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Extrait 3 ch 11 fb Life Source Quest Cervoclonis Pierre ST Vincent.

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Bien que l’aventure commence en 2080, elle prend réellement ses racines... 62 millions d'années avant. Ce livre éclaire, grâce aux découvertes de cette fin de 21éme siècle, des événements ayant eu lieu au plus profond de la genèse humaine.
Le Mont Laoshan où se situe cette odyssée, abrite bien la demeure des
immortels. Il n'y a aucun doute !!!...
Un étrange vieillard rencontré sur ce lieu, raconte une épopée invraisemblable... Faut-il le croire ?
Son incroyable histoire conforte la quête du personnage principal, « Le Président », dont le but est de découvrir ses lointains aïeux depuis qu’il a inventé cet invraisemblable « ordinateur cerveau biochimique » baptisé : Cervoclonis .
Le chemin sera long et les surprises de tailles...
Jusqu’où ira le Président pour connaître ses racines ? Peut-être jusqu’à la source de l’Humanité.

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Extrait 3 ch 11 fb Life Source Quest Cervoclonis Pierre ST Vincent.

  1. 1. Bien calée dans son fauteuil, elle rêvassait. Mais à quoi ? Encore attendre, savourer à nouveau les instants intenses de leur dernière liaison orgasmique… Revivre les frissons délicieux procurés par des mots magiques reçus en elle et dont Childéric avait hérité de sa fusion avec Cervoclonis. Elle s’interrogeait. Sa mère physiologique avait-elle vécu ces situations tellement incroyables, concrètement et non virtuellement ? Comment avait-elle réussi ces relations un peu délicates ? Luan avait seulement reçu l’enseignement des liaisons orgasmiques. Sa mère était née bien avant ces pratiques. Elles dataient tout au plus de 30 ans. Elle, sa génitrice, avait certainement connue l’amour physique, ces contacts annoncés comme rétrogrades et non hygiéniques. Il y avait autre chose à découvrir que l’amour par liaisons cryptées informatiques ; Luan le ressentait confusément. * Elle s’accorda encore quelques minutes de méditation, puis, quelques autres, jusqu’à ce que l’image tant attendue illumine son salon. Childéric venait d’apparaître !! Mais son apparition n’était pas holographique !! Il était ici !! Près d’elle. Elle ferma les yeux, entendit des glissements de pas sur le sol, ressentit le frôlement d’une main dans la sienne. Tout ceci ne pouvait pas être réel !! Elle rouvrit les yeux. Quelle était son intention, que se passait-il ? Pourquoi était-il si près ? Si proche, au point de sentir sa respiration exhaler encore les senteurs des lotus de son jardin chinois ! L’autre main caressa sa nuque, contourna son visage, frôla ses lèvres, puis continua sur le cou, les épaules, et s’arrêta, comme si une frontière invisible défendait l’accès d’une zone inconnue. Les bras de Luan venaient de contenir cette avance vers le secret de son corps. Elle souhaitait lier chaque caresse à un mot, des termes nouveaux se bousculant aux commissures de ses lèvres en écho à ceux attendus de son amant ! Childéric avait abandonné Cervoclonis. La découverte du velouté de cette peau, puis le contact de ces bras canalisant les siens, étaient au-delà de toute sensation cryptée orgasmique. Bien au-delà… Luan désirait autre chose, dans ce silence brûlant ! Childéric le comprenait intuitivement. Découvrir les désirs d’une femme, alors que toute sa jeune carrière avait été dévolue au travail, le laissait totalement inepte ! Et pourtant, ils le savaient : tous les deux devaient franchir ces barrières élevées par la société néo-individualiste ! Naïvement, il appela Cervoclonis à l’aide. Du fond de sa nature humaine, des entrailles de ses ancêtres jaillirent la source du lyrisme, celle de la séduction, puis celle du désir charnel.
  2. 2. Des mots arrivèrent tumultueusement, en torrents, canalisés par des gestes imprécis, maladroits, affinés par Luan le guidant dans le dédale de ses réactions psycho-impulsives vers l’aboutissement du véritable amour physique. Luan, bercée par le doux murmure de la voix et les vagues du désir se comportait, tantôt comme la dernière des courtisanes extrayant de son moi profond des cris d’amour, des onomatopées obscènes, des râlements de bête en chaleur, tantôt en tendre amoureuse, emportée par les mots langoureux bâtis en poésies, susurrés par son amant. Aucune question ne surgissait de leurs ébats ! Plus rien ne les étonnaient, sinon l’origine de ce feu brûlant s’enflammant en eux, lançant des pointes phosphorescentes, comparables aux cimes de leur jouissance. *

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