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Tout le Bulletin PROF-EUROPE No 1, Septembre 1998 (1-24)

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Tout le Bulletin PROF-EUROPE No 1, Septembre 1998 (1-24)

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Tout le Bulletin PROF-EUROPE No 1, Septembre 1998 (1-24)

  1. 1. Septembre 1998 Numéro 1 Bulletin de I'Association des Professeurs de Français en Pologne " Qwest-ce cgue l'i-ssocia; tioi1 «Prof-Europe» ? i Histoire de notre Association ° Rencontre avec TV5 r Tout sur le bureau de Varsovie ‹ Best-seller : «La premiere gorgée de biàre» de Philippe Delerm, (avec les suggestions pédagogiques d'Annick Cataldi) ~ Une rédaction ? Cauchemar l Un professeur vous révêle ses secrets - Le programme des stages pédagogiques pour cette année ° Resultats du concours «Un Français en Pologne» ›i Interview : Philippe Zanin, Proviseur du Lycée Français - La presence française à Varsovie
  2. 2. .. ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... .. Qwest-ce que I'Association «Prof Europe» 7 Notre Association est entrée dans sa septiême année d 'existence Plus jeune que beaucoup d'autres de ses soeurs dispersées sur les cinq continents, avec ses plus de 200 membres enregistrés (dont une centaine cotisant plus ou moins réguliêrement), elle est de grandeur moyenne. Depuis quatre ans, elle fait partie d'une grande famille. com- posée de 104 associations-membres actifs et 14 membres asso- ciés : la famille de la Fédération Internationale des Professeurs de Français (FIPF). Elle partage avec les autres associations les objectifs qu'on peut résumer ainsi : fédérer, permettre Péchange et donner la parole. Le premier objectif est d'importance capitale. ll donne sens à la vie associative. Fédérer les enseignants de différents niveaux, áges, vécus, de différentes régions. L'associatlon est un lieu de rassemblement de tous les acteurs du Français Langue Etrangêre du pays : enseignants de terrain, formateurs et chercheurs. Le seul peut-être lieu de rencontre et d'échange démocratique, amical et convivial. Les séminaires, les journées de formation, les rencontres forme/ les et informe/ Ies ont donné Ia possibilité à chacun de s'exprimer pour partager ses experiences, ses hésitations, ses succês et ses prob/ emes. Mais Ie plus fréquemment en petit groupe de personnes venant de la même aire géographique. Rarement en grand groupe, devant les adhérents de différents centres régionaux. Ce Bulletin a été créé pour donner Ia parole à tous les adhérents à I'Association. I/ a été conçu pour servir de forum d'échange et dinformation. Mais pour qu'il remplisse un réel rö/ e de liaison, tous les membres doivent y contribuer. Le premier numéro est l'oeuvre d'un petit groupe de la sec- tion de Varsovie. Espérons que le suivant. qui paraitra au printemps 1999 sera déjà une véritable tribune de tous les membres de L'Association des Professeurs de Français en Pologne. Janina Hanna ZIELIŃSKA Présidente › o . . . - o o n . o - o . n - - o . . . . - . . . . . - . n - a . . . . A c - - u . . a u . a . . n n n o a - o c ‹ o c o n - n . a a - o o - o . - . a o - . . . - a n a - o . . a o . --
  3. 3. Sommaire Avis aux lecteurs - Editorial par J. Zielińska _ Pasie 2 Chers lecteurs, ' Un peu d'hrstoire - Histoire de notre association par J. Zielińska l. Okęcka , , , 'l. t`d 'd't`ftdt'1 - La section de Varsovie construit un pont Fina emen ' apres es mms e prepare l S e e raval acharné de notre équipe , vous tenez dans vos mains le pre- _ Activités P" J' 'mda mier numéro du bulletin «PROF-EUROPE» - de VOTRE ` page 4_5 JOURNAL ! Oui ! Ce bulletin a eté créé expres pour vous : , Evenements pour que vous pu1SS1e. Z y publier librement vos réflexions, vos _ Rencontre annuene des membres experiences, les questions qui vous tounnentent et informerrvos de Li Association par J_ zielińska collêgues de vos succês pédagogiques (et autres) ou peut-ette page 5 leur demander un conseil. Nos rubriques resteront ouvertes à . Expériences toutes vos propositions. N'hésitez pas à les formuler l - Une rédaction 'P Cauchemar I par G_ Bogusławska Dans ce premier numéro vous trouverez un peu de tout : 1a page 7 presentation du bureau de Varsovie, une esquisse de l'hist0ire ° Portraits des profs - de notre Association, des conseils d'une prof pour encourager - Jean-Yves Markiewicz vos élêves à écrire en français, un reportage sur 1a présence - Anna Grzegorowska française à Varsovie, quelques photos prises au cours des ren- - Janina Jarocka contres de Fassociation, oü vous reconnaitrez peut-être quelques ' Barbara Kuk” "l/ ka anciens amis, le programme des stages prévus pour cette année Page 8'9 scolaire par l'Ambassade, l'interview avec le Proviseur du Lycée ' c°in d” "We . o Français de Varsovie, deux fragments de livres à savourer tran- ' "La premiére 9°r9ée de biere" Par A' cataldi quillement pendant Fannée scolaire ou durant les vacances et page 104 1 les résultats du concours «Un Français en Pologne», lancé au ' Repmtage mois d'avril. - A Ia recherche de Ia présence française a Varsovie par J. Zlębfšlllf; Je remercie chaleureusement tous ceux qui ont collaboré à . Interview z page la préparation de. ce premier numéro et j'invite tous les pro- _ Philippe Zanim fesseurs de français a y participer. Proviseur du Lycée Français par Jbiagrżcfż - Anna GRZEGOROWSKA , A Varsovie Rédacteur en chef - Le courrier de Varsovie par J. Jarocka page 15 - Coin de l'Ambassade - De Pintérêt des échanges scolaires et universitaires par S. Bellini, P. Souligoux - Cooperation linguistique et éducative en Pologne par P. Allain - DELF par J. Ziębowicz page 16-17 - L'Ambassade vous informe - Stages pédagogiques en Pologne page 18-19 ° Coin de grammaire - Emploi de l'articIe défini, rigueurs ou approximations ? par M Łozińska page 20 Directeur de la publication : Anna Grzegorowska Ont participe à ce numéro : Anna Grzegorowska, Janina Zielińska, Ilona Okęcka. Annick Cataldi, janina Jarocka, Jadwiga Ziębowicz, Maria Łozińska, Magdalena Szeska Plewako, Jean-Yves Markiewicz, Zoña Mierzejewska, ° Colloque international 98 de la FlPF - Théätre et enseignement du français par H. Solomarska Barbara Kukuryka page 22 Rédaction technique : Pierre Beyssac (INAXIS) ° Concours """"`_""""" _ „Un Français en pologne» Rédaction, abonnements. publicité : page 23 Association des Professeurs de Français en Pologne . courrier des (futur-s) [acteurs «PROF-EUROPE» uLKsawerów 13/ 02-656 Warszawa - „sans [ssue ? „ tél. (022) 845-11-13 ou 845-20-53 page 23 fax. (022) 845-07-19 uunno. n«cuconenun-c. ..nooo-cocunuuunaa-nononon. . . . a o . o . . . a . o o o - . . . o . o - o c - : ceee . . - n - . . . . n n c › -‹
  4. 4. "anani : iss Histoire cie notre association 'idée de créer une association des professeurs de français en Pologne est née dans des conversations des collegues de l'Université de Varsovie et de l'Ambassade de France qui soulignaient la nécessité de s'organiser pour pouvoir, entre autres, représenter les intérêts des enseignants de français auprês des instances officielles dans le pays et à Pextérieur A l'issue de la réunion fondatrice, en mai 1992, à laquelle avaient participé une quinzaine de professeurs de tous les niveaux (dont la plupart des membres du gsi -Q r »$59 s Ä! š'- Réunion fondatrice, mai 1992 de bas en haut, de gauche à droite . - Hanna Łojasieu/ icz, Alicja Żmudzka, jerzy Woliński (notre conseiller juridique), Krystyna Zaleska, Monika Kozłowska, Zuzanna Dzięgielewska, jadwiga Ziębowicz, Annick Cataldi, Malgorzata Gnyś, Blanka Ziółkowska, Małgorzata Szymańska, Malgorzata Horban, Grażyna Migdalska, Ilona Okęcka, janina Zielińska Bureau National actuel), I'Association a été créée. Le premier Bureau s'est chargé de la rédaction des statuts et de leur enregistrement au 'I`ribunal de Varsovie. Apres l'obtention d'agrément, en mai 1992, I'Association a été ofñciellement reconnue. Conformément à son statut, I'Association a pour objet : «1. de mener une activité de formation et d'informa- tion pour les enseignants de français 2. Pélaboration et la diffusion de nouvelles méthodes d'enseignement du français et I'échange d'expériences dans ce domaine 3. l'intégration du milieu des enseignants de français» La premiere présidente, Grażyna Migdalska, inspec- trice au Centre de Formation Continue (CODN), avec lPage 4 ‹: u.. .u. ... ..„u. ... .a. ..n. . ! nonon-nono . . . . . . . . . . . . nnn-n . . . . . .. o . . . . . . . . ~ . . . . . . . . . .. Bureau national: mai 1992 Annick Cataldi, Zuzanna Dzięgielewska, Kalina Szymanowska, ' Grażyna Migdalska, Ilona Okęcka, Malgorzata Horban les autres membres du Bureau, a organisé pendant cette époque des pionniers de nombreuses rencontres en vue de faire partager l'expérience des collegues plus anciens dans le métier. Malgré les problêmes financiers, ils ont pu monter des sessions de formation avec la participation des formateurs français (entre autres de Guy Capelle, auteur des manuels pour Penseignement de français, bien connu en Pologne) et prendre en charge la participation de quelques collêgues aux congres organisés par la FIPF. Peu à peu, les sections régionales se sont créées : à Lublin, Tarnobrzeg, Zamość et Varsovie. Aujourd'hui I'Association compte plus de 100 mem- bres actifs (sur 200 enregistrés), repartis en 6 sections régionales (Zielona Góra et Bialystok nous ont rejoints en 1997 et 1998). Lors de l'Assemblée Générale le bureau sortant a présenté le bilan de l'activité de I'Association pour la période 1992-1996. Grażyna Migdalska s'est retirée des rangs de nos adhérants mais elle reste avec nous en qualité de membre honoraire. Janina ZIELIŃSKA Ilona OKĘCKA (Lite la suite page 5 'Bureau' de 'la section de Varsovie, juin I992 Alicia Zmudzka, Anna Wesołowska, Małgorzata Gnyś, jadwiga Ziębowicz, Blanka Ziółkowska
  5. 5. n n - o . oooooehobo-oonovcoto-u: :oceanautorotation-nooo: nounou-Innocence: : La section de Varsovie construit u. n pont n janvier 1998, 1a section de Varsovie a accueilli dans les locaux du College de Formation des Professeurs (13 rue Ksawerów) un groupe de 15 enseignants français, travaillant au Lycée français René Goscinny, sur l'autre rive de la Vistule, dans le quartier Saska Kępa. Monsieur Philippe Zanin, proviseur du Lycée Goscinny était des nötres ainsi que Pierre Allain - Attaché Culturel et deux autres membres du Service Culturel de l'Ambassade : Francis Legros et Paul Souligoux. Composé spécialement pour cette occasion, un petit chant, accompagné à Paccordéon et repris en choeur par tous, facilita les premiers contacts franco-polonais. «Quand les Français viennent chez nous On leur offre du coeur surtout Un verre de vin, du champagne, Du gäteau et notre compagnie Pour le bien de la langue française Aussi belle que la polonaise. ..» Cette soirée fut l'occasion d'échanges d'idées, d'adres- ses et de numéros de téléphone. Il semble donc que le «pont de Pamitié» existe, et désormais, il va nous être facile à tous de Pemprunter. Janina JAROCKA Nils gial? , fii: K' Activités 30 mars - l avril 1998 Participation des membres de I'Association au stage orga- nisé par le CODN et animé par Madame D. Laporte de Besançon, sur le theme de Pévaluation. 24 - 25 avril 1998 journées de formation annuelle PROF EUROPE , sur le theme de l'utilisation pédagogique des programmes de TV5. Animateurs : Madame Dominique Martineau et Monsieur Michel Boiron. Réunion annuelle des membres de I'Association. 8 - 9 mai 1998 Excursion «francophone» à Kazimierz Dolny organisée par l`Atelier Tourisme de la Section de Varsovie. 30 mai 1998 Dans le cadre de la semaine «Rendez-vous avec la Francem finale du concours intitulé «Un Français en Pologne» En projets (dates ä préciser) octobre 1998 Rencontre avec des représentants du Ministere de 1'Education Nationale sur le theme de la réforme scolaire. novembre ou décembre 1998 Organisation, en partenariat avec le BCLE, d'un stage pédagogique sur le theme «Multimédias et FLE». Animateur : Dominique Perrin (Lille III). `Réunion de fin d'année. Histoire de notre association (suite de la page 4) Le nouveau Bureau National a été élu en mai 1996. Présidente : anina Hanna Zielińsk presque 30 ans dans le métier, professeur de français, auteur de programmes scolaires, actuellement chargée de cours de méthodologie de FLE à l'Université de Varsovie, depuis 8 ans directeur du College Universitaire de Formation des Professeurs de Français à Varsovie Vice-presidente ; Zuzanna Dzięgielewska, - professeur de français, chargée de cours de méthodologie de FLE à l'Institut de Linguistique Appliquée ( Université de Varsovie), auteur de programmes scolaires et d'adaptation de manuels de français. Secrétaire : Malgorzata Horban, - professeur de français à l'Institut de Linguistique ~~n-. ou. ac . . . . . . . . . . . . . - - o . . › o o . . . . . . a - - - . .o Appliquée ( Université de Varsovie), auteur d'adaptation de manuels de français. Trésoriere ; Ilona Okęcka - professeur de français à l'Institut d'Etudes Romanes (Université de Varsovie) et à l'Institut F rançais-de Varsovie Membres z - Annick Cataldi ~ professeur de français à l'Institut de Linguistique Appliqée Magdalena Szeska-Plewako - professeur de dessin et de français à 1'école primaire (Varsovie) Eugeniusz Krawczuk - professeur de français au lycée à Rybczewice (dans la région de Lublin) Janina ZIELIŃSKA Ilona OKĘCKA . ... ... ... ... ... .. . Page 5
  6. 6. .. ... ... 24 - 25 avril i998 Rencontre annuelle des membres de L'Association La rencontre qui a réuni plus de 60 adhérents de toute la Pologne a été organisée autour du theme Apprendre et enseigner avec TV5. La chaine a été représentée et présentée par Dominique Martineau, chargée de mission pour le développement de TV5. , Ś ›ä ' (. „ (Fescalier du College) - Barbara Kukuryka, Michel Boiron, Lidia Kowalska, Dominique Martineau et Anna Grzegorowska. Les journées de formation, animées par Michel Boiron, directeur du CAVILAM de Vichy, ont démontré que les émissions authentiques, appréhendées par de nombreux pro- fesseurs à cause des problemes liés à leur comprehension linguistique, peuvent constituer d'excellents outils didactiques, motivants et efficaces, pour des classes de chaque niveau. Les participants ont suivi avec un tres grand intérêt la presentation des fragments de programmes de TV5 accompagnés de propositions d'ex- ploitation pédagogique, assurée avec verve et compétence par Michel Boiron. Ils ont également eu la possi- bilité d'élaborer en petits groupes des fiches pédagogiques à documents télévisuels par Fanimateur. Nous sommes tous sortis de ces séances de formation ravis, avec envie de nous mettre à apprendre et enseigner avec TV5 et enrichis non seulement de nouvelles idées mais également de dossiers élaborés par TV en collaboration avec le CAVILAM de Vichy. C'est un outil tres précieux présentant les émissions de la chaine accompagnées de fiches d'exploitation pédagogique. Les journées de formation ont été organisées avec le soutien de l'Ambassade de France dont les représentants ont pris activement part aux activités. Nous avons eu l'honneur et le plaisir d'avoir parmi nous M. Daniel Ollivier, conseiller culturel et scientifique à l'Ambassade de France, M. Pierre Allain, attaché culturel chargé de Coopération lin- guistique et éducative et les attaches linguistiques : M. Paul Souligoux, M. Francis Legros et M. Serge Bellini. partir des sélectionnés I Le travail en groupes. Lors de la réunion des membres de I'Association représentants du national et des centres les bureau régionaux ont fait un compte rendu des activités de l'année passée et annoncé les projets pour la nouvelle année. Il a été également soumis à la dis- cussion et voté le changement du mon- pour tant des cotisations l'année . tm a 9 La salle de conference bien remplie. prochaine. La proposition d'aug- menter jusqu'à 5 zl par mois a été accepté par la majorité des partici- pants à la réunion. Janina ZIELIŃSKA La pause déjeuner au buffet du College. . . . . . . . . . . . . . . . . . ... ... .. Euro . e n. .. . . . . . . : concorso . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ..
  7. 7. :listowana-u: Inovanounouto: toonso: onuce: nooo: aolouoooon-oooaocoolonnou Comment intéresser nos é eves à Ia rédaction en français? Une rédaction P Cauchemar l Le professeur de français a donne aux éleves une redac- tion comme devoir à faire à la maison. Cauchemar ! De quoi parler P Comment s'exprimer P Puis- je être sincere P Peut-on inventer une histoire P Comment paraitre original P Et s'il me prend pour un naif P Comment ne pas se rendre stupide P ça doit être long P Ce n'est pas trop court P Voilà des questions qui se posent à tout éleve apprenant quand il doit faire une rédaction. La plupart des éleves n'aiment pas ce genre de travail. Les pro- fesseurs, en general, n'aiment pas non plus les rédac- tions car on met un temps fou à les corriger, on craint des notes subjectives. En plus, la lecture de ces travaux est rarement un plaisir. Peut-on remédier à cette situation peu attrayante, apparemment, pour les deuiçcötés P _Ie crois que oui. La solution tient, avant tout, au'choix du sujet de la redac- tion. Le sujet doit être interessant pour l'éleve, par interessant j'entends surtout un sujet qui le regarde, le concerne, d'une façon ou d'une autre, sa vie, ses copains, ses loisirs, ses amours, sa famille, la musique qu'il écoute, les films qu'il regarde, etc. _Ie me suis mise à en parler car une fois encore les copies de mes éleves ont fait impression sur moi. J'enseigne au lycée depuis cinq ans. Depuis quatre ans je donne aux éleves de la derniere classe 1e même sujet de rédaction, «Je quitte mon école». Le sujet n'exige pas d'explications, il est clair. Ainsi la premiere question inquietant les éleves «De quoi par- ler P» ne se pose même pas. Uexpérience montre qu'il y a rarement des rédactions hors sujet. Une fois seulement j'ai eu affaire à un devoir ou son auteur ne parlait que de ses plans pour 1'avenir, du choix des études et des exa- mens d'entree à l'Université. Tous les autres, conformé- ment à mon attente, parlaient de leurs emotions, des inquietudes, des regrets et des espoirs qu'ils ressentaient à l'approche de ce moment important dans leur vie . Ils faisaient des réflexions au sujet des quatre années passées à l'ecole, ils parlaient de ce que ces années leur ont donné (en dehors du savoir scolaire), de ce qu'ils lais- saient derriere eux. Je crois qu'un tel sujet ne fait pas naitre trop de craintes, bien au contraire, il peut interes- ser les éleves car eux mêmes, plus ou moins consciem- ment, sentant qu'ils sont au seuil d'une nouvelle etape de la vie, abordent la question. Comment presenter le sujet P La question sur la forme, etant donné le sujet, ne tracasse pas les éleves. Le theme impose l'expression libre, personnelle, ( tous les temps grammaticaux sont employés de façon naturelle). La longueur du devoir P Je crois que tout professeur devrait préciser chaque fois la longueur minimale et maximale de la rédaction. . ,„, „„t„. .1.. -o. ... ęaoaa-. ..ccn--a-. ..ou-. ..connuso--‹-‹. u-. oca. ... ... ... ..u. .«. -- D'autres questions citees au debut ne devraient pas surgir si la relation entre le professeur et l'éleve est juste. L'eleve ne craint pas la critique de sa personne, il s'at- tend seulement à l'appreciation de son travail. Il sait (etant informe par l'enseignant) qu'il peut être sincere ou bien qu'il peut s'abandonner à son imagination, etc. Et maintenant le revers de la médaille. Peut-on avoir une satisfaction quelconque à la lecture de tels devoirs P Moi, j'en avais une. Et pas la moindre. Ces rédactions etaient pour moi une source précieuse d'informations, non seulement sur les éleves (ceux-là je les connaissais déjà bien et puis ils quittaient l'ecole . ... ) mais sur l'e- cole même. Au cours de quatre ans j'observais, à travers ces rédactions, comment changeait le milieu qu'en partie je créais, comment changeaient les jeunes gens et leur attitude vis à vis de l'ecole. Je dois avouer que c'etait une lecture passionnante. Beaucoup de réflexions con- tenues dans les copies des éleves me remplissaient de joie, du sentiment de justesse de mon travail. Pour finir je voudrais repéter l'idée essentielle de mon article, non qu'elle soit une decouverte, mais suffisam- ment importante pour être reprise. Plus le contenu de notre enseignement est proche de la vie de l'éleve plus cet enseignement est efficace et agréable. Je me suis _servie d'un seul sujet de rédaction pour illustrer cette idee. Voilà quelques autres suggestions : - «Ma dispute avec ma mere» ( dialogue ) - «Décole sans garçons / filles. » - «Ma vie dans 10 ans» - «Resumez le conte de fee préféré de votre enfance» - «Qu'est-ce que j'attends de mes parents P Qu'est- ce qu'ils attendent de moi P» - «Le catéchisme à l'ecole -les pour et les contre» (sous forme d'une discussion) - «Ma vie à Fétranger» - «Voudrais-tu être garçon / fille/ P» - «Le directeur de notre école» - «Portrait d'une personne de 1a classe» ( peut servir ensuite à un jeu de devinette) - «Imagine un reglement de l'ecole / de la maison, etc. » - «La vie sans tele, voiture, etc. » - «Si tu devais choisir: être sourd ou aveugle, que choisirais-tu P» - «Comment tes parents se sont-ils connus P» Grażyna BOGUSŁAWSKA (Fauteur de Particle enseigne à Społeczne Liceum Ogólnokształcące nr1 ul. Nowowiejska 5) au. ..
  8. 8. ,J/ i* 'N ` ( A '<2 Gf / Portraits des «On sinstruit toute Ia vie et on meurt inculte» Jean-Yves çarkiewicz Ne en 1947 à Saint-Malo en France. «Breton» d'o- rigine polonaise. Ecole pri- maire en France. Ancien éleve du Lycee Zmichowska à Varsovie, puis professeur de f r a n ç a i s (17 ans) et professeur principal dans cet etablissement. En 1974 - diplóme de l'Université de Varsovie - faculté de linguistique appliquee. A l'époque organisateur des premiers échanges interscolaires avec la France et la Suisse. Formateur de plusieurs éleves, lau- réats du concours de la langue française (FLE) en Pologne. Stages professionnels au C. I.E. P. de Sevres. Etudes pos- tuniversitaires sur la méthodologie de 1'apprentissage des langues Mariée depuis 13 ans reste toujours -N amoureuse de son mari et de ses trois enfants Jean- Marcel (9ans) Susanne (7ans) et Jeanne (Sans). Habite en banlieue de Varsovie, à Otrębusy, ce qui lui per- met d'avoir un chat et un chien qui garde la maison. Personnalité franche, optimiste, n'est pas rancuniere Défaut majeur : adore dépenser de l'argent, parle un peu trop. Signe du zodiaque : Cancer. Couleur préférée : rouge. Centres d'interet : romans policiers, puériculture, psychologie Passe-temps favori : repassage, jardi- nage et tricot ; (bronzage l'été) Sport partique : natation. w ł t ee en 1964 à Varsovie, a gagne le deuxieme prix à l'Olympiade de la Langue Polonaise au lycée. Apres avoir terminée les études de Philologie Romane en 1989, a suivi un stage de for- mation de professeurs à l'Institut Français pour devenir en 1990 pro- fesseur vacataire à l'Institut. En 1992 elle commence à travailler parallel- lement au College de Formation des Professeurs de Français, dont la directrice est son ancien professeur de methodolo- gie de FLE. Actuellement, elle s'occupe de Penseignement de la méthodologie aux futurs professeurs de français, surveille le déroulement de leurs stages péda- gogiques dans les écoles et dirige leurs theses de fin d'études. Sa specialite: utili- sation des techniques et outils qui ren- dent les cours plus attrayants (video, chanson, jeux etc. ) . ..o. .o‹. ... ~u. ... a-c-. ..uçu-o. ... -n-. o.. .;. -.. ... .-. ... .u-. -.. ..n-. .mnn Bureau de Varsovie Qutoann-roouotta-vnnno-InonononInne: anulowanych! -;nastoletnia-Ioan: Iro étrangeres et sur l'Afrique. Depuis 1990 professeur et coordinateur du français pratique au College Universitaire de Formation des Professeurs de Français de Varsovie. Marie depuis 28 ans, a un fils de 26 ans ainsi qu'un petit-fils de 4 ans. Ses deux maximes préférées : «On s'instruit toute la vie et on meurt inculte» et «Ilamitié disparait ou l'egalité cesse». Personnalité : direct, optimiste, sen- sible et tolerant. Centres d'interet : voyages, nature et arts. Signe du zodiaque : poisson. Couleurs préférées : vert et bleu. Aversions: hypocrisie, fromage de chevre, jus de tomate et viande de mou- ton. Anna Grzegorowska . .n-n-. ..m-a.
  9. 9. .. Ęyręąy. .słę Varsovie . . . a - . . . - u - . . . . . . u Janina Jarocka anina Jarocka née à Dąbrowa JGórnicza en 1948, diplömée de Université Jagellonne de Cracovie (Institut de Philologie Romane) poursuit ses études à l'Institut des hautes Etudes Européennes de l'Université de Strasbourg. Activités : professeur de français, journaliste, traductrice de langues étrangeres (français, anglais, espagnol etc. ) au Ministere des Transports, juge (assesseur) au Tribunal de Varsovie. Depuis plusieurs années elle enseigne le français, d'ab0rd au Lycée Marie Skłodowska (programme élargi), ensuite au Lycée Technique de la Couture, au Lycée Tadeun Boy- Żeleński et aussi au Lycée Privé n° 58. Barbara Kukuryka ée en mai 1959 sous le signe des Gémeaux, passe son bac au lycée Mikołaj Rej à Varsovie pour étudier ensuite à la IIIUIUIIIIIUIIiUlIIIIłIUIIlI. ' . ... .t . ' . I ' . I I . . a o n n . o . a a otuch-coonvonbnotqonnnnIunqucchuuavoocc Autorisée à piloter des excursions à Pétranger, elle a visité presque toute l'Europe, une partie 1'Afrique du Nord, elle a été aussi aux Etats-Unis et au Canada. Les personnages historiques qui lui sont parti- culiêrement chers sont Descartes, Voltaire et Napoléon. Son actrice pré-férée est Sophia Loren. Divorcée depuis 16 ans, elle a deux filles Florentine et Kinga, qu'elle aime beaucoup. Philologie Romane de l'Université de Varsovie. Apres les études elle décroche son premier emploi à la Société Générale (succursale de Varsovie) en tant qu'assistante de direction, puis devient professeur au lycée Sowiński et parallêllement à l'Ecole des Langues Etrangêres à l'Université de Varsovie. Entre 1992 et 1996 elle enseigne au lycée Jan III Sobieski, rue Czerniakowska. «ORBIS» et des exa- Actuellement elle en- mens DELF - seigne à l'école privée DALF à l'Institut de Langues Français. š Titulaire des i $ diplómes de la 4 I ; JJ I, Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris, a suivi un stage didactique à l'Alliance Française de Paris. Ambitieuse dans 1e travail, ama- trice de bon vin et de bonne compa- gnie, comme tous les gémeaux, entre temps mêre dévouée de deux filles. Aime le sport et les voitures rapides. «POLIGLOTA», à l'é- cole d'Hótellerie et de Tourisme et aussi à l'Institut Français de Varsovie. Membre du jury lors des examens š de langue française orga-nisés par inne . . - - . o - . . . .nun-0 o - - o - - - c - . . . . . . . . - - . . . . . o . . ‹ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . - . . . . . . o . 0-HIIININININNNII
  10. 10. Coin du livre Philippe Delerm «La premiere gorgée de biere et autres plaisirs minuscules» Parmi les livres sortis ces derniers temps, il semble honorable d'en dégager un qui présente un intérêt particulier pour nous, enseignants, à Ia recherche de nouveautés pédagogiquement exploitables Phénomêne littéraire : Ie livre de Philippe Delerm «La premiere gorgée de biere et autres plaisirs minuscules» est depuis pres de 60 semaines (plus d'un an ! ... ) classé parmi les 10 premiers titres les mieux vendus en France. Sous forme de courts récits pleins de fraicheur, l'auteur excelle à décrire ces petits plaisirs tout ordinaires qui égayent la vie quotidienne. Livre qu'il faut absolument lire pour plusieurs raisons : d'abord, il est court (90 pages) et tres agréable à lire, ensuite, on y apprend ou on se remémore de nombreux traits de Ia civilisation française de tous les jours, et enfin, on peut utiliser en classe de FLE plusieurs de ces nouvelles à différents niveaux : Civilisation, grammaire, lexique ou autres selon Ie goüt de chacun. On verra plus loin quelques propositions pédagogiques de certaines pages du livre. Philippe Delerm, né en 1950, a obtenu en 1990 Ie Prix Alain-Fournier pour son livre Autumn, et en 1997 Ie Prix des Libraires pour Sundborn ou Les jours de Iumiére. II semblerait que son livre «La premiere gorgée de biere et autres plaisirs minuscules», aujourd'hui tiré à pres de 500.000 exemplaires, hatte un nouveau record en France : celui de Ia durée en premieres places au Top-lecture. Phénomene littéraire, mais en même temps, phénomêne psychologique : les Français de cette fin de siec/ e ont soif de ces récits de vie simple, de cette petite mélodie du bonheur quotidien qui leur permet d'oublier la Civilisation technocrate qui les entoure, et récits qui, peut-être, redonnent un sens à leur vie de tous les jours. Le paquet de gáteaux du dimanche matin Des gáteaux séparés, bien sür. Une religieuse au café, un paris-brest, deux tartes aux fraises, un mille-feuille. Ä part pour un ou deux, on sait déjà à qui chacun est destiné -mais quel sera celui-en-supplément-pour-les-gour- mands ? On égrene les noms sans hête. De l'autre cöté du comptoir, la vendeuse, la pince à gäteaux à la main, plonge avec soumis-sion vers vos désirs; elle ne manifeste même pas d'impatience quand elle doit chan-ger de carton le mille-feuille ne tient pas. C'est important ce carton plat, carré, aux bords arrondis, relevés. Il va constituer le socle solide d'un édiñce fragile, au destin menacé. Ce sera tout ! Alors la vendeuse engloutit le carton plat dans une pyramide de papier rose, bientöt nouée d'un ruban brun. Pendant I'échange de monnaie, on tient le paquet par en dessous, mais des la porte du magasin franchie, on 1e saisit par la ficelle, et on l'écarte un peu du corps. C'est ainsi. Les gáteaux du dimanche sont à porter comme on tient un pendule. Sourcier des rites minu- scules, on avance sans arrogance, ni fausse modestie. Cette espece de com- ponction, de sérieux de roi mage, n'est-ce pas ridicule ? Mais non. Si les trot- toirs dominicaux ont goüt de flànerie, la pyramide suspendue y est pour quelque chose - autant que ça et là quelques poireaux dépassant d'un cabas. Paquet de gáteaux à la main, on a la silhouette du professeur 'lburnesol celle qu'il faut pour saluer Fefferve-scence d'apres messe et les bouffées de RM. U., de café, de tabac. Petits dimanches de famille, petits dimanches d'autrefois, petits dimanches d'aujourd'hui, le temps ba-lance en ostensoir au bout d'une ficelle brune. Un peu de creme pätissiere a fait juste une tache en haut de 1a religieuse au café. / Passage du livre «La premiere gorgée de biere et autres plaisirs minu- scules» de R. Delerm, édité par Liarpenteur. / Ce texte peut s'utiliser à merveille pour une approche de civilisation concernant 1a matinée du dimanche en France. On ne parle pas ici de voiture, car le dimanche il n'y en a pas dans les rues, mais plutöt de piétons et de tro-ttoirs. Les trottoirs sont particulierement encombrés à 1'heure de la sortie de 1a messe ou surtout lorsqu'on S'ap- proche d'un café-tabac oü se retrouvent les joueurs du PMU (Pari Mutuel Urbain) qui viennent tenter leur chance en pariant sur les chevaux qui vont participer aux courses de Papres-midi, en particulier au Tiercé et au Quarté de 16 heures. Mais le magasin le plus fréquenté ce jour- là, est sans aucun doute, la pätisserie. Le gáteau de fin de repas du déjeuner dominical va de soi dans la plupart des familles françaises. La premiere phrase du texte, bien que tres courte, est fort intéressante sur le plan cultu- rel : «Des gäteaux séparés, bien sür». A l'in- verse du Polonais qui apprécie un gros gêteau, fait maison, à partager entre tous (Tort), le Français, lui, préfere «bien sür» des gàteaux individuels, tous différents les uns des autres, achetés chez le patissier. Reflet d'un trait de culture, à savoir Pindividualisme français P. .. Peut être ! ... Individualisme adouci par le gäteau «en-supplément-pour-les-gourmands», gàteau que 1'on achete en plus et qui sera partagé entre ceux qui le souhaitent. a. ..on-o-. ..-u--o--ao-aasęuuon-o-. ..on--o-. .ou-co. ..na---. ... .o. ... ... .--. ..n. -.. ... .--. .n. u- I i I
  11. 11. du livre Parmi les pêtisseries présentées ici, nous notons : ficelle toujours colorée, et le paquet sera porté avec «une religieuse au café, un paris-brest, deux tartes maintes précautions en essayant de trouver Péquilibre aux fraises, un mille-feuille». La tarte aux fraises est entre le poids des gäteaux qui tire vers 1a droite et ceux connue dans le monde entier comme un gàteau placés de l'autre cóté, d'oü ? expression «à porter typiquement français, par contre il est curieux de comme on tient un pendule». On fait ici constater qu'en polonais, la pàte feuilletée, qui allusion «à la silhouette du Professeur est le principe même du millefeuille, se dit Tournesol», célebre pseudo-savant ciasto francuskie. On pourrait en conclure que, P des bandes dessinées des pour des Polonais, la pàte feuilletée serait 1a aventures de Tintin, que päte française par exellence . Dans un tout l'on voit souvent autre ordre d'idée, il convient de souligner se promener au passage que ce gàteau s'écrit D dans habituellement en un seul mot «un E millefeuille, des millefeuillesm La variante orthographique présentée ici est normalement celle utilisée en i _PR botanique pour la plante, de genre féminin «la mille-feuillem ‹ Les deux autres gàteaux cités, inconnus en Pologne, méritent D 4 une explication plus descri- E EE son ptive. La «religieuse» est un'_ E labo- gáteau formé de deux choux T E ratoire à la creme superposés, un pen- celui du dessous étant A! dule à la plus gros que celui qu'il main. supporte. Ces choux Le but Es sont recouverts de que l'on veut creme patissiere au atteindre, en chocolat ou au café empruntant et souvent le som- ' cette allure de met du gáteau «sourcier», est de est décoré par salir le moins pos- une petite , sible le papier d'em- pyramide de ballage et d'arriver à creme, ce la maison sans que les qui donne gáteaux «au destin me- à cette nacé» ne se soient trop p a t i s - entrechoqués et déformés. s e r i e Tout ce cérémonial lié u n e aux gàteaux du dimanche à un caractetre presque sacré, on Paccomplira donc avec «un f o r m e " sérieux de roi mage» portant la assez haute. [PIRP , 4 myrrhe ou l'encens et on repren- Le «paris-brest» IVTE ' dra les gestes respectueux du est un chou, fourré de prêtre portant «l'ostensoir». creme pralinée et décoré Le paquet de gáteaux du d'amandes effilées. Dorigine de ce dimanche matin, récit du début du mot est controversée : s'agit-il d'une siecle et récit actuel. En effet, bien que allusion à la célebre course cycliste du début du les Français soient un peu moins portés siecle entre les deux Villes, ou au train direct qui relia vers les gàteaux qu'il y a trente ans, le ces Villes ? Nul ne sait. Caractere sacro-saint de ceux du déjeuner Quoiqu”i1 en soit, si vous en achetez plusieurs , notez familial du dimanche demeure éternel. Porthographe originale : «des paris-brestsm Ces gàteaux placés dans un carton seront ensuite Annick CATALDI empaquetés sous forme «de pyramide» du fait de 1a (enseigne Ia civilisation ä l'Institut de Linguistique creme qui coiffe la religieuse, le tout sera entouré d'une Appliquée -Université de Varsovie) oououą. ..nuaaouuuuonannn. ..n-aoooo--acoo-. ..nqo---ooqu. ..unu-. ąnon-. ..soą. --ca--. ... oa-a. o.‹oooa
  12. 12. n , a - x - i") lI y a déjà des années que la connaissance de la langue fra' nous reste est un souvenir nostalgique qui m'a poussée à pre 1 . Coiffure a i «Coiffure» me rappelle mon premier séjour en France i 7 ' Ĺ parce que j'ai été logée en face d'un coiffeur ce qui était d'autant plus marrant qu'à l'époque j'habitai à Cracovie aussi en face d'un coiffeur. ' l i' a» l' 2. Chez les garçons A Varsovie tout le monde sait qu'il y a tout un quartier oü chaque Français peut se sentir comme chez lui- c'est _ Saska Kępa. Malheureusement lui aussi se transforme ~› déjà. Exemple : une pizzeria occupe la place de l'ancien café dont le nom français était - «Chez les garçons» (quel choixl). Le propriétaire est sorti, curieux de savoir pourquoi je prenais des photos de son petit bistrot. 3. Na Francuskiej Et la femme qui travaille «Na Francuskiej» m'a posé la même question. Mais la situation s'est vite éclaircie et j'ai pris un café (pas mauvais d'ailleurs) et expliqué mon tra- vail. 3 , ššlšiàlłš IIo-Ą: nerot: cucuIhleunulacnenuonnlnon-Ic: I:rnini: vcvuuanouvu-ncononnaoco--aoo-ncnoseonetnuuonanox
  13. 13. ä i - . ... i? ?? 3 ? fur *e était obligatoire dans certains milieux - maintenant ce qui ter ce reportage photos. 4. Bulgarien (PPP) C) “x x Ce reportage m'a coüté beaucoup - c'est vrai - parce que chez le «Bulgarien» j'ai acheté une bouteille de vin d'apres les recommendations des vendeuses (tres gentilles). 5. Montmartre Je n'avais pas assez d'argent pour m'offrir un diner au restaurant «Montmartre» oü m'avait invitée un garçon curieux de savoir pourquoi j'essayais de prendre une photo q . . de ce restaurant. I' ` II est aussi important de rem_arquer que toutes Ies photos i' ont été prises à Varsovie. Le centre est bien «équ1pé» en noms français (ainsi que Saska Kępa), on pourrait dire que tout ce qui est chic, élégance, style reste toujours lié ä Ia France, ` ` . _f surtout pour des magasins qui se disent «renommés». Et c'est toujours Nowy Świat et Krakowskie Przedmieście qui regroupent Ies représentants des Iirmes bien connues comme ' Dior; Petit Bateau ou Paris Optique. , A - Jadwiga ZIĘBOWICZ ~
  14. 14. interview avec Philippe Zanin, Proviseur du Lycee Français «Je pense donc je suis» Le lycée français aupres de l'Ambassade de France en Pologne intrigue tous ceux qui Ie regar- dent de l'extérieur. Les jeunes qu'on peut rencontrer dans la cour de cet établissement ne par- lent que français. Si on s'adresse à un adulte, il nous répond par un mélange franco-polonais, bien gentiment. L'école doit son nom à René Goscinny - scénariste de bandes dessinées français, c'est lui qui a créé entre autres Astérix et Obélix, Ie petit Nicolas et bien d'autres. Le Proviseur du lycée, M. Philippe Zanin nous informe que l'école a ouvert ses partes en 1954, mais il y a des traces de son existence avant 1939. JJ : Est-ce que le programme de votre école ici à Varsovie cor- respond au programme de l'école française P -Oui, c'est strictement le programme d'un lycée français, on y enseigne exacte- ment la même chose qu'en France. JJ : Y a-t-il beaucoup d'éleves polonais qui étudient dadas votre lycée? -35% sont des Polonais. L'école est ouverte à tout le monde en mesure de ses possibilités. JJ : La connaissance de la langue française est-elle nécesaire des le com- mencement de la scola- rité? -Nous souhaitons que des le cours préparatoire (6ans)les enfants puissent maitriser le français. Le systeme français est certainement un des plus difficiles de tous les systemes scolaires et un enfant ne parlant pas français aura de grandes difficultés. JJ : Le polonais est-il une matiere obligatoire? -Il n'est pas obligatoire, mais si quelqu'un le choisit comme langue vivante, au lieu de Panglais par exem- ple, il peut l'étudier. Il y a aussi ceux qui le choisissent comme langue supplémen- taire. JJ : Comment se présente l'em- ploi du temps des éleves? -Ils commencent à 8h15, étudient pendant 110 minutes (2x55 minutes) puis ils ont 20 minutes de récréation, ensuite 110 minutes de leçon, apres cela 10 minutes de récréation, de nou- NINNNIIIIIIIIII. -.. -.. encode- -. ... ... .. .o. . n-. ... .a. .. ... . . ... .. . ... ... . . ... . veau 55 minutes de leçon et à midi ils déjeunent. A 13h ils recommencent leurs études et travaillent sans arrêt 165 minutes. JJ : Est-ce qu'ils ont des devoirs à faire à 1a maison? -Bien sür, ils doivent beaucoup apprendre à la maison. JJ : Ils n'ont pas beaucoup de temps pour se distraire? -En effet, le temps de loisir est compté dans la semaine. Nous avons quand-même des clubs de judo, de vol- ley-ball, de basket-ball, de danse, il y a aussi des ateliers artistiques. Tout cela a été créé par les parents des éleves. JJ : Votre systeme d'évaluation des éleves est sur 20 points. Pour réussir à 1'examen faut-il en avoir la moitié? -Pour un examen oui. Mais pour une évaluation annuelle ce n'est pas tout à fait exact. Parfois le conseil des professeurs peut décider si le résultat sera favorable ou non. JJ : Comment se présente le bac- calauréat français? -Chaque éleve est obligé de passer 10 épreuves. Le baccalauréat chez nous com- mence à la même minute qu'en France. Les copies ne sont jamais corrigées par les professeurs enseignant ici. Ceux qui corrigent sont tous titulaires de l'éduca- tion nationale de France. Tout est completement confi- dentiel. On ne connait pas les noms des personnes qui cor- rigent. JJ : Est-ce que les éleves sont contents de ce systeme d'éducation? -Leurs opinions sont diverses et souvent les ado- lescents sont critiques vis-à- vis du systeme qui les con- traint, quel qu'il soit. Je suis content qu'ils doivent étudier la philosophie : Descartes, Pascal, Voltaire. .. Apres avoir appris à penser, ils peuvent décider eux-mêmes. JJ : Pouvez-vous nous dire le montant approximatif des frais de scolarité? -Les petits payent 11650 FF par an et les lycéens-16750 FF. Malgré cela tous les ans le nombre de nos éleves aug- mente. JJ : En souhaitant beaucoup de succes à tous les enseignants ainsi qu'aux éleves presents et futurs, je vous remercie, Monsieur le Proviseur pour cette interview. (Interview recueiIIie par Janina _IAROCKA - enseignante dans un lycée de Varsovie) . ... ... ... .co. oncoonc
  15. 15. Varsovie Le petit parent du «Le Monde» parisien Le Courrier de Varsovie» est « venu au monde le vendredi 13 décembre 1996 comme l'enfant prodi- ge d'une «famille franco-polonaise». Ses 5 parents: Nathalie Bolgert, Yvonne Jacquinod-Carry, Jan Krauze, Michel Mrozinski et Michel Viatteau lui ont donné le nom «Le Courrier» et parce qu'on a choisi pour son domicile Varsovie, i1 a reçu encore ce noble nom «de Varsovie». Ainsi notre «Courrier de Varsovie» grandit et 1e 13 décembre 1997 il vient de fêter son premier anniversaire. Une presentation de son comité de rédaction: Nathalie Bolgert - spé- ', cialiste des finances, con- seiller à la création de la Banque Bise, Yvonne Jacquinod- Carry - architecte, Jan Krauze - rédac- teur en chef du journal, correspondant du journal français «Le Monde» à Vienne, Washington et Moscou et maintenant à Varsovie, Michel Mrozinski - jour- naliste de l'Agence France- Presse et aussi correspondant du journal «Libre Belgique», Michel Viatteau - chef de l'Agence France - Presse à Varsovie, précédem- ment correspondant aussi à Téhéran, Rome et Sarajevo. Le but de ce journal est de faire connaitre la Pologne aux francophones qui y résident ou qui s'y intéressent de Fétranger. Le journal propose des sujets d'actualité politique, économique et culturelle et aussi d'histoire par exemple. L'un de ses fondateurs - Madame Yvonne Krauze explique: - «Le Courrier a commencé avec peu de gens mais il y a beaucoup de pigistes de l'extérieur. On a aussi deux jeunes Français, coopérants qui ont fait leurs études de journalisme en France et au lieu de faire leur service militaire, ils travaillent chez nous. Des choses ---oo. .uu-n-aon. .oo. nuuunaa-nununu. .unn---oęuoooncooa-. ..c-na. ... .nununu-. aa---oauuo---. uoo. onan spontanées apparaissent rarement. .. Il existe beaucoup de relations entre la Pologne et la France. La communauté francophone se développe. Notre marché est quand même assez petit. Nous avons des lecteurs dans les pays francophones surtout en France, en Belgique et en Suisse. On est obligé de le vendre assez cher (5zl) et des for- mules d'abonnement sont pour nous les plus intéressantes». En félicitant l'équipe du Courrier, n o u s v o u s in fo r m o n s qu'on peut trouver le jo u r n al dans les kiosques des prin- cip a u x hötels, à la gare centrale, à l'aéroport international et national, dans les EMPIK, dans les librairies françaises et dans les princi- pales librairies des grandes villes de Pologne. Janina Jarocka Pour des abonnements à tarif special pour étudiants et enseignants s'adresser au: Courrier de Varsovie ul. Kaniewska 132 01-529 Warszawa tel. 639 93 21; fax 639 93 18
  16. 16. , , _ n . .a . _ . xu ; Kw “rlllsłälšlšiäšlv De l'intérêt des échanges scolaires IÄS échanges entre institutions polo- aises et françaises, du secondaire ou du supérieur, apportent aux enseignants de français, de disciplines et à leurs apprenants un complément indiscutable de formation. En données chiffrées, les échanges offr- ciels (appariements) entre établissements du secondaire sont au nombre de 156 au ler juillet 1998, auxquels il faut ajouter 94 homologations en cours. Pour l'année sco- laire 1997 - 1998, il y aura eu 6 homolo- gations, 18 demandes en cours d'homolo- gations et 7 demandes en recherche de partenariat. Le Bureau de cooperation lin- guistique et éducative ne prend pas en compte les échanges existants mais non ofñcialisés dont le nombre est difficile à déterminer. Aussi il encourage les parte- naires polonais à faire une démarche administrative simple aupres de l'Attaché linguistique en charge du dossier (Serge Bellini pour l'année à venir). En ce qui concerne les Colleges de formation des maitres, il existe à ce jour 15 programmes d'échanges avec des Instituts Universitaires de Formation des Maitres (I. U.F`. M.) qui ont permis à 165 étudiants et 22 formateurs polonais de séjourner en France durant l'année 1996 - 1997. Au delà de ces données chiffrées, il est important de souligner l'intérêt pro- Polskie Radio/ Radio Bis (102.4 Mhz sur FM à Varsovie, renseignez-vous sur la longueur d'ondes propre à votre voivodie) démarrera, à compter du lundi 31 aoüt à 11 heures, la diffusion d'une adaptation pour la radio de la méthode ASSIMIL pour le français. Cette adaptation, réalisée avec le concours de l'Ambassade de France en Pologne, s'étalera sur toute l'année scolaire, du lundi au vendredi inclus, à raison d'une séquence de 10 minutes chaque jour de 11h à 11h 10. Mettez-vous à l'écoute de radio bis et de la premiere émission pour en savoir plus. et universitaires fessionnel et culturel que représentent ces contacts. Sur le plan professionnel et même si l'Organisation des études et le principe de recrutement des professeurs different, tant les IUFM que les Colleges ont pour vocation de former des enseignants. Or, la Confrontation avec un autre systeme oblige à une réflexion sur sa propre formation et son métier. Quand on connait la difficulté du métier d'en- seignant, on ne peut que s'en féliciter. De plus la construction européenne nous amene à replacer un contexte national dans une sphere commune, chacun appor- tant une part de sa particularité et accueil- lant la différence de l'autre. Devant une demande croissante de ce type de relations, les partenaires polonais avec leur ćollegues français se sont orien- tés vers une professionnalisation de ces échanges. Ainsi les étudiants des colleges de formation des enseignants qui bénéfi- Diplome d'études en langue IÄxamen DELF - c'est encore un seuil passer. Mais à quoi peut-il servir - alors d'abord à vérifier si tout ce que nous apprenons sert à quelque chose, si nous pourrons un jour communiquer avec un fran- cophone, si nous savons manipuler si bien nos acquis qu'ils nous permettent de nous exprimer, d'écrire une lettre, de laisser un message ou bien de demander quelques détails supplémentaires sur un sujet (vacances, maison ou chambre à louer, etc. ). Et puis, nous avons la satisfaction que nos connaissances en langue française sont certifiées par le Ministere de 1'Education Nationale Française. Ensuite, ce qui est le cas de plusieurs bacheliers polonais - cet examen peut servir d'une grande répéti- tion avant le bac en langue française. Pourquoi se préparer seulement au «bac blanc»? En plus, les sujets concernent tou- jours l'écrit et si le prof ne prépare pas assez pour l'oral - il y a le DELF avec son unité A3 qui correspond au niveau du bac. Enñn, si nous collectionons toutes les unités, peu à peu, pas à pas, petit à petit, @Page 16. cient d'un stage en France, rendent compte de leurs travaux en rédigeant un mémoire dont l'évaluation est partie intégrante du processus de formation. Quant aux éta- blissements du secondaire, ils doivent de plus en plus, et souvent à la demande de leurs collegues français, réfléchir à des Projets d'Action Educative (PA. E.). Ces échanges vont bien au-delà du simple perfectionnement linguistique. Les enseignants, tout comme les apprenants, constatent que l'approche socioculturelle est fondamentale dans Papprentissage et Fenseignement d'une langue étrangere. En effet, sa pratique ne se résume pas à la simple application de regles grammaticales, mais aussi à une connaissance profonde de l'autre et par conséquent de soi. Serge BELLINI, Paul SOULIGOUX, Attachés linguistique nous obtiendrons le Diplöme Elémentaire d'Etudes en Langue Française. Le DELF est une certification de la compétence de communication. Il donne et vérifie un savoir-faire, c'est-à-dire le lan- gage nécessaire pour le candidat dans une situation réelle ou du moins proche de la réalité. Le travail de l'enseignant qui pré- pare son public est alors un peu plus diffi- . cile que d'habitude. Il connait «la situa- tion» - pour le candidat au moment de l'examen ce sera une täche précise à accomplir. Exemple: demander des informations, écrire une lettre de remer- ciement ou d'excuse, échanger des points de vue, etc. Mais tout dépend de la description de «base»: il y a plusieurs façons de présenter le document qui sert comme support (on peut se servir des petites annonces avec leurs sigles et abréviations spécifiques, des afñches publicitaires qui demandent toujours une connaissance élargie socio-culturelle ou bien tout simplement des lettres et mes- sages arnicaux avec le niveau différent de
  17. 17. Inenanononololololernarooonllooucorol›oun-etcnnooqonouoooannl: :nonononoouennbnluunoouu-: ocena-xy . Ils *ri Ĺ"^rrrl%ni. .-smx~šia Coopération linguistique et a toute derniere étude du C. O.D. N (Centralny Ośrodek Doskonalenia Nauczycieli) consacrée à l'actualité de l'enseignement des langues en Pologne (Juin 1998) éva- lue à 4,7 % la proportion des apprenants de la langue française pour l'ensemble de la population scolarisée (primaire compris) mais à pres de 18% les éleves qui ont fait le choix de cette langue dans les lycées d'enseignement général, Ces chiffres, bien qu'ils témoignent d'un regain d'interet pour notre langue depuis 1993 (32% de la po-pulation scolarisée), ne lui en attribuent pas moins et sans aucun doute pour longtemps, le rang de quatrieme langue étrangere enseignée dans ce pays. Et pourtant, la Pologne, par ailleurs membre associé à la communauté des pays française la langue (registres). Ilenseignant ne peut pas seulement travailler avec un manuel de base, il doit des le début de l'appren- tissage employer des documents authen- tiques appropriés à la situation concrete et montrer la richesse du vocabulaire, des structures morpho-syntaxiques qui peuvent être employées pour accomplir chaque täche des unités du DELF. (le lexique des différents registres de langue, plusieurs façons de poser la question, négation, etc. ) A chaque niveau d'apprentissage l'ap- prenant peut vérifier ses connaissances - ce qui est tres motivant pour le travail. Même ceux qui se disent faibles et mau- vais ont la possibilité de passer un des examens et de continuer plus tard (par exemple apres le lycée). Il ne faut pas alors insister ni inviter les apprenants mais plutöt leur montrer la possibilité de passer cet examen ou les informer sur les objectifs et les lieux de passation. Jadwiga ZIĘBOWICZ „. ;.. ... . . . . .. ... ... ..„ éducative en Pologne francophones depuis novembre 1997, s'apprête à rejoindre une Union Européenne qui a intégré comme langue de travail les deux langues les plus couramment utilisées en Europe : l'anglais et le français. Le paradoxe n'est qu'apparent et la préparation de la rentrée prochaine a vu un intérêt grandissant des éleves et étudiants pour les stru- ctures d'enseignement, qu'elles soient publiques ou non, qui pri- vilégient l'étude du français ou pré- parent à une certification de français. Il est par ailleurs permis de penser que la réforme éducative en cours, parce qu'elle prévoit notamment un élargissement du recrutement des filieres d'enseignement général, con- tribuera à favoriser une plus grande pluralité linguistique dans les choix d'apprentissage et donc à conforter de fait la position du français dans ces établissements. ' C'est dire l'importance que revêt pour le Service Culturel de l'Ambassade de France en Pologne, les multiples projets de coopération mis en oeuvre à tous les niveaux du systeme éducatif et qui concernent la promotion de la langue, la rénovation des enseignements, la formation ou le perfectionnement des professeurs, le développement des échanges et des partenariats dans le cadre des grands programmes européens que sont Socrates et Léonardo. Le B. C.L. E. (Bureau de Coopération Linguistique et Educative) a en charge ces diverses missions et ses attaches linguistiques ou de coopération, en poste à Varsovie mais aussi dans les antennes régionales de Cracovie, Poznań et Wrocław, coordonnent les activités d'un réseau de pres de plus de cent professeurs et assistants français nommés dans les établissements sco- laires et universitaires partenaires : ce sont les lycées à orientation D. E.L. F., les sections bilingues fran- a. ‹acuu. ..n. n.n. ... ..n. .a-. u-. .u-. a-. ..uuuu - . . . :anata-u cophones, les colleges de formation des maitres, les philologies romanes des universités et les studiums de langue. L'appui à la formation est l'un des axes majeurs de l'activité du BCLE. Il ne concerne pas la seule sélection des 220 professeurs et chercheurs qui bénéficieront cette année d'une bourse du Gouvernement français en France. En 1998 en effet, pres de 32 stages et séminaires ont été program- més en Pologne, la plupart en étroite collaboration avec les institutions éducatives du pays, C. O.D. N. et WOM. notamment. A ce jour, 18 operations ont été réalisées entre février et juin, qui ont rassemblé sur des thématiques et objectifs de forma- tion extrêmement divers, pres de 550 professeurs et éleves-professeurs. Que I'Association Prof Europe soit aujourd'hui de plus en plus partie prenante dans l'élaboration de ce plan de formation ne peut que con- tribuer à répondre pleinement aux attentes et souhaits des enseignants de français en matiere de perfection- nement. On trouvera ci-dessous et pour inscription éventuelle aupres des organismes concernés, le calen- drier des 14 derniers stages prévus d'ici fm 1998. Pierre ALLAIN, Attaché de coopération linguistique et éducative. Au revoir Cher Ami, Monsieur Pierre Allain, attaché culturel de coopération linguistique et éducative du BCLE de l'Ambassade de France à Varsovie, a quitté son poste fin aoüt. Nous le remercions chaleureusement de sa collaboration fructueuse et son sou- tien pour notre Association. Merci, Cher Ami et à bientot! u. o.ou. u.. ... ... ..›„„
  18. 18. VLGIIIIŚYGŁŃTĆUÄI/ š v1 ! w hii-VIII* . ., . ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... .. . ... ... . ... . ... ... . Septembre - Décembre 1998 Stages pédagogiques en Pologne* Sections bilingues francophones Public visé Theme Missionnaires Participants formateurs Lieu / Dates 10 Professeurs de Enseigner les Mathématiques des sec- Mathématiques dans une Varsovie Lycée N° tions bilingues structure bilingue 15 ou N° 16 10 / 1998 lere semaine Partenaires BCLE : Serge Bellini CODN : Grażyna Migdalska François Unvois Yves Bodot (Lycée Français de Varsovie) 15 - 20 Sulejówek (Varsovie) 11 / 1998 lere semaine BCLE : Serge Bellini CODN: Grażyna Migdalska Professeurs de Français Preparation aux épreuves des années 3 et 4 des sec- écrites et orales de la tions bilingues maturité en langue et lit- térature françaises Alain Henry ou Thérese Goetschel Enseignement primaire et secondaire Public visé Theme Missionnaires Participants Partenaires formateurs Lieu / Dates 28 Professeurs du pro- Integration des nou- Alicja Żmudzka gramme pilote DELF veaux professeurs Malgorzata Zalewska 'Sulejówek (Varsovie) CODN: Alicja Żmudzka (nouveau recrutement - impliqués Francis Legros 15 - 19 / 09/ 1998 BCLE: Francis Legros lere session) (lere session) Eliane Grandet Cavilam Vichy 20 BCLE: Karim El-Hadji Wroclaw WOM: Basse Silesie 5 - 6/ 10 / 1998 CODN: Grażyna Migdalska Enseignants de français Activités ludiques et créa- du primaire et secondaire tives à l'oral et à l'écrit (Wroclaw et région) 20 Poznań 7 - 8 / 10/ 1998 Eliane Grandet Cavilam Vichy BCLE: Olivier Jacquot WOM: Grande Pologne, Poméranie CODN: Grażyna Migdalska Enseignants de français du primaire et secondaire (Poznań et région) Activités ludiques et crea- tives à l'oral et à l'écrit Yves Gaudin Animateur: Actes de Poésie Chrisitne Delpierre I UFM Outreau Bernardette Courasarr 40 Katowice 12 - 16/10/1998 BCLE/ CCCL: Suzanne Kabok WOM: Haute Silesie CODN «Le texte dans tous ses etats» : différents ateliers de l'écrit sur le livre de jeunesse en classe Enseignants de français du secondaire Sud/ Sud- Est Bordeaux Alicja Żmudzka 20 Malgorzata Zalewska Sulejówek (Varsovie) Francis Legros 10/ 1998 CODN: Alicja Żmudzka BCLE: Francis Legros Professeurs du pro- gramme pilote DELF Preparation des épreuves et évaluation (DELF) Professeurs de français du primaire et secondaire - Nord-Est de la Pologne: Elbląg, Bialystok Méthodologie du FLE Anna Grzegorowska NKJO Varsovie Bogusława Żuchowska 19 - 21 / 11 / 1998 CODN Attaché linguistique BCLE CODN: Grażyna Migdalska WOM: Elbląg BCLE: Francis Legros Page 18'. .. . ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... .. . .,
  19. 19. .. llambassade vous informe Septembre - Décembre i998 Stages pédagogiques en Pologne* Colleges de formation des maitres Public visé Missionnaires Participants Partenaires formateurs Lieu / Dates BCLE: Paul Souligoux possibles dans (Université d'Artois) Varsovie (NKJO) MEN: Krystyna Kowalczyk 5 - 9/ 10 / 1998 CODN: Maria Wilkin Formateurs des Colleges l'enseignement de la grammaire BCLE: Paul Souligoux, des nouvelles équipes (Alliance Française de Sulejówek (Varsovie) Francis Legros Paris) 23 - 26 / 11 / 1998 MEN: Krystyna Kowalczyk CODN: Grażyna Migdalska Maria Wilkin Formateurs des Colleges Formation des tuteurs et Monique Waedendries charges des stages pra- tiques Professeurs accueillant des stagiaires Studiums de langue et philologies romanes Public visé Missionnaires Participants Partenaires formateurs Lieu / Dates Professeurs de Studiums Stage à module André Louchin (Łowicz) I 20 BCLE: Pascale Fabre (PAN) FLE/ FLS Gweaêlle Lemoigne Szczyrzyc PAN Varsovie z (Poznań) 7 - 19 / 09/1998 intervenants locaux Diverses coopérations éducatives Public visé Missionnaires Participants Partenaires formateurs Lieu / Dates Animateurs de troupes Pratiques théätrales M. Lanteri 20 BCLE/ CCCL: théàtrales francophones (Université de Lille III) Cracovie Suzanne Kabok 21 - 23/11/1998 Information et orienta- Département Education 20 MEN: Departament Opieki tion scolaire et profes- et Ingénierie documen- Varsovie i Profilaktyki Spolecznej sionnelle en France et taire ONISEP Paris (Institut Français) BCLE programme polonais Seconde quinzaine de novembre 1998 Tout public Multimedia et FLE: Dominique Perrin 15 - 20 BCLE présentation de produits (Université de Lille III) Varsovie Association Prof-Europe et exploitation Novembre ou didactique Décembre 1998 * Sous réserve de modifications ou complément ultérieurs . ... .a-o o o . . . .. o - . - o : conclude-lacana a . . . . . . . n . . . . o . euo . . - . . . - . . . . . - . . . . . . . . . - . . . o . . . . . . . . . . o . - . .
  20. 20. l: "hifi ? Wiig h ; Iälülilnńrü “ ~~- š- r' - -. Emploi de 1'article défini, rigueurs ou approximations P L'emploi ou l'omission de 1'article (A) devant les noms de pays, cause souvent des difficultés à ceux qui appren- nent le français, c'est pourquoi je me permets de proposer quelques remarques en m'appuyant sur des exemples tirés du numéro 10 du «Courrier de Varsovie» du 7 mars 1997. Les situations d'emploi rencontrées sont les suivantes : 1) «Le cardinal-primat de Pologne Józef Glemp a affirmé que. ..» (page2) 2) «. ..les catholiques de Pologne continueront à exiger ferme- ment. ..» (p.2) 3) «. ..Mgr Glemp a adressé une lettre au Grand Rabbin de Pologne. ..» (p.2) 4) «. ..le quasi-monopole polonais des télécommunications en Pologne. ..» (p.6) 5) «. ..la Fondation de Pologne. ..»(p.11) 6) «. ..la Fondation de Frarioe. ..» (p.11) 7) «. ..Stefan Meller, ambassadeur de Pologne en France. ..» (Il 1 1) 8) «. ..à l'ambassade de France en Pologne. ..» (p. l3) 9) «. ..l'ambassadeur de France à Varsovie». ..(p.11) 10) «. ..Szczecin est . ..le point le plus éloigné de Pologne. ..» (1113) ll) «Premier film tourné par l'auteur hors de Pologne. ..» (p.16) 12) «mtuée par balles dans le centre de la Pologne. ..» (p.2) 13) «. ..menacées par une adhésion de la Pologne à l'Europe unie. ..» (p.4) 14) «. ..conserve des liens étroits avec la France. ..» (p.7) 15) «. ..qui a salué un ami de la France. ..» (p.11) 16) «. ..promouv0ir une certaine idée de l'Europe. ..» (p.11) 17) «. ..qui contribuent au retour de la Pologne dans l'Europe. ..» (p. 1 1) En général, les manuels de français ne donnent pas de réponse aux questions qui s'imposent à la lecture des exemples susmentionnés. A la question concernant la présence d'un article devant un nom propre (qui devrait en être privé) on répond que c'est un nom de pays. A la question concernant l'absence de cet article dans les exem- ples 1 à 11, on répond que cela est dü à la présence des prépositions : «de, en , à». Mais, les exemples 12 à 17 ne confirment pas cette constatation, la présence de «de» n'entrainant pas Peffacement de 1'article défini . Weronika Wilczyńska, dans son livre «Apprivoiser les arti- cles et les temps» / wydawnictwo Naukowe Uniwersytetu im. Adama Mickiewicza W Poznaniu, Poznań, 1989/ propose de «pourvoir l'apprenant de ce qui lui manque naturellement, c'est- à-dire d'une base conceptuelle qui lui permettra (. ..) d'accéder à la découverte de l'essence sémantique de 1'article et de la vision dynamique de son fonctionnement dans le discours» (p. 10). C'est exactement ce que doivent Comprendre tous ceux dont la langue maternelle ne dispose pas d'articles. Ceci dit, l'auteur constate ; Page 20.. . ... . . ... . ... . . . . . . ... . . ... .. . dans ses «Remarques terminales» qu'en ce qui concerne «les noms de pays, de provinces et d'autres combinaisons figées, il s'agit des vestiges d'une étape dans l'évolution de 1'article en tant que systeme: de+la = de de+le = du à+la= en à+le= au exemples z je vais en Pologne, je viens du Portugal, le roi d'Espagne, 1a Campagne d'Italie, les chaussures de France etc. » Comme on le voit, nos exemples 12 à 17 restent en dehors de ce systeme. Selon Jean Dubois «Grammaire structurale du français: nom et pronom», Larousse, Paris, 1965/, «Ilabsence de 1'article sup- prime l'existence du systeme nominal. En français modeme, ce dernier n'existe pas sans article ou le numéral (ou certains ter- mes de la même classe), ou sans un adjectif pronominal; si le mot de la classe des substantifs est employé seul, il cesse de pou- voir former un syntagme nominal. ..» (p.150). Tout en respectant la grille de formes qui nous explique l'op- position «l'ambassadeur de France/ Pambassadeur du Portugal» nous pouvons interpreter les autres cas suivant les principes sémantiques et distributionnels proposés par les constructions : N1+Prép+Art. +N2 et N1+Prép+N2 Si l'on prend en considération le systeme qui s'est établi pour les noms de pays (voir plus haut) il faut constater qu'il n'y a pas de différence sémantique entre les constructions «Pambassadeur de France» et «un ami de la France», l'un et l'autre étant traduit en polonais par : «ambasador Francji» et «przyjaciel Francji» Le premier exemple c'est plutöt une combinaison figée, l'autre suit les principes de l'emploi de 1'article défini caractérisés par W Wilczyńska aux pages 19 et 25. Les exemples «la Fondation de Pologne» et «la Fondation de France» sont construits selon le schéma Nl +Prép + N2. Une autre construction prêterait à l'ambigu'i`té. N2 cesse donc d'être un substantif (cfĹJDubois), il sert à qualifier Nl, d'on 1a traduction «Fundacja polska», «Fundacja francuska» Le manque de 1'article défini dans «en France» (exemple 7) est conforme aux normes du systeme historiquement établi (voir plus haut). Les auteurs de la «Grammaire Larousse du français contempo- rain» / Librairie Larousse, Paris, 1964/ justifieraient la structure de ces exemples par le fait qu'ils expriment «un rapport de lieu» (cf. paragraphe 339-343). Ceci ne parait pas être une rêgle, vu Pexemple «Le centre de la Pologne» Il semble donc que nous ayons affaire, dans le cas des noms de pays, à deux types de construction : l'un conforme à Pusage hérité, l'autre moderne, et il nous est donc possible d'en profiter d'une façon dynamique. Maria ŁOZIŃSKA spécialiste de grammaire, anciermne enseignante de Ia Philologie Romane , actuellement à Ia retraite
  21. 21. Méthode de français pour vrais débutants, adolescents et adultes. 2 niveaux de 120 à 150 heures d'enseignement. Evelyne Bórzirtl 0 Yves (Ęiiiii-i- o (Ihristian Lavcnne Livin. . Pruul mni „m, ilinlim Ĺairlvr à votre rythme 1 Fruit d'une grande experience de ! enseignement , me hody et de la formation au Centre de Linguistique Appliquée (lejkmçażç _ de Besançon et à Fétranger, Tempo met en œuvre . V v i quatre principes : L'innovation méthodologique 0 'Pompo ronipt il'('(' l‹- s‹'li‹'-ni2i liiibilnvl vn proposiiiit iin iippi°oiitisszigii pur lflCllPS s‹›igii‹-iisoin‹›ni orgziiiisiii-s on l`onction (Folijoirtifs. 0 l. :i '; ii'i‹'-i‹'- ili-s zivtivitćs siisrito tino pzirtiiripiitii›ii zivtiifv ot rolzince <'(illSlllllllllt'lll lii inotivzition. 0 Dcs zii-tivitós Croisoos. 0 Lii civilisation ost niiso vn swm» (lo liiçoii ll(“ll'('. [i , rWiud . n fu-. n La facilité d'utilisation ("I'M a' Luna. 'l`‹›iit ; ni long do Tempo so i'‹'›v‹`= li› l‹~ soii‹~i (lv ll'átllSp2ll'('Il('('. (Iłiiuino ; ictivito vst proposćv znw- lv support nóirvssuiris à sa rézilisation ‹ 2 (l'‹'-tii‹liiiiit vt lo profi-ssiiiii' ni- sont _iziiniiis inis (rn iliflictiltć , pni' nno zu-tiviio siinploiiiviit i-sqiiissoo). (jgfyunçażg ü , A La rapidite des acquisitions l. '2i‹~qiiisiti‹›ii do minpótviii-vs minpliüos so init dzins iin (lólai trés broi vt pin' pzilivrs. ;ll l('I`lIl(* tlt' vliziqiio iinitii, Potnilizixit n acquis iin szivoir-tziiri- mniplot. tlll`t't'lt'lllt'lll llilllsłlillt* dzins lu Vlt'. (It's szivoir-fziiro vont skiliirgisszint ‹l'iinit‹'~ Ult unité. „Sin La nécessité d'une pédagogie forte 0 Pro 'n-ssion : Tmn ›o llPlll coin ›to (lo lil rözilitó (lll ›rocosstis b . . . i ~ . ; ‹l'ziiipi'oiitissiigi= vt integro (ltlltS Sil progri›ssi‹›ii nn print-ipo do recurrence ‹ ni )('l`IIlt'l ii lkili-vo tli* rovonii' szins Cosso sni' los zie( iiisitions aittérieiiręés, l f w_ m, do so iitiiiilizirisoi' łl'('(' los sons. los SIFIICIIIFPS ct los regles (l'utilisation. ' " f" . , . . „ . .. Tempo (iR-st ; iinsi tino l'‹= I‹= '‹= l'('('()lISll'llll vt s zippropric ‹~‹- qn il zipprviitl. 0 l'n‹› ovziliizitioii ili-s ‹-‹›inp‹it0iicos llll('l''l('llI l`Ógllllf`FPlilOlll ainsi qii`iino pr‹3p2ii'2iti‹›ii anix oprciiviis (lll DELI”. _ _ š! ilDidier/ H ATI E R / WSIP ; LX-«-
  22. 22. ` „iis Tinka 'lñlñlšñl' Kšt? Paris 25 - 26 juin [onIounotoonn-nœn-uroauao-nonnIIououounaIoooIaocIIuIv0ncntcItnInoIooIInno-uotno Théàtre et enseignement du français haque année la Fédération Internationale des Professeurs de Français organise un Colloque qui ré- unit les représentants des associations- membres du monde entier. Comme nous n'avons pas pu y participer, nous avons demandé à une collegue d'Ukraine, Helena Solomarska, de nous envoyer un Compte-rendu du Colloque. Elle a fait une breve escale à Varsovie. Nous espérons que «(. ..) cette premiere prise de contact aboutira à une coopéra- tion durable de nos deux Associations, d'autant plus que les langues, les Cultures et _l'his- toire de nos pays sont si crap- prochées, ainsi que les problemes auxquels Ies professeurs de français polonais et ukrainiens se heurtent lors de la «bataille pour le français langue seconde», le français qui a laissé une empreinte profonde dans la Vie des sociétés polonaise et ukrainien- ne des siecles passés. » (H. S.) Merci, Helena. Janina Hanna ZIELIŃSKA (. ..) Le sujet du Colloque «Théàtre et enseignement du français» était bien intéressant en soi, mais ce qui a surtout donné de la valeur aux travaux effectués au cours de ces deux jours, c'était la par- ticipation tres active à ses travaux de l'ANRAT - I'Association Nationale de Recherche et d'Action Théàtrale. La question principale qui figurait à l'ordre du jour était la suivante z Que peut apporter le théàtre en matiere d'éduca- tion P Les participants au Colloque venus des cinq continents ont essayé d'y répondre en travaillant dans 4 ateliers animés par des professionnels de Faction théêtrale. L' atelier 1 animé par Jean-Louis Cabet, professeur à l'IUFM de Créteil a exploré, à partir d'un extrait de texte dramatique Contemporain de J. P.Wenzel et d'un passage de «l'Avare» de Moliere, des variations de lecture et des tenta- tives de mise en espace afin d'expéri- menter différentes résolutions des rela- tions et des positions qui peuvent se nouer entre les personnages. L'atelier 2 animé par Denise Schropfer, comédienne et professeur au département d'Etudes théätrales de l'Université de Caen, a. permis à ses par- ticipants d'expérimenter un travail sur 3 fragments de t h é à t r e classique et Contemporain en refléchissant autour des 3 questions suivantes : 1) Chronologie ou le temps à rebours : peut-on partir de la découverte du théêtre Contemporain pour aller à la rencontre des Classiques P 2) Etude d'un passage ou travail sur 1a piece entiere : le fragment suggere-t- il déjà le fonctionnement dramaturgique de l'oeuvre P 3) Les lectures d'un texte z comment la mise en voix et en espace d'un texte fait-elle sens P L'atelier 3 animé par Steven Clark, professeur d'anglais, responsable du théàtre au Rectorat de Rouen s'est donné pour but une mise en jeu d'un _gę fragment de texte Contemporain français sous la forme d'une chorale en deux langues (anglais et français). Enñn, l'atelier 4 animé par Bernard Grosjean, maitre de conférences associé à l'Institut d'Etudes Théätrales de Paris III, directeur de la Compagnie «Entrées de jeu» s'est penché sur 1e probleme : du théätre en classe entiere - comment insér- er des activités dramatiques en classe. Pour en finir, quelques mots sur le futur Xeme Congres mondial de la FIPF qui aura. lieu en l'an 2000 et dont la devise est : modernité, diversité, soli- darité. Souvent considéré Comme langue de culture, au sens traditionnel du terme, le français doit montrer sa capacité d'exprimer aussi la moder- nité, en particulier dans les domaines scientiñques et tech- nologiques, le lieu même de la ren- contre - la Cité des Sciences et de l'Industrie de La Villette (Paris) 30,' . “za de 130 associations nationales des professeurs de français pourront y faire part de leurs expériences variées. Au total, 2500 participants sont attendus. Au cours de cette rencontre au seuil du troisieme millénaire les professeurs venus de tous les coins du monde sauront montrer leur attachement profond aux valeurs humanistes, en même temps que leur aspiration de rendre une image objec- tive, compte tenu des impératifs de la vie moderne, d'un enseignement vivant et «à la page» de la belle langue française, pour que les arriere-arriere-petits- enfants de nos éleves actuels puissent avec la même assurance parler de leur Congres mondial des professeurs de français de l'an 3000 . Helena SOLOMARSKA membre du Conseil d 'administra- tion de la FIPĘ professeur de français à l'Université T Chevtclienko, Kiev, Ukraine ł lPage 22 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ç , w devant favoriser cet objectif _* ambitieux. Les représentants
  23. 23. ooooltuoouanlnon: suor: rocco-IconIocvnotttooo: nalna: --ononoaouuolouulnn RESULTATS DU CONCOURS «Un Français en Pologne» e concours «Un Français en Pologne» a été lancé par I'Association à l'occasion de la semaine «Rendez-vous avec la France» (23 -30 mai 1998) Les participants devaient envoyer des travaux dont la forme était libre (bande dessinée, chanson, reportage, poeme, dialogue, document vidéo). Nous voulions que ce concours soit une contribution des professeurs du français et de leurs éleves à la semaine française en Pologne, c'est pourquoi les travaux devaient nous parvenir au plus tard le 22 mai, avant le commencement des différentes manifesta- tions culturelles. Le jury du concours s'est réuni le 2 juin pour examiner les travaux. Des réalisations tres diverses nous ont été envoyées: BD dessinées par les éleves, reportages illustrés, dialogue enre- gistré sur la Cassette, chanson et histoires humoristiques. Le jury a sélectionné 4 productions. Le premier prix a été attribué à l'histoire humoristique rédigée par les éleves de Hanna Szumowska: Zuzanna Pilasewicz et Michalina Komorowska de Spoleczna Szkola oa. ... ..-. ... ... ... .-. ..nnnn-. ... ... -0.. ... .-. ... .-. ... ... ... ... ... . «Sans issue P» Si on parle de la position de la langue française, on le fait toujours du point de vue des enseignants. Nous croyons que ce serait intéressant d'étudier ce probleme du point de vue des éleves. La plupart des classes ont deux ou trois heures de français par semaine, en outre, peu de lycéens envisagent un examen de français pendant le bac ou l'examen d'entree, donc, pour la majorité d'entre nous le français ne devrait être qu'un outil de communication. Il nous semble que dans ces conditions-là nous devons apprendre plutót le français familier (par exemple à formuler la question: «il habite oü ? ») que le français standard («Oü est-ce qu'il habite? ») ou encore moins le français soutenu («Oi`i habite- t-il ? ») qui nous pose pas mal de problemes, tandis que le français familier nous permet d'éviter beaucoup de diflicultés. D'autre part, si on formule ainsi sa question (en français familier) on échouera sürement à son examen. On dit souvent : «Je n'irai jamais en France, il est peu pro- bable que je rencontre un Français ou un francophone. Même si je cherche du travail, il faut que je connaisse surtout l'anglais. A quoi bon d'apprendre le françaisP» Est-ce que de telles opinions sont tout à fait fausses? Naturellement, il y a aussi des arguments pour nous con- vaincre que ça vaut la peine d'apprendre le français, même si nous ne passons aucun examen. Le prof nous dit souvent que: * on pourra faire un voyage dans Pavenir nanny-- Podstawowa nr 1 à Bialystok . Le deuxieme prix ex aequo : - bande dessinée envoyée par les éleves du même pro- fesseur (H. Szumowska): Marta Duda, Urszula Garncarz, Paulina Korsak et Marta Radomska - dialogue enregistré par une équipe d' éleves de Dorota Kluczyńska: Izabela Koptyra, Malgorzata Szymus et Krzysztof Bury de Szkoła Podstawowa nr 4 à Jaroslaw . - reportage réalisé par les éleves de Daria Leszczyńska: Urszula Tołczyk, Sylwia Pucilo, Beata Bokun, Magda Kurzyna et Celina Pankiewicz de Zespól Szkól Ogólnokształcących nr 2 à Bialystok . Comme le précisait le reglement du concours, le I-er prix, offert par I'Association, est un abonnement d'un an au men- suel «IMAGE-DOC» (Bayard Presse). Nous remercions tous les professeurs qui ont su motiver leurs éleves et félicitons les jeunes participants pour l'imagi- nation dont ils ont fait preuve à l'occasion de ce concours. / red. / : iui ' "IH ta: śiuisivcš isi : :tsm ': M * il est mieux de connaitre deux langues étrangeres qu'une seule * on pourra peut-être participer à un chantier international (Plréd. ) * on pourra lire et Comprendre une information sur un médicament ou sur un produit de beauté sans avoir à chercher un traducteur. Mais Ces arguments sont peu nombreux et, à vrai dire, ils ne nous convainquent pas. Est-ce qu'il existe donc une solution qui pourrait satisfaire aux besoins de tout le monde? Et qui pourrait renforcer la position du français chez nous? Nous voudrions inviter les profs et les éleves (surtout ceux qui ne sont point enthousiasmés par la langue française) à une discussion sur ce sujet. Les éleves de la IIIe classe ( 3b) du lycée XLIV «Dobiszewski» à Varsovie (professeur . ' Zofia Mierzejewska) (entre autres: Magda Ornoch, Malgorzata O1ędzka, Karolina Grams, Marta Gorczak, Marta Krawczyk, Olga Karczmarczyk, Adam Górecki, Jacek CieplińskLArtur Niedźwiecki, Dominika Zaremba, Sebatian MajewskLAgata Szczepańska, Alina Michalczewska, Krzysztof Strzyżecki) . . . „ . . . . . . . . . . Page 23
  24. 24. NFIN NOU r SDHHEb RYRŹlVES/ N @cm5, au EL , ; lblñiślöiol( . sl Ligi: :: Na . ENTQOW: _j ż. pewnio. ~ Z (j . C1 m> V7 47/"? am eniu m, “ 'W uktb. .,CO p wi** „ , noc Hao 'i keu( »Momu 1T ' I ą Z, „~ Bande dessinée faite par les éleves de la VIe classe de l'école primaire n°l à Bialystok (professeur : Hanna Szumowska)

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