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Trendeo - septembre 2018, l'économie française ralentit

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Notre note de conjoncture sur l'économie française en octobre 2018. Un ralentissement indéniable, moins sensible dans l'industrie qu'ailleurs.

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Trendeo - septembre 2018, l'économie française ralentit

  1. 1. La reprise, déjà finie ? Les données de l’observatoire Trendeo de l’emploi et de l’investissement – France Données sous embargo jusqu’au 4 octobre 2018
  2. 2. Septembre 2018, un tassement plus qu’une inflexion L’économie française est au ralenti et les données INSEE de septembre montrent une baisse des embauches dans plusieurs secteurs. Les données collectées par Trendeo s’inscrivent dans cette tendance, avec des créations d’emplois moins nombreuses et des suppressions d’emplois stables ou en très faible hausse. Il s’agit donc plutôt d’un ralentissement que d’un retour à la crise. L’un des signaux encourageants qui ressort de nos données est la poursuite du dynamisme de l’industrie – qui se lit dans les créations d’emplois comme dans notre indicateur usines. L’analyse de l’évolution des emplois par secteurs incite d’ailleurs à se demander si la France ne s’inscrit pas dans un modèle de développement à l’allemande. Les efforts en faveur de l’offre aboutissent à une compétitivité industrielle bénéfique – même si la balance commerciale ne bénéficie pas encore de ces efforts. Une certaine sagesse de la demande pèse, en sens inverse, sur des secteurs comme le commerce. La réduction de l’emploi public, qui doit faciliter la modération fiscale, est enfin la marque d’un arbitrage en faveur de l’offre. Ces éléments macroéconomiques doivent s’apprécier aussi par rapport à des évolutions sectorielles et territoriales : l’industrie en France c’est, en grande part, l’automobile. La reprise observée dans ce secteur profite à des régions qui avaient été très touchées depuis 2009, comme Belfort. On ne revient pas, cependant, à une carte de France sur le modèle de la « banane bleue » des années 90 : peu de zones d’emplois du Grand Est figurent ainsi dans notre palmarès des zones d’emplois par type d’activité. 2 Parmi les signes positifs qui ressortent de nos données en cette fin de troisième trimestre, figure la fin des pertes d’emplois massives dans le secteur bancaire, le maintien de l’emploi dans les grandes entreprises et dans l’industrie. Il y a donc, on le voit, certains signes encourageants pour l’année 2019. Il reste d’un point de vue macroéconomique, que la recherche de la croissance par la compétitivité extérieure est d’autant moins rentable qu’elle est l’objectif d’un plus grand nombre de joueurs. Il y a donc aussi des raisons qui font que l’on ne doit pas s’attendre, s’il y a un rebond de l’économie, à ce qu’il soit de forte intensité. Dans ce contexte d’incertitude, nous sommes heureux d’avoir participé à mettre en valeur, pour l’occasion du salon Parcours France, les 200 entreprises qui ont, de juin 2017 à juin 2018, créé le plus d’emploi en France. Plusieurs d’entre elles seront présentes pour une cérémonie le 4 octobre au Palais Brongniart. Bonne lecture, et n’hésitez pas à nous adresser vos retours sur ces analyses, ou à vous abonner à nos bases pour utiliser vous-mêmes nos données ! David Cousquer, créateur et gérant de Trendeo, septembre 2018
  3. 3. Une baisse des créations d’emplois 33 Créations d’emplois trimestrielles, janvier 2009-septembre 2018, tous secteurs. Données Observatoire France Trendeo Depuis le quatrième trimestre 2014 le solde net des emplois créés et supprimés repérés par Trendeo est positif. Le troisième trimestre 2018 reste donc positif, mais est en baisse par rapport au troisième trimestre 2017. L’année 2018 est même globalement en baisse par rapport à 2017 : sur les trois premiers trimestres, les créations d’emplois sont en baisse de 14%, les suppressions d’emplois augmentent de 2%, et le solde net des créations d’emplois est en baisse de 18 000 emplois. Suppressions d’emplois trimestrielles, janvier 2009-septembre 2018, tous secteurs. Données observatoire France Trendeo -14% +2% -18 638 Solde trimestriel des créations et suppressions d’emplois, janvier 2009- septembre 2018, tous secteurs. Données Observatoire France Trendeo T3 2018 : 13 806
  4. 4. 4 Évolution de l’emploi net par secteurs Dans la baisse de tonus de l’emploi dans l’économie française constatée en 2018, le commerce est le principal responsable (et pas seulement du fait des annonces de suppressions d’emplois du groupe Carrefour – 2 341 suppressions annoncées en janvier et mai). Mais globalement le secteur du commerce reste en positif, le troisième secteur pour les créations d’emplois en 2018. Le secteur public vient ensuite peser sur la tendance – sans atteindre les niveaux de 2009-2010. La plus belle reprise, en sens inverse, vient des secteurs de la banque et de l’assurance, même si les restructurations se poursuivent avec les conséquences de la liquidation du Crédit Foncier. C’est ensuite l’industrie manufacturière qui progresse encore, pour la troisième année consécutive. A un niveau plus faible, les arts et spectacles (grâce à des annonces d’Eurodisney), l’information et communication (le logiciel principalement) et le secteur du gaz et de l’électricité continuent à progresser. Solde net des annonces de créations et suppressions d’emplois par secteurs pour les trois premiers trimestres de 2009 à 2018 et variation nette entre 2018 et 2017. Lignes classées en fonction du solde net 2018 (avant-dernière dernière colonne). En vert, les dix valeurs les plus élevées depuis 2009, en rouge les dix plus basses. Pour chaque année : t1 à t3, hors t4 Secteur 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2018/2017 Information et communication -231 6 306 13 016 7 471 4 655 5 909 7 561 7 476 17 607 19 044 1 437 Industrie manufacturière -61 719 -10 904 -2 313 -15 805 -16 868 -10 693 -3 894 716 11 532 14 746 3 214 Commerce 12 876 22 513 19 534 8 763 3 296 2 185 12 717 14 181 16 164 6 781 -9 383 Conseils et services spécialisés 159 3 697 3 637 2 913 5 097 7 474 5 400 5 095 7 476 6 711 -765 Transports et logistique -8 885 -14 413 -10 323 -6 063 -6 608 -5 864 -8 700 -4 424 9 978 6 222 -3 756 Hébergement et restauration 7 648 9 086 4 886 5 689 5 070 4 281 5 282 6 065 6 009 4 520 -1 489 Arts et spectacles 1 480 2 108 699 1 504 578 2 125 1 890 497 795 2 382 1 587 Autres services 6 161 9 100 4 465 3 677 938 2 328 3 725 1 854 6 962 1 895 -5 067 Activités financières et d'assurance -299 -182 1 227 -2 923 2 413 -4 597 405 -3 896 -6 569 1 756 8 325 Bâtiment et travaux publics 2 004 6 187 8 607 -1 907 -3 304 -1 519 -2 479 -9 2 718 903 -1 815 Activités immobilières -297 43 1 321 1 525 548 27 -674 1 494 2 294 836 -1 458 Enseignement -15 639 -14 927 -3 556 2 704 -46 -58 786 2 678 2 133 703 -1 430 Eau et déchets 182 1 081 902 846 -1 872 520 852 -162 10 527 517 Agriculture, sylviculture et pêche -198 -114 65 -483 -17 -22 409 86 331 368 37 Activités extra-territoriales 1 518 -17 -26 -3 61 61 Emploi de personnel domestique et auto emploi 30 -30 Industries extractives -777 -75 -645 20 6 -20 4 28 44 -72 -116 Santé humaine et action sociale 882 5 542 6 005 2 868 2 385 2 317 3 517 2 129 787 -107 -894 Electricité et gaz 811 2 466 15 8 012 1 217 333 148 -2 953 -2 756 -1 391 1 365 Administration publique -28 797 -15 169 2 693 -1 406 2 527 -7 032 3 098 3 889 -142 -9 120 -8 978 Total général -83 121 12 328 50 209 17 402 15 -2 306 30 047 34 744 75 403 56 765 -18 638
  5. 5. 5 Conseils et services spécialisés 2017 2018 Ecart (71) Ingénierie 5 048 5 060 12 (70) Conseil en gestion 820 1 130 310 (72) Recherche-développement scientifique 360 858 498 (69) Services juridiques et comptables 282 163 -119 (74) Design, photo, traduction 561 144 -417 (73) Publicité et études de marché 405 -644 -1 049 Total général 7 476 6 711 -765 Autres services 2017 2018 (82) Centres d'appels et services d'appui aux entreprises 747 1 123 376 (96) Services à la personne divers 1 980 597 -1 383 (78) Travail temporaire, placement, recherche 3 183 358 -2 825 (79) Agences de voyage -140 230 370 (81) Services de ménage et entretien de bâtiments 149 147 -2 (95) Réparation de biens personnels et domestiques 333 -16 -349 (94) Organisations associatives de promotion d'intérêts communs 16 -24 -40 (77) Activités de location et location-bail 671 -189 -860 (80) Sécurité privée et enquêtes 23 -331 -354 Total général 6 962 1 895 -5 067 Banque et assurance 2017 2018 Ecart (66) Services auxiliaires des services financiers et d'assurance 791 842 51 (64) Services bancaires et financiers -7 302 731 8 033 (65) Assurance -58 183 241 Total général -6 569 1 756 8 325 Dans les services, la plus forte reprise provient des services bancaires et financiers, qui recréent des emplois pour la deuxième fois depuis 2009. Le rétablissement est spectaculaire par rapport à 2017, où BNP-Paribas, la BPCE et la Société Générale avaient annoncé des suppressions d’emplois massives. L’ingénierie reste stable, avec un bon niveau de créations nettes d’emplois. Les centres d’appels, qui avaient vu leur niveau d’emploi net baisser continûment de 209 à 2016, poursuivent leur rebond pour la deuxième année. Certains secteurs des services connaissent une baisse en 2018 par rapport à 2017, et soit restent en positif mais à niveau faible (services à la personne, travail temporaire, design), soit perdent des emplois (publicité et études de marché, sécurité privée). Détail par secteurs ¼ - Services Pour chaque année : t1à t3, hors t4
  6. 6. Détail par secteurs 2/4 - Industrie Dans l’industrie manufacturière, 20 secteurs sur 27 sont en progression en 2018 par rapport à 2017. Le progrès global de l’industrie est d’autant plus impressionnant qu’il est obtenu alors que les deux secteurs principaux, l’automobile et les industries alimentaires, sont en repli par rapport à 2017, même s’ils sont encore positifs. Dans les sept secteurs qui perdent encore des emplois malgré la reprise, on trouve l’aéronautique, du fait de suppressions de postes chez Airbus, annoncées en mars. L’ameublement était passé en positif pour la première fois en 2017, mais replonge faiblement en 2018. Le papier- carton est dans la même situation. Le secteur de l’imprimerie reste en négatif en 2017, situation dont il n’est jamais sorti depuis 2009. 6 Industrie manufacturière 2017 2018 Ecart (29) Industrie automobile 4 841 2 544 -2 297 (10) Industries alimentaires 2 923 1 714 -1 209 (28) Moteurs hors automobile et aéronautique 1 292 1 573 281 (25) Produits métalliques divers hors machines 864 1 337 473 (15) Industrie du cuir et de la chaussure 196 1 324 1 128 (27) Equipements électriques -216 1 292 1 508 (33) Réparation de machines et d'équipements 9 1 195 1 186 (20) Industrie chimique 156 1 047 891 (32) Autres industries manufacturières 226 620 394 (26) Matériel informatique, électronique et optique 157 554 397 (30.1) Construction navale 136 511 375 (11) Fabrication de boissons 218 380 162 (21) Industrie pharmaceutique -46 277 323 (30.4 et .9) Autres matériels de transport 51 252 201 (24) Métallurgie -6 220 226 (14) Industrie de l'habillement -86 216 302 (23) Verre, plâtre, béton 433 213 -220 (12) Fabrication de produits à base de tabac 130 130 (16) Travail du bois, hors meubles 68 89 21 (19) Cokéfaction et raffinage 160 55 -105 (13) Fabrication de textiles 183 -2 -185 (30.2) Construction ferroviaire 55 -13 -68 (22) Fabrication de produits en caoutchouc et en plastique -1 236 -49 1 187 (17) Industrie du papier et du carton 204 -100 -304 (30.3) Construction aéronautique et spatiale 705 -110 -815 (31) Fabrication de meubles 404 -205 -609 (18) Imprimerie -159 -318 -159 Total 11 532 14 746 3 214 Du poids de l’intérim dans l’emploi industriel Nous avons, dans nos données, un niveau de créations d'emplois dans l'industrie supérieur à celui de l'INSEE en 2017 (alors que globalement nos données, partielles, sont à des niveaux inférieurs aux données INSEE, autour de 60%). Le numéro de juillet de « INSEE première » consacré à l'industrie manufacturière en 2017 donne un élément de réponse : il y a eu, en 2017, dans l'industrie, plus de sept fois plus de créations nettes d'emplois par l’intérim que par des contrats salariés (+5400 contrats salariés et +40 000 travailleurs en intérim, soit un total de 45 400 emplois supplémentaires). C'est un contraste marqué avec la part de l'intérim en général (3% à 4% de l'emploi global privé). Or, les données Trendeo ne font pas le partage entre travailleurs salariés et intérim. De façon plus générale cela incite donc à penser que l'intérim est une variable plus importante dans l'industrie qu'ailleurs, et que le niveau du seul emploi salarié est incomplet dans l'appréciation de la conjoncture. Pour chaque année : t1à t3, hors t4
  7. 7. 7 Le secteur du commerce fait partie des grands secteurs créateurs nets d’emplois, mais ses résultats en 2018 sont proches des plus bas atteints en 2013 et 2014. Le commerce de détail d’équipements automobiles est en tête en 2018, grâce aux annonces de recrutement de Norauto. Si l’on cumule les super, hyper et magasins multi-commerces, les emplois nets annoncés sont en baisse de 85% en 2018 par rapport à 2017, passant de 4 219 à 714 emplois – une bonne moitié de cette perte étant due à Carrefour. Commerce 2017 2018 Ecart Commerce de détail d'équipements automobiles 381 1 906 1 525 Commerce de détail d'autres équipements du foyer 91 712 621 Entreposage et stockage non frigorifique 310 592 282 Vente à distance sur catalogue spécialisé 527 574 47 Activités des sièges sociaux 611 566 -45 Autres commerces de détail en magasin non spécialisé 391 532 141 Supermarchés 978 511 -467 Vente à domicile 86 470 384 Commerce de voitures et de véhicules automobiles légers 570 313 -257 Autres commerces de détail alimentaires en magasin spécialisé 495 308 -187 Vente à distance sur catalogue général 893 232 -661 Hypermarchés 1 065 166 -899 Commerce de détail d'articles de sport en magasin spécialisé 480 149 -331 Commerce de gros (commerce interentreprises) de fournitures et équipements industriels divers 1 323 123 -1 200 Commerce de détail de textiles en magasin spécialisé 495 70 -425 Commerce de gros (commerce interentreprises) alimentaire non spécialisé 475 54 -421 Magasins multi-commerces 2 176 37 -2 139 Commerce de détail de jeux et jouets en magasin spécialisé 5 -461 -466 Activités des sociétés holding 264 -2 872 -3 136 Autres et divers 4 548 2 799 -1 749 Total 16 164 6 781 -9 383 Détail par secteurs ¾ - Commerce Pour chaque année : t1à t3, hors t4
  8. 8. Détail par secteurs 4/4 – Information et logistique Dans le secteur de l’information et de la communication, le logiciel représente la très grande majorité des emplois créés. On note en sens inverse que le secteur de l’édition papier continue de perdre des emplois (avec des suppressions annoncées chez France Loisirs, Ouest France, l’Equipe, Causette...) 8 Dans le transport et la logistique, le transport aérien est le seul secteur à progresser en 2018, grâce à des annonces de Air France et Ryan Air. L’entreposage et la logistique reste le secteur le plus dynamique mais en baisse par rapport à 2017. Le transport terrestre a souffert d’annonces de la SNCF. La poste et courrier enregistre des annonces négatives de La Poste et de Presstalis. Information et communication 2017 2018 Ecart (62) Développement de logiciels 15 359 18 053 2 694 (63.12) Portails internet 861 752 -109 (61) Opérateurs télécoms 743 554 -189 (59) Production TV, cinéma, musique 174 29 -145 (63.9) Agences de presse et veille internet 33 25 -8 (63.11) Hébergement de données informatiques 1 054 11 -1 043 (60) Diffusions de programmes TV, radio -181 -12 169 (58) Édition -436 -368 68 Total 17 607 19 044 1 437 Transports et logistique 2017 2018 Ecart (52) Entreposage et services auxiliaires des transports 5 434 4 281 -1 153 (51) Transport aérien 594 1 508 914 (49)Transports terrestres (trains, bus, camions) 2 095 842 -1 253 (50) Transport maritime et fluvial 114 100 -14 (53) Poste et courrier 1 741 -509 -2 250 Total 9 978 6 222 -3 756 Pour chaque année : t1à t3, hors t4
  9. 9. 9 Les usines et l’emploi industriel ne faiblissent pas L’emploi industriel continue sa progression entamée à la mi-2014 (graphique 1). Les trois premiers trimestres de 2018 sont en hausse par rapport à la même période pour 2017. Le solde des ouvertures et fermetures d’usines reste positif en 2018, avec 16 usines supplémentaires pour les trois premiers trimestres (graphique 2), contre 19 pour toute l’année 2017. Le niveau final restera donc très probablement équivalent. Comme le montre le troisième graphique; le total des gains et pertes d’usines cumulés depuis 2009 reste à -576. 1. Evolution trimestrielle du solde net des emplois dans des sites industriels et de production d’énergie, 2009-2018, données Trendeo 2. Evolution trimestrielle des ouvertures et fermetures d’usines et solde net annuel, 2009-2018, données Trendeo 3. Cumul des gains et pertes d’usines, 2009-2018, données Trendeo 3 753 -576
  10. 10. Les grandes entreprises progressent 10 Alors que les grandes entreprises ont supprimé des emplois depuis 2012, elles en recréent depuis le troisième trimestre 2016 (graphique 1). Elles ont même progressé en 2018 par rapport à 2017 (graphique 2) alors que les autres tailles d’entreprises, et le secteur public, voient leur emploi net se dégrader. Sur l’ensemble de la période 2009- 2018, ce sont cependant les ETI qui ont le plus soutenu l’emploi (graphique 3). 1. Solde net trimestriel des emplois créés et supprimés, par taille d’entreprises, données Trendeo, janvier 2009-Septembre 2018 2. Evolution 2017-2018 (trois trimestres), du solde net des emplois créés et supprimés, par taille d’entreprises, données Trendeo, janvier 2009-Septembre 2018 3. Solde net des emplois créés et supprimés, par taille d’entreprises, données Trendeo, janvier 2009-Septembre 2018
  11. 11. Startups : un peu moins d’emplois et un peu plus de fonds Une startup, pour l’observatoire de l’emploi et de l’investissement de Trendeo est une société de moins de sept ans au modèle d’affaires innovant. Pour les trois premiers trimestres 2018, le nombre d’emplois est en légère baisse par rapport à la même période de 2017 (graphique 1). En sens inverse, les fonds levés par des startups sont en progression constante depuis 2015 (graphique 2) : la baisse du nombre de levées de fonds a été plus que compensée par une hausse de la moyenne des fonds levés par opération (graphique 3). Enfin, pour ce qui est de leur localisation, près de 43% des levées de fonds ont eu lieu dans la zone d’emploi de Paris, et les startups qui ont réussi ces opérations ont collecté près de 60% des montants levés sur toute la France (graphique 4). 11 1. Emplois nets créés et supprimés dans des startups, 2015-2017 2. Montants levés par des startups en millions d’euros, 2015-2017 3. Nombre de levées de fonds par des startups, 2015-2017 4. Les levées de fonds sont très concentrées en région parisienne Zone d'emploi Nb de levées % Fonds levés % Paris 206 42,7% 1 016 57,0% Toulouse 28 5,8% 45 2,5% Bordeaux 24 5,0% 41 2,3% Nantes 18 3,7% 27 1,5% Lille 18 3,7% 24 1,4% Rennes 17 3,5% 60 3,4% Lyon 16 3,3% 61 3,4% Montpellier 15 3,1% 53 3,0% Saclay 13 2,7% 71 4,0% Cannes - Antibes 10 2,1% 12 0,7% 10 premiers 365 75,6% 1 412 79,2% 55 autres zones d'emplois 118 24,4% 372 20,8% Total 483 100% 1 783 100% Pour chaque année : t1 à t3, hors t4 (graphiques 1, 2 et 3)
  12. 12. Territoires : des spécialisations différentes 12 Services Production industrielle Points de vente 1 Paris 18 299 1 Valenciennes 2 773 1 Toulouse 2 423 2 Bordeaux 6 501 2 Nantes 2 206 2 Nice 1 736 3 Toulouse 6 396 3 Belfort - Montbéliard 1 958 3 Ajaccio 1 607 4 Lyon 4 316 4 Créteil 1 525 4 Marne-la-Vallée 755 5 Rennes 4 106 5 Bordeaux 1 412 5 Calais 752 R&D Logistique Centre d'appels 1 Poissy 2 850 1 Roissy - Sud Picardie 2 195 1 Roanne 742 2 Clermont-Ferrand 1 237 2 Orléans 1 270 2 Romans-sur-Isère 600 3 Bordeaux 747 3 Compiègne 1 223 3 Poitiers 380 4 Lyon 491 4 Amiens 1 098 4 Roubaix - Tourcoing 313 5 Toulouse 220 5 Metz 1 049 5 Toulouse 240 Siège et quartiers généraux Hébergement de serveurs Production d'énergie 1 Roubaix - Tourcoing 431 1 Lille 120 1 Marmande 200 2 Cergy 300 2 Bordeaux 102 2 Le Havre 139 3 Roissy - Sud Picardie 293 3 Paris 75 3 Laval 136 4 Nantes 218 4 Nantes 50 4 Challans 120 5 Les Herbiers 200 5 Tarbes - Lourdes 113 Nous avons contribué, en 2016, au débat sur le rôle des métropoles, à propos de l’industrie. Nous montrions notamment que si les emplois tertiaires supérieurs et les startups, sont très métropolitains, l’industrie s’accommode très bien des villes de taille plus moyenne. Le palmarès des cinq premières zones d’emplois pour chaque type d’activité suivi par Trendeo, par nombre de créations nettes d’emplois en 2018, illustre également ce point. Paris n’apparaît ainsi que dans deux catégories : les services et l’hébergement de serveurs. D’autres sites franciliens apparaissent également (la place de Créteil dans l’industrie est liée à un investissement de Valéo, qui est tout autant un centre de R&D, de quartier général que site industriel). La place de certaines zones comme Marmande, pour la production d’énergie, est liée au choix d’une période d’une année : dans les secteurs où les projets sont moins nombreux, l’accueil d’un projet peut suffire à figurer en tête d’un palmarès. Phénomène similaire avec le commerce, ou les gros centres commerciaux ont un fort impact –cf. Ajaccio). Dans l’ensemble, ce que montrent ces classements est la nécessité de combiner les atouts propres aux différentes typologies territoriales. Cinq premières zones d’emplois pour les créations nettes d’emplois pour les grands types d’activité suivis par Trendeo
  13. 13. A propos de Trendeo L’observatoire Trendeo de l’emploi et de l’investissement collecte maintenant des données depuis 2009. Ces informations servent à nos clients à détecter des opportunités commerciales mais aussi à analyser les tendances par secteur ou par territoire. Nous constatons, année après année, que ces données ont la capacité de refléter, en temps réel, les évolutions de l’économie française. Cela montre la pertinence de notre vocation, qui est de créer des séries de données à forte valeur ajoutée à partir d’une information non structurée, collectée de façon systématique. Le suivi des startups, introduit en 2014, permet de mieux comprendre l’importance de ce phénomène. En 2017, nous avons ajouté un suivi mondial des investissements industriels, avec une notation des projets recensés selon les critères de l’Usine du Futur. Nous continuerons, pour permettre à nos utilisateurs de mieux comprendre les évolutions de l’économie, à ajouter d’autres types de données dans l’ensemble de nos bases. 13 Les données Trendeo constituent un indicateur avancé, permettant d’estimer les tendances de façon immédiate et ne peuvent en aucun cas prétendre à l’exhaustivité des données publiques. Nos chiffres sont en effet inférieurs, pour les créations d’emplois comme pour les suppressions (nous pensons prendre en compte environ 40% des mouvements d’emplois. Nos chiffres devraient donc être multipliés par 2,5 si l’on devait les redresser). Nous prenons en effet moins bien en compte l’évolution des emplois intérimaires, ainsi que les embauches ou réductions d’effectifs par petit nombre, ou encore les mouvements des TPE, qui ne sont que très difficilement repérables. Certains secteurs peuvent être également sous-représentés ou surreprésentés, en fonction de leur présence médiatique (le secteur automobile, par exemple est mieux couvert que celui du BTP). Cf. aussi notre remarque sur l’intérim et l’industrie page 6. Globalement, nos données sont cependant corrélées avec l’indicateur emploi trimestriel de l’INSEE. L’observatoire est également utilisé quotidiennement comme instrument de veille commerciale, territoriale ou sectorielle, par de nombreux clients des secteurs du conseil, de l’industrie et des administrations nationales et locales www.observatoire-investissement.fr Voir aussi nos données sur l’investissement industriel mondial, soutenues par EDF, FIVES et l’Institut de la réindustrialisation, dans le cadre du Programme d’Investissements d’Avenir Defi&Co www.industries-strategies.com
  14. 14. 14 TRENDEO 10 bis rue du Sommerard, le Bloc - 75 005 Paris www.trendeo.net 01 42 79 51 26 contact@trendeo.net Contacts David COUSQUER david.cousquer@trendeo.net Paul LAFONT paul.lafont@trendeo.net Cécile DE PONSAY cdeponsay@trendeo.net Vous pouvez : - Tester nos bases de données ; - Demander un export excel avec les données qui ont permis la réalisation de cette note ; - Vous abonner à nos bases pour réaliser vos études ; - Nous demander des analyses spécifiques à un secteur ou territoire.

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