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Bulletin PROF-EUROPE No 2, Mai 1999 (1-32)

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Bulletin PROF-EUROPE No 2, Mai 1999 (1-32)

  1. 1. Bulletin de l’Association des Professeurs de Frangais en Pologne Q . — 5‘ crfliggfr L’association «Prof Europe» a | ’heure du multimédia - Multimédia et FLE - Formation ouverte et a distance ° Eurosésame Stages - Le programme des stages pédagogiques pour cette année Lecture - «Au plaisir de Dieu» de Jean d’Ormesson , A 9 n 1:: Theatre - Festivals - Palmarés '"" '” "" Interview - Patrick Vaillant, Consul de France
  2. 2. Editorial . ... ... ... ... ... . ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... .. L'Association PROF-EUROPE a 1'heure du multimedia multimédias organisés cette année prouvent que I'Association a pris Ia décision de chercher de nouvelles voies pour le frangais langue étrangére en Pologne. Deux stages de formation a I'utiIisation et d Ia création d'outi/ s Considéré comme langue de culture et de communication des élites, le frangais occupait trciditionnellement une place importante dans Ie systéme éducatif du pays et dans Ie coeur de ses citoyens. Mais ces derniers temps, l'utiIitaire l'emporte sur le sentimental. Les professeurs de frangais se Iamentent en voyant l'espace francophone diminuer. Et si, au lieu de nous plaindre, nous essayions de nous poser quelques questions et d’y répondre ? Quelles nouvelles stratégies mettre en oeuvre pour raviver I’intérét des jeunes pour I'apprentissage de cette langue jugée par la plupart comme be/ Ie mais en méme temps difficile et peu utile ? Ne faudrait-il pas Ieur démontrer qu'elIe constitue un excellent moyen de communication oi I'écheIIe mondiale et qu'iIs peuvent utiliser ci ces fins I'outiI qu’iIs maitrisent bien et dont i/ s adorent se servir : l’ordinateur ? Que cette Iangue Ieur permettra de dia/ oguer avec d’autres jeunes, de visiter Ies sites francophones et de voyager dans Ie Cyberespace ? L’EcoIe semble étre pour Ie moment trés réticente oi utiliser de nouvelles technologies dans l'enseignement, méme si elle clame officiellement Ie contraire. Et dans les établissements qui se sont décidés d installer d grands frais de belles salles d’informatique, le professeur de Iangue y entre rarement. Est-ce a cause de la peur que Ieur inspirerait le clavier d'un ordinateur ou du manque d'information sur les possibilités offertes par les technologies de la communication pour I'enseignement des langues et la transmission du patrimoine linguistique et culturel ? Notre Association a décidé de pallier ce manque d'information et de formation technique en 'faisant appel d ses Eurosésamis qui, sous I'oeiI vigilant et amical de leur président, Robert Valette, sont venus partager avec nous Ieurs compétences. lls nous ont montré également comment organiser nous-mémes / information et la formation mutuelle dans le domaine de la pratique des messageries électroniques et des bases de données internationales. Nous ne sommes qu'au début du chemin. La maitrise de nouvelles technologies et I'information sur les possibilités qu'elIes offrent n'est qu'une condition de réussite du renouvellement de notre démarche pédagogique. ll nous faudra, entre autres, trouver des stratégies appropriées d l'enseignement extensif du frangais pour bien utiliser ce petit nombre d'heures qu'on Iui accorde dans notre systéme scolaire et apprendre d sortir de nos classes en proposant 6 nos éléves Ia participation aux projets éducatifs. Nous avons grand besoin de réfléchir ensemble pour répondre ci de nouveaux besoins par de nouvelles stratégies. Janina Hanna Zieliriska, présidente de I’Association E . ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... .. . .
  3. 3. Sommaire Avis aux lecteu rs - Editorial par Janina. Zielinska page 2 par Claire Marotine et Marie-Jeanne Morion par Ewa huys page 4 — La galette des rois - Multimédia et FLE - Activités - Année scolaire 1998-1999 - Travailler avec un film de long métrage par Anna Grzegorowska page 5 - Vifax par Lidia Kowalska - les échos des stages pédagogiques des étudiants du college page 7 - Evénements - Eurosésame par Francois Cadoux - Formation ouverte et a distance par Andrzej Kaczmarek page 8-9-10-1 1 -° Portraits des profs - Frangois Cadoux - Grazyna Boguslawska - Janina Zielinska - Lidia Kowalska page 12-13 ° Coin du livre - «Au plaisir de Dieu» de J. d’Ormesson par Anna Grzegorowska page1 4 - Rectifications de Porthographe : page 15 ' L’Ambassade vous informe 2 - Stages a l’A| liance frangaise page 16-17 - Coin de l’Ambassade : — Concours de Bourgogne 1999 par Suzanne Kabok page 18 - 4éme festival de theatre lycéen a Poznan par Serge Bellini page 19 - 8éme festival international de théatre universitaire en Iangue francaise de Cracovie par Suzanne Kabok et Paul Souligoux page 20 - Palmarés 1999 page 21 - Interview : - Patrick Vaillant, Consul de France par Janina Jarockapage 22-23 J - Coin de grammaire : - attention aux fautes, par Elzbieta Karpinska adverbes en -ment par Maria Lozinska page 24 ° Voyage : - les professeurs polonais a Paris par Anna Grzegorowska page 25 ° Auteur : - Interview d’Andrzej Sapkowski par Dominika Materska page 27 - Rencontre : - Journée Souffle par Anna Warzachowska page 29 page 31 - Courrier des lecteurs : Chers lecteurs, ous voila reconnus par les organes officiels en Pologne avec Yattribution du numéro ISSN que vous pourrez désormais admirer sur notre couverture et qui vous prouve que notre bulletin devient un périodique aussi «sérieux» que tous les autres. Des maintenant, chaque numéro sera accessible 5 la Bibliothéque Nationale et chaque publication dans notre bulletin comptera pour votre carriére journalistique et scientifique. Nous disposons aussi d’une adresse internet, grace au stage organisé en collaboration avec Yassociation EUROSESAME, dont vous allez connaitre les détails si vous lisez les articles de Frangois Cadoux («IJAssociation Eurosésame») et d’Andrzej Kaczmarek («Formation ouverte et 5 distance»). Dans ce numéro, vous trouverez les portraits de quatre professeurs de frangais trés différents, qui montrent combien il est difficile de devenir un bon professeur de langue et quels peuvent étre les chemins qui y ménent. Vous pourrez également lire une interview avec le consul de France réalisé par notre chére collégue Janina Jarocka, qui est actuellement trés engagée dans les activités de l’association «Francophones et francophiles» qu’el1e vient de créer. Nous vous informons comme toujours de toutes les réunions de notre association qui ont eu lieu depuis la parution du dernier numéro et aussi des actions prévues pour l’avenir le plus proche par l’Ambassade de France. La couverture de ce numéro a été préparée par les éleves de Mme Magdalena Szeska —Plewako de 1’école primaire n°164 rue Twarda, la demiére page — par ceux de Mme Grazyna Markiewicz de l’école primaire n°63 rue Plocka. _Ie remercie chaleureusement tous ceux qui ont collaboré a la préparation de ce deuxiéme numéro et j’invite tous les professeurs de frangais 2‘: y participer. Anna Grzegorowska Rédacteur en chef Europe Rédacteur en chef : Anna Grzegorowska Rédaction technique : INAXIS tel. 0501 124 871 Photo Frangois Cadoux, Anna Grzegorowska, Piotr Kowalczyk On participé :3 ce numéro : Serge Bellini, Grazyna Boguslawska, Anick Cataldi, Frangois Cadoux, Ewa Huys, Janina jarocka, Susanne Kabok, Andrzej Kaczmarek, Elibieta Karpifiska, Francis Legros, Maria Lozifiska, Grazyna Markiewicz, Claire Maroljne. Zofia Mierzejewska. Malgorzata Pawelczak, Paul Souligoux, Magdalena Szeska-Plewako, Janina Zielinska Rédaction, abonnements, publicité : Association des Professeurs de Francais en Pologne «PROF-EUROPE» Al. Niepodleglo§ci 22 / ' 02—653 Warszawa tél. (022) 845-11-13 ou 845-20-53 fax. (022) 845-07-19 . ... ... ... .. Page? )
  4. 4. l "“? ‘<i: ::- u é‘ Nous étions une cinquantaine ce mardi, 5 janvier 1999 5 - venir féter l'Epiphanie au College de Formation des Maitres de Frangais a Varsovie. Une cinquantaine d'adhérents :5 notre Association «Varsovie-Accueil» bien sfir, mais aussi des étudiants sont venus partager la traditionnelle galette des Rois. C'était au depart le désir commun des deux presidentes : celle de l'association PROF-EUROPE et celle de Fassociation VARSOVIE ACCUEIL, qui a pour but Outre Yintegration du milieu des enseigiants de frangais, l’un des objectifs de l’Associatjon des Professeurs de Frangais en Pologne «Prof-Europe» est la diffusion de nouvelles méthodes d’enseignement du frangais. En we de cela, le College de Formation des Professeurs de Frangais de Varsovie qui contribue activement a la formation des enseignants de frangais, a accueilli dans ses locaux au 13, rue Ksawerow, durant la deuxieme semaine de décembre 98, un stage «Multimedia et FLE». Ces quelques journées de rencontre ont été organisees avec le soutien de l’Ambassade de France et de l’Institut F rangais de Varsovie. M. Dominique Saint-Flour, Attaché culturel charge de Cooperation Linguistique et Educative et Mme Janina Zielifiska, Directrice du College ont ouvert le stage et sont restés avec les participants jusqu’a la fin de l’atelier. La rencontre a réuni 20 membres de plusieurs sections régionales et de tous les niveaux d’enseignernent 2 primaire, secondaire et supérieur. Grace :21 la vive animation de M. Michel Leroy, responsable d’ingénierie educative au CRDP de l’Académie de Créteil, les stagiaires ont decouvert, avec le plus grand intéret, de nouvelles technologies dans Yapprentissage des langues 2 le Multimédia et l’Internet. lls ont pu voir que les attributs du Multimédia tels que, entre autres, l’agencement des supports traditionnels (images, sons, textes . ..) fa travers le systeme informatique et Finteractivite nécessitant un engagement de 1’apprenant, représentaient de fortes potentialités a exploiter en classe de Iangue. ]MUL". l‘I1/ .lEDI, A. . ... ... . . . . . . . . ... ... ... ... ... ... ... ... .. . . . . . .¢. .g. La galette des rois d'accueil1ir les francophones a Varsovie, en s'intéressant a la culture polonaise. Nous avions commandé des galettes 5 la frangipane et aux pommes, toutes chaudes et nos hotes avaient pour notre plus grand plaisir préparé Ie the, le café et les boissons rafraichissantes ainsi que des specialites polonaises (délicieusesl). C'est avec un plaisir non-dissimulé que nous avons échangé nos connaissances des traditions de nos pays respectifs. Les membres de «Varsovie Accueil» étaient ravis de rencontrer autant de jeunes maitrisant si bien notre langue et nous n'avons pas caché notre admiration, nous qui avons tant de trial a assimiler un peu de votre belle Iangue polonaise. .. Cette rencontre etait un bel echange, et un réel plaisir, qui j'espere se renouvellera dans 1'avenir, pour cette fois dans nos locaux ! Claire Marotine Présidente de I'Association «Varsovie Accueil» Marie-Jeanne Motion Accueil De meme, au moyen de 1’acces aux informations de toutes sortes (pro- grammes, possi- bilites d’echanges d’éleves, enrichissement dans le domaine de la culture, pédagogie etc. ), l’Internet leur a paru tres utile dans la formation des enseignants et dans Yapprentissage meme. Les exemples de l’exploitation pédagogique de cédéroms de frangais iprésentés pendant le stage (le Petit Robert, Histoire de la littérature, encyclopedies Universalis, Axis, Hachette, contes interactifs (ces derniers proposes par Mme Mireille Lamouroux de CRDP de 1’Academie de Créteil) ont donné aux participants des idees de 1’utilisation avec leurs eleves de réalisations linguistiques Variées (dialogues, vocabulaire, tests, grammaire, etc. ) ainsi que de l’enseignement de différentes aptitudes (par exemple comprehension et expression orales et écrites). Les stagiaires ont terminé cette formation enrichis de ces nouvelles méthodes d’enseignement, «pleins» d’idees, motives 21 travailler davantage et a‘ enseigner avec un ordinateur, et prets a continuer leur «aventure» inforrnatique. Le stage a donné 5 chacun l’occasion non seulement d’apprendre mais également d’échanger ses experiences avec les collegues de différents centres régionaux et surtout de. .. S’AMUSER! Ewa HUYS r.0I‘I. ..
  5. 5. Aniiee scolaire 1998/1 999 27 novembre 98, rencontre du cineclub, projection du film «Une époque formidable» de Gerard Jugnot (avec Gerard Jugnot, Victoria Abril, Richard Bohringer, Ticky Holgado, Chick Ortega, Eric Prat) suivie d’une discussion concernant l’exploitation de ce film en classe de frangais. 9-12 décembre 98, stage «Multimedia et F LE» avec Michel Leroy, responsable d’ingenierie educative au CRDP} de l’Acadernie de Creteil. 18 décembre 98, rencontre de Noel «Oplatek». 5 janvier 99, Jour des Rois — visite de l’association «Varsovie- Accueil» liée a la degustation des galettes des rois preparees par «Champs-Elysées-traiteur» (ou travaille actuellement notre ancienne collegue Jadwiga Zigbowicz) 15 janvier 99, rencontre de la section de Varsovie «TV 5 et Video en classe» anirnee par Barbara K‘-‘kuryka ‘{'V§§'i une tr/ /'5'}? ??/ .7 We ! gg r: ’.£: -*1/1;f.4r - . ‘ , , 2730 janvier 99: Stage }§: I1}: ASEE§I‘g; / Eurosésame ’ «Formation | nu / .. ., ouverte et 5 distance» organise * g avec la collaboration du I Ministere de l’Education Nationale, de l’Ambassade de France en Pologne et de la Fondation SOKRATES 26 fevrier 99, rencontre du cineclub, projection du film pour rendre nos cours plus amusants «Les Visiteurs» de Jean-Marie Poiré (avec Jean Reno, Christian Clavier, Valerie Lemercier) 15 mars 1999, Journee SOUFFLE, realisée avec la collaboration du CODN, de la revue «Le Frangais dans le monde» et des Editions Didier—Hatier 19 avril 1999, Rencontre avec Regine Merieux, auteur de BRAVO, methode d'enseignement de frangais pour de jeunes adolescents. (Hatier) 28 mai 1999, Rencontre avec Eveline Sirejols, auteur de CHAMPION et ADO, méthodes d'enseignement de frangais pour des adolescents. (CLE Intemational) 7 juin 1999, Rencontre nationale des membres de I'Association avec la participation des representants du Club Francais du Tourisme des Jeunes . KI(. l(l£DIDIGN1¢'i lllllflil-$5311. Bllllill EDIE? ' M. Olivier Jacquot, i Attache cle Cooperation FORIWDABLE. .. Universitaire — BCLE «Systeme educatif frangais». Tombola : stage au Cavilam comme lot principal et beaucoup d'autres petits lots- surprises. Soiree Vms et Frornages _, . J de France (oifexts par le -.4?’ * l Club Francais du 'lbun'sme l des Jeunes. ) Travailler sur un film ole long métrage I. Problémes ut professeur ayant envie d’in1Ioduire un film de long métrage pendant son cours de frangais rencontre les memes obstacles : tout d’abord, il n’y a pas de sources de films recents en version originale :3 part certaines chaines ceblees, (telle ARTE) qui diffusent de temps en temps un film digne d’etr'e vu. La videotheque de l’Institut Frangais de Varsovie souffre depuis longtemps du manque de finances pour l’achat de nouveaux films, de meme pour l’Ambassade sans parler de notre College, qui doit se contenter des vieilles copies. Heureux ceux, qui ont des amis en France, 5 qui ils peuvent demander de temps en temps un petit «cadeau». Ensuite, il faut surrnonter le probleme appele par les spécialistes «phénomene de la salle obscure». Des que nous P:7‘of . ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... eteignons la lumiere pour visionner le film, les eleves ont tendance 2; s’endormir (ou du moins s’assoupir) sur leur chaise. Ils cessent d’etre actifs, deviennent de Vrais «spectateurs», passifs et somnolents. Pour remedier 5 ce probleme, il faut «doser» avec precaution le plaisir visuel et l’interrompre assez souvent, la dose maximale etant de 5-6 minutes. Finalement, le probleme qui se pose A chaque fois pour le film est celui des objectifs. C’est surtout 5 ce dernier que je voudrais répondre dans mon article. II. Objectifs A quoi sert d’introduire un film de long métrage (ou ses fragments) dans un cours de frangais ? Avant tout, bien sfir, :21 faire plaisir aux apprenants et a les 1"‘
  6. 6. .. , AcUvfies. ".”u. ””. ”u. uu. n". "n. ””. "n. uu. n”. “n. n”. nnn. uu Travailler sur un film de long métrage motiver 5 apprendre le frangais. Etant donné qu’i1s peuvent déj5 capter quelques chaines frangaises chez eux , il faut les habituer 5 la comprehension globale et incomplete des enonces, 5 un certain «vague» dans cette comprehension, 5 faire des suppositions sur le sens des repliques, 5 «lire» les gestes, le contexte situationnel et, en gros, 5 comprendre l’image. Autre objectif 5 atteiridre c’est la production orale. Le film est une excellente occasion de parler : on peut decrire ce qu’on a vu, donner son opinion sur le film, discuter avec le voisin qui n’est pas de meme avis, imaginer la suite ou le debut du film, se mettre dans la peau des persomiages pour dialoguer ou monologuer. 'Ii"oisieme possibilite 5 ne pas negliger : la production ecrite. On peut demander aux éleves d’écrire une lettre 5 la place du héros principal, de realiser une page de son journal intime ou (si le niveau le permet) d’écrire une vraie critique du film, contenant les elements du resume. Une chose est sfire : le professeur ne doit jamais demander aux éleves de faire quelque chose qu’il n’a pas fait lui—meme. Ceci concerne surtout les exercices de comprehension detaillée des repliques, qui sont souvent impossibles 5 faire sans liste de dialogues. Ill. Exercices ti proposer a ortraits Objectif : savoir decrire une personne Niveau 2 debutant Le professeur propose aux éleves une serie de portraits des personnages qui sont presents dans le film. A partir de l’image, les éleves doivent reconnaitre les «bons» portraits et eliminer les faux. Ensuite ils doivent lire les portraits qui sont Vrais (eventueflement ils peuvent les completer). b) listes Objectif : situer les actions et les personnages dans le temps et dans l’espace Niveau : debutant/ moyen Le professeur prepare 3 listes : celle des personnages, celle des lieux et celle des actions. Apres le visionnement, les éleves doivent relier les elements de ces trois listes et les situer dans le temps du film (d’abord, ensuite, apres, 5 la’ fin). Les éleves travaillent en groupes de 3 personnes et preparent un certain nombre de phrases qu’ils présenteront par la suite 5 toute la classe. c) dialoggeslgrsonnages Objectif : mieux comprendre les répliques des personnages Niveau : moyen/ avance Le professeur prepare une liste de répliques en desordre et une liste des personnages qui en sont auteurs. Les éleves ont pour tache de faire correspondre les deux listes et de presenter 5 toute la classe l’auteur de chaque réplique. VARIANTE : pour les moyens, on peut simplifier la téche et proposer 5 chaque groupe (2 éleves) maximum 2 répliques 5 identifier: d) resumes 5 erreur ou incomplets Objectif : savoir résumer un film, connaitre certains verbes descriptifs Niveau 2 moyen/ avance Page 6 --ocan". ... ..-. ... ... ... ... ... ... ... ... ... .-nu. nu. n.nu. ..-H. ... ... u-. --cu. -u-. --on Le professeur prepare un ou deux resumes qui sont incomplets ou qui contiennent des fautes. Aux éleves de les completer ou corriger d’apres le film. e) lettreljoumal intime Objectif : production ecrite d’une lettre/ d’un journal intime Niveau : moyen/ avance Apres le visionnement d’un fragment du film choisi par le professeur les éleves (en groupes ou individuellement) sont invites 5 produire une lettre ou un journal intime d’un des personnages presentes dans le film. £1 critigue du film Objectif : connaitre une critique du film, essayer d’en ecrire une soi-meme Niveau : moyen/ avance Apres avoir _vu le film (ou ses fragments) les éleves lisent une ou deux critiques de ce film venant de la presse frangaise. Ensuite, en groupes, ils essaient d’exprimer leur point de vue sur le film, tout en respectant les regies decouvertes dans les vraies critiques (donner un petit resume du film, argumenter sa position). g) inventer les répliques Objectif : savoir reagir dans une situation donnée (au restaurant, au telephone etc. ) Niveau : debutant/ moyen Le professeur passe un fragment de film «muet» (sans son), les éleves doivent inventer des répliques eventuelles des héros du film d’apres leurs gestes, mirnique et le contexte situationnel. h) rriise en scene du dialogie Objectif : comprendre globalement les repliques, savoir decrire la scene Niveau : moyen/ avance Le professeur fait ecouter aux éleves les répliques du film sans leur montrer l’image (il peut couvrir l’ecran de la tele). Les éleves en groupes inventent : la description physique des personnages et le decor. VARIANTE : On peut montrer 5 un groupe l’image sans son et 5 l’autre faire ecouter le son sans image. Ensuite les groupes doivent commuriiquer pour reconstituer le tout. Ill Conclusion Pour terrniner voici quelques titres des films qui ont deja été exploites par mes étudiants et qui se trouvent au College : «La boum 2», «Les Visiteurs», «Trois hommes et un coufiin», «Le grand restaurant», «La folie des grandeurs», «Une époque formidable», «Danton», «La Vie est un long fleuve tranquille», > . «Et Dieu crea une femme». Y a-t-il des professeurs ayant envie de mettre un ou deux films recents dans notre «video-banque» pour permettre aux autres de les emprunter ? Ce serait un bon remede au manque de materiel video que nous éprouvons. Anna Grzegorowska (professeur de méthodologie an College de Formation de Professeurs de Frangais) Europe
  7. 7. VIFAX «Pourquoi continuer d'apprendre Ies langues comme si Ies nouvelles technologies n’existaient pas ? » Le multimédia s'est installé intégralement dans notre univers actuel. Présent dans notre vie professionnelle et privée, il ne peut pas étre exclu non plus de Fapprentissage des langues étrangéres. La richesse des documents authentiques visuels qui nous entourent grace aux satellites et a la télévision cablée, est telle qu'il serait inopiné de ne pas en profiter. Cette profusion qu'offrent les médias aujourd'hui constitue un moyen d'approcher l'actualité par la langue authentique et Vivante qu'on est en train d'apprendre. La seule contrainte qui nous limite, nous - professeurs de langues étrangéres, c’est de donner a ces supports visuels une dimension didactique. Il ne suffit donc pas pour l'apprenant d'acquérir les connaissances linguistiques nécessaires car il faut, pour comprendre les émissions de télévision en Iangue étrangére, le confronter a dose suffisante et réguliére avec la langue qu'il veut maitriser et cela d'une maniére guidée. Vifax — un outil multimédia d'acquisition et de perfectionnement a distance nous propose un travail sur la compréhension orale des journaux télévisés diffusés par TV5. Mis au point préalablement pour étre exploité dans les centres d'autoforrnation guidée, il s'est adapté efficacement dans les classes des cours de langues. Vifax constitue une série d'exercices de compréhension orale préparée par Féquipe des concepteurs de l'Université Vsegalen Bordeaux 2, dirigée par le professeur Michel Perrin. Lbriginalité et Yefficacité de cette méthode consistent non seulement en la richesse de ces exercices mais aussi en un travail quotidien sur des sujets d'actualité, en la découverte du frangais parlé par d'autres francophones (Vifax exploite les journaux de TVS suisses, belges, québécois et dernierement propose un travail sur le monde africain). Vifax encourage le travail individuel et en groupe, rend plus attrayant un cours de langue classique et permet de découvrir la richesse des cultures francophones. En plus, ce qui n'est pas moindre pour nous, professeurs de FLE, il constitue un éventail tout fait des exercices proposant un travail progressif sur la compréhension orale. Chacune des deux feuilles quotidiennes d'exercices comporte ainsi «une gradation de taches qui aménent d'abord l'apprenant a gérer sa compréhension de la séquence enregistrée, en passant par le repérage des faits situationnels majeurs jusqu'a l'écoute ciblée, puis lui permettent de s'exercer :1 la manipulation de la langue — un exercice de pratique raisonné de la langue a partir d’un élément présent dans la séquence, qui peut étre d'ordre grammatical, lexical ou idiomatique. »* La régularité du travail avec Vifax permet a l'apprenant de construire sa compétence langagiére grace as l'écoute active de la langue. 11 Va de soi que ces documents peuvent étre utilisés en tant que déclencheurs pour d'autres activités pédagogiques, telles que : débat, jeu de roles, préparation d’un dossier-theme, etc. Le dispositif Vifax est exploité avec succes, avec le soutien de l'Agence de la Francophonie ACCT, par de nombreux pays en dehors de la France, tels que la Bulgarie (qui était le premier pays :31 adopter ce programme), la Roumanie, le Vietnam etc. Je pense que la Pologne devrait aussi se joindre a ce réseau Vifax. L'équipe des professeurs de frangais de 1‘Ecole des Langues Etrangéres :3 1'Université de Varsovie, grace 5 l'appui de l'Agence de la Francophonie, travaille d'ores et déja avec Vifax. Cependant, l'extension de l’exploitation de cet outil multimédia a d'autres établissements linguistiques polonais rne parait de premier ordre. La collaboration du BCLE de l'Ambassade de France a Varsovie ainsi que de I'Association «Prof-Europe» serait la bienvenue. . Lidia Kowalska - professeur de frangais Ecole des Langues Etrangéres Université de Varsovie * - tire’ du specimen d'exercices. Les échos des stages pédagogiques des étudiants du college u mois d'avril 1999, comme chaque année, les étudiants de la He année du College de Formation de Professeurs de Francais ont fait leur stage dans différents lycées varsoviens. Nous avons choisi les lycées of) l'enseignement du frangais jouit d'une bonne réputation et dont les professeurs sont renommés. En voici la liste : ‘ Apres les visites que nous avons effectuées dans ces établissements et aprés la lecture des observations de nos stagiaires, il faut dire que dans la plupart des cas les cours de frangais sont dispensés d'une maniére trés efficace et les bacheliers qui ont fait du frangais pendant 4 ans parlent couramment cette Iangue. Toutefois, il arrive encore de tomber dans des classes Europe oil l'enseignement du frangais passe nécessairement par la traduction en polonais (méthode grammaire - traduction? !) et oil les éleves montrent tres peu d'enthousiasme pour le frangais. Nos étudiants ont iessayé d'encourager aussi bien les éléves (:3 apprendre le frangais) que les professeurs (5 mieux préparer leurs cours). Nous espérons qu’ils ont réussi. En ce qui concerne les méthodes utilisées par les professeurs au lycée, la grande vedette c’est le «Tempo» (probablement a cause ‘des présentations trés encourageantes faites par Dagrnara Krajewska), (suite page 28) Page7
  8. 8. ?4‘Mil$éL: !:_aI. ;Irat%I; um. »Nnu; anuseuanz. ... ... ... ... ... .=. ..n= ... ..; ... ... ... “.. ... ... ..; ... ... . L: College de Formation des rofesseurs de de Varsovie participe tres activementa la formation continue des enseigriants de frangais. Cette vocafion slappuie sur une pratique pedagogique innovante et sur de nombreux échanges internationaux. Ainsi, la demiere seinaine de janvier, le college accueillaitfun stage international consacré :5 la gf: )rmation mutuelle aux techniques fie création et d'echanges multimédiags; dont le maitre d'oeuvre était l'Ass(_9’i: iation Eurosésame. Dansgles ateliers, des enseignants de frangais et des formateurs d'enseignants venus de toutes les regions de Pologne — des7 Bialystok a Legnica - se sont appropries les différentes competences flrlecessaires a la maitrise des moyens de ‘comrrifinigation qui se developpeilt aujourd'hui”: .creation de pages W~, s‘* échanges par iiourrier electronique, conferences 51 distance'“s1a-r_‘Interne1t. .. Ils ont appris a produire des applications multimedia associant des textes, des images fixes, des enregfstrements sonores et des films video. Chaque groupe de travail a d'ai1leu“rs produit a partir de logiciels profeesionnels un document original, e, t toutes ces sequences seront gravées sur un CD- ROM qui constituera le résultat r ‘ Operation du dépouillement desurésultats desgenquéites —_loana Vidal et Gerald . Hanna Zielifiska entourée ‘de Monsieur et Madame Valette (Ies adieux sont douloz1reux! ).Au fond Georgfes‘Labasse et Paul Souligoux (toujours radieux ). pratique de ce stage. Dans la‘ salle informatique du college, le cliquetisxdes souris n'é__tait interrompu que par les essais‘ des sequences sonores et de fréquentes explosions . d_e bonne humeur et d'enthousiasme. Les difficultés techniques ont été resolues une a une grace a la compétence des Schlemminger comptenfi Ies points 1 ‘aux. : v. a.. ... ... ... . ms. ... .nun. ... ... .». ... .». ... e.. ... ... a.. ... .., ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... =p animateurs, et les enseignants maitrisent desormais de nouveaux’ outils qu'ils pourront appliquer, et auxquels ils pourront former les futurs enseignants. I1 faut donc s'attendre a l'appari1ion de nouveaux sites WEB en frafigaiis dans les «colleges» et les ecolesfi qui ont Yéquipement necessaire. Ce n'est pas encore le cas partout, mais on voit déja des experiences qui fonctionnent -bien et peuvent s'etendre. Par exemple, deux etudiantes sont venues parler de l'echang‘e par cpurrier electronique qu‘elles anifnent entre une classe primaire de Varsovie et une école de Laval (Mayenne). La motivation linguistique et la competence interculturelle gagient a la regularitéet a la célérité des échanges. Autre exemple : la parution] sur le WEB du journal en‘ frangais édité par les étudiants peut permettre fun dialogue avec des lecteurs du mondeientier. C'est ainsi que peuvent naitre des échanges inattendus et frugtueux. Le stage°a°donne.1loccaW§‘ ti d'organiser une visioconference avec (’It'a, ilie)l: les enseignants ont pu voir leurs Iinofi 73’ A.
  9. 9. .. ... ... ... . . ... ... ... ... ... .. . ... . ... .. .Evénement A L’association colle es, les ecouter, leur répondre par le micro , ,ou ‘sur I " Fecrfrli. Une «scriptoconference» (par ecrit uniquement) a - e 0 S e S a In permis de dialoguer avec Blois. Ces techniques demandent ' 4 certes un materiel special mais les établissements les plus en ' ' pointe s'équipent progressivement et organisent des correspondances franco-polonaises tres conviviales. Les contacts pris pendant le stage ont deja permis d'ebaucher de nouveaux échanges. Mener des activités linguistiques directement utilisables, susciter la motivation des apprenants et favoriser la connaissance mutuelle des cultures "§ont les pgrincipaux objecfifs de ces ; actions. ‘ ‘ii L'Association Eurosésame était representée a Varsovie par 7 fprmateurs Venus de France‘; d'Ita1ie et d'Espagne (Catalogue), oublier madame Hanna Zielinska, duectrific: §,_, dna“‘ College de Varsovie. Cette equipe perforrnante a*’§‘fi§’cité, , et maintenu 1" ét actif des, pafficipafiféfi”En plus des activités ”d'appre‘ntis'sage ~e~“s'~NTlC (nouvelles technologies d'informatii)n et de communicéation), ils ont animé une réflexion pédagogique et explique l'utilisation des programmes europeens (Socrates. ..) , sans lesquels il serait difficile d'organiser ce type de stage. '' L’Ambassade de France a Varsovie (BCLE) y a également " apporte sa contribution. Chaque participant est reparti avec un savoir—faire tout” neuf et une valise de logiciels et de documents. La fin de ce stage est le debut d'une aventure dont on est loin de soupgonner toutes les consequences. .. , ewz»"‘ ‘ Stefano etiifinna - quelle amitie’ . ’ Francois C. ADOU. X . i 'association Eurosésame a été fondee £iParis en 1992 par NKJF - College de Formation des professeurs de francais ‘des pédagogues europeens qui ”empruntaient depuis — Al. Niepodlegosci 22 - 02-653 WARSZAWA longtemps, en y associant _leurs"'eleves, ces chemins virtuels TEL (022) 845 20 53 de l'i‘nformation _qui. rl3etaient pas encore des «autoroutes». e. mail : euroform@venus. ci. uw. edu. pl Leur 3 constatf zit l'ecole reste isolee formidable re ‘ développement des technologies de l'information . et de la communication (NTIC), alors que les jeunes subissent la dictature deli ‘l’image: et des medias de masse. Leur. pari : permettre aux éleves d'utiliser . dans le cadre de l'eco1e, avec la 7' prudence et l'esprit critique nécessaires, les outils dei; :ce : develo pement. . E_< . es professeurs qet leurs éleves pouvaient s'approprier les. moyens professionnels de la creation ' g Q multimedia, ‘ géneralement tfiréserves aux specialist_esr3:>S'il's/ I pouvaient faire H du— CD iROM non seulement une iusource de documentation, mais aussi un support -de création qui leur permette de"s_'exprimer et de fig . . I communiquer? Voir des milliers Dyna, 5 RKUCHCIK» de y messages associant, l'ecrit, (de gauche a droite : Stefano Gorla, Basia Kukuryka, Paul Souligoux) I l’image et le son, composes dans . ... .. Page! )
  10. 10. E ' t r . . féuxrosésame toutes. «les ‘laflngues de l'Europe, s'envoler des ecoles a destination du monde entier. .. Ce serait’ un formidable levier pour donner auxfl productions scolaires une qualite qui favorise la motivatiori des eleveset les incite a un travail rigoureux et formateur. r, H Ce pari est en passe» "etre tenu. d'Eurosesame se diffuse a*~ travers 1'Europe. Il favorise l'expression, dans les différentes langues officielles ou minoritaires de l'Unionj(l'Europe Babel), de la diversité culturelle du continent. All veut montrer qu'il existe en Europe un fonds commun valeurs humanistes que les: 'NTI_C permettent de défegldre et de developper. ll veut aussiinciter " les jeunes a réfleghir aux dangers de ce gigantesqueii réseau mondial s'il se met au service d'une fonction mercantile, d'une ideologie, d'; gi1e langue et d'une pensee unique. Ces techniques doivent etre mises au service de laiculture, de causes huinanitaires, d’un «nouvel étre-ensemble dans le monde>3_. /‘> , ' Le§%oyens d'y parvenir? Outre les stages internationaux, Eurosésame informe, rassemble et cree des outils. I1 édite Eprosésame-CD, qui diffuse les travauxde ses membres. Il “‘*»¢__tfaduit dans les langues europeennes desioutils professionnels é me , . vi. 3>Eurosesamis. .. «2 A 't . . . , . ,~», A , . 1 « fcemme Incomedia, un logiciel de creation multimedia italien, 'réseau auqufel chacun concurrent de Toolbook. Il a créé un peut s'associer, les rencontres se’»; poursuivafit: par des, échanges conviviaux par voie electronique. C'est u'"n’e’ veritable Agora telematique universelle des jeunes que le mouvement appelle de ses voeuig. Yvette et Robert Valette, les ‘veterans du mouvement, ont connu Célestin Freinet qui en son temp¢s‘“‘avait‘_imp_ul§é la meme démarche en mettant au service de l'ecole les-moyens professionnels de Yimprimerie et l'idéa1 cooperatif. Leur disponibilite, leur gentillesse et leur compétence sont aujourd'hui, dans un contexte bien different, au service des memes valeurs. Ils aiment ,5 se reférer au Petit Prince de Saint-Exupiery. Eurosésame, c'_est une facon de «creer, -,des liens» pour apprivoiser‘ le monde, en ‘le peuplant -; _ _ E3 §u; gADoUx Associakigg Eurosésaiiré - 47,, "rue des Acacias - 3 75170 Pans — adresse e; rnail : _ieuro‘sesame@citi2 . fr (2; site Web : V *4 www. eurosesame. com gt www. eurosesamegprg Le message _ Page 10 Formatin epuis quelques annees notre pays vit unjprofond bouleversernent des_systemes de forniation et d’éducation, lie :21 une liberalisation et democratisation de l’ensei ement mais aussi a la 0 ularite icroissante du. gn . . réseau internet, qui devient une nouvelle source d’information et un moyen d’échanges sans pareil 1’heure de l’intégratio_r‘1 européenne et de l’apparitionWdes nouvelles technologies de communication, lesgprofesseurs de langue ont un réle particulierement imp, oirtant. a jouer dans le domaine, du développement ’ déjs nouvelles strategies d’appr_entissage, mieux adaptges aui? ‘§jbesoins 'd—1;, public apprenant. A, ‘ V V Sofcfatesagle programme de l’Urii61;-Euriopeenne pour la cooperatizri; ”inte; _nationaé§ dans leg domaine de l’éducation, aiiquel la Polbgnéfiv-gagtiqizge l’année t 1998, contribue a la promotion de l’éduczti7:fi1‘f)’11verteret: . . . . 1’ fa distance (EOD). Cette nouvellet formule de Yenseignernent vise a mieux adapter l’er_iseignem'ent aux besoins des éleves en termes d’espace, de temps, de ‘choix des contenus ou des ressources didac iques, a ameliorer sa qualite et a le rendre plus accessible. Le principal Objectif de ce volet du programme Socrates consiste a developper une veritable kgooperation européenne entre les participants qui se lancent dans le projet d’integration des nouvelles technologies de l’information et de la communication (T. I.C. ) et, ‘ de nouveaux medias dans leurs demfieches educativeset qui; participent la promotion des se_ Vices d’§p‘prentissage ouvert et a distance. La formation des professeurs constitue l’elément-cle de la reussife detcette " action. Europe
  11. 11. ‘ “ILEONARDQL . . . ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... . . ... ... ... nts 0 O ouverte et . :31 distance C’est dans cette perspective européenne que les membres de l’Association Prof. —Europe ont pu participer en janvier 1999 au stage organisé par EUROSESAME, une association qui prend part a l’action de 1’EOD. A l’issue du stage chaque professeur devait: —savoir créer des pages web et ges supports éducatifs xjfiultimédias associant le : texte au 5 n et :31 l’image; -étre suffisamment informe quant aux programmes éd, u_catifs_ __ an Socr_ates‘(;13;Q, _D, : coMI«: 'NIUs, "’ 7 pour I’ les promouvoir dans 1 les établissemnts scolaires polonais -Vivre l’expérience de scripte- et vidéoconférences pour pouvoir organiser des classes virtuelles internationales et developper la pratique de l’enseignement mutuel 5 distance. Au début du stage les compétences techniques des participants étaient plutot modestes. En fin de stage, presque tous ont déclaré avoir acquis les techniques de base liées :3 l’utilisation de l’internet (Courrier, navigation, création des pages web) et 5 la création des outils multimédia. Malheureusement les problémes techniques ont rendu difficile l’organisation des scripto- et vidéo conférences prévues. Le projet Eurosésame est censé avoir un impact puissant en termes de transfert d’expériences sur les modalités d’emploi des nouveaux médias et des nouvelles technologies et soutenir la communauté des «eurosésamis» dans cette mise en oeuvre d’approches innovantes. Pour ressentir les retombées de cette formation, il nous faudra sfirement dépasser plusieurs bornes et faire face a nos propres habitudes et experiences. On peut anticiper les raisons techniques et d’organisation qui empécheront d’introduire ces nouvelles technologies en cours de langue. En plus‘, tout le travail technique se ferait au détriment d’apprentissage purement linguistique. On ne peut organiser ce type de travail que sous forme d’ate1ier facultatif, en dehors des cours’ réguliers. Certes, Yutilisation efficace des T. I.C. demande une collaboration étroite entre les professeurs’ de disciplines différentes: informaticiens, professeurs de langue et peut- étre aussi ceux d’arts plastiques. Elle mene édes projets one--ucoooooooou . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ; . . . . . . . . . . . . .= . . . . . . ‘Cope Georges Labasse— célébrité mondiale inter? disciplinaires_ * d’échanges et ’de contacts internationaux, enrichissant les activités déja existantes; ainsi une troupe théétrale peut-elle communiquer avec une autre troupe a l’étranger, un journal ci’étudiants — trouver une nouvelle voie de diffusion et de‘_n0uveaux lecteurs, les correspondances — étre enriifimes par l’image et le son. ’ Iiassociation Eurosésame agit pour «ouvrir les écoles '93 * * 1”Europe». Dans‘ quelle mesure a—t-elle réussi a atte_indre__V son objectif en Pologne — il n’est pas encore temps de l’évaluer. Pourtant ‘-1-’expansion des NTIC semble inévitable. Pourvu que la technique ne soit pas réservée '23 une élite de technic" L7 “nouveaux moyens de création et de communica ion son 51 p6r”t‘§e~'de main. On. verra comment les professeurs de frangaissauront fair? face :31 Ce défi. ‘ (Les aci‘iVités__de»-I’As§ocia£ion EUROSESAME et Ie Ha stage sont peuvent étre consultés 5 Ijadresse . ' Iittp: //WwW. eurosesame. org) J V V Andrzej Kaczmarek NK]F Zielona . Géra . ... ... ... ... ... Page 11
  12. 12. V . / Portraits des F rangois Cadoux Ne le 29 mai 1949, d’origine savoyard, montagnard, élevé parmi des gens patients et obstines. Situation de famillez enfants déja adultes. Son premier séjour en Pologne date du mois d’aofit 1993. I1 habite en Pologne juillet divorce, trois depuis le ler 1994. Actuellement travaille au College de Formation Graiyna Boguslawska ée en 1949 sous le signe du Cancer, passe son bac au lycée Gotwald (aujourd’hui le lycée Staszic) :3 Varsovie. Apres 4 ans d’études :3 la Faculte de Philologie Romane de Varsovie, elle part a Paris on pendant un an elle fait des études de linguistique a la Sorbonne. Apres la maitrise, elle obtient le poste d’assistante :5 l’Université de Varsovie dans le groupe de recherche de Halina Lewicka- professeur linguiste célébre. En 1977, elle y soutient sa these de doctorat concernant la sémantique des verbes. Chargée des cours en linguistique, elle travaille dans cette faculte pendant 17 ans. En 1993, elle part aux Etats-Unis, ou elle passe un an. Page 12 . ... ... ... ... ... ... ... ... . ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... . . . urope de Professeurs de Francais a Varsovie en tant qu’assistant de cooperation linguistique et educative, charge des cours de frangais pratique, de civilisation et d’animation de deux ateliers : théatral et journalistique. Ses grandes passions 2 photographie, randonnées pedestres et spectacles. Auteur de plusieurs articles dans «Le Courrier de Varsovie», i1 ecrit aussi des articles pour notre journal. Ecologiste convaincu, il aime la nature, les animaux en liberté et les beaux paysages qu’il éternise par ses photos. Ce qu’il aime en Pologne c’est l’attitude ouverte des Polonais, leur spontanéite, leur accueil, leur dynamisme. II a beaucoup Au retour des Etats-Unis, degofitee par la vanite de l’approche scientifique dans la linguistique, elle saisit l’occasion de devenir professeur de frangais au 4-, , lycée subventionne n°2 (2 SLO ul. Nowowiejska 5). Depuis 6 ans, elle y enseigne le frangais avec un enthousiasme inépuisé. Mariée depuis 21 ans, elle est mere de 3 enfants brillants : Magda (20 ans), Wojtek (18 ans) et Julia (11 ans). Personnalité : ouverte, spontanée, passionnée par son travail, gourmande. Passe-temps favori : jeu d’echecs, bridge, vélo. Sport pratique : natation. Bureau de Varsovie . . . . . . . . . ... .nu. ... -onu. ..-. .sun. ..-umnu. ... ... -nu. ... ... n--n. ... .- d’admiration pour la beauté des paysages polonais avec leur diversité (mer, montagnes, lacs, foréts) ainsi que pour les villes polonaises, leur architecture, monuments, musées, églises, chateaux etc. Ses qualités: tolérance, diplomatie, patience, bonne volonté et confiance. Ses défauts gourmand, bavard, impulsif, il aime mentir, est insouciant, negligent, désordonné, oublieux, infidele, peu fiable en general et malgré tout cela il est plutét fier de lui. Particularité il parle tres bien polonais ! Sport préféré : ski en hiver et longues promenades a pied en été (toujours 5 la montagne).
  13. 13. .. l.5.3.y. r.¢tq. .t. I.. .c. :.'. <.e. ... (<. =!r§. c.>. s./ .I'. €-3 . ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... . . . Janina Zielifiska anina vel Hanna Zielinska, Directrice du College de Formation des Professeurs de Frangais de l'Université et Presidente de notre Association. Nee sous le signe de la Balance (un 8 octobre), en Haute Silesie qu'el1e a quittée un jour pour faire ses etudes .5 l'Université de Varsovie. Diplérne de P h i 1 o 1 o g i e Romane en poche, mari a ses cétés, elle est partie pour Gdansk oil elle a passe onze ans. Son fils et sa fille y sont Lidia Kowalska Nee en 1960 a Varsovie sous le signe du Cancer, laureate de l'Olympiade de frangais au lycée Zmichowska, elle continue ses études a la Philologie Romane de l'Université de Varsovie. Encore lycéenne elle fait un stage linguistique organise par le Lion's Club frangais en Normandie, et apres trois annees d’etudes a l'Institut Francais obtient le Diplome Superieur d'Etudes Frangaises decerne par l'Université de Nancy II. En 1983, elle devient professeur de francais a l'Ecole des Langues Etrangeres de l'Université de Varsovie, ou elle travaille jusqu'a présent. Parallellement, elle suit un stage de formation de professeurs 5 l'Institut Francais et en 1986 elle devient professeur vacataire. A l'Université, elle enseigne le frangais general et de specialite a la faculte de journalisme. Depuis 1996, elle travaille aussi a l'Ecole Supérieure its des ‘profs En 1980, elle est revenue avec sa famille a Varsovie. Ils habitent actuellement dans un bel appartement tout pres du College, rue Ksaweréw. Depuis presque 30 ans dans l'enseignement : professeur de frangais dans un lycée pendant quatre ans, lectrice a 1‘Ecole Polytechnique de Gdansk pendant six ans, forrnatrice d’enseignants de frangais depuis 19 ans - d'abord a l'Institut de Philologie Romane de l‘Universite de Varsovie et ensuite au College. Elle a organise et anime de nombreux stages de formation. Elle adore aussi participer a des formations organisees par les autres et lire des ouvrages de specialite. Elle aime bien preparer des repas pour sa famille et ses amis, boire du bon vin, chanter et danser. Elle adore apprendre les langues etrangeres. Elle connait l'allemand et dernierement, elle passe beaucoup de temps :31 etudier l'anglais. Elle est tres fiere des progres qu'elle fait dans ce domaine. nés. du Journalisme «im. Wafikowicza» a Varsovie. Ayant fait plusieurs stages methodologiques consacrés a l'utilisation du multimedia dans l'enseignement du FLE, elle s’est engagee depuis l'an dernier dans la mise en place du dispositif Vifax en Pologne. Mariée depuis 13 ans, elle consacre son temps libre a ses enfants : Michel (10 ans) et Maja (7 ans), et aussi aux loisirs cinema, lecture, voyages. Centre d'interet : l'antiquite et la mythologie, d'ou le reve qui se réalisera peut- etre un jour — un voyage en Grece pour voir les vestiges myce— niens. Page 13
  14. 14. Coin du livre -no. ..-. ... ... ... ... ... . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ... ... ... .. Jean d’Ormesson «AU D1€U>> C’est un livre qu’il faut lire tranquillement pendant Ies vacances et qui Iaisse une impression inoubliable. L’auteur, fils cadet d’une vieille famille francaise enfermée dans l’image du passé, raconte ses souvenirs. «. .. Nous ne voyagions jamais. Nous allions :3 Paris, en berline, puis, plus tard, par le train. C’etait tout. Ilidee ne serait jamais venue Ea mon grand-pere de partir pour la Syrie, pour les Indes, pour le Mexique. I] y avait dans les deplacements quelque chose d’agite et d’imperceptiblement vulgaire. Depuis les croisades et les corsaires, nous ne nous eloignions plus guere de Plessis-lez—Vaudreuil. 11 fallait souifrir de la poitrine pour aller visiter la Céte d’Azur et naturellement en hiver on vous aviez une chance de recontrer au cap Martin 1’impératrice Eugenie ou 1’imperatrice Elisabeth, la reine Victoria a Cimiez, Yirnperatrice de Russie a Nice, dissimulee pour son bain derriere un paravent de soixante cosaques. Se faire voir a Cannes ou a Nice entre mai et octobre aurait ete un deshonneur auquel il aurait ete difiicile de survivre. Il ne pouvait y avoir que trois motifs 5 un voyage en Afrique du Nord : un meurtre ou un vol qualifie, la fuite devant 1’envahisseur dans le cas d’Alsaciens, et l’homosexua1ite. L’Italie et la Grece faisaient seules exception. Le president de Brosses, Chateaubriand, Edmond About pouvaient servir d’exemples et d’excuses. Ceux qui n‘avaient pas peur de se faire traiter d’artistes avaient licence de s’embarquer a Marseille ou de traverser les Alpes pour aller tripoter les vieilles pierres. Les autres, en revanche, venaient souvent chez nous. Nous avions des chambres d’amis. La chambre bleue, ou logeait Yarcheveque, la chambre rose, la chambre jaune, 01‘: avait couche Henri IV— car il n’y a pas de vrai chéteau oi‘) n’ait pas couche Henri IV— la chambre aux oeillets, la chambre de la Marquise- parce que la marquise de Pompadour y avait passe une ou deux nuits -, les deux chambres de la tour, la chambre sans nom. Aucune n’avait l’eau courante. Rien n’etait commun comme l’eau courante : il n’etait pas surprenant qu’elle ecartét Ies fantémes. _I’ai toujours vu mon grand pere, quand j’allais lui rendre visite aux vacances de Noel, casser la glace dans son broc pour ses ablutions matinales. Les amis venaient tout de meme. Il y avait chez nous comme un air de folklore. On venait y gofiter, et souvent de tres loin, les saveurs un peu fortes d’un passe revolu. La premiere salle de bains fut installee dans le chéiteau en 1936, sous le ministere de Leon Blum. Le progres social, disait mon grand-pere, doit bien servir 5 quelque chose. 11 y avait le sens de Yopportunite, du moment juste, des rencontres heureuses. Le premier tir aux pigeons fut monte dans le parc le 6 fevrier 1934. Et 2‘: peine Stavisky s’etait-il loge une balle dans la tete que les mecaniciens et filles de cuisine, qui recevaient jusqu’alors des allocations forfaitaires, furent enfin invites :5 soumettre quelques comptes. C’etait une innovation stupefiante. Un hommage ironique aux moeurs pourries du temps. Tout le monde en fut surpris, et peut-etre un peu cheque. » jean d'Ormesson, né en 1925, membre de fAcadémie Frangaise depuis 1973, ancien éleve de [Ecole Normale Supérieure, agrége’ de philosophie, ecrit des ouvrages ou la fiction se mele souvent a Fautobiographie : «Du céte’ de chez Jean», «Au revoir et merci», «Le Vagabond qui passe sous une ombrelle trouée», et des romans : «L'amour est un plaisir», «UH amour pour rien», «La gloire de I'Empire», «jean qui grogne et Jean qui tit», et «Au plaisir de Dieu» (1968) qui a inspire un Iilm en six episodes grand succes de la télévision. Paz-mi ses derniers Iivres . ' «Le Vent du soir» (1985), «Tous Ies hommes en sont fous» (1986), «Le bonheur 5 San Miniato» (1987), «Histoire du juif errant» (1990), «Presque rien ou presque tout» (1996) et enfin «Une autre histoire de Ia Iittérature» (1997). Nous vous presenterons ce dernier titre dans notre prochain numéro. Anna Grzegorowska Le chéteau de Chambord. Au 2;: u . ... u: _ .13 an: —n; .4 ; ... i.. Page 14 . ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ...
  15. 15. .. ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... -. .-: ... -- ectifications de l’orthographe francaise Graphies enregistrées par I ’Académie francaise ou par les principaux dictionnaires, souvent (1 titre de variantes. L’Académie francaise enregistre et recommande Ies Rectifications publiées au Journal officiel du 6 décembre 1990, en spécifiant: «aucune des deux graphies ne peut étre tenue pour fautive» (Dictionnaire de I’Académie, Qeme edition, 1993). Les 2 5 mots les plus frequents. .. References : Nina Catach, les listes orthographiques de base du frangais (LOB), Nathan, 1984 (90,5l% des frequences sur 500 000 occurences). Ces corrections (dont 22 circonflexes) sont pratiquement les seules a apparaitre dans les textes courants et suffisent é donner «Yorthographe nouvelle». Les homophones (dfi, flit, mfir, sfir) ne sont pas touches. abime (abimer) croute (encrouter. ..) accroitre diner aout evenement (abregement. ..) : apres-midi, des apres-midis flute (flutiste) : (pluriels reguliers) assoir (et rassoir, sursoir. ..) boite (emboiter. ..) ile (et presqu’ile) bonhommie (et prudhommie) maitre, esse (maitrise. ..) bruler mure, n. et adj. feminins ceder, céderai (et verbes du meme type) sure (surement, surete. ..) chaine (enchainer. ..) paraitre (apparaitre, et tous verbes en -aitre) charriot (comme charrette) trainer (entrainer. ..) cout (couter. ..) traitre (traitrise. ..) frais, fraiche (fi'aicheur. ..) gout (gouter, ragout. ..) abat—jour, des abat-jours abreger, -egera, -egement (serie) absout, absoute (et dissout, oute) addenda, des addendas aigu, fie (cigiie. ..) acceder, accede, accedera acuponcteur, trice aeroclub agenda, des agendas alléger, -egera, -egement allegro, des allegros allo ambigiiité (contigiiite. ..) arcboutant (et arcbouter) assechement barman , des barmans bassecour, des bassecours béqueter bizut (comme bizuter, bizutage) bouiboui, des bouibouis boursoufler (comme soufller) box, des box buche (embuche. ..) cachecache (51) cahutte (comme hutte) cannelloni, des cannellonis casse-croute, des casse-croutes chaussetrappe (comme trappe) clochepied (a) combatifl ive, -ivite confetti, des confettis connaitre (et tous verbes en -aitre) contrecoeur (a) corole (barcarole, guibole. ..) coupecoupe, des coupecoupes cremerie crincrin, des crincrins croquemitaine deciler (comme cil) denteliere (et prunelier) dougétre empieter, -ietera, -ietement encognure entredeux (s'entraimer. ..) espionite (reunionite. . . ) essuie-main, des essuie-mains el celera exema (comme examen) extrafort (extrafin. ..) fayoter (marmoter. ..) golden, des goldens grigri, des grigris imbecilite, (comme imbecile) interpeler, -pele, pelera joailler, ere (quincailler, ere. ..) levreau (lapereau) ' lunetier, ‘ etiere media, des medias memento, des mementos memorandum, memorandums millepatte, des millepattes minimum, des minimums naitre (renaitre. ..) nenufar (mot arabe—persan) ognon (lign archaisme pour gn) ouvre-boite, des ouvre-boites L_________________. et une centaine de mots courants pagaille persiffler piquenique (piqueniquer. ..) plait (deplait. ..) plateforrne presse-citron, des presses-citrons pullover, des pullovers ravioli, des raviolis referendum, des referendums reglement (reglementer. . . ) relai (-relayer, vr balai, delai. ..) renouvelr, -ele, -element revolver saccarine (et derives) sagefemme, des sagefemmes sandwich, des sandwichs secher, secheral, secheresse serpillere solo, des solos sottie (comme sottise) soul, soule (soulerie. ..) superman, des supermans taille-crayon, des taille-crayons tamtam, des tamtams teeshirt, des teeshirts terreplein, des terrepleins tirebouchon (tirebouchonner. . . ) tournedos traitre (traitrise. ..) vademecum, -mecums ventail (comme vent) voute (envouter. ..) . ... ... .. . ... ... ... .. . ... ... . Page 15
  16. 16. .. .. . ... .. . ... ... . . ... ... . . ... .. . . Plan de formation 1999 Institut frangais de Va. rsoVie - BCLE Primaire - Secondaire Public vise Techniques de classeFLE+Initiation 5 l’informatique/ traitement de texte/ CD—ROM pédagogiques Professeurs Secondaire/ Primaire Professeurs du Stage pour les nouveaux Programme pilote DELF professeurs du Programme DELF ( 1999/2000 ) ( ler volet ) Professeurs du Conception d’épreuves de type Programme pilote DELF DELF+Approfondissement lie aux unites culturelles. Grammaire du sens/ Grammaire ludique Professeurs Secondaire/ Primaire Grammaire du sens/ Grammaire ludique Professeurs Secondaire/ Primaire Responsables Participants Lieu / Dates Lucyna BLASZCZYNA Francis LEGROS 20/25 Aleksandréw/ Lédzki du 28 juin au 2 juillet Alicja ZMUDZKA Francis LEGROS 20/25 :21 preciser / mi-septembre Alicja ZMUDZKA Francis LEGROS 20 e preciser / Octobre Karim El Hadji - Francis Legros WOM local 30 Wroclaw 2 j/ lere quinzaine d’octobre J. PHILIPPE—MARECHAL - Francis LEGROS Jadwiga KAMINSKA 30 POZNAN 2 j/ lere quinzaine d’octobre Sections bilingues Public vise le CD1 au centre du projet educatif de l’eleve et de Yenseignant Professeurs de toutes disciplines Page 16 . ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... .. . ... ... E u rope Participants Responsables Lieu / Dates Serge BELLINI CODN 20 Varsovie automne
  17. 17. .. ... ... .. . ... ... ... ... . . ... ... .. .Stages Enseignement Superieur Public vise Professeurs des studiums Le frangais des aflaires et de l’integration européenne Professeurs des studiums Le frangais des affaires et de Yintegration européenne Participants Lieu / Dates 40 Cracovie / mai 40 Poznan / rnai N. K.J. O. Public Visé Professeurs de Colleges Eenseignement précoce des de Formation des Maitres langues Professeurs du primaire ou du secondaire Divers Public vise Pratiques theétrales (mise en scene, jeu d’acteur) Responsables de troupes lycéennes ou universitaires de théétre Programme «Tiitorat» Mise en pratique de la formation et equipes ayant suivi la confrontation des experiences. formation complete et Bilan et perspectives nouvelles equipes 1 Association PROFEUROPE Les nouvelles technologies dans la classe de francais (informatique educative) Participants Lieu Dates 30 :3 preciser / 5 preciser Participants Lieu / Dates 30 Cracovie novembre 1999 40 :3 preciser 20 a choisir :31 fixer o-o--. ..-. ... ... - . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ... ... .. . . . . . - . . . . . . . . . . . .. ... . . . . - - . Iutnoooin Responsables Olivier JACQUOT Olivier JACQUOT Responsables Suzanne KABOK Francis LEGROS Paul SOULIGOUX Responsables Suzanne KABOK Francis LEGROS Paul SOULIGOUX Francis LEGROS Paul SOULIGOUX ProfEurope D. Saint-Flour - Paul Souligoux Page 17
  18. 18. Coin de . ... . ... ... ... . Le concours de Bourgogne Depuis 1991, la coopération entre la Région de Bourgogne et les villes de Cracovie et de Biafystok ont donné naissance 6 53 jeunes parfaitement bilingues. Mais ce qui rend Ieur bilinguisme particulierement exceptionnel, c’est qu’ils I’ont acquis c‘: I’adoIescence, un ége, oa d’aprés Ies spécialistes, I’oreiIle se fait plus dure et la langue plus malhabile. Ces jeunes ont eu Ia chance de rencontrer d temps Ies conditions nécessaires d Ieur épanouissement linguistique. oila déja 8 ans qu’en coopération avec les Curatoriums de Cracovie et Bialystok, et 1’Institut frangais de Cracovie, la Région de Bourgogne organise en Pologne un concours tres alléchantz il offre chaque année a environ une dizaine d’éléves de Cracovie et 2 éleves de Bialystok de poursuivre leurs études de la seconde au baccalauréat, dans le lycée Charles de Gaulle de Dijon. Le financement de cette opération est assuré par la Région de Bourgogne avec une participation du Ministere des affaires étrangeres et de la ville de Dijon. La réforme administrative polonaise de cette année a ouvert les portes de ce concours a de nouveaux candidats : le recrutement s’est en effet élargi 5 toute la volvodie de Cracovie et de Bialystok. Et ce changement s’est tout de suite traduit par un nombre accru d’inscrits :5 l’écrit, puisque 29 candidats se sont présentés a l’épreuve 1e 11 mars 99, contre 16 en 1998. Bialystok a compté 5 candidats aux épreuves écrites. La traditionnelle et imposante délégation dijonnaise qui sélectionne les lauréats lors des épreuves orales du concours, s’est rendue en Pologne fin mars. Elle était présidée par le proviseur du Lycée Charles de Gaulle, Gérard Cunin, et comportait 5 autres membres éminents Denis Ulrich, maire adjoint de Dijon, Laurent Bovin, Directeur adjoint des lycées, Micheline Beaulieu et Jean-Pierre Segond, professeurs agrégés de lettres du lycée Charles de Gaulle, et Anna Nawrocka, professeur de polonais :21 l’université de Bourgogne. Les lauréats du concours pour la voivodie de Bialystok sont : Kamila Kaja, Piotr Kleszczewski, Rafal Smalkowski. ‘ Les lauréats du concours pour la Vo'1'vodie de Cracovie sont : Magdalena Dywan, Monika Holboj, Magdalena Karpinska, Anna Malicka, Michal Marzec, Kamila Piekulska, Dorota Stachel, Kamila Waciega. Il est a noter que sur les 6 éleves de la ville de Cracovie, seuls trois sont issus du lycée bilingue franco- Page 18 . ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... polonais. L’élargissement du recrutement a la Voivodie met le lycée XVII en présence d’une concurrence plus importante, mais le soulage aussi de l’hémorragie de bons éleves que subissait cet établissement les années précédentes. Ce changement est donc favorable a la gestion des classes bilingues du lycée XVII, mais aussi a une perception plus démocratique du concours par les établissements scolaires. Ce concours semble d’autant plus s’ouvrir a Cracovie que 1’ «année zéro» est supprimée pour le recrutement au lycée bilingue. A Bialystok la situation reste plus difficile, puisqu’il n’existe pas de vivier officiel de candidats. Les 5 candidats qui se sont présentés au concours cette année, ont suivi des cours de frangais de leur propre initiative, notamment . -3 l’Alliance Frangaise. Ces lycéens sont extrémement motivés et conscients de la chance que représente pour eux ce bain de culture francaise. Ils sont d’ailleurs tres vite parmi les meilleurs de leur classe, poussés par la louable ambition d’égaler les Francais sur leur propre terrain. Nous ne savons pas encore quelles brillantes carriéres ont embrassés ceux qui sont déja revenus au pays. Les statistiques restent encore :21 faire. Mais leur bivalence culturelle et linguistique semble en faire des 51 présent des interlocuteurs précieux aussi bien pour les entreprises frangaises implantées en Pologne, que pour le Service culturel de 1’Ambassade de France. Suzanne KABOK Directrice adjointe de I’Institut Francais de Cracovie Monsieur Daniel Ollivier, Conseiller Culturel Scientifique et de Cooperation auprés l'Ambassade de France, 'a quitté son poste fin mars". Nous le remercions bien chaleureusement de son soutien et de l'intérét qu'il a toujours porté a notre Association. Europe
  19. 19. .. ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... Coin de Pambassade éme Festival de Théatre Lycéen Francophone a Poznan Le lycée n°l «Karol Marcinkowski», Ia Maison de la Bretagne et Ie Bureau de coopération linguistique et éducative ont organisé du 23 au 26 avril 1999 Ie 4-éme festival de theatre lycéen francophone. Cette manifestation prenant part au programme des journées culturelles francaise de la ville, a rassemblé pres de deux cents jeunes comédiens amateurs et Ieurs enseignants qui ont choisi Ie théatre comme moyen d’expression. 1 1 troupes polonaises ont pris part au concours. Le festival se voulant national Ies villes de Cracovie, Katowice, Lodz, Lublin, Zielona Gora, Opole, Varsovie et bien sur Poznan étaient représentées. Nous avons eu aussi Ie plaisir d ’accueiIIir 2 troupes étrangéres de Rennes (France) et de Pecs (Hongrie). n jury de 4 personnes a eu la tache difficile d’apprécier l’ensemble des spectacles. La présidence en est revenue a Madame Jolanta KAMINSKA, méthodologue et enseignante de frangais 5 Poznafi. Les autres membres du jury étant : M. Mourad ZMIT, enseignant de frangais au college de Koszalin et dramaturge ; M. Patrice GABLIN, enseignant de lettres, Vice-Président de l’Association «Vents 85 Marées» et M. Serge BELLINI, Attaché de coopération pour le frangais au BCLE de Varsovie. Les critéres de pédagogie, langue, théatralité et d’originalité ont été retenus pour évaluer les différentes prestations. D’une maniere générale, il ressort que d’une année sur l’autre, les spectacles proposés deviennent meilleurs tant sur le plan linguistique que sur le plan théatral. Cette année les éleves du Lycée II im. M. Konopnickiej d’Opole, emmenés par leur professeur Grazyna VWASOWICZ, en présentant un remarquable extrait de «La cantatrice chauve» d’Eugéne Ionesco, ont séduit le jury et les spectateurs. La prestation des éleves de classe III 2:1 orientation delf était tres homogéne et nous a livré un réel moment de plaisir. La troupe aura le privilege du premier prix qui sera de représenter la Pologne au Festival des Festival en l‘an 2000 :3 Gand en Belgique. Le deuxiéme prix est revenu au Lycée XIII im. M. Piotrowiczowej de Lodz qui a présenté une adaptation pour un spectacle s’intitulant «Un mot». Le travail important d’ Aleksandra RATUSZNIAK et d’Audrey BUTIN avec un groupe de 15 éleves de classes 0 et 1 de sections bilingues francophones a été déterminant dans la décision du jury. Un prix de 1000 PLN a été remis par les autorités éducatives et culturelles de la ville de Poznan. Enfin le Lycée I «Mlodej Polski» de Katowice en présentant un spectacle adapté de Cocteau et Claudel nommé «Ca biche» s’est livré a un exercice remarquable de qualité. On regrettera que ce travail qui fut le fruit de trois lycéennes d’année 4, passionnées de théatre, n’ait ouooooooohooocoo . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. ... . Europe pas entrainé une dynamique au niveau du lycée. La troupe a recu de la librairie Nowela de Poznan un prix de 400 PLN a faire valoir sur 1’achat de livres. Ce rendez-vous était aussi l’occasion pour les participants de parfaire leur approche du théatre. Au cours de ces journées des ateliers dont la thématique était : la voix, le geste, la mise en scene, ont été animés par MM. Patrice GABLIN, jean-Pierre ARMAND, conteur qu’on a eu 1e plaisir d’écouter au cours d’une soirée parrainée par l’Alliance Frangaise de Poznan, Robert BARTHE de la Maison de la Bretagne et Mme Jola CYNKUTIS du «Drugie studio» de Wroclaw. A l’issue de ces pratiques, les enseignants satisfaits de ces experiences, témoignaient de leurs besoins et réclamaient de telles sessions. Ce 4éme FTLF s’est déroulé dans la bonne humeur. Nous devons tirer un grand coup de chapeau a tous ceux qui se sont impliqués dans cette organisation. Je ne les nommerai pas de peur d’en oublier. Toutefois on remerciera le lycée n°I et particulierement les éleves de la troupe Jedynka na d. e.s. k.i. qui depuis le début du FTLF a Poznan s’investissent beaucoup dans cette manifesation. A l’invitation du lycée Leéwey de Pecs (Hongrie) il se rendront avec le soutien de l’Ambassade de France a leur prochain festival. Pour toute information complémentaire sur cette manifestation, veuillez contacter : Janina SZAFARKIEWICZ, Christelle le BOT :1 Poznan : 061 / 848 06 71 Serge BELLINI, Ambassade de France : 022 / 628 84 01 Pour ceux qui ont des envies de Voyage, de rencontrer d’autres lycéens et enseignants impliqués dans ce type de problérnatique, la Ville d’Arad en Roumanie organise son 7eme festival . -:2 I’automne. Pour tout renseignement contacter Florin DIDILESCU 0040 / 57 237 047, fax 0040 / 57 283 944, e-mail : crIf@spb. s1'tek. net . ... ... Page 19
  20. 20. 1 Coin de 4«W7nmi1999 . ... ... . . . - . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .». ... ... ..-. . . . . . . . . . éme festival international de THEATRE universitaire en langue francaise de Cracovie Rotunda (ul. Oleandry 1) I Bakalarz (ul. Ingardena 4) Le centre culturel ROTUNDA a accueilli du 4 au 7 mai 1999 la 8eme édition du Festival international de théatre universitaire en langue francaise de Cracovie. '11 a rassemblé cette année 10 troupes polonaises, dont 7 en competition, et 3 troupes étrangeres venant de Belgique (Liege et Bruxelles) et de Hongrie (Szeged). Le public tres nombreux, avec en moyenne 200 spectateurs a chaque representation, comme les membres du jury ont constaté la qualité sans cesse croissante de la prestation des troupes en competition, que ce soit pour la mise en scene ou pour la langue. Le jury avait déja noté cette tendance lors de la présélection de 10 dossiers parmi une vingtaine d’envois. "7’ ' ~ . Certains révélaient de sérieux efforts de gréigfl réflexion tant sur le choix et la lecture de 1’oeuvre, que sur les options de mise en scene. Plusieurs dossiers contenaient meme des croquis de costumes et des plans de scene. Le programme du Festival dénote également une volonté allirrnée d’aborder des pieces ou des auteurs de notre siecle, hors des chemins traditionnellement suivis. La formation mise en place par l’Institut Francais de Cracovie en novembre 1998 avait fait de cette modernisation du repertoire l’un de ses objectifs. Il est encourageant de voir que les responsables des troupes ont favorablement réagi 5 ces propositions. La troupe de l’Université Jagellonne, lauréate du ler prix l’an dernier, a présenté «Le troisieme sexe» (Boris Vian), hors competition, comme le stipule le reglement. Il en va de meme pour les deux troupes de Théatre de l’Entr’Acte dirigées par Madame et Monsieur BLONSKI dans «Le désir attrapé par la queue» (Pablo Picasso) et «Les Nonnes» (Edouardo Manet). Elles ont en effet déje acquis un statut semi- professionnel. Il est utile de souligner combien le contact avec des troupes semi-professionnelles, polonaises ou étrangeres, est formateur. Dambiance conviviale suscitée par l’exce11ente organisation du Festival facilite les nombreux échanges, échanges rendus possibles par l’utilisation exclusive du francais! Si les troupes furent bonnes, il faut également remercier le public qui a su garder sa spontanéité, sa bonne humeur, Page 20 Paulina Slupek, Paulina jedzrejczak, Ewa Aniolkowska(assise), Agnieszka Misztal, Grazyna Lesicka mais aussi son haut niveau d’exigence. Ce succes doit encourager tous les éleves, étudiants et professeurs a se lancer dans l’enrichissante expérience du théétre, merveilleux outil pédagogique pour les uns, et clé de Pépanouissement personnel pour tous. Enfm, un tel festival ne pourrait avoir lieu sans Fengagement de toutes celles et tous ceux qui lui donnent vie et le soutiennent, et plus particulierement M. Krzysztof BLONSKI, Directeur du College de Formation de Cracovie, M. Pierre FAULET, Assistant de frangais, M. Robert BANAS, Directeur du Centre Culturel ROTUNDA, le Ministere de l’Education Nationale, la VV. S.P de Cracovie, le College de Formation des Maitres, A. I.T. U., les Services de l’Ambassade de France et nos partenaires économiques dont l’aide précieuse est indispensable : la société Léonard’s, Gazeta Wyborcza et le Club BAKALARZ. Suzanne KABOK Paul SOULIGOUX 8eme festival international de théétre universitaire en Iangue francaise de Cracovie -. ... ... -.. ... ..-. .-. ... ... ... ..-. ..cocoon. ..- Europe
  21. 21. . its *-2,. “-s‘:9_'s%= .%_~= $~%: x,: ;— L'ffiIIfi3i . . . . e . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . - . . . . . . . . = . . . . .: F “ / /V’ t. /came. (U. A.M. PHILOLOGIE ROMANE) LA MORT DE TINTAGILES MAURICE MAETERLINCK la troupe remporte un séjour au festival ‘d’Avignon (B. C.L. E./ Jeunesse et Sports). 26‘/72a/ .’2/2'20 VARSOVIE (N. K.J. E) ' ’ ‘‘~“‘, /’ 1 «LE RHINOCEROS» D’EUGENE IONESCO i I ' I Grazyna Lesicka, PaulinaiSlu; ‘Jek, Ewa AniolItowska(surIla I , chaise), Inga Pietrusinska, Agnieszka Misztal, Marta Leonard 3)‘ Czajkowska(de dos), Paulina jedrzejczak fizzy LUBLIN (K. U.L. ) «LES FEMMES AU TOMBEAU» DE MICHEL DE GHELDERODE la troupe remporte un magnétoscope (Societe la troupe regoit une encyclopedie offerte par le Recteur de l’Ecole Supérieure de Pedagogie de Cracovie. QM fl & / rzeiézma act/ ‘Zea — Paulina JEDRZEJCZAK, VARSOVIE (N. K._I. E) — Agata SLOMIANA, POZNAN (U. A.M. ) — JOLANTA WOLSKA, GLIWICE (N. K._]'. O.) les trois actrices remportent un séjour au festival de theatre de Pau (B. C.L. E./ Jeunesse et Sports). ES" 0 I p _ _ i Le Ministere de l’Education Nationale , . . _ .0 }‘__). _zi ii ‘I . a remis é chaque acteur un livre fiangais. Inga Pietrusinska, Paulina jedrzejczak
  22. 22. lnterview de Patrick Vaillant, Consul a l'Ambassade de France La politique cle la porte ouverte «Notre Consul est tres bien» - c'est l'opinion de chaque Francais £1 propos de Monsieur Patrick Vaillant - Consul de France auprés de l'Ambassade de France 5 Varsovie. J] : Vous étes bien aimé et estimé par vos compatriotes, les Polonais voudraient aussi vous connaitre mieux Mes cornpatriotes sont bien gentils. .. Mon métier est un métier de contacts. Ma porte est toujours ouverte. Un consulat c'est comme une mairie, une préfecture. ‘ J]: Depuis combien de temps exercez—vous la fonction de Consul en Pologne et qu'est-ce que vous avez fait avant de venir :3 Varsovie P j'ai commence ma carriére par 1‘Algérie, en 1970, :3 Constantine. J'y suis resté 6 ans, puis j'ai été 5 Freetown (la Sierra Leone, un pays d'Afrique occidentale), ensuite au Pakistan 2‘: Karachi, apres en Yougoslavie ou j'ai rencontré ma femme, puis je suis allé en Belgique, :1 Liege. j'ai passé deux ans 51 Paris. Apres cela, j'ai fait une mission tres courte a Vientiane (au Laos). Mon dernier poste, avant de venir 2‘ Varsovie, était Manille aux Philippines (quatre ans). En septembre 1997 je suis arrivé en Pologne. On est nomade ; on va de pays en pays, et c'est héréditaire, mes parents étaient déja des expatriés. Ma mere a formé de nombreux professeurs de frangais a Fétranger. Elle était directrice d'éco1e d'app1ication en Tlinisie, en Algérie et au Sénégal. J] : La communauté francaise en Pologne est assez nombreuse, dans quelle région de Pologne y a-t-il le plus grand nombre de Francais P C'est dans la région de Varsovie (3000 Francais). Sur l'ensemble de la Pologne on compte environ 5000 personnes, surtout dans des grandes EH15; villes comme par exemple Cracovie, Gdansk, Poznan, Katowice, Lodz, Wroclaw, (etc. ) Nous avons aussi une petite communauté francaise d'origine polonaise a Walbrzych (600 personnes). Ils sont Polonais et Francais en méme temps. Beaucoup d'entre eux ne parlent pas frangais, ou tres peu. Ils relevent du Consulat General a Cracovie. J] : Combien de consulats francais y a-t-il en Pologne P Une section consulaire :3 Varsovie, un consulat general a Cracovie, des consulats honoraires 5. Gdansk, Poznan, Opole, Wroclaw et a Lodz, ce dernier ayant été ouvert tres récemment. J] : Quel est le role d'un Consul Honoraire P I1 joue le role de correspondant. En général, ce sont des ressortissants polonais, le plus souvent des personnalités de la Ville ou des hommes d'affaires. Ils représentent 1'Ambassadeur dans les cérémonie officielles, ils facilitent les rapports de l'ambassade avec les autorités locales et ils assistent les Francais en difficulté. J] : Quelle est la différence entre un ambassadeur et un consul P L'Ambassadeur est le représentant ' de la France :3 l'étranger et il est le chef de tous les services. Le Consul est 1‘un de ses collaborateurs chargé plus spécialement de s'occuper de la communauté francaise et des étrangers qui ont besoin d'un visa pour aller en France. J] : Quels milieux sociaux francais sont les plus nombreux dans notre pays et de quoi cela dépend-il P En général, ce sont des cadres ou des personnes qui présentent des connaissances particulieres par rapport a leur métier. Avant de recruter un expatrié en Pologne, une société locale doit prouver qu'elle ne . .. . . . . . ... ... ... ... ... ... ... ... -.-. nu. nu. -.. ... ... ..-. ... ... u.. nu. ... ... ... ... ... ... ... ... ; lfl! ?{’v, l7"[l9¥'A"U . . . . peut pas trouver, sur le marché de l'emploi, un ressortissant polonais qui a les mémes compétences . J] : Peut-on dire qu'un consul a sa vie privée, ou consacre-il toute sa personne 5 sa patrie étant disponible pour ses concitoyens 5 chaque instant P j'ai une vie privée. Certes, un agent de la section consulaire est de service 24 heures sur 24 mais c'est un travail d'équipe avec un roulement. De plus, nous disposons d'une permanence téléphonique 5 l'ambassade qui facilite notre travail ; les personnes répondent aux questions de nos ressortissants et ne font appel a 1'agent de permanence au consulat qu'en cas de probleme grave. J] : j'ai entendu dire que votre épouse est directrice et enseignante de peinture dans son école privée 51 Varsovie. Son travail est bien estimé par les Francais. Enseigne-t-elle la peinture aux Polonais aussi P Mon épouse est, avant tout, une artiste qui travaille le textile, elle est licier. Elle a plus de trente ans d'expérience. Elle est également professeur de Beaux Arts. Elle a un atelier 5 Varsovie pour le tissage et donne également des cours privés aux enfants de six :5 dix-huit ans. Elle m'aide aussi beaucoup dans mon métier de diplomate. Nous recevons beaucoup. Dans ce domaine, elle est pour moi tres précieuse. J]: Les éleves du Lycée Boy Zelenski (ou j'enseigne) voudraient savoir si vous avez des enfants et ce qu’ils font dans la vie. _I'ai une fille qui a 19 ans. Elle a vécu toute sa vie £1 l'étranger. Elle est maintenant 5 Paris et poursuit des études pour étre attachée de presse ou chargée de relations publiques. Elle ne souhaite pas devenir diplomate. ‘II .1 0 PB .1
  23. 23. annu. .-no-o. .--o--ccup. -o-sac--o-. -ccnunu. nun. -.--. ..--. ..-n. ..-cu. -sou. ..-. ..---o-co J] : Si un couple franco-polonais veut se marier en Pologne, doit-il s'adresser au CONSULAT P Etes- vous chargé de remplir a l'égard des Francais les fonctions d'OFFICIER d'ETAT CIVIL P 11 faut savoir qu'un consul ne peut rnarier que deux ressortissants de son propre pays (conformément a la Convention de Vienne). De ce fait, il y a tres peu de rnariages au consulat. Dans le cas d'un couple mixte, 1e mariage se déroule devant les autorités polonaises. Je donne au préalable un certificat de capacité a mariage. Avec ce document, l'officier d'état civil polonais peut célébrer le rnariage. Le couple me remet un acte de mariage polonais et je fais une transcription, doivent s'adresser autorités judiciaires polonaises. Le consul n'a pas de compétences en matiere judiciaire. aux J] : Un ressortissant francais peut avoir plusieurs nationa-lités Oui, mais il y a un principe de droit international qui prévoit que c'est la nationalité du pays dans lequel on se trouve qui prévaut. Donc, un Franco- Polonais en Pologne est Polonais devant les autorités locales. lnterview revanche, des ressortissants d'autres pays comme, par exemple les Ukrainiens, les Vietnamiens, ont besoin d'un visa de court séjour pour aller en France. J] : La Pologne actuelle, comment la trouvez-vous P En pleine expansion ! j'ai vraiment une bonne impression de ce pays apres une premiere année de séjour 5 Varsovie. Je suis ravi d'etre :3 Varsovie oil j'avais demande :3 servir. j'ai trouvé des gens plein de gentillesse et ‘la Pologne est un pays agréable. J] : Si la Pologne adhere :1 l‘Union E u r o p é e n n e , comment voyez-vous son avenir P Je pense que c'est c'est-a-dire, que une bonne chose pour j'enregistre ce la Pologne. mariage dans l'état civil frangais. Depuis J] : Les Francais 1e début de cette" sont-ils Euro- année, j'ai célébré enthousiastesP deux mariages franco- Une grande frangais et transcris majorité oui, soixante mariages franco-polonais. J] : Le nombre de mariages franco- polonais augmente-t-il, ou non P Je pense que oui. De nos jours, les jeunes voyagent beaucoup - c'est une des raisons. En général, ce sont de bons mariages. J] : Le consul est-il autorisé :3 accorder un divorce P Le consul n'est pas autorisé :5 prononcer des divorces. C'est un sujet d'actualité qui fait l'objet de discussions. Si un jour le maire a autorité pour prononcer des divorces, alors le consul l'aura certainement aussi. J] : Qui remplit 5 l'égard des Francais les fonctions de juge en matiere civile et commerciale P S'ils sont résidents en Pologne, ils Europe J] : Votre opinion sur le Lycée Francais :1 Varsovie P Un bon établissement scolaire. Dans les villes 011 i1 n'y a pas d'école francaise c'est un probleme pour nos ressortissants qui ont des enfants. Ils- ont recours au Centre National d'enseignement par correspondance, mais c'est assez difficile. A Cracovie, une classe primaire a plusieurs niveaux est en cours de création. J] : Qui a besoin d'obtenir le visa frangais, étant donné que les frontiéres francaises sont ouvertes pour les Polonais P Les ressortissants polonais n'ont pas besoin de visa pour un séjour de moins de trois mois. Ceux qui veulent étudier ou travailler en France, ont besoin d'un visa de long séjour, c'est du reste la meme chose pour les Francais qui viennent en Pologne. En personnellement je suis un Européen convaincu. J] : _]e me suis apergu, monsieur le Consul que vous aimez la musique. Comment avez-vous trouvé le concert de Zygmunt Krauze :3 la Radio Polonaise P Que] genre de musique aimez-vous le plus P Le concert était tres bon. j'aime ce genre de musique. En général, j'airne _. la musique classique, Chopin, Bizet. .. je suis souvent «inquiet» quand il s'agit de musique contemporaine. J] : En vous souhaitant un tres bon séjour en Pologne, je vous remercie, Monsieur le Consul, de m'avoir accordé cette interview. Propos recueillis par Janina Jarocka Page 23
  24. 24. Attention ! . .. aux adverbes a formation des adverbes en «-ment» parait l’une des Lplus simples. Comme dans une recette de cuisine, il suffit de «prendre» un adjectif, de le «mettre» au féminin, d’y «ajouter» le suffixe «-ment», et la production de 1'adverbe est achevée. Pourtant, il a été démontré qu'enViron 86% des adjectifs contenus dans les dictionnaires n'ont pas de correspondant adverbial en -ment. Les complications orthographiques mises a part, ce qui freine l'adVerbia1isation de Certains adjectifs c'est surtout le sens. Longuement, par exemple, n'a en principe gardé que le sens temporel de «longue». Droitement, gauchement, hautement, bassement ne recouvrent pas tout le sémantisme de leurs adjectifs de base. Vertement n'a été possible que grace au sens figuré de l'adjectif «vert». Absent, adjoint. .. sont rebelles a l'adverbia1isation parce que leur sens ne s‘y préte pas. On dit bien «a l'américaine» mais pas «américainement». A cété de «inexprimablernent» on ne note pas «exprimablement». «Diablement» Vachement, nuitamment. ..»sont des dérivés de noms. dr Maria LozI1<JsKA, spécialiste de grammaire, ancienne enseignante de Philologie Romane actuellement a Ia retraite coo aux fautes 1 est vraiment heureux que dans de nombreuses librairies nous trouvions des titres qui nous encouragent a perfectionner notre frangais. Pourtant si vous avez en mains le livre intitulé «Testez Votre frangais» de Hanna Uzar, soyez critiques! Pour citer quelques exemples: Ala page 12, phrase 17 : «. ..reponse a parut» Corrigé pour la phrase 23 de la page 12: «une espoir» A la page 24, phrase 17 : «. .les sculptures du Louvres» A la page 25 phrase 26 2 «Donnez-moi un kilo de pain» (a transformer avec le pronom «EN») Le corrigé nous propose la solution : «Donnez-en moi un kilo» au lieu de «Donnez-m'en un kilo» Age 26 phrase 51 : «Catherine a rencontré Elisabeth au Jardin des Plantes». Dans le corrigé: «Catherine y l'a rencontrée» au lieu de «Catherine l'y a rencontrée». ‘ S'il s'agit des accents: ou bien ils n'apparaissent pas ou bien ils sont mal placés: A la page 24 phrase 16 : «I1 réve de son succés». A la page 72 phrase 1 : «. ..Qu'est-ce qui t'a attire dans cette ville P» «Martine a téléphoné a Christian . ..» A la page 77 phrase 43 : «Vous étes déja rentres des Page 24 E . .-. -.. ... ... ... ..-. ... ... ..nu. ... ..-. .-. ... ... ... ... ..u. u.. -nu. » «-ment» e: n ~. ‘,2’ ‘ ' . - “$7 . mm . ’ A. —, . . 4 , A gauche Elzbieta KARPINSKA a droite Maria LOZINSKA vacances ? » A la page 80 dans le texte 16 : «. ..mais son pere lui demandé a son tour . ..» Et comment comprendre la phrase n°l4 de la page 73 : «Pourquoi pars, tu? » ' Sur le participe passé du verbe «répondre» l'accent aigu n'apparait jamais. La conclusion s'impose : les fautes qu‘on trouve dans «Testez votre frangais» sont trop nombreuses pour que nos éleves puissent travailler sans l'aide de leurs professeurs et tester leur frangais tout seuls. Qu’adViendrait-il S'ils s’approprient toutes ces fautes P Section de grammaire Elibieta KARPINSKA L. O.im. Koleataja urope
  25. 25. Les professeurs polonais a Paris n hiver, un groupe de 20 professeurs de colleges et d'écoles de toute la Pologne a séjourné a Paris pendant plus de 2 semaines dans le cadre du stage organisé par 1'Ambassade de France en Pologne et 1'A1liance Frangaise de Paris. L'objectif du stage était d'apprendre a observer les cours et de perfectionner ses connaissances en méthodologie du F. L.E. Nous avons été sélectionnés par 1'Ambassade pour travailler en binomes : un méthodologue du college avec son partenaire : professeur- tuteur de l'éco1e primaire ou du lycée. Les cours étaient animés par Monique Waendendries (observation de classes), Anne Bourdet (situations d'écrit / grammaire) et Claire-Lise Dautry (pratiques de l‘oral). Durant le stage, nous avons pu observer les cours donnés par les professeurs de l’Alliance Frangaise de Paris (Geraldine Parachini, Sylvie Pons, Jean-Thierry le Bougnec, Annie Berthet, Dominique Champ-Renaud et Marie—_]osé Lopes). Nous en avons fait des rapports en groupes, qui ont été ensuite remis a notre formatrice - Monique Waendendries. Ce stage avait beaucoup de points forts : tres bonne organisation, bonne nourriture (la cantine de l’Alliance et le restaurant de l’h6tel) bon logement (FIAP-Foyer International d‘Accueil de Paris 30, rue Cabanis m°Glaciere) et le programme tres attrayant (entre autres dégustation de Vins et fromages). Nous avons appris comment faire de la grammaire autrement, avec des bandes dessinées, des chansons et des textes littéraires, comment évaluer les cours mené par nos étudiants (cela intéressait avant tout les méthodologues des colleges) et nous avons pu voir comment on enseigne la langue woolof. En ce qui concerne notre petit binéme de Varsovie (Magda Szeska-Plewako et Anna Grzegorowska), le stage nous a été tres profitable et nous a donné des idées pour l'avenir. Pour les autres binémes je crois que les impressions étaient tres bonnes également, malgré une certaine diversité d'attentes au début du stage. Le seul point faible 5 relever qui me semble important c'est le fait que nous n'ayons pas pu travailler dans les binomes initiaux, mais nous nous sommes retrouvés «jumelés» avec d'autres collegues. Toutefois ce jumelage nous a permis de mieux nous connaitre et de profiter pleinement de notre savoir collectif- je crois que pour certains collegues c'était profitable. Je voudrais remercier encore une fois tres chaleureusement Monique Waendendries et Anna Bourdet pour l’ambiance tres chaleureuse et amicale qu'elles ont su créer et encourager tous ceux qui n'ont jamais été a 1'Alliance Frangaise de Paris a s‘y rendre l’année prochaine. Anna Grzegorowska grzegoroWska. anna @ Iemelfr Europe fe Quelques participants au stagejoanna I/ Vfodarczyk , MaIgorzata Wojciechowska, Bozena Kulczycka, Marzena Pelcez; Barbara Sierpiziska, Mariola Broslawska, jaga Dabrowska) - Av. ‘ M . La soirée «Vins-fi‘omages» : Anna Grzegorowska et Bozerza Kulczycka avec une tres gentille représentante du FIAP qui détestait 1e fivomagefl) Mieczys awa Taraszczuk er Anna Grzegorowska en train de remer- cier Ia representante de folfice du tourisme du FIAP pour la documen- tation qu'e1le nous avait transmise (des centaines de plans de métro! ) Page 25 "
  26. 26. Une nouvelle . namique pour les cours de franéais GRANDS ADOLESCENTS ET ADULTES EN FRANQAIS - 2 NIVEAUX DE 120 A 150 HEURES CHACUN REFLE TS met I 'accent sur les cétés pratiques de la vie quotidienne et professionnelle, loin des clichés et des cartes postales. REFLETS, c’est I'authenticité des aspects socioculturels, des personnages, des situations de communication. Un cours dynamique Le feuilleton, genre télévisuel universellement connu et regardé, avec son cété acrocheur et plein d'humour, donne a REFLETS son caractere unique pour stimuler | 'intérét de | 'étudiant et lui donner envie de continuer plus avant dans I'apprentissage. La vidéo La vidéo permet une compréhension globale grace a des informations visuelles immediatement accessibles. Elle permet de faire la part du non-verbal dans la communication, L'étudiant commence par comprendre avant de s'intéresser a la langue. La demarche va du sens a la langue. L'audio L'audio fait porter rattention sur la prononciafion et l'intonation. Les enregistrernents reprennent les dialogues de la video et servent de support a de nombreux exercices oraux. Un CD audio destiné a | 'etudiant reprend les dialogues du feuilleton pour un entrainement a la compréhension orale. QIL ‘Be 2, Un cours bien structuré REFLETS une demarche fondée sur: I la compréhension des textes oraux en approche globale, puis séquence par séquence, I une progression grammaticale et langagiere rigoureuse et classique, I des stratégies d'écrit, I des pages d'élargissement culturel (civilisation), de vocabulaire et de projets. Un ensemble pedagogique’ ’ parfaitement mtegre Autour d'une démarche d'apprentissage active, REFLETS integre parfaitement les rapports de l'écrit, de la video et de l'audio, grace a des documents concus et réalisés spécifiquement pour s'intégrer a la triple progression culturelle, gramaticale et communicative de la méthode. . AVEC VIDEO INTEGREE L'écrit Le livre de | 'éleve (224 pages) et Ie cahier d'activités (128 pages) constituent un cours «classique», complet et progressif qui peut parfaitement étre utilise seul, sans recours systématique au visionnement de la vidéo. Le guide pédagogique propose, outre Ies indications methodologiques et les corrigés, 12 tests devaluation correspondant aux 12 dossiers.
  27. 27. .--a. -e; ... ... .--nu. .--a---~: --ca. ..na¢oa—. .--. ... ... .----a--of-. - Andrzej Sapkowski lnterviewé par Dominika Materska * je ne suis pas un showman D. M. Parmi tous les écrivains polonais, auteurs de littérature populaire, c’est vous qui avez le plus grand et le plus fidele groupe de lecteurs. En tant qu’auteur professionnel de livres fantastiques vous représentez un groupe tres restreint d’écrivains. Comment vous- méme étes-vous devenu écrivain P Un jour au début des années 90, je suis allé au travail et j’ai constaté que mon entreprise venait de faire faillite. Auparavant, ayant travaillé pendant plusieurs années dans le commerce exbéxieur, quand j’avais du temps libre, en congé maladie par exemple, j’émivais des histoires, qui plaisaient aux lecteurs. Elles ont obtenu plusieurs prix et ont été publiées dans les magazines de science-ficfion et dans les collections de livres. Au moment donc, ofije me suis apergu que j’étais chémeur, j’ai dfi faire un choix: chercher un autre travail ou bien essayer de gagner mon pain quofidien en écrivant. Malgré la situation sur le marché polonais du livre qui n’encourage pas a vivre de la littérature, je ne voulais pas repartir 2:: zero, alors je me suis dit «pourquoi ne pas essayer ? » D. M. : Est-ce que 5 cette époque, vous étiez déja Iié avec la maison «superNOWA» éditeur de la saga du sorcier Geralt P Oui, excepté un recueil d’histoires publié dans «Reporter» il y a longtemps, je reste fidele a <<superNOWA». Mon premier livre édité chez eux a inauguré en meme temps le cycle des histoires de Geralt. Ce livre-ci, intitulé «Miecz przeznaczenia» («Bépée du destin») était compose d’histoires bien liées entre elles et c’était quelque chose entre un roman et un recueil d’histoires. _I’ai écrit ces histoires sous la pression du temps, elles ont été imprimées presque simultanément et l’éditeur a attendu qu’il y en ait suflisamment pour en faire un livre. Ensuite, il y a eu la saga en cinq volumes et chaque année «superNOWA» a publié le tome suivant. Le dernier, «Pani Jeziora» («La Dame du Lac») a paru a la mi-février. D. M. : Un livre par an, c’est plutfit un bon résultat ? En Pologne afin de vivre de 1’écriture, un auteur dont les livres paraissent dans un tirage standard devrait en théorie en écrire trois par an, chose absolument impossible en pratique. Un livre par an c’est plus ou moins 1.. .. . . la quantité de bestsellers qu’un auteur doit écrire dans un pays qui a un marché du livre bien développé. Par exemple; en Amerique Stephen King écrit en moyenne un roman par an. Cependant, dans son cas le contrat pour un livre est associé automatiquement avec la vente de droits cinématogaphiques. D. M. : Apres le grand succes des livres sur Geralt, vous n’avez-vous pas envisagé cle quitter votre éditeur pour un éditeur plus grand et plus renommé ? Je ne vois aucun motif pour le faire. Je me rappelle de «superNOWA» du temps ofi j’ai commencé ma coopération avec eux - lorsque cette maison avait un caractere completement different car elle se spécialisait dans les livres de vulgarisation scientifique et dans la publicistique. _]’ai été un des premiers écrivains de livres fantastiques que «superNOWA» ait décidé d’éditer et je suis satisfait de cette coopération avec eux. W mon passé dans le commerce, je sais bien que les contrats les plus précieux sont ceux qui sont stables avec des partenaires connus. D. M. : Comment s’est formée votre popularité dans les pays autres que la Pologne ? En Tchéquie et en Russie, je suis traduit immédiatement, je donne le texte aux éditeurs aussitét qu’il est fini. A vral dire certains de mes livres n’ont été publiés qu’en Tchéquie, la Pologne n’a pas publié toutes mes histoires, y compris celles qui ne sont pas consacrées aux aventures de Geralt. Je ne suis pas encore 1Iaduit en anglais mais je ‘ fais figure d’un écrivain polonais tres connu «Sapkowsi» dans une encyclopedie de SF sur Internet. Je pense en tous cas que j’ai plus de chance que Rafal Ziemkiewicz qui y figure comme «écxivain tcheque». D. M. : Vous avez habitué vos lecteurs an ce que chaque année u_n autre livre sur Geralt soit publié. Bautomne dernier, ils ne l’ont' plus regu - ils s’en sont beaucoup inquiétés. Oui, pour certaines raisons, j’avais decidé que les intervalles entre les tomes de la saga ne dépasseraient- pas un an. Prernierement rnon éditeur m’a persuadé de publier plus tot que prévu le premier livre, simplement de ce que j’avais écrit auparavant. Deuxiemement je ne voulais pas admettre la situation oil mes u-Inuu---IInuI-co-Ioconnu: nananooocoooolconoaconnooouuooollvrvv ‘—1'. l'K‘«lI_I’ l lecteurs devenaient trop grands pour des livres de ce genre. I1 me semble qu’en Pologne on commence la lecture exceptionnellement tét - le livre arrive aux lecteurs agés de 10 cu 12 ans, contrairement aux Etats-Unis, ofi on ne lit vraiment qu’au college universitaire. Alors si on a été fasciné par les premieres histoires de Geralt quand on était a l’école primaire il serait difficile d’attendre la fin de la saga jusqu’a 1’é_ge de 30 ans pour étre certainement dégu. Je ne voulais pas devenir un deuxieme Szklarski - je me souviens de la premiere fascination des aventures de Tbmek, mais je ne suis malheureusement pas arrivé jusqu‘a leur fin. Finalement c’est le rythme de travail - la conviction que je devais finir un autre volume avant le mois de septembre qui m’a aidé a m’organiser. D’habitude, je n’avais pas de grands problemes :3 respecter les délais. La publication tardive du dernier livre résulte entre autre de ce qu’il est le plus long, je voulais finir toutes les trames, veiller a ce que chaque fusil chargé dans les tomes précédents fasse feu. D. M. : Vous n’avez donc pas l’intention de revenir a vos héros et de continuer leurs aventures P Non, je ne voudrais ni écrire ce qui se passera apres ni ce qui s’est passé avec Geralt avant le début de la saga. je me rends compte que la tendance générale qui domine dans le marché du fantastique invite les professionnels de ce genre (21 écrire des cycles romanesques tres longs, qui ne finissent jamais. Roger Zelazny qui avait juré de ne jamais écrire la suite de ses livres sur Amber, a écrit ensuite volume apres volume et s’il avait encore vécu il aurait écrit les livres suivants. Moi, je voudrais maintenant m’occuper de quelque chose d‘absolument nouveau. D. M. : Vous n’avez pourtant pas l’intention d’abandonner la science- fiction et de vous intéresser par exemple au' roman policier ? Non, le changement ne va pas étre aussi radical. Pour 1’instant mes projets sont plutét vagues, j’ai fini le travail sur «Pani Jeziora» («La Dame du Lao») il y a seulement deux semaines et depuis je me préoccupe de la promotion de ce livre, alors je n’ai pas encore eu le temps de réfléchir quoi faire ensuite. (Lire la suite page 30)

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