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Cours10 connant2010

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Cours10 connant2010

  1. 1. Rencontre 10 Les processus cognitifs: Liens avec les connaissances antérieures
  2. 2. 2 La présentation sera divisée en 4 parties: • Quelques questions… • Ce qu’on sait à propos des connaissances antérieures… • Leur influence sur l’apprentissage… • Leur prise en compte dans les démarches d’enseignement apprentissage.
  3. 3. 3 Quelques questions • Que peut-on savoir à propos des connaissances antérieures d’une personne? Comment y accède-t-on? • Pourquoi se préoccuper des connaissances antérieures? En quoi influencent-elles l’apprentissage? • Que peut-on faire avec les connaissances antérieures des élèves? Comment les traiter?
  4. 4. 4 Ce que l’on sait des connaissances antérieures Ce que nous ont appris les cognitivistes... • Les types de mémoire: épisodique (biographique, événementielle) et sémantique (conceptuelle)…. • L’organisation des connaissances en mémoire: schémas, modèles, réseaux de concepts, etc. • Le caractère plus ou moins implicite ou explicite des connaissances • Les modalités de traitement des informations. • Les connaissances antérieures déterminent si la nouvelle connaissance sera «reconnue» par les récepteurs sensoriels.
  5. 5. 5 Ce que nous apprennent les constructivistes • Les «connaissances antérieures» sont les outils de connaissance (schèmes d’assimilation) à l’aide desquels nous appréhendons le monde. • Ils nous apprennent les diverses modalités de raisonnement à différents niveaux (étapes) du développement et leur impact sur la compréhension et l’apprentissage - que nous pouvons «accélérer» selon les socioconstructivistes. • L’intériorisation graduelle par la pensée des outils construits par la culture, en particulier le langage mais aussi d’autres outils de médiation symbolique.
  6. 6. 6 La didactique • Elle s’intéresse à l’apprentissage et à l’enseignement de contenus spécifiques des programmes d’études (curriculum). • Elle considère la nature des savoirs enseignés comme déterminante pour l’apprentissage. • Elle s’intéresse au rapport que l’enseignant et l’élève établissent avec le savoir. • Elle a grandement contribué à mettre en évidence l’écart entre les représentations spontanées de l’élève et les concepts à apprendre • Elle a aussi contribué à réhabiliter le statut de l’erreur et le rôle de l’obstacle comme moteur de l’apprentissage.
  7. 7. 7 Voyons les connaissances antérieures comme • Points d’ancrage • Modes de traitement • Obstacles
  8. 8. 8 Comme point d’ancrage • des structures d’accueil ou réseaux de concepts dans lesquels viennent se greffer de nouveaux savoirs . • des schèmes d’assimilation permettant de relier ce qui est nouveau à ce qui est connu. • des ressources cognitives à l’aide desquelles on s’efforce de donner du sens • des sources de questionnement… • etc.
  9. 9. 9 Modes de traitement • des actions et des opérations intellectuelles: modes raisonnement permettant d’établir des liens, de comprendre à partir de nos actions ou opérations et des transformations qu’elles imposent à l’objet («objet» pris au sens large). • des processus de traitement de l’information permettant la sélection et l’organisation d’informations. • des stratégies, démarches de pensée mise en œuvre, des modalités de traitement personnelles, des formes d’intelligence, des types de créativité, etc.
  10. 10. 10 Comme obstacles... • la dépendance à l’égard du contexte et la difficulté à effectuer des transferts. • la diversité de significations que peut recouvrir un même concept d’un domaine disciplinaire à l’autre. • les conceptions alternatives, fortement ancrées, qui sont persistantes parce que généralement fonctionnelles et qui résistent à l’enseignement • les démarches de raisonnement adoptées… • la surcharge cognitive et les limites inhérentes au traitement de l’information. • la complexité inhérente à certains savoirs… etc.
  11. 11. 11 Le traitement des connaissances antérieures • Le statut donné à l’erreur. • L’intérêt porté aux représentations • La façon d’aborder les obstacles
  12. 12. 12 Le statut donné à l’erreur • L’erreur, un témoin des connaissances mobilisées: elle est instructive tant pour l’enseignant que pour l’élève puisqu’elle peut être révélatrice de diverses façons de raisonner ou de se représenter… • L’erreur est plurielle: il existe plusieurs sources d’erreurs et celles-ci sont de nature variée… d’où l’importance de savoir les reconnaître • L’erreur, un objet de travail: ce n’est pas, la plupart du temps, quelque chose à contourner ou à écarter, mais quelque chose à traiter… une étape nécessaire dans l’apprentissage ou le cheminement de la pensée.
  13. 13. 13 Comment en tenir compte? • Les faire émerger par un certain nombre de stratégies • l’écriture, • le dessin, • le schéma, • discuter d’une croyance d’un autre élève, une croyance ancienne • raisonner par la négative - se le soleil n’existait pas • discuter d’analogies, métaphores • provoquer une contradiction apparente (si on rejette du mauvais air, pourquoi faire du bouche à bouche?). • Que savez-vous de... ? (tempête d’idées, graffiti) • Comment vous y prendrez-vous pour ... ? • En guidant l’observation d’exemples et de contre-exemples. • S’il s’agit d’un processus, demander aux élèves d’observer ce qui se passe dans leur tête pendant...
  14. 14. 14 L’intérêt porté aux représentations • leur permettre de s’exprimer: être à l’écoute de l’inattendu et en favoriser l’explicitation… • les identifier et chercher à les comprendre plutôt que de vouloir sans plus les remplacer… • les confronter, en favorisant l’échange d’idées, l’expression et la confrontation de points de vue, etc. • en dégager à la fois l’intérêt ou la portée (leur champ de validité) et les limites (les contextes plus ou moins limités dans lesquels elles sont applicables). • en suivre le cheminement, s’intéresser à leur évolution, à leur transformation graduelle.
  15. 15. 15 La façon d’aborder les obstacles • comme des objectifs: notion d’objectif-obstacle qui met l’accent sur le nécessaire franchissement de l’obstacle et le progrès intellectuel qui en résulte… • comme des repères dans le cheminement de l’élève, expression du fonctionnement naturel du cerveau et de la pensée, des difficultés inhérentes au processus même de construction de connaissances … • comme des connaissances fonctionnelles dans de nombreuses situations… • comme un moteur de l’apprentissage, un outil pour faire progresser les connaissances… (se référer au texte de J.-P. Astolfi)

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