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Faso Kaba: one womans vision for the business of seeds (French)
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Faso Kaba: one womans vision for the business of seeds (French)

  1. « Mon souhait est de produire, distribuer des semences de qualité et les rendre accessible aux paysans partout au Mali ». En 2005, Madame Coulibaly Maimouna Sidibé, secrétaire de formation, était de retour des Etats-Unis où elle travaillait pour une compagnie semencière. Son expérience américaine lui avait suscité un rêve ; celui de créer un label de semences capable de répondre aux besoins des producteurs maliens. Madame Coulibaly rêvait surtout de créer une compagnie qui allait enfin produire, conditionner et distribuer des semences de qualité au Mali. Dans sa vision, les paysans du Mali ne dépendraient plus de semences importées uniquement, mais produites sur place et distribuées à un prix abordable. Le nom de la nouvelle compagnie était toute trouvée’ Faso Kaba’ qui signifie en langue nationale Bamanakan, le maïs du pays. « Nous avons voulu exprimé à travers ce nom que ces semences sont des variétés améliorées et issues de la recherche malienne et donc crées sur place », explique Madame Coulibaly. A cette époque, peu de gens crurent en son projet. Les banques et les institutions de crédits étaient hésitantes car le commerce des semences n’inspiraient guère confiance aux investisseurs ; ces institutions ne considéraient point la distribution des semences comme une activité rentable et viable. « Les rares financements qui existaient dans le secteur étaient accordés plutôt à des coopératives et organisations disposant d’un fonds de garantie. La banque m’a fait comprendre qu’il n’était pas dans son cahier de charge de donner de l’argent à une opératrice privée de semence », se rappelle Madame Coulibaly. Au lieu de se décourager, et en attendant de trouver une bonne opportunité de se lancer dans le domaine, elle mit son expérience au service d’une organisation paysanne dans la zone de la Haute Vallée du Fleuve Niger (OHVN) connue pour son activité agricole intense au Mali. « Notre mission était d’aider au montage des dossiers de financements et de garanties des organisations de producteurs auprès de la Banque. Ces organisations avaient ensuite accès aux financements de la Banque pour payer les intrants agricoles ». Malgré cet accès des organisations aux crédits pour l’achat des intrants, un chaînon manquait : « Ils n’avaient toujours pas accès à des semences de qualité. Et à chaque fin de campagne, ils se plaignaient davantage du fait d’avoir investi en vain leur argent dans les herbicides sans toutefois obtenir une bonne récolte ». Le déclic ! Le déclic vint un jour lorsqu’elle entendit le témoignage d’un paysan qui manifestait le besoin d’acheter des semences améliorées jusque-là distribuée gratuitement par la recherche pour les besoins de tests mais en quantité insuffisante. « Dès lors, j’ai commencé une petite boutique de ventes de semences à la maison ». Les débuts ne furent pas faciles, mais enfin, elle obtint un prêt. Alors que la première boutique commençait à être fonctionnelle à la maison, une deuxième boutique ouvrit ses portes à Bougouni (région de Sikasso), l’une des plus grandes zones agricoles du Mali. « Nous avons essayé de nous rapprocher de la campagne ; et grâce au bouche à oreille et avec le soutien de l’Institut d’Economie Rurale qui orientaient les paysans vers moi pour les semences, la compagnie s’est mise en route. Ensuite nous avons travaillé ensemble avec les coopératives de producteurs ainsi que les services agrées pour produire et vendre les semences en plus grande quantité. Ils ont bien accueilli notre partenariat et ainsi l’entreprise a vraiment démarrée. » La contribution de WASA-SP L’environnement qui a permis à Faso Kaba et d’autres producteurs de semences et entrepreneurs semenciers de prospérer est en partie inspiré de la contribution du projet semencier de l’Alliance Semencière Ouest-africaine (WASA-SP), un projet de cinq ans, exécuté en partenariat avec l’ICRISAT, African Seed Trade Association (AFSTA) et le Centre des sciences de l’Iowa State University (SSC- ISU), avec la coopération d’autres partenaires régionaux et locaux. WASA-SP a soutenu un programme africain en vue de l’amélioration des capacités des acteurs pour Faso Kaba : la vision d’une femme pour l’entreprise semencière Faitssaillants2013|ICRISATAfriquedel’OuestetduCentre40
  2. Mme Maimouna Sidibe Coulibaly, fondatrice et directrice de la companie semencière Faso Kaba, dans un magasin de nettoyage et d’emballage, en compagnie d’un employé 41 Au-delàdel’agriculturedesubsistance
  3. l’accès au marché, l’amélioration de l’approvisionnement, et le développement de la recherche agricole pour aider à la croissance de la productivité à long terme. Faso Kaba, a également bénéficié d’un appui financier de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA). De nos jours, Faso Kaba est une référence au Mali dans le secteur de la production et la commercialisation de semences par le secteur privé. L’entreprise dispose d’un entrepôt et d’une chaine de conditionnement. La compagnie a étendu son réseau au-delà des frontières maliennes et parmi ses nouveaux partenariats, il faut noter en l’occurrence United Genetics pour l’importation notamment de semences de tomates dont la variété Maxipeel. La compagnie est membre de l’Association semencière du Mali (ASSEMA) qui à son tour, est membre de Africa Seed Trade Association (AFSTA). « Je suis confiante que le changement est entrain de se produire dans la production et la distribution des semences qui constitue une source de revenus pour les paysans car le prix des semences est supérieure aux prix des graines. » Au Mali, la compagnie Semencière Faso Kaba travaille majoritairement avec quatre coopératives avec qui elle dispose de contrat d’achat de semences. En tant qu’agro-dealer, Mme Coulibaly a des ambitions pour les paysans : « Mon souhait est de rendre accessible les semences améliorées et les distribuer aux paysans partout au Mali ». Faso Kaba est parmi les plus grands agro-dealers du Mali et Mme Coulibaly est certainement l’unique femme ayant une telle réussite dans le domaine de la production et la distribution des semences et elle en tire une source de fierté : « Ma maman était une productrice (près de 500kg de sorgho par saison). Elle n’avait pas accès aux semences améliorées à l’époque. Produire et commercialiser des tonnes de semences améliorées est une source de satisfaction et une grande fierté pour moi. En tant qu’agro- dealer, je suis invitée partout dans le monde lorsqu’il s’agit de débattre de questions agricoles et j’ai eu d’énormes opportunités de formation en gestion d’affaires en lien avec la production, la distribution et le contrôle de la qualité des semences. Mais au-dessus de tout cela, j’ai le sentiment de rendre service utile aux agriculteurs ». Mise en relation de Faso Kaba et les associations de femmes de producteurs Consciente des difficultés que peuvent avoir les femmes dans le secteur de la production et la distribution Mme Coulibaly apporte son soutien à d’autres compatriotes qui pourront un jour devenir à leur tour des agro dealers. « Les femmes portent un grand intérêt pour le secteur des semences mais du fait de nombreuses responsabilités familiales et sociales, elles ne disposent pas du temps suffisant afin de se consacrer à une entreprise entièrement pour répondre aux besoins des marchés au moment des ventes accrues ». En 2013, Faso Kaba a signé un contrat pour la production de semences d’arachide certifiées sur 43 hectares avec l’Association des femmes productrices de semences d’arachide de Wakoro au Mali. Les membres de ce groupe ont bénéficié de l’appui de l’ICRISAT dans la production de semences et sont maintenant aptes à produire des semences de bonne qualité. A travers la mise en relation opérée par l’ICRISAT, elles peuvent vendre leur production par l’intermédiaire de Faso Kaba et disposent donc d’un marché garanti pour écoulée leur production annuelle. Pour la saison 2014, Faso Kaba a signé un nouveau contrat avec ce groupe de 50 femmes productrices de semences d’arachide pour une production qui, selon les estimations devrait atteindre à 7 tonnes. Faitssaillants2013 | ICRISATAfriquedel’OuestetduCentre42
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