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Bradycardies prescrire

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Bradycardies prescrire

  1. 1. avec un progestatif trop peu évalué” Rev Prescrire case-control study” BMJ 2009 ; 339 : b other oral contraceptives” Obstet Gynecol 2007 ; 110 :2002 ; 22 (229) : 410-413. 2921doi :10.1136/bmj.b2921. (3) 587-593.6- “Drospirenone”. In : “Martindale The complete 10- Prescrire Rédaction “Facteurs de confusion : 14- European Medicines Agency “Pharmacovigi-drug reference” The Pharmaceutical Press, London. sources de biais majeurs” Rev Prescrire 2009 ; 29 lance working party (PhVWP) March 2010 plenarySite www.medicinescomplete.com consulté le 5 juil- (310) : 618-619. meeting” 25 mars 2010. Site www.ema.eu consultélet 2010 : 7 pages. 11- Shapiro S et Dinger J “Risk of venous throm- le 12 juillet 2010 : 15 pages.7- Prescrire Rédaction “8-1. Patientes sous contra- boembolism among users of oral contraceptives: a 15- Bégaud B “Dictionnaire de pharmaco-épidémio-ceptif hormonal” Rev Prescrire 2009 ; 29 (314 suppl. review of two recently published studies” J Fam logie” ARME-Pharmacovigilance éditions, 1998 : 56.interactions médicamenteuses). Plann Reprod Health Care 2010 ; 36 (1) : 33-38. 16- Prescrire Rédaction “Idées-Forces Prescrire :8- Lidegaard Ø et coll. “Hormonal contraception 12- Dinger JC et coll. “The safety of a drospirenone- embolie pulmonaire thrombotique, en bref” Revand risk of venous thromboembolism : national fol- containing oral contraceptive : final results from the Prescrire mise à jour juin 2009. Version complète surlow-up study” BMJ 2009 ; 339 : b 2890doi :10.1136/ European Active Surveillance study on oral con- www.prescrire.org : 3 pages.bmj.b2890. traceptives based on 142,475 women-years of obser- 17- Prescrire Rédaction “Evra° et risque de thrombose9- van Hylckama Vlieg A et coll. “The venous throm- vation” Contraception 2007 ; 75 : 344-354. accru : RCP étoffé” Rev Prescrire 2009 ; 29 (311) : 663.botic risk of oral contraceptives, effects of oestrogen 13- Seeger JD et coll. “Risk of thromboembolism indose and progestogen type : results of the MEGA women taking ethinylestradiol/drospirenone and Bradycardies sous anticholinestérasique : reconnaître l’effet indésirable et le prendre en compte L’ Résumé efficacité des médicaments anti- 6 mois et 139 avaient reçu un anticholi- cholinestérasiques donépézil, nestérasique pendant les 3 mois précè- rivastigmine et galantamine sur dant l’hospitalisation. Parmi les 466 té-G L’efficacité des anticholinestéra- la maladie d’Alzheimer est symptoma- moins (patients hospitalisés pour un autresiques donépézil, rivastigmine et tique, modeste et transitoire (1,2). motif), 117 avaient arrêté tout anticholi-galantamine sur la maladie d’Alzhei- Le profil d‘effets indésirables de ces nestérasique depuis au moins 6 mois etmer est modeste et transitoire. Leurs médicaments est, entre autres, constitué 349 avaient reçu un anticholinestéra-effets indésirables établis comportent de troubles cardiaques, avec des brady- sique pendant les 3 mois précèdant l’hos-notamment la bradycardie. cardies, des malaises et syncopes, et pitalisation. des troubles de la conduction, parfois L’âge moyen des patients était deG Une étude cas/témoins canadienne amplifiés par des interactions médica- 83 ans et la proportion de femmes étaitmenée entre 2003 et 2008 a montré une menteuses (3à5). de 51 % (6).augmentation statistiquement signi- Une étude canadienne s’est intéresséeficative du risque d’hospitalisation aux hospitalisations pour bradycardie de 2 fois plus d’hospitalisation pourpour bradycardie chez les patients patients traités par anticholinestérasique bradycardie chez les patients qui onttraités par anticholinestérasique (6). Les résultats de cette étude et en par- récemment débuté des anticholines-depuis moins de 3 mois, par rapport à ticulier les suites d’hospitalisation ont été térasiques. Une augmentation statisti-des patients qui ont arrêté un anti- révélateurs d’une prise en compte insuf- quement significative du risque d’hospi-cholinestérasique depuis plus de fisante d’un effet indésirable connu. Nous talisation pour bradycardie a été mise en6 mois. avons tenu à les rapporter. évidence chez les patients qui ont reçu un anticholinestérasique dans les 3 moisG Après leur sortie de l’hôpital, plus Une étude cas/témoins canadienne. précédant l’hospitalisation, par rapportde la moitié de ces patients ont reçu Une étude cas/témoins a été menée aux patients qui avaient arrêté l’anticho-une nouvelle prescription d’anticholi- dans la province de l’Ontario chez des linestérasique depuis au moins 6 moisnestérasique, malgré la survenue patients âgés de 67 ans au moins, hos- (rapport de cotes ajusté 2,13, intervalle ded’une bradycardie qui avait motivé pitalisés pour une bradycardie entre le 1er confiance (IC) à 95 % : 1,29-3,51,leur hospitalisation. 4 % ont de nou- janvier 2003 et le 31 mars 2008 après p = 0,003) (a)(6).veau été hospitalisés pour bradycar- prise d’anticholinestérasique dans les 9 Un même niveau de risques a étédie. mois précédant la date d’hospitalisation trouvé chez les patients qui avaient des (6). Pour chaque cas (patient hospitalisé antécédents de maladie cardiaqueG En pratique, lorsqu’un effet indési- pour bradycardie), les auteurs ont recher-rable médicamenteux a été identifié et ché 3 témoins (patients hospitalisés sans a- Le rapport de cotes (odds ratio en anglais) correspondtraité, partager cette information et en bradycardie), appariés sur diverses carac- au rapport de la cote d’un ensemble pour un événementtenir compte dans la balance béné- téristiques (6). donné et de la cote d’un autre ensemble pour le même évé-fices-risques pour chaque patient sont Parmi les 161 patients hospitalisés nement. Dans la situation des études cas/témoins, le calcul du risque relatif n’est pas adéquat ; celui du rapport de cotesindispensables pour limiter les dégâts. pour bradycardie, 22 avaient arrêté tout est, sous certaines conditions, une bonne estimation du Rev Prescrire 2010 ; 30 (323) : 675-676. anticholinestérasique depuis au moins risque relatif de l’événement (réf. 8). LA REVUE PRESCRIRE SEPTEMBRE 2010/TOME 30 N° 323 • PAGE 675 Reproduction interdite, sauf pour les abonnés individuels dans le cadre dune diffusion limitée, en petit nombre, à but non commercial.
  2. 2. Vigilance (rapport de cotes = 2,25 ; IC à 95 % : rasique expose au risque de réapparition 2- “Dementia”. In : “Martindale The complete drug 1,18-4,28 ; p = 0,014) ou qui étaient trai- de cet effet indésirable. reference” The Pharmaceutical Press, London. Site www.medicinescomplete.com consulté le tés par d’autres médicaments bradycar- Lorsqu’un effet indésirable médica- 28 décembre 2009 : 9 pages. disants (rapport de cotes = 2,34 ; IC à menteux a été identifié et traité, partager 3- Prescrire Rédaction “Anti-Alzheimer : des effets 95 % = 1,16-4,71 ; p = 0,017) (b)(6). cette information et en tenir compte dans indésirables graves souvent mortels” Rev Prescrire 2006 ; 26 (276) : 668. Parmi les 161 patients hospitalisés la balance bénéfices-risques pour chaque 4- Prescrire Rédaction “Syncopes et inhibiteurs de pour bradycardie, 17 patients (11 %) ont patient sont indispensables pour limiter la cholinestérase” Rev Prescrire 2003 ; 23 (245) : 836. 5- Prescrire Rédaction “12-5. Patients ayant une subi l’implantation d’un stimulateur car- les dégâts (7). maladie d’Alzheimer” Rev Prescrire 2009 ; 29 (314 diaque et 6 patients (4 %) sont décédés ©Prescrire suppl. interactions médicamenteuses). pendant l’hospitalisation (6). 6- Park-Wyllie LY et coll. “Cholinesterase inhibitors and hospitalization for bradycardia : a population- b- Digoxine, médicaments avec un effet bêtabloquant, inhi- based study” Plos Medicine 2009 ; 6 (9) : e1000157. Un effet indésirable connu mais biteurs calciques tels que le vérapamil ou le diltiazem (réf. 6). doi:10.1371/journal.pmed.1000157 : 9 pages. négligé. Après la sortie de l’hôpital, plus 7- Prescrire Rédaction “Effets indésirables médica- Extraits de la veille documentaire Prescrire. menteux négligés en cours d’hospitalisation” Rev de la moitié des patients (78 patients sur 1- Prescrire Rédaction “Les anticholinestérasiques Prescrire 2007 ; 27 (289) : 833. 138, après exclusion des 17 patients qui dans la maladie d’Alzheimer. Un effet modeste, 8- Prescrire Rédaction “Rapport de cotes : une esti- limité aux formes modérément sévères” Rev Prescrire mation du risque relatif, sous certaines conditions” avaient un stimulateur cardiaque et des Rev Prescrire 2008 ; 28 (298) : 626-629. 2003 ; 23 (241) : 534-536. 6 patients décédés) ont à nouveau été traités par un anticholinestérasique. Trois d’entre eux ont à nouveau été hospitalisés pour une bradycardie, soit DCI France Belgique Suisse 4 %, dans les 3 mois après la sortie (6). digoxine DIGOXINE NATIVELLE° LANOXIN° DIGOXINE-SANDOZ° ou autre En pratique : reconnaître l’effet indé- diltiazem TILDIEM° ou autre TILDIEM° ou autre DILZEM° ou autre sirable et le prendre en compte. La sur- donépézil ARICEPT° ARICEPT° ARICEPT° venue d’une bradycardie chez un patient galantamine REMINYL° REMINYL° REMINYL° traité par anticholinestérasique est un effet mémantine EBIXA° EBIXA° EBIXA°, AXURA° indésirable connu et prévisible, et donc, rivastigmine EXELON° EXELON° EXELON° dans une certaine mesure, évitable. Toute vérapamil ISOPTINE° ou autre ISOPTINE° ou autre ISOPTIN° ou autre nouvelle prescription d’un anticholinesté- Manipulations vertébrales chez les enfants : des complications rares mais graves Résumé indésirables de gravité modérée et prudence avec les manipulations ver- transitoires ont été comptabilisés. tébrales, en particulier cervicales, les inciter à prendre un avis médical au G Les manipulations vertébrales sont G Les effets indésirables graves sont préalable et, le cas échéant, à surveil- des thérapeutiques mal évaluées en apparus le plus souvent immédiate- ler de près leur enfant dans les termes d’efficacité et d’effets indési- ment après la manipulation, et cer- 24 heures qui suivent la manipulation. rables. Chez les enfants, les affec- tains ont été irréversibles : 2 paralysies Rev Prescrire 2010 ; 30 (323) : 676-677. tions concernées par ces manipula- et 2 décès. L tions sont très diverses : coliques, es manipulations vertébrales sont énurésie, otite, etc. G Un jeune âge, une manipulation cer- des thérapeutiques mal évaluées vicale rotatoire et une pathologie sous- en termes d’efficacité et en termes G Une synthèse méthodique publiée jacente ont semblé majorer le risque d’effets indésirables (1). Il s’agit de mou- en 2007 a recensé 9 cas publiés d’ef- de complications graves. vements passifs uniques de faible ampli- fets indésirables graves, neurolo- tude et de haute vélocité, pratiqués sur un giques ou vertébraux, liés à la mani- G En 2010, il est impossible de préci- étage intervertébral précis dans un but pulation chez des patients de moins de ser l’incidence des effets indésirables thérapeutique. Ils peuvent être directs, 18 ans. Une mise à jour documentaire des manipulations vertébrales chez indirects ou semi-directs (a)(1). nous a permis de recenser une étude les enfants. Elle semble faible. Chez les adultes, le domaine le mieux rétrospective britannique portant sur exploré est le traitement des lombal- des manipulations chez environ G En pratique, mieux vaut recom- gies (1). Chez les enfants, les manipula- 700 enfants de moins de 3 ans. 4 effets mander aux parents la plus grande tions vertébrales s’utilisent notamment PAGE 676 • LA REVUE PRESCRIRE SEPTEMBRE 2010/TOME 30 N° 323Reproduction interdite, sauf pour les abonnés individuels dans le cadre dune diffusion limitée, en petit nombre, à but non commercial.

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