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Sel infos 142 Septembre 2019

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Sel infos 142 Septembre 2019

  1. 1. Septembre 2019 142 DoSSiEr ProJEtS DE DévELoPPEMEnt I N F O R M A T I O N S Parrainer, c’est aussi les protéger! UrgEnCE Cyclone Madagascar : La vie reprend… SEnSibiLiSation Découvrez les Conférence-talks du SEL Un nouveau centre pour les mamans et leur bébé Une action chrétienne dans un monde en détresse www.selfrance.org
  2. 2. éDitoriaL SoMMairE 2 I SEL INFORMATIONS I 142 Qui pourrait aujourd’hui nier l’importance de la protection de l’enfant ? Cet impératif est pour- tant relativement nouveau. Longtemps a pré- valu un rapport d’autorité et de soumission absolues, rendant la parole de l’enfant impossi- ble ou lui ôtant par principe tout crédit. Les choses changent, même si c’est de façon inégale selon les contextes et les pays. À tel point que la question de la protection contre les abus commis par des adultes a non seulement pris de l’importance mais fait les unes de l’actualité. Tous les milieux sont concernés, y compris, hélas, celui des Églises. Le SEL promeut depuis toujours le respect de l’enfant, fondé sur de fortes valeurs humaines et chrétiennes ; chacun a en mémoire les paroles de Jésus rabrouant ses disciples. Notre partenaire Com- passion n’a pas attendu l’attention croissante portée sur le sujet de la protection pour en faire une priorité. Mais cela l’a conduit, avec le SEL, à la mise en œuvre systématique d’un ensemble de mesures, notamment informatives et préventives. Tous les échelons sont concernés et tous les intervenants sont formés et sensibilisés. Heu- reuse initiative, puisqu’on sait que le moindre incident, en dehors d’être en soi regrettable, voire dramatique, peut porter atteinte à la réputation d’une organisation. Parrainer c’est accompagner, aider, soutenir. C’est aussi protéger, et notre mission serait incomplète sans une attention particulière à la protection des enfants sous tous ses aspects, y compris vis-à- vis des adultes avec qui ils sont en contact. Tout est fait pour que les centres Compassion soient des lieux sûrs pour nos filleuls mais la nature humaine est telle que le risque zéro n’existe pas. Portons tous le souci de la sécurité de chacun de ces enfants que nous chérissons et soutenons par nos dons, nos lettres, nos prières. JACQUES BÉNÉTREAU Administrateur du SEL P3 | SEL news P6 | Dossier Notre mission : protéger les enfants P10 | Parrainer, c’est aussi protéger P12 | Parrainage Appel de Noël 2019 P14 | Projets Un engagement « pour la vie » ! P15 | Urgence Madagascar : Après le passage du cyclone, la vie reprend ! P16 | Michée France Connaissez-vous l’économie généreuse ? P18 | Sensibilisation Conférence-talks : Un temps pour la réflexion… Imprimésurpapier100%recyclé Directeurs de la publication : Claude Grandjean et Patrick Guiborat | Responsable de la rédaction : David Alonso | Secrétariat de rédaction : Laura Boyadjian | Comité de rédaction : David Alonso, Laura Boyadjian, Lydie Rochetaing | Equipe de rédaction : Jacques Bénétreau, Patrick Guiborat, Laura Boyadjian, David Alonso, Sophonie Jean-Louis, Doris Lévi Alvarès, Nicolas Fouquet, Esther Ngu, Daniel Hillion, Véronique Lavoué, Claire Balverde |Relecture : Brigitte Pontet |Graphisme et mise en page : Jacques Maré |Prix du numéro : 1 € |Abonnement : 4 € - Abonnement de soutien : 20 € |CPPAP n°1121 H 80951 | ISSN 1145-2269 | Imprimerie IMEAF | Trimestriel : septembre 2019 | Photos : SEL (sauf mention) Ce numéro accueille un encart jeté special Michée Association Service d’Entraide et de Liaison, 157 rue des Blains - 92220 BAGNEUX - Tél. 01 45 36 41 51 - contact@selfrance.org | Dons uniquement : IBAN : FR57 2004 1000 0100 0195 5F02 034 - BIC : PSSTFRPPPAR | Parrainage et Ticket-Repas : IBAN - FR34 2004 1000 0113 7110 9S02 033 - BIC - PSSTFRPPPAR | SEL PROJETS BELGIQUE, 243 route Provinciale - 1301 BIERGES - Tél. / Fax (010) 65.08.51 - Compte Fortis : IBAN : BE85 0012 1339 3006 - BIC : GEBABEBB avec la mention DON | SEL SUISSE ROMANDE, Compte bancaire : Banque COOP CH 413585.300070-9 IMPÔT À LA SOURCE ET DÉDUCTION FISCALE Avec l’impôt à la source, vous pouvez toujours déduire 66% de vos dons (75 % pour les Ticket-Repas) dans la limite de 20% du revenu imposable : vos droits sont identiques. En janvier 2019, vous avez reçu un acompte équivalent à 60% de la réduction d'impôt dont vous avez bénéficié en 2018, relatif à vos dons réalisés en 2017. En juillet 2019, vous recevrez le solde, calculé à partir de votre déclaration de revenus faite au printemps. Pour en savoir plus : selfrance.org, rubrique déductions fiscales. Vous pouvez aussi nommer le SEL bénéficiaire d’une assurance vie. De plus, par la Fondation SEL vous pouvez attribuer un legs en indiquant au verso « Pour la Fondation du Protestantisme, avec affectation à la Fondation SEL », ou pour la déduction IFI, en envoyant votre chèque à l’ordre de « Fondation SEL », à l'adresse suivante : 157 rue des Blains, 92220 Bagneux. Si vous ne souhaitez pas recevoir notre journal, dites-le-nous en renvoyant votre étiquette. Nous ne voudrions pas vous importuner davantage. Conformément à l’article 27 de la loi du 6 janvier 1978, vous disposez d’un droit d’accès et de rectification aux données vous concernant dans nos fichiers.
  3. 3. Le SEL collabore prioritairement avec d'autres organisations ou réseaux interna- tionaux chrétiens. En voici quelques-uns ! COMPASSION INTERNATIONAL Organisation chrétienne de parrainage, Compassion appuie plus de 7000 centres de développement de l’enfant, rattachés à des églises locales dans 26 pays, pour sortir les enfants de la pauvreté. Le SEL a rejoint ce réseau dès 1982. TEARFUND Cette organisation chrétienne de pro- jets de développement et d’aide d’ur- gence collabore avec des associations chrétiennes locales pour soutenir les personnes défavorisées. Le SEL fait partie de la famille internationale Tear- fund, avec qui nous partageons la vision et diverses missions. INTEGRAL Dans cette alliance internationale, 23 organisations chrétiennes indépen- dantes actives dans le secours d'ur- gence et le développement collaborent pour optimiser les actions en particu- lier en cas de catastrophes et de crises graves. Le mot de Patrick Un des atouts du SEL vient de ses collabora- tionsinternationalesprogressivementétablies depuis sa création en 1980 : d’abord avec Tearfund (Grande- Bretagne), puis avec Compassion International (1982), ensuite avec le réseau Michée (2001), et plus récemment avec l’alliance Integral (2006). Comme vous le découvrirez ci-contre, chacune de ces colla- borations possède ses spécificités qui recouvrent et influencent la plupart de nos actions ou missions sociales du SEL. Complémentaires, interdénominationnelles et souvent en rap- port avec l’Alliance évangélique nationale ou mondiale, nos collaborations internationales visent à ce que nous fassions mieux ensemble ce que nous voulons bien faire chacun : faire sortir de la pauvreté des personnes en situation d’extrême vulnérabilité, et toujours avec une approche intégrale, basée sur l’amour et la parole de Dieu, avec des partenaires locaux chrétiens. Valorisant la collaboration entre œuvres chrétiennes de dif- férents pays, elles ont pour objectif de libérer les enfants de la pauvreté au nom de Jésus (Compassion), de suivre Jésus là où le besoin est le plus grand (Tearfund) ou de s’unir pour soulagerlasouffranceetredonnerespoir,danslescatastrophes et au-delà (Integral). Ces engagements internationaux sont exigeants pour nous qui sommes de taille relativement petite. Ils nous amènent constamment à progresser, nous permettant ainsi de répondre de mieux en mieux aux besoins de nos partenaires et donc de favoriser leur action sur le terrain. Ces ancrages internationaux avec ces structures partageant nos valeurs sont donc fondamentaux pour nous à plusieurs égards. Le SEL n’en serait certainement pas là où il en est aujourd’hui sans ces collaborations privilégiées, qui s’ajoutent au remarquable travail directement accompli au travers de nos partenaires chrétiens locaux. PATRICk GUIBORAT, DIRECTEUR GÉNÉRAL DU SEL Une des forces du SEL ? Ses réseaux internationaux ! SEL nEwS 142 I SEL INFORMATIONS I 3 Pour nous suivre Site : http://selfrance.org Blog : http://blog.selfrance.org Youtube : SEL Facebook : SEL (Service d’Entraide et de Liaison) Twitter : ong_SEL À propos du SEL Le Service d’Entraide et de Liaison est une association protestante de solidarité internationale, créé en 1980 par l’Alliance Évangélique Française. Il vise à améliorer les conditions de vie de personnes et de populations en situations de pauvreté dans les pays en développement, et travaille en partenariat avec des organisations chrétiennes locales, responsables des projets qu’elles élaborent et mettent en œuvre. Instagram : sel_ong
  4. 4. SEL nEwS 4 I SEL INFORMATIONS I 142 retrouvez la comédie musicale « Jésus, le Don d’une vie »  à la rentrée ! Sam 12 oct - Nouvel Espace Culturel de MARLY (57) : 16h et 20h Sam 19 oct - Espace Lumière d’EPINAY S/SEINE (93) : 20h Sam 9 nov - Palais des Congrès de MARSEILLE (13) : 20h Dim 10 nov - Théâtre de MARIGNANE (13) : 19h Rencontrez-nous sur notre stand lors de chaque représentation ! Plus d'information sur le site ledondunevie.fr Cet automne, le SEL accueille Carlo Jay, ancien enfant parrainé aux Philippines. Ce sera l’occasion pour vous de rencontrer quelqu’un du terrain, qui connait les réalités des programmes de parrainage d’enfants que nous soutenons. En attendant son arrivée, faisons sa connaissance ! arlo Jay, 23 ans, est né au sein d’une famille brisée, sans son papa. Cela a entraîné des moqueries à l’école et cette absence est devenue un sujet de souffrance et de colère pour lui. Alors qu’il avait 5 ans, sa maman est entrée en contact avec des chrétiens et Carlo Jay a été enregistré dans un programme de parrainage. Sa vie en fut bouleversée. Une jeune lycéenne a décidé de le parrainer et de l’encourager à travers ses lettres. Carlo Jay a découvert l’amour de Dieu et son comportement a changé. Il tra- vaille aujourd’hui pour les enfants à Com- passion Philippines : « Je veux me battre pour les rêves de quelqu’un et parler pour les droits des autres. » Carlo Jay sera en France du 21 septembre au 6 octobre. Il participera à de nombreuses rencontres témoignages en région pari- sienne et dans l’est de la France. Pour en savoir plus sur le témoignage de Carlo Jay, venez le rencontrer ! Retrouvez tous les détails de la tournée de Carlo Jay sur notre site selfrance.org. Pour toute demande d’information, contac- tez Doris : dlevialvares@selfrance.org. JOURNÉE DU SEL 2019 Une pointe de SEL en bretagne ! L es 18-19 mai derniers, nous étions à St Brieuc, pour un week-end SEL organisé en collaboration avec une des églises de la ville, l’Église Protestante Évangélique. Nous avons eu la joie de travailler avec Alice et Chris- tian, un couple de délégués du SEL très actifs. Au programme : • une formation biblique • un repas bol de riz • unconcertdeLouiseZbinden,ar- tiste partenaire du SEL pour les enfantsenattentedeparrainage • un culte spécial SEL Ces diverses activités furent ap- préciées de tous. Chacun a pu res- sortir grandi et encouragé par ces temps d’échanges, d’enseigne- ments et de partages. Les partici- pants ont ainsi pu mieux cerner l’action du SEL et celle de ses par- tenaires chrétiens locaux. « Les enseignements étaient perti- nents et encourageants. » « Le concert fut plus qu’agréable. La qualité musicale et de la voix nous a permis de ressortir détendus. » « Nous avons vécu un moment très agréable, et fait de belles rencontres en votre compagnie. » Un grand merci à l’Église pour son accueil !
  5. 5. 142 I SEL INFORMATIONS I 5 vous êtes sensibles à la cause des plus démunis ? vous aimez partager ce qui vous tient à cœur ? vous souhaitez faire un pas de plus avec le SEL ? Merci à nos testateurs ! Chaque année, les actions du SEL sont soutenues par des donations, des legs, des assu- rances-vie. De montants variables, ces dons sont souvent le fait de fidèles donateurs sou- haitant ainsi partager ce que Dieu leur a permis de recevoir. Au nom de nos partenaires, nous leur en sommes immensément reconnaissants. Vous souhaitez plus d’informations sur les possibilités de legs, donations ou assurances- vie au profit des missions du SEL ? Écrivez-nous à contact@selfrance.org ou appelez-nous au 01 45 36 41 50. SEL nEwS Devenez délégué(e) du SEL dans votre église ! Pour en savoir plus, contactez Sophonie à delegues@selfrance.org ou au 01 45 36 41 62. Directeur ou Directrice du Parrainage Responsable de la mise en œuvre de la politique du parrainage du SEL, à la tête d’une équipe de dix personnes,garantduservicerendu aux parrains des 10 700 enfants parrainés. Poste basé à Bagneux. À pourvoir dès que possible. Plus d’informa- tions sur www.selfrance.org. LE SEL rECrUtE Marie-Noëlle, déléguée du SEL à No- gent-sur-Oise (60) voulait faire vivre l’expérience de l’Escape Game aux membres de son église. Elle l’a donc orga- nisé sur un week-end, en mars dernier. « On a eu 5 sessions, et on a pu faire diffé- rentes équipes mixtes : adultes, jeunes, en- fants, avec une soirée spéciale jeunes le samedi. » Elle garde en mémoire les découvertes, les « excellents retours » et le fait d’avoir pu «  faire des choses ensemble ». «  Tout le monde a vécu la même chose. Cela nous a permis d’en reparler. » Plus d’infos ? écrivez à escapegame@selfrance.org L’ESCAPE GAME Les impressions de Marie-noëlle ! Cette année, 43 coureurs de tout âge ont répondu à notre appel : ils ont pris le départ des 2, 6 ou 10 km de la Course des Héros de Paris, Lyon et Bordeaux. Grâce à leur effort, nous avons récolté plus de 16 000€ pour permettre aux agriculteurs d’Afrique subsaharienne d’assurer la sécurité alimentairedeleurfamilleetdeleurcommunauté. Grâceàcesprojets,lespaysansontlesmoyens de mieux faire ce qu’ils savent déjà faire  : culture, élevage, transformation de produits pourlescommercialiser,reboisement,restauration des terres. Au nom de nos partenaires et de leurs béné- ficiaires, un grand merci à tous nos coureurs et leurs donateurs ! Prêts pour l’année prochaine ? En attendant, retrouvez les photos et vidéos de l’édition 2019 sur notre page Facebook. Chaque année, à l’occasion de la Course des Héros, ils sont nombreux à chausser leurs baskets pour permettreànospartenairesd’améliorerlesconditionsdeviedepersonnesensituationsdepauvreté. rien ne les arrête, pas même la chaleur du mois de juin !
  6. 6. DoSSiEr Dernièrement, nous avons eu le plaisir de recevoir la visite de Palamanga ouali, vice- président de Compassion international pour l’afrique. Dans cet entretien, il évoque le sujet de la protection de l’enfance, qui est au cœur du travail de notre partenaire au niveau du parrainage. PAR NICOLAS FOUQUET notre mission : protéger les enfants
  7. 7. 142 I SEL INFORMATIONS I 7 Nicolas Fouquet  : L’Afrique est vaste. Comment est perçue la place de l’enfant sur ce continent ? PalamangaOuali :IlyaplusieursAfriques. On peut envisager la distinction de dif- férentes façons. L’une d’elles, c’est la dis- tinction entre l’Afrique des villages et l’Afrique des villes. Au village, où j’ai grandi, l’enfant appar- tient à la communauté ou en tout cas à la grande famille. L’éducation de l’enfant est du ressort de tout ce village, de toute cette communauté. Tout le monde a son mot à dire et s’assure que l’enfant a mangé ou est repris s’il a fait une bêtise. L’éducation se fait au moyen des contes autour du feu le soir. C’est comme cela que l’enfant apprend ensuite à se com- porter auprès des personnes âgées, han- dicapées ou encore de l’orphelin… À côté, on a l’Afrique des villes… Là, on n’a plus cette grande famille autour. On se rapproche de ce qui se vit en Occi- dent. C’est souvent seulement la famille nucléaire qui est présente. L’éducation incombe à ce petit cercle. C’est différent. Àceniveau,lerôledesparentsestcrucial. S’ils échouent, c’est plus dur de rattraper ensuite. Il me semble que le défi est par- ticulièrement important dans les villes. Quand on parle de protection de l’en- fance, à quels types de dangers fait-on référence ? Ilyamatièreàprotégerlesenfantscontre de nombreuses menaces. Il peut s’agir de la faim, du manque (de vaccins, de chaussures, de moyens pour les frais de scolarité…) mais aussi d’abus dont un enfant pourrait être victime. On peut penser aux abus physiques, aux abus émotionnels mais aussi de plus en plus, malheureusement, aux abus sexuels. Comment se répartissent les menaces entre l’Afrique des villes et l’Afrique des villages ? Potentiellement, il y a les mêmes dan- gers partout. C’est vrai que dans les villes on peut penser que les risques d’abus sexuels sont plus importants. Mais ac- tuellement, avec les réseaux sociaux et le reste, nous sommes en présence de vases communicants. Il faut alors être prudent. Je crois que les menaces sont partout, même s’il y a des formes d’abus qu’on peut davantage retrouver en ville que dans les villages. Par contre, les raisons qui sont derrières peuvent être différentes. Ainsi, le pro- blème de la faim se retrouve au village comme en ville mais, dans le premier cas, c’est parce que la pluviométrie n’a pas été bonne et, dans le second, c’est en rai- son du manque d’opportunités d’emplois pour les parents. Y a-t-il une dimension culturelle qui entre en compte à un moment sur ces questions de protection de l’enfance ? Oui, c’est le cas, si on prend l’exemple de l’excision. Il y a des communautés dans lesquelles cette pratique existe et d’au- tres dans lesquelles ce n’est pas le cas ou alors seulement de façon marginale. Or, Palamanga Ouali, lors de sa visite en France en 2019. DoSSiEr
  8. 8. l’excision est une pratique qui relève d’une dimension culturelle, éventuelle- ment religieuse. Pour ce qui est du travail des enfants, c’est davantage une question d’ordre éco- nomique. Ça va surtout dépendre si la famille est aisée ou pas. Y a-t-il aussi parfois une dimension religieuse ? Dans les pays musulmans, il y a des familles qui confient leur enfant très tôt à un maître coranique. L’enfant ne va plus aller à l’école. Cela peut avoir un impact négatif qui va influencer toute la vie de l’enfant. Mais c’est une menace qui est surtout liée au niveau d’éducation des parents. Si les parents sont allés à l’école, ils vont vouloir que leur enfant y aille aussi, quelle que soit leur religion. On peut aussi évoquer le mariage des jeunes filles. Dans certaines religions, il faut marier très vite la fille pour qu’elle ne soit pas tentée par les garçons. Ça peut aussi constituer une menace. La fille peut être forcée de se marier vers 15 ans. religion et culture sont parfois très imbriquées. En quoi les chrétiens devraient être par- ticulièrement sensibles à ce sujet de la protection de l’enfance ? Le développement holistique1 des enfants est un mandat biblique que l’Église a reçu et elle doit y travailler. Dans le pas- sage de Proverbes 31, il est dit qu’il faut parler pour celui qui ne le peut pas et qu’il faut défendre le malheureux et le pauvre. L’Église doit jouer son rôle en matière de protection des enfants et ça commence par donner l’exemple. En son sein, il ne faut pas qu’il y ait d’abus. Si l’Église fait bien son travail en protégeant ses enfants et en contribuant à leur éducation, c’est un bon témoignage dans la communauté. De plus, l’Église doit aussi être un refuge. L’Église en Afrique a joué ce rôle par le passé. Quand les missionnaires sont ar- rivés et qu’il y a eu des conversions, beaucoup de filles victimes de mariages forcés ont couru dans les églises pour s’abriter. Cela a d'ailleurs pu causer quelques problèmes. Il a fallu négocier avec les familles. Comment peut-on agir pour mieux pro- téger les enfants ? Le travail est double. Premièrement, il s’agit de sensibiliser, de prévenir. il faut informer ceux qui travaillent avec les enfants des lois qui sont en vigueur et les populations sur les abus possibles qui existent. Deuxièmement, quand un abusaeulieu,ilfauttravailleravecl’Église, les autorités, l’action sociale, pour que le cas soit traité selon les lois du pays. Il faut également qu’il y ait un suivi psy- chologique ou sanitaire de l’enfant en question. C’est sur ces deux tableaux là que ça se passe n DoSSiEr « Chaque jour, je me bats pour offrir à ces enfants une meilleure protection et un avenir meilleur. » Rose, bénévole dans un centre de Compassion Pérou. 1 Le développement holistique consiste à faire fructifier les potentialités dans les différents domaines de la vie : physique, spirituel, émotionnel, social… « L’Église doit jouer son rôle en matière de protection des enfants et ça commence par donner l’exemple. » Palamanga Ouali
  9. 9. 142 I SEL INFORMATIONS I 9 DoSSiEr Au centre d’accueil, les enfants sont sensibilisés de manière ludique (jeux, chants, danses, jeux de rôle, spectacles de marion- nettes) à se protéger et à protéger les autres. L'un des objectifs est de les aider à amé- liorer leurs compétences en commu- nication, en leur donnant la possibilité de s'exprimer, quand les agresseurs tentent généralement de les faire taire par l'intimidation. Les centres d’accueil organisent éga- lement des campagnes de sensibilisa- tion, des marches pour les droits de l’enfant et distribuent des documents sur la détection des signes de maltrai- tance chez les enfants. La prévention est la meilleure méthode pour éviter les abus et constitue par conséquent l'objectif principal de la stratégie. Outre la formation du personnel des centres d’accueil et des enfants, les parents ont également appris à identi- fier tout signe de maltraitance chez leurs enfants comme : la culpabilité, la tristesse, le manque d'appétit, la confu- sion, la solitude, la douleur physique et la honte. Avec l'aide de Compassion et des Églises, les familles touchées par la mal- traitance reçoivent l'assistance holis- tique dont elles ont besoin n HONDURAS Les enfants : acteurs de leur propre protection « En jouant, nous devenons plus forts », c’est la stratégie mise en place par notre partenaire Compassion Honduras. Les enfants des centres d’accueil sont ainsi capables d’identifier les agresseurs et de signaler immédiatement des situations de violences. PLUS DE 45 000 ENFANTS ONT PU PARTICIPER À CE PROGRAMME ! PAR ESTHER NGU Le spectacle de marionnettes plait beaucoup aux enfants des centres, qui interagissent avec les personnages ! Le but de ce spectacle est de les sensibiliser à leur propre protection.
  10. 10. 10 I SEL INFORMATIONS I 142 M ark Yeadon, ancien vice-prési- dent de Compassion Interna- tional chargé des programmes, l’affirme fortement : « Nous voyons la protection des enfants comme quelque chose de fondamental et d’essentiel pour libérer les enfants de la pauvreté au nom de Jésus. Si un enfant n’est pas protégé, tous les aspects de sa vie sont affectés. Aucun enfant ne peut bien pro- gresser dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la sécurité ou dans le fait d’avoir de bonnes relations s’il a tout le temps peur d’être victime d’abus. » PRÉVENIR VAUT MIEUX QUE GUÉRIR Le souci de la protection des enfants ne date pas d’hier dans les centres de parrai- nage. Mais dans un monde qui change ra- pidementetavecunnombred’enfantspris en charge en croissance constante, la né- cessité de renforcer cet aspect des pro- grammes s’est imposée. Chaque enfant parrainédoitêtreconnu,aiméet protégé. Un grand nombre d’abus se produisent dans la famille ou l’environnement proche de l’enfant, mais ils peuvent aussi avoir lieu dans d’autres contextes. Pour faire face aux menaces d’abus (phy- siques, sexuels, émotionnels, de négli- gence, à l’exploitation ou à des pratiques culturelles nuisibles), l’approche du par- rainage consiste d’abord en un travail de prévention. FORMER, C’EST LA CLÉ ! La protection commence par la forma- tion. Elle concerne ceux qui s’occupent des enfants dans les centres d’accueil, mais aussi l’ensemble du personnel de Compassion et du SEL. Parrainer, c’est aussi protéger DoSSiEr La question de la protection des enfants dans les centres de parrainage est primordiale. C’est pourquoi Compassion et le SEL mettent en œuvre une stratégie de prévention, de formation et d’intervention ! nous vous expliquons tout dans cet article. PAR DANIEL HILLION En Thaïlande, le directeur d’un centre de parrainage a organisé 2 jours de cours d’auto-défense pour que les jeunes apprennent à se protéger du trafic humain et des abus.
  11. 11. 142 I SEL INFORMATIONS I 11 Il s’agit d’apprendre les bonnes pra- tiques, d’éviter les mauvaises et d’être capable de repérer quand quelque chose ne va pas pour le signaler aux per- sonnes responsables et compétentes. Par exemple, les bénévoles qui tradui- sent les lettres des enfants et des par- rains ont reçu des instructions sur ce qu’ils doivent faire au cas où ils détecte- raient des éléments problématiques dans la correspondance. DÉFINIR UN CADRE Un code de conduite a été rédigé qui ex- plicite les règles que doivent s’engager à respecter toutes les personnes qui sont en contact avec les enfants ou qui ont accès à des données les concernant. Il donne des indications pratiques sur les comportements attendus et sur ceux qui sont proscrits. Pour les personnes qui se rendent dans les centres, la protection des enfants a aussi été renforcée par l’obligation de fournir un extrait de casier judiciaire qui permet de s’assurer que le visiteur en question n’a jamais été condamné pour des comportements en rapport avec des enfants. Si la responsabilité de prendre soin des enfants, de les protéger et de s’abstenir de leur faire du mal incombe bien en- tendu aux adultes, l’un des moyens qu’ils peuvent utiliser pour cela consiste à aider les enfants à devenir des acteurs de leur propre protection. C’est pour- quoi les enfants parrainés sont aussi for- més dans ce sens (cf. l’encadré p.09). QUAND IL FAUT INTERVENIR… La prévention ne peut malheureusement pas tout. Quand un abus se produit mal- gré tout, il va s’agir d’intervenir rapide- ment et d’accompagner l’enfant dans un processus de restauration tout en mettant le ou les coupables hors d’état de nuire. Palamanga Ouali, vice-président pour l’Afrique de Compassion International, explique : « Quand un abus a eu lieu, il faut travailler avec l’Église, les autorités, l’action sociale, pour que le cas soit traité selon les lois en vigueur dans le pays. Il faut égale- ment qu’il y ait un suivi psychologique ou sanitaire de l’enfant en question. » Cettedémarchedeprotectiondesenfants s’enracine dans la conviction que chaque enfant doit être respecté parce qu’il a de la valeur aux yeux de Dieu et que chacun a un rôle à jouer : les parents ou tuteurs, tous ceux qui interagissent avec les en- fants, l’Église, le centre d’accueil, les par- rainsetmarraines,lesautoritéspolitiques. Etlesenfantseux-mêmes !Au-delàmême des programmes de parrainage, il s’agit de promouvoir parmi les chrétiens une culture de protection des enfants n Et nous, que faire en tant que parrains ? Les parrains et marraines aussi peuvent participer activement à la protection des enfants parrainés. Comment ? voici 4 domaines sur lesquels vous pouvez rester vigilants. • Prierpour les enfants, pour ceux qui les entourent et aussi pour les autorités politiques. • Signalerau SEL si un élément dans le courrier de votre filleul(e) vous laisse penser qu’une situation d’abus pourrait se produire ou s’être produite. • Suivre les recommandations du SEL sur la communication avec votre filleul(e) et en particulier en ne tentant jamais d’échanger avec lui/elle sur les réseaux sociaux, même si vous recevez une invitation pour cela. • respecterlecadreposépourlesvisitesdesenfantsparrainéssurleterrain. DoSSiEr
  12. 12. ParrainagE CEntré SUr CHriSt – PoUr L’EnFant – En CoLLaboration avEC L’égLiSE Chères marraines, Chers parrains, Un noël dans la famille des enfants parrainés, y avez-vous déjà songé ? Comme la plupart des familles très pauvres, les parents n’ont pas les moyens d’offrir à leurs enfants le cadeau qu’ils souhaiteraient. Bien conscients de cela, les enfants – quoi qu’ils reçoivent – s’en réjouissent : même un cadeau décevant reste l’expression d’un immense amour ! Quelle joie de savoir qu’en ce moment de fête, nous pouvons apporter notre contribution ! Et tous les ans, nous le faisons avec vous. Votre don est une façon simple de faire savoir aux enfant que, même si des mil- liers de kilomètres nous séparent, nous pensons à eux et les aimons d’un amour qui vaut tous les cadeaux du monde : l’amour de Dieu. Pour Noël, rejoignez-nous dans ce bel élan de générosité ! Grâce à vous, chaque enfant, votre filleul comme ses camarades non parrainés, recevra un cadeau choisi spécialement pour lui par le personnel du centre d’accueil. Réunis avec leur famille au centre, ils pourront vivre un moment de joie. Ensemble, ils écouteront l’histoire de Jésus au travers des chants, des sketchs, des poèmes. Nous prions pour que tous comprennent le message d’amour de Jésus ! Pour qu’aucun enfant ne soit oublié, votre don contribue à un fonds de Noël, ce qui nous permet d’offrir un cadeau à chaque enfant, parrainé ou non, quoi qu’il arrive. Soyez-en ici vivement remercié ! Merci de nous permettre de faire ce cadeau aux enfants ! Une jolie carte de Noël est mise à votre disposition pour accompagner votre cadeau d’un petit mot à votre filleul ! Deux solutions s’offrent à vous : • Rendez-vous sur notre site internet www.selfrance.org (rubrique parrainage/appel de Noël), remplissez votre carte et faites votre don. • Répondez au courrier avec sa carte que vous recevrez à partir du 15 octobre. Pour toute question : contactez l’équipe parrainage au 01 45 36 41 52 ou à parrainage@selfrance.org 12 I
  13. 13. 142 I SEL INFORMATIONS I 13 ParticiPez à l’escaPe Game du sel ! Alors qu’elle termine un voyage pour préparer la prochaine campagne de communication du SEL, Sophie se fait voler son matériel à l’aéroport. Ordinateur, photos et vidéos des projets menés par nos partenaires locaux… Tout a disparu ! Heureuse- ment, Sophie avait synchronisé les différents documents mais ils ne seront disponibles sur son ordinateur en France que pour un temps limité. La récupération rapide de ces documents est donc primordiale ! En équipe de 6-8 joueurs, vous avez une heure pour inspecter son bureau et découvrir les quatre codes qui débloqueront les dossiers de son ordinateur avant que les photos et vidéos ne soient effacées ! Vous habitez ou vous êtes de passage en région parisienne ? L’Église Baptiste du 123 avenue du Maine, à Paris, accueille l’Escape Game de septembre 2019 à juin 2020 ! Réservez une session en nous écrivant à escapegame@selfrance.org Prêts à relever le défi ? Si nécessaire, une personne du SEL peut se déplacer avec le matériel, dans vos Églises ou rassemblements. Pour plus d’informations : escapegame@selfrance.org
  14. 14. 14 I SEL INFORMATIONS I 142 Selon l’OMS, 830 femmes envi- ron meurent chaque jour de causes évitables liées à la gros- sesse et à l’accouchement (dont 99% dans des pays en développement). 2.5 millions d’enfants meurent à la nais- sance ou au cours du premier mois de leur vie. Des chiffres contre lesquels se battent les partenaires du SEL. DIMANCHE : À MBANZA MBATA Devant le Centre de Santé qui domine la route nationale, une foule chantante et dansante nous accueille. Les femmes sont au premier rang. C’est leur journée, celle de l’inauguration de leur Centre de Santé Mère-Enfant. La peinture est à peine sèche. Mais tout est là  ! Tables de consultation et d’ac- couchement,matérielmédicaletdepetite chirurgie, éclairage et réfrigérateur solaires, citerne et dispositifs lave main, latrines et douches à l’extérieur, lits dans la maternité, etc. Il ne reste plus que les arbres à planter. LUNDI MATIN : TOUJOURS À MBANZA MBATA Une bonne nouvelle nous attend ! Le pre- mier bébé est né cette nuit : il s’appelle Jonathan, comme le pasteur qui dirige le CEPROMOR&AEPH, partenaire du SEL en RD Congo depuis 2008. Notre visite sera aussi l’occasion pour le pasteur de prier pour le nouveau-né et sa famille. MARDI : À NESLO-LADI L’ambiance, moins protocolaire, est aussi à la fête. Dr Mafuta, médecin chef de la zone de SantédeSonaBata,rappellequeleCentre de Santé est le fruit d’une « belle partici- pation locale ». Comme à Mbanza Mbata, c’est grâce au travail de tous que les briques ont été confectionnées. Les Centres de Santé Mère-Enfant sont peu nombreux dans les zones rurales d’afrique subsaharienne mais tellement précieux. Car quand une femme peut accoucher dans de bonnes conditions, c’est deux vies de moins qui sont en jeu. Le Centre de Santé de Mbanza Mbata avant et après l’actio avant aPrèS PAR VÉRONIQUE LAVOUÉ Cette maman fut la première à inaugurer la maternité du Centre de Mbanza Mbata. Son petit Jonathan se porte à merveille ! ProJEtS DE DévELoPPEMEnt
  15. 15. UrgEnCE 142 I SEL INFORMATIONS I 15 Le CEPROMOR&AEPH, partenaire local du SEL, a apporté son expertise pour l’aménagement des locaux qui abritent maintenant une salle de consultation, une pharmacie, mais aussi et surtout une salle de travail et d’accouchement et une grande chambre pour la maternité. Le responsable du Comité de Santé se réjouit car tous pourront bénéficier de soins de qualité dans de bonnes condi- tions d’hygiène et de confort : « Finis les accouchements à la lumière incertaine d’un téléphone portable ! » Puis c’est au tour des mères impatientes de prendre possession de « leur mater- nité ». Émotion et fierté se lisent sur les visages quand elles « testent » les nou- veauxlitsdelamaternitéous’approchent avec respect de la table d’accouchement. Suite au travail des Relais communau- taires,ellesontbiencomprisl’importance du suivi de leur grossesse au Centre de Santé et elles viendront y accoucher. Si ce temps de la grossesse et de la naissance est un temps « normal » de la vie, c’est aussi une période à risque pour mamans et bébés. Dans un centre de santé Mère-Enfant bien conçu, bien aménagé et bien géré, la mère et son enfant bénéfi- cient des soins de qualité dont ils ont besoin, au bon moment n 14 avril 2018. Pauline se souvient de cette journée avec émotion et recon- naissance : elle a emménagé dans sa nouvelle maison avec sa mère, sa fille et sa petite fille. Trois mois plus tôt, le cyclone Ava avait balayé sa case. Le président du quartier l’avait alors mise en contact avec la Communauté Fraternelle Chrétienne (CFC), un de nos partenaires locaux. Comme 12 autres familles vulnérables de Tanambao Nosibé ayant perdu leur maison, Pauline a reçu 14 tôles, des clous et des planches. Pasteur Julien, maçon, a été le conseiller technique toutaulongdestravaux,chaquefamille apportant les piliers pour la construc- tion des murs et toiture. REBâTIR PUIS CULTIVER ENSEMBLE À Tanandava, 16 maisons ont été reconstruites et les familles se sont ensuite regroupées pour cultiver ensemble. Leur souhait  ? Bénéficier de formations afin de constituer une coopérative. Les visites de suivi du partenaire sont aussi des occasions de parler de l’amour de Dieu après l’avoir vécu en actions lors du cyclone. Très vite après le cyclone, une équipe dynamique de 5 bénévoles a parcouru la campagne pour identifier les fa- milles les plus touchées. Avec le Co- mité Social et Développement de la CFC, elles ont préparé les kits et fait les distributions dans les villages, sou- vent sous une pluie battante et avec de l’eau jusqu’aux genoux. Plus de 100 familles ont reçu des kits de cuisine ou de vivres ; les élèves ont reçu un car- table et des fournitures scolaires. À l’école Bon Berger que fréquentent la plupart des enfants parrainés par le biais de la MIDEM, l’aide apportée a permis la reconstruction en dur des salles de classe. Notre partenaire a toutefois choisi les toitures en maté- riaux locaux afin de préserver la frai- cheur des classes. Les enfants peuvent maintenant étudier dans des locaux neufs, peints aux couleurs vives n Le 6 janvier 2018, le cyclone ava ravageait une partie de la côte Est de Madagascar. Plus d’un an après, les familles touchées voient le soleil poindre à nouveau, grâce à l’aide de nos partenaires chrétiens sur place. « Ce Centre de Santé est notre maison, c’est là que nous serons soignés. Nous devons l’entretenir comme notre maison. » n de nos partenaires. PAR VÉRONIQUE LAVOUÉ
  16. 16. MiCHéE FranCE 16 I SEL INFORMATIONS I 142 S elon l’exégète et bibliste Daniel Marguerat, dans son livre Dieu et l’argent : « Il n’y a pas occupation plus hautement spirituelle que d’établir un budget. Pourquoi ? Parce qu’un budget, par sa répartition des sommes, reflète le sys- tème de valeurs du groupe. » Nous pour- rions aussi faire une analogie avec l’économie (du grec : oikos et nomos). Les règles de conduite (nomos) de notre mai- son (oikos) – individuelle et mondiale – révèlent bien notre éthique. PLONGEZ DANS LE SUJET Lors de notre campagne « Pour une éco- nomie généreuse », nous nous intéres- serons aux nombreuses références bibliques sur l’économie pour en tirer des valeurs. Puis nous présenterons diverses propositions d’application. Ainsi, à partir du mardi 15 octobre, vous pourrez lire, chaque mois, sur notre site Internet un article de réflexion théolo- gique et biblique d’un théologien ou d’un praticien (Claude Baecher, Martin kopp, Frédéric Rognon, Philippe Girardet etc.), ayant réfléchi à cette question de l’éco- nomie selon la Bible. DÉCOUVREZ DES ACTEURS Parmi les exemples d’application d’une économie généreuse, nous avons choisi de mettre l’emphase sur l’Économie So- ciale et Solidaire (ESS), inspirée par Charles Gide (1847-1932), un écono- miste protestant français trop méconnu (cf. livret Michée France joint). Découvrons ensemble l’histoire et sur- tout l’actualité de protestants qui trans- forment leur cité en étant acteurs de l’ESS. Dans ce but, nous organisons une table ronde durant le mois de l’ESS, le sa- medi 23 novembre. De courts témoi- gnages de protestants engagés dans ce mouvement seront régulièrement pos- tés sur notre page Facebook. PARTAGEZ UN TEMPS FORT Nous espérons que cette découverte d’uneéconomieplushumainevousmettra en appétit pour passer à l’action. Dans Connaissez-vous l’économie GÉNÉREUSE ? Existe-t-il un comportement économique guidé par l’amour du Créateur et de notre prochain ? C’est le voyage auquel Michée France vous invite au cours de cette campagne « Pour une économie généreuse ». PAR CLAIRE BALVERDE
  17. 17. 142 I SEL INFORMATIONS I 17 ce but, programmez dès aujourd’hui le culte Michée France du dimanche 20 octobre, au cours duquel vous serez encouragés par un temps de prédication, une vidéo, un temps d’engagement à adopter un style de vie plus juste. Vous serez aussi invité à écrire à vos élus pour un plus grand développement de l’ESS sur votre territoire. PASSEZ À L’ACTION Changer pour adopter une attitude de consom’acteur peut paraître insurmon- table !Aussi,nouspréparonsles« 40actes d'économie généreuse » pour vous ac- compagner dans la mise en application d’une économie généreuse au quotidien. Inscrivez-vous sur notre site Internet pour recevoir, à partir du mercredi 26 février 2020, un e-mail quotidien – durant 40 jours – contenant un acte concret et réalisable d’économie généreuse à reproduire. Face aux défis de notre monde actuel, ne nous laissons pas gagner par le décou- ragement mais regardons à Jésus ! Il était motivé par l’amour de son Père et l’amour du prochain. Dans chaque domaine de nos vies, réfléchissons aux changements qu’une telle motivation susciterait n réservez la date du culte Michée : Dimanche 20 octobre 2019 Et si vous profitiez des ressources mises à votre disposition par Michée France pour amener votre communauté dans une réflexion sur l’économie généreuse ? Plans de prédication, vidéo de mobilisation, sujets de prière spécifiques, activités pour les enfants et les jeunes, activité d’engagement, lettre type pour le plaidoyer auprès des élus, etc. toutes les ressources sont disponibles à partir du 20 septembre 2019. Pour les recevoir : inscrivez-vous sur www.michée-france.org ! « Miroir ou fenêtre ? » Le Baal Shem-Tov, un rabbin médiéval raconte : « Un homme dont la richesse avait endurci le cœur est venu trouver le rabbin, dans l’espoir de retrouver la joie. Le rabbin lui dit : — « Regarde par cette fenêtre et dis-moi ce que tu vois. » Il répondit : — « Je vois des hommes dans la rue qui vont et viennent. » — « Bien », dit le rabbin, qui tendit alors un miroir à l’homme en lui demandant : « Regarde dans le miroir et dis-moi ce que tu vois. » — « Je me vois moi-même », dit l’homme. — « Et tu ne vois plus les autres ? » s’enquit le rabbin. — « Non ! » — « Songe », reprit le rabbin, « que la fenêtre et le miroir sont faits du même matériau, le verre. Mais pour fabriquer un miroir, on le recouvre d’une pellicule d’argent par derrière. Lorsque l’argent s’interpose entre les autres et toi, tu ne vois plus les autres, tu ne vois que toi. » Dans la logique de cette histoire, l’économie généreuse consiste à regarder par la fenêtre et non dans le miroir ! MiCHéE FranCE
  18. 18. 18 I SEL INFORMATIONS I 142 Parce que la question de la pauvreté continue de nous int dans lesquelles des intervenants nous invitent à pous SEnSibiLiSation CONFÉRE Un temps pou D ans une perspective de sensibilisation ici en France, nous avions déjà pu, par le passé, organiser des conférences. Cette année, nous avons eu le désir d’en planifier davantage. L’occasion d’expérimenter un nouveau format ! Deux conférences se sont tenues dernièrement, l’une au mois de mars, l’autre en mai. SENSIBILISER AUX PROBLÉMATIQUES DE DÉVELOPPEMENT Avec ces conférences, l’objectif est de proposer un regard chrétien sur le monde qui nous entoure. Les su- jets abordés peuvent être relative- ment divers mais toujours dans la lignée de la mission de l’association. En effet, le souhait est d’intéresser les chrétiens français aux enjeux liés au développement et à la solidarité et de leur permettre d’en avoir une meilleure compréhension. UN NOUVEAU FORMAT TESTÉ Pour ces rencontres, le choix a été fait de recourir à un nouveau format : les conférence-talks. De quoi s’agit-il exactement ? Un thème commun et interpelant est défini pour la soirée. Celui-ci est en- suite décliné en trois interventions de trois orateurs différents. Chacun dispose alors de 20 minutes pour exprimer avec concision sa thèse. À la fin, une table- ronde permet aux intervenants de dialoguer entre eux et donne aussi l’occasion d’un échange avec la salle.
  19. 19. 142 I SEL INFORMATIONS I 19 SEnSibiLiSation terroger, nous avons souhaité organiser des conférences, sser plus loin notre réflexion. En voici un bref aperçu ! PAR NICOLAS FOUQUET NCE-TALkS r la réflexion… LA PAROLE AUX VOIX DU SUD Ces conférences-talks permettent de rassembler des ora- teurs de qualité venant d’horizons différents. Elles sont no- tamment l’occasion d’inviter des penseurs ou acteurs du développement issus des pays du Sud. Cette spécificité n’est pas constitutive de l’organisation d’une telle rencontre mais c’est un élément auquel nous at- tachons une valeur particulière et qui se trouve d’ailleurs bien apprécié des participants. « C’était passionnant d’avoir des hommes du terrain et un avis honnête et juste sur la situation en Afrique. » Marguerite DES PARTICIPANTS ENTHOUSIASTES Les conférences-talks du début de l’année 2019 ont été appréciées des personnes qui ont pu s’y rendre. « Les trois interventions étaient complémentaires, inté- ressantes et permettaient de voir une partie théorique tout comme pratique de la pauvreté. » comme l’indi- quait l’un d’entre eux à la sortie. La mise en place d’une collation participative, avant et après les inter- ventions, contribue à l’atmosphère chaleureuse de l’événement : « Le déroulé de la soirée était bien pensé entre moments conviviaux au début et à la fin et le vif du sujet au milieu. » Et aPrèS ? De nouvelles conférence-talks vont être proposées dans les mois à venir. Vous êtes intéressé pour y participer ? N’hésitez pas à suivre les prochaines communications du SEL ! Pour accueillir une de ces conférences dans votre église, vous pouvez nous joindre à l’adresse : contact@selfrance.org. nous vous indiquerons les conditions qui doivent être réunies pour la mise en œuvre d’un tel événement.
  20. 20. oUi, avEC 30 € Par MoiS JE vEUX CHangEr La viE D’Un EnFant ! Nom : Prénom : Adresse : Code postal : Ville : Courriel : @ Tél. : SI1909C Parce que chaque enfant mérite d’être connu, aimé et protégé… Avec 30 € par mois vous permettez à un enfant de bénéficier d’un soutien scolaire, d’un enseignement chrétien, d’un suivi médical et d’activités sociales. Parrainer, c’est aussi protéger ! Je recevrai d’ici quelques jours la présentation de mon filleul, avec sa photo et des informations sur sa famille et son environnement Je préfère parrainer : ❏Un garçon ❏Une fille ❏Indifférent ❏En Afrique ❏En Asie ❏En Amérique latine Je peux lire : ❏L’espagnol ❏L’anglais ❏Le portugais ❏ Je souhaite recevoir plus d’information avant de m’engager à parrainer un enfant. Vous pouvez aussi remplir votre demande de parrainage sur www.selfrance.org ✂ À renvoyer dans une enveloppe timbrée au SEL, 157 rue des Blains - 92220 BAGNEUX

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