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Training workshop on Implementing Nationally Determined Contributions (NDC) Commitments in Agriculture (French)

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NEPAD and CCAFS have joined forces, and with support from GIZ they held a training workshop on 10 –12 April 2018 in Nairobi for participants from Kenya, Tanzania, Uganda, and Ethiopia. The participants came from Ministries of agriculture, environment, finance, and planning. The overall aim of the training course was to enhance capacities amongst staff and personnel of the various ministries for successful implementation of the agricultural components of the NDCs.The focus of the training was to create a broader understanding of NDCs with the aim that participants have a better understanding of (a) What has to be done? (b) How it can be done? (c) Where can they find further support? and (d) What are existing tools that can be used?

The training consisted of eight modules delivered over three days. The modules included a presentation, question and answer session, and group activity/discussion. The modules delivered were:
Module 1: Intro to UNFCCC initiatives relevant to agriculture
Module 2: Nationally Determined Contributions (NDCs)
Module 3: Climate Smart Agriculture (CSA) for transformative change
Module 4: Analysis and tools for priority setting in agriculture
Module 5: Climate finance, parts 1 and 2
Module 6: Role of the private sector in NDC development and implementation
Module 7: Monitoring NDC implementation, parts 1 and 2
Module 8: Managing the complexities of multiple planning processes for inclusive national planning

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Training workshop on Implementing Nationally Determined Contributions (NDC) Commitments in Agriculture (French)

  1. 1. Module 1 Initiatives de la CCNUCC concernant l’agriculture et les Contributions déterminées au niveau national (CDN) Organisé par Avec le soutien de
  2. 2. Objectifs Être familier avec le contexte de la CCNUCC Comprendre le lien entre la CCNUCC et l’élaboration des politiques nationales relatives aux changements climatiques Comprendre comment d’autres politiques/stratégies prennent en compte l’intégration des préoccupations liées aux changements climatiques dans la planification et la budgétisation nationales Comprendre le processus d’élaboration des CDN Être familier avec les exigences de rapport liées aux CDN
  3. 3. 1988 Création du GIEC 1992 Adoption de la CCNUCC à la CNUED à Rio 1995 Première Conférence des Parties (COP 1) 1997 Adoption du Protocole de Kyoto 2009 Aucun accord conclu pour l’après-Kyoto 2015 Adoption de l’Accord de Paris 2018 (à venir) Premier examen des Contributions déterminées au niveau national Contexte de la CCNUCC
  4. 4. Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) • Créé en 1988 pour donner un avis scientifique sur les changements climatiques et leurs impacts potentiels • Le dernier rapport est le RE5 (Cinquième rapport d’évaluation) • Le RE6 en préparation pour publication en 2021-22 • Octobre 2018 : publication du Rapport spécial sur le réchauffement planétaire de 1,5°C rapports publiés par 1000 chercheurs
  5. 5. Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) • Adoptée en 1992, au cours de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement • Décrit comment négocier des traités internationaux pour « empêcher toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique »
  6. 6. Accord de Paris, 2015 • Signé par 179 pays sur 197 parties à la CCNUCC • Limite à 1,5°C l’augmentation de la température. • Les pays développés apportent un financement de 100 milliards de dollars par an. • Les pays soumettent leurs Contributions déterminées au niveau national tous les cinq ans.
  7. 7. • Il conseille la COP en matière de sciences et technologie. • Il se réunit deux fois par an depuis 1995. • En 2011, il a demandé que l’on se penche sur : « les questions liées à l’agriculture ». Organe subsidiaire de conseil scientifique et technologique (SBSTA)
  8. 8. • Il appuie le travail de la COP. • Il appuie la mise en œuvre de l’Accord de Paris par l’élaboration des procédures de CDN. • Il est responsable du maintien de l’élan politique et de la garantie de la transparence. • Il collabore avec le SBSTA sur les questions transversales. Organe subsidiaire de mise en œuvre (SBI)
  9. 9. Mais, qu’en est-il de l’agriculture dans tout cela ? Photo : World Bank
  10. 10. Histoire du SBSTA et de l’agriculture 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 Il est invité à se pencher sur l’agriculture. 53 communications avec des observations relatives à l’agriculture Atelier sur l’adaptation dans le secteur agricole Appel en faveur de communications et d’ateliers Ateliers sur les systèmes d’alerte et les risques Ateliers sur l’adaptation et la productivité Décision concernant l’agriculture
  11. 11. • Action commune de Koronivia sur l’agriculture (KJWA) • Les pays sont invités à soumettre leurs points de vue concernant : • la mise en œuvre des idées émanant des précédents ateliers • les méthodes d’évaluation de l’adaptation, des coavantages et de la résilience • l’amélioration de la teneur en carbone et de la fertilité du sol • l’amélioration de la gestion des nutriments • l’amélioration des systèmes d’élevage • les dimensions socioéconomiques et de sécurité alimentaire • La KJWA doit faire un rapport à la COP en 2020. Décision de la CCNUCC concernant l’agriculture
  12. 12. • Élaborés en 2010 pour aider les pays en développement à : • identifier les besoins d’adaptation • élaborer et mettre en œuvre des programmes • grâce à l’aide ou à des financements provenant, par exemple : • du Fonds pour l’environnement mondial • du Fonds vert pour le climat • du Programme mondial d’appui au processus des PNA • L’agriculture occupe une place de choix dans de nombreux PNA. Plans nationaux d’adaptation (PNA)
  13. 13. • Convenues au cours de la COP 18 à Doha • Registre en ligne des MAAN pour les plans et le soutien disponible • Les MAAN agricoles peuvent constituer une voie vers la croissance verte. • Les MAAN peuvent être des canaux de financement de la lutte contre les changements climatiques. Mesures d’atténuation adaptées au contexte national (MAAN) ILRI/PaulKaraimu
  14. 14. Contributions déterminées au niveau national (CDN) • L’Accord de Paris exige que toutes les Parties fassent de leur mieux à travers les « Contributions déterminées au niveau national » (CDN). • Ces efforts devront être renforcés dans les années à venir. • Ceci exige, notamment, que toutes les Parties déclarent régulièrement leurs émissions et leurs efforts de mise en œuvre.
  15. 15. • Les CDN seront passées en revue tous les cinq ans pendant le Bilan mondial. CDN (suite) 2018 Dialogue/bilan de facilitation relatif à l’atténuation 2023 Bilan mondial relatif à l’atténuation, à l’adaptation et au financement 2028 Bilan mondial relatif à l’atténuation, à l’adaptation et au financement D’ICI À 2020 Nouvelles Contributions déterminées au niveau national 2025 Nouvelles Contributions déterminées au niveau national 2030 Nouvelles Contributions déterminées au niveau nationalAdapté d’une image de
  16. 16. • Les CDN permettent : • l’examen des mesures prises • l’évaluation à l’échelle mondiale des cibles • Une partie des CDN peut dépendre : • de l’appui financier apporté • des mécanismes de souplesse internationaux • L’agriculture prédomine dans les CDN. CDN (suite)
  17. 17. Principales caractéristiques des CDN Ambitieuses Transparentes Équitables Réduction (GES)
  18. 18. CDN soumises Voir : www.climatewatchdata.org Premières CDN soumises CPDN soumises Aucun document soumis Sans objet
  19. 19. L’agriculture dans les CPDN L’agriculture constitue une cible de l’atténuation et une priorité de l’adaptation. L’agriculture constitue une priorité de l’adaptation. L’agriculture constitue une cible particulière de la réduction des émissions de GES. Cible de la réduction des émissions de GES à l’échelle de l’économie. Absence de l’agriculture dans la CPDN Pas de CPDN 20 mars 2017 CDN soumises : Agriculture
  20. 20. L’agriculture constitue une priorité de l’adaptation. L’agriculture ne constitue pas une priorité de l’adaptation. Aucune CPDN ou adaptation non couverte par la CPDN L’agriculture parmi les priorités de l’adaptation dans les CPDN 20 mars 2017 CDN soumises : Priorités de l’adaptation dans le secteur agricole
  21. 21. 20 mars 2017 L’agriculture constitue une cible particulière de la réduction des émissions de GES. Cible de la réduction des émissions de GES à l’échelle de l’économie L’agriculture ne constitue pas une cible de la réduction des émissions de GES. Aucune CPDN L’agriculture parmi les priorités de l’atténuation dans les CPDN CDN soumises : Cibles de l’atténuation dans le secteur agricole
  22. 22. • Les CDN mettent en exergue les priorités des pays en matière d’adaptation et d’atténuation dans le secteur agricole. • La grande majorité des Parties reconnaissent le rôle important que joue l’agriculture dans le soutien à une solution de développement durable sûre. • Les Parties visées à l’Annexe 1 se concentrent essentiellement sur l’atténuation, tandis que celles non visées à l’Annexe 1 mettent l’accent sur l’adaptation. • L’égalité sociale, les droits humains et la sécurité alimentaire ne font pas l’objet d’une grande attention dans les politiques relatives aux changements climatiques, que ce soit au niveau national ou au niveau mondial. CDN soumises : Points saillants concernant l’agriculture
  23. 23. Les pays peuvent décider des méthodes utilisées pour définir les cibles des CDN. Quelques différences entre les pays visés à l’Annexe I et ceux non visés à l’Annexe I : Pays visés à l’Annexe I Données historiques comme référence Souvent désagrégées par type de GES Pays non visés à l’Annexe I Manque de données historiques Émissions prévues au titre du scénario MSQ Cibles et ambitions
  24. 24. Cibles et ambitions : quantification des cibles de l’atténuation Émissions au cours de l’année cible ÉmissionsdeGES(MtCO2e) Émissions de l’année de référence Année de référence Année cible Réduction par rapport aux émissions de l’année de référence Émissions au cours de l’année cible ÉmissionsdeGES(MtCO2e) Émissions de l’année de départ Année de départ du scénario de base Année cible Réduction par rapport aux émissions au titre du scénario de base
  25. 25. Prevalence is on BAU and policy & action targets. Cibles et ambitions : types de cibles Cible de l’année de référence Niveau cible fixé Cible au titre du scénario de base Intensité cible Trajectoire cible Intensité cible et trajectoire cible Aucun document soumis Sans objet
  26. 26. Cibles et ambitions : types de cibles Niveau cible de GES Niveau cible des émissions autres que de GES uniquement Mesures uniquement Niveaux cibles de GES et autres que de GES Cibles et mesures concernant les émissions autres que de GES Aucun document soumis Sans objet
  27. 27. Type de cible Statu quo Coûts des besoins d’atténuation/investissement Aucun coût (partiel) mentionné Domaines d’intervention pour l’atténuation : agriculture Envisagée Envisagé : agriculture intelligente face au climat Envisagé : gestion durable de l’agriculture Domaines d’intervention pour l’atténuation : utilisation des terres et foresterie Domaine d’intervention : boisement, gestion durable des forêts Envisagé : boisement Envisagé Réduire les émissions de GES autres que le CO2 Envisagé (CH4, N2O, HFC, PFC, SF6) Envisagé (CH4, N2O) Envisagé (CH4, N2O, HFC, PFC, SF6) Colombie Kenya Vietnam Cible Réduction de 20 % des émissions de GES par rapport au scénario MSQ d’ici 2030 Réduction de 30 % des émissions de GES d’ici 2030, par rapport au scénario MSQ Réduction de 8 % des émissions de GES d’ici 2030, par rapport au scénario MSQ Cibles et ambitions : quelques exemples
  28. 28. Des cibles d’atténuation qui rehaussent le niveau des ambitions tous les 5 ans Des stratégies de développement à faibles émissions Obligatoires Volontaires Toutes les parties Atténuation • Appui financier, technologique et sous forme de renforcement des capacités (quantitatif et qualitatif) • Niveaux de financement public prévus • Soutien reçu • Progrès au titre des plans de formation, des politiques, des actions et des mesures liés à la mise en œuvre de l’Accord. Obligatoires Volontaires Soutien Pays développés Autres pays Volontaires Pays en développement Les rapports sur l’adaptation sont facultatifs. Cadre de transparence amélioré
  29. 29. Messages clés Bien que l’Accord de Paris tienne lieu de cadre mondial pour la réduction des impacts des changements climatiques, l’action climatique a lieu aux niveaux national, infranational et local. L’agriculture revêt une importance capitale pour l’adaptation aux changements climatiques et l’atténuation de leurs effets, en particulier dans les pays en développement. Un financement est nécessaire pour atteindre les objectifs proposés. La recherche et l’appui technique sont essentiels pour créer un cadre de transparence solide et applicable dans lequel le renforcement des capacités joue un rôle essentiel.
  30. 30. Évolution du rôle de l'agriculture dans les négociations sur les changements climatiques : progrès et acteurs Webinar: Synthesis report on the aggregate effect of INDCs Explorateur des CDN Cliquez sur l’image pour accéder au document ou à la vidéo Autres ressources
  31. 31. Module 2 Agriculture intelligente face au climat et définition des priorités d’investissements Organisé par Avec le soutien de
  32. 32. Introduire le principe de l’agriculture intelligente face au climat Décrire les différentes options technologiques de l’AIC Donner des exemples d’études de cas sur les options technologiques réussies de l’AIC en Afrique Examiner des outils techniques d’analyse ex ante des options d’AIC en matière d’agriculture Objectifs d’apprentissage
  33. 33. Définition de l’AIC • La définition la plus couramment utilisée est celle de la FAO, selon laquelle : « agriculture qui augmente durablement la productivité et la résilience (adaptation), réduit/élimine les GES (atténuation) dans la mesure du possible et améliore la réalisation des objectifs nationaux de sécurité alimentaire et de développement »
  34. 34. Origine de l’AIC (1/2) • Jusqu’à la fin des années 2000 : approche dominante en matière d’atténuation (approche essentiellement quantitative), mais avec des résultats mitigés • … parallèlement aux préoccupations croissantes des pays en développement concernant l’adaptation • Au fil des années, le processus de négociation de la CCNUCC a conduit à une distinction majeure entre atténuation et adaptation : deux domaines de travail avec des concepts, des approches et des méthodologies spécifiques
  35. 35. Origine de l’AIC (2/2) • La communauté scientifique a déployé d’importants efforts pour mettre en exergue les synergies entre l’atténuation et l’adaptation (« triple avantage ») et rapprocher les domaines d’activité et échelles. • Spécificité des filières agricoles : • Interactions, synergies et co-avantages essentiels entre l’atténuation, l’adaptation et la sécurité alimentaire (les domaines d’activité et les mécanismes de la CCNUCC n’ont pas toujours permis de telles considérations) • « Pouvoir curatif » du secteur agricole : capacité de stockage du carbone (stockage du carbone dans le sol = fertilité du sol) • 2010 : la FAO élabore le concept d’AIC reposant sur ses trois piliers (productivité/adaptation/atténuation) à la Conférence de La Haye.
  36. 36. • L’AIC aborde la question du lien entre les changements climatiques et l’agriculture. • L’AIC aborde les questions de sécurité alimentaire, de mauvaise répartition et malnutrition alimentaires. • La relation entre agriculture et changements climatiques est réciproque. Évolutions prévues de la productivité agricole en raison des changements climatiques, y compris les effets de la fertilisation par le carbone Aucune donné e Pourquoi l’AIC ? (1/2)
  37. 37. • L’AIC aborde la question du lien entre agriculture et pauvreté. • 75 % des pauvres dans le monde vivent en milieu rural. • Ils ont pour principale source de revenu l’agriculture → L’agriculture est particulièrement bien placée pour extirper les populations de la pauvreté. Pourquoi l’AIC ? (2/2)
  38. 38. Source: Papusoi and Faraby 2013 Qu’est-ce que l’AIC ? Principales caractéristiques : • elle lutte contre les changements climatiques ; • elle intègre des objectifs multiples ; • elle gère des compromis. Améliore durablement la productivité et les revenus Objectifs nationaux de sécurité alimentaire et de développement Réduit la contribution de l’agriculture aux changements climatiques Renforce la résilience aux changements et à la variabilité climatiques
  39. 39. • L’AIC maintient les services écosystémiques : l’AIC adopte une approche paysagère pour assurer une utilisation des terres, une planification et une gestion coordonnées. • L’AIC a de multiples points d’entrée à différents niveaux. • L’AIC n’est pas « simplement » un ensemble de pratiques et de techniques. • L’AIC comprend également les technologies de l’information, les régimes d’assurance, les chaînes de valeur et le renforcement des cadres institutionnel et politique propices. Autres caractéristiques de l’AIC (1/3)
  40. 40. • L’AIC est spécifique au contexte. Source : Rosenstock and Lamanna 2015 Autres caractéristiques de l’AIC (2/3) Pas AIC Contexte De nombreuses pratiques peuvent être de l’AIC quelque part. Tandis qu’aucune ne peut être de l’AIC partout. AIC
  41. 41. • L’AIC mobilise les femmes et les groupes marginalisés. Source : Mwongera et al. 2015 Hiérarchisation des pratiques agricoles à Anaka, au Nord de l’Ouganda, par sexe et zone agroécologique Autres caractéristiques de l’AIC (3/3) Hommes dans les prairies d’Anaka Femmes dans les zones forestières d’Anaka Systèmes sylvopastoraux Semis à temps Sélection des semences Variétés améliorées Semis à la volée Brûlage contrôlé Rotation des cultures Culture intercalaire Espacement approprié Conservation des zones humides Agroforesterie Races améliorées Femmes dans les prairies d’Anaka Hommes dans les zones forestières d’Anaka
  42. 42. Mesures pour réaliser l’AIC Source : FAO (2017), Infographic on Climate- Smart Agriculture. Food and Agriculture Organization of the United Nations, Rome, Italy. Renforcement des capacités des institutions nationales et locales L’AIC sur le terrain : mise en œuvre des pratiques sur le terrain Soutenir/informer Amélioration des options de financement Appui aux cadres stratégiques propices Élargir la base de données factuelles Informer/élargir (S&E) Informer/élargir (S&E)
  43. 43. 1. Pratiques intelligentes face aux conditions météorologiques 2. Pratiques intelligentes pour la gestion de l’eau 3. Pratiques intelligentes pour les semences/races 4. Pratiques intelligentes de gestion du carbone/ nutriments 5. Activités intelligentes pour les institutions/ le marché Types d’options d’AIC
  44. 44. Services d’information climatique : • Ils contribuent à renforcer la résilience en permettant aux agriculteurs de mieux gérer les effets néfastes des risques liés aux conditions météorologiques en période de mauvaise saison, tout en tirant un meilleur parti des saisons moyennes et supérieures à la moyenne. 1. Pratiques intelligentes face aux conditions météorologiques • Choix des cultures et variétés • Densité du bétail et stratégies d’alimentation • Intensité de l’utilisation des intrants (engrais, pesticides) • Contrats de travail ou de marketing • Intensification et diversification des cultures • Diversification des sources de revenu Incidence sur les décisions des agriculteurs CONDITIONS MÉTÉO- ROLOGIQUES De jours à semaines • Téléphones portables • Radio • Télévision • Pluviométrie et température observées • Prévisions quotidiennes jusqu’à une semaine à l’avance • Alertes aux ravageurs et aux maladies • Alerte précoce aux événements météorologiques extrêmes • Moments du semis et de la récolte • Moments de l’application d’engrais/pesticides et de l’irrigation • Protection des vies et des biens contre les événements extrêmes VARIABILITÉ CLIMATIQUE De mois à années • Probabilités pour les précipitations et les conditions de température saisonnières • Les variables climatiques saisonnières ciblaient des risques agricoles particuliers (périodes sèches, date de démarrage de la saison des pluies, etc.). • Variabilité historique des variables climatiques • Ateliers avec des experts • Conversations avec des agents de vulgarisation agricole (éducateurs agricoles) Type d’information Mécanismes diffusion de l’information
  45. 45. • Assurance indicielle • Elle utilise un indice météorologique tel que la pluviométrie pour déterminer le montant des indemnisations pour des risques clairement définis. • Contribution à l’AIC : • Productivité : elle permet aux agriculteurs de prendre des risques supplémentaires et d’investir dans l’amélioration des pratiques. • Adaptation à travers la gestion des risques climatiques à court terme • Adaptation à travers la gestion des risques à long terme • Atténuation 1. Pratiques intelligentes face aux conditions météorologiques
  46. 46. • Différentes échelles : au niveau de l’exploitation, des systèmes d’irrigation ou du bassin versant et au niveau national ou du bassin fluvial • Dans les conditions d’agriculture pluviale : • Collecte d’eau • Pratiques de gestion des sols pour le captage et la rétention • Innovations en matière d’amélioration de la fertilité des sols et de gestion des cultures (efficacité de l’utilisation de l’eau) • Dans les conditions d’irrigation : • À partir de la source • À travers des systèmes de transport et d’application • Grâce à une meilleure planification et disponibilité d’eau dans la zone racinaire 2. Pratiques intelligentes pour la gestion de l’eau
  47. 47. • Contribution de l’AIC : • Productivité : amélioration de la croissance (en l’absence de toutes autres limitations) • Adaptation à travers la gestion des risques à court terme : réduction du risque de stress hydrique et de perte de rendement des cultures • Adaptation à travers la gestion des risques à plus long terme : augmentation de la disponibilité et amélioration de l’utilisation de l’eau • Atténuation : possibilité d’alterner le mouillage et le séchage dans la riziculture ; possibilité de réduction de la consommation d’énergie pour le pompage • Réduction de la charge de travail des femmes et des filles liée à la collecte d’eau et à l’irrigation manuelle des champs 2. Pratiques intelligentes pour la gestion de l’eau
  48. 48. • Foresterie et agroforesterie • Productivité : amélioration de la production de services écosystémiques (aliments, fibre, combustible, qualité du sol) • Adaptation : des écosystèmes sains et diversifiés sont plus résilients aux risques naturels • Atténuation : l’accroissement du couvert forestier se traduit par une séquestration accrue du carbone et l’augmentation de la biomasse tant au-dessus qu’au-dessous du sol 3. Pratiques intelligentes pour les nutriments/ carbone
  49. 49. Pratiques de gestion des sols • Productivité : les améliorations de la fertilité du sol et de la disponibilité en eau du sol et la réduction des pertes par érosion amélioreront la productivité • Adaptation : des interventions spécifiques peuvent aider à réduire le risque de ruissellement en cas de précipitations intenses • Atténuation : amélioration du stockage du carbone, réduction des émissions dues aux applications excessives d’engrais Image tirée de : http://www.geologyin.com/2016/09/relationship-between-soil-color-and.html 3. Pratiques intelligentes face pour les nutriments/ carbone
  50. 50. • Elles comprennent des stratégies visant à prendre en compte les différentes conditions socioéconomiques, climatiques et pédologiques d’une zone donnée. • Productivité : variétés à haut rendement, amélioration de la gestion des éléments nutritifs des cultures, croissance plus rapide du bétail • Adaptation à court terme : sélection pour la tolérance à la sécheresse, variétés plus précoces ; sélection pour la résistance aux ravageurs et aux maladies • Adaptation à plus long terme : caractères de tolérance à la chaleur et à la salinité • Atténuation : réduction des émissions liées à la gestion des sols et de l’eau et races de bétail plus productives 4. Pratiques intelligentes pour les semences/races
  51. 51. • Engagement stratégique : politiques appropriées et environnement propice • Dispositions d’ordre institutionnel : à tous les niveaux et entre les échelles 5. Activités intelligentes pour les institutions/marchés • Chaînes de valeur : rassembler les acteurs concernés de différentes parties de la chaîne pour prendre des décisions de manière coordonnée → Toutes les activités ont une incidence sur la productivité, l’adaptation et l’atténuation
  52. 52. Mise à échelle des services climatiques au profit de l’agriculture au Sénégal • Prévisions saisonnières et à 10 jours adaptées pour les agriculteurs • Formation du personnel de 102 stations de radio pour permettre aux journalistes de comprendre et communiquer les informations climatiques • Émissions radiophoniques interactives et en langues locales • 7.4 millions de ruraux au Sénégal reçoivent désormais des prévisions à 10 jours • Les agriculteurs changent leurs pratiques de gestion à la lumière des informations reçues. Études de cas d’AIC réussie 2 MILLIONS d’agriculteurs au Sénégal reçoivent des prévisions à 10 jours
  53. 53. Maïs résistant à la sécheresse pour l’Afrique (DTMA) • Le projet de DTMA a mis en circulation 160 variétés de maïs résistantes à la sécheresse dans 13 pays entre 2007 et 2013. Études de cas d’AIC réussie GAIN DE 1 MILLIARD DE $ POUR LES AGRICULTEURS ET LES CONSOMMATEURS Le RENDEMENT du maïs résistant à la sécheresse AUGMENTE de 20 à 30 % dans les conditions sèches. AUGMENTATION DE TEMPÉRATURE LA SUPERFICIE DE PRODUCTION DE MAÏS POURRAIT DÉCROÎTRE de 40 %. POSSIBILITÉ DE FAMINE GÉNÉRALISÉE MAÏS RÉSISTANT À LA SÉCHERESSE LE RENDEMENT DU MAÏS RÉSISTANT À LA SÉCHERESSE AUGMENTE DE 20 À 30 % DANS LES CONDITIONS SÈCHES
  54. 54. • Quels sont vos exemples ? • Veuillez partager les histoires de réussite de l’AIC dans vos pays respectifs Études de cas d’AIC réussie
  55. 55. 2e partie : Définition de priorités pour les options d’AIC
  56. 56. Définition de priorités pour les options d’AIC Importance du contexte biophysique Pittelkow et al. 2014 Impact sur le rendement du maïs (%) Agriculture de conservation : sans labour, analyse globale a Sec P < 0,001 b Humide P = 0,26
  57. 57. Rosenstock et al. 2016b Importance de la fixation d’objectifs multiples Résilience(ampleurdel’impact) Productivité (ampleur de l’impact) Compromis Compromis Synergies
  58. 58. +Rendement -Main-d’œuvre féminine +Rendement +C du sol -Revenus nets +C du sol Importance de la fixation d’objectifs multiples, en particulier : Rosenstock et al. 2016b Résilience(ampleurdel’impact) Productivité (ampleur de l’impact) Compromis Compromis Synergies
  59. 59. Nombre total d’études Importance des études RosenstockandLamannaCSAX-ray Importance du contexte social Adoption de l’agriculture de conservation (sans labour) en Afrique australe – études multiples CARACTÉRISTIQUES DE L’EXPLOITATION AGRICOLE ET DU MÉNAGE Démographie du ménage Éducation Âge du chef de ménage La taille du ménage Femme cheffe de ménage L’agriculteur est un responsable communautaire Gestion de l’exploitation agricole Importance du bétail Superficie irriguée (ha) Taille de l’exploitation agricole Distance entre l’exploitation agricole et le domicile Main-d’œuvre familiale Main-d’œuvre embauchée Part des recettes tirées des cultures dans le revenu Indice des prix des cultures Revenu non agricole Assurance récolte Accès à l'électricité Approvisionnement en eau d’origine privée Accès au crédit Indicateurs de richesse Revenus Richesse & Actifs IMPACT SUR L’ADOPTION IMPORTANCE
  60. 60. Analyse de la situation • Indicateurs et cibles à atteindre • Aperçu de l’agriculture • Impacts climatiques futurs • Pratiques en vigueur et prometteuses de l’AIC • Institutions et points d’entrée stratégiques • Mécanisme de financement Outils : Profils intelligents face au climat
  61. 61. Profils de pays de l’AIC en Afrique de l’Ouest • Disponible en Afrique de l’Ouest pour le Sénégal • Finalisé pour le Bénin, la Cote d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, le Niger, le Mali • En préparation pour le Cape Vert, la Guinée Bissau, les Seychelles, 3 états du Nigeria Utilisation d’engrais organique Quelques pratiques et techniques de l’AIC au niveau des principaux systèmes de production pour la sécurité alimentaire au Sénégal Degré d’adoption Élevé Moyen Faible *La largeur des barres dépend du système de production. Bétail** (bovins et ovins) Horticulture Mangue Niveau d’intelligence Compostage du fumier pour la fertilisation Intensification des pâturages cultivés (animaux disponibles, fourrages améliorés) Banques de fourrage Irrigation goutte à goutte Élagage Utilisation d’engrais organique Irrigation goutte à goutte Techniques de stockage et de conservation
  62. 62. • Quantitatif-qualitatif (niveau national/sub-national) - Processus participatif inclusif pour l’identification des portefeuilles d’investissements dans les options d’AIC les plus prometteuses - Fondé sur des évidences - Flexible, capable de progresser, même avec des données/ressources limitées Outil : Cadre de hiérarchisation de l’AIC (CH-AIC) Hiérarchisation du portefeuille d’investissements Portefeuilles d’investissements dans l’AIC Avantages PRODUIT : Portefeuilles d’investissements prioritaires dans l’AIC Longue liste des options d’AIC Adaptation Atténuation Sécurité alimentaire Filtré en fonction de la portée et du contexte Liste restreinte Coûts Portée et contexte Évaluation de l’intelligence face au climat Analyse économique des coûts-avantages *Portée et attributs *Options l’AIC *Analyse des variables contextuelles Longue liste des pratiques d’AIC *Évaluation ex ante fondée sur les indicateurs d’AIC *Atelier des parties prenantes Liste restreinte hiérarchisée des priorités *Analyse économique – évaluer les coûts et avantages Liste restreinte hiérarchisée fondée sur l’AIC *Analyse intégrée des opportunités et contraintes liées à la mise à l’échelle *Atelier des parties prenantes
  63. 63. • Déjà utilisée dans plusieurs pays ouest- africains • Les scénarios du futur permettent de lever les doutes concernant l’avenir et de tester les solutions possibles par rapport aux projections d’impact. • Ateliers multipartites • Planification prospective • Planification en amont des résultats souhaités • Produit : les mesures « sans regrets » pouvant fonctionner dans n’importe quel scénario avec un ajustement approprié, ainsi que des options spécifiques aux scénarios Outil : Approche des scénarios pilotés par les parties prenantes Les acteurs étatiques dominent Espèces, contrôle et calories Autodétermination Lesprioritésàcourttermedominent Les acteurs non étatiques dominent Sauve-toi Société civile à la rescousse ? Lesprioritésàlongtermedominent
  64. 64. • Des mesures d’adaptation simples telles que le changement des dates de semis et des variétés peuvent augmenter les rendements des cultures de 7 à 15 % en moyenne par rapport au scénario sans adaptation. • Les avantages de l’adaptation varient selon les cultures et en fonction de l’évolution de la température et de la pluviométrie. Outil : Modèles de culture, d’élevage et de climat Challinor et al., 2014 Sans adaptation (n = 45) Avec adaptation (n = 42) Évolution de la température moyenne locale (°C) Blé, régions tropicales Évolutiondurendement(%)
  65. 65. Coûts et avantages des politiques qui contribuent à l’adaptation aux changements climatiques, notamment : • la recherche et la vulgarisation (par exemple, les prévisions climatiques) • la qualité et la disponibilité des intrants (par exemple, les semences améliorées et les engrais) • la disponibilité de l’eau (par exemple, les techniques d’irrigation et d’économie d’eau) • l’accès au marché et aux infrastructures (par exemple, les routes et le transport) • l’amélioration des chaînes de valeur (par exemple, le stockage au champ et l’apport de valeur ajoutée) Outils d’évaluation économique : économie des différentes politiques
  66. 66. Coût des changements climatiques (millions de $ EU, valeur actualisée) Pays Scénario de base Semences améliorées Différence Malawi 981 516 465 (47 %) Tanzanie 8 567 5 622 2 945 (34 %) Bangladesh 221 125 95 (43 %) Inde 13 595 6 626 6 969 (51 %) Économie des politiques d’AIC L’amélioration des semences se traduit par une réduction de 30 % des pertes de revenu dans le scénario climatique le plus néfaste (taux d’actualisation de 5 %). NB : Les résultats pour le Bangladesh et l’Inde ne sont pas représentatifs à l’échelle nationale. Cacho et al. (2016) Comparer les revenus actuels et futurs des ménages (valeur actualisée du coût moyen des changements climatiques, 2020-50)
  67. 67. Messages clés L’agriculture intelligente face au climat peut aider les pays à atteindre plusieurs de leurs objectifs de développement et honorer nombre de leurs engagements au titre des CDN. De nombreuses pratiques d’AIC sont spécifiques au contexte et doivent être évaluées pour chaque agroécosystème où elles seront appliquées. Il existe de nombreux modèles et outils de hiérarchisation qui peuvent aider à évaluer les options d’AIC afin de déterminer celle qui offrira le meilleur retour sur investissement.
  68. 68. Merci pour votre aimable attention Des questions ?
  69. 69. Module 3 Financement climatique pour l’agriculture Organisé par Avec le soutien de
  70. 70. Indiquer les grandes lignes des enjeux liés au financement climatique d’une manière générale Donner un aperçu des sources et modes potentiels de financement climatique pour l’agriculture Objectifs
  71. 71. Financement des petits exploitants : offre par rapport aux besoins Le crédit accordé par les institutions financières informelles et formelles, ainsi que par les acteurs de la chaîne de valeur, atteint actuellement quelque 50 milliards de $ EU sur les >200 milliards de $ EU nécessaires pour le financement des petites exploitations en Afrique subsaharienne, en Amérique latine, ainsi qu’en Asie du Sud et du Sud-Est.
  72. 72. Source : THE INITIATIVE FOR SMALLHOLDER FINANCE: INFLECTION POINT: Unlocking growth in the era of farmer finance (2016) Déficits de financement pour les petits exploitants agricoles AFRIQUE SUBSAHARIENNE Les petits exploitants agricoles commerciaux dans des chaînes de valeur consolidées Besoins financiers et décaissements (en milliards de $ EU)1 Les petits exploitants agricoles commerciaux dans les chaînes de valeur non consolidées Besoins financiers et décaissements (en milliards de $ EU)1 Petits exploitants agricoles non commerciaux Besoins financiers et décaissements (en milliards de $ EU)1 Besoins agricoles à CT2 Institutions financières informelles/communautaires Institutions financières formelles Acteurs des chaînes de valeur CT : court terme LT : long terme Besoins agricole s à LT3 Besoins non agricoles Besoins agricoles à CT2 Besoins agricole s à LT3 Besoins non agricoles Besoins agricoles à CT2 Besoins non agricoles ~ 2 MILLIONS D’EXPLOITANTS AGRICOLES ~ 16 MILLIONS D’EXPLOITANTS AGRICOLES ~ 30 MILLIONS D’EXPLOITANTS AGRICOLES
  73. 73. Des études récentes indiquent que les coûts globaux de l’adaptation par an pourraient aller de : ✓140 milliards de $ EU à 300 milliards de $ EU d’ici à 2030 ; et ✓280 milliards de $ EU à 500 milliards de $ EU d’ici à 2050. Le déficit financier pour l’adaptation dans le secteur agricole en Afrique est estimé à : 20-30 milliards de $ par an d’ici à 2030* *Fourchette : PNUE 2014 (+4C – scénarios de la limite supérieure et +2C) ; Banque mondiale 2010 (scénarios sec et humide, limite inférieure) ; Banque mondiale 2016 ; PNUE 2016 : Rapport sur le déficit financier pour l’adaptation ; PNUE, Banque mondiale 2010 Pourquoi le financement climatique est-il pertinent pour l’agriculture ?
  74. 74. Les investisseurs privés pourraient apporter entre 200 et 300 milliards de $ par an pour la préservation des écosystèmes du monde entier. Les secteurs alimentaire et agricole offrent d’énormes opportunités commerciales pour la réalisation des ODD : ✓Selon les estimations, un investissement annuel de 320 milliards de $ EU par les entreprises privées dans des modèles commerciaux durables dans les secteurs alimentaire et agricole pourrait générer plus de 2,3 milliards de $ EU par an d’ici 2030. ✓Ces investissements permettraient de créer près de 80 millions d’emplois d’ici à 2030, dont plus de 90 % dans les pays en développement.* Source: *UNEP 2018: Land Use Finance; Business and Sustainable Development Commission 2016: Valuing the SDG Prize in Food & Agriculture; Credit Suisse 2014 Pourquoi le financement climatique est-il pertinent pour l’agriculture ?
  75. 75. L’investissement annuel moyen en 2015-16 était de 410 milliards de $ EU, soit une hausse de 12 % par rapport au niveau de 2013-14* Paysage du financement climatique Source: CPI 2017: Global Landscape of Climate Finance 2017 140 [VALEUR] Total public et privé Financement climatique (milliards de $ EU) Public Private 79% [VALEUR] Sources du financement climatique Domestic International 1 22 382 5 Utilisations du financement climatique (milliards de $ EU) REDD Adaptation Mitigation Dual benef Privé Nationales Internationales Atténuation Double avantage
  76. 76. Le montant estimatif du financement pour l’atténuation et l’adaptation au titre de l’utilisation des terres en 2012-13 s’élevait à 5 825 millions de $ EU. [VALEUR] 3,126 359 19 Sources et intermédiaires (milliards de $ EU) Gov. Budget DFIs Climate Funds Comm. FIs Source : Climate Focus, EU REDD Facility and CPI: Three Tools to Unlock Finance for Land-Use Mitigation and Adaptation Paysage du financement climatique pour l’utilisation des terres Budget de l’État IFD Fonds climatiques IF commerciales
  77. 77. Source : Climate Focus, EU REDD Facility and CPI: Three Tools to Unlock Finance for Land-Use Mitigation and Adaptation 2,922 964 902 16 1,022 Instruments (milliards de $ EU) Grant/Bud.Exp. Low-Cost Debt Mark. Rate Debt Equity Unknown Paysage du financement climatique pour l’utilisation des terres Don/dépenses budgétaires Dette à faible taux d’intérêt Dette au taux du marché Fonds propres Inconnu
  78. 78. Source : Climate Focus, EU REDD Facility and CPI: Three Tools to Unlock Finance for Land-Use Mitigation and Adaptation 1,863 3,020 943 Utilisations (milliards de $ EU) Adaptation Mitigation Mult. Object. Paysage du financement climatique pour l’utilisation des terres Adaptation Atténuation Objectifs multiples
  79. 79. Source : Climate Focus, EU REDD Facility and CPI: Three Tools to Unlock Finance for Land-Use Mitigation and Adaptation 1,047 3,579 1,200 Buts (milliards de $ EU) Agriculture Unknown/Multiple Forests Paysage du financement climatique pour l’utilisation des terres Agriculture Inconnus/multiples Forêts
  80. 80. Sources publiques : • budgets des gouvernements nationaux ; • entreprises publiques et instruments de placement ; • banques nationales de développement ; • initiatives dédiées au climat ; • bailleurs de fonds bilatéraux ; • institutions de financement du développement ; • institutions financières internationales ; • fonds pour le climat (nationaux et multilatéraux) ; • organisations des Nations Unies Architecture du financement climatique (agriculture, foresterie et pêche)
  81. 81. Sources privées : • petits exploitants agricoles ; • entreprises ; • institutions financières (nationales et internationales) ; • acteurs philanthropiques ; • investisseurs à impact ; • capital privé ; • capital-risque ; • personnes très fortunées (HNWI) ; • investisseurs institutionnels. Architecture du financement climatique (agriculture, foresterie et pêche)
  82. 82. Instruments de capital : • dons • dépenses budgétaires/subventions • prêts (aux conditions concessionnelles et aux taux du marché) • obligations vertes • fonds propres • bilan Instruments de risque : • garanties de crédit • assurance Principaux instruments de financement climatique
  83. 83. Cadre propice • Créer des cadres stratégiques, réglementaires et d’appui nationaux propices ▪ Intégrer les considérations climatiques dans les politiques, la budgétisation et la planification nationales ▪ Réforme budgétaire (impôts, subventions, incitations, tarification du carbone, etc.) ▪ Réforme stratégique pour la mobilisation du secteur privé (obstacles techniques, institutionnels et financiers) ▪ Élaborer une stratégie pour le financement climatique aux niveaux national, infranational ou sectoriel Portée du financement climatique (1/5)
  84. 84. • Appui à la mise en œuvre des CDN, des MAAN, des PNA, des PNIA, des Plans d’investissement dans l’AIC • Mobilisation de capitaux • Financement mixte (éliminer le risque d’investissement) • Financement novateur • mettre au point des instruments financiers novateurs afin de satisfaire les besoins des investisseurs, des pays et des agriculteurs Portée du financement climatique (2/5)
  85. 85. • Mécanismes de financement climatique • Comprendre les sources de financement climatique pour y accéder plus efficacement • Élaborer une solide réserve de projets d’agriculture intelligente face au climat • Mécanismes de gestion des risques • Garanties • Assurance • Big data • Science fondée sur des données probantes • Services consultatifs intelligents face au climat Portée du financement climatique (3/5)
  86. 86. • Réalisation (réduction des coûts de transaction) • Mettre davantage l’accent sur l’adaptation et la résilience des petits exploitants agricoles et des PME • Établir des liens entre les sources de financement climatique et les agriculteurs, en particulier par le biais des institutions financières et des institutions financières non bancaires (IFNB) nationales • Utiliser les Fintech et les technologies révolutionnaires (rôle de la finance numérique, etc.) • Services bancaires à distance Portée du financement climatique (4/5)
  87. 87. • Paramètres • Convenir des paramètres à utiliser pour estimer avec précision le niveau de financement climatique nécessaire • Améliorer le suivi du financement climatique afin de rendre plus transparentes et cohérentes les approches de comptabilisation du financement climatique (c’est-à-dire les BMD) • Convenir des paramètres intelligents face au climat à utiliser pour mesurer le rendement des investissements • Assistance technique pour l’accroissement des investissements dans l’agriculture • Préparer/renforcer la capacité des pays bénéficiaires à comprendre et attirer le financement climatique • Renforcer les capacités des institutions financières (intégration des changements climatiques) • Renforcer les capacités des petits exploitants agricoles et des PME (emprunteurs) Portée du financement climatique (5/5)
  88. 88. Suivi des flux financiers • Il est important de comprendre combien de ressources sont dépensées en vue d’apporter des réponses nationales aux changements climatiques et comment elles sont dépensées. • Identifier les dépenses liées au climat dans tous les flux financiers concernés • Une définition convenue du financement climatique est nécessaire. • Assurer le suivi de toutes les dépenses liées au climat et en rendre compte • Mettre en place un système de suivi centralisé • Traiter et analyser régulièrement les données • Étendre et améliorer la MDV pour le financement climatique • Pas besoin de réinventer la roue. S’inspirer des exemples d’autres pays ou des cadres des organisations internationales.
  89. 89. Suivi des flux financiers • La Colombie a intégré le suivi du financement climatique dans son système de MDV avec un portail en ligne • Plus de 15 000 mesures de lutte contre les changements climatiques enregistrées • Au total, environ 6 milliards de $ provenant de sources publiques (nationales et internationales) de 2011 à 2015 • La plateforme en ligne fournit des données agrégées et des informations au niveau du projet, avec des filtres pour sélectionner différentes variables. • Enseignements pour d’autres pays : • élaborer une définition du financement climatique adaptée au contexte du pays, mais présentant un intérêt international ; • collaborer avec les institutions nationales et internationales qui fourniront des informations pour le système et formaliser leurs rôles ; • permettre d’améliorer la qualité des données Source : WRI 2017
  90. 90. http://mrv.dnp.gov.co/Paginas/inicio.aspx
  91. 91. Messages clés Les besoins financiers pour la réalisation des objectifs d’adaptation en Afrique sont très importants. Il existe un financement pour la réalisation des objectifs d’adaptation et d’atténuation ; il ne provient pas entièrement (ni même pour l’essentiel) d’institutions publiques telles que le Fonds vert pour le climat. Les gouvernements doivent réfléchir de manière globale aux sources de financement du climat, ainsi qu’aux meilleurs voies et moyens d’y avoir accès et de les mettre à profit. Les flux financiers doivent faire l’objet d’un suivi. Il faudrait tirer des enseignements des expériences d’autres pays et s’en inspirer.
  92. 92. Ressources disponibles • Making Climate Finance Work in Agriculture, Discussion Paper: Lien • CSA Guide: Lien Merci de votre attention
  93. 93. Module 4: L’engagement du Secteur Privé pour la mise en œuvre de la Contribution Déterminée au niveau National (CDN) Organized by With support from
  94. 94. Objectifs Discuter les avantages de l’engagement du secteur privé dans le développement et la mise en œuvre des NDC - Contribution Déterminée au niveau National Décrire comment l’accès des micro, petites, moyennes et grandes entreprises au financement sur le climat peut être renforcé
  95. 95. • Le Secteur public élabore et fixe la NDC, le secteur privé le met en œuvre • Engager le secteur privé dans le processus du NDC peut contribuer au développement de l’économie en: o Alignant les stratégies à long terme du public et du privé o Faisant la promotion du transfert des technologies o Attirant les investissements nationaux et internationaux Illustration of public consultation on climate change in Kenya (Nansen Initiative, 2014) L’importance de l’engagement du secteur privé
  96. 96. • Pour chaque Dollar américain (USD 1) d’aide publique au développement (APD) dépensé en Afrique en 2016, il y avait: Deux dollars américains (USD 2) d’investissement direct étrangé Dix dollars américains (USD 10) d’investissement du secteur privé Onze dollars américains (USD 11) de dépenses du gouvernement L’ investissement du secteur privé pour la mise en œuvre effective du NDC
  97. 97. Les acteurs du secteur privé peuvent varier des petits fermier jusqu’aux grandes entreprises multinationales “Le secteur Privé ” n’est pas un groupe homogène Micro, Petites & Moyennes Entreprises Grandes Entreprises Jusqu’à 90% des affaires Seulement 10%, mais contrôlent l’économie Sont dominantes la production agricole Dominantes dans les équipements et la production d’énergie Gain potentiel élevé avec des mesures climatiques intelligentes, plus difficile à atteindre Gain potentiel moindre avec des mesures climatiques intelligentes, plus facile à atteindre Peuvent être engagées à travers le gouvernement local ou les représentants du secteur Peuvent être engagées directement à travers les représentants du secteur au niveau national Access limité aux crédits abordables, l’assurance et autres services financiers Compétence financière élevée et capacité crédit Programmes nationaux adaptés nécessaires pour avoir accès aux fonds (financements) Capables d’avoir accès aux institutions internationales de financement
  98. 98. Bonnes pratiques pour engager le secteur privé • Engager le secteur privé comme un moyen, pas comme une fin • Assurer que les institutions sont adéquates pour le but poursuivi • Investir dans l’environnement favorable pour les affaires • Développer un portfolio flexible pour les mécanismes de l’engagement du secteur privé • Travailler avec une panoplie de parties prenants • Voyez le partenariat comme une relation, et non comme un contrat • Prenez des risques si vous voulez que d’autres en prennent également
  99. 99. • Le partenariat NDC est une coalition de pays et d’institutions qui accélèrent les actions sur les changements climatiques et le développement • Le Mali a reçu l’assistance du processus de consultation de NDC et un plan investissement • En 2017, le Fonds vert pour le climat (FVC) a octroyée au Mali USD 22,8 million pour le système d’alerte précoce pour améliorer la sécurité alimentaire • Plusieurs projets avec financement sont dans le pipeline (NDCP 2017) Pour le rapport sur le partenariat NDC au Mali consultez: https://youtu.be/-zJSy1kXSkI (4,33 minutes en Français avec sous-titres en Anglais) Etude de Cas: Le Mali développe un Plan d’Investissement avec le partenariat NDC
  100. 100. • A travers F3 Life, Le petits fermiers sont devenus éligibles pour des prêts s’ils mettent en œuvre des pratiques climato-intelligentes (Eco-intelligentes) • Au Kenya, une institution de micro-crédit avec 32,000 clients adopte le système (Juhudi Kilimo) • Les pratiques climato-intelligentes diminuent le risque des mauvaises récoltes et augmentent la chance de remboursement des crédits par les paysans Etude de Cas: Les investisseurs en quête d’impact utilisent le crédit Eco-ingénieux (Eco-Intelligent) au Kenya
  101. 101. Un exemple de Produit Crédit Climato-Intelligent (http://www.f3-life.com/climate-smart-credit.html) Etude de Cas: Les investisseurs en quête d’impact utilisent le crédit Eco- ingénieux (Eco-Intelligent) au Kenya
  102. 102. • Un processus de coordination en place devrait inciter et aboutir au progrès et la prise de décision, et assurer l’obligation de rendre compte • Pour formuler des politiques optimales, vous devez publiquement consulter le secteur privé (y compris les représentants des petits fermiers ) sur les intérêts communs et les stratégies • Les entités privées pourraient accepter les politiques si elles les comprennent, mais elles vont les approuver seulement quand ces politiques leur sont bénéfiques La coordination avec le secteur privé
  103. 103. Etude de Cas: Améliorer la transformation locale des noix d’anacarde en Afrique de l’Ouest • Les efforts pour créer des Partenariats Public-Privé (PPP) ont eu un succès mitigé • L'introduction d'interdiction temporaire d'exportation de noix brutes au Ghana pour aider à accroître la disponibilité des noix de cajou brutes (matière première) pour la transformation locale n'a pas eu le succès escompté • Les défis liés à la complexité et aux coûts de transaction élevés liés à la participation de plusieurs parties prenantes Sources: www.value-chains.org/dyn/bds/docs/824/DCED_ACiGhana_July2012.pdf https://read.oecd-ilibrary.org/development/private-sector-engagement-for-sustainable-development_9789264266889-en#page50
  104. 104. Les options politiques peuvent être ‘Contraignantes’ ou ‘Non-contraignantes’ Instruments de politique ‘Non-contraignante’: • Les accords volontaires peuvent être négociés par des acteurs des secteurs public et privé • Les subventions sous forme de paiements directs, de réductions d'impôts ou de soutien aux prix • Les politiques de recherche, de développement et de déploiement peuvent soutenir et stimuler le progrès technologique • Les marchés publics peuvent être utilisés pour encourager et intégrer les politiques environnementaux et les services • Fournir des informations par le biais des ateliers ou les campagnes peut accroître l'accès à la technologie et aux fonds Adapted from IPCC (2007) Instruments de politique ‘Contraignante’: • Les règlements et normes spécifiant des technologies de réduction des émissions ou des exigences d'efficacité énergétique, avec des sanctions en cas de non-conformité • Des taxes peuvent être perçues sur chaque activité polluante, telle qu'une taxe sur les carburants, une taxe sur le carbone ou une taxe à l'importation. • Les exigences relatives à la divulgation d'informations, p. Ex. les programmes d'étiquetage et label, les programmes de déclaration d'émissions ou les systèmes de certification • Les programmes d'échange de droits d'émission établissent une limite d'émission et permettent l'échange de permis
  105. 105. • Résultat d'un processus extensif de consultation avec le gouvernement, l'industrie, la société civile, les universités et le secteur privé • Doit être voté au parlement plus tard en 2018 Vise à: • être neutre pour le gouvernement en terme de revenu • permettre une transition en douceur • introduire des technologies propres de manière rentable South African Parliament (Daily Maverick, 2013) ‘Contraignant’ Etude de Cas: La loi sur taxe carbone en Afrique du Sud
  106. 106. • Accord signé entre le Ministère de l‘Agriculture et de l‘Elevage (MAG) et le Ministère de l'environnement et de l'énergie (MINAE) pour réduire les émissions • Définir la contribution des émissions du secteur de l'agriculture et de l'élevage (AFOLU) • Une étape plus avancée qu'un objectif de réduction d'émissions: quelles sont les conditions que le secteur a besoin de transformer pour aboutir à un secteur résilient à faible carbone? • Intérêt particulier pour l'implication du secteur privé: Les corporations agricoles qui émettent beaucoup de gaz (café, bétail, canne à sucre, banane, riz) • Une approche basée sur les scénarios de projection dans le futur a été utilisée pour répondre à ces besoins ‘Non-contraignant’ Etude de Cas: L’engagement de Costa Rica à respecter le NDC
  107. 107. 1. Assurer l'accès direct des institutions nationales aux fonds (financements) sur le climat en s'assurant qu'elles répondent aux exigences 2. Renforcer les capacités des institutions nationales. Les institutions financières internationales et les fonds sur le climat en dépendent pour évaluer les conditions du marché local, faire des prêts au niveau local et financer les petits projets. 3. Concevoir et mettre en œuvre un système de mesure des financements sur le climat, un système de rapportage et de vérification (MRV) pour suivre et rapporter l'impact des dépenses liées au climat. 4. Travailler pour réduire les risques liés aux prêts dans le secteur agricole et renforcer les capacités des institutions locales à comprendre les besoins de crédit agricole. Aider le secteur privé à avoir accès aux financements sur le climat
  108. 108. Mise en place pour accéder et combiner des sources de financement nationales, internationales, publiques et privées. Quatre initiatives clés sélectionnées pour promouvoir la croissance, réduire les émissions de CO2 et attirer des financements sur le climat: 1. Advanced rural cooking technologies avancées de cuisine rurale 2. La chaîne de valeur du bétail 3. REDD+ (Stratégies d’atténuation des effets du changement climatique) 4. Hydro-électricité Etude de Cas: Installation d'économie verte résiliente au climat en Ethiopie (CRGE) CRGE plan, p. 21, Fed. Dem. Rep. of Ethiopia, 2011 Développer une économie verte exige l’intégration de la croissance de l’économie et la réduction de l’émission des gaz à effet de serre L’économie verte peut aider à éviter la dépendance aux technologies obsolètes, à la croissance et l’utilisation des terres non-durable
  109. 109. 1. Engager le secteur privé dans le processus NDC peut stimuler la mise en œuvre et soutenir la croissance économique 2. Intégrer les actions sur le climat avec les politiques à long-terme du gouvernement et les priorités 3. Mettre en œuvre les politiques qui guident et renforcent l’activité économique (au lieu de créer des contraintes pour l’économie) 4. Sécuriser l'accès direct aux fonds (investissements) sur le climat pour les institutions nationales 5. Renforcer la capacité des institutions nationales pour répondre aux besoins des micro, petites et moyennes entreprises 5 messages clés (importants)
  110. 110. Merci pour votre attention Questions ou remarques?
  111. 111. Module 5: Prise en compte des aspects sociaux pour un développement inclusif Organized by With support from Présenté par : Dr Mathieu Ouedraogo, CCAFS/ICRISAT- Mali
  112. 112. Explorer les aspects d’équité sociale dans l'élaboration des plans de mise en œuvre des CDNs pour le secteur agricole, Examiner la politique économique en analysant les préoccupations liées au genre et à la participation des jeunes à la mise en œuvre. Objectifs
  113. 113. Penser au-delà des preoccupations techniques • Les CDNs s’inscrivent dans le contexte d'autres objectifs de développement • Priorités nationales, • Objectifs de développement durable (ODD), • Plans quinquennaux des gouvernements. • Comment les CDNs affecteront-t-elles les objectifs de développement social et économique? • Synergies, • Compromis, • Effets d’entrainement.
  114. 114. Penser au-delà des preoccupations techniques : Politique économique à différentes échelles Implications de l’équité dans la poursuite des CDNs • Lorsque le financement climatique ira dans un pays, qui en bénéficiera… • Dans les secteurs/filières? • Dans les chaînes de valeur? • Au sein des communautés? • Au sein des ménages? • Comment la promotion et l'adoption des pratiques d’AIC vont-elles redéfinir les relations … • Dans les secteurs/filières? • Dans les chaînes de valeur? • Au sein des communautés? • Au sein des ménages?
  115. 115. Penser au-delà des preoccupations techniques • Les questions de pouvoir et de contrôle • Qui prend les décisions? • Sur quelles informations et autorités, les décisions sont-elles fondées? • Comment les interventions d’AIC peuvent-elles modifier le pouvoir? • Utilité et défis des processus participatifs • Qui encadre et facilite le processus de participation? • Qui a droit à la parole? • Qui n’est pas entendu?
  116. 116. Approches ascendantes (Bottom-up) • Quelles sont les pratiques et les dynamiques d’adaptation locales dans lesquelles les agriculteurs et les éleveurs sont-ils engagés ? • Envisager d’introduire des options d’adaptation qui : • Sont bien évaluées (évidences avérées) , • Ont été priorisées par les agriculteurs locaux, • S'attaquent aux principaux risques climatiques de la localité. • Les évidences sur la priorisation des options par les agriculteurs peuvent aider à prendre des décisions éclairées conformes aux politiques gouvernementales. • L'identification et la priorisation des technologies d’AIC aident à concevoir un portefeuille d'investissements dans diverses zones agro écologiques.
  117. 117. Exemple d’outil : Evaluation rapide de l’AIC Approche par méthodes mixtes, s'appuyant sur des outils participatifs ascendants, qualitatifs et quantitatifs pour évaluer l'hétérogénéité des contextes locaux et prioriser les options d’AIC spécifiques au contexte. Utilise des méthodes désagrégées selon le genre. Évalue au sein et entre régions, les variations dans les systèmes agricoles, les pratiques de gestion, les défis et la vulnérabilité climatique, les éléments à prendre en compte pour orienter le ciblage en AIC. Méthode: Entretiens avec des informateurs clés et des agriculteurs, ateliers participatifs, matrice de classement par paires, informations sur les contraintes des agriculteurs. • Deux mois • >>> Un investissement de 15 millions USD (Ouganda) Resource: The CSA-RA manual (Mwongera et al 2017)
  118. 118. Pourquoi se préoccuper du genre dans les CDNs? • Les hommes et les femmes sont affectés différemment et répondent de façons différentes au changement climatique. • Le changement technologique (par exemple AIC) peut également produire inégalement des effets selon les groupes sociaux. • L'information devrait être disponible et accessible aux hommes et aux femmes, aux garçons et aux filles, et toute augmentation potentielle de la charge de travail devrait être minimisée. Photo:M.Acosta
  119. 119. Critères d'évaluation de l'utilisation d'une approche sensible au genre dans les pratiques d’AIC 1. Le développement et l'application de la pratique ont été éclairés par l'analyse du genre. 2. Tous les travaux liés à la pratique ont impliqué la participation et l'engagement d'hommes et de femmes, en particulier ceux qui mettent en œuvre la pratique. 3. Les efforts sont faits pour réduire les contraintes liées à l'adoption de la pratique. 4. La pratique entraîne des avantages immédiats pour les hommes et les femmes. 5. La pratique entraîne des avantages à long-terme pour les hommes et les femmes. Les preoccupations du genre
  120. 120. Considérations potentielles sur le genre pour les pratiques d’AIC Adapté de Banque Mondiale, FAO et FIDA, 2015; modifié par Nelson & Huyer 2016 Conditions requises pour l'adoption de la pratique Temps relatif jusqu'à ce que les bénéfices soient réalisés Potentiel pour les femmes de bénéficier d'une amélioration de la productivité Disponibilité de travail des femmes et des jeunes Accès des femmes à la terre et contrôle de celle-ci Accès des femmes à l'eau pour l'agriculture Accès des femmes à l'argent et leur capacité de le dépenser Impact sur le genre: contrôle du revenu de la pratique par les femmes Agriculture de conservation Elevé Faible – Moyen Elevé Faible Faible Elevé Faible Jardins familiaux améliorés Elevé Elevé Elevé Elevé Elevé Faible Elevé
  121. 121. Les jeunes en agriculture • Semble être un mot à la mode, ou le dernier sujet tendance • MAIS, …. l’augmentation de la proportion des jeunes sera là pendant un certain temps .... Photo: Tamara Kaunda
  122. 122. Augmentation de la proportion des jeunes, historique et prévisions par région d’Afrique vs Asie de l’Est (Source: IOM and AU, 2018)
  123. 123. Les jeunes en agriculture • Les stratégies utilisées pour engager le secteur privé peuvent également aider à attirer les jeunes dans le secteur agroalimentaire. • L'accès au crédit est une contrainte à surmonter. • Penser au-delà de l'agriculture et à l'ensemble du système alimentaire (recherche agricole, fabrication et vente d'équipements, fourniture d'intrants agricoles, transformation et valeur ajoutée, éducation, nutrition, vendeurs de produits alimentaires, toute une gamme de possibilités d'agro-entrepreneurs)
  124. 124. Messages clés Différents groupes sont affectés par le changement climatique de différentes manières. Ils peuvent aussi répondre et aider à atteindre les cibles des CDNs à travers différents moyens. Un examen attentif de qui bénéficie des flux financiers climatiques est nécessaire pour assurer un développement équitable. L’analyse genre devrait être faite pour toutes les pratiques d’AIC pour augmenter les taux d’adoption. Ne pas oublier de prendre en compte la jeunesse quant on met en œuvre les plans CDNs et on fournit l’accès aux finances climatiques.
  125. 125. Merci Questions?
  126. 126. Gender and political economy resources • Gender in climate-smart agriculture: module 18 for gender in agriculture sourcebook (English). • Climate Change & Food Security Vulnerability Assessment Toolkit: https://cgspace.cgiar.org/rest/bitstreams/55087/retrieve • A Gender-responsive Approach to Climate-Smart Agriculture: Evidence and guidance for practitioners • “How-To” Note: Political economy analysis
  127. 127. Module 6 : Mesure, déclaration et vérification (MDV) pour l’atténuation et l’adaptation Organisé par : Avec le soutien de :
  128. 128. • Étudier comment les CDN sont intégrées dans les politiques et mesures de lutte contre les changements climatiques existantes (notamment les MAAN) • Passer en revue les exigences et directives en vigueur de la CCNUCC concernant la MDV des émissions de GES, les mesures d’atténuation et les efforts d’adaptation • Discuter du Cadre de transparence renforcé censé remplacer le Cadre de la MDV actuel et définir les exigences pour la MDV des CDN • Examiner les études de cas et les exemples Objectifs
  129. 129. • De nombreuses CDN reposent sur les expériences liées aux précédentes MAAN. • Les MAAN peuvent aider les pays à honorer leurs engagements au titre des CDN en : • proposant des mesures concrètes pour la réalisation des objectifs ; • servant d’instruments de mise en œuvre pour les CDN. • Les MAAN exigent des systèmes de MDV. • Les MAAN promeuvent des changements de comportement en matière d’investissement : • le secteur privé est une cible, mais souvent le secteur public assure le leadership ; • les MAAN doivent être en phase avec les plans de développement national à long terme. Mesures d’atténuation adaptées au contexte national (MAAN)
  130. 130. Par MDV, on entend : • Mesure (ou estimation) ; • Déclaration ; • Vérification Le texte dans cette section est tiré de : Wilkes A, Reisinger A, Wollenberg E, van Dijk S. 2017. Measurement, reporting and verification of livestock émissions de GES by developing countries in the CCNUCC: current practices and opportunities for improvement. CCAFS Report No. 17. Wageningen, the Netherlands: CGIAR Research Program on Climate Change, Agriculture and Food Security (CCAFS) and Global Research Alliance for Agricultural Greenhouse Gases (GRA). Qu’est-ce que la MDV ?
  131. 131. « Mesure » s’applique à la fois aux efforts de lutte contre les changements climatiques et aux impacts de ces efforts. • Niveau national : les émissions de GES, les mesures d’atténuation et leurs effets, ainsi que le soutien nécessaire et reçu • Permet également d’assurer le suivi des indicateurs sociaux, économiques et environnementaux des émissions autres que de GES (adaptation) Le présent module portera sur l’aspect « mesure » de la MDV. Directives de la CCNUCC concernant la MDV
  132. 132. • Déclaration : à travers les Communications nationales et les rapports biennaux (RB) • Vérification : au niveau international, à travers la Consultation et l’analyse internationales (CAI) des RB Le présent module ne porte pas sur la déclaration et la vérification. Directives de la CCNUCC concernant la MDV
  133. 133. from FCCC/SBSTA/2006/9 Transparence • Hypothèses et méthodologies clairement expliquées Exactitude • Les estimations ne doivent être ni des sous-estimations ni des surestimations des émissions et éliminations réelles ; les incertitudes doivent être réduites dans la mesure du possible. Cohérence • Les mêmes méthodologies sont utilisées pour l’année de référence et les années suivantes ; des données cohérentes sont utilisées. Comparabilité • Les estimations des émissions et des éliminations doivent être comparables entre pays. Exhaustivité • Couvre tous les sources, puits et gaz ; couverture géographique totale Principes pour une MDV crédible au titre de la CCNUCC
  134. 134. Exigences en vigueur concernant les déclarations à la CCNUCC Parties visées à l’Annexe 1 Parties non visées à l’Annexe 1 Communication nationale tous les 4 ans Communication nationale tous les 4 ans, avec souplesse Rapport biennal tous les deux ans Rapport biennal, tous les deux ans, avec souplesse Inventaire national des GES chaque année ... mais, ceci changera probablement, à mesure que le cadre de la MDV prévu par l’Accord de Paris sera mis en œuvre.
  135. 135. Messages clés : • Les directives de la CCNUCC concernant la MDV des émissions sont bien établies. • La MDV des mesures d’atténuation (notamment les MAAN) est un processus souple d’initiative nationale, avec des directives méthodologiques limitées à l’heure actuelle. • Les directives et exigences concernant la MDV des CDN sont en cours d’élaboration. • Le Cadre de transparence renforcé remplacera l’actuel cadre international de la MDV et prévoira la MDV des CDN. Directives concernant la MDV
  136. 136. MAAN soutenues au plan national MAAN soutenues au plan international Actions du secteur privé Projets de développement présentant des coavantages en termes d’atténuation Mesures d’adaptation présentant des coavantages en termes d’atténuation Cibles des CDN Système de mesure pour les Communications nationales et les RB (inventaire des GES) Il sert de base à :
  137. 137. • Le GIEC a défini des méthodes d’estimation pour les inventaires de GES. • Le Niveau 1 est la méthode « par défaut ». • Par exemple, pour le secteur de l’élevage, ceci nécessite uniquement des données démographiques par catégorie animale et par région climatique, combinées avec les facteurs d’émission par défaut du GIEC. Calcul des émissions de Niveau 1 par rapport au Niveau 2
  138. 138. • Le Niveau 2 nécessite des données spécifiques à la situation nationale. • Par exemple, pour le secteur de l’élevage, des informations sur les caractéristiques des animaux, les paniers d’aliments et la gestion du fumier sont nécessaires pour élaborer des facteurs d’émissions spécifiques au pays. • Nécessité d’utiliser le Niveau 2 pour assurer le suivi de l’impact des interventions sectorielles (détecter l’évolution des émissions au fil du temps) Calcul des émissions de Niveau 1 par rapport au Niveau 2 Élevage au Niger (Crédit photo : ILRI/Stevie Mann)
  139. 139. • En général, les pays établissent une trajectoire d’émissions par rapport au statu quo ou à la « référence ». • Moins d’orientations et davantage de travail sont nécessaires pour établir la comparabilité des valeurs. • Pour les MAAN, les références comprennent d’autres avantages, que ceux liés aux émissions de GES. • Les CDN mettent l’accent exclusivement sur les émissions de GES. • Le principal défi concernant les références a trait à la disponibilité des données. • Mieux lorsque l’on choisit les secteurs prioritaires et améliore les données au fil du temps. • Devrait être en phase avec l’inventaire national des GES. • L’estimation des émissions doit reposer sur des hypothèses transparentes. Source : Guidance for NAMA Design, UNEP DTU Partnership Calcul des émissions de l’année de base ou émissions de référence
  140. 140. Exemple concernant l’élevage en Éthiopie • Calculer les émissions de 2015 (fermentation entérique et gestion du fumier) • Pour le Niveau 2, les caractéristiques des animaux, le panier d’aliments et le système de gestion ont été utilisés. • Estimer les émissions de 2030 dans le scénario du statu quo • Estimer les émissions de 2030 dans le scénario avec des interventions clés • Par exemple, augmentation de la consommation des ruminants, augmentation de la volaille, changement de la qualité des aliments pour les principaux systèmes • L’évolution des émissions totales et de l’intensité des émissions peut être estimée. YONAD Business Promotion and Consultancy, Plan de réalisation des investissements dans l’élevage
  141. 141. MAAN du Kenya pour le secteur laitier • Proposition du FVC élaborée • Le FIDA est l’entité accréditée. • Nécessité de plusieurs cycles d’engagement des parties prenantes : • ministères de tutelle ; • secteur privé, • Analyse détaillée : • des réductions des émissions de GES ; • des avantages économiques/en termes de moyens d’existence ; • de la faisabilité financière et des autres aspects.
  142. 142. Discussion sur les progrès liés à la MDV concernant l’atténuation Partager les exemples relatifs : • à l’harmonisation des Objectifs de développement de l’agriculture et des cibles en matière de réduction des émissions (de GES) ; • à la coordination entre les unités : Direction de la lutte contre les changements climatiques, inventaire des GES, ministères de tutelle ; • à la collecte et à la gestion des données pour la MDV ; • à la sensibilisation du personnel des ministères de tutelle sur les MAAN et les CDN ; • à la capacité de rendre compte des progrès liés aux MAAN et aux CDN.
  143. 143. Pourquoi la MDV de l’adaptation est-elle importante ? Les investisseurs exigent le suivi des progrès. • Investisseurs/bailleurs de fonds, y compris une approche intelligente face au climat pour les projets de développement agricole • Tous exigent des théories du changement et des cadres de gestion des résultats détaillés, avec des indicateurs d’impact, notamment en ce qui concerne la résilience ou la capacité d’adaptation.
  144. 144. L’adaptation dans les CDN • Comme pour l’atténuation, les Plans nationaux d’adaptation (PNA) peuvent faciliter la réalisation des objectifs des CDN. • Rationaliser les efforts • Mettre en place des structures de gouvernance cohérentes • Accès au financement • Identifier les coavantages adaptation-atténuation • Les CDN sont liées au Cadre de transparence renforcé qui exige de meilleures déclarations du soutien reçu pour l’action climatique. • Le Bilan mondial (BM) couvre l’adaptation et l’atténuation.
  145. 145. Exemples pays : quels systèmes sont en place à l’heure actuelle pour le suivi de l’adaptation agricole ? • Nature de l’adaptation au climat (par exemple, de longues échéances pour les impacts et les résultats) • Nature multidimensionnelle (économique, financière et sociale) de la résilience • Multi-échelle : nécessité de regrouper les informations horizontalement entre les secteurs sensibles au climat et verticalement entre les différents niveaux de l’État • Absence d’une méthodologie « standard » et d’un indicateur unique pour l’évaluation des résultats connexes • Difficulté à identifier, combiner et interpréter les types et les indicateurs pertinents Défis de la MDV concernant l’adaptation
  146. 146. • Prolifération des initiatives et des cadres • De nombreux outils, indicateurs et exigences de déclaration qu’il convient harmoniser ! Comment assurer le suivi des progrès vers l’adaptation ?
  147. 147. Types d’indicateurs Mise en œuvre Évaluation des résultats (court, moyen terme) Indicateurs de PROCESSUS- PRODUITS Indicateurs de PRÉPARATION Indicateurs de RÉSULTATS- IMPACTS Environnement propice
  148. 148. Indicateurs de résilience/adaptation • Liens étroits entre les mesures et objectifs d’adaptation et de développement • L’Après-Accord Paris : Cadre et méthodologie de suivi de l’adaptation dans le secteur agricole et liste d’indicateurs (FAO 2017) • Prend en compte les efforts en cours à l’échelle nationale pour rendre compte aux principaux mécanismes internationaux (y compris les ODD et le Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe)
  149. 149. Messages clés La MDV pour les CDN doit regrouper un large éventail de mesures dans tous les secteurs ; par conséquent, elle doit être bien coordonnée à l’intérieur d’un pays. Le passage du système de mesure du Niveau 1 à celui du Niveau 2 pour les émissions de l’agriculture et de l’élevage peut favoriser à une quantification plus précise. La MDV de l’adaptation est de plus en plus reconnue par le CCNUCC comme une étape importante du processus d’adaptation aux changements climatiques. Les Parties ne disposent pas d’un cadre d’indicateurs commun pour assurer le suivi des progrès accomplis dans la réalisation de l’Objectif d’adaptation de l’Accord de Paris.
  150. 150. Merci de votre attention Des questions ?

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