 1/4 du réseau à chaque
7 mois.

• Additions de 8...
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Soutien aux études
Famille

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Encouragement

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Le rôle des relations sociales
Acteurs de SOUTIEN

Acteurs de MOBILISATION

 Toujours présents, peu importe l...
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De la notion de risque
à celle de probabilité de parcours
Situation à l’hiver 2006
Persévère avec ou sans
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Les improbables interruptions
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Une sociabilité plus homogène, fermée et moins scolarisée
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Véronique – V1

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Ben, j’ai fait le ménage. […] Ça fait du bien. Je suis contente parce qu’il y ...
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Comme là, j’ai bientôt fini mon DEC, et [ma mère] me dit, elle dit à tout le
monde «Ah, c’est ...
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Reconnaître son rôle d’influence
et celui des différentes
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 Les relations sociales des jeunes sont multiples, variées et changeantes
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  1. 1. 09/01/2012 RÉUSSIR ENSEMBLE Environnement social - Réseaux sociaux - Relations sociales Le rôle des environnements sociaux, des réseaux sociaux et des relations sociales sur la persévérance aux études des collégiens. • Louis Cournoyer, Université du Québec à Montréal • Sylvain Bourdon, Université de Sherbrooke • Johanne Charbonneau, Institut national de recherche scientifique • Lynne Lapostolle, Cégep du Vieux-Montréal • Thérèse Létourneau, Cégep de Sherbrooke Cégep Gérald-Godin 11 janvier 2012 Plan de présentation 1. La dimension socio relationnelle: quelques connaissances empiriques. 2. Famille, réseau et persévérance au collégial : une recherche longitudinale traitant de l’interdépendance des parcours individuels, scolaires et sociaux. 3. Les parcours scolaires improbables : la notion de « risque » ne se joue pas uniquement par les résultats scolaires antérieurs ! 4. La transformation d’un réseau : une étude de cas. 5. Reconnaître son rôle d’influence et celui des différentes relations sociales des jeunes 1
  2. 2. 09/01/2012 Étude de la persévérance aux études collégiales : la dimension sociorelationnelle. Quelques connaissances empiriques L’expérience de l’entrée dans l’âge adulte L’expérience du collégial Performance L’expérience « relationnelle » à l’entrée dans l’âge adulte Des relations … plus nombreuses ! Des relations … plus diversifiées ! Appartenance Sens Des relations … plus changeantes ! 2
  3. 3. 09/01/2012 Quelques faits documentés • Plus de 4 abandons scolaires sur 10 relèvent de dimensions relatives à la qualité du soutien social et scolaire : problèmes personnels ou familiaux; problèmes financiers, difficultés relatives à l’encadrement, par exemple un manque de soutien de la part de membres du personnel scolaire (MELS, 2004). • Facteurs d’influence sur la persévérance aux études collégiales : l’expérience en cours ; les antécédents scolaires ; les facteurs extrascolaires dont les héritages culturels (ex. : intériorisation de valeurs) ; la qualité du soutien familial relativement aux problèmes vécus dans la sphère familiale ou encore des encouragements reçus ; les conditions de vie, dont les activités scolaires ; l’effet du genre, notamment de la manière d’anticiper le futur et de porter des actions conséquentes au présent ; le poids des projets (Doray, Langlois et al. 2009). • Les nouvelles générations : habituées à une plus grande proximité avec le monde adulte; habitude de discuter davantage avec les adultes de la famille et les amis; possiblement plus à l’aise à discuter et à argumenter avec leurs enseignants (Gauthier, 2009). Ma et Frempong (2008). Raisons de l’inachèvement des études postsecondaires et profil des décrocheurs des études postsecondaires.  Effet d’un réseau de soutien sur l’intégration et le maintien aux études postsecondaires : corrélation négative (0,79) entre l’abandon des études et la présence de personnes sur le campus avec qui pouvoir parler de problèmes d’ordre personnels.  Effet de l’implication sociale sur la persévérance aux études post secondaires: participation à un service d’écoute et de référence aux pairs (1,59 fois plus); activités bénévoles sur le campus (1,43 fois plus).  Effets d’une absence de personnes sur le campus à qui parler de ses problèmes personnels (2,22 fois plus susceptibles d’abandon).  La grandeur du réseau social n’est pas liée à la réussite, car les interactions sociales n’y sont pas nécessairement sources de soutien (Larose et Roy, 2000). 3
  4. 4. 09/01/2012 Famille, réseau et persévérance au collégial Une recherche longitudinale traitant de l’interdépendance des parcours individuels, scolaires et sociaux Famille, réseaux et persévérance au collégial • Financement: Fonds québécois de recherche sur la société et la culture (FQRSC) et par le Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport du Québec (MELS) dans le cadre du programme d’Action concertée Persévérance et réussite scolaire. • Direction: Sylvain Bourdon, professeur titulaire à l’Université de Sherbrooke, et par Johanne Charbonneau, professeure et directrice de l’Institut national de recherche scientifique (INRS) – Urbanisation, culture et société. • Une stratégie de transfert de connaissances • Table de décision (CSH + CVM) • Projet Transcib 4
  5. 5. 09/01/2012 Objectifs • Dans le but de contribuer à une meilleure compréhension des effets de l’environnement scolaire et familial sur la persévérance. 1. Décrire la dynamique des parcours et des réseaux et en détailler les variations selon le genre et le contexte du programme collégial technique; 2. Comprendre l’articulation entre ces dynamiques et le sens qui est conféré par les jeunes à leurs décisions d’orientation, de poursuite ou d’interruption d’études; 3. Stimuler le transfert des résultats et leur appropriation par le milieu collégial pour améliorer les pratiques de soutien à la réussite des élèves La démarche d’enquête Étude longitudinale • Trois cegeps 148 jeunes en deux cohortes (2004-2009 et 2007-2009) • • • Lionel-Groulx (vague 1) Sherbrooke (vague 1 et 2) Vieux Montréal (vague 1 et 2) Trois rencontres • Instruments : 1) calendriers de vie; 2) générateur de réseau social; 3) entrevues semi-dirigées (durée moyenne : 2 heures) • Thèmes : qualité des relations avec les parents, des relations amicales et des relations amoureuses; l’expérience personnelle et scolaire des études collégiales; la construction de choix et de projets d’avenir; la vie résidentielle, le travail étudiant, la gestion des revenus et dépenses; les transformations au sein du réseau social. 5
  6. 6. 09/01/2012 Démarche de recherche • Cohorte 1 Vague 1 Vague 2 Vague 3 Vague 4 Vague 5 Vague 6 A04 H05 A05 H07 H08 H09 C. Lionel-Groulx 35 33 32 - - - C. de Sherbrooke 30 28 27 19 14 10 C. du Vieux-Montréal 31 25 25 17 13 8 Total 96 86 84 36 27 18 Démarche de recherche • Cohorte 2 Vague 1 A09 Jeunes femmes 13 7 14 8 Jeunes femmes 11 8 Jeunes hommes Total A08 Jeunes hommes Vieux-Montréal Vague 3 A07 Sherbrooke Vague 2 14 10 52 33 Infos V3 à venir – en cours 6
  7. 7. 09/01/2012 Résultats: un réseau social en changement • Renouvellement du 1/4 du réseau à chaque 7 mois. • Additions de 8 et soustractions de 7 membres en moyenne – ajout moyen de 2 membres en 18 mois Vague 1 Liens famille et hors-famille Famille Hors-famille hétérophilie et intimité relations très nombreuses et homophiles • 20% des réseaux • 80% des réseaux • Très stable • Renouvellement intense (~¼ du réseau entre chaque vague) • 55% ont 25 ans et + • 90% ont 15-24 ans • 55% en emploi • • 82% aux études à plein temps 65% aux études collégiales • 27% intimes (54% famille proche) • 17% d’intimes • • 79/96 jeunes ont au moins un parent dans réseau 60/96 jeunes ont relation intime avec au moins 1 parent, surtout la mère Vague 1 7
  8. 8. 09/01/2012 Soutien aux études Famille Ensemble N N N Encouragement 74 49 80 Parler, discuter 66 65 78 Conseil 66 49 75 Rétroaction 37 30 44 Confiance 32 7 33 Famille Hors famille Ensemble N Soutien affectif ou aide à la décision Hors famille N N Vague 1 Soutien aux études Soutien matériel et financier Matériel fourniture 67 1 67 Matériel transport 61 14 64 Financier 62 1 63 Soutien instrumental Aide directe 67 62 83 Soutien informationnel Information 32 52 59 Entraide Entraide 11 24 31 Vague 1 8
  9. 9. 09/01/2012 Le rôle des relations sociales Acteurs de SOUTIEN Acteurs de MOBILISATION  Toujours présents, peu importe la situation.  Accessible au besoin, fiable, rapide.  Aide, soutien, encouragements, reflets et appui sans jugement.  Relations normées; convergence des ressources et des informations. • D’abord sollicités, lorsque les liens forts ne suffisent plus. • Décisions, organisation, démarches. • Conseils, information, éclairage et stimulation de l’action. • Nouvelles perspectives, confrontation, stimulation, officialisation. Liens forts Liens faibles Proximité …………………… Crédibilité ………….............. Instrumentalité Famille proche Amis intimes Relations amoureuses Famille élargie Connaissances Personnel professionnel Les parcours scolaires improbables La notion de « risque » ne se joue pas uniquement par les résultats scolaires antérieurs ! Vague 1 9
  10. 10. 09/01/2012 De la notion de risque à celle de probabilité de parcours Situation à l’hiver 2006 Persévère avec ou sans changement de programme Faible 0-72 Moyenne générale au secondaire Interruption du collégial IP Improbable persévérant (N=17) PP Parcours probable (N=13) Moyen et fort 73 et + PP Parcours probable (N=57) II Improbable interruption (N=9) Les improbables persévérants (17/84) Une sociabilité plus diversifiée, ouverte et propice à la confidence • Ils comptent dans leurs réseaux beaucoup plus de membres ayant une scolarité post secondaire que les jeunes des deux autres groupes. • Ils ont aussi des proportions plus importantes de relations rencontrées au travail et dans des activités sportives, un indice d’une meilleure intégration sociale. • Avec leurs relations intimes, ils s’adonnent nettement moins fréquemment à des activités en lien avec l’informatique ou à Internet et fréquentent un peu moins les cafés et de restaurants. À l’inverse, ils ont davantage d’amis intimes avec lesquels ils fréquentent les bars et les discothèques. • La proportion d’amis intimes à qui ils peuvent se confier est deux fois plus élevée que chez les jeunes au parcours probable et trois fois plus que chez ceux au parcours improbable interruption. 10
  11. 11. 09/01/2012 Les improbables interruptions (9/84) Une sociabilité plus homogène, fermée et moins scolarisée • Ils ont, en dehors de leur famille, un réseau actif qui compte davantage de jeunes du même âge qu’eux et de relations rencontrées par l’intermédiaire d’une troisième personne ou dans le voisinage, une sociabilité davantage axée sur la proximité. • Leur réseau compte aussi beaucoup moins de personnes qui ont une scolarité post secondaire. • Ils s’adonnent à des activités liées à l’informatique et à l’Internet avec davantage de leurs amis intimes que les jeunes des deux autres groupes. • Ils sont aussi beaucoup plus attachés à leurs intimes que les jeunes des deux autres groupes: attachement plus souvent fondé sur le fait d’avoir des amis en commun que chez les deux autres groupes. • Ils ont aussi presque trois fois moins d’amis intimes à qui ils peuvent se confier que les jeunes improbables persévérants : cette moindre proportion de présence d’amis à qui se confier, l’attachement plus fort à un environnement social moins scolarisé pourrait avoir un lien avec leur rupture de parcours. La transformation d’un réseau Une étude de cas 11
  12. 12. 09/01/2012 Véronique – V1 Véronique – V2 Ben, j’ai fait le ménage. […] Ça fait du bien. Je suis contente parce qu’il y a moins de monde avec qui je partage des choses. Ça faisait beaucoup de monde à gérer toute seule. Je suis contente parce que ça je me rendais compte que des fois je me sentais comme entourée de trop de monde pour ce que je pouvais donner. Là, ça fait que j’ai moins de personnes… 12
  13. 13. 09/01/2012 Véronique – V2 Comme là, j’ai bientôt fini mon DEC, et [ma mère] me dit, elle dit à tout le monde «Ah, c’est grâce à moi» et tout ça. Mais c’est pas grâce à elle. Elle ne m’a jamais encouragée, mais on dirait qu’elle se donne tout le crédit une fois que c’est fait. Elle ne croit pas en moi, que je peux le faire, mais quand je l’ai fait elle a plus le choix de se dire «Ah bien c’est vrai, t’es capable». C’est vraiment toujours ça avec ma mère. Véronique – V1 13
  14. 14. 09/01/2012 Véronique – V2 Véronique – V3 Bien j’ai des amis qui sont rendus à l’université aussi, et je pense que ça me motive à y aller un peu de retrouver ce monde-là, parce que je suis quand même bien avec eux. Si je pouvais, je ferais des études jusqu’à fin de ma vie. Mais je pense que c’est vraiment parce que je ne veux pas reproduire ce que mes parents ont fait. Mon père moins, mais ma mère a un Secondaire V, et elle en arrache dans la vie, pas à peu près là. Et j’ai pas envie de reproduire ça. C’est vraiment ce qui me motive pour aller à l’école. Et aussi mon entourage, mes amis et tout, ça fait partie de leur cheminement de vie. Ça fait que pour moi, c’est un peu comme impensable de ne pas y aller. 14
  15. 15. 09/01/2012 Véronique – V2 Véronique – V3 15
  16. 16. 09/01/2012 Reconnaître son rôle d’influence et celui des différentes relations sociales des jeunes Des propositions partagés par d’autres recherches • Soutenir (par les échanges, l’écoute et la disponibilité) la participation des jeunes, le développement de la confiance en soi et de l’autonomie, la responsabilisation, l’esprit critique, l’organisation de temps et de tâches, ainsi que la réflexivité sur son propre parcours (Bouchard, 2004). • Ajuster les mesures au regard des changements de clientèles et de l’accroissement de celles plus fragiles (Doray, Langlois et al. 2009). • Reconnaître les enjeux de l’entrée dans l’âge adulte pour en adapter les interventions en ce sens : recherche identitaire versus habiletés et compétences personnelles et interpersonnelles; qualité du soutien social (Marcotte, 2007). • Considérer les différences possibles entre les abandons en début de parcours collégial et ceux réalisés plus tardivement (Ménard, 2007). • Le sens attribué à une expérience n’est pas uniquement fonction de signifiance et de performance, mais aussi d’appartenance. 16
  17. 17. 09/01/2012 EN CONCLUSION  Les relations sociales des jeunes sont multiples, variées et changeantes au regard des nombreux événements qui surviennent à cette période de vie.  Force est de considérer que le personnel enseignant et professionnel n’occupe ni la seule, ni la principale place dans la vie sociale des jeunes.  Il importe ainsi de considérer toutes ces autres dimensions d’influence comme des sources d’information complémentaires aux mesures d’aide institutionnelles.  Pour faciliter l’entrée dans l’âge adulte, les collégiens doivent réaliser des apprentissages (formels et informels) riches de sens et qui puissent mesurer leur niveau de performance, mais qui également puisse établir leur appartenance.  Les mesures d’aide directes et institutionnelles gagnent à intégrer simultanément les dimensions sociorelationnelles et académiques. 17

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