Data Journalisme Ile de la Réunion ??

837 views

Published on

Le data journalisme à l'île de la Réunion ? Pas pour maintenant ... (Copyright Silicon Village 2011)

Published in: Business
0 Comments
0 Likes
Statistics
Notes
  • Be the first to comment

  • Be the first to like this

No Downloads
Views
Total views
837
On SlideShare
0
From Embeds
0
Number of Embeds
1
Actions
Shares
0
Downloads
4
Comments
0
Likes
0
Embeds 0
No embeds

No notes for slide

Data Journalisme Ile de la Réunion ??

  1. 1. Qu’est ce que le « Data Journalisme »L’univers du journalisme prend un nouveau tournant depuis quelques années grâce à l’émergence du DataJournalisme qui révolutionne les méthodes journalistiques habituelles.Qu’est ce que le data journalisme ?Vieux depuis 1960, le Data Journalisme est né en Amérique du Nord sous le commandement de Philip Meyer(écrivain journaliste) qui expose cette nouvelle façon de procéder dans « The new precision journalism ».Le Data Journalisme est une méthode se basant essentiellement sur des bases de données, des représentationsgraphiques et des chiffres, que l’on analyse et donne un sens pour la transformer en information. C’est une forme dejournalisme qui montre un fort intérêt pour le journalisme politique également.C’est une méthode qui a pour avantage d’associer l’image aux mots facilitant ainsi l’assimilation du message. Deplus, cette visualisation de l’information est appropriée à la culture actuelle qui est accès de plus en plus sur lenumérique. La méthodologie ne diffère pas tellement du traditionnel tout en faisant appel à de nouveaux métiers etcompétences tels que développeurs, codeurs, graphistes, statisticiens, storytelling et demandent un certainsinvestissement. En effet, le data journalisme fait toujours appel à un processus dit de « transformation » car ilrecueille les données, les analyse, les traites pour par la suite en donner un sens. Il permet donc d’approfondirl’information, de faire la lumière sur des zones dites « sombres ».Cependant le data journalisme est sujet à des limites. En effet, le processus de transformation des données enmessages peut s’avérer compliqué car il faut trier les bonnes données de celles qui envahissent le web. De plus, il y ades risques que le journaliste accorde plus d’importance au visuel qu’au rédactionnel, négligeant ainsi l’essentiel del’information. Il faut ajouter à cela, que le manque de formation des journalistes dans le traitement de bases dedonnées notamment, nuirait à la bonne interprétation de données statistiques.Une autre des limites du data journalisme serait la non diffusion des données publiques, par les institutionspubliques en France tel qu’à la Réunion, comme le précise Michael Cross qui est journaliste au Guardian et lun desresponsables de la campagne "Free our data", affirmant que "…les données médicales, celles des hôpitaux, posentdes questions extrêmement complexes. Le gouvernement a accepté de publier certaines données très sensibles,comme les taux de mortalité des patients de chirurgiens clairement identifiés : cela a créé une controverse". Etdajouter que "… de telles questions doivent être débattues publiquement : une part de notre campagne porte sur latransparence du processus de décision qui aboutit à la publication – ou à la non-publication, pour de bonnes raisons –de tel ou tel type de données".A l’échelle locale, peu d’initiative existent dans ce domaine bien que la CCIR ait mis à libre disposition récemmentune petite base économique des entreprises et du territoire en libre service punique sur le site www.declikeco.reOrigine du data journalisme en France :En France, le data journalisme doit son apparition avec la rencontre entre des étudiants en journalisme issus deScience-Politique et des ingénieurs de HETIC.net qui ont crée un site « ActuVisu » qui était à la base un projet de find’étude. Ce Site reflète le mélange des compétences de ses 10 étudiants ou divers thèmes sont traités tels que lesport, l’économie l’histoire, prouvant ainsi que le data journalisme peut s’approprier divers domaines et y apporterune toute autre vision. Suite à cela, divers sites ayant la même perspective que « ActuVisu » ont vu le jour, faisantpartit depuis, des acteurs de data journalisme en France.Les acteurs du Data Journalisme en France :
  2. 2. Parmi eux OWNI.fr qui est un site internet d’informations français, né durant le combat la loi HADOI (2009) et quil’un des spécialistes de ce domaine d’activité. Il s’est vu attribuer le “Prix d’Excellence Générale” en journalismeonline par l’Online News Association (ONA, Washington), en octobre 2010. Il conçoit et développe également desapplications web et mobile, des sites web, des réseaux sociaux et des plateformes web pour des partenaires etclients dans son laboratoire de recherche & développement. OWNI est donc un média engagé pour les libertésnumériques. Ses concepteurs ont fait de lui un site pouvant recevoir les internautes qui veulent s’engager dans lesmêmes « combats » qu’eux et qui veulent « tester » les nouvelles formes d’expression.Wikileaks pour sa part, publie des analyses politiques et fais de sociétés de façon anonyme et sécurisées afind’assurer une transparence. Les documents publiés sur le site sont analysés, commentés et également enrichis pardes éditeurs, relecteurs et correcteurs faisant partit de l’équipe du site. Il a pour ambition sur le long terme dedevenir « lorgane de renseignements le plus puissant au monde » selon son fondateur Julian Assange.D’autres acteurs du data journalisme laissent entendre leur voix en France, comme c’est le cas pour CarolineGoulard, qui est la co-fondatrice de Dataveyes.com. Ce dernier est une start-up de visualisations interactives dedonnées. Elle a en effet, créée un blog destiné à l’information en ligne non « conventionnelle »et a également écritun article qui fut publié sur OWNI.fr expliquant en 4 phases en quoi le journalisme de données pourrait êtrebénéfique pour les journalistes.A la Réunion le data journalisme n’est pas encore exploité surement par le manque de formation et d’informationconcernant cette nouvelle façon de véhiculer le message et qui plus est, ne correspond pas aux méthodes« traditionnelles » des journalistes locaux. Cependant certains acteurs de la communication se sont intéressés à cejournalisme de données, tel que Silicon Village.Pour Rémi Voluer, directeur de lagence Silicon Village, la vrai problématique du Data journalisme reste laccès auxdonnées.« Cest aux instances publiques de mettre à disposition des citoyens les données dont elles disposent. Pas simplementde les publier sur Internet mais de mettre en place des moyens techniques dy accéder depuis lextérieur, les agréger,les analyser, les re-travailler »« La technologie compte beaucoup, notamment le format Opendata, qui permet de travailler les données. Et cesdonnées doivent absolument être exhaustives : lanalyse doit venir des journalistes, pas des autorités quieffectueraient un premier "tri" ! »« Dans certains pays dEurope du Nord, toutes les notes de frais remboursées par les des administrations publiquessont scannées et publiées en lignes. Les journalistes ont développés des outils pour compiler et surveiller ces donnéesen temps réel. Cette méthode peut sappliquer à tous les sujets : enseignement, économie, gestion du territoire,santé, sécurité... »« Linformation factuelle vient de létat, lanalyse des journalistes et des citoyens. Cela nexclue pas un débat sur lesobjectifs et moyens politiques, mais pour le débat démocratique, cest une avancée extraordinaire ! »Il ne reste plus alors, qu’aux instances publiques françaises de permettre aux journalistes d’accéder aux donnéesdans un premier temps, pour que le data journalisme parvienne à émerger en France.

×