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Dans ce premier numéro de Spectrum en 2013, nous nous
penchons sur les différentes façons dont nous « façonnons
l’avenir » pour nos diverses parties prenantes. Il peut s’agir
de démarches audacieuses comme le projet de réduction
des émissions atmosphériques de Vale et les projets
novateurs de centrales régionales de refroidissement,
tout autant que d’aider de jeunes ingénieurs grâce à nos
programmes de mérite et de stages.

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Spectrum 2013 Nombre 1 Spectrum 2013 Nombre 1 Document Transcript

  • Façonnerl’avenirvol. 22Numéro 12013magazinetrimestriel deSNC-Lavalin
  • Papier fait à partirde matériaux recyclésXXXXXXXVeuillez adresser toute correspondance à :SpectrumSNC‑Lavalin inc.455, boul. René-Lévesque OuestMontréal (Québec) Canada H2Z 1Z3Tél. : 514 393-1000Téléc. : 514 875-4877Courriel : spectrum@snclavalin.comPour en savoir plus sur SNC-Lavalin,nous vous invitons à visiter notre site Internet :www.snclavalin.comSpectrum est publié pour leGroupe SNC‑Lavalin inc. par le service desCommunications mondiales d’entreprise.Spectrum is also available in English.Note : tous les montants sont exprimés endollars CAN, à moins d’indication contraire.Rédactrice en chef :Monica Bhattacharya, directrice,Communications externesRédaction et coordination :Noel Rieder, rédacteur principalCollaborateurs :Nicola CardwellMarie-Claude DubeaultPeter McCarthyÉtienne PlanteCraig SegalDépôt légal :Bibliothèque nationale du QuébecReproduction autorisée sur demandeavec mention de la source.Design et production :mosaic designImpression :L’EmpreinteCouverture :Le complexe de fusion de cuivre RTB Bor,en Serbie. SNC-Lavalin y réalise unimportant projet de réhabilitation.XXTable des matièresautomatiqueXXTable des matièresautomatiqueXXTable des matièresautomatiqueXXTable des matièresautomatiqueXXTable des matièresautomatiqueXXTable des matièresautomatiqueXXTable des matièresautomatiqueXXTable des matièresautomatique04Réhabilitation durable :pour un avenir plus propre08Les centrales derefroidissement :un secteur en ébullitionpour SNC‑Lavalin10Mise en servicedu prolongement duréseau de transporten commun de Calgary13L’importance du nouveauCode d’éthique deSNC-Lavalin en quatrepoints14SNC‑Lavalin Environnementen tête avec son offre desolutions vertes et novatrices16Réaliser notre pleinpotentiel18Former les leadersde demain : investirdans la relève
  • 03Spectrum numéro 1 | 2013Message du présitentFaçonner l’avenirDans ce premier numéro de Spectrum en 2013, nous nouspenchons sur les différentes façons dont nous « façonnonsl’avenir » pour nos diverses parties prenantes. Il peut s’agirde démarches audacieuses comme le projet de réductiondes émissions atmosphériques de Vale et les projetsnovateurs de centrales régionales de refroidissement,tout autant que d’aider de jeunes ingénieurs grâce à nosprogrammes de mérite et de stages.Le monde qui nous entoure change à un rythme prodigieux. Les mutationsdémographiques, la mondialisation et l’évolution rapide des technologiestransforment notre milieu de travail, et leur action conjointe contribue àbouleverser le rôle que joue l’ingénierie au sein de la société. Aujourd’hui, pourmener à bien un projet, peu importe l’endroit, il faut connaître et comprendre lafaçon dont ces tendances motivent les besoins, les intérêts et les attentes desparties prenantes. Bref, il faut adopter une approche globale dans l’élaboration etla réalisation des projets.Cette approche globale est particulièrement utile aux pays en développement, dontles besoins en ressources et en infrastructure sont immenses. Un meilleur accèsaux biens essentiels et la mise en place d’hôpitaux et de réseaux d’aqueducs et detransport en commun à la fine pointe de la technologie aideront ces économiesémergentes à accroître leur niveau de vie. Il est en outre possible de renforcer cesrépercussions positives grâce à l’établissement de partenariats avec des sous-traitants régionaux ainsi qu’à l’achat de matériaux et d’équipement de provenancelocale. C’est l’approche qu’adopte SNC-Lavalin à l’égard des projets.SNC-Lavalin tient également à être une entreprise socialement responsable. C’estpourquoi nos équipes consacrent beaucoup de temps et des efforts considérablesà soutenir des œuvres caritatives et des écoles locales, autant dans les pays déve-loppés que dans ceux en développement. Notre personnel et les collectivités quenous desservons dans le monde entier attendent d’une entreprise comme la nôtrequ’elle se conforme à une certaine norme de conduite et à des valeurs. Nous nevisons que l’excellence à cet égard. Des normes éthiques, un niveau de sécurité, unenvironnement et une qualité de premier ordre délimitent le cadre dans lequel nousévoluons pour façonner l’avenir.En tant qu’entreprise de niveau mondial qui a la capacité d’améliorer la vie grâceà ses projets dynamiques et à sa présence locale, SNC-Lavalin s’efforce de façon-ner un avenir florissant pour tous les citoyens du monde, de Montréal à Melbourne,et de Marrakesh à Moscou. En fin de compte, ce sont les villageois et les citadinsqui utiliseront nos infrastructures pour améliorer leur propre qualité de vie etfaçonner leur propre avenir dans les décennies à venir.Bob CardPrésident et chef de la direction« Des normes éthiques,un niveau de sécurité,un environnement et unequalité de premier ordredélimitent le cadre danslequel nous évoluonspour façonner l’avenir. »
  • 04Spectrum numéro 1 | 2013À la uneDe tels projets visent un développement durable, cela va desoi, mais on pourrait argumenter que la réhabilitation d’an-ciennes installations grâce à des technologies propres etmodernes constitue le meilleur exemple de projet durable.L’intégration de technologies d’avant-garde à des usines vieillissantespermet d’atténuer considérablement leur impact sur l’environnementet les collectivités locales, tout en évitant la construction de nou­velles installations, la consommation de ressources additionnelles etle prolongement des réseaux de services publics.« La réhabilitation durable nous permet d’aider nos clients à réduireleur empreinte écologique grâce à la réutilisation d’infrastructuresexistantes et au recyclage d’autant d’éléments que possible pourcréer des usines plus efficaces et moins polluantes, déclare MarkOsterman, vice-président, Environnement, de SNC‑Lavalin et res-ponsable de la politique environnementale de l’entreprise. Danspresque tous les cas, les travaux de réhabilitation durable créent desusines plus efficaces dont l’exploitation coûte moins cher, qui fonc-tionnent mieux et qui améliorent la qualité de vie des résidantsdu voisinage. »Les équipes de SNC‑Lavalin mènent actuellement de nombreuxprojets de réhabilitation dans le monde entier. Les trois plus impor-tants sont le projet de réduction des émissions atmosphériques(RÉA) de Vale, en Ontario, le projet de captage et de stockage de CO2(CSC) de Boundary Dam, en Saskatchewan, et la modernisation etla mise à niveau de l’équipement minier de la fonderie de cuivre etdu complexe d’acide sulfurique de Bor, en Serbie. Ces trois mégapro-jets prouvent qu’il est possible d’apporter des améliorationsimportantes à la performance environnementale d’installationsindustrielles vieillissantes. Il suffit que les gouvernements s’enga-gent à bâtir un avenir plus propre, que les clients démontrent unevolonté d’agir, et que les entreprises d’ingénierie et de constructionmettent en valeur le savoir-faire nécessaire.Projet de RÉA de Vale : un avenirplus sain pour SudburyLa région de Sudbury, en Ontario, est l’un des plus importants sec-teurs miniers au Canada. Les sociétés minières extraient desminerais de son sous-sol depuis plus d’un siècle. Bénéfique pour lacroissance économique régionale, le boum minier n’a pas été aussitendre pour l’environnement. D’ailleurs, d’après un mythe répandudans la région, les astronautes de la mission Apollo de la NASA seseraient entraînés aux environs de Sudbury parce que les pluiesacides ont transformé certains endroits du secteur en un vastedésert rocheux.Réhabilitation durable :pour un avenir plus propreOn associe généralement le terme « développement durable » aux immeubles et aux installationsfuturistes, aux tours de bureaux certifiées LEED ou aux usines novatrices qui réduisentla production de déchets et la consommation d’énergie grâce à des technologies de pointe.Alors, rien d’étonnant au fait que le projet de réhabilitation environ-nementale de la fonderie de nickel de Vale, d’une valeur de deuxmilliards de dollars, ait suscité autant d’enthousiasme à Sudbury.Chaque année, ces installations, où trône la plus haute cheminée del’hémisphère Ouest, rejettent dans l’atmosphère quelque175 000 tonnes de dioxyde de soufre (SO2), source de pluies acides.Une fois intégrées à l’usine, les améliorations technologiquesallaient permettre de réduire ces émissions gazeuses à moins de45 000 t/a, c’est-à-dire bien en deçà de la limite de 66 000 t/a impo-sée par le gouvernement ontarien.Le projet consiste en l’intégration aux installations existantes dequatre nouvelles cuves de convertisseur comprenant des hottesprimaires et secondaires. On prévoit aussi plusieurs unités de traite-ment additionnelles visant à réduire les émissions de gaz et lesparticules dans l’atmosphère, ainsi qu’une usine d’acide sulfuriqued’une capacité de production de 1500 t/j.Selon Hank Froese, directeur du projet, le projet de RÉA de Vale esttrès valorisant. Après une carrière bien remplie dans le domaine dela construction d’installations industrielles, y compris la plus granderaffinerie du monde en Inde, il est particulièrement fier de savoir queson travail produira un impact tangible et positif sur la santé desrésidants locaux.« Les résidants de Sudbury sont très heureux de nous rencontreret de nous serrer la main lorsqu’ils savent que nous faisons partiede l’équipe de projet, explique-t-il. Avec mon expérience, je peux vousdire que ce n’est pas le cas pour tous les mégaprojets industriels. Ceprojet de réhabilitation est bénéfique tant pour les habitants de larégion que pour Vale et SNC‑Lavalin. »     La supercheminée de la fonderie de nickel de Vale, à Sudbury, s’élève à 380 mètres ce qui en faitla plus haute cheminée de l’hémisphère.
  • 05Spectrum numéro 1 | 2013À la une« Les résidants de Sudbury sont très heureuxde nous rencontrer et de nous serrer la mainlorsqu’ils savent que nous faisons partie del’équipe de projet. Ce projet de réhabilitationest bénéfique tant pour les habitants de larégion que pour Vale et SNC-Lavalin. »Hank FroeseDirecteur du projetUne fois intégrées aux installations de Vale, à Sudbury, les améliorations technologiques feront passer la quantité d’émissions de SO2 à moins de 45 000 t/an.
  • Boundary Dam : vitrine pourle charbon propreEn Saskatchewan, SaskPower met à l’épreuve les limites de la tech-nologie de CSC en effectuant la réhabilitation d’une unité de 150 MWde Boundary Dam, sa centrale au charbon de 800 MW. Plus tôt en2011, SNC‑Lavalin, fournisseur de l’ensemble des services d’IAC(ingénierie, approvisionnement, construction) pour le projet, a équipél’unité d’un absorbeur de CO2 de 225 tonnes. Intégré à un processusde captage de pointe à base d’amines, l’absorbeur éliminera 90 % duCO2 contenu dans les gaz de cheminée. Ce processus sera combinéà un autre procédé à base d’amines capable de retirer tout le SO2 dela vapeur de cheminée.La « postcombustion » est le procédé employé à Boundary Dam, carle captage du CO2 est mis en œuvre en aval de la combustion quiproduit l’énergie de la centrale. Cette méthode est la plus écono­mique dans le cas des centrales au charbon existantes. Lorsqu’il seraachevé à la fin de 2013, Boundary Dam sera le premier projet decaptage de CO2 postproduction d’échelle commerciale mis en placedans une centrale au charbon. Et lorsqu’elle aura fait ses preuves,cette technologie pourrait être commercialisée dans le monde entier.Le projet de Boundary Dam est écologique, tout en étant économi-quement viable. Le CO2 ainsi retiré sera vendu à des producteurs depétrole qui l’injecteront dans le sol pour extraire davantage de res-sources de puits arrivés à maturité, alors que le SO2 servira àproduire de l’acide sulfurique, utilisé sur le marché local.« Ce projet permettra de créer l’une des centrales au charbon lesplus propres de la planète en matière d’émissions atmosphériques,affirme Guy Couturier, administrateur délégué au projet. La centraleproduira maintenant deux types de matières utiles. Tout le mondegagne avec la valorisation des déchets. »RTB Bor : un avantagemesurable pour tousEn exploitation depuis 1903, la mine et la fonderie de cuivre de Bor,en Serbie, comptent parmi les principaux producteurs de cuivre etde métaux précieux de la région. Or, au cours des deux dernièresdécennies, les activités de ces installations ont eu des impacts consi-dérables sur les rivières, la faune et l’atmosphère environnantes.Avec l’adoption d’exigences plus rigoureuses en Serbie et à l’échellede l’Union européenne, ce complexe d’État entre résolument dansle XXIe siècle.La participation de SNC‑Lavalin à ce projet remonte à juin 2010,dans le cadre d’un contrat d’évaluation de la fonderie existante et deproduction d’une étude de faisabilité. Ces activités ont conduit aumandat actuel d’IAC, qui comprend un nouveau four de fusion éclairde pointe, de nouvelles hottes, des chambres de refroidissement parévaporation, ainsi qu’une nouvelle usine d’acide sulfurique et unsystème de traitement des effluents. Ces améliorations ont entraînéune hausse importante du taux de récupération du cuivre et permet-tent au complexe de réduire sa consommation de combustiblesfossiles. De plus, le captage de 98 % du soufre à partir des émissionsde SO2 de la fonderie (conformément aux exigences les plus rigou-reuses de l’UE) se répercutera favorablement sur l’environnementlocal et améliorera le bien-être des habitants de Bor.« Ce projet augmentera de 225 % la capacité de production de lafonderie, tout en réduisant considérablement ses impacts sur lesrésidants et l’environnement, déclare Inder Bhasin, directeur de pro-jet principal. À mon avis, notre entreprise peut être fière de saparticipation à un tel projet. » Boundary Dam (unité 3) :Le travail de23 000 arbresLa réduction potentielle de 90 % des émissionsde CO2 de l’unité de 150 MW se traduit parune diminution de1,2 Mt/a des émissions de GES.Selon l’Environmental Protection Agencydes États-Unis, il faudraitdix ans à 23 000 arbrespour stocker autant de CO2.Guy Couturier (rangée avant, 5e de la gauche) aux côtésdes équipes d’ingénierie et de gestion de Boundary Dam.La centrale de Boundary Dam sera bientôt l’une des centrales au charbon les plus propres du monde.
  • La modernisation au complexe de RTB Bor engendrera une hausse importante du taux de récupération du cuivre et permettra au complexe de réduire sa consommation de combustibles fossiles.07Spectrum numéro 1 | 2013À la uneCO2Réductionde90 %SO2Réductionde70 %SO2Réductionde100 %métaux etpoussièresRéductionde35 %-40 %SO2Réductionde98 %RÉA (VALE) BOUNDARY DAM (UNITÉ 3) RTB BorD’excellents résultats
  • 08Spectrum numéro 1 | 2013Les centrales de refroidissement :un secteur en ébullition pourSNC‑LavalinAu cours des 12 dernières années, SNC‑Lavalin s’est établie comme un chefde file mondial dans une technologie de climatisation de pointe : les centralesde refroidissement. Ce procédé consiste à produire de l’eau froide dans unecentrale et à l’acheminer à divers immeubles, où elle sert à la climatisation.Centrales de refroidissement
  • 09Spectrum numéro 1 | 2013Centrales de refroidissementSNC‑Lavalin connaît une effervescence dans le secteur descentrales régionales de refroidissement depuis 2000, lors-que Tabreed lui a confié un important contrat d’IAC visantdeux centrales de refroidissement à Zayed Military City, dans l’Émi-rat d’Abou Dhabi. Ce projet et d’autres projets menés dans lesÉmirats arabes unis (ÉAU) ont entraîné, en 2004, la formation deSNC‑Lavalin Gulf Contractors (SLGC), coentreprise avec Tabreed.« Aujourd’hui, SLGC est le chef de file mondial des contrats d’IACpour des centrales de refroidissement, explique Mohamed Youssef,directeur général de la coentreprise établie à Abou Dhabi. Noussommes un véritable microcosme de SNC‑Lavalin et de toutes sesfonctions. À titre d’entrepreneur sur le marché local, nous respec-tons les normes techniques rigoureuses de SNC‑Lavalin et sesexigences en santé, sécurité et environnement. Nous détenons aussiles certifications ISO 9001 et ISO 14001, ainsi que la certificationOHSAS 18001 en matière de santé et de sécurité au travail. »Une série de 40 projets menés à bien dans les ÉAU ont ouvert la voieà de nouvelles possibilités en Arabie saoudite. Les contrats actuelsde centrales régionales de refroidissement en Arabie saoudite com-prennent une centrale de 27 000 TR (tonnes de réfrigération) pourAramco à Dharan, deux centrales de 50 000 TR dans le districtfinancier du roi Abdullah à Riyad, ainsi qu’une centrale de 25 000 TRdans le développement Jabal Omar à la Mecque, projets dont lamise en service est imminente. Une centrale de 10 000 TR est aussipuissante que 20 000 climatiseurs de fenêtre standard.« Nous avons obtenu d’excellents commentaires de la part de nosnombreux clients émiratis et saoudiens, ajoute Ibrahim Guemei,directeur de projets, Royaume d’Arabie saoudite. Nous avons ainsiconsolidé encore davantage notre réputation dans tous les aspectsde ces projets complets. »Cette bonne réputation est reconnue dans toute la région. Dans lesÉAU, par exemple, les organismes d’État et les promoteurs immo-biliers apprécient l’approche rentable de SLGC, et les bailleurs defonds sont plus enclins à financer les promoteurs si SLGC participeà leurs projets. « Nous offrons la meilleure valeur pour le cycle devie de 40 ans d’un projet de centrale de refroidissement type »,indique Louis Gosselin, directeur de projets, ÉAU.La réussite de SLGC est directement liée au talent et à l’enthou-siasme de son personnel. Tout comme SNC‑Lavalin, la coentrepriseSLGC est un creuset où sont réunis les meilleurs talents à l’échellemondiale. « Les membres de notre équipe multiculturelle provien-nent de nombreux pays, poursuit Louis Gosselin. Le degré decollaboration et d’énergie déployé par l’équipe en pleine action estimpressionnant. »L’équipe est très optimiste pour l’avenir des centrales régionales derefroidissement dans la région et au-delà. Elle lorgne les États voi-sins, comme le Bahreïn et le Qatar, qui accueillera la Coupe dumonde en 2022. La planification de cet événement génère une fortedemande de centrales régionales de refroidissement au Qatar,notamment en prévision de la construction d’un nouveau stade,d’infrastructures connexes et d’ensemble résidentiels.« Nous explorons aussi des marchés comme celui de l’Inde, ajouteHany Abdelsayed, directeur des projets et propositions. Et notresavoir-faire en centrales régionales de refroidissement peut aussisusciter un intérêt chez nos clients pour d’autres services offerts parSNC‑Lavalin. » Près de40projets de centralesde refroidissementréussis aux ÉAU
  • 10Spectrum numéro 1 | 2013Transport collectifMise en service du prolongement duréseau de transport en commun de CalgaryLes grandes villes du monde ont ceci en commun : les embouteillages. Grâce à son savoir-fairemondial en matière de transport léger sur rail, SNC‑Lavalin joue un rôle de premier plan dansle désengorgement du réseau routier en incitant les gens à délaisser leur voiture en faveurdu train de banlieue.Le groupe Transports en commun de SNC‑Lavalin a récem-ment ajouté une nouvelle réussite à sa liste croissante deprojets en systèmes de transport en commun en cours dansle monde. Le projet du prolongement Ouest du réseau de transportléger sur rail (RTLR) de Calgary est maintenant terminé et a accueillises premiers passagers comme prévu à la fin de 2012.Octroyé à SNC‑Lavalin à la fin de 2009, ce projet compte parmi lesplus grands projets d’infrastructures de Calgary, son plus importantcontrat de conception-construction et sa nouvelle ligne de transportléger sur rail depuis 20 ans. Il portait sur le prolongement de huitkilomètres entre le centre-ville et le secteur sud-ouest de la ville,six gares de passagers, neuf postes pour groupes motopropulseurs,deux stationnements incitatifs et un important échangeur routier.La grande expérience de SNC‑Lavalin en transport en commun,notamment les travaux récents sur le réseau Canada Line àVancouver, lui a valu l’attribution de ce contrat. SNC‑Lavalin aachevé le projet trois mois avant l’échéance fixée en 2009.SNC‑Lavalin est la première entreprise canadienne à exécuter à elleseule le mandat de conception, de construction, de financement,ainsi que d’exploitation et d’entretien d’un grand réseau de transporten commun.Les trains légers sur rail :naturellement vertsLes projets de transport en commun sont, de par leur nature, desprojets verts, mais l’équipe du RTLR a intégré d’importants élémentsenvironnementaux à tous les niveaux afin d’en faire un véritablemodèle de développement durable.« De nombreux usagers se sont déjà tournés vers ce nouveau RTLR,réduisant de moitié le temps de transport vers le centre-ville deCalgary et éliminant d’importantes quantités de gaz à effet de serre,affirme Dave Weatherby, directeur du projet. Le projet visait aussi laconstruction de murs antibruit destinés à réduire la pollution sonoredu voisinage, et d’un immeuble de bureaux de quatre étages visantune certification LEED au-dessus d’une des gares. »Les gares du projet ont aussi été conçues dans le respect des prin-cipes écologiques. L’alignement est-ouest de toutes les gares (saufune) protège les passagers du vent et, pendant l’été, du soleil, maisceux-ci profitent de la chaleur des rayons du soleil pendant la saisonfroide. L’angle des persiennes des fenêtres orientées vers le sudbloque le soleil estival, mais en laisse passer les rayons en hiver.
  • 11Spectrum numéro 1 | 2013Transport collectif« De nombreux usagers sesont déjà tournés vers cenouveau RTLR, réduisant demoitié le temps de transportvers le centre-ville de Calgaryet éliminant d’importantesquantités de gaz à effetde serre. »Dave WeatherbyDirecteur du projetIntensification d’unedemande déjà forteLe temps était venu de prolonger le réseau de Calgary. Le taux decroissance de sa population devrait être au moins deux fois plusélevé que celui de la moyenne nationale au cours des prochainesdécennies. De plus, la population en plein essor de Calgary adore letransport en commun.« La ville affiche régulièrement le premier ou le second taux d’acha-landage en Amérique du Nord, de même qu’un taux d’utilisation trèsélevé en dehors des heures de pointe », précise Kevin Vokey, direc-teur de la conception des voies du projet.Ce prolongement est une excellente nouvelle pour les résidants,commerçants et travailleurs du secteur sud-ouest, dont la popula-tion devrait passer de 90 000 à 120 000 personnes au cours des20 prochaines années.Ce secteur a toujours été desservi par des autobus, mais les impor-tantes dénivellations compliquent leur déplacement pendant l’hiver.Ce prolongement du réseau facilitera l’accès aux lieux de travail etde divertissement du centre-ville, peu importe les caprices dela météo.« Le nouveau prolongement du RTLR permettra aussi de revitaliserle sud-ouest de la ville, déclare Blair Squire, directeur de projet pourla coentreprise de SNC‑Lavalin. Par exemple, une nouvelle écolesecondaire sera construite près du terminus, de même que de nom-breux ensembles résidentiels et commerciaux. »     L’inauguration du prolongement du RTLR de Calgary a eu lieu le 8 décembre 2012.
  • 12Spectrum numéro 1 | 2013Transport collectifDes membres du projet du RTLR de Calgary, en 2011.La force du travail d’équipeIl y a toujours des défis à relever dans des projets d’une telle enver-gure. À ce titre, la capacité de l’équipe à s’adapter au contexte et àsurmonter les obstacles est une marque d’excellence. Le travail del’équipe du projet du RTLR de Calgary a été exemplaire à cet égard.« L’un de nos principaux défis a été de former de grandes équipesdont les membres provenaient de cultures d’entreprise différentes,explique Dave Weatherby. C’est formidable de travailler dans uneéquipe dont les membres sont sur la même longueur d’onde etpleinement engagés à livrer un projet de classe mondiale. Nousavons pu surmonter de nombreux obstacles qui auraient gravementtouché le projet. »À titre d’exemple, Dave Weatherby parle de la construction de l’uni-que gare souterraine du réseau, qui a nécessité l’exécution detravaux d’excavation sur un terrain difficile. Mère Nature y a aussimis du sien au-dessus du sol. Nous avons vécu deux étés extrême-ment pluvieux et des hivers les plus froids jamais enregistrés.« Nous avons relevé ces défis, et bien d’autres encore, conclut-il,grâce à l’excellent climat de communication qui régnait entre lesmembres de l’équipe : client, personnel de SNC‑Lavalin et parte­naires locaux. »Alors que nous avons atteint l’étape d’achèvement substantiel duprojet de Calgary, nous entamons de nouveaux projets. SNC‑Lavalins’est récemment vu confier le projet du RTLR Evergreen à Vancouver,qui constitue un important prolongement du réseau Skytrain actuel.En Ontario, l’équipe a également récolté le projet de la Ligne de laConfédération, un projet de RTLR pour la ville d’Ottawa, la capitaledu Canada. Il ne fait aucun doute que le groupe Transports en com-mun de SNC-Lavalin va de l’avant. « Nous avons relevé ces défis,et bien d’autres encore, grâceà l’excellent climat decommunication qui régnait entreles membres de l’équipe : client,personnel de SNC‑Lavalinet partenaires locaux. »Dave WeatherbyDirecteur du projet
  • 13Spectrum numéro 1 | 2013ÉthiqueL’importance du nouveau Code d’éthiquede SNC-Lavalin en quatre pointsDepuis un siècle, SNC‑Lavalin mise sur la qualité de son travail et sur sa réputation pour soutenir lacroissance de ses affaires. Elle sait que ses actions personnelles et collectives peuvent avoir un effetdirect sur sa réputation. En 2012, SNC‑Lavalin a lancé un nouveau Code d’éthique et de conduite dansles affaires plus robuste, en partie pour assurer son excellence à l’échelle mondiale. Comportant denombreuses nouveautés, dont une ligne d’assistance anonyme en matière d’éthique, exploitée par unfournisseur de services indépendant et accessible sur l’intranet et le site Web de l’entreprise, ce codeest maintenant offert en 12 langues et trois documents distincts ont été regroupés en un seul.Voici les quatre principales raisons expliquant l’importance du nouveau Coded’éthique (sans ordre de présentation particulier), selon Bob Card, président etchef de la direction, Réjean Goulet, vice-président directeur et chef du conten-tieux, et Darleen Caron, vice-présidente directrice, Ressources humaines mondiales.▪▪ 1 Parce que c’est importantpour NOTRE PERSONNEL« Nous voulons tous travailler dans une entreprise dont nous sommes fiers, adéclaré Darleen Caron. Les normes d’éthique d’une entreprise sont l’un des princi-paux critères dont tiennent compte ses employés potentiels, et il s’agit d’un facteurdéterminant du degré d’engagement de ses employés actuels. Dans le sondage surl’engagement effectué auprès de l’ensemble du personnel, c’est un élément quenous sommes désireux de mesurer, car le fait d’avoir des employés mobilisés etfiers a des effets positifs sur nos résultats et notre environnement de travail. »▪▪ 2Parce que c’est importantpour nos clients« Nos clients nous demandent de nous soumettre aux normes les plus élevées pos-sible, a indiqué Bob Card, souvent même plus élevées que les lois de certainesrégions. Ils veulent des preuves démontrant non seulement que nous adhérons à cesnormes, mais aussi que des mesures sont en place pour en assurer le respect. »▪▪ 3Parce quec’est la loi« À mesure que se poursuit la croissance de SNC‑Lavalin, a affirmé Réjean Goulet,il est de la plus grande importance que nous respections toutes les lois des régionsoù nous exerçons nos activités. Nous sommes en concurrence avec certaines desplus grandes sociétés du monde pour l’obtention de projets de plusieurs milliardsde dollars. Notre réputation doit être excellente, car le moindre faux pas pourraitnous faire perdre des contrats importants. »▪▪ 4Parce que c’est importantpour notre avenir« C’est une question de durabilité des affaires, a dit Bob Card. Si nous n’avons pas unsolide code d’éthique, nous ne pourrons pas continuer à prospérer. C’est le respect desnormes les plus élevées à ce chapitre qui nous procure le permis social d’exploitationdont nous avons besoin pour faire ce que nous faisons le mieux. »  Le saviez-vous ?▪▪ Les infractions au Code peuventêtre signalées en touteconfidentialité par l’intermédiairedes ressources suivantes : votresupérieur immédiat, le vice-président des Ressources humainesde votre unité d’exploitation, unepersonne-ressource des Ressourceshumaines mondiales, des Finances,des Affaires juridiques ou d’Auditinterne, ou encore, la ligned’assistance en matière d’éthiqueet de conformité de SNC‑Lavalin :www.snclavalin.ethicspoint.com.▪▪ Le Code est offert en 12 langues :français, anglais, espagnol, portugais,russe, roumain, indonésien, suédois,norvégien, allemand, polonais etarabe standard.▪▪ Les employés sont tenus de signer leCode au moment de l’embauche ; deplus, le renouvellement de l’engage-ment à l’égard de ce Code, chaqueannée, est une condition d’emploi.
  • 14Spectrum numéro 1 | 2013Savoir-faire en environnementLa coordination du programme de vérification des GES de SLE est effectuée par John Lindner,responsable scientifique de projets.SNC‑Lavalin Environnement en tête avecson offre de solutions vertes et novatricesSNC‑Lavalin Environnement propose un nouvel ensemble de services qui aideront ses clientsà demeurer à l’avant-garde en matière de conformité environnementale et réglementaire.La proactivité est préférable à la réactivité à l’égard des enjeux écologiques ; elle peut changerles choses pour nos clients, et pour la planète.L’ANSI a accordéune accréditation à SLEau début de2012Audits des GES : déclarationstransparentes, fiables etresponsablesAu début de 2012, l’American National Standards Institute (ANSI) aaccordé à SNC‑Lavalin Environnement (SLE) une accréditation luipermettant d’effectuer des vérifications des gaz à effet de serre(GES) en Amérique du Nord. Les vérificateurs de SLE peuvent main-tenant se rendre dans les installations des clients, faire lesvérifications nécessaires et confirmer les déclarations d’émissionsde GES. Ces rapports et vérifications sont maintenant obligatoiresdans certains territoires et pourraient être les précurseurs de nou-velles réglementations.Le processus d’accréditation a été piloté par Bryan McEwen, spécia-liste principal en qualité de l’air, de SLE. De mai 2011 à mai 2012,l’équipe de projet s’est soumise au processus de candidature avantd’exécuter un audit en présence de témoins dans une carrière decalcaire au centre-sud de la Colombie-Britannique avec le client etles représentants de l’ANSI.« Le processus a été éprouvant, a expliqué Roger Ord, directeur etvérificateur en chef, à la suite du récent audit en présence detémoins. Pendant que nous examinions le travail du client, l’ANSIévaluait le nôtre. Mais dans l’ensemble, j’estime que le processusauquel mon équipe a participé a été valorisant et intéressant. »Forte de cette accréditation, SLE peut maintenant obtenir de nou-veaux contrats dans le secteur en pleine croissance des services liésaux GES. La division offre une gamme de services connexes, allantdu soutien de projets de captage et de stockage du C02 (CSC) à lacréation de systèmes de gestion des risques, en passant par l’exé-cution d’évaluations préliminaires et d’audits.« Les outils que nous avons créés dans le cadre de ce processusaugmenteront notre rigueur et notre capacité à fournir ces servicesindispensables, assure Roger Ord. Cette accréditation renforce laposition de SLE à titre de spécialiste dans le domaine de la gestiondu CO2. »
  • 15Spectrum numéro 1 | 2013Savoir-faire en environnementSAM : intégration,innovation et souplesseSLE a récemment lancé un outil novateur et hautement spécialisépermettant de surveiller les impacts environnementaux dans desétablissements multiples. Le système automatisé de surveillance(SAM), qui combine du matériel et des modules logiciels Web inté-grés, est capable de mesurer tout un éventail de paramètresenvironnementaux.Élaboré sur une période de trois ans, SAM offre des services et descapacités d’analyse du bruit supérieurs à ceux des systèmes anté-rieurs de SLE. Les clients peuvent choisir les modules qu’ilssouhaitent utiliser selon leurs besoins et la configuration de leursétablissements.La souplesse de l’architecture modulaire de SAM permet la sur-veillance de nombreux facteurs. À l’heure actuelle, SAM proposedivers modules : bruit, vibrations, particules, polluants, radars routiers,conditions météorologiques, niveaux et débits d’eau, et électricité. Unnouveau module capable de surveiller les paramètres des glisse-ments de terrain – pressions, angles, contraintes et déplacements – esten cours de développement. Il est possible d’ajouter ou de supprimerdes modules à la liste de services, au gré du client.Protégé par des fonctions de sécurité rigoureuses, SAM est relié auxsystèmes du client au moyen de serveurs Web sécurisés. Des camé-ras motorisées surveillent les niveaux d’activité dans l’établissement.Les données ainsi recueillies sont ensuite téléchargées pour produire« La capacité de personnaliserSAM en fonction des besoinsdu client en fait un outil desplus novateurs. »Jacques SavardDirecteur, Acoustique et vibrationsdes rapports d’analyse affichés en temps réel, permettant au clientde prendre les mesures nécessaires pour éviter les dépassements.Les activités ou les perturbations excessives sont enregistrées avecfiabilité au moyen d’une fonction d’alarme et de notification.« Le client prend connaissance des événements à mesure qu’ils seproduisent, explique Jacques Savard, directeur, Acoustique et vibra-tions. Toutes ces données signalées servent à empêcher lamanifestation ou l’aggravation des problèmes, ce qui facilite considé-rablement les activités d’exploitation pour le client.« La capacité de personnaliser SAM en fonction des besoins du clienten fait un outil des plus novateurs, ajoute-t-il. L’ancienne technologiepermettait aux clients de surveiller certains de ces paramètres, maisdes systèmes distincts étaient nécessaires pour mesurer chacun desfacteurs environnementaux. C’est un guichet unique très avantageuxpour le client. SAM est un outil complet, intégré et rentable. » La souplesse de l’architecture modulaire de SAM permet la surveillance de nombreux facteurs.
  • 16Spectrum numéro 1 | 2013Entrevue avec le présidentENTREVUE AVECBob CardPRÉSIDENT ET CHEF DE LA DIRECTION DE SNC-LAVALINRéaliser notre plein potentielDepuis son arrivée au poste de président et chef de la direction de SNC-Lavalin le 1er octobre2012, Bob Card a rencontré les employés de l’entreprise et s’est familiarisé avec ses nombreuxprojets réalisés dans le monde entier. Malgré ses 40 années d’expérience, cet expertde l’industrie s’émerveille des vastes capacités de SNC-Lavalin et de sa portée mondiale.Bob Card voit un immense potentiel dans SNC-Lavalin. Mais la question la plus importante est,bien sûr, de déterminer où et comment appliquer ce potentiel. Spectrum s’est récemmententretenu avec Bob Card afin de discuter de l’avenir de l’entreprise et de savoir ce qu’il estimeque SNC-Lavalin doit faire pour réaliser son plein potentiel dans un marché mondial où laconcurrence n’a jamais été aussi vive.Spectrum (S) : Vous avez mentionné que notresavoir‑faire et notre portefeuille en investissementsdans les concessions d’infrastructure (ICI) font partiede nos principaux atouts. Pouvez-vous nous expliquerpourquoi vous estimez que les ICI offrent untel potentiel ?Bob Card (BC) : Les ICI sont intéressants à bien des égards. Toutd’abord, ils nous donnent l’occasion de participer à des projets àgrande échelle fascinants. De plus, le fait que nous participions à cesprojets à titre de client représente aussi un élément précieux. Lepersonnel affecté aux projets d’ICI reçoit automatiquement une for-mation qui lui permet de mieux répondre aux besoins du client, caril voit les choses du point de vue du client. Nous devons adopter cettementalité dans tous nos projets, que nous y détenions une partici-pation ou non. Si nous nous mettons dans la peau des clients, ceux-cinous accorderont davantage de contrats et nous serons plus àmême de dépasser leurs attentes.S : Quelles autres forces ont attiré votre attention ?BC : Nous avons évidemment du personnel formidable, et nousdevons trouver de nouvelles manières d’attirer les meilleurs talents,car c’est la force vive de notre entreprise. Cela dit, il n’y a pas deplace, chez SNC-Lavalin, pour des employés qui négligent la confor-mité en matière de santé et sécurité, peu importe leur talent. Noussommes donc à la recherche de personnes talentueuses qui sontaussi conscientes de l’importance de l’éthique, de la santé et de lasécurité au travail. C’est grâce à des personnes comme elles quenotre entreprise pourra atteindre de nouveaux sommets.S : Vous avez beaucoup parlé de l’importancede la santé et de la sécurité depuis votre arrivée.Pour vous, il ne s’agit pas simplement de statistiques,n’est-ce pas ?BC : J’estime que la santé et la sécurité doivent faire partie de laculture fondamentale de notre entreprise. Nous continuerons notretravail en ce sens jusqu’à ce que la santé et la sécurité soient deve-nues une véritable religion pour nous. De plus, je rejette la notion quisoutient que mettre l’accent sur la santé et la sécurité coûte cher etréduit notre efficacité. La bonne gestion de la santé et de la sécuriténe présente que des avantages à mon avis. Lorsque vous privilégiezla santé et la sécurité dans le cadre d’un projet, vous en rationalisezl’exécution, car rien ne met vos employés en péril. Loin de vous nuire,une planification et une ingénierie propres à optimiser la sécuritéd’un projet se traduiront par des gains d’efficacité.S : Vous avez acquis une bonne part de votre expérienceaux États-Unis. Que dites-vous aux spécialistesdu développement des affaires qui considèrent quele marché américain est la terre promise ?BC : Nous devons continuer de chercher à obtenir des projets auxÉtats-Unis. Mais pour y accroître notre part de marché, nous devonsy intensifier notre présence à l’instar de nos concurrents qui ont desbureaux dans tous les États et dans toutes les villes importantes. Àcette fin, nous devrions probablement procéder à une acquisition, etla bonne nouvelle, c’est qu’il y a beaucoup de candidats si nousdécidons d’aller de l’avant.
  • 17Spectrum numéro 1 | 2013Entrevue avec le présidentBob Card reçoit un chandail personnalisé de l’équipe de hockey des Canadiens de Montréal lors de la remise des Prix d’excellence de SNC-Lavalin, en septembre 2012.« Nous avons évidemment dupersonnel formidable, et nousdevons trouver de nouvellesmanières d’attirer les meilleurstalents, car c’est la force vivede notre entreprise. »Bob CardPrésident et chef de la directionS : On entend souvent que les secteurs de l’eauet de l’environnement sont la voie de l’avenir.Êtes‑vous de cet avis ?BC : Certainement, mais en fait, j’estime que ces secteurs sont déjàtrès importants. C’est la vitesse à laquelle ils se développent qui lesdistingue. Alors, pour saisir notre part du marché dans ces secteurs,nous devons demeurer au fait des derniers développements et anti-ciper l’avenir.Dans le secteur de l’eau par exemple, on note de nombreux travauxde gestion des débordements d’égouts unitaires, ce qui n’était pas lecas il y a 15 ans. Il y a maintenant davantage d’enjeux régionaux liésà l’eau, comme en témoigne la situation dans l’État de Californie.Alors, pour nous implanter dans un plus grand nombre de ces mar-chés, il faut prévoir quelles compétences seront nécessaires et oùles déployer, et il faut ensuite se mobiliser et se préparerà intervenir.S : Le thème de notre numéro est « Façonner l’avenir ».Croyez-vous qu’à ce titre, SNC-Lavalin fera sa marquesur le plan social, environnemental ou économique ?BC : Oui. Il suffit de penser à ce que nous accomplissons à titred’entreprise. Nous bâtissons des infrastructures essentielles detransport et de gestion de l’eau, nous effectuons des études envi-ronnementales en vue de protéger des écosystèmes fragiles, etnous exploitons et mettons en valeur le secteur des ressources afinde renforcer l’économie. Nous avons donc un rôle important à jouerpour façonner l’avenir et avantager les populations à l’échelledu monde.En revanche, je crois que nous offrirons plus de valeur, encore, à tousnos clients si nous nous penchons davantage sur le contexte généralde l’exécution de ces projets. Nos clients devraient retenir nos ser-vices, en partie, parce que nous réfléchissons aux enjeux stratégiquesavec eux et que nous comprenons bien la réalité de leur marché. Enacceptant ce rôle, nous aiderons nos clients à donner forme à leursprojets afin qu’eux et leurs parties prenantes en retirent des avan-tages à long terme. Nous avons le savoir-faire et les compétences,et nous devons les proposer davantage. 
  • 18Spectrum numéro 1 | 2013Ressources humainesFormer les leaders de demain :investir dans la relèveLa chance de se démarquerLe programme de stages de SNC‑Lavalin a pour but de « renforcerle contingent d’ambassadeurs de grande qualité dans les universitésparticipantes et la relève dans le domaine de l’ingénierie ». Il a troisobjectifs : tisser des liens avec les meilleurs étudiants en génie et lesmeilleures universités, recruter les meilleurs étudiants en génieissus des meilleures universités, et consolider notre réputation.Le programme de stages remporte du succès sur toute la ligne et asans contredit des retombées bénéfiques d’année en année tantpour l’entreprise que pour les étudiants. « Le programme de stagesde SNC‑Lavalin n’est pas comme les autres, explique AntonellaNizzola, conseillère en carrière à l’Université Concordia. J’appréciele fait que SNC‑Lavalin prend le temps d’accorder des prix aux étu-diants pour les récompenser de leur travail. C’est une preuved’appréciation et SNC‑Lavalin devient ainsi un employeur plusattrayant. »Selon une récente lauréate du Prix SNC‑Lavalin qui a été embauchéepar l’entreprise, ce stage a lancé sa carrière d’ingénieure. « J’ai tou-jours eu de très bonnes notes, confie Sarah Dépont, ingénieure juniorà la division Transport, Infrastructures et Bâtiment (TIB). Mais c’estmon stage qui m’a vraiment permis de faire mes preuves. Il y a«Mon stage chez SNC‑Lavalin a été incroyable,raconte-t-elle. J’ai toujours rêvé de travailler pourcette entreprise qui réalise des projets formida-bles et gigantesques et je voulais vraiment participer à l’un d’eux.Mon travail principal consistait à inspecter l’acier d’armature avantle coulage du béton sur le chantier du Campus Glen, mais j’ai aussiparticipé à la conception d’une structure d’acier et de dalles debéton. J’ai eu la chance de collaborer avec trois ingénieurs de struc-tures, chacun directeur de projet responsable d’une aile : PatrickBourgeois, Daniel Ménard et Fernando Leblanc-Carrera. Ils m’ontoffert un soutien précieux. »Christine Harries fait partie d’une longue liste d’étudiants qui ontgagné un Prix SNC‑Lavalin, présenté en 2012 à des étudiants duCanada, des États-Unis, du Chili, de la France, de la Belgique, duBrésil et de l’Égypte. Les lauréats de ce prix reçoivent une boursed’études de 2500 $, en plus de la rémunération étudiante concurren-tielle offerte à tous les stagiaires. En 2012, SNC‑Lavalin a récompensé23 personnes et depuis 2000, 169 étudiants ont reçu ce prix.Christine Harries voulait à tout prix participer à un stage chez SNC‑Lavalin. Après trois demandes,sa détermination a finalement été récompensée : elle a obtenu un poste dans l’équipe du projetdu Campus Glen du Centre universitaire de santé McGill (CUSM). Il s’agissait de son troisième stageen entreprise. Christine a fait preuve de tant de talent et d’enthousiasme que les superviseurs duCUSM lui ont confié des projets de plus en plus exigeants. Invariablement, elle a surmonté toutesces épreuves au point où, à la fin de l’été, c’est avec une bourse d’études de 2500 $ de SNC‑Lavalinqu’elle a quitté le projet.© Université ConcordiaChristine Harries, stagiaire
  • 19Spectrum numéro 1 | 2013Ressources humainesÂge : 24 ansUniversité : Université du ChiliStage : Plans et travaux de géniemécanique pour le projet de moder-nisation de concasseurs de pierre,secondaires et tertiaires (broyeurssemi-autogènes) à la mine de cuivreChuquicamata, au Chili (CODELCO).Superviseur : Víctor Guaico,ingénieur mécanique et chef dediscipline – mécanique« J’ai beaucoup apprécié mon stage chezSNC‑Lavalin. J’ai eu l’occasion de travailleravec des spécialistes dans un grand éventailde disciplines et j’ai beaucoup amélioré mesconnaissances techniques, du travail d’équipeet des protocoles de sécurité. »tellement d’ingénieurs débutants à la recherche d’un emploiaujourd’hui qu’il est très difficile d’en dénicher un sans avoir fait unstage au préalable. »Dans son stage chez SNC‑Lavalin, Sarah Dépont a été appelée àrelever des défis différents de ceux de l’université. Et elle a manifes-tement réussi. Aujourd’hui, à 24 ans, elle travaille à la conceptiond’autoroutes pour Haïti, projet qui la remplit de fierté. « Depuis monpetit bureau de Montréal, je construis des autoroutes qui améliore-ront la qualité de vie de bien des gens. »« Mon stage chez SNC‑Lavalin a été inestimable, ajoute ChristineHarries, qui termine la dernière année de son programme de premiercycle en génie du bâtiment à l’Université Concordia. On apprendbeaucoup à l’école, mais c’est quand on met la théorie en pratiquesur le terrain qu’on assimile le tout. Il faut poser des questions,s’intéresser à tout et accepter de relever de nouveaux défis. On n’apas l’occasion de faire ces exercices sur les bancs d’école. C’est ceque j’aime dans le génie : la réussite n’est pas individuelle, elle estcollective. »Nous ne saurions mieux dire. Âge : 22 ansUniversité : Université LavalStage : Deux stages au sein del’équipe Structures de bâtimentsSuperviseur : André Caron,directeur, Infrastructures et ponts« Je devais prendre des décisions moi-mêmeet quelquefois, pendant le quart de nuit, je devaisdécider s’il était justifié d’appeler mon superviseurchez lui. Je l’ai appelé une fois, et j’ai eu raison de lefaire. J’ai bien aimé les rapports que j’ai établis avecmes collègues et les prises de décisions immédiates.Après toutes ces années d’études, j’ai enfin pumettre la théorie en pratique. »Renaud LafontaineRichard Wendler« Depuis monpetit bureaude Montréal,je construis desautoroutes quiamélioreront laqualité de vie debien des gens. »Sarah dépontIngénieure junior, TIB
  • BÂTISSONSENSEMBLEUN AVENIRMEILLEURLe Prix SNC-Lavalin vous offre la chance d’acquérirune expérience en milieu de travail, sous la supervisionde professionnels qualifiés. Les lauréats recevront unerémunération étudiante concurrentielle durant leur stagede quatre mois, en plus d’une bourse d’études de 2500 $une fois celui-ci terminé. ImpriméauCanada,mars2013