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Enquete france prescrire

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Enquete france prescrire

  1. 1. Vigilance Hospitalisations pour effets indésirables médicamenteux en France L Résumé es effets indésirables des médica- quels types d’effets indésirables sont ments altèrent la qualité de vie concernés dans l’autre moitié des cas. des patients, multiplient et prolon- Seulement 4 types d’effets indésirables G Une enquête nationale a été menée gent les séjours à l’hôpital et, au total, ont été rapportés : troubles vasculaires, en France en 2007, par les 31 centres augmentent la mortalité (1). troubles du système nerveux, troubles régionaux de pharmacovigilance fran- En 2008, les résultats d’une enquête digestifs, troubles généraux et anomalies çais, dans des services de 63 centres nationale française réalisée dans des au site d’administration. Peu de détails hospitaliers et centres hospitalo-uni- services de centres hospitaliers et centres sont fournis. versitaires. 2 692 patients ont été sui- hospitalo-universitaires par les 31 centres Pour 4 % des patients, l’effet indésira- vis. 3,6 % des hospitalisations ont régionaux de pharmacovigilance fran- ble n’a pas régressé et l’évolution reste paru dues à un effet indésirable médi- çais ont été publiés (2,3,4). inconnue. camenteux. À la fin des années 1990 et au milieu Le nombre de patients morts des suites des années 2000, plusieurs enquêtes d’effets indésirables n’est pas connu. G Au 7 avril 2009, seuls des résultats nationales avaient été menées en France parcellaires sont publiés. dans des établissements de santé publics 3,6 % des patients hospitalisés l’ont ou privés pour évaluer la fréquence des été pour effets indésirables. En France, G 1 fois sur 2, l’effet indésirable a été effets indésirables médicamenteux ou en 2007, la fréquence d’hospitalisation considéré évitable ou “potentielle- liés aux soins, à l’origine d’hospitalisations pour effets indésirables a paru similaire à ment” évitable. (lire en encadré page 435). celle de 1998 et estimée à 3,6 % (intervalle En 2007, quelle a été la proportion de de confiance à 95 % : 2,77-4,43) (2à4). G 30 % des effets indésirables ont patients hospitalisés pour effets indési- Les hospitalisations pour effets indési- été imputés à une interaction médica- rables ? Combien en sont morts ? Quelles rables ont paru augmentées avec l’âge menteuse. ont été les classes de médicaments le des patients, pour atteindre 4,91 % chez plus souvent en cause ? La situation a-t- les plus de 65 ans (4). G Les hémorragies et les chutes ont elle évolué en 10 ans ? Ces résultats conduisent à estimer souvent été à l’origine d’hospitalisa- qu’environ 144 000 patients sont hospi- tions. talisés pour effets indésirables, sur une Une enquête nationale année, en France, soit 1,5 million de jour- G Les antivitamine K, les anticancé- de grande ampleur en 2007 nées d’hospitalisations (2à4). reux et les diurétiques ont paru les classes de médicaments le plus sou- Entre fin mai 2007 et début juillet 2007, Évitables ou potentiellement évita- vent à l’origine d’hospitalisations. les effets indésirables à l’origine d’une bles 1 fois sur 2. Pour 1 patient sur 3, l’ef- hospitalisation ont été identifiés sur fet indésirable a été considéré comme évi- G En France, depuis 1997, plusieurs 14 jours consécutifs par les 31 centres table, et “potentiellement” évitable dans enquêtes réalisées dans des établis- régionaux de pharmacovigilance fran- 17 % des cas (a)(3). sements de santé, ont mis en évi- çais dans des services de 63 centres hos- Parmi les effets indésirables observés, dence qu’environ 3 % des patients pitaliers et centres hospitalo-universi- 30 % ont été imputés à une interaction hospitalisés l’étaient pour un effet taires tirés au sort (2,3). médicamenteuse (3,4). indésirable médicamenteux, souvent Il s’agissait de services de court séjour une hémorragie liée au traitement anti- de spécialités médicales telles que la Hémorragies, chutes, etc. Les effets coagulant. pédiatrie, la cardiologie, la pneumologie indésirables appelés “troubles vascu- ou la neurologie. laires”, surtout des hémorragies, ont été G En pratique, en 10 ans, en France, 2 692 malades ont été suivis jusqu’à ce les troubles le plus souvent la cause l’incidence des patients hospitalisés qu’un diagnostic soit retenu. Le diagnos- d’une hospitalisation pour effets indési- pour effets indésirables médicamen- tic d’effet indésirable médicamenteux a rables. Ils ont représenté 21 % des effets teux n’a pas changé, alors qu’une été posé chez 97 patients, par une équipe indésirables observés (2à4). La proportion grande partie de ces effets indésira- de cliniciens et de pharmacologues. d’hémorragies n’a pas été précisée. bles semblent évitables. Le système de Les chutes ont représenté 8 % des soin n’a pas évolué dans ce domaine Une rétention des résultats. Au 7 avril effets indésirables ayant entraîné une et les leçons n’ont pas été tirées des 2009, seuls des résultats parcellaires hospitalisation. précédents constats. sont publiés (2,3). La moitié seulement Les autres principaux effets indésira- Rev Prescrire 2009 ; 29 (308) : 434-435. des effets indésirables survenus durant bles médicamenteux étaient des “troubles l’enquête ont été listés. On ne sait pas neurologiques” 11 %, des “troubles diges- PAGE 434 • LA REVUE PRESCRIRE JUIN 2009/TOME 29 N° 308Reproduction interdite, sauf pour les abonnés individuels dans le cadre dune diffusion limitée, en petit nombre, à but non commercial.
  2. 2. tifs” 9 %, des “troubles généraux et ano- malies du site d’administration” 9 %. 1997-2004 : 3 enquêtes nationales (en France) Aucune précision n’a été donnée. incontournables Antivitamine K, anticancéreux et diu- rétiques. Les antivitamine K ont été à En France, depuis la fin des années 4 % des patients hospitalisés à cause l’origine de 12,3 % des hospitalisations 1990, la fréquence des effets indésira- d’un effet indésirable sont morts à cause pour effets indésirables en 2007 (2à4). bles survenant dans des établissements de l’effet indésirable médicamenteux, Parmi les autres médicaments en cause, de santé ou à l’origine d’une hospitali- soit 0,12 % des patients hospitalisés (2). on trouve cités des médicaments anti- sation est estimée par les quelques cancéreux, 13 % ; puis des diurétiques, résultats des enquêtes nationales qui 2004 : étude Eneis. Une “enquête 9 % ; et des antalgiques, 9 %. ont été publiés. nationale sur les évènements indésira- Plus généralement, les principales Cette fréquence a peu évolué, et il bles graves liés aux soins”, alias étude classes pharmacothérapeutiques en reste nécessaire den tirer sérieuse- Eneis, a été réalisée prospectivement en cause ont été : les médicaments du sys- ment les conséquences. 2004 sur 8 754 patients hospitalisés en tème nerveux central, 26 % ; les médi- court séjour d’établissements de soins caments cardiovasculaires, 22 % ; les 1997 : une enquête nationale pro- publics ou privés, de médecine et de chi- médicaments du sang et organes héma- bante. En France, une enquête natio- rurgie (3,4). topoïétiques, 13 % ; les anticancéreux et nale, menée par les Centres régionaux 3 % à 5 % des patients avaient été immunodépresseurs, 16,8 % (b)(2à4). de pharmacovigilance, dans les hôpitaux hospitalisés pour effets indésirables des français, avait inclus 2 132 patients hos- soins. 1,6 % des hospitalisations avaient pitalisés en “chirurgie” (y compris en été motivées par un effet indésirable En pratique : gynéco-obstétrique), en “long séjour” médicamenteux grave. Un tiers des pas d’amélioration en 10 ans ou en “médecine” (1). effets indésirables médicamenteux 10 % des patients à l’hôpital, un jour graves étaient dus à un anticoagulant, En France, de 1997 à 2007, l’incidence donné, présentaient au moins un effet souvent un antivitamine K, résultant des patients hospitalisés pour effets indé- indésirable (1). Plus de 1 % des effets d’erreurs de suivi ou d’administration sirables médicamenteux n’a pas changé, indésirables recensés étaient la cause dans 30 % des cas. Les personnes et la part des hémorragies sous anticoa- probable d’un décès (1). 1,1 % des hos- âgées étaient apparues les plus vulné- gulant est toujours la même, alors qu’une pitalisations étaient motivées par l’effet rables (3,4). Des erreurs liées au médi- grande partie de ces effets indésirables indésirable médicamenteux. cament ont été constatées dans la moi- sont considérés évitables ou “potentiel- tié des effets indésirables causes lement” évitables. En 10 ans, le système 1998 : une étude prospective. En d’hospitalisation, et dans un tiers des de soin n’a pas progressé dans ce 1998, une enquête prospective incluant effets indésirables survenus au cours domaine, et les leçons n’ont pas été plus de 3 000 hospitalisations dans plu- d’une hospitalisation. tirées des précédents constats. sieurs services médicaux d’établisse- ©Prescrire Début 2009, les résultats de ce travail ments publics français avait mis en évi- mené en 2007, pourtant denvergure dence qu’environ 3 % des patients 1- Prescrire Rédaction “Effets indésirables médi- notable et riche d’enseignements, n’ont étaient hospitalisés pour un effet indé- camenteux : les résultats édifiants d’une enquête nationale dans les hôpitaux publics français” Rev été que partiellement présentés par sirable médicamenteux. Prescrire 1998 ; 18 (184) : 373-375. l’Agence française de sécurité sanitaire Les antiarythmiques et les médica- 2- Pouyanne P et coll. “Admissions to hospital des produits de santé. Ce manque de ments stimulants cardiaques (subs- caused by adverse drug reactions : cross sectional incidence study” BMJ 2000 ; 320 : 1036. transparence augure plutôt mal une prise tances non précisées) étaient les plus 3- Prescrire Rédaction “L’étude épidémiologique en compte constructive de ce nouveau fréquemment à l’origine d’une hospita- française Eneis approche la part de l’évitable à constat. L’ampleur des dégâts justifie lisation. 13 % des patients hospitalisés l’hôpital et en soins ambulatoires” Rev Prescrire 2005 ; 25 (267 Suppl.) : 896-901. pourtant au contraire une très large mobi- pour effet indésirable médicamenteux 4- Prescrire Rédaction “2005 : les effets indésira- lisation. l’étaient pour une hémorragie liée à leur bles graves des soins médicamenteux recensés par l’étude Eneis” Rev Prescrire 2005 ; 25 (267 Suppl.) : « D’abord ne pas nuire » est un principe traitement anticoagulant. 9 % des 909-910. de base des soins de qualité. patients hospitalisés à cause d’un effet ©Prescrire indésirable avaient des saignements digestifs provoqués par les AINS (2). a- Il n’y a pas de définition des effets indésirables poten- tiellement évitables dans les comptes rendus disponibles (réf. 2à4). b- Sur demande expresse de Prescrire, le Centre régional de pharmacovigilance de Bordeaux a cité les grandes classes Extraits de la veille documentaire Prescrire. 2008 - Etude EMIR (effets indésirables des médica- de médicament du système nerveux en cause dans les effets 1- Prescrire Rédaction “Déclaration de Berlin sur la ments : incidence et risque) sur les hospitalisations indésirables. Ce sont d’abord les antalgiques, puis les anti- pharmacovigilance” Rev Prescrire 2005 ; 25 (260) : liées à un effet indésirable médicamenteux” 20 mai dépresseurs, les anticonvulsivants, les antimigraineux, les 276-281. 2008. Site www.afssaps.sante.fr consulté le 19 sep- benzodiazépines, les neuroleptiques, les médicaments de la 2- Afssaps “Les matinées avec la Presse - Hospitali- tembre 2008 : 21 pages. maladie d’Alzheimer, les médicaments de substitution de sations dues aux effets indésirables des médica- 4- Haramburu F et coll. “Incidence of hospital admis- la dépendance aux opiacés (réf. 5). ments : résultats d’une étude nationale - Point sur sions due to adverse drug reactions : the EMIR la nouvelle campagne d’information sur les traite- study” 29es journées de pharmacovigilance, Cler- ments anticoagulants antivitamine K” 25 septem- mont-Ferrand : 9-11 avril 2008. Fundamental Clin bre 2008 : 3 pages. Pharmacol 2008 ; 22 (suppl 1) : 20 (abstract 95). 3- Afssaps “Compte rendu de la réunion de la Com- 5- Haramburu F “Lettre à Prescrire. EMIR” 14 octo- mission nationale de pharmacovigilance du 25 mars bre 2008 : 1 page. LA REVUE PRESCRIRE JUIN 2009/TOME 29 N° 308 • PAGE 435Reproduction interdite, sauf pour les abonnés individuels dans le cadre dune diffusion limitée, en petit nombre, à but non commercial.

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