Successfully reported this slideshow.
We use your LinkedIn profile and activity data to personalize ads and to show you more relevant ads. You can change your ad preferences anytime.

mobilité électrique Norvège

133 views

Published on

mobilité électrique Norvège

Published in: Technology
  • Be the first to comment

  • Be the first to like this

mobilité électrique Norvège

  1. 1. L’   KS Bedrift, fédération norvégienne d’entreprises municipales, a présenté début mars un point sur le développement du véhicule électrique en Norvège dont vous trouverez ci-après quelques éléments-clés. E-mobilité : l’expérience norvégienne En 2016, les ventes de véhicules neufs en Scandinavie ont montré une exception norvégienne, comme le souligne le graphique ci-contre. Si la Suède, le Danemark et la Norvège ont mis en place un impôt sur les carburants, la Norvège dispose d’une offre électrique abondante et bon marché (comme la Suède) et a également mis en place une taxe sur les véhicules (comme le Danemark). Par ailleurs, il existe un financement direct des infrastructures routières par les utilisateurs. Les véhicules électriques sont exempté non seulement de la taxe sur les véhicules mais aussi de la TVA : ils ont accès aux lignes réservées aux bus, voyagent gratuitement sur les ferries (120 lignes en Norvège) et franchissent gratuitement tous les péages routiers. Ils bénéficient d’un stationnement gratuit dans les villes, avec bornes de recharge. La part des véhicules électriques est en moyenne de 2,7 % au niveau national. Elle peut atteindre des niveaux élevés dans certaines grandes villes où les véhicules électriques bénéficient de l’absence de péages et de l’accès aux lignes de bus : Bergen (6 %), Oslo et Trondheim (4 %) ou Stavanger (3 %). Mais les taux de pénétration sont encore plus élevés dans certaines municipalités avec l’accès gratuit à certaines infrastructures (pont, tunnel ou autoroute vers la grande ville proche) : Finnøy (16,4 %), Askøy (10,5 %), Averøy (9,6 %), … En 2007, une réforme fiscale a été mise en œuvre avec un objectif environnemental. Elle a intégré comme paramètres les émissions de NOx et de CO2 ainsi que le poids du véhicule : cette composante a été ramenée à zéro pour les véhicules électriques qui ont aussi bénéficié d’une exonération totale de TVA (habituellement de 25 %). 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100% Suède Danemark Norvège 16 % 2 % 13 % 3 % 3 % 11 % 94 % 96 % 60 % Répartition des ventes de véhicules neufs en 2016 Combustion interne Hybride non rechargeable Hybride rechargeable Électrique
  2. 2. L’   Les profils retenus sont particulièrement incitatifs : ► La taxe sur le poids va de 0 € pour 500 Kg à environ 4 000 € pour 1 500 Kg, puis 20 000 € pour 2 000 Kg et atteint 33 000 € pour 2 500 Kg ; ► Pour les émissions de CO2, il s’agit d’un bonus de 8 000 € pour les émissions de 0 g CO2/Km, d’un point neutre aux alentours de 75 g CO2/Km, puis d’un malus d’environ 20 000 € pour 200 g CO2/Km qui atteint 40 000 € pour 250 g CO2/an. Dans un tel contexte, les calculs suivants, réalisés pour une Golf, illustrent de façon concrète l’importance de l’incitation : En euros e-Golf Golf hybride rechargeable Golf Prix de base HT 35 000 32 000 23 000 TVA 0 8 000 6 000 Taxe sur les véhicules 0 0 6 000 Prix de vente TTC 35 000 40 000 35 000 La Touareg, un 4 x 4 très apprécié des norvégiens et dont le prix est de 36 000 € HT, supporte une taxe sur les véhicules de 43 000 € et est disponible à 88 000 € TTC. Le véhicule électrique a en fait été victime de son succès : l’utilisation des voies de bus a été notamment fortement contestée. Certaines mesures ont été réduites en janvier 2017 : ainsi, entre autres, la gratuité sur les autoroutes et les ferries a été remplacée par une réduction d’au moins 50 % et l’exonération de TVA pour les véhicules électriques prendra fin en 2020 (en 2025 pour les véhicules à hydrogène). La Norvège a toujours comme objectif d’avoir 100 % des voitures neuves « zéro émission » en 2025. Des travaux ont été menés pour étudier si le système électrique norvégien pourrait supporter une telle pénétration du véhicule électrique. Ces travaux sont fondés sur des profils de courbes de charge différents selon que l’on recharge son véhicule au travail ou chez soi, ou encore que l’on procède à une recharge « rapide ». Le résultat est que le réseau de transport peut supporter sans difficulté 1,5 million de véhicules mais que des problèmes peuvent survenir au niveau de la distribution. Le renforcement des réseaux posera la question de son financement, certaines solutions pouvant limiter le développement du véhicule électrique. À long terme, en 2050, l’e-mobilité pourrait entrainer une demande d’électricité de 15 TWh.

×