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Tomate industrielle dans la VFS campagne 2009_2010

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Vue sur la campagne de tomate industrielle 2009_2010

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Tomate industrielle dans la VFS campagne 2009_2010

  1. 1. 1 « CGER- Vallée - Analyse Économique Tomate / CAMPAGNE 2009-2010 CGERV Centre de Gestion et d’Économie Rurale de la Vallée du Fleuve Sénégal ANALYSE ÉCONOMIQUE LA PRODUCTION DE TOMATE INDUSTRIELLE CAMPAGNE 2009-2010 Résumé La culture de la tomate industrielle constitue une spéculation particulièrement rentable financièrement et économiquement, elle permet le plus souvent au producteur de réussir son pari d’éponger ses dettes au niveau des structures de crédit avec les marges dégagées. Néanmoins des contraintes persistent malgré les bons résultats apparents. L’analyse sur 188 producteurs sélectionnés montre que ceux-ci semblent se suffire d’un double passage d’offset, et respectent en dose appliquée les recommandations du CNCFTI( Comité National de Concertation sur la Filière Tomate Industrielle) avec 149 g/Ha (CV 40%) de semence hybride sur des surfaces repiquées par producteur très faibles de l’ordre de 0,33 Ha. Les doses en fertilisant apportées sont assez moyennes: 210 Kg/Ha (CV 42%) pour l’Urée et 786 Kg/Ha (CV 36%) pour le 9-23-30. Les variétés privilégiées par les producteurs sont le Good Year F1 et le Gempride F1, des associations de semences hybrides ont été constatées dans le département de Dagana. Les charges de campagnes à l’hectare avoisinent les 832 000 Fcfa dont 75% de charges en intrant. Le poste fertilisation constitué par l’Urée, le 9-23-30 et les engrais foliaires est le premier poste de dépenses. Le calendrier cultural a été fortement perturbé par des retards sur les repiquages et les travaux de préparation du sol, surtout dans le département de Dagana où seulement 14% des producteurs ont eu une marge supérieure à 400 000 Fcfa. L’évacuation de la production de tomate industrielle reste la contrainte majeure de la filière et la caution solidaire et les évacuations groupées pèsent lourdement sur certains producteurs. Le remboursement des dettes pour les 42 OPB suivies atteint les 106%, les arriérés sur le crédit du riz d’hiverna- ge représentant 41% de celles-ci.
  2. 2. 2 « CGER- Vallée - Analyse Économique Tomate / CAMPAGNE 2009-2010 Caractérisation de l’échantillon CGER Tableau 1: Moyenne de l’échantillon OPB suivies Figure 1: Echantillon des 188 producteurs suivis par Secteur SAED Département Dagana Podor Total/ Moy Nombre OPB suivies 9 33 42 Nbre Moy Produc- teurs/OPB 52 58 57 Nbre Moy Produc- teurs en campa- gne/OPB 30 47 43 Surface Moy finan- cée/OPB (Ha) 16,94 7,02 9,15 Surface Moy exploi- tée/OPB (Ha) 20,58 8,39 11,00 Surface Moy/ Producteur(Ha) 0,83 0,19 0,33 Poids net livré/ producteur (Kg/Ha) 13 447 24 886 22 654 Département Dagana Podor Total Producteurs 81 107 188 Surface Totale exploi- tée 46,69 16,19 62,88 Surface exploitée Moy /Producteur(Ha) 0,58 0,15 0,33 Tableau 2 : Caractéristiques de l’échantillon de 188 producteurs 42 OPB (9 dans le Dagana et 33 dans le Podor) ont été suivies par les CGER pour le compte de la campagne de tomate industrielle 2009-2010, répartis dans les secteurs SAED (Société d’Aménagement et d’Exploitation des Terres du Delta) du Bas Delta, Dagana, Doué et Ngallenka (Tableau 1). Ces OPB représentant 14% des OPB sous contrat avec la SOCAS (Société de Conserves Alimentaires du Sénégal), couvrent 16 villages et concernent 2 339 producteurs pour une surface totale repiquée de 462,9 Ha ( soit 18,5% de la surface globale contractée par la SOCAS). La surface exploitée par OPB avoisine les 11 Ha pour une moyenne de 57 producteurs par OPB. 75% de ces derniers ont été en campagne avec une surface moyenne par producteur de 0,33 Ha dont 0,83 Ha dans le Dagana et 0,19 Ha dans le Podor (le CV est de 97%). Soulignons que la superficie exploitée est supérieure à celle financée. Il peut s’agir, soit de surfaces exploitées en dehors des aménagements, soit juste non financées à cause d’un faible taux de remboursement du crédit bancaire. Les producteurs ont livré en moyenne 22,65 Tonnes par hectare, avec un meilleur tonnage équivalant à 25 Tonnes pour ceux de Podor. Pour les besoins de l’analyse, un échantillonnage de 188 producteurs (Figure 1) a été choisi, pour une superficie totale repiquée de 62,88 Ha, soit une surface moyenne de 0,33 Ha par producteur. Les producteurs du Ngallenka et de Dagana (Zones de Production) sont les mieux représentés dans notre échantillon avec respectivement 79 et 72 producteurs. Les points focaux de notre analyse s’orientent vers la caractérisation des différents postes de charges ainsi qu’une analyse détaillée des marges obtenues durant cette campagne. Précisons que les données individuelles qui font l’objet de cette analyse sont issues des redevanciers élaborés par les comptables conseillers des CGER pour le compte des OPB suivies. 42 OPB suivies , soit 2 339 producteurs dans 16 villages. La surface moyenne repiquée par producteur est de 0,33 Ha. Le poids net moyen livré à la SOCAS est de 22 654 Kg/Ha. 188 producteurs sélectionnés pour l’analyse pour une surface de 62,88 Ha.
  3. 3. 3 « CGER- Vallée - Analyse Économique Tomate / CAMPAGNE 2009-2010 L’analyse des données individuelles des producteurs issues de la comptabilité des OPB suivies par les CGER, confirme que parmi les rubriques des façons culturales financées par la CNCAS, faisant intervenir des prestataires de services, seuls le double passage d’offset (dont l’un croisé à 15-25 cm) et le billonnage ont été pratiqués pour un cout moyen respectif de 45 000 Fcfa (CV 14%) et 31 000 Fcfa (CV 9%) par hectare. Le labour n’a concerné que 5% des producteurs (Cf. Tableau 3). La redevance hydraulique a été revue à la hausse par rapport à la campagne hivernale riz (72 000 Fcfa), elle avoisine 82 500 Fcfa (CV 23%) à l’hectare avec des pics atteints dans le Doué à 122 000 Fcfa (Le faible taux de mise en valeur haussent le cout du mètre cube pompé). Analyse par Poste de charges Préparation du sol et Redevance hydraulique Poste Semences Tableau 3 : Cout moyen de la redevance hy- draulique et du travail du sol en Fcfa/Ha Tableau 4: Quantités de semences en g/Ha 98% des producteurs ont utilisés des variétés hybrides réputées à haut potentiel de rendement et dotées d’une qualité d’usinage élevé (degré de brix, état sanitaire). La figure 2 montre une nette préférence pour la variété Good Year F1 (71% des producteurs) et Gempride F1 (50%) dans l’échantillon. Ce choix pourrait être dû à un coût plus faible par rapport aux autres variétés d’hybrides, à leur poids consistant et à leur précocité, déterminants lors de la livraison à l’usine SOCAS. Dans le département de Dagana , la variété Gempride F1 a été la plus prisée (88%), suivie de Good Year F1(61%). Alors que dans le Podor il s’agit de Good Year F1 (78%) et de Gempride F1 (22%). Des associations de variétés hybrides ont été constatées principalement à Dagana. Il s’agit pour la plupart d’association Gempride F1-Good Year (50% des producteurs de Dagana) et association Gempride F1-Progress F1 -Yakii F1 (30% des producteurs de Dagana). Avec une dose moyenne de semences hybrides de 149 grammes par hectare repiqué (CV 40%), les normes CNCFTI ont été respectées. Néan- moins, des minima de 123 g/Ha ont été observés particulièrement dans le secteur de Dagana comme le montre la figure 3. La variété fixée Rio Fuego a été utilisée par 2% des producteurs à une dose de 300 grammes par hectare. Dagana Podor Moy. Redevance Hydraulique 69 877 92 023 82 481 Offset 43 631 46 440 45 217 Labour 55 000 55 000 Billonnage 30 677 31 555 31 177 Dagana Podor Moy. Semences 142 155 149 CV 50% 34% 40% Max 157 165 158 Min 126 145 140 Figure 3: Quantités de semences en g/Ha par secteur SAED Figure 2 : Gamme de variétés agréées utili- sées Le coût moyen de la redevance hydraulique est de 82 500 Fcfa/Ha. Seuls 5% des producteurs ont procédé au labour en plus du double passage d’offset. 98% de taux d’utilisation de semences hybrides avec des préférences croissantes pour les variétés Good Year F1, Gempride F1 et Yakii F1. 149 g de doses moyennes de semences à l’hectare pour les hybrides.
  4. 4. 4 « CGER- Vallée - Analyse Économique Tomate / CAMPAGNE 2009-2010 A première vue pour la campagne de tomate 2009-2010 (Tableau 5), le niveau de fertilisation est relativement correct. 210 Kg/Ha d’Urée (CV 42%) et 786 Kg/Ha de 9-23-30 (CV 32%) ont été appliqués alors que les recommandations à l’hectare du CNCFTI pour les variétés hybrides sont de 250 Kg en Urée et 1000 kg de 9-23-30. La figure 4 représente la droite de régression du coût de la fertilisation par rapport à celui de la semence. Elle confirme un niveau relativement correct de fertilisation, montrant une dépendance peu significative (r=0,635) entre le coût de la semence et celui des fertilisants. Les engrais foliaires, Lobbi 44, Grofol 20.30.10 et K-Fol 0.20.55, utilisés par 86% des producteurs suivis, ont été appliqués à des doses de 9,8 Kg/Ha (CV 76%) pendant que la moyenne recommandée est de 8 kg/Ha. Le coût moyen à l’hectare de la fertilisation est de 220 620 Fcfa dont 157 175 Fcfa pour le 9-23-30, 39 360 Fcfa pour les engrais foliaires et 24 084 Fcfa pour l’Urée. Tableau 5: Niveau de fertilisation en Kg/Ha Dagana Podor Moy. Moy. CV Moy. CV Moy. CV Urée 217 54% 205 30% 210 42% 9-23-30 753 36% 811 29% 786 32% Engrais Foliaire 10,61 99% 9,17 32% 9,81 76% Figure 4: Droite de Régression du cout en F/Ha de la fertilisation en fonction de celui de la semence Niveau de Fertilisation Tableau 6: Quantités employées en Insecticide, Fon- gicide et Herbicide. Dagana Podor Total Moy. CV Moy. CV Moy. CV Fongex T430WP pép (g/Ha) 1,28 75% 5,17 1,45 85% Fongex T 430WP (g/Ha) 4,30 42% 9% 4,30 43% Suneem 1%EC (L/Ha) 1,94 50% 1,94 50% Terseen+181EC (L/Ha) 3,83 36% 3,92 9% 3,83 36% Matador 80 EC (L/Ha) 2,19 50% 2,00 2,19 49% Carborex 5G (Kg/Ha) 1,01 53% 0,96 51% 1,01 52% Biocarex (L/Ha) 1,28 60% 1,03 6% 1,26 60% Herbicide (L/Ha) 2,18 55% 1,99 18% 2,08 41% Coefficients d'ajustement : R (coefficient de corrélation) 0,635 R² (coefficient de détermination) 0,403 R²aj. (coefficient de détermination ajusté) 0,400 Désherbage et protection phytosanitaire Le tableau 6 présente les doses totales appliquées en moyenne par hectare et par producteur en désherbants et autres fongicides et insecticides. La prophylaxie étant fonction de divers facteurs surtout environnementaux, on a observé cependant que les doses appliquées, en pépinière ou en plein champ, rejoignent celles vulgarisées par l’encadrement technique. Pour cette campagne le coût moyen des traitements phytos et des herbicides est de 61 200 Fcfa/Ha dont 51 200 Fcfa pour la protection phytosanitaire. Les autres postes de charges Dans ces charges , on a les postes : Matériels: Acquisition par l’OPB de pulvérisateurs et d’arrosoirs , montant qui seront refacturés aux membres. Prestations de services: Salaire versé au convoyeur, au gardien de la pépinière ou au commis. Frais de récolte et de main d’œuvre: Ce poste étant financé par la CNCAS. FOMAED/Réfection: Redevances liées à la maintenance des aménagements hydro agricoles. Frais bancaires: Agios , les frais de tirage de compte, les intérêts de retards sur les moratoires bancaires, les frais de dossiers et autres engagements. Intérêts bancaires: Intérêts sur crédit de campagne financé par la banque (CNCAS) au taux de 7,5 % par an, soit 5,625% la campagne (9 mois). Cotisations CGER: Prestations facturées par le Centre. Fonctionnement du GIE: Frais de restauration réunion, les frais de transport , les indemnités et autres imprévus. OMVS: Redevance OMVS dont le cout s’élève à 1800 Fcfa/Ha. 210 Kg/Ha d’Urée (CV 42%) et 786 Kg/Ha de 9-23-30 (CV 32%) ont été en moyenne appliqués. Une dépendance peu significative (r=0,635) a été observée entre le coût de la semence et celui des fertilisants. le coût moyen des traitements phytos et des herbicides est de 61 200 Fcfa/Ha
  5. 5. 5 « CGER- Vallée - Analyse Économique Tomate / CAMPAGNE 2009-2010 Analyse du compte de résultat des producteurs Tableau 7: Compte de résultat moyen des pro- ducteurs Fig 6: Répartition des marges en Fcfa/Ha par département Fig 5: Graphe du poids net livré en T/Ha Dagana Podor Moy. Redevance Hydraulique 69 877 92 023 82 481 Offset 43 631 46 436 45 227 Labour 55 000 55 000 Billonnage 30 677 31 555 31 177 Travail du sol 129 308 77 991 131 404 Semences 146 110 119 686 130 990 Urée 24 269 23 953 24 084 09-23-30 149 873 162 703 157 175 Engrais Foliaires 42 428 36 907 39 360 Fertilisation F/Ha 216 569 223 563 220 620 Produits Phytosanitaires 58 947 45 349 51 208 Herbicides 10 720 9 610 10 135 Charges Intrants 631 529 568 223 626 838 Matériels 48 714 29 940 37 986 Frais de récolte+Mo 38 785 38 785 Prestataires de services 52 052 29 511 37 092 OMVS /Ha 872 942 912 Fomaed-Réfection 9 577 17 323 15 039 Intérêts bancaires 39 576 34 054 36 433 Frais gestion CGER 5 491 7 272 6 479 Frais bancaires 10 138 17 601 14 260 Fonctionnement GIE 13 535 21 303 17 826 Autres charges 218 741 157 947 204 812 Charges Campagnes 850 270 726 170 831 650 Engagement annexes 36 753 37 111 36 957 Total charges 887 023 763 281 868 607 L’analyse du coût de production moyen par producteur (Tableau 7) , calculé sur la base des dépenses engagées, montre que sur un hectare de tomate industrielle produit, 832 000 Fcfa de charges hormis les engagements annexes sont engagées. Les charges sur les intrants représentent 75%. Le premier poste de dépense est celui de la fertilisation, il représente 27% des charges de campagne. Suivent les semences et la préparation du sol avec un taux de 16%. On remarque que pour un coût en semences hybrides plus élevé dans le département de Dagana, le niveau de fertilisation recommandé n’a pas été suivi. Le coût de la semence n’explique que 35% de la variance du coût de la fertilisation dans le Dagana, alors que dans le Podor le lien est significatif avec un taux de 65%. Les autres charges représentent 25% des charges de campagne et les principales rubriques qui différencient les départements sont les achats de matériels, les frais de récolte et de main d’œuvre ainsi que les prestations de services. La campagne de tomate 2009-2010 a été très moyenne du point de vue rentabilité économique à cause du bouleversement du calendrier cultural dû aux retards dans la réalisation des travaux du sol et de repiquage et un climat non habituel (forte chaleur) pour la période. Pour un poids moyen par cageot de 28 kg, 23,5 Tonnes /Ha correspondant à 839 cageots ont été livrés. Le prix bord champ est de 52 Fcfa le Kilo, soit un revenu de 1 222 000 Fcfa par hectare pour le producteur. Le graphe représentant le poids net livré à la SOCAS (Fig 5) montre que 25% des producteurs ont livré en moyenne moins de 15 Tonnes par hectare, 82% de ces producteurs sont situés dans le département de Dagana. Les meilleurs rendements sont à mettre au crédit des producteurs de Podor avec 86% qui ont livré plus de 20 Tonnes/Ha. Pour les marges dégagées par hectare, la même tendance se dégage, à savoir une meilleure campagne dans le Podor. 76% des producteurs de Podor ont obtenu une marge supérieure à 400 000 Fcfa, contrairement à ceux de Dagana qui ne sont que 14% (Fig 6). Outre les difficultés liées au respect du planning du calendrier cultural, plusieurs contraintes subsistent. L’organisation pour la demande en camions lors des évacuations constitue la difficulté majeure pour la filière. Cette situation entraine des pertes de production au niveau des parcelles. Au niveau OPB, on observe le plus souvent une répartition équivoque des cageots qui ne tient pas compte de la maturité de la tomate au niveau des parcelles. Certains producteurs ont tendance à jouer sur le nombre de cageots évacués ne se souciant pas de la qualité, ce qui conduit à une double perte: au niveau des parcelles les tomates mûres non récoltées pourrissent, et au niveau usine on a une fréquence élevée des abattements. La caution solidaire et les évacuations groupées ont également tendance à pénaliser certains producteurs :  lors des livraisons à l’usine, les avantages d’un bon tonnage et les inconvénients d’un abattement sont supportés par les producteurs d’un même chargement, ceci développe les transports individuels.  lors du paiement de l’industriel dans le compte de l’OPB, domicilié à la CNCAS, ces mêmes producteurs éprouvent des difficultés pour dispo- ser de leurs reliquats, fruit d’une bonne campagne. Rentabilité économique de la campagne Contraintes identifiées au niveau de la production
  6. 6. 6 « CGER- Vallée - Analyse Économique Tomate / CAMPAGNE 2009-2010 Le potentiel de remboursement du crédit bancaire pour la campagne de tomate 2009-2010 de nos 42 OPB est à hauteur de 277% pour l’exigible de la campagne financé par CNCAS alors qu’il est de 106% pour les dettes CNCAS de l’OPB. Cela montre que malgré les résultats mitigés de la campagne, le revenu dégagé aura suffi au remboursement du crédit de campagne et des arriérés de crédits octroyés pour la campagne antérieure. Ces arriérés Riz représentent 41% des dettes CNCAS de l’OPB.  Le labour, fait partie des opérations de travail du sol, jugé moins important par les producteurs. La redevan- ce hydraulique est plus élevée de 12,7% que celle de la redevance hivernale riz.  La semence hybride a été utilisée par 98% des pro- ducteurs particulièrement les variétés Good Year F1 et Gempride F1 pour des doses moyennes de 149 g/Ha. Les normes CNCFTI ont été relativement respectées sur la majeure partie des intrants.  La corrélation entre le cout de la semence par hectare et le cout de la fertilisation est peu significative, r=0,635.  Les charges sur Intrant représentent 75% des charges de campagne. Le premier poste de charge est celui de la fertilisation suivi du poste semence.  Le poids net moyen livré par les producteurs est de 23,5 tonnes/Ha pour un prix au kilo de 52 Fcfa. La marge dégagée par hectare est de 379 350 Fcfa, soit 16 Fcfa par kilo livré. 64% des producteurs de Podor ont eu une marge supérieure à 600 000 Fcfa contre seulement 6% dans le Dagana.  La caution solidaire et les évacuations groupées contraignent le producteur a vendre sa production sur un marché parallèle ou à travers une autre OPB.  Cette campagne a été principalement caractérisée par des retards lors des repiquages et des travaux de pré- paration du sol.  Malgré des marges assez faibles, le taux de rembour- sement de la dette est supérieure à 100% signe que la culture de la tomate est rentable. Conclusion Situation du remboursement du crédit des OPB suivies Dagana Podor Moy. GIE suivis 9 33 42 Exigible CNCAS 108% 323% 277% Total charges 111% 188% 172% Dettes de l'OPB 82% 112% 106% La campagne de contre saison de tomate 2009-2010 se termine sur une note positive pour les 42 OPB suivies mal- gré un calendrier cultural assez perturbé. Les données collectées au niveau de la comptabilité des OPB ont permis de carac- tériser celle-ci par les constats suivants: Tableau 8 : Taux de remboursement des OPB suivies Exigible CNCAS: Crédit de la CNCAS pour la campa- gne de tomate 2009-2010. Total charges: Charges réelles de l’OPB qui peut être soit supérieures ou inférieures à l’exigible CNCAS et qui sera refacturées aux membres+ les engagements annexes. Dettes de l’OPB: Total des charges + les arriérés sur le crédit hivernal riz. CGERV/ Marcel Matar Diouf, Responsable des Analyses Economiques et du Conseil de gestion à L’exploitation Familiale Email: marcel82diouf@yahoo.fr; Tel mobile: 77 813 03 21
  7. 7. 7 « CGER- Vallée - Analyse Économique Tomate / CAMPAGNE 2009-2010 Annexes Dagana Podor Total Secteur SAED Bas Delta Dagana Doué Ngallenka Nombre OPB suivies 1 8 13 20 42 Total Producteurs 65 348 591 1335 2339 Total Producteurs en campagnes 19 253 500 1050 1822 Surface Totale financée (Ha) 9 143,5 82,7 149 384,2 Surface Totale exploitée (Ha) 8,83 176,39 82,82 194,05 462,09 Poids Total Livrée (Kg) 228 805 2 140 549 1 962 085 4 532 828 8 864 247 Montant payé Socas(Fcfa) 11 982 838 118 030 289 102 095 274 239 063 653 471 172 054 Tableau 9 : Effectif échantillon des OPB suivies par Secteur SAED Secteur SAED Bas Delta Dagana Doué Ngallenka Redevance Hydraulique 65 000 70 486 122 370 81 267 Offset 46 000 43 334 45 628 46 722 Labour 55 000 Billonnage 32 000 30 512 31 741 31 489 Travail du sol 133 000 73 846 77 369 78 212 Semences 135 316 147 478 149 727 109 039 Urée 22 348 24 527 26 121 23 185 09-23-30 144 430 150 553 174 099 158 664 Engrais Foliaires 31 536 43 984 38 813 36 362 Fertilisation 198 314 219 064 239 033 218 210 Produits Phytosanitaires 53 328 59 649 20 714 54 081 Herbicides 10 720 10 601 9 305 Charges Intrants 584 958 581 242 619 815 550 114 Matériels 49 008 48 597 30 726 29 351 Frais de récolte +Mo 30 157 40 829 Prestataires de services 52 052 21 456 30 473 OMVS /Ha 900 869 939 943 Fomaed-réfection 12 500 7 698 12 060 17 736 Intérêts bancaires 37 166 39 877 39 394 32 162 Frais gestion CGER 5 600 5 477 13 654 4 824 Frais bancaires 12 285 9 854 26 430 15 247 Fonctionnement du GIE 3 585 14 852 33 078 18 918 Autres Charges 151 201 220 105 177 737 149 654 Charges Campagnes 736 159 801 347 797 552 699 768 Engagement annexes 41 347 83 788 20 567 Total charges 736 159 842 694 881 340 720 335 Tableau 10: Compte de résultat des 188 producteurs selon le secteur SAED Dagana Podor Total Données Bas Delta Dagana Doué Ngallenka Poids net (Kg/Ha) 19 649 13 972 31 737 29 402 23 526 Valeur Socas (Fcfa/Ha) 1 029 558 757 171 1 651 576 1 552 135 1 285 224 Valeur Production (Fcfa/Ha) 1 011 902 722 630 1 634 267 1 509 235 1 210 582 Prix moyen/ Kg Socas (Fcfa) 52 56 52 53 54 Prix moyen/ Kg Producteur(Fcfa) 51 52 51 51 52 Poids net/cageot en Kg 25 29 27 29 28 Tableau 11: Eléments sur la production selon le secteur SAED
  8. 8. 8 « CGER- Vallée - Analyse Économique Tomate / CAMPAGNE 2009-2010 Centre de NDIAYE BP : 913 Saint-Louis/ Sénégal NOS OBJECTIFS Contribuer à la promotion de la démocratie et la bonne gouvernance au sein des organisations de producteurs de la Vallée du Fleuve Sénégal. CGERV Tél./ Fax : 33 962 64 02 cgervallee@orange.sn Pour les adhérents CGER Pour les PP, BDF et partenaires L’information économique pour les acteurs et décideurs du développement rural Analyses filiè- res Analyses cultu- res Informations économi- Évaluation de l’impact des mesures et/ ou financements nationaux et internatio- naux Identifier les leviers d’action économi- ques les plus performants Connaître précisément la situation éco- nomique des producteurs de la Vallée du Fleuve États financiers Comptabili- tés adhé- Aujourd’hui, les CGER contribuent à la politique de développement agro-sylvo-pastorale en ma- tière de développement de l’information agricole. Ils apportent aux Pouvoirs Publics et aux ac- teurs du développement des outils complémentaires d’aide à la décision pour les politiques, stra- tégies et incitations. Les CGER c’est aussi la production d’une information économique sur l’agriculture dans la Vallée du Fleuve. A partir des données compta- bles et financières de leurs adhérents, les CGER apportent des éléments fiables et issus de situa- tions réelles sur le terrain sur : - la typologie et le degré de structuration des OP, -les indicateurs de rentabilité économique des activités des OP de la Vallée du Fleuve, - les déterminants économiques par zones, filiè- res, type d’exploitation, … - les leviers financiers et économiques du dé- veloppement agricole de la Vallée du Fleuve. Aujourd’hui les acteurs et décideurs du dévelop- pement rural sont à la fois submergés et en panne d’informations parce qu’il y en a trop et qu’elles ne sont souvent pas fiables ou pertinentes. les CGER apportent de l’information économi- que fiable sur : - Les leviers d’action qui ont donné des résultats sur le plan économique pour tels producteurs ou telle filière, - Les potentiels à appuyer, les zones, les filières, … Tout ceci destiné aux : - Pouvoirs Publics pour leur pilotage sectoriel - bailleurs de fonds pour leurs stratégies d’inter- vention - acteurs du développement rural régional SAED, ANCAR, CNCAS, …, - ONG, collectivités locales et opérateurs privésRETROUVEZ-NOUS SUR www.cger-vallee.com

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