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Différenciation vb

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Valérie Bardol formatrice propose des éléments théoriques et des exemples sur la question de la différenciation.

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Différenciation vb

  1. 1. Réforme du collège Formation disciplinaireHistoire-Géographie
  2. 2. ü Que dit la réforme ? ü Une question ancienne mais de plus en plus d’actualité ü  Alors pourquoi ces pratiques ne sont-elles pas généralisées? ü  Les apports de la recherche sur l’apprentissage et l’enseignement. ü Quelques exemples de mises en œuvre ü Et maintenant, à vous! ü Des éléments de bibliographie pour poursuivre la réflexion
  3. 3. Que dit la réforme ?
  4. 4. Impossible d'afficher l'image. Votre ordinateur manque peut-être de mémoire pour ouvrir l'image ou l'image est endommagée. Redémarrez l'ordinateur, puis ouvrez à nouveau le fichier. Si le x rouge est toujours affiché, vous devrez peut-être supprimer l'image avant de la réinsérer.
  5. 5. Une question ancienne et de plus en plus d’actualité
  6. 6. ü La différenciation pédagogique est née en France avec la création des classes de perfectionnement (1909) : réservée à l’enseignement spécial. ü Edouard Clarapède (1920) : « Une école sur mesure » ü  ni l’école de la mesure (des évaluations critériées et hiérarchiques à outrance) ü  ni l’école de la démesure (trop de notions à enseigner) ü Louis Legrand fut un des précurseurs dans les années 80 : la différenciation de la pédagogie pour prendre en compte la massification de l’enseignement dans l’enseignement secondaire. ü  «  Un effort de d iversificatio n de s pratique s d’enseignement susceptible de répondre à la diversité des élèves. » Une question ancienne mais toujours d’actualité
  7. 7. L’hétérogénéité est incontournable Faire avancer les élèves de la même manière et en même temps est une illusion. Chaque élève a son individualité, sa singularité Vitesse Motivation Intérêt Autonomie Compréhension Une notion centrale : le temps
  8. 8. 0  La différenciation pédagogique s’oppose au mythe identitaire de l’uniformité, faussement démocratique. Pierre Bourd ieu : «  Ne pas rester indifférent aux différences. » 0  Une classe «  homogène  » est une classe hétérogène qui s’ignore. 0  Halina Przesmycki : «  L’hétérogénéité ne doit pas être considérée comme un obstacle mais comme une richesse. » 0  Il s’agit de : 0  ne pas remettre en cause ce postulat d’hétérogénéités multiples 0  produire un effort intellectuel et pédagogique (élaboration, mise en œuvre des séquences et séances d’apprentissage) ü  pour ne pas enseigner (tout le temps a minima) de manière uniforme et magistrale. Une question ancienne mais toujours d’actualité
  9. 9. 0  Une situation comparative de la France qui est médiocre et qui se dégrade. 0  Quelques repères à partir des comparaisons internationales PIRLS (2011), PISA (2012) et PIAAC (2012) dans les pays de l’OCDE : L’urgence de la situation
  10. 10. Score en mathématiques selon le décile du statut socio-économique Lecture : En France, les élèves du 1er décile selon le statut social (les 10% les plus défavorisés) ont un score en mathématiques inférieur à 425 points. Source : OCDE (2015) http://www.laviedesidees.fr/L-ecole-francaise-democratique-ou-elitiste.html
  11. 11. Une proportion forte d’élèves en difficulté (19% à 15 ans en production d’écrits et en culture scientifique) Des différences importantes et croissantes entre les élèves les plus faibles et les élèves les plus forts. Un impact fort de l’origine sociale Notre système éducatif s’avère peu efficient (efficacité / argent investi ; efficacité / temps scolaire ; efficacité / niveau de formation des enseignants…) et peu équitable. Notre Ecole est l’une des plus performantes au monde… pour les élèves forts d’origine sociale favorisée ! Différencier n’est pas un luxe, c’est une nécessité.
  12. 12. Alors, pourquoi ces pratiques ne sont-elles pas généralisées ? Malentendus, réticences, stratégies d’évitement…
  13. 13. Les malentendus ü  Différencier, c’est répondre à une demande institutionnelle. ü  Différencier, c’est individualiser en permanence les apprentissages. ü  Différencier, c’est seulement prendre en charge la diversité des niveaux scolaires. ü  Différencier dans le domaine des apprentissages, c’est seulement prendre en charge les élèves en difficulté. ü  Différencier pour les élèves les plus faibles, c’est les stigmatiser, c’est créer de l’injustice.
  14. 14. Les réticences ü  Un contexte d’enseignement inapproprié (effectifs trop lourds, élèves passifs ou perturbateurs, salle de classe trop exiguë…) ü  Les convictions liées à un enseignement juste ü  Le poids des routines pédagogiques ü  Le manque de formation (la peur de mal faire) ü  Le manque de temps (lourdeur des programmes, lourdeur des tâches évaluatives) ü  Une usine à gaz ü  La peur du changement : ce que j’ai à gagner, ce que je vais perdre.
  15. 15. Les stratégies de contournement et d’évitement ü  Dans l’établissement scolaire ü  Constitution « déguisée » de classes de niveau dans le 2d degré (cf. le temps différencié des conseils de classe). ü  Des dispositifs d’aide et d’accompagnement personnalisé externes aux classes. ü  Des redoublements censés réduire le degré d’hétérogénéité des classes (cf. le nouveau décret du 20 novembre, la conférence de consensus du CNESCO en janvier 2015). ü  Dans les classes ü  Une différenciation pédagogique en moyenne peu présente, qui s’étiole au fil de la scolarité primaire et secondaire. ü  Une différenciation qui porte quasi exclusivement sur le niveau scolaire. ü  Une différenciation pour les élèves en difficulté. ü  Une différenciation remédiative par diminution des objectifs visés après constatation des difficultés rencontrées par certains élèves. ü  Une différenciation par le nombre ou le type d’exercices d’application donnés aux élèves. Des contraintes indépassables : une classe d’âge, des programmes d’enseignement, une année scolaire.
  16. 16. Les apports de la recherche sur l’apprentissage et l’enseignement.
  17. 17. Les postulats de Burns : ü  Il n’ y a pas deux apprenants qui apprennent de la même manière ü  Il n’ y a pas deux apprenants qui apprennent à la même vitesse ü  Il n’ y a pas deux apprenants qui soient prêts à apprendre en même temps ü  Il n’ y a pas deux apprenants qui utilisent les mêmes techniques d’étude ü  Il n’ y a pas deux apprenants qui résolvent les problèmes de la même manière ü  Il n’ y a pas deux apprenants qui possèdent le même profil d’intérêt ü  Il n’ y a pas deux apprenants qui soient motivés pour atteindre les mêmes buts
  18. 18. Les trois temps de la différenciation 1.  La prévention (avant l’apprentissage) 2.  En cours d’apprentissage 3.  La remédiatin ( après le premier apprentissage)
  19. 19. 2 types de différenciation pédagogique ( Mérieu, Gillig) : La différenciation successive : un même objet d’apprentissage pour tous, avec une adaptation des outils, des supports, des aides… Les types de différenciation Sur quoi peut porter la différenciation ? - les contenus abordés pour un même objectif (textes, tableaux, graphiques, schémas, films ...) ; - sur les outils et supports employés (support oral, support papier, rétroprojecteur, vidéoprojecteur, télévision…) ; - sur le choix des situations d’apprentissage (situations d’écoute (si possible active), de recherche, de débat, d’évaluation formative, de production personnelle, …) ; - sur les démarches d’apprentissage et détours pédagogiques (induction, déduction) ; - sur les consignes données ; - sur le degré de guidage et d’aide de l’enseignant ; - sur l’organisation de la classe, l’aménagement de l’espace (travailler en classe entière, en groupe de tailles différentes, en groupes d’entraide, de recherche, etc.) - sur la nature de l’évaluation On peut retenir schématiquement deux types de différenciation : La différenciation des processus : Les élèves sont répartis en plusieurs groupes qui travaillent chacun simultanément sur les mêmes objectifs selon des processus différents mis en œuvre à travers des pratiques diversifiées de travail autonome : 1 objectif final Démarche 3 Démarche 2 Démarche 1 Diagnostic préalable : identification des besoins
  20. 20. La différenciation simultanée : plusieurs objectifs d’apprentissage différents adaptés aux réelles et diveses compétences des élèves. Exemples de démarches : inductive / déductive ; abstraite / concrète ; plutôt statistique / plutôt littéraire, … La différenciation des processus suppose une bonne connaissance des difficultés et une bonne connaissance des techniques d’appropriation des savoirs par les élèves. Différenciation des contenus : Idem, mais les élèves travaillent chacun simultanément sur des contenus différents définis en terme d'objectifs cognitifs, méthodologiques et comportementaux. Exemple : La différenciation par la tâche : on propose dans ce cas de mettre en place des ateliers de soutien, de besoin ou de choix, d'entraînement ou d'approfondissement dans lesquels les activités personnalisées et adaptées sont proposées en fonction des besoins évalués de chacun. D’autres différenciations sont parfois énoncées par les pédagogues. Mais elles sont souvent des modalités possibles des deux premières formes : Différenciation des structures : Il s’agit de modifier les modalités l’organisation de la classe (constitution de groupes homogènes ou hétérogènes, de niveau, de besoin, travail en autonomie), le nombre d’intervenants, le lieu du cours, … La différenciation par les rôles : il s’agit de répartir des rôles clairement identifiés en tenant compte des compétences et des besoins d'apprentissage de chaque élève (ou groupe d’élèves). Exemple : rôle de secrétaire, de comptable, de rapporteur, d’animateur de débat, etc. Une autre approche du temps Jean-Michel ZAKHARTCHOUK (2001) distingue en fait deux modes de différenciation : la différenciation successive qu'on appellera plutôt pédagogie diversifiée ou variée : Il s’agit d’utiliser successivement diverses méthodes, divers supports, différentes situations et démarches d’apprentissage pour que chacun ait un maximum de chance de trouver, au moins régulièrement, une méthode qui lui convient (ex. : Deux stratégies sont 1 objectif final (exemple : maîtrise d’une connaissance particulière à partir d’un texte) Objectif de savoir-faire 1 Exemple : éviter la paraphrase. Objectif de savoir-faire 2 Exemple : travailler l’argumentation. Objectif de savoir-faire 3 Exemple : étude approfondie d’un texte théorique.
  21. 21. 3 catégories de différenciation pédagogique ( Boucenna) : La différenciation des interactions Les travaux de groupes : les groupes de besoin, de niveau, d’intérêt, de projet, d’affinité, de complémentarité Les rôles joués par les élèves : l’entraide, le tutorat, l’observation, l’évaluation, l’organisation La différenciation des types d’activités et des processus d’apprentissage Les exposés, les recherches, les expérimentations, les productions, les projets, les résolutions de problèmes, les défis, les jeux de rôle… Les supports : l’oral, l’écrit, l’audio, l’image, la vidéo, les NTIC Les outils : les fiches méthodologiques, les glossaires… La différenciation des pratiques d’évaluation formative Les modes : l’auto-évaluation, l’évaluation entre pairs, par l’enseignant, par un expert, la co-évaluation Les outils : les carnets de bord, les portfolios, les corrigés…
  22. 22. ü Accepter de modifier ses pratiques d’enseignement. ü Etre capable de caractériser son enseignement (une pos tu re réflexive) po u r l’enr ich ir sans le déstructurer. ü Que changer à «  peu de frais  » et comment procéder ? ü Identifier les apprentissages notionnels qui justifient des différenciations pédagogiques. ü Dans un premier temps, investir le champ des différenciations pédagogiques successives. De la théorie à l’action raisonnée
  23. 23. 0  Construire des séquences d’enseignement et des séances d’apprentissage avec des parcours diversifiés. 0  Dans la séquence d’enseignement : 0  Définir des étapes cognitives dans l’acquisition de la notion 0  La 1ère étape : le « déjà-là » chez les élèves (mémorisation écrite) 0  Pour chaque étape, identifier les processus cognitifs en jeu dans les tâches demandées : ü  Appliquer ü  Catégoriser ü  Comparer ü  Compléter ü  Construire ü  Décrire ü  Identifier ü  Justifier ü  Mémoriser ü  Observer ü  Relier ü  Représenter ü  Reproduire ü  Synthétiser ü  Vérifier ü  … 0  L’antépénultième étape : le retour aux représentations initiales, la préparation à l’évaluation des connaissances et des compétences 0  L’avant-dernière étape : l’évaluation critériée (elle ne porte exclusivement que sur ce qui a été réellement enseigné) 0  La dernière étape : des activités de remédiation, de renforcement, de prolongement, de « complexification », des défis… De la théorie à l’action raisonnée
  24. 24. 0  Dans les séances d’apprentissage 0  Définir un objectif d’apprentissage 0  Identifier les obstacles éventuels à cet apprentissage 0  Envisager des aides autres que l’intervention de l’enseignant dans un premier temps 0  Préciser le rôle de l’enseignant dans les différentes phases de la séance 0  Envisager d’emblée des situations d’approfondissement ou de prolongement 0  Proposer des évaluations formatives et adaptées en variant leurs modalités 0  Accorder une place spécifique au bilan (différencier l’activité et l’apprentissage) De la théorie à l’action raisonnée
  25. 25. 0  La différenciation pédagogique c’est sans doute : 0  Créer les conditions les plus favorables pour construire avec les élèves les apprentissages considérés comme incontournables. 0  Aider les élèves à prendre conscience et prendre en considération : 0  ce qu’ils savent déjà (le passé) 0  ce qu’ils sont en train d’apprendre et la manière avec laquelle ils apprennent (le présent) 0  ce qu’ils peuvent et veulent en faire (l’avenir) 0  Aider les élèves à devenir plus autonomes et responsables de leurs apprentissages 0  Comment individuellement et collectivement augmenter le «  vouloir  » et le « pouvoir » apprendre ? « Moi j’enseigne, mais eux apprennent-ils ? » Michel Saint Onge En guise de conclusion provisoire
  26. 26. Quelques exemples dedifférenciation
  27. 27. Sur quoi peut porter la différenciation ? -  les contenus abordés pour un même objectif (textes, tableaux, graphiques, schémas, films ...) ; -  sur les outils et supports employés (support oral, support papier, tice, rétroprojecteur, vidéoprojecteur, télévision...) ; - sur le choix des situations d’apprentissage (situations d’écoute (si possible active), de recherche, de débat, d’évaluation formative, de production personnelle, ...) ; -  sur les démarches d’apprentissage et détours pédagogiques (induction, déduction) ; -  sur les consignes données ; -  sur le degré de guidage et d’aide de l’enseignant ; - sur l’organisation de la classe, l’aménagement de l’espace (travailler en classe entière, en groupe de tailles différentes, en groupes d’entraide, de recherche, etc.) - sur la nature de l’évaluation
  28. 28. Champ Écrire Compétence Rédiger un texte en histoire : utiliser ses connaissances et les organiser Le texte choisi est extrait d’un manuel de sixième : c’est une synthèse du chapitre sur l’Empire romain. C’est un texte rédigé qui organise des connaissances. Les exercices proposés permettent à l’élève de tester ses connaissances et de prendre conscience de l’organisation d’une suite de paragraphes. Il n’est peut-être pas opportun de faire faire aux élèves tous les exercices puisqu’ils portent tous sur le même texte mais on peut imaginer de les utiliser comme canevas pour travailler successivement sur différents chapitres. Ces exercices peuvent être donnés aux élèves en classe entière selon les difficultés qu’ils rencontrent. Les élèves les plus performants n’auront aucun support ou disposeront d’un simple plan. Ces exercices, sur des textes différents, peuvent être utilisés par ordre de difficulté croissante tout au long de l’année : un élève passe au degré supérieur au fur et à mesure de ses progrès, à son rythme. On pourra aussi préparer en amont les élèves en difficulté avec ces exercices ; ils pourront ainsi rédiger le paragraphe demandé en même temps que leurs camarades, en classe entière. Texte original A partir d’Auguste, la République romaine devient un Empire à la tête duquel l’empereur a un pouvoir presque absolu. Au 2ème siècle, l’Empire romain atteint son apogée. Il est vaste, bien administré, en sécurité et prospère : c’est le temps de la « paix romaine ». Rome est la grande capitale politique, économique, religieuse et culturelle de l’Empire. Elle fait l’admiration de tout le monde romain. L’Empire est romanisé. La civilisation romaine s’y enracine. Rome accorde aux peuples et aux individus qui lui sont fidèles la citoyenneté romaine. Belin 6ème , 2004 1. Réutiliser ses connaissances Compléter un texte avec les mots appris en classe : A partir d’_______________, la ____________________ romaine devient un Empire à la tête duquel l’__________________ a un pouvoir presque absolu. Au 2ème siècle, l’Empire romain atteint son ____________________. Il est vaste, bien _____________, en ________________ et prospère : c’est le temps de la « __________________ ». Rome est la grande capitale p_________________, é__________________, r__________________ et c____________________ de l’Empire. Elle fait l’admiration de tout le monde romain. L’Empire est ___________________. La civilisation romaine s’y enracine. Rome accorde aux peuples et aux individus qui lui sont fidèles la _____________________ romaine. a. L’élève vérifie ses connaissances en complétant seul le texte.
  29. 29. Ou / et b. On donne à l’élève la liste des mots à utiliser pour compléter le texte. Travail sur la compréhension du texte et de son organisation. Liste des mots (par ordre alphabétique): administré apogée Auguste citoyenneté romaine culturelle économique empereur paix romaine politique religieuse République romanisé Rome sécurité Ou c. On ne donne à l’élève que la liste des mots avec une consigne pour guider la rédaction et on lui demande de rédiger le texte. Travail d’écriture pour un élève performant. « Écrire un petit texte pour :…………. » 1- Montrer que la République romaine se transforme un Empire, (à quelle date ? comment est-il administré ?) 2- Décrire la capitale de cet Empire (sa taille, son rôle) 3- Montrer comment la civilisation romaine se diffuse partout dans l’empire. Liste des mots (triés dans l’ordre d’utilisation) République Auguste empereur apogée administré sécurité Rome politique économique religieuse culturelle romanisé citoyenneté romaine paix romaine
  30. 30. 2. Rédiger un texte cohérent : repérer son organisation. 1. Texte dont les paragraphes ont été mélangés : les connecteurs et les dates permettent de le réorganiser. L’Empire est romanisé. La civilisation romaine s’y enracine. Rome accorde aux peuples et aux individus qui lui sont fidèles la citoyenneté romaine. Au 2ème siècle, l’Empire romain atteint son apogée. Il est vaste, bien administré, en sécurité et prospère : c’est le temps de la « paix romaine ». A partir d’Auguste, la République romaine devient un Empire à la tête duquel l’empereur a un pouvoir presque absolu. Rome est la grande capitale politique, économique, religieuse et culturelle de l’Empire. Elle fait l’admiration de tout le monde romain. 2. Texte dont les paragraphes ont disparu : il faut les rétablir. A partir d’Auguste, la République romaine devient un Empire à la tête duquel l’empereur a un pouvoir presque absolu. Au 2ème siècle, l’Empire romain atteint son apogée. Il est vaste, bien administré, en sécurité et prospère : c’est le temps de la « paix romaine ». Rome est la grande capitale politique, économique, religieuse et culturelle de l’Empire. Elle fait l’admiration de tout le monde romain. L’Empire est romanisé. La civilisation romaine s’y enracine. Rome accorde aux peuples et aux individus qui lui sont fidèles la citoyenneté romaine. 3. Texte sans paragraphe ni organisation. L’Empire est romanisé. La civilisation romaine s’y enracine. Rome accorde aux peuples et aux individus qui lui sont fidèles la citoyenneté romaine. Au 2ème siècle, l’Empire romain atteint son apogée. Il est vaste, bien administré, en sécurité et prospère : c’est le temps de la « paix romaine ». Rome est la grande capitale politique, économique, religieuse et culturelle de l’Empire. Elle fait l’admiration de tout le monde romain. A partir d’Auguste, la République romaine devient un Empire à la tête duquel l’empereur a un pouvoir presque absolu. 4. Texte dont les connecteurs ont été supprimés. Il faut en outre observer le texte pour utiliser les mots « empire » ou « Rome ». __________________ Auguste, la République romaine devient un Empire à la tête duquel l’empereur a un pouvoir presque absolu. _______ 2ème siècle, l’______________ romain atteint son apogée. Il est vaste, bien administré, en sécurité et prospère : c’est le temps de la « paix romaine ». _____________ est la grande capitale politique, économique, religieuse et culturelle de l’Empire. Elle fait l’admiration de tout le monde romain. L’___________________ est romanisé. La civilisation romaine s’y enracine. _______________ accorde aux peuples et aux individus qui lui sont fidèles la citoyenneté romaine. On peut ou non donner la liste des mots supprimés. A partir d(e) ; Rome (2) ; Empire (2) ; Au On peut ajouter des connecteurs à cette liste pour que l’élève opère un choix.
  31. 31. Exemple de pédagogie différenciée en Histoire -Géographie en classe de cinquième. Dans l'exemple de séquence ci après, le professeur a partagé la classe en deux : ♣ le premier groupe (groupe 1) est composé d’élèves qui ont peu de connaissances et qui sont souvent un peu lents. ♣ le deuxième groupe (groupe 2) est composé d’élèves ayant les pré-requis nécessaires et qui sont plus rapides. Le but est que chaque élève arrive à obtenir une production et que le travail des uns complète celui des autres et vice-versa (la correction étant commune) Pour le groupe1, les questions posées sont de l'ordre de la compréhension et de la description de documents. Pour le groupe2, les questions portent plus sur l'analyse et la réflexion. Cette séance est réalisée en classe de 5e sur une heure de cours. Elle a pour thème l’urbanisation galopante en Afrique et les documents sont issus du Manuel Hatier 2005
  32. 32. J’avance seul ! Tache complexe : Racontez la conquête de l’Empire espagnol d’Amérique en BD Objectifs de compétences : - Raconter et expliquer la conquête de l’Empire des Aztèques par Cortès - Utiliser comiclife pour créer une BD Consigne Une maison d’édition vous demande de réaliser une bande dessinée sur la conquête de l’Empire aztèque par les Espagnols. L’éditeur a indiqué que cette Bande dessinée doit être réalisée avec le logiciel ComicLife. La première page doit contenir un titre et votre nom doit se trouver à la fin de la BD. Boite à outils : Pour bien démarrer : Ouvrez le logiciel ComicLife en allant dans : « Démarrez » « tous les programmes » « ComicLife » Pour insérer des images Vous avez une banque d’images à votre disposition dans : « Ordinateur » « Commun » « travail » « 1-conquête de l’Empire Aztèque » Pour enregistrer votre travail Cliquez sur « enregistrer » Renommez le fichier avec votre « prénom nom » Enregistrez-le dans : « ordinateur » « commun » « travail » « 1-Conquête de l’Empire Aztèque »
  33. 33. Je prends un plan ! Tache complexe : Racontez la conquête de l’Empire espagnol d’Amérique en BD Objectifs de compétences : - Raconter et expliquer la conquête de l’Empire des Aztèques par Cortès - Utiliser comiclife pour créer une BD Consigne Une maison d’édition vous demande de réaliser une bande dessinée sur la conquête de l’Empire aztèque par les Espagnols. L’éditeur a indiqué que cette Bande dessinée doit être réalisée avec le logiciel ComicLife. La première page doit contenir un titre et votre nom doit se trouver à la fin de la BD. Suivez le plan suivant : 1°) J’indique quand la conquête a été faite, par qui et pourquoi. 2°) Je précise comment vivaient les Aztèques avant l’arrivée des Espagnols 3°) Je raconte comment Cortès a fait la conquête de l’Empire Aztèque. 4°) Je décris les conséquences de la conquête de l’Empire aztèque par les Espagnols. Boite à outils :. Pour bien démarrer : Ouvrez le logiciel ComicLife en allant dans : « Démarrez » « tous les programmes » « ComicLife » Pour insérer des images Vous avez une banque d’images à votre disposition dans : « Ordinateur » « Commun » « travail » « 1-conquête de l’Empire Aztèque » Pour enregistrer votre travail Cliquez sur « enregistrer » Renommez le fichier avec votre « prénom nom » Enregistrez-le dans :
  34. 34. Je suis un guide ! Tache complexe : Racontez la conquête de l’Empire espagnol d’Amérique en BD Objectifs de compétences : - Raconter et expliquer la conquête de l’Empire des Aztèques par Cortès - Utiliser comiclife pour créer une BD Consigne Une maison d’édition vous demande de réaliser une bande dessinée sur la conquête de l’Empire aztèque par les Espagnols. L’éditeur a indiqué que cette Bande dessinée doit être réalisée avec le logiciel ComicLife. La première page doit contenir un titre et votre nom doit se trouver à la fin de la BD. Répondez aux questions suivantes dans votre récit guidé : 1°) Où se situe l’Empire Aztèque ? 2°) Quand la conquête de l’Empire aztèque a-t-elle été faite par les Espagnols ? 3°) Qui a fait la conquête de cet Empire pour les Espagnols ? 4°) Pourquoi les Espagnols ont-ils fait cette conquête ? 5°) Quelle a été l’impression des Espagnols en arrivant à Tenochtitlan ? 6°) Comment Cortès a-t-il été accueilli par Moctezuma ? 7°) Comment Cortès a-t-il conquis la capitale de cet Empire ? 8°) Quelles sont les conséquences de cette conquête pour les Aztèques ? 9°) Quelles sont les conséquences de cette conquête pour les Espagnols ? Boite à outils : Pour bien démarrer : Ouvrez le logiciel ComicLife en allant dans : « Démarrez » « tous les programmes » « ComicLife » Pour insérer des images Vous avez une banque d’images à votre disposition dans : « Ordinateur » « Commun » « travail » « 1-conquête de l’Empire Aztèque » Pour enregistrer votre travail Cliquez sur « enregistrer » Renommez le fichier avec votre « prénom nom » Enregistrez-le dans :
  35. 35. Conclusion du chapitre: Les régimes totalitaires Objectif: caractériser chacun des régimes totalitaires étudiés: pratiques politiques, idéologie, objectifs, oppositions Pour vous aider, vous pouvez organiser votre paragraphe autour de deux thématiques: -des caractéristiques communes aux deux régimes -des spécificités distinctives Pour nourrir ces deux thématiques, vous proposerez des réponses aux questions suivantes (l'ordre des questions est indicatif): -quelle est l'organisation politique de chacun de ces régimes? -quelle est leur « vision du monde », leur projet idéologique? -quel objectif visent-ils par rapport à leurs « citoyens »? -quels moyens utilisent-ils pour cela? -quel degré d'adhésion ont-ils ainsi suscité? Pour quelles raisons? Conclusion du chapitre: Les régimes totalitaires Objectif: caractériser chacun des régimes totalitaires étudiés: pratiques politiques, idéologie, objectifs, oppositions Pour vous aider, vous pouvez organiser votre paragraphe autour de deux thématiques: -des caractéristiques communes aux deux régimes -des spécificités distinctives Pour nourrir ces deux thématiques, vous proposerez des réponses aux questions suivantes (l'ordre des questions est indicatif): -quelle est l'organisation politique de chacun de ces régimes? Un mot précis est attendu, appuyé sur trois arguments -quelle est leur « vision du monde », leur projet idéologique? On attend ici que soient décrites les conceptions nazie et communiste de l'Homme, de la société, du monde pour établir en quoi elles sont radicalement différentes et opposées. -quel objectif visent-ils par rapport à leurs « citoyens »? La réponse pourra être construire par une réflexion sur l'adjectif « totalitaire » -quels moyens utilisent-ils pour cela? Trois éléments de réponse sont attendus, chacun étant illustré au moins d'un exemple précis pour chaque régime étudié. -quel degré d'adhésion ont-ils ainsi suscité? Pour quelles raisons? On attend ici une réponse nuancée, qui montre les difficultés parfois rencontrées pour établir ce degré d'adhésion au régime, qui indique la variété de ces facteurs d'adhésion et qui atteste de l'existence d'oppositions à ces régimes. Il faudra s'appuyer sur des exemples. Conclusion du chapitre: Les régimes totalitaires Objectif: caractériser chacun des régimes totalitaires étudiés: pratiques politiques, idéologie, objectifs, oppositions Pour vous aider, vous pouvez organiser votre paragraphe autour de deux thématiques: -des caractéristiques communes aux deux régimes -des spécificités distinctives Pour nourrir ces deux thématiques, vous proposerez des réponses aux questions suivantes (l'ordre des questions est indicatif): -quelle est l'organisation politique de chacun de ces régimes? Un mot précis est attendu, appuyé sur trois arguments -quelle est leur « vision du monde », leur projet idéologique? On attend ici que soient décrites les conceptions nazie et communiste de l'Homme, de la société, du monde pour établir en quoi elles sont radicalement différentes et opposées. -quel objectif visent-ils par rapport à leurs « citoyens »? La réponse pourra être construire par une réflexion sur l'adjectif « totalitaire » -quels moyens utilisent-ils pour cela? Trois éléments de réponse sont attendus, chacun étant illustré au moins d'un exemple précis pour chaque régime étudié. -quel degré d'adhésion ont-ils ainsi suscité? Pour quelles raisons? On attend ici une réponse nuancée, qui montre les difficultés parfois rencontrées pour établir ce degré d'adhésion au régime, qui indique la variété de ces facteurs d'adhésion et qui atteste de l'existence d'oppositions à ces régimes. Il faudra s'appuyer sur des exemples. Les mots ou expressions « clé » du paragraphe sont: dictature, concentrer le pouvoir, parti unique, idéologie, diriger et contrôler, adhésion de la population, communisme, nazisme, population encadrée, propagande, culte de la personnalité, surveillance, violence, terreur, arbitraire, police politique, nouvelle société, oppositions, « lutte des classes », hiérarchie raciale, « communauté du peuple », révolution mondiale, purification, racisme, antisémitisme, « espace vital ». L'ordre des mots et expression est indicatif.
  36. 36. Différenciation intuitive Un émigré (irlandais ou italien) raconte son exil En une page, vous raconterez, à la première personne du singulier, le voyage (seul ou en famille) qui vous a conduit de votre terre natale à votre destination. Vous prendrez soin d’utiliser le cours et les documents du manuel : lieux, dates, vocabulaire, etc. Critères d’évaluation : - Qualité de l’expression - Récit suf:isamment long et étoffé - Apport de connaissances historiques
  37. 37. Différenciation plus formalisée Proposer le choix aux élèves entre trois « voies », de la plus guidée à la plus autonome. 0  Sans Lilet 0  Via media 0  Chi va piano…
  38. 38. Sans filet Présente et analyse le document de manière critique, en au moins vingt lignes. Chi va piano… 1) Présente le document selon la méthode vue en classe. (environ 5 lignes) 2) Montre que ce document nous éclaire sur la place de l’amélioration de l’hygiène dans la première phase de la transition démographique. N’oublie pas de déLinir cette notion. (au moins dix lignes) 3) Grâce à tes connaissances, mets en évidence les causes de la transition démographique qui n’apparaissent pas ici (première et deuxième phases). (au moins 5 lignes) Via media Grâce à tes connaissances, analyse le document en au moins vingt lignes : -  Présente-le. -  Montre ensuite que ce document nous éclaire partiellement sur le processus de transition démographique. -  Grâce à tes connaissances, explique les limites de ce document.
  39. 39. Evaluation différenciée Evaluation « Du développement au développement durable » (1 heure) Etude critique de deux documents Sujet : Le développement durable, une urgence et un déEi mondial
  40. 40. 1. Présente les documents et formule une problématique à partir du sujet. 2. Quels sont les principaux déLis que l’Inde doit affronter aujourd’hui et devra affronter dans le futur ? 3. Comment la Suède tente-t-elle de mettre en place le développement durable ? 4. Penses-tu que l’Inde puisse suivre l’exemple de la Suède ? Pourquoi ? 5. Réponds à la problématique dans une phrase de conclusion. Rappels méthodologiques - Tes réponses doivent être argumentées et illustrées par des données et des citations des documents. - N’oublie pas de développer sufLisamment tes réponses en te servant de tes connaissances (notamment les « notions » de la Liche de révision) En étudiant les documents (et sans oublier de t’appuyer sur tes connaissances), tu répondras au sujet proposé. Rappels méthodologiques - N’oublie pas de structurer ton propos (introduction/développement/conclusion). - Présente et analyse les documents : tu dois montrer leur intérêt pour comprendre le sujet. - Mets en valeur tes connaissances, qui doivent éclairer le document.
  41. 41. Travail en îlots et différenciation
  42. 42. Avantages principaux -  Possibilité de différencia2on décuplée -  Diversifica2on et autonomie facilitées matériellement -  Mul2plier les interac2ons/l’entraide entre élèves et l’aide apportée par l’enseignant Quelques inconvénients (surmontables) -  Temps d’adapta2on pour les nouveaux élèves -  Niveau de « bavardages résiduels » plus élevé qu’en organisa2on habituelle -  Élèves sont de profil par rapport au tableau -  Salle mal adaptée…
  43. 43. Le travail collectif : un travail que tout le monde termine… …et qui permet l’autonomie aux plus rapides Approfondir Ecrire un texte libre Effectuer des recherches Mémoriser Fabriquer un exercice Lire en silence Préparer un oral Aider les autres (sans faire à leur place) … et enfin un meilleur repérage ARCHIPEL
  44. 44. Différenciation et « classe renversée »
  45. 45. Des éléments de bibliographie pour poursuivre la réLlexion ASTOLFI Jean-Pierre (1992). L’école pour apprendre. Paris : ESF. ASTOLFI Jean-Pierre (2004). L’erreur, un outil pour enseigner, Paris : ESF. BARRY Abdoulaye (2004). Différenciation et diversiEication : clariEication conceptuelle et enjeux. La vie pédagogique, n° 130, p. 20-34. BEILLEROT J , BLANCHARD-LAVILLE Claudine & MOSCONI Nicole (dir.) (1996). Pour une clinique du rapport au savoir. Paris : L’Harmattan. BOUCENNA Séphora (2011). 101 :iches pour différencier. Namur : PU de Namur. BURNS Robert (1971). Methods for individualizing instruction. Educational Technology, n° 11, p. 55-56. CHARTRAIN, Xavier &HUBERT Bruno (2000). Prévenir l’échec scolaire. Lyon : Chronique sociale. CRAHAY Marcel (2000). L’école peut-elle être juste et efEicace ? De l’égalité des chances à l’égalité des acquis. Bruxelles : De Boeck.
  46. 46. Des éléments de bibliographie pour poursuivre la réLlexion DOISE, Willem & MUGNY, Gabriel (1981). Le développement social de l'intelligence. Paris : InterEditions. GAUTHIER Clermont, MELLOUKI M’hammed & SIMARD Denis (2005). Quelles sont les pédagogies efEicaces? Un état de la recherche. Paris : Fondation pour l’innovation politique. GILLIG Jean-Marie (2006). L’aide aux élèves en difEiculté à l’école : problématique, démarches, outils. Paris : Dunod. GUILLAUME Léonard & MANIL Jean-François (2006). La rage de faire apprendre : de la remédiation à la différenciation. Bruxelles : Jourdan Editeur. KAHN Sabine (2011). Pédagogie différenciée. Bruxelles : De Boeck. LEGRAND Louis (1995). Les différenciations de la pédagogie. Paris : PUF. MEIRIEU Philippe (2004). L’école, mode d’emploi : des « méthodes actives » à la pédagogie différenciée. Issy-les-Moulineaux : ESF.
  47. 47. Des éléments de bibliographie pour poursuivre la réLlexion PERRENOUD Philippe (2008). Pédagogie différenciée : des intentions à l’action. Issy-les- Moulineaux : ESF. PRZESMYCKI Halina (2008). La pédagogie différenciée. Paris : Hachette éducation. ROBBES Bruno (2009). La pédagogie différenciée : historique, problématique, cadre conceptuel et méthodologie de mise en œuvre. Site de Philippe Meirieu. [En ligne]. (Page consultée le 10 novembre 2014). http://www.meirieu.com/ECHANGES/bruno_robbes_pedagogie_differenciee.pdf SAINT ONGE Michel (1999). Moi j’enseigne, mais eux apprennent-ils ? Lyon : Chronique Sociale VECCHI, Gérard (de). Faire construire des savoirs. Paris : Hachette. VIAU Rolland (2003). La motivation en contexte scolaire. 3ème édition, Bruxelles : De Boeck. VYGOSTKY Lev Semenovich (1997). Pensée et langage. Paris : La Dispute.

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