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Pour en finir avec les voleurs d'image Guyaweb

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Article Guyaweb sur la démarche Anuktatop : la métamorphose

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Pour en finir avec les voleurs d'image Guyaweb

  1. 1.  Publier une petite annonce  Newsletter  Publicité  Contact Accueil > Actualités > News > Culture > Pour en finir avec les « voleurs d’i POUR EN FINIR AVEC L PARTICIPATIF EN PAYS CULTURE | NEWS | Publié le 12/04/2015 à 09H16 11 « Cela ne me gêne pas d’être filmée. » Cette phrase, je l’ai souvent attendue comme spectatrice. Cette phrase, elle vient en wayana de la bouche de cette femme, que l’on a suivi un moment sur l’écran géant, transportant des pelletés de gazon le torse nu sous la pluie ba Talwen, en pays wayana, sur le Haut-Maroni. Cette scène extraite du film La jeunesse du fleuve fiction projeté au festival Autrement Outre-mer ( participative. Une approche originale, exigeante et qui gagne à être connue tant l’on co avec l’autre, avec tout ce que cela implique de rapports de force et d’inégalités.   ACTUALITÉS  SORTIES  PETITES ANNONCES  RUE DE GUYANE  THÉMATIQUES  LES + Pour en finir avec les « voleurs d’images » : film participatif en pays wayana POUR EN FINIR AVEC LES « VOLEURS D’IMAGE PARTICIPATIF EN PAYS WAYANA Publié le 12/04/2015 à 09H16 | Mis à jour le 13/04/2015 à 11H22 | Par : Helene Ferrarini Cette phrase, je l’ai souvent attendue comme spectatrice. Cette phrase, elle vient en wayana de la bouche de cette femme, que l’on a suivi un moment sur l’écran géant, transportant des pelletés de gazon le torse nu sous la pluie ba La jeunesse du fleuve laisse présager qu’il s’agit d’une production pas comme les autres. Et pour cause, ce docu mer (Guyaweb du 07/04/2014) hier a été réalisé dans ce qui semble être une réelle démarche participative. Une approche originale, exigeante et qui gagne à être connue tant l’on continue encore beaucoup à filmer l’autre, plutôt qu’à filmer avec l’autre, avec tout ce que cela implique de rapports de force et d’inégalités. mages » : film participatif en pays wayana ES « VOLEURS D’IMAGES » : FILM Cette phrase, je l’ai souvent attendue comme spectatrice. Cette phrase, elle vient en wayana de la bouche de cette femme, que l’on a suivi un moment sur l’écran géant, transportant des pelletés de gazon le torse nu sous la pluie battante. Au village de laisse présager qu’il s’agit d’une production pas comme les autres. Et pour cause, ce docu- ) hier a été réalisé dans ce qui semble être une réelle démarche ntinue encore beaucoup à filmer l’autre, plutôt qu’à filmer
  2. 2. Extrait de La Jeunesse du fleuve © Les Films du Sud « L’objectif était de créer un film avec les gens » résume David Crochet à la suite de la projection. Ce sociologue de formation a porté cette démarche participative avec l’association Chercheurs d’Autres, dont il est le coordinateur. Faire un film avec les habitants signifie les associer tout au long du processus créatif : dans la conception du scénario, dans la réalisation du film, dans les modifications apportées lors du montage, et enfin dans la promotion et les projections du film une fois achevé. Pour cela, Nicolas Pradal, le réalisateur, et Pierre Selvini, co-auteur, ont passé des mois sur le Haut-Maroni, et notamment au village de Talwen. Des séjours de un à trois mois tous les ans pendant cinq ans, qui ont permis de construire le scénario de ce docu-fiction avec les habitants. Dans sa version définitive de 54 min, La Jeunesse du fleuve réunit des moments de la vie des habitants de Talwen. L’évocation de mythes wayana. Les souvenirs d’une vieille dame. Le fleuve. Les craintes et les espoirs d’une jeune fille, rentrée du littoral pour les vacances. L’expédition de chasse. Le fleuve encore. Les courses à Maripasoula. Le fleuve toujours. L’école primaire. Avec pour vague fil rouge, le jeune Derrick. Principalement de l’ordre du documentaire, le film inclut quelques moments de fiction. Derrick et le produit de l’expédition de chasse, extrait du film La Jeunesse du fleuve © Les Films du Sud En 2010, un premier film test était réalisé, afin de montrer aux habitants ce à quoi un film tourné sur place pouvait ressembler. Suite à la diffusion du montage à Talwen, les habitants donnèrent leur feu vert pour la réalisation du film proprement dit.
  3. 3. Le tournage participatif s’est fait avec les habitants © Chercheurs d’Autres Suivirent deux années de formation pour des jeunes du haut-fleuve, d’abord avec les ateliers cinéma de l’association ADER, puis au Brésil. Ainsi formés, deux d’entre eux ont pu être salariés sur le tournage du film en 2013. Sept autres y participèrent comme stagiaires. Les acteurs et les réalisateurs étaient eux bénévoles. Le film a été projeté pour la première fois à Talwen en mai 2014. Puis en septembre, à St-Laurent-du-Maroni et à Cayenne. Derrière la démarche participative se trouve la structure Chercheurs d’Autres. L’association a été créée en 2008 pour un documentaire photo- sonore sur les cultures musicales de Guyane. Cela donna l’exposition photo sonoreGuyanes, montrée dans l’Hexagone et rapportée en Guyane. « A minima, on fait et on rapporte. Au mieux, on fait avec » explique David Crochet. Cette démarche reste marginale. Combien d’expositions photographiques ou de films n’ont ainsi jamais été diffusés sur les lieux des tournages pour permettre un retour auprès des habitants ? La Jeunesse du fleuve aura une version longue Anuktatop, la métamorphose, un long-métrage de 110 min, dont le montage est presque achevé. En attendant Anuktatop « Cette version longue, on pourrait dire que c’est un autre film » pour David Crochet. Anuktatop comptera notamment une première pour la création visuelle en Guyane : des scènes de fiction tournées au CSG ! Une exception pour le Centre spatial. David Crochet espère que la première diffusion d’Anuktatop pourra avoir lieu le même jour à Toulouse, Cayenne et Talwen. Tout un symbole pour cette coproduction Hexagone-Guyane, associant les maisons de production toulousaine les Films du sud et guyanaise Tic Tac Prod. S’ajouteront à cela, la création de quatre courtes fictions indépendantes les unes des autres, à visée pédagogique. Entre 5 et 10 min, elles seront intégrées dans une mallette pédagogique, réalisée avec la Direction de l’Action culturelle académique de Guyane. « On utilise toutes nos créations aussi comme outil de médiation » commente David Crochet. La réalisation de l’ensemble de ces films a impliqué 130 personnes en Guyane et a été soutenue par la Direction des Affaires culturelles, le Parc Amazonien, les Conseils régional et général de Guyane.
  4. 4. Le tournage de Anuktatop, la métamorphose, dont des passages sont les premières scènes de fiction tournées au CSG © Chercheurs d’Autres

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