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Gazette 3. Festival international du Film.

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Gazette 3. Festival international du Film. Jeudi 13 Octobre 2016

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Gazette 3. Festival international du Film.

  1. 1. la gazette H ier les plus jeunes ont assisté à la projection du film d’anima- tion Ma Vie de Courgette. Réa- lisé en stop-motion, c’est à dire image par image, avec des personnages sem- blables à Wallace et Gromit. Réunis- sant un groupe d’enfants aux histoires complexes et aux caractères uniques, il est bourré d’humour et de situations comiques. Autant dire que les éclats de rire étaient de la partie. Chose toutefois étonnante pour un film qui traite de sujets délicats tels que la maltraitance, les foyers d’accueil et l’abandon. Ce qui impressionne avec ce long- métrage c’est sa double lecture  : alors que le silence éloquent des adultes en dit long sur l’émotion procurée par certaines scènes diffi- ciles, les enfants, eux, s’esclaffent sans relâche. On se souvient notamment d’une scène vio- lente accueillie par les enfants avec humour et surprise : le petit Courgette qui referme la trappe du grenier sur la tête de sa mère éner- vée et alcoolique. À la fin de la séance, nous sommes parties à la rencontre de ce jeune pu- blic et c’est avec le sourire aux lèvres que Simon et sa petite sœur Charlotte nous ont livré leurs ressentis à propos de Ma Vie de Courgette, tan- tôt loufoque, tantôt tragique. Ce que retient Simon,8 ans,c’est ce passage où les enfants, à la fin, se font prendre en photo par le gendarme Raymond : « Il était très drôle, surtout quand à la fin les enfants ont montré leurs fesses ». Quant à sa petite sœur, Charlotte, 6 ans, éga- lement enchantée après visionnage du film, c’est la figure de la tante de Ca- mille, vulgaire et méprisante qui la choque le plus : « J’ai trouvé le film un peu triste parce que la tata de Camille elle est pas très gen- tille et elle fait peur ». Le plus saisissant c’est que l’on remarque très rapidement qu’il y a des sensibilités différentes selon les enfants et cela se perçoit très bien durant les projections ! On peut entendre des rires et cris de surprise au même moment, comme des réactions totalement différentes notamment durant la scène où Courgette se fait traiter de patate par son camarade Simon : «oh le pauvre !» et «trop drôle patate» se che- vauchent en une cacophonie surprenante. La maman de Charlotte et Simon les a menés au cinéma afin« d’être dans un environnement fermé [qui] favorise leur attention ». Quand nous lui avons demandé pourquoi elle avait choisi pour ses enfants cette projection plutôt qu’une autre: « Parce que c’est un film qui traite d’un sujet peu banal ».Elle rajoute« Pour moi le Festival est réellement formateur. Il permet aussi aux enfants de s’ouvrir à d’autres films que les Pixar ou les Disney par exemple». Courgette, c’est donc l’anti navet. Bravo! Un légume n’aura jamais été aussi émouvant. ©ÉLISE SABOURIN 7e « LE FESTIVAL C’EST TROP GÉNIAL ! » CHARLOTTE ET SIMON «Trop drôle patate!» (au premier rang) jeudi 13 octobre 2016 no 3 JESSYCA POUPIN ET ÉNORA PAGNOUX Prochaine et dernière projection Vendredi - 9h30 - Manège
  2. 2. Qu’il s’agisse du public scolaire ou du jeune public, une pro- grammation de choix leur a été dédiée cette année encore sous la direction d’Hélène Hoël, chargée de la programma- tion. Les projections se terminent demain matin ; les ate- liers ce week end. Pour cette 7e édition, c’est le thème de l’eau - pour faire écho au Vendée Globe - qui a rythmé les séances des plus jeunes. Pour l’occasion, deux programmes de cinq courts métrages ont été conçus à destination des maternelles et des primaires. Il s’agissait de créer un corpus entre les différentes œuvres et de propo- ser des « pistes de lecture » aux enseignants afin de poursuivre l’expé- rience vécue sur grand écran par les enfants, dans les salles de classe. Au-delà des projections, Hélène Hoël a à cœur de favoriser les temps d’échange avec le jeune public « dans la mesure du possible » en amont et en aval des projections. Une occasion de recueillir les impressions et de répondre aux éventuels questionnements des plus jeunes. « Un tra- vail réalisé tout au long de l’année », tient-elle à souligner. Des ateliers ludiques Le Festival International du Film, c’est aussi laisser s’exprimer les plus jeunes en les plaçant au cœur du festival, qu’ils deviennent acteurs en s’exprimant à travers divers ateliers faisant écho aux films visionnés. Hier après-midi c’est un atelier de chronophotographie qui leur a spécia- lement été dédié au studio de danse du Grand R.Ce procédé inventé par Eadweard Muybridge - dont l’affiche du FIF est directement inspirée - a su les amuser tout en leur faisant découvrir une des inventions précur- seur du cinéma.D’autres ateliers sont également à découvrir ce samedi: le premier, «Modèle ton Gromit», sera proposé après vision- nage du film Wallace et Gromit (dans le cadre d’un convivial et familial ciné p’tit dèj). Une occasion pour les plus jeunes de découvrir les techniques du stop-motion et de laisser libre court à leur imagination en modelant leur propre personnage. Le second, «Table Mash’up» leur est également destiné afin de com- prendre l’importance du montage dans le processus de création d’un film. Grâce à une table de montage ludique et intuitive, les plus petits pourront découvrir le«sens caché des images»et créer leur propre film, du doublage à la bande sonore. FOCUS: ITINÉRAIRES Programmation jeunesse et ateliers scolaires © AUDREY POGU DES ENFANTS Un ciné concert ? Super ! Les enfants ont pu également assister à un ciné concert en partenariat avec le Fuzz’yon mardi dernier. Vincent Erdeven - membre du groupe Zenzile - a offertsalecturedesœuvresayant marqué les débuts du cinéma à travers trois courts-métrages por- tés par une musique onirique. Une façon pour les adultes de (re)plonger dans les origines du cinéma et d’offrir une lecture ori- ginales aux plus jeunes. 2e édition du prix des lycéens Pour la seconde fois, le festival, toujours désireux «  d’offrir une place plus importante au public adolescent », donne également la possibilité aux lycéens des classes option cinéma et audio- visuel de Vendée, d’élire le grand lauréat du prix Trajectoires parmi une sélection de six longs métrages « de tous les genres et de tous les horizons qui font par- ticulièrement écho à cet âge de transition ». JESSYCA POUPIN ©ÉLISE SABOURIN GÂTÉS
  3. 3. Aloys, détective privé, se fait voler son maté- riel et ses cassettes d’enregistrement. Cet homme grand, mince, solitaire et asocial est obligé de prendre les appels de l’inconnue- voleuse pour espérer revoir son équipement. Commence alors un jeu psychologique entre eux : elle sait qui il est, lui non. La voix de cette femme l’envoûte peu à peu, ce qui, paradoxa- lement, le fait sortir de son isolement. Ce film n’a rien du genre action type blockbuster : sa lenteur est même une de ses caractéristiques. Stéphane Brizé est un habitué du festi- val de La Roche-sur-Yon. Son film, La loi du marché y avait été présenté l’année dernière par Vincent Lindon. Une Vie débarque sur le festival avec deux no- minations à la Mostra de Venise, rien que cela! Adapté du célèbre roman de Maupassant, le film raconte l’histoire de Jeanne Le Perthuis de Conseil  : comme les personnages, prenez le temps d’observer l’environnement dans lequel ils évoluent et soyez attentifs au choix des couleurs. Tobias Nölle, le réalisateur, a fait ses études à la School of Visual Arts à New York. Il explique son choix de personnages en parlant de «sa fascination pour les gens qui vivent dans un univers parallèle et qui n’essaient pas de ressembler à tout le monde. Le personnage d’Aloys est intéressant, car personne ne le voit à cause de son métier de l’ombre, mais lui voit tout à travers l’angle de sa caméra.» Réel ou imagination, tout un monde qui évolue en fonction des émotions des personnages. FANNY ROCHELET Vauds, jeune femme rêveuse tout juste sortie du couvent. Les grandes étapes de sa vie, son mariage, la mort de ses parents, l’éducation de son fils sont relatés avec finesse. Malheureuse- ment,ses rêves d’enfant s’envolent rapidement aux côtés de son nouveau mari, Julien de La- mare, laissant place à une vie de tristesse et de douleur, entrecoupée de petits bonheurs. Sté- phane Brizé nous livre une fois encore un beau film attaché à la condition féminine, la desti- née et à la nature humaine. Nominé au festival dans la catégorie Compétition internationale, le film repartira-t-il avec un premier prix? SOUS / LE CHAPITEAU Chaque jour sous le chapiteau place Napoléon se déroulent des rencontres, débats, conférences sur des sujets professionnels ou créatifs. Ce jeudi à 12h30 «Paroles d’exploitants : quels enjeux pour les salles face aux nouveaux modèles de distribution ?», à 14h30 «Comment se crée un espace cinématographique?» avec 3 réalisateurs (Patrick Chiha, Pierre Bismuth,Tobias Nölle); à 15h30 les deux réalisatrices Zaynê Akyol et Rachel Lang, et l’actrice Elina Löwensohn; enfin à 17h le réalisateur Stéphane Brizé (Une Vie) et Paolo Moretti, directeur du Festival, évoqueront la question de l’adaptation des romans au cinéma. AUTOUR / D’UN VERRE Toujours sous le chapiteau, chaque jour de 18h à 19h, on peut rencontrer lors d’un happy hour les réalisateurs, les comédiens, les équipes et les distributeurs de films… Ce soir, entre autres, sera présente la réalisatrice du documentaire sur les guérilleras kurdes, Zaynê Aykol (voir la gazette n°1, de mardi 11). SUR / LES ONDES Tous les jours de 17h à 18h sur Graffiti Urban Radio, les étudiants en Infocom de l’IUT de la Roche-sur-Yon animent un plateau enthousiaste et enflammé : critiques de films, entretiens avec des invités… C’est sur FM 88.6. Les émissions sont en podcast sur le site des étudiants à l’adresse suivante: https:// goo.gl/TpBkiM. DANS / L’OBJECTIF Les étudiants en Infocom de l’IUT couvrent également le festival en vidéo. Leurs travaux sont visionnables à l’adresse suivante: https://goo.gl/ TpBkiM. À CÔTÉ / DE LA PLAQUE Une erreur hier nous a fait publier l’adresse du site web animé par les étudiants en Infocom de l’IUT... de l’an dernier. L’adresse 2016 est bien https:// goo.gl/TpBkiM. Tobias Nölle Jeudi - 21h - Concorde 2 Vendredi -16h - Concorde 2 En présence de Tobias Nölle ©FIF 85 ©FIF85 ALOYS UNE VIE Stéphane Brizé Jeudi - 21h - Manège En présence du réalisateur Vendredi - 16h - Manège PREMIÈRE FRANÇAISE PREMIÈRE FRANÇAISE LUCILLE JOSSE FM
  4. 4. L’actrice Kate Lyn Sheil doit interpréter le rôle de Christine Chubbuck, la première présen- tatrice de télévision à se suicider en direct en 1974. Devant jouer une personne réelle et non un personnage, elle prend son rôle très à cœur et veut représenter Christine telle qu’elle était dans la vie. Pour Kate, c’est une véritable en- quête qui commence. Elle interroge plusieurs personnes et part à la recherche d’images de Christine difficiles à trouver. Petit à petit, Kate s’approprie la personne et commence à com- prendre Christine. Les lignes entre les deux femmes deviennent floues tout comme celles qui séparent la réalité de la fiction. Le film, présenté comme une sorte de making of,ques- tionne finalement les limites du montrable à la télévision et au cinéma mais également le voyeurisme des spectateurs. CAMILLE CHOLOUX Les deux réalisateurs nous offrent un retour sur l’œuvre et la vie de Brian De Palma, réali- sateur de Scarface. Le spectateur a l’impression d’être dans la même pièce que De Palma, de l’écouter nous enseigner une leçon de ciné- ma. Sa jeunesse, ses films, ses inspirations, ses relations avec ses collègues… De Palma aborde de nombreux sujets,et avec le sourire ! «Tout le monde peut être fasciné par ce film» dit Noah Baumbach. Il n’est pas nécessaire de connaître la filmographie de De Palma pour apprécier cette leçon de cinéma. Habilement réalisé, entre les paroles du réalisateur et une multitude d’extraits et d’images d’archive, le film n’ennuie pas le public une seconde. Les admirateurs de De Palma seront conquis, tout comme les admirateurs de cinéma. Une palme pour De Palma ! FANNY ROCHELET À sa sortie en Chine, The Mermaid a fait plus d’entrées que Star Wars. Cette comédie lou- foque était très attendue par les fans de Ste- phen Chow, dit le «roi de la comédie», connu et reconnu dans toute l’Asie. Avec ce film, le réalisateur prouve qu’il ne craint pas l’absurde. Liu Xuan est un homme riche, mais sa fortune ne lui suffit pas, il décide alors d’acheter un morceau de côte où les algues se transforment en or. Cet achat déplaît à l’homme-pieuvre qui décide d’envoyer sa plus belle sirène afin de tuer Liu Xuan. Seulement, Shan, la magnifique créature, tombe amoureuse du milliardaire. Se succèdent alors des scènes aussi drôles qu’in- compréhensibles (l’humour hong-kongais?) où se mêlent toutefois avec génie un cuisinier, des tentacules et des sashimis. Et en plus, cela ne finit pas en queue de poisson... KATE PLAYS CHRISTINE THE MERMAID DRÔLE DE BOBINE Directrice de publication Claudine Paque Encadrement éditorial Francis Mizio et Samuel Jan Rédaction étudiants de l’IUT de La Roche-sur-Yon, département Information et Communication Impression: Belz, La Roche-sur-Yon Festival international du film de La Roche-sur-Yon @Festival_Film85 #FestFilmLRSY Tout le programme du festival sur www.fif-85.com et sur https://goo.gl/TpBkiM AVANT- PREMIÈRE PREMIÈRE FRANÇAISE AVANT- PREMIÈRE ©FIF 85©FIF85 ©FIF85 DE PALMA Commentvousparlerdefilmssansciterlesmo- ments les plus cultes et les plus improbables? Vous savez, je parle de ces moments qui vous font tomber du siège tant c’était«MAIS WTF ?». Lundi, je suis allée voir le film d’animation de Claude Barras Ma vie de Courgette.Mon amour pour les légumes étant indéniable -ou pas, il était pour moi impossible de louper un film portantlenomd’uncucurbitaceae.J’arrivedans une salle bondée de jeunes écoliers et les pre- mières minutes m’emportent dans le monde insouciant et tendre de l’enfance. Soudain, les rires des enfants éclatent en chœur alors que moi : bouche bée et choquée devant la scène qui venait de se produire. Non... Courgette a vraiment tué sa mère en refermant la trappe sur sa tête? Et on l’entendait dire après«En fait, bah,je crois que j’ai tué ma maman».Mais non Courgette, ta maman est juste en train de faire une grosse nuit. Je suis sortie de la salle émue tandis qu’à côté de moi se trouvaient des en- fants excités qui disaient «c’était trop d’la balle quand il a fermé la trappe contre la tête de sa mère haha».Ah ces mômes… Le lendemain soir, je suis allée voir Indigna- tion de James Schamus. Là encore, gros choc et grosse surprise. Le film nous emmène dans les années 50 aux States, où l’on suit la vie d’un charmant jeune homme à l’université. On devine qu’il va aussi y avoir une jeune femme charmante. Bingo! On assiste à leur premier rancard, dans une voiture. Olivia saute sur lui pour l’embrasser et lui descend son pantalon et… Oh non! Je ne veux pas vous raconter la suite,vous la devinez.Et tout le reste du film on assiste à ce genre de scène.Mais attendez,c’est pas possible! La nana donnait l’image de tout ce qu’il y a de plus bourgeois, timide et intel- lectuel,qu’on aurait supposée être coincée.Pas le genre aux 5 fruits et légumes par jour. Heu- reuse courgette, si tu avais su où tu finirais, tu aurais sorti ton petit bout bien plus tôt... SOTHY CHEY LUCILLE JOSSE Robert Greene Jeudi - 18h45 - Concorde 2 Samedi - 11h30 - Concorde 1 Noah Baumbach & Jake Paltrow Jeudi - 16h30 - Concorde 2 Dimanche - 20h - Concorde 2 Stephen Chow Jeudi - 18h - Théâtre

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