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Journal des donateurs n°1

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Trimestriel de l'ASBL L'ILOT

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Journal des donateurs n°1

  1. 1. Agir ensemble ! Journal des Donateurs/ Donatrices Siège central Rue de l’Église 73 1060 Bruxelles Tél. 02 537 20 41 Fax. 02 537 35 93 Email : info@ilot.be www.ilot.be Nº d’entreprise 0409.835.193 ONSS 2991.69.33 Compte bancaire IBAN : BE33 0017 2892 2946 BIC : GEBABEBB Éd.responsable :ArianeDierickx,Ruedel’Église73à1060Bruxelles Claudine, bénévole à L’ILOT depuis 13 ans ! Au Clos, notre centre d’accueil de jour, L’ILOT fournit des services de première nécessité aux personnes qui vivent à la rue. Outre les repas, les usagers ont accès à des douches, à des consignes et surtout à un suivi social et administratif individuel pour trouver des solutions durables pour s’en sortir. Une des raisons de sa réputation est la quantité et la qualité de la nourriture qu’on y sert tous les jours de l’année, 7 jours sur 7. Ce ne sont pas moins de 1000 kg (oui, 1 tonne  !) qui y arrivent chaque semaine. Au final, ce sont plus de 22.000 repas (petits-déjeuners et repas de midi) qui y sont servis chaque année. Derrière ce succès et ces chiffres impressionnants, il y a une dynamique équipe et surtout Claudine. C’est en effet elle qui gère et organise quotidiennement la collecte des vivres récoltés dans les grandes surfaces, Banques alimentaires ou entreprises. Claudine est arrivée au Clos il y a plus de 13 ans. Autrefois, les courses étaient faites en grandes surfaces, entraînant un énorme coût. Elle a alors établi les premiers contacts avec les Banques alimentaires et les grandes surfaces pour assurer l’arrivée régulière de produitsnécessairesàlafabricationdemilliersderepas. Aujourd’hui, le système est si performant qu’il génère même des surplus. Ceux-ci sont alors redistribués à nos maisons d’accueil et à d’autres associations d’aide aux sans-abri. Claudine espère pouvoir encore travailler de longues années au Clos. Elle apprécie la bonne ambiance qui y règne et le contact enrichissant avec ses usagers. L’ILOT compte plus de 40 bénévoles. Merci à elles et eux ! Dans notre maison d’accueil pour femmes et familles (22 lits), nous accordons une place particulière aux enfants. Accompagnés de leurs parents, ces enfants, souvent qualifiés d’ «  enfants bagages  », sont embarqués malgré eux dans l’histoire parentale, faite d’errance, d’insécurité et de peurs. Durant leur hébergement à L’ILOT, ils se retrouvent confrontés à la vie commune avec des individus dont l’histoire est elle aussi chargée de problèmes qui ne devraient pas faire partie de la vie d’un enfant. «  Ils arrivent dans une structure complètement inconnue avec 22 personnes qui vivent des situations très différentes et difficiles  », témoigne Gabrielle Haye, éducatrice. «  Pendant les 15 premiers jours, ils sont très perturbés. Ils courent dans tous les sens, crient, sont confrontés à des repères qu’ils ne connaissent pas. On essaie de leur expliquer que ce n’est pas une situation facile, que leur mère est là et qu’on est là aussi pour aider celle-ci. » L’an dernier, L’ILOT a accueilli 53 enfants. Ces jours-ci, L’ILOT héberge deux familles ; une mère avec son fils de 8 ans et une autre avec ses deux enfants de 8 ans et 1 an ½. «  Une de ces familles est chez nous depuis plus d’un an  », explique Gabrielle. « Ce qui est rare. C’est une situation particulière et Thomas, le garçon de 8 ans, a connu des périodes très perturbées, surtout au niveau de sa scolarité.  » (suite sur page 3) Chaque année, 2.850 enfants sans abri sont hébergés en maison d’accueil (AMA, 2012) Enfants de familles sans abri : comment intervient L’ILOT ? L’édito d’Ariane Vous qui avez décidé de nous soutenir, il y a plusieurs années déjà ou plus récemment, savez probablement que L’ILOT est une association dynamique en permanent questionnement pour améliorer ses services et toujours mieux accompagner les personnes qui s’adressent à nous. Ce tout nouveau Journal des Donateurs/Donatrices nous permettra de mieux vous parler de notre démarche et de vous tenir informé-e-s de nos projets en cours et à venir (car nous en avons de nombreux encore dans nos cartons, qui n’attendent qu’un financement pour être mis en œuvre). Il donnera aussi régulièrement la parole aux personnes directement concernées par vos dons. Bonne lecture et merci pour votre précieux soutien ! Marie-Laure et Christophe, donateurs En tant que donateurs, Marie-Laure et Christophe ont souhaité agir concrètement pour soutenir des actions locales, concrètes et de proximité qui touchent des hommes, des femmes et des familles. « Ce qui nous plaît dans l’approche de L’ILOT, c’est qu’on n’est pas dans la charité mais dans un projet où les personnes sont aidées, accompagnées et suivies pour trouver des solutions durables. » P 918857 Bruxelles X - trimestriel - Journal des Donateurs/Donatrices N°1 - 3e trimestre 2015 Ariane Dierickx, Directrice générale
  2. 2. (suite de la page 1) « Nous veillons toujours à ce que les enfants restent scolarisés et c’est souvent dans la scolarité de l’enfant qu’on voit que cela ne va pas. En un an, Thomas a vu beaucoup de gens passer et ce n’est pas évident de voir les autres familles quitter la maison d’accueil alors que lui est toujours là. Il s’attache à ces enfants, puis ces enfants partent et il doit se ré- attacher à d’autres enfants… » Des infrastructures et du temps réservés aux enfants Pour les aider, L’ILOT a mis en place diverses activités telles qu’une «  réunion enfants  »  ; lieu de discussion, d’expression, de création de liens, de bricolage et de jeux. Au minimum une fois par mois, un éducateur tente de provoquer des rencontres privilégiées. Nous avons aussi aménagé un local avec des jeux qui leur est entièrement dédié. Pour leur donner une bouffée d’air, Gabrielle organise de temps en temps des activités extérieures avec les enfants. Les parents ne sont pour autant jamais mis de côté. «  C’est eux, bien sûr, qui éduquent leurs enfants  », ajoute-t-elle. «  On est là pour les accompagner. En général, cela leur fait du bien d’avoir quelqu'un de l’extérieur qui prend le relais avec la maman qui est en difficulté, qui n’arrive pas toujours à bien communiquer avec son enfant. » Reloger les plus démunis des Bruxellois et des Bruxelloises de façon durable : tel est le nouveau projet porté par L’ILOT. Le projet ‘Capteur de logements’ veut faire se rencontrer les besoins de logement des personnes les plus démunies et ceux de propriétaires de biens à louer. L’objectif final ? Sortir durablement de la rue des femmes, des hommes et des familles. Crise du logement En Région bruxelloise, la crise du logement touche une part croissante de personnes et plonge chaque jour des hommes, des femmes ou des familles entières dans une grande précarité. Dans le privé, les logements à louer à un prix abordable sont de plus en plus rares (le prix moyen pour un 2 chambres est de 732 euros) et, malgré les efforts réalisés par le politique pour augmenter le parc de logements publics, les délais d’attente restent interminables  : 7 ans d’attente en moyenne pour un logement social à Bruxelles. Une situation alarmante et révoltante selon L’ILOT, surtout lorsqu’on estime à 20.000 le nombre de logements privés inoccupés. Trait d’union D’un côté, on assiste à une augmentation du nombre de personnes ne trouvant pas de logement et de l’autre, à un nombre important de propriétaires de biens inquiets de ne pas trouver de locataires sérieux et fiables. «  Le rôle de Capteur de logements est d’être le trait d’unionentrecesdeuxgroupes,etdefaireserencontrer les besoins des plus démunis et ceux des propriétaires en prospectant sur toute la Région bruxelloise  », explique Samantha Crunelle, responsable du projet à L’ILOT. «  Nous agissons comme un intermédiaire, un facilitateur, entre des propriétaires soucieux de louer leur bien au juste prix, parfois désireux de venir en aide aux plus démunis, tout en ayant la tranquillité d’esprit que ce bien sera bien géré et entretenu », poursuit-elle. Pour ce faire, l’asbl L’ILOT et ses partenaires accompagneront individuellement chaque personne ou famille relogée dans le cadre de ce projet en s’assurant du respect des conditions de location établies. Un projet gagnant-gagnant tant pour les propriétaires que pour les locataires. Merci de nous aider à faire de ce projet un succès ! L’ILOT lance un projet innovant pour révolutionner le secteur de l’aide aux personnes sans abri à Bruxelles Vous êtes propriétaire et ce projet vous interpelle ? Appelez Samantha Crunelle ou Gilles Poupart au 02/537.20.41 Marc est arrivé à L’ILOT il y a un mois avec son épouse enceinte de 8 mois. « Je m’appelle Marc, j’ai 35 ans. Je suis né à Bruxelles mais j’ai grandi à Blankenberghe. Avant d’arriver à L’ILOT avec mon épouse, on a vécu en rue. C’est là qu’on s’est rencontrés. C’était il y a un an. Dans un mois nous serons parents. Notre fils s’appellera Gabriel. Avant la rue, j’avais un appartement. Un jour, le loyer a doublé  ; je ne pouvais plus payer. J’ai donc dû partir. Il y a eu la drogue aussi. J’ai passé trois ans en rue. Trois ans à dormir dehors. Quand tu es dans la rue, tu n’as plus d’adresse, sans adresse pas de travail, pas de revenus. Tu entres dans une spirale. C’est très compliqué. Il y a beaucoup d’associations qui t’aident juste à rester en vie… Une douche, un repas, un lit parfois. Beaucoup moins qui ont le temps de t’écouter comme on le fait ici. Quand le petit sera né, nous irons en logement de transit, un petit flat trouvé grâce à L’ILOT. Ce sera temporaire mais nous serons dans un vrai logement pour nous trois. On a de la chance d’être arrivés ici ; le contact est sincère, on est comme en famille. L’ambiance est bonne et les éducateurs et assistantes sociales sont à notre écoute. J’ai des projets  : avec le logement de transit, je vais avoir une adresse. Etre enfin domicilié. Trouver du travail ne me fait pas peur : j’ai déjà fait de tout et je suis bilingue. J’ai de l’expérience en construction et dans l’horeca. Je n’ai jamais eu peur de travailler. Mon objectif après la naissance de Gabriel  : trouver du travail, avoir des fiches de salaires et nous trouver un appartement avec un bail à notre nom. Je me suis sorti de la drogue, puis de la rue, je serai bientôt papa. C’est maintenant que la vie commence. » Lilou, 30 ans, est hébergée à L’ILOT. Battue pendant 19 mois par son ex- compagnon, elle tente aujourd’hui de se reconstruire peu à peu. « Je devais être hospitalisée à Saint-Pierre. Je suis arrivée avec mon copain à Bruxelles, puis il m’a abandonnée avec mes sacs. Il est parti et je n’ai plus jamais eu de nouvelles de lui. Il m’avait fait une tête au carré. J’avais été battue. J’avais des yeux au beurre noir. Le Samusocial m’a envoyée à L’ILOT. Ici au moins, je me sens en sécurité. Je sais que mon ex-compagnon ne viendra pas. A L‘ILOT, les éducateurs et les assistantes sociales nous aident beaucoup. Ils nous accompagnent dans toutes les démarches. J’ai trouvé un bungalow dans lequel je vais bientôt emménager. J’ai 30 ans, il est temps que j’avance dans ma vie et que je n’aille plus à reculons. J’ai rencontré assez de mauvaises personnes. Mon ex-compagnon m’a ouvert le crâne, l’arcade, … il m’a cassé toutes les dents de devant. J’ai été dans le coma 15 jours. J’espère qu’un jour, je pourrai fonder une famille et recommencer à travailler. J’étais secrétaire de direction. » JD N°1 - septembre 2015

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