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Gaashaan-2014

Gaashaan, c'est le magazine de l'Armée Djiboutienne, publié chaque année au mois de juin et distribué gratuitement lors des festivités à la Tribune officielle.

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Gaashaan-2014

  1. 1. 1
  2. 2. 2 hommages aux Martyrs Durant cette année 2014, l’Armée Djiboutienne a perpétué sa légendaire tradition d’offrir à la nation le martyr des meilleurs de ses fils. Nos valeureux soldats ont une fois de plus illustré leur courage et leur abnégation en Somalie. A Baladwayne, à Boule Bourdeh et partout ailleurs dans les petites localités, ils se sont acquittés de leur mission avec brio. Ceux qui sont tombés ont quitté la République de Djibouti dans les honneurs, les armes à la main en défendant une cause juste et noble. Ils n’ont en aucun cas reculé devant l’ennemi et se sont vaillamment battus contre les terroristes Al-Shabaab. Ils se sont adjugé la récompense ultime qui est le sacrifice de leur vie sur l’autel de cet idéal auquel le monde entier y aspire. Ils sont tombés pour la paix, pour qu’un jour enfin la Somalie, ce pays frère puisse rejoindre dignement le concert des nations. Nous somme dans la douleur, certes, mais c’est aussi rempli d’une immense fierté du devoir accompli, que leur martyr n’a pas été vain, que nous leur faisons un adieu solennel, en priant Allah de leur accorder le paradis éternel auquel il a promis aux martyrs. Les noms de ces hommes seront à jamais gravés avec de lettres d’or sur les annales de l’histoire de la nation, tout comme ceux qui les ont précédés sur ce chemin, à Doumeira et en d’autres occasion pour défendre la nation de ses ennemis de tout bord. Ils seront sans nul doute des étoiles accrochés sur la voute de nos cieux, étoiles qui guideront notre nation sur le chemin de la paix et du développement. Qu’ils nous servent tous d’exemple pour leur courage et le service rendu à la nation. Qu’Allah les accueille dans son paradis, Amin… Inallilahi wa ina ilayhi rajicun
  3. 3. 3 HYMNE NATIONALHYMNE NATIONAL Heesta calanka Hinjinnee u sara kacaa Calankaad harraad iyo Haydaar u mudateen (bis) Haydaar u mudateen (bis) Hir cagaarku qariyay iyo Habkay samadu tahay oo Xiddig dhiig la hoorshay Caddaan lagu hadheeyey Maxaa haybad kugu yaal Bandiirat gada Soolisnuuh inkih solaa Simbiliiy kah baakarree Macalleeh giclol bahnee (bis) Macalleeh giclol bahnee (bis) Bulci kaak qaran siidoo Hay gubi kaak baaxoh agdaay Cutuktii caxte cayduu Qidi wagri silaalo Faylaay heebati kumuu
  4. 4. 4 sommaire du n° 37sommaire du n° 37 Editorial 7 Mot du Ministre de la Défense, Son Excellence, M. Hassan Darar Houfaneh DISCOURS du Chef d’Etat-major Général DES ARMÉES, Le Général de Division Zakaria Cheikh Ibrahim Le NOUVEAU COMMANDEMENT Le changement dans la continuité Le NOUVEAU COMMANDEMENT Qui sont ils ? 9 17 25 37
  5. 5. 5 de la revue gaashaan/goobde la revue gaashaan/goob LE BATAILLON HIIL 1, Mission accomplie ! LA FORMATION DES HOMMES Une priorité pour les FAD COOPÉRATION BILATÉRALE Une vision commune dans la diversité CHALLENGE hoLL HOLL Une émission à succès 47 51 55 63
  6. 6. 6
  7. 7. 7 Editorial Chers lecteurs, Nous voilà arrivés au terme d’une année longue et pourtant si courte année, longue pour nous pour communier avec vous dans les festivités et la joie mais aussi revenir devant vous pour informer des réalisations accomplies, courte cependant au vu des projets achevés et qui reste à finaliser. L’allégresse des bonne nouvelles fut parfois assombrie par les coups durs du métier et les aléas de la vie. C’est pour vous dire que cette année qui vient de s’écouler a été riche en événements. Et l’ambiance n’a pas été qu’à la joie et l’exubérance. Tout comme la grande famille qu’elle est, l’institution militaire a connu ses hauts et ses bas, ses moments de joie et ses instants de tristesse quand un de leur tombe aux champs d’honneur. Mais la détermination à aller de l’avant, cette fougue de vaincre tous les obstacles a été intacte. Le combat a été de tous les instants, le front ne cessant de s’agrandir au fil des mois, avec ses défis, ses déboires et surtout les victoires qui se succèdent. Comme nous le savons tous, notre pays a été frappé le 24 mai dernier par un double attentat suicide. Au-delà du restaurant la Chaumière, c’est toute la République de Djibouti, ses valeurs humaines, son économie, ses traditions de terre d’accueil et d’échange qui étaient visées. Le haut commandement Militaire a pris au sérieux cette menace. Il appelle a tous les militaires, où qu’ils soient à redoubler de vigilance. Informez vos familles, vos proches et vos amis, que notre combat soit celui contre la terreur d’une organisation sans foi ni loi. Chers concitoyens, une année ne se juge pas aux nombres des travaux effectués, en alignant des chiffres et des statistiques qui parfois ne montrent pas grand-chose. Dans une institution comme l’Armée cela se jauge par la capacité à vaincre les défis quels qu’ils soient, mais surtout cette aptitude à vouloir en affronter davantage avec une énergie et une fougue sans cesse renouveler. 37 ans déjà ! C’est bien ce que certains d’entre vous diront. Toutefois, pour d’autres, particulièrement ces valeureux soldats qui veillent sur nos Editorial
  8. 8. 8 frontières, ces hommes déployés à Doumeira pour la défense de chaque centimètre de notre territoire, pour nos vaillants soldat partis en Somalie pour y ramener la paix, pour le Haut Commandement qui n’a de cesse de veiller à ce que tous se passe bien, rien que cette année vaut bien à elle seule 37 ans ! Ce 37ème anniversaire, avec le nouveau commandement des FAD, est synonyme d’un nouveau départ pour l’Armée Djiboutienne. C’est ce que je vous convie cher lecteur à découvrir avec moi à travers ces quelques pages. Bonne lecture… Le Capitaine Rachid Hachi Youssouf Chef service presse et porte-parole des Forces Armées Djiboutiennes Quelques anciennes publications
  9. 9. 9 Allocution de Son Excellence, M. Hassan Darar Houffaneh, Ministre de la Défense Nationale Officier, S/officiers et militaire du rang Matelot, aviateurs et Gendarmes, Assistants Militaires Techniques Personnels féminins et civils, Volontaires du Service National Adapté En ce jour particulier où nous célébrons le 37ème anniversaire de notre indépendance, je vous souhaite bonne fête et j’adresse tous mes vœux de bonheur, de santé, et de succès à vous-même et à vos familles. La souveraineté nationale a été acquise de longue lutte par notre peuple au prix de nombreux sacrifices. Notre première pensée va à la mémoire de nos martyrs, héros ou ano- nymes, qui se sont sacrifiés pour notre liberté et à nos vaillants soldats tombés sur le champ d’honneur pour la sauvegarde de notre souverai- neté et la défense de l’intégrité du territoire nationale ou plus récemment pour la cause de la paix dans le monde. Comme à l’accoutumé, la célébration de la fête nationale nous donne l’occasion de faire le point de la situation sur notre outil de défense. L’Armée nationale est une institution qui a traversé des périodes dif- ficiles au cours de son existence mais elle a toujours su maintenir les objectifs fixés par le Gouvernement en matière sécuritaire pour faire face à toute menace pouvant mettre en danger la souveraineté nationale ou la paix civile. mot du ministre de la déÉfense
  10. 10. 10 Avant de continuer, je voudrais rendre un hommage parti- culier au Général de Corps d’Armée FA- THI AHMED HOUS- SEIN pour le travail accompli durant plus de 35 ans au service de la nation avec ab- négation, loyauté et persévérance. Il est actuellement en position de 2ème section auprès du Président de la République. Depuis l’accession à la magistrature suprême, de S.E Monsieur ISMAEL OMAR GUELLEH, Président de la République, Chef du Gou- vernement et Chef Suprême des Armées, notre outil de défense a connu une transformation profonde et progres- sive pour devenir une armée profession- nelle, même s’il reste beaucoup à faire. C’est ainsi que nous avons diversi- fié notre coopération militaire avec notam- ment les pays amis, Arabes, Africains, oc- cidentaux et asiatique et avec les pays de la Région avec la préparation de la Force en Attente de l’Afrique de l’Est (EASF), afin de renforcer le rayonnement de notre politique étrangère. Conflit avec l’érythrée  En 2008, depuis le déclenchement des hostilités par l’Erythrée à la frontière nord de Djibouti, les forces de défense et de sécurité n’ont ces- sé de faire face à l’ennemi, malgré l’adoption des résolutions du conseil de sécurité des nations unies à l’encontre dudit pays.
  11. 11. 11 Il est dommageable que l’Erythrée joue une politique d’indifférence à ces appels de la communauté internationale, afin de trouver une solu- tion pacifique et définitive, tant souhaitée par Djibouti. Néanmoins, à ce jour, l’interposition des forces qataries n’a pas donné des résultats tangibles en raison de l’entêtement des autorités Erythréennes, et nos forces de défense et de sécurité sont prêtes à toute éventualité. Intervention en somalie  Dans le cadre de la mission africaine en somalie (AMISOM), le bataillon Djiboutien avait exécuté sur le théâtre d’opérations des multiples mis- sions opérationnelles et des prestations humanitaires au profit des habi- tants du 4éme secteur placé sous responsa- bilité du contingent Djiboutien. Récemment des opérations militaires d’envergure ont été menées par les forces de l’AMISOM et Somaliennes pour reconquérir les sec- teurs stratégiques oc- cupés par les shababs. C’est dans cette optique, que le bataillon Hiil1 a eu pour mission de libérer de ces malfaiteurs la ville de Bulo-burde, bastion stratégique des shababs sur l’axe principal Mogadishu-Beledweyne. Cette responsabilité a été accomplie avec professionnalisme et déter- mination de la part de nos unités au coté des unités somaliennes, payant au prix fort de leur vie la pacification de la Somalie. Djibouti compte doubler son contingent prochainement, afin de pour- suivre cet élan du maintien de la paix en Somalie et se donner une nou- velle posture opérationnelle et de l’aide humanitaire au profit les plus nécessiteux des zones enclavées du secteur 4.
  12. 12. 12 Renforcement des capacités des forces de défense et de sécurité  A l’approche de l’objectif 2015, fixée par la loi d’orientation, il faut noter le renforcement des capacités opérationnelles des forces armées par la dotation des équipements neufs, particulièrement aux forces spé- cifiques pour relever le défi de projection des unités d’infante- rie et de la logistique par les voies mari- times et aériennes. En effet, l’accent a été mis sur l’acqui- sition des moyens aériens comme les avions de transport et les hélicoptères de combat, ainsi que des moyens navals de haute mer et de détection, pour assurer une cou- verture aux unités engagées de l’armée de terre et la surveillance et le contrôle des eaux territoriales. GARDE RÉPUBLICAINE  Durant les douze années écoulées, le commandement de la Garde Républicaine s’est attelé fortement à l’opérationnalité, à la disponibilité et l’amélioration des conditions de vie des militaires pour leur permettre d’agir convenablement dans l’exécution de leurs missions. Pour cela, les activités ont été axées principalement sur la consoli- dation de l’entraînement et de l’instruction des militaires pour qu’ils puissent être à tout moment à la hauteur de leurs tâches sécuritaires et de la protection des hautes autorités de l’Etat et leurs hôtes. Pour harmoniser cet ensemble, il a fallu rénover les infrastructures et les espaces propices au repos et à la distraction des soldats pour aboutir à la bonne cohésion entre les unités et services. Aussi, on constate clairement l’amélioration dans la formation et la maitrise des nouvelles technologies de l’information et de communica- tion.
  13. 13. 13 ACADEMIE MILITAIRE INTERARMEES D’ARTA : S’inspirant de notre politique de défense, cette belle création de l’Aca- démie militaire interarmées d’Arta constitue un investissement remar- quable de ressources humaines qui a permis le rajeunissement de l’en- cadrement des forces et l’homogénéisation des concepts tactiques et de langage militaire. En effet, en quatre ans d’existence, un tiers d’effectif du corps des Offi- ciers ont été formés à l’AMIA et servant aujourd’hui au sein des corps des forces de défense, de sécurité et des gardes côtes, afin de combler le déficit des cadres, notamment dans les bataillons susceptibles d’être engagés dans des opérations extérieures. Ces jeunes Officiers contribuent au rehaussement de l’opérationnalité de nos unités, répondant ainsi à l’engagement international, continental et régional de notre pays, initié par Son Excellence Monsieur ISMAIL OMAR GUELLEH, Président de la République, Chef du Gouvernement et Chef Suprême des Armées. Dans la perspective d’avenir, l’objectif ultime de l’Académie vise à promouvoir ses capacités de connaissance par l’accueil d’officiers des pays de la région, devenant ainsi une Ecole de Formation à Vocation Régionale. GENDARMERIE NATIONALE : Suite à la Loi d’orientation, la modernisation et la montée en puis- sance a été mise en exécution par le commandement de la gendarmerie nationale, conformément à la priorité fixée par les plus hautes autorités de l’Etat. La Gendarmerie Nationale, force spécifique est un pilier de notre sys- tème sécuritaire et qui contribue également à la défense opérationnelle du territoire, en cas de besoin. Pour cela, elle s’est renforcée en capacités opérationnelles ce dernier temps, pour faire face aux exigences nouvelles de sécurité relative à la prévention, à la protection des biens et des personnes, ainsi que la sécu- risation des points sensibles. Il faut rappeler aussi que le maillage territorial sur l’ensemble des ré- gions sera bientôt élargi par l’ouverture des nouvelles brigades et la mise sur pied des unités mobiles pour sécuriser les projets du chemin de fer, du corridor Tadjourah-Balho et de l’installation du port de Tadjourah.
  14. 14. 14 Pour rendre plus performant, la formation offerte aux gendarmes met l’accent aussi bien sur les procédures judiciaires que l’en- trainement des unités spécialisées du main- tien de l’ordre et de la lutte contre le ter- rorisme. C’est ainsi que dans le cadre des opérations du Main- tien de la paix des Nations Unies, un contingent de 140 gendarmes sera déployé en Cen- trafrique au cours du 2ème semestre de cette année. C’est ainsi que le Président de la République, Chef Suprême des Ar- mées et son Gouvernement ont sans relâche appuyé la modernisation et la montée en puissance des forces de défense et de sécurité, pour construire une armée de nos besoins, apte à accomplir leurs missions traditionnelles et celles imposées par le contexte régional et internatio- nal. Encore une fois, j’exprime fortement ma satisfaction et ma confiance envers les forces de défense et de sécurité, ainsi que les personnels civils de l’institution de défense pour leur professionnalisme dans le travail. Au final, j’encourage le haut commandement Militaire et les grands subordonnés des institutions de défense et de sécurité à poursuivre leurs efforts de préparation et de préservation de sécurité de nos unités, en vue de les projeter si nécessaire dans des opérations à caractère national ou international dans un monde perplexe. Mes remerciements vont à tous les assistants techniques des armées de pays amis qui offrent leur expérience et leurs services à nos forces dans le but de consolider davantage les liens solides d’amitiés entre les frères d’armes. BONNE FETE
  15. 15. 15 Mot du Général de Division Zakaria Cheikh Ibrahim, Chef d’Etat-Major Général des Armées Officiers, sous-officiers, militaires du rang, Matelots et Aviateurs, Personnels féminins des armées, Assistants militaires techniques, Personnels civils des armées. Nous célébrons, aujourd’hui, le 37ème anniversaire de notre indé- pendance et l’Armée fête à sa ma- nière sa création. 37 années d’efforts et de sacrifices qu’ont consentis des hommes et des femmes dévoués. A cette occasion, je vous adresse, en tant que Chef d’Etat-major Géné- ral des Armées, mes plus chaleu- reuses félicitations pour le sens de l’abnégation dont vous faites preuve pour la défense de la patrie. Je vous adresse aussi mes vœux de santé, de bonheur, de prospérité et de paix à vous ainsi qu’à vos familles. En ce jour de fête, j’adresse un hommage au Général de corps d’Armée Fathi Ahmed Houssein, mon prédécesseur, actuellement en 2ème Section, pour les travaux réalisés, durant ses années de Commandement. Cette cé- lébration est également pour nous tous, un moment de recueillement pour implorer LE TOUT PUISSANT d’accorder sa miséricorde à nos martyrs, tombés au champ d’honneur. Nous exprimons à leurs familles et proches notre sympathie et notre entière compassion en leur assurant tout notre soutien. Officiers, sous-officiers et militaires du rang, Ces festivités sont, comme d’habitude, l’occasion d’évaluer les réalisa- tions de nos Forces Armées durant l’année écoulée, parallèlement à l’avan- cée du pays. Il s’agit là, de dresser le bilan de nos actions, d’en tirer les enseignements mais aussi d’en définir les perspectives en vue de renforcer nos capacités. DISCOURS du chef d’État-major général des armées
  16. 16. 16 Sur le plan opérationnel, nos vaillants soldats déployés sur l’étendu du territoire national assurent avec détermination la défense de notre pays, veillant jour et nuit à préserver l’intégrité du territoire. D’autre part, les opérations menées par nos unités pour mieux contrôler les flux migratoires et lutter efficacement contre le fléau de la contrebande, se sont avérées très fruc- tueuses. Notons que ces phénomènes consti- tuent un risque ma- jeur qui menace l’économie et la sé- curité de notre pays et sont considérés comme une entrave à tout développement. C’est pourquoi, il est de notre devoir de nous impliquer davantage dans ce combat. En ce qui concerne le conflit de Doumeira, qui date de six années, notre Gouvernement maintient toujours son action diplomatique active pour faire du dialogue l’instrument premier afin de résoudre définitivement cette crise. Toutefois, vous devez être constamment prêts et déterminés à faire face à toute éventualité. Dans le cadre des opérations de rétablissement de la sécurité et de la paix régionale, je tiens à féliciter particulièrement l’ensemble du personnel du Bataillon Hiil 1 qui s’acquitte de ses missions avec brio. Je renouvelle mes encouragements à tous les soldats de la paix Dji- boutiens déployés depuis presque deux années sur les théâtres d’opération au Secteur 4 - Hiran en Somalie, qui contribuent véhément au rayonne- ment de notre pays, de par leurs actions, leur compétence mais surtout leur sens du devoir et de l’honneur. Après avoir instauré la stabilité dans la ville de Beledweyne, les hommes du Bataillon Hiil 1, malgré un effectif restreint, ont mené, en mars dernier, une action louable en libérant la ville de BOULE BOURDE ; une position hautement stratégique, située à 130 kilomètres de Beledweyne et considé- rée comme quartier général des Shababs La pertinence de cette action a suscité l’admiration de la communauté internationale et la satisfaction du peuple frère Somalien ainsi que son gouvernement.
  17. 17. 17 Je voudrais, ici, rassurer nos hommes déployés en Somalie, de la fierté et du soutien de la Nation Djiboutienne toute entière. Aussi, ayant l’esprit de solidarité indispensable à la sécurisation de notre sous-région, notre pays a décidé, en dépit de toutes les difficultés, de ren- forcer sa contribution à l’AMISOM par un 2ème bataillon prêt pour un déploiement imminent. Cependant, il nous appartient à tous, forces de sécurité et de défense, dans toutes nos composantes, de redoubler de vigilance, de jour comme de nuit, afin de parer à toute menace terroriste visant notre pays. Officiers, sous-officiers et militaires du rang, Durant ces dernières années d’édification progressive de notre outil de défense, le haut commandement militaire a mis l’accent sur la valorisation de ses ressources humaines, en accordant une priorité à l’instruction et à l’entraînement de nos militaires. A ce titre, nous avons veillé à adopter un plan efficient de formation et de préparation de nos hommes dans différents domaines aussi bien tac- tiques que techniques pour optimiser nos capacités opérationnelles. En outre, nous comptons, avec le soutien de nos partenaires, intensifier et diversifier les domaines de formation et de spécialisation de haut niveau au profit de nos militaires, dans les meilleures écoles et centres de forma- tion des pays amis. L’Académie Militaire Interarmées d’Arta, quand à elle, ne cesse d’évo- luer en renforçant davantage son dispositif d’accueil et d’enseignement. En plus du cursus normal de formation qu’elle dispense à ses élèves officiers, elle a, au cours de l’année dernière, assuré avec succès un com- plément de formation militaire, à une section de nos cadres spécialistes formés dans des écoles techniques à l’étranger. Dans cet élan, nous prévoyons la création d’un centre d’instruction char- gé d’harmoniser les différentes formations, effectuées par nos stagiaires dans les pays amis, en vue de mieux les adapter au contexte et aux besoins de notre armée. Il y a lieu, par ailleurs, de citer le récent recrutement de 800 jeunes, dont 150 de niveau baccalauréat et plus, qui favorisera de manière significative le potentiel de nos forces sur le plan technique et administratif. Je suis persuadé que le rajeunissement de nos soldats et petits gradés, sera porteur de dynamisme et nous aidera à remédier à l’insuffisance des cadres et, à la fois, de préparer la relève des anciens.
  18. 18. 18 Je voudrais à présent aborder un aspect important concernant la disci- pline au sein de nos forces, qui constitue, comme vous le savez, le socle de la cohésion et de l’efficacité d’une armée. La vision de notre politique de défense exige un comportement irré- prochable au sein de nos unités et nous appelle à cultiver et privilégier le respect de l’éthique militaire, la loyauté et l’esprit de corps et de solidarité. Dans ce sens, j’incite l’ensemble des Chefs de corps et Commandants de formation ainsi que leurs cadres, chacun à son niveau, à préserver constamment les vertus et les préceptes de notre institution. Officiers, sous-officiers et militaires du rang, Notre Gouvernement soutient fortement notre institution à travers des allocations financières conséquentes et des appuis multiformes, pour nous permettre de poursuivre l’amélioration et l’adaptation de notre outil de défense au contexte actuel de la sécurité. Rappelons qu’au cours de cette année, le parc aérien a été, en grande partie, mis en révision, augmentant de façon considérable le potentiel de notre armée de l’Air, lui permettant ainsi d’assurer pleinement ses missions. En plus de cet effort dans la maintenance des aéronefs, notre Armée de l’Air s’est dotée d’un avion de transport, type MA 60, qui a un large rayon d’action, facilitant par exemple l’aller-retour Djibouti-Beledweyne. Par ailleurs, deux autres avions modèles Y-12 ont été commandés. Leur livraison est prévue dans 18 mois. Ce financement colossal nous impose d’accorder une place toujours plus importante à la conservation parfaite de nos matériels en vue de consolider nos dispositifs opérationnels. Dans le domaine maritime, je félicite la marine nationale qui, malgré son effectif limité face à la diversité de ses missions, répond parfaitement aux attentes du commandement militaire, qui prévoit, très prochainement, renforcer ses effectifs et ses moyens pouvant accroître ses capacités en haute mer. Pareillement, il est à souligner la coopération entre la Marine Dji- boutienne et la flotte internationale engagée dans les missions de lutte contre la piraterie à travers des opérations conjointes pour sécuriser ce passage stratégique de tous les bâtiments de commerce qui transitent via l’océan Indien. D’autre part, je suis satisfait du travail accompli par la jeune institution de la Garde-côtes qui combat le fléau de la pêche illégale, le trafic des clandestins et la contrebande des marchandises. Je l’encourage à pour- suivre ses efforts tout en étant assurée de notre assistance.
  19. 19. 19 Je félicite, également, la Police et la Gendarmerie Nationale pour le rôle qu’elles accomplissent efficacement, dans le maintien de l’ordre et la sécurité du pays ainsi que leur participation aux missions internationales. J’encourage en particulier la Gendarmerie Nationale, qui est appelée à déployer prochainement une unité en Centrafrique, à porter Haut les cou- leurs de notre pays et je l’assure, par ailleurs, de notre soutien, là où il s’avèrera nécessaire. Mes félicitations s’adressent, aussi, à la Garde Républicaine qui ne mé- nage aucun effort pour mener à bien ses missions mais aussi pour sa col- laboration avec les autres institutions de défense et de sécurité, malgré la spécificité de ses tâches. Aussi, je profite de ce moment solennel, pour exprimer, au nom des Forces de défense et de sécurité du pays, et en mon nom personnel, toute notre gratitude et notre admiration à l’égard de son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef du gouvernement et Chef suprême des Armées, pour l’attention particulière et l’appui éminent qu’il nous accorde. Ceci témoigne de son attachement constant à veiller à notre soutien afin de nous permettre d’accomplir parfaitement nos missions. En réitérant notre engagement, nous serons, toujours, à la hauteur de la confiance placée en nous et nous lui assurons notre loyauté et notre dévouement. Officiers, sous-officiers et militaires du rang, Parmi les projets qui méritent d’être soulignés cette année, figure le grand projet de l’hôpital militaire, don du Président Soudanais AL BASHIR, dont l’ouverture officielle est prévue très prochainement. Cet hôpital militaire qui sera aussi ouvert au public, mettra à la disposi- tion de l’Armée et de la population Djiboutienne une variété de services indispensables. En outre, notre gouvernement envisage d’élargir la gamme de ses services, en créant des départements spécialisés en cardiologie, cancérologie et neurologie chirurgicale. Pour sa part, le Haut Commandement Militaire œuvrera sans relâche afin de mettre en place, avec l’appui de notre Gouvernement et le soutien des pays amis, les moyens humains et matériels nécessaires pour un fonc- tionnement optimal de cette importante structure sanitaire. J’appelle les hauts responsables du service de santé des armées ainsi que leurs cadres à être à la hauteur de la tâche qui leur incombe et faire de leur mieux pour répondre convenablement aux attentes de notre Gouverne- ment afin que cet hôpital soit une référence.
  20. 20. 20 Officiers, sous-officiers et militaires du rang, En considération de votre métier difficile, nous avons constamment pla- cé parmi nos priorités l’amélioration de vos conditions de vie et de travail afin d’accroître vos capacités opérationnelles. Soyez certains que nous poursuivrons ces efforts en mobilisant tous les moyens possibles en vue de mieux ré- pondre à vos besoins. Dès ma prise de fonction de CEMGA, j’ai procédé à une ins- pection des armées au sein des corps, for- mations, directions et services de la garni- son de Djibouti, pour me rendre compte de la situation qui pré- vaut à tous les niveaux, dans le but d’engager progressivement des actions visant à apporter des améliorations. Certes, la plupart des corps et formations se sont distingués par leur rendement satisfaisant, toutefois, les domaines administratifs et techniques ainsi que l’entretien des infrastructures, doivent être régulièrement perfec- tionnés. Cette inspection se poursuivra, après le mois du Ramadan, au sein des régiments des régions de l’intérieur. Officiers, sous-officiers, militaires du rang et personnels civils des armées, Vous avez toujours fait honneur à notre drapeau en faisant preuve d’un sens élevé de courage et de professionnalisme dans l’accomplissement de toutes vos missions. Persévérez, en donnant le meilleur de vous-mêmes et en étant constam- ment disposés à servir votre pays, loin de tous les problèmes de quelle que nature que ce soit. Il vous convient aussi, chacun dans son domaine, d’œuvrer pour relever avec détermination les défis qui nous attendent, en ayant le souci d’enca- drer vos personnels, mettant particulièrement l’accent sur leur instruction et leur entrainement, et de préserver les matériels et les infrastructures mis à votre disposition.
  21. 21. 21 Je profite de cette opportunité pour adresser mes remerciements à tous les personnels civils des armées qui nous accompagnent, au quotidien, dans toutes nos activités, toujours avec le même dévouement. Je remercie, aussi, l’ensemble des coopérants militaires techniques des pays amis, pour leur soutien actif au profit des FAD. Egalement, je tiens à saluer la contribution du Commandement des Forces Françaises Stationnées à Djibouti pour son appui dans plusieurs domaines, particulièrement dans la logistique et la formation de nos mili- taires. Dans le cadre de notre coopération amicale avec les Forces Améri- caines, je remercie le Commandement du CJTF-HOA, pour son soutien, entre autres, dans la montée en puissance de nos contingents chargés des missions de maintien de la paix. Je porte un intérêt particulier au renforcement du soutien mutuel avec nos amis des Forces Françaises et Américaines afin de consolider les rela- tions amicales entre nos pays. Officiers, sous-officiers et hommes de troupes, Partout où vous êtes, Notre pays, de par sa position géostratégique, a toujours œuvré pour un développement fructueux de la paix et la sécurité dans la région et c’est grâce à vous que nous avons pu y parvenir. Cependant, le contexte sous-régional, nous impose d’accroître les capa- cités et l’efficacité opérationnelles de nos troupes et de renforcer la coopé- ration en matière de sécurité avec les pays amis. Nous continuerons à œuvrer ensemble au raffermissement de l’image de notre armée et à l’amplification de ses réalisations pour la construction d’une armée plus solide. J’implore LE TOUT PUISSANT de nous accorder son aide et de nous soutenir dans tous les défis qui sont les nôtres. VIVE L’ARMEE DJIBOUTIENNE VIVE LA REPUBLIQUE DE DJIBOUTI
  22. 22. 22
  23. 23. 23 L e renouvellement des générations est fait naturel dit-on. Personne ne peut s’y opposer. La roue de la vie tourne, elle emporte certains et en amène d’autres à leur place, certes. Mais le changement est aussi et avant tout une volonté. On le décide, on défini ses contours et parfois on l’impose. Après plus d’une décennie de loyaux services, le haut commandement militaire des Forces Armées Djiboutiennes cèdent la place à un autre, la seconde fois depuis sa création en juin 1977. La cérémonie de passation : C’est un jour de jeudi, le 28 Novembre 2013 que la cérémonie de passation s’est tenue au CCO en grande pompe. Placé sous le signe Le nouveau commandement
  24. 24. 24 du changement dans la continuité, le Président de la République, SEM Ismaël Omar Guelleh, Chef Suprême des Armées a présidé cette cérémonie haute en couleur. Cette cérémonie a vu la participation des membres du gouvernement, des parlementaires, des attachés de Défense près des ambassades des pays amis, ainsi que les Commandants des Forces Amis stationnées à Djibouti telles que les FFDJ, l’Armée Américaine et les Forces d’Autodéfense du Japon. Du côté des Forces Armées Djiboutiennes, l’ensemble des corps et formations de toutes les régions du territoire nationale étaient représentés avec à leur tête leur chef de corps respectif. Ilestànoteraussilaparticipation de la Gendarmerie Nationale, de la Garde Républicaine, de la Police Nationale et des Gardes Côtés. Tous ont tenus à rendre hommage au commandement sortant et au CEMGA qui passe letémoinencejourmémorable.
  25. 25. 25 Rassemblés tôt le matin, les troupes étaient parfaitement alignées, chamarrés dans leurs tenues de cérémonie flamboyante, les armes étincelantes et la tête haute, signe d’une fierté assumé et d’une reconnaissance indéniable de mission accompli à leur chef. 450 officiers, sous-officiers, militaires du rang et personnels civils de l’Armée. L’atmosphère est festive, les officiers se saluent, se donnent des accolades. Le nouveau commandement est là, fin prêt à prendre le témoin d’une main assurée. Le Général Zakaria Cheik Ibrahim n’a pas dérogé à ses habitudes. Droit sur ses bottes, avec sa belle tenue saharienne manche longue, la taille fine ceinte par un ceinturon de même couleur, il vint à 06 h 00 passé d’abord en revue la troupe et procéder aux dernières corrections. Le moment est particulière-ment important et le chef de l’Etat en personne s’est rendu sur les lieux pour rendre un vibrant hommage au Général Fathi Ahmed Houssein et pour passer le commandement au Général Zakaria Cheik Ibrahim, deux hommes de valeur qui ont l’un et l’autre marqué l’histoire des Forces Armées Dji-boutiennes. Journée d’adieu aux armes du Général Fathi Ahmed Houssein, ce jeudi 28 novembre 2013, fut aussi un grand jour pour le Général Zakaria Cheik Ibrahim qui prenait ce matin-là ses fonctions à la tête de cette grande institution de la République, garante de la souveraineté de l’Etat et gardienne des instances républicaines. Arrivée au CCO aux premières heures de la matinée, le Chef de l’Etat, SEM Ismaël Omar Guelleh a été accueilli par le Premier Ministre, Abdoulkader Kamil Mohamed, le Ministre de la Défense Nationale, Hassan Darar Houffaneh et les Généraux. Après avoir passé
  26. 26. 26 en revue les troupes, le Président de la République a rendu un hommage au Général Fathi Ahmed Houssein. Ce dernier a été élevé au grade de Général de Corps d’Armée. Par la même occasion, le Colonel Taher Mohamed Ali a été élevé au grade de Général de Brigade avec une prise effective des fonctions de Sous-chef d’État-major de la Défense. A l’issue de cette cérémonie chargée d’émo-tion, le Chef de l’Etat s’est recueilli sur la tombe du père de la Nation, feu El-Hadj Hassan Gouled Aptidon, père fondateur des Forces Armées Djiboutiennes et de la République. Hommage du Président de la République : «Nous sommes aujourd’hui ras-semblés sur cette belle place d’Armes pour honorer deux grands serviteurs de l’Etat, au cours de cette cérémonie qui s’articule en deux phases. D’abord nous honorons l’adieu aux armes du Général de Division FATHI AHMED HOUSSEIN, qui a effectué une brillante carrière de commandement à la tête de nos Armées, avant d’assister ensuite, à la prise du commandement de nos Forces par le Général de Division ZAKARIA CHEIK IBRAHIM, qui devient désormais nouveau Chef d’Etat-major des Forces Armées Djiboutiennes à l’issue de cette cérémonie de passation de commandement. Général de Division FATHI AHMED HOUSSEIN, au moment ou vous arrivez au terme de votre Commandement, à la tête de nos armées, après
  27. 27. 27 trente six (36) années de bons et loyaux service, je tiens à saluer en vous un grand Chef d’Etat-major Général des armées. 36 années de labeur, 36 années de dévouement et de loyauté qui méritent respect et considération de toute la nation à votre endroit, mon général. En effet, vous contribué avec autres collègues officiers du groupe de FREJUS, à bâtir et consolider progressivement notre institution nationale de défense. Après avoir suivi une formation initiale d’officier à FREJUS en 1976- 1977, vous avez effectué le cours d’Etat-major à Compiègne en 1981 avant d’être Breveté de l’Ecole de Guerre de Paris en 1990. Vous avez également été auditeur des forums de réflexion sur les grands dossiers de défense et de sécurité tant aux Etats-Unis d’Amérique qu’en France. Vous avez ainsi effectué avec brio toutes vos formations, et démontré votre aisance dans le commandement successif des composantes militaires de nos frères, aux postes de responsabilités majeures que vous avez occupés : l Chef de Corps du 1èr Régiment d’Infanterie de 1977 à 1981. l Chef d’Etat-major de la Défense de 1981 à 1991 l Chef d’Etat-major Général des Armées depuis le 1/10/1991 Durant cette longue période de l’exercice de vos responsabilités, vous avez toujours été un meneur d’hommes compétant et rigoureux. Chef militaire exemplaire, juste, exigent et courageux, je n’ai jamais regretté la confiance que j’avais placée en vous. En tant que Chef d’Etat-major Général des Armées, vous avez été pour moi un collaborateur précieux, car disponible et pragmatique. Par ailleurs, tout au long de votre Commandement, vous n’avez ménagé aucun effort, pour renforcer en permanence l’efficacité opérationnelle de nos forces armées partout ou ses unités étaient amenées à intervenir, tant dans le cadre de la coopération régionale que sur les théâtres d’opérations extérieurs. Marié et père de quatre (04) enfants, vous êtes détenteur : l De la médaille d’honneur de la Nation avec palme de bronze l De la médaille de vaillance avec étoile d’argent
  28. 28. 28 Vous avez reçu successivement la distinction de Commandeur dans l’ordre National du 27 Juin et celle de Commandeur dans l’ordre de la Grande Etoile de Djibouti. Enfin vous avez été élevé au rang de Haut Dignitaire dans l’ordre de la Grande Etoile de Djibouti. Durant votre carrière militaire, vous avez également reçu des distinctions françaises : l Officier dans l’Ordre National du Mérite et Commandeur de la Légion d’Honneur. Toutes ces récompenses honorables gratifient, mon général, votre compétence professionnelle, tant sur le plan de l’instruction de nos militaires que dans le domaine de la planification de leurs équipements de défense, pour pérenniser toujours l’efficacité opérationnelle de ses composantes majeures, parfois dans des circonstances difficiles. A la fin d’une carrière aussi remarquable, moi-même et l’ensemble des autorités civiles et militaires ici présentes ainsi que toute la troupe rassemblée devant nous pour honorer votre cérémonie d’adieu aux armes, nous ressentons un plaisir commun pour vous témoigner notre estime et la gratitude de notre nation. Officier de très grande valeur, vous avez été cité en exemple pour votre loyauté, votre sens du devoir irréprochable, votre collaboration permanente envers votre hiérarchie et l’estime de vos subordonnés. Général de Division FATHI AHMED HOUSSEIN, vous avez servi la République de Djibouti avec loyauté et dévouement, c’est pourquoi, je vous exprime ma profonde reconnaissance et vous souhaite plein de bonheur et de joie. Aujourd’hui, au terme de ces longues années de Commandement, j’ai décidé de vous placer en deuxième section conformément au statut général des militaires et de vous élever au grade de Général de Corps d’Armée. Le moment est donc venu de céder la place, tête haute, à votre adjoint et collaborateur direct, le Général de Division ZAKARIA CHEIK IBRAHIM, auquel je confie désormais le Commandement des Armées. Ainsi s’est achevé ce matin, avec tous les honneurs, la brillante carrière de celui qui, désormais devenu Général de Corps d’Armée, reste à la disposition du Président de la République, chef suprême des Armées.
  29. 29. 29 Les moments forts en images
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  31. 31. 31 Le départ du Général Hassan Ali Kamil en deuxième section Après trente-six années de bons et loyaux services et au terme d’une brillante carrière, le Général HASSAN ALI KAMIL, sous Chef d’Etat- major de la défense, quitte le service actif des FAD pour se mettre en deuxième section. Le 24 Novembre 2013, une cérémonie de fin de service a été organisée dans la caserne du Régiment d’Artillerie des FAD en présence de tous les Officiers Généraux et du Ministre de la Défense, HASSAN DARAR HOUFFANEH. C’est ce dernier qui a lu l’hommage du Chef de l’Etat à cet Officier exemplaire. Un général en fin de service n’est pas un retraité comme un autre. Il quitte le service actif et est placé en seconde section, c’est-à-dire qu’il reste à la disposition du chef de l’Etat. Le Général HASSAN ALI KAMIL, Sous Chef d’Etat-Major de la Défense fait désormais partie des Officiers Généraux de seconde section. Et ce jour là, au régiment Artillerie des FAD, ce fut le temps des adieux à ce général. La cérémonie de fin de service a réunie
  32. 32. 32 sur place le général ZAKARIA CHEIK IBRAHIM, Chef d’État- major de la Défense, le Général FATHI AHMED HOUSSEIN, Chef d’État-major Général des Armées ainsi que l’ensemble des officiers des état-major et des chefs de corps de la Garnison de Djibouti. La cérémonie qui a été présidée par le ministre de la défense, HASSAN DARAR HOUFFANEH, a en outre réuni sur place de nombreuses personnalités dont plusieurs membres du gouvernement ainsi que des Officiers supérieurs Djiboutiens, Français, Japonais, Américains et Allemands. S’exprimant au nom du Président de la République, le ministre de la Défense a rendu un vibrant hommage au Général Hassan Ali KAMIL. « Travailleur acharné, méthodique et d’une très grande compétence, vous avez assuré vos fonctions de manière irréprochable, avec conscience profession-nelle et avec la plus grande réussite » a-t-il notamment dit. Carrière militaire du Général Hassan Ali KAMIL. Engagé volontaire le 1èr Juillet 1965, HASSAN ALI KAMIL a servi au sein de l’Armée Française jusqu’au 27 juin 1977 puis a intégré l’Armée Djiboutienne à l’indépendance de la République de Djibouti avec le grade de lieutenant. Durant sa riche carrière, il a effectué plusieurs cursus de formation d’officier,
  33. 33. 33 à savoir un stage de formation d’officier à Fréjus en France, le cours de Capitaine en France en septembre 1982, le cours d’État-major à Compiègne en France en Janvier 1991, le collège Interarmes de Défense (CID) à Paris en 1997-1998 et enfin en 2002 un stage de hautes études stratégiques de Défense. Il a assumé succes-sivement les fonctions de Commandant de la 5ème compagnie du 1èr Régiment d’infanterie en Avril 1979, le Commandant de la 3ème compagnie du GCF en Aout 1979 et le Commandant de la 3ème Régiment d’infanterie en Mai 1981. Ensuite, HASSAN ALI KAMIL a été affecté à l’État-major des Armées en Janvier 1982 pour devenir deux mois plus tard le Chef de Corps de l’Ecole Militaire président GOULED. En 1985 il a été nommé Officier Adjoint du GCF. En Septembre 1991, il devient le Chef de Corps du Groupe Sud et sept ans plus tard, il est nommé Sous Chef de la Division Logistique. En 2006, après sa promotion au grade de Général de Brigade, il est devenu Sous Chef d’État-major de la Défense, fonction qu’il exerça jusqu’au 24 Novembre 2013. Humble, méthodique, Général Hassan Ali Kamil était connu pour sa rigueur dans la discipline et sa ponctualité. Officier ascète, il ne tolérait guère les excès ni les abus. Toutefois, son commandement était empreint d’humanité. Plus d’un vous diront que le Général Hassan Ali Kamil leur a donné durant leur carrière un conseil ou un coup de pouce qui les a sauvé d’une faute certaine qui allait les perdre. Les Forces Armées Djiboutiennes lui rendent un vibrant hommage.
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  35. 35. 35 L e choix et le dosage des hommes pour une mission aussi importante de commander une Armée, de mener au combat des hommes et femmes qui ont voué leur vie aux métiers des armes n’est guère chose facile. Il faut un dosage subtil entre la rigueur et l’humain, l’obstination et le sens de l’écoute, entre la fermeté qui frôle l’intransigeance et le pragmatisme. Qui sont-ils ? Le nouveau commandement
  36. 36. 36 Le pays s’est habitué à ces derniers décennies à voir du haut commandement militaire tout ce mélange nécessaire à la bonne marche de la machine de guerre Djiboutienne, entre le Général Fathi Ahmed Houssein, fin stratège doué d’un sens de compromis inégalé, le Général Zakaria Cheik Ibrahim rigoureux dans l’art de commander et méticuleux sur la gestion de la chose militaire et enfin le Général Hassan Ali Kamil, cheville ouvrière qui réalise tout le travail d’élaboration en s’appuyant sur l’Etat-major de la Défense. Le choix du Chef Suprême des Armées a surpris plus d’un, tant par sa pertinence mais aussi par le timing que beaucoup ont applaudi : il était temps d’injecter du sang neuf à la tête pensante de l’Armée. Néanmoins, après cette brève période d’euphorie passée, la question fusadepartout :quisont-ils ?Ils ?C’est-à-direlenouveaucommandement. Portrait du nouveau CEMGA : Le Général de Division Zakaria Cheik Ibrahim Le Général Zakaria Cheik Ibrahim n’est pas nouveau sur la scène nationale. Il est connu de tous, notamment pour le camp Cheik Osman, le CCO, qu’il a mis en place dès les premiers jours de l’indépendance et qui est aujourd’hui la principale et le plus grand camp de base de l’Armée Djiboutienne. Cette caserne est d’ailleurs connue pour le commun de citoyen « la caserne de Zakaria ». Le Général de Division ZAKARIA CHEIK IBRAHIM est né le 21 Mai 1940 à Djibouti, marié et père de 11 enfants (06 garçons et 05 Filles). Il est engagé volontaire le 1èr Avril 1960, et a servi au sein de l’Armée Française jusqu’au 27 Juin 1977. Intégré dans l’armée Djiboutienne
  37. 37. 37 à l’indépendance de la République avec le grade de Capitaine, il a assumé successivement les fonctions suivantes : l Commandant CCAS du 1èrRégimentd’Infanterie du 01.07.1977 au 06.08.1981. l Commandant du CCO du 07.08.1981 au 26.06.1993. l Commandant de Zone Sud durant les opérations. l Nommé Chef d’Etat-major de la Défense le 22.10.1992. l Représentant des FAD auprès de la Charia pour les affaires coutumières depuis 1977. l Président de la Commission « Marathon » en 1984. l Conseiller et proche du Commandement de 1977 à 1993 dans toutes les actions relatives à l’organisation, le fonctionnement, la création et l’évolution des unités spécifiques. l Président de la Commission « Mobilisation » et « Démobilisation » l Haute dignitaire de la grande étoile de Djibouti Officier Ordre National du 27 Juin l Commandeur de la Légion d’Honneur Française l Officier de l’Ordre National du Mérite La trajectoire du Général de Division ZAKARIA CHEIK IBRAHIM est à tout point semblable à celle des FAD. Il serait vain de chercher des dissemblances. Il était là à la naissance de l’institution militaire et a contribué de manière décisive à en faire une véritable armée professionnelle, une armée axée sur la Défense du territoire qui reste sa mission première, mais aussi résolument proche de la population civile. La carrière du Général ZAKARIA CHEIK IBRAHIM peut être résumée en deux mots : une fois inébranlable de tous les instants et à toute épreuve.
  38. 38. 38 Une exigence parfaite et inflexible, la foi tout d’abord au Créateur tout puissant et à son dernier prophète. Une fois ensuite à son pays pour lequel il professe un patriotisme ardent. Et enfin une fois en son Armée par sa contribution énorme à la mise sur pied d’un modèle d’Armée idéale contre vents et marées, à même de s’acquitter pleinement de ses missions. Tirant une certaines force de cette fois, le comportement du Général ZAKARIA n’a jamais fléchi durant toutes ces années de carrière pendant lesquelles il a répondu présents à tous les événements majeurs qu’ont connus les Forces Armées. Présent initiale-ment pour la constitu-tion des différentes unités. Il a ensuite été la cheville ouvrière lors de la crise de 1991-1993 dans le cadre des opérations de mobilisation et démobilisation. Présent enfin à chaque fois que le devoir l’exige, la disponibilité et l’exigence sont des qualités intrinsèques du Général. Exigeant envers sa propre personne en s’imposant un rythme et une discipline stricts qui sont innés chez lui, il l’est également envers ses subordonnés qu’il encourage toujours à se surpasser pour se rapprocher de la perfection. Dès sa prise de fonction, le Général Zakaria Cheik Ibrahim a amorcé le changement, non pas comme une rupture, mais inscrit dans la continuité. Inspection : Le premier pas que le nouveau chef d’Etat-major Général des Armées a entrepris est d’inspecter les différents corps et formations afin de s’enquérir de la situation des hommes et des matériels au plus près. Même s’il a toujours été au contact du militaire Djiboutien, et présent à tout les champs de bataille, répondait à toutes les crises et encourageait les hommes et les femmes de cetteArmée dans leurs difficultés personnels ou professionnelles, il a décidé de voir la réalité des choses avec le regard d’un chef d’Etat-major Général qui vient de prendre ses fonctions. Et cela pour guider et bien orienter ses prises de décisions dans le moyen et long terme. Les premières inspections ont eu lieu à l’Etat-major Général des Armées, parmi les plus proches collaborateurs du CEMGA. Le cabinet CEMGA, son secrétariat, les Transmissions et l’Etat-major de la Défense ont exposé au Général Zakaria leurs missions ainsi que leurs moyens.
  39. 39. 39 Puis, peu à peu, l’inspection a été étendue vers les corps. Le Régiment Quartier Général, la Marine Nationale, la Force Aérienne et l’Artillerie ont été à leur tour présenté au CEMGA leur savoir faire, leurs missions nombreuses et diversifiées, mais aussi les moyens mis à leur disposition par le Haut commandement pour s’acquitter de leur tâche. Ces longues journées d’inspection n’ont guère dissuadé le Général Zakaria Cheik Ibrahim d’aller au plus près des hommes, de leur poser des questions pertinentes, de soulever les remarques qui font mouche. Il a notamment encouragé les chefs de corps à mettre l’accent sur le soldat. «  Il faut centrer votre action sur l’homme  » a-t-il répété sans cesse. Car, le Chef d’Etat-major Général des Armées reste convaincu que la locomotive qui tire l’institution c’est bel et bien l’homme. S’il est bien formé, bien nourri, bien habillé, bien protégé, connaît sérieusement sa mission, comprend les défis qui l’attend lors de l’accomplissement de sa mission, ce militaire se surpassera et accomplira sa mission avec brio. C’est pourquoi le Général Zakaria Cheik Ibrahim commençait son inspection dans chaque corps par le livret individuel des militaires, là où est consigné la vie de chaque militaire, depuis son incorporation jusqu’à son départ à la retraite. D’un coup d’œil le Général apprécie si ces livrets sont tenus à jour et au-delà de la mise à jour, si les militaires de tel corps bénéficient de formations adéquates. Lors de ces inspections, le Général Zakaria Cheik Ibrahim donnait aussi une attention particulière aux matériels. Rien n’échappait à son regard inquisiteur. La moindre poussière, le moindre boulon mal serré, tout avait été passé au peigne fin.
  40. 40. 40 Les moments forts de l’inspection en images
  41. 41. 41 Le Général de Brigade, OSMAN NOUR SOUBACKLEH Chef d’État-major de la défense Formations effectuées : 1959-1971 : Période pendant laquelle il a poursuivit ses études primaires, secondaires et au lycée. 1972-1975  : Académie militaire en Russie (formation Officier d’artillerie) 1983-1985  : Faculté de l’Ingénierie Civil à l’Université de la ville de Co- lombia, USA 1990-1991  : Perfectionnement de Cours d’Etat–Major Fort Leavenworth, Kansas, USA 1993 : Institut de défense en Gestion des Ressources 1996-1998 : - Ecole des hautes études naval à Monterey, USA - Obtient son diplôme de Maîtrise pour la maîtrise de l’art des Affaires de Sécurité National. Doué dans la culture somalienne. Diplômé de l’Ecole de Guerre aux Etats-Unis d’Amérique. Fonctions tenues : 1978-1980 : Commandant de Compagnie 1985-1988 : Chef de Corps du Bataillon Génie Bâtiment 1989-1990 : Chef de Cabinet CEMGA 1993-1995 : Chef de Corps du Groupement Nord 1996-1996 : Président de la Commission National de Démobilisé de Guerre. 1999-2001 : Commandant de zone (zone Nord) 2001-2003 : Haut représentant de la République de Djibouti auprès de la Coalition International de l’Anti-terroriste. Depuis 2004 : il est nommé Directeur du Département de Relation In- ternational du Ministère de la Défense et conseiller du Chef d’Etat-major Général des Armées 2008-2011 : Commandant les Forces de l’EASBRIG 2012 : Représentant Djiboutien au sein de l’Etat-major de l’AMISOM à Mogadishu
  42. 42. 42 Le Général de Brigade OSMAN NOUR SOUBACKLEH a été désigné par le Commandement Militaire avec l’accord du Chef Suprême des Armées pour commander la Force EASBRIG durant 3 ans. Le Général de Brigade OSMAN NOUR SOUBACKLEH a une expérience dans les domaines des opérations militaires et dans les domaines de relations internationales. Sa nomination en qualité de représentant djiboutien au sein de l’Etat- major de l’AMISOM à Mogadisho sera très bénéfique pour la somalie, l’AMISOM et l’Union Africaine. Langues parlées : Arabe - Français – Anglais – Somalie - Russie Décorations djiboutiennes : Commandeur de la Grande Etoile de Djibouti Décorations étrangères : Chevalier de l’Ordre National du Mérite Medal of honour of the nation Le Général de Brigade, TAHER ALI MOHAMED, Sous-chef d’État-major de la Défense Identité : Le Général de Brigade, TAHER ALI MOHAMED est né le 03/09/1955 à Ewalie (Tadjourah) marié et père de 5 enfants (2 garçons et 3 filles). Service militaire : Engagé volontaire le 1er Août 1977 au sein de l’Armée Djiboutienne en qualité de Militaire de rang au grade de caporal-chef. Grades successives au sein des forces armées: 01.10.1991 : Il est nommé au grade d’Aspirant 01.10.1994 : Il est nommé au grade de Sous-Lieutenant
  43. 43. 43 01.07.1997 : Il est nommé au grade de Lieutenant 04.01.2000 : Il est nommé au grade de Capitaine 01.01.2003 : Il est nommé au grade de Commandant 01.04.2009 : Il est nommé au grade de Lieutenant-Colonel 01.04.2012 : Il est nommé au grade de Colonel 01.12.2013 : Il est nommé au grade de Général de Brigade Formations effectuées 15.12.1980 : Il a effectué un stage de Formation au CNEC 19.02.1984 : Il a effectué un stage de CT2 Commando Moto 26.08.1990 : Il a effectué un stage d’officier d’application infanterie à THIES 27.06.1994 : Il a effectué un stage de Commandement des organismes de formation de l’Armée de Terre 06.07.1998 : Certificat de fin d’études officier d’administration 30.06.2000 : Il a effectué un stage DEM 07.07.2008 : Il a effectué un stage de CID Fonctions tenues Il a assumé successivement les fonctions suivantes : 23.08.2000  : Il est nommée officier adjoint au chef de la Division opérations et Direction de l’Instruction 01.01.2001 : Il est nommé Chef de Corps d’Ecole-Militaire 22.03.2009 : Il est nommé Commandant Zone d’ARTA 01.07.2009 : Il est nommé Chef de Corps du 3°RAR 01.12.2013 : Il est nommé Sous-chef d’État-major de la Défense Décorations nationales : Chevalier du 27 Juin Chevalier de la Grande Etoile de Djibouti Chevalier dévouement Officier Ordre National du 27 Juin Officier de la Grande Etoile de Djibouti Langues parlees Français – Arabe – Somalie et Afar
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  45. 45. 45 L e contingent Hiil 1, Hiil en somali qui veut dire secours. Les 1000 hommes de l’Armée Djiboutienne ont volé au secours de la Somalie, notamment la population martyrisée par vingt ans de guerre civile et de lutte impitoyable des chefs de guerre sanguinaires. LaRépubliquedeDjiboutiimpliquédanslesprocessusderéconciliation depuis la chute du dernier gouvernement central en 91, s’est mobilisé comme un seul homme et a envoyé dans la région de Hiirane ses meilleurs hommes. 1. L’offensive contre les Shabaabs : Durant plus d’un an, le contingent Hiil Walaal présent à Baladwayne rongeait ses freins. Après les opérations de pacification et de réconciliation terminé dans la ville de Baladwayne et ses alentours, suite au désarmement et à la formation des miliciens tribaux qui perturbaient le bon fonctionnement de la vie collective par le rapt, le raquette et les Mission accomplie ! Le Bataillon Hiil 1
  46. 46. 46 affrontements sporadiques, le Contingent Hiil prévoyait d’entendre son influence sur le reste de la région de Hiirane. Et cela pour mettre fin aux razzias et les intimidations faits par les miliciens des Shabaabs présents dans les autres localités échappant encore à son contrôle. Cet occasion a été donné l’Union Africaine qui planifia une opération d’envergure pour nettoyer l’ensemble des régions de la Somalie des Shabaabs et leurs alliés d’Al-Qaida, y compris la région de Hiirane. Malgré l’entendue de la région, malgré son effectif modeste et ses moyens certes réduits, c’est avec un esprit serein que le Bataillon Hiil a pris le devant de ces opérations en lançant l’offensive à partir de sa base de Baladwayne le matin du 13 mars 2014. L’objectif est loin, bien défendu. C’est le bastion principal des Shabaabs au centre de la Somalie. La ville de Boule Barde, situé à 120 Km à l’Est de Baladwayne. La route qui relie les deux villes est sérieusement endommagée par des années de guerre civile et un manque d’entretien. Tous les pronostics sont au rouge. Certains ont déjà misé sur la défaite du contingent face à cette difficulté que bon nombre de contingent plus nombreux n’ont pas osé. Les plus optimistes prévoient une opération longue et couteuse en matériels et en vie humaine. Mais encore une fois, le Bataillon Hiil Walaal a su démentir les mauvaises prévisions qui pesaient sur sa tête comme une épée de Damoclès. Le cortège fort de plus de sept cent hommes ainsi qu’un nombre conséquent de véhicules blindés et de transport de troupes s’ébranle de Baladwayne au petit matin.
  47. 47. 47 Il traversa sans grande difficulté Buuq Aqable où une faible résistance fut rencontrée. Serein, confiant dans sa mission, le Bataillon ne fut aucunement ralenti par les nombreuses embuscades dressé par les Shabaabslelongdelaroutepouraumoinsralentircerouleaucompresseur qui broyait ses défenses et libérait les villages les uns après les autres. 2. La conquête de Boule Barde : Enfin, contre toute attente, c’est vers midi que le gros des forces du contingent Hiil se présenta aux portes de la ville de Boule Barde. Ville fantôme, rue déserte, maison aux volets clos. Les habitants qui avaient eu vent de l’arrivée du contingent Djiboutien ont préféré fuir la ville. La stratégie du Contingent Hiil était claire : l éviter que des combats acharnés aient lieu dans la ville l prendre le pont de Boule Barde qui sépare la ville en deux avant que les Shabaabs ne le fassent sauter pour s’isoler dans une partie de la ville La tension est à son comble. Les Shebaabs se sont barricadés dans la ville. Le gros de leur défense est massé à l’entrée de la ville, à quelques encablures du pont.Poureux,lecontingent Djiboutien essaiera de traverser en force le seul pont de la ville. Et pour cela, ils avaient préparé un nombre incalculable d’obstacles dont le dernier est de faire sauter le pont s’ils se sentaient débordés. Mais les choses se passèrent autrement. Le contingent Hiil se divisa en deux sous-groupements qui attaquèrent la ville sur deux fronts pour la prendre en tenaille, laissant les Shabaabs faire face à un ennemi qui n’arrivait pas comme un guerrier Tatar. Informés du stratagème au dernier moment, les Shabaabs n’eurent d’autre choix que de quitter leurs postes de combats afin de ne pas être
  48. 48. 48 isoler les uns des autres et en fin de compte anéanti par le contingent Djiboutien mieux entrainé et mieux équipé. Ainsi tomba la ville de Boule Barde sans effusion de sang vers 16 h 00 heure locale. Le bataillon Djiboutien aura libéré en moins d’une journée plus d’une dizaine de localité entre Baladwayne et Boule Barde et cette dernière, bastion essentiel du dispositif de commandement des Shabaabs. Cette prouesse tactique inégalée démontra pour le monde entier le niveau de compétences mais surtout l’audace des troupes Djiboutiennes que ni la distance, ni les dangers nombreux et diversifiés, ni le risque prévisible de s’embourber dans des affrontements sans fin n’ont dissuadées de son objectif principal : la conquête de Boule Barde. Cette offensive éclair pris les Shabaabs de court, eux qui étaient habitués à une guerre d’usure, principalement statique avec les autres contingents présents en Somalie. L’arrivée des troupes du contingent Hiil aux portes de la ville coupa l’herbe sous leurs pieds. Ni les embuscades, ni les routes minées, ni les ponts secondaires endommagés et même les villages fortifiés le long de ces 120 Km n’ont ralenti un tant soit peu les valeureux soldats Djiboutiens. Très vite, la population elle aussi surprise par la fin rapide du règne brutal et sanguinaire des Shabaabs sur la ville, regagnèrent leur domicile avant la tombée de la nuit, préférant la sécurité de la ville dorénavant aux mains des soldats qui ont fait leur preuve d’humanité à l’incertitude des montagnes boisées, dernier refuge des fuyards Al-Shabaabs.
  49. 49. 49 L a formation est un jalon essentiel à plusieurs égards dans le monde militaire, non seulement elle forge le soldat pour son métier qui est celui des armes mais elle est aussi essentielle pour la carrière du soldat lui-même. Un soldat correctement formé est plus apte à s’acquitter de sa mission dans des meilleures conditions physiques et mentales. Il est enclin à respecter sa hiérarchie et connaît parfaitement la ligne de démarcation entre ses droits et ses devoirs. Pour sa carrière, elle en est indispensable. Pour passer d’un échelon à un autre, donc d’une fonction vers une autre, il doit obligatoirement maitriser les rouages et être initier à ses subtilités. C’est pourquoi le haut commandement militaire a mis l’accent sur la formation, pour d’une part professionnaliser l’Armée et d’autre part pour Une priorité des FAD formation des hommes
  50. 50. 50 assurerlerajeunissement progressif des hommes et des femmes qui la composent. La formation a été décentralisée pour la rapprocherauxmilitaires dispersés dans les corps et formation afin de leur donner plus de chance d’accès sans nuire à la disponibilité des forces au sein du corps. Toutefois, les pépinières de formation n’ont pas changé, il s’agit de : l Ecole Militaire Président Gouled de Holl-Holl pour la formation de base et les formations tactique CT1 00 et CT2 00, mais aussi les formations spécifiques comme les tireurs d’élite l Le cursus d’Officier à l’Académie Militaire Interarmes d’Arta (AMIA) qui va bientôt clôturer la formation de la quatrième promotion d’officiers tout armes confondus
  51. 51. 51 Bilan des différents stages qui ont été réalisés dans les différents Corps et Formation Année 2014 (1er et 2ème Trimestre) I. Formation Tactique Corps et Formation Stage Nb. de personnes Total ECOMIL Ct2.00 Bachelier Commissionnés 28 personnes 150 personnes 200 personnes 378 BIAAS Commissionnés 150 personnes 150 RIAD (Sud) Commissionnés CME 150 personnes 32 personnes 182 RIAT Commissionnés 150 personnes 150 RIAO (Zone Nord) CME 32 personnes 32 AMIA EOA 5ème Pro 1ère année EOA 4ème Pro 1ère année EOA 3ème Pro 1ère année Officiers spécialistes 32 personnes 25 personnes 12 personnes 24 personnes 93 Total 985 II. Formation Technique : Corps et Formation Stage Nb. de personnes Total Service Informatique CTE Bureautique 18 personnes 18 DCMAT CTE AEB CTE Groupe Electrogène 20 personnes 20 personnes 40 DCMAT (Service Génie bâtiment) CTE casernement 22 personnes 22 R-ART CT1 Artillerie (reco + obs) 17 personnes 17 Transmissions CTE Exploitant radio 40 personnes 40 Total 137 En tout, ce ne sont pas moins de 1120 hommes et femmes des Forces Armées Djiboutiennes, toutes armes confondus qui ont passé par la case du stage locale, durant la fin de l’année 2013 et le premier semestre de l’année 2014. Chiffre qui montre l’intérêt qu’accorde le haut commandement à la formation. De plus, le nouveau commandement a dès sa prise de fonction décidé de décentraliser la formation de base vers les corps et régiments des régions de l’intérieur. Ce cap sera maintenu dans les années à venir…
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  53. 53. 53 L a coopération est un outil indispensable pour tout pays. Elle rapproche les acteurs principaux en matière politique et militaire. Par la coopération, on échange l’expérience, on partage les visions et s’entraide dans des domaines divers. L’Armée Djiboutienne a adopté cette stratégie dès sa création en 1977. A l’accession de notre pays à son indépendance, la politique sage de feu le père de la nation, El Hadj Hassan Gouled Aptidon a été de privilé- gier les liens de fraternité durable plutôt que la rupture avec l’ancienne puissance coloniale. Une continuité des relations concrétisées par les accords de Défense et de coopération qui ont perduré depuis. La France s’est alors attelée à la tâche d’épauler l’Armée naissante de la République. Une vision commune dans la diversité coopération bilatérale
  54. 54. 54 Coopération basée sur le respect mutuel, riche et diversifiée. Elle en- globait plusieurs domaines comme la formation, l’assistance technique et tactique. Avec l’arrivée au pouvoir de l’actuel président, SEM Ismaël Omar Guelleh et sa politique d’ouverture et de bon voisinage, l’Armée Dji- boutienne est entré dans une nouvelle ère dans le domaine de la coopéra- tion Militaire. Des relations de coopération fructueuse ont été établies avec bon nombre de pays. 2001, année charnière : En 2001, l’ordre mondial est chamboulé. Les attentats du 11 septem- bre font apparaître au grand jour l’ennemi commun des nations : le ter- rorisme. Les Etats-Unis bles- sés scrutent le monde et pointent tous les points stratégiques auxquels ils peuvent s’implanter pour men- er cette lutte. Et Dji- bouti en faisait partie. Ainsi naquit le Camp Lemonnier. Ce camp fut le départ d’une coo- pération Militaire pro- fonde, riche et diversifié. La stratégie des FAD, une vision commune dans la diversité, s’est belle et bien concrétisée grâce aux efforts de l’Armée Djiboutienne en matière de maintien de la paix dans la région, notamment en Somalie. Lors du déploiement du premier Bataillon, la coopération française a apporté son concours par l’octroie des véhicules Land Rover. Les FFDJ ont aussi activement participé à la formation des hommes. Les améric- ains pour leur part ont aussi contribué à la formation et l’octroie de ma- tériels pour rehausser le niveau opérationnelle du Bataillon Hiil 1. Cet effort de coordination s’est maintenu pour le bataillon Hiil 2 actu- ellement en formation au camp de cohésion de Maryama. À l’instar du premier Bataillon Français et américains ont apporté encore une fois leur concours en formation et en équipements.
  55. 55. 55 Visite du CEMGA à l’AFRICOM : C’est dans ce contexte de resserrement des liens avec les Etats-Unis d’Amérique et faisant suite à la visite officielle du Président de la Ré- publique, chef Suprême des Armées, à la maison blanche le 05 mai 2014, le Général de Division Zakaria Cheik Ibrahim, chef d’Etat-major Général des Armées a été reçu en grande pompe à l’AFRICOM à Stuttgart en Allemagne par le Général Rodri- guez, commandant de l’AFRICOM. Dans une allocution prononcée à cette oc- casion, le Général Za- karia a plaidé pour un renforcement des liens en ces termes : « Rappelons que suite aux événements du 11 Septembre qui ont per- turbé l’ordre mondial, la République de Djibouti fut un des premiers partenaires à soutenir les Etats-Unis d’Amérique dans la lutte contre le terrorisme, d’où l’attribution du Camp Lemonnier aux Forces Améric- aines. De ce fait, Djibouti, en tant que partenaire privilégié des Etats-Unis d’Amérique doit être le 1er pays Africain à bénéficier d’une coopération exemplaire. Comme vous le savez, mon général, notre pays se trouve dans une région troublée par des phénomènes de la piraterie maritime, menaces terroristes des groupes extrémistes comme Al-Shababs en Somalie, phé- nomènes migratoires complexes, etc. D’autre part, il est important de souligner que notre pays jouit d’une stabilité politique et économique grâce à la politique avisée du Président de la République, Chef Suprême des Armées, qui a su maintenir la paix et la stabilité de notre pays. Il est important de soulever que ma visite en tant que nouveau chef d’Etat-major des Armées au centre de comman- dement de L’AFRICOM coïncidant avec la visite du président Guelleh à Washington va marquer un nouvel élan dans les relations militaires, permettant ainsi d’exploiter en Amont les différents programmes initiés par le département d’état Américain au profit de l’Armée Djiboutienne.
  56. 56. 56 Mon Général, Notre présence parmi vous aujourd’hui, témoigne encore une fois l’importance particulière que nous accordons au renforcement de la Coopération entre l’Armée des Etats-Unis d’Amérique et l’Armée Dji- boutienne ainsi que nos deux peuples. Compte tenu de tous les défis auxquels nous faisons face, il s’avère plus que primordial d’accroître le potentiel de notre armée afin de ren- forcer ses capacités opérationnelles.» Lutte contre la piraterie : La position géostratégique de la République de Djibouti, havre de paix dans une région tourmentée, vouée aux guerres civiles et à la famine, fut de ce petit pays une grande nation qui joue son rôle dans le concert des nations. Quand la pirate- rie explosa au large des côtes somalis et dans l’océan indien, les pays européens et tous ceux qui voulai- ent protéger leurs in- térêts dans cette partie du globe vitale pour l’économie se sont tournés vers le Ré- publique de Djibouti. Ainsi naquit aussi l’opération ATALANTE, mission européenne de lutte contre la piraterie. Djibouti devint le port d’ancrage, le phare d’Alexandrie dans une corne d’Afrique sombre, déchiré par les guerres et le terrorisme d’Al- Shabaabs. Cette opération unique en son genre fut pour des nombreux pays européens l’occasion de découvrir Djibouti et ses atouts incom- mensurables. L’Espagne, mais aussi l’Italie, tout comme les pays scandinaves com- me le Danemark et la Norvège ont signé avec l’Armée Djiboutienne des Mémorandum d’entente de coopération Militaire.
  57. 57. 57 L’Italie est pour sa part allé plus loin en demandant à la République de Djibouti l’octroie d’une base permanente, base qui est maintenant opérationnelle depuis plusieurs mois avec la présence d’à peu près 300 militaires italiens. La coopération asiatique : L’horizon de la coopération s’est davantage élargi vers les pays asi- atiques. L’Histoire vient de se réécrire à Djibouti. Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale et les bombes atomiques qui avaient anéanti son pays, le Japon vient d’inaugurer à Djibouti une base militaire permanente. Les forces d’auto-défense de ce pays se sont installées durablement à Djibouti pour participer aux côtés des autres forces à la lutte contre la pi- raterie. Cette démarche pour le moins surprenant démontre l’intérêt que revêt notre pays. Pas seulement cela. Il est aussi un indicateur indéniable de la qualité de la relation humaine que nous faisons montre et l’apport que notre Armée apporte dans les relations d’amitié et de coopération que nous nouons. Visite du Ministre chinois de la Défense : Ne voulant pas être en marge du concert des nations qui se sont regrou- pés en ce point hautement stratégique qu’est la République de Djibouti, et dans la droite lignée des relations bilatérales entre les pays depuis l’accession de Djibouti à son indépendance, le Ministre Chinois de la Défense, CHANG Wanquan, Général de Corps d’Armée et Conseiller d’Etat est venu en visite offici- elle à Djibouti au mois de février dernier. Accompagné d’une forte délégation d’officier généraux et un staff de haut niveau, le Général Chang fut reçu avec les hon- neurs par le Ministre de la Défense Mr Hassan Darar Houffaneh et le Général de Division Zakaria Cheik Ibrahim.
  58. 58. 58 Une réception fut organisée au camp Cheik Osman (CCO) sous une grande tente spécialement amené pour ces hôtes de marque. Suite à ces discussions fructueuses, le Général CHANG a tenu à visiter des sites stratégiques de l’Armée Djiboutienne, tel que la Marine Nationale et la Force Aérienne. Signe de l’importance que revêt cette visite aux deux parties, le Gé- néral CHANG fut aussi reçu au palais présidentiel par le président de la République, SEM Ismaël Omar Guelleh qui l’a décoré avec la médaille du chevalier de l’ordre du 27 juin. Le Premier Ministre, M. Abdoulkader Kamil Mohamed a offert un déjeuner au Kempeski Palace Hôtel à la dé- légation chinoise, en présence du ministre de la Défense, du Gé- néral Zakaria Cheik Ibrahim et des nombreux officiers de l’Armée qui ont participé aux pourparlers de deux parties. Dans son allocution, le Général CHANG a vivement remercié pour l’accueil chaleureux qui lui a été réservé depuis son arrivée. Il a en outre plaidé pour le renforcement de coopération Militaire entre les deux pays. Il a promis que la Chine ferait tout pour soutenir Djibouti à maintenir sa stabilité d’abord et à secourir la région ensuite, comme par exemple la Somalie. Coopération Sud-Sud : Visite au Soudan : La coopération militaire de l’Armée Djiboutienne reste néanmoins di- versifiée. Elle s’accommode aussi de la coopération naissante après le monde bipolaire qui est la coopération Sud-Sud. C’est dans cet esprit que le Ministre de la Défense M. Hassan Darar Houffaneh et le Général Zakaria Cheik Ibrahim, chef d’État-major Gé-
  59. 59. 59 néral des Armées, accompagnés d’une forte délégation se sont rendus au Soudan en réponse à une invitation officielle de la part des autorités soudanaises. La Répub- lique du Soudan épaule l’Armée D j i b o u t i e n n e depuis des nom- breuses années, notamment par l’octroie des dons dont le plus retentissant est l’hôpital miliaire de grande en- vergure en cours d’achèvement à côté du stade Hassan Gouled. L’ouverture prochaine de cet hôpital va rehausser le niveau de soutien médicale à un niveau inégalé jusque là. D’une capacité d’accueil au des- sus de la moyenne, regroupant à peu près toutes les spécialités, l’hôpital sera aussi ouvert au public Djiboutien qui voudrait se soigner. C’est dans ce contexte de relation au beau fixe que le Ministre de la Défense et le Chef d’Etat-major Général ont eu des discussions fructueus- es avec leur homologue soudanais. Les discussions ont notamment porté sur les voix et moyens d’élargir et de pérenniser la coopération. Il a été question d’échange d’expertise et de coopération dans le domaine de la formation. Réunion bilatéral Djibouto-Ethiopienne : De l’autre, la réunion annuelle de coopération militaire bilatérale Dji- bouto-Ethiopienne s’est tenue à Djibouti cette fois-ci à l’hôtel Palace Kempeski au mois d’Avril dernier. Cette réunion de haut niveau fait suite à celle d’Addis-Abeba d’Octobre de l’année. La partie éthiopienne était représenté par une délégation de haut niveau conduite par le Général Samora Yunus, chef d’Etat-major de l’Armée Ethiopienne. Le premier volet des discussions se sont déroulés au niveau des ex- perts de deux experts, et ont porté sur des sujets diverses tels que la lutte
  60. 60. 60 contre la contrebande des armes, la limita- tion de l’immigration clandestine mais aussi la sécurisation per- manente du poumon économique de deux pays, à savoir les cor- ridors Djibouto-Ethi- opien, puisqu’avec la route de Balho et le port de Tadjourah, il y en aura plusieurs cor- ridors. La réunion des chefs d’Etat-major a ensuite eu lieu dans une entente cordiale. Et enfin, les réunions ont été clôturées par un conseil de min- istre. Les deux parties se sont mis d’accord au renforcement des rela- tions de coopération entre les deux pays, relations qui ne datent pas d’aujourd’hui. Ce lien d’amitié et d’entente cordiale qui a toujours existé entre les deux Armées a été renforcé ces dernières années pour préserver l’intérêt de deux pays.
  61. 61. 61 Une émission à succès challenge holl-holl C hallenge Holl-Holl… une émission télévision, le Koh lanta Djiboutien. Un environnement austère, où les activités sont dures mais que la gamelle est sûre : l’Ecole Militaire Président Gouled de Holl-Holl. Pourquoi un tel challenge vous dites-vous ? Est-ce pour une simple dis- traction ? Est-ce pour amadouer un public toujours à l’affût de sensation ? Ou bien est-ce un programme télévisé pour les autres pour remplir la grille d’émission de la RTD ? La Radio Télévision de Djibouti entend par cette émission regagner la place qui lui revient, certes, qui est d’informer la population mais aussi d’accroitre leur connaissance de la chose nationale en diffusant des docu- mentaires fait maison.
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  63. 63. 63 L’Armée, la grande muette, a besoin de temps à autre à poser pieds dans le monde médiatique pour faire passer son message tout comme elle doit montrer au public, surtout à la jeunesse intéressé à s’enrôler un jour, que les opportunités ne manquent pas et que des carrières fulgu- rantes étaient toujours possibles malgré un environnement de dur labeur et de sacrifice. Les autres armées du monde font des journées portes ou- vertes, tout comme les FFDJ basés à Djibouti. Les Forces Armées Dji- boutiennes ont trouvé une autre parade, en collaboration avec la RTD : Holl-Holl Chal- lenge. Douze jeunes gar- çons et filles de niveau intellectuel élevé, de condition physique assez satisfaisante ont été retenus pour ce jeu-concours inédit à Djibouti. Marche, course à pieds, course d’orientation, corde et parcours d’obstacle pour ne citer que cela, constituaient un terrain propice pour pousser jusqu’au bout les candidats du groupe Alfa et le groupe Bravo. Certains craquent et jettent l’éponge, d’autres s’affirment et mènent le reste du groupe. Les premiers clashs explosent, la rage de vaincre conduisent parfois à l’excès, au dépassement de soi. Les groupes se réduisent comme une peau de chagrin pour finalement se stabiliser : les meilleurs candidats.
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  65. 65. 65 Cette émission qui ne cesse de drainer un large public devant le petit écran rehausse l’image de l’Armée. La population qui ne voyait naguère son Armée paradé les jours des festivités est maintenant sensibiliser sur le parcours semé d’embuches qu’empreinte les recrues pour se ranger sous le drapeau. Ses hommes et femmes debout comme un I, ses grands galonnés chamarrés dans leur beau treillis et bardé de décorations ont tous passé par cette case, l’Ecole et ses difficultés, le recrutement et ses illusions, le début de la vie d’un soldat et ses hallucinations, le manque du cocon fa- milial et les pertes de repères, les aspirations de la jeunesse et la sévérité des instructions, les habitudes tenaces et la punition qu’elles occasion- nent, le verbe toujours facile et accrocheur et le monde de dis- crétion dans lequel tout recru se retrouve subitement empaque- té. Holl-Holl challenge n’a pas été que des sé- ances de sueur et de sacrifice. Ce fut pour les jeunes des instants d’échange, des moments où chacun mesure son potentiel par rapport aux autres et révise ses ambitions, parfois à la baisse. Ce fut aussi l’occasion de faire revivre ce melting-pot Djiboutien, par ce mélange de culture, Afar, Arabe et Somali, par l’utilisation obligatoire des langues nationales. Ces jeunes issus de différents horizons se côtoi- ent, échangent des idées et des manières de voir les choses et arrivent finalement à se connaître. Du coup les préjugés disparaissent, les barrières tombent et Djibouti sort resplendissante de cette émission. Le commandement militaire suit de près Holl-Holl Challenge depuis sa genèse jusqu’aujourd’hui. Confiant que la RTD, comme d’habitude avec professionnalisme, s’acquittera de tâche avec brio, le Haut com- mandement militaire souhaite « bon courage » aux candidats encore en lice.
  66. 66. © - État-Major Général des Armées - Djibouti - Juin 2014

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