Successfully reported this slideshow.
We use your LinkedIn profile and activity data to personalize ads and to show you more relevant ads. You can change your ad preferences anytime.

Le Nouvel Obs - Écoles du web

153 views

Published on

https://www.hetic.net/classements-ecoles-web?utm_source=slideshare&utm_medium=smo&utm_campaign=20182_news_ALL_classement-ecole-web

Les écoles web, un joli filon !
En trois ou cinq ans après le bac, ces cursus forment
(les spécialistes du marketing, du développement, du design
en ligne... attendus de pied ferme par les entreprises.

Published in: Internet
  • Be the first to comment

  • Be the first to like this

Le Nouvel Obs - Écoles du web

  1. 1. ÉCOLES DU WEB Unjoli filon En trois ou cinq ans après le bac, ces cursusforment (les spécialistes du marketing, du développement, du design en ligne... attendus depied fermepar les entreprises. R ares sont les domaines, les spé cialités où les diplômés sont guettés à la sortie par les em ployeurs. Les trop rares jeunes formés aux diverses spécialités du web sont de ceux-là. Rompus aux nouvelles technologies sans être des informati eiens, ils maîtrisent ses déclinaisons dans divers domaines liés au dévelop pement de la communication et du commerce en ligne, désormais incon tournables pour tous les acteurs de l'économie. Plusieurs rapports officiels ont récemment été lancés pour évaluer les besoins avec la même conclusion : le nombre dejeunes formés n'est toujours pas suffisant. L'université a bien mis sur pied quelques cursus, des BTS et DUT se sont également montés sur ces cré- neaux, mais cela est loin de suffire aux attentes des recruteurs. Des écoles privées se sont donc lan cées sur ce créneau, dont, en 2013, l'aty pique Ecole 4, accessible sans le bac et créée par le fondateur de Free, Xavier Niel, qui a ouvert la voie. Depuis, le gou- vernement a développé sur l'ensemble du territoire le réseau de « grande école du numérique » afin de promouvoir des cursus courts - entre trois mois et deux ans - pour permettre à des jeunes sans diplômes et des chômeurs de tous âges de raccrocher avec l'emploi en s'initiant à un métier du web en tension. Objec- tif ? Former des compétences en lien avec de nouveaux métiers récemment apparus : développeurs web, web desi gners, data scientists, web marketeurs... Les besoins sont immenses en effet, et les candidats trop peu nombreux face à des besoins en forte hausse, in- dique le dernier baromètre des métiers du numérique publié en mars 2016 par Cap Digital, le pôle de compétitivité et de transformation numérique. Une tendance qui n'est pas près de s'inver- ser compte tenu de la place prise au- jourd'hui par Internet dans notre quo- tidien. Le Credoc mesure en effet dans son baromètre du numérique, publié en 2016, qu'aujourd'hui 85% des Français ont accès à Internet, dont 74% quoti diennement, 48% téléchargent des ap plieations, 60% ont effectué un achat en ligne en 2016 et ils passent désormais presque autant de temps devant Inter- net (18 h par semaine) que devant leur télévision (20 h par semaine). Des écoles ouvertes à tous les profils Dans la majorité de ces écoles, avoir son bac - général, technologique ou professionnel - en poche est le seul prérequis ! « Ici la motivation nous in téresse bien plus que les résultats sco- laires, nous recherchons des bacheliers de toutes filières avant tout intéressés par le web », résume Anne Lalou, la di rectrice de l'école Web School Factory, qui délivre un bac +5. Il a néanmoins fallu mettre en place des procédures de sélection pour départager des can- didats toujours plus nombreux (1 000 candidats pour 250 places cette année à l'entrée de l'Hetic par exemple). Pour entrer à l'IESA, les candidats sont éva- lués lors d'un entretien de motivation, puis d'un test qui permet de mesurer leur culture digitale. Même procédure à la Web School Factory, assortie d'un Tous droits de reproduction réservés Obs Etudiants - Hor PAYS :France PAGE(S) :42-44 SURFACE :241 % PERIODICITE :Trimestriel 14 décembre 2017 - N°31 - Edition Hors-série
  2. 2. test d'anglais. À Sup'Internet, l'école a mis en place des jour nées ateliers animées par des anciens. « L'objectif est de les faire manipuler, par exemple construire une page web ou uti- liser un logiciel de traitement de l'image pour que les nouveaux comprennent bien ce qui les at- tend dans ce métier, car nous voulons absolument éviter l'effet de mode, et c'est comme ça que nous avons sélectionné cette an- née », explique Marion Legros, la directrice de Sup'Internet. Ces formations accueillent volontiers des candidats en ré- orientation (30 à 40% selon les établissements), après une ou deux années d'études validées (ou non) dans le supérieur. « Ce public varié enrichit consi- dérablement nos promotions », pointe Stéphane Tavard, le di- recteur de l'IESA. Aux côtés de ces écoles estampillées web on trouve également à l'université quelques masters dans le do- maine du numérique, qui re- crutent, eux, de façon plus clas- sique après une licence validée à l'université. Une scolarité en mode projet Point commun à tous ces établissements : une pédagogie basée à 100% sur la pratique, l'apprentissage, la communau té, avec des étudiants coachés par des professionnels, cha- cune cultivant évidemment sa différence : « Nous privilégions une scolarité par projet avec de nombreux travaux de groupe dès la l re année, et surtout les enseignants sont tous des pro- fessionnels », explique Anne La- lou à la Web School Factory qui entend s'inspirer des business school. Au programme côté fondamentaux, le management et l'entrepreneuriat, le design d'interaction, le marketing, les technologies du numérique... À l'IESA, l'accent a été mis sur la créativité. « Nous demandons aux À CLIQUER www.metiers. internet. gouv.fr Un portail de référence, avec un répertoire de fiches classées par familles de métiers. www.metiers- internet.eu Page française de l'Observatoire européen des métiers de l'Internet. étudiants de créer des sites Inter- net, des vidéos... Cela nous diffé- rencie d'écoles qui privilégient le tout-informatique », explique Stéphane Tavard. Ces écoles offrent aussi des expériences en entreprise à travers de Ion gues périodes de stages et de l'alternance, accessible le plus souvent sous contrat de pro- fessionnalisation. Un excellent moyen pour se constituer un solide réseau. Comment repérer les bonnes ecoles? Dans ce secteur récent où de nombreux établissements, tous privés, ont fleuri en quelques années, il n'y a pas de cadre et encore peu de recul pour com parer les formations. Certaines proposent des parcours en trois ans, d'autres en cinq ans et très peu débouchent sur des diplômes reconnus. Pourtant, choisir un bachelor (bac ^3) re- connu est une sage précaution ; c'est le cas de celui de l'IESA. En suite, il faut essayer d'évaluer la qualité des partenariats que ces écoles nouent avec le monde de l'entreprise, car cette proximité facilitera par la suite considéra- blement la recherche de stage et d'emploi. Par exemple, la Web School Factory a intégré dans ses murs l'« Innovation Factory », un lieu de résidence pour les entre prises partenaires. Pour se faire son opinion, rien de tel que les journées portes ou vertes qui permettent d'appré- hender les lieux et équipements mis à disposition et d'échanger avec les anciens élèves. Une autre bonne piste consiste à privilégier une école qui pro- pose une partie de la scolarité en alternance, car ces longues périodes passées en entreprise facilitent aussi considérable- ment les embauches et allègent les coûts de scolarité souvent élevés, de (î 000 à 7 000 euros par an en moyenne. Antoine Demailly, 26 ans, ETE DIRECTEMENT EMBAUCHE COMME WEB DÉVELOPPEUR EN « Après un BTS de chimie j'ai réalisé que je m'étais trompé de voie et j'ai décidé de me réorienter dans les métiers du web. Je n 'ai pas choisi ce secteur parce qu'il est à la mode, précise Antoine, mais parce que je faisais déjà du codage tout seul chez moi depuis plusieurs années!» Il découvre alors Sup'Internet à l'occasion dejournées portes ouvertes et se sent en phase avec le projet de l'école. « Elle permet de faire plusieurs stages, c'est très formateur et ça apporte beaucoup d'autonomie. Personnellement, ça m'a aussi permis de valider que je n'étais pas forcément fait pour travailler dans une start-up. » L'année dernière, pour son stage de fin de cursus, il lance quelques candidatures et n'a que l'embarras du choix e nt r e quatre offres sérieuses. « J'ai finalement été directement embauché comme web développeur en CDI chez Meltigroup, un fournisseur de contenus sur Internet. Aujourd'hui, je m'occupe de l'application mobile, je travaille sur le prochain site Internet du groupe et je gagne 35 000 euros par an. » Tous droits de reproduction réservés Obs Etudiants - Hor PAYS :France PAGE(S) :42-44 SURFACE :241 % PERIODICITE :Trimestriel 14 décembre 2017 - N°31 - Edition Hors-série
  3. 3. 5 exemples de formations aux métiers du web Niveau de diplôme/ Établissement/Spécialité Profil des admis Nombree dee candidats// Placess Coût total de la formation (en £) Enseignants issus du monde Durée du stage Nombr d candidats Place professionnel Bac+5/EEMI/ Diplôme de dirigeant manager opérationnel d'entreprise Bac 200 candidats 80 places en année, 50 places à l'enrrée du bac +4 12 mois, les 4 B et 5®années uniquement en apprentissage d'embauche 30% de poursuite, 40% en 3 mois, 15% créations d'entreprise Salaire/an brut moyen débutants (en €) Bac +3/ Sup Internet Bac 230 dossiers 70 places 12 mois minimum 95% en 3 mois 35 6 0 0 Bac +3/ IESA Multimédia/ Bachelor chef de projet multimédia Bac 250 candidats 120 places 7 2 0 0 en T a n n é e (les 2 suivantes en alternance) 3 à B mais en puis alternance 70% dès la sortie, sinon entre 3à G mois 25 0 0 0 Bac +5/ Web Factory Bac 200 dossiers 75 places 6 mois en tout et alternance en dernière année immédiatement 33000 à 36 0 0 0 Bac + 5/Hetic/ et management de la communication numérique Bac E, ES ou L, DOT MMI ou informa- tique, écoles de commerce, licence pro multimédia 1000 candidats 260 places (de la r à la 3 e année) 6 8 0 0 en I e année puis apprentissage en 2 e année. 7 700 en 3 ' e t 4 e année (alternance ensuite) 15 mois sur 4 ans puis 5 e année en alternance 100% dès la sortie, 20% créations d'entreprise À la sortie, débouchés assurés Les besoins sont tels dans ces nouveaux métiers que les di- plômés sont littéralement aspi- rés par le marché du travail dès la sortie, à des salaires moyens qui avoisinent les 30 0 0 0 euros par an ! « J e reçois des offres d'emploi en continu et du coup je vois même des étudiants faire la fine bouche », assure Marion Legros à Sup'lnternet. Cette année, trois mois après la fin de l'année scolaire, 95% de sa promotion était en poste. « En dernière année, certains signent même des CDI-stage car les employeurs ne veulent pas les laisser filer, et leur stage de fin de cursus est en réalité une période d'essai avant l'embauche. » Les débouchés ne se limitent pas au monde des start-up. Stéphane Tavard, à PIESA, évalue même que les deux tiers des offres émanent de grands groupes et un tiers seulement des start- up « car les grandes entreprises de tous les secteurs ont besoin de ces profils pour les accom- pagner dans leurs process de cligitalisation ». De la presse en passant par le secteur du luxe, la banque, l'agroalimentaire, le tourisme ou les sociétés de services informatiques, tous les patrons s'arrachent ces pe- tites mains du web capables de maîtriser les bases de la pro grammation informatique, mais aussi de « designer » et « mar keter » un site web, développer une application mobile ou en core animer un réseau social. Les fonctions les plus deman dées sont celles de développeur web et web designer. Dans ces spécialités les profils stars sont les UX designers qui optimisent les parcours utilisateurs et l'er gonomie des applications mo- biles, ainsi que les motion desi gners, qui font du design animé, il y a aussi d'importants besoins de chefs de projets web, d'ana- lystes de l'information (veilleur stratégique, etc.), d'administra- teurs de réseaux et de spéeia listes du marketing et de la com- munication. • Tous droits de reproduction réservés Obs Etudiants - Hor PAYS :France PAGE(S) :42-44 SURFACE :241 % PERIODICITE :Trimestriel 14 décembre 2017 - N°31 - Edition Hors-série

×