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Interactions eau-énergie-sécurité alimentaire
en Éthiopie : promouvoir les synergies et éviter
les compromis
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Contexte général des interactions eau-
énergie-alimentation (« WEF ») en Éthiopie
• Population éthiopienne : 107 millions
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• Pénuries de ressources (eau, terres)
• Taux le plus élevé de dégradation des terres en Afrique :
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Principaux moteurs des interactions WEF
Moteurs provenant de la demande Moteurs provenant de l’offre
1. Croissance économi...
Politiques nationales
• Intérêt des politiques nationales pour le développement de l’irrigation et de
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Insécurité alimentaire
Année Insécurité
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Accès à l’eau, impacts de sa qualité sur la santé et
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Intensification durable de l’agriculture et irrigation
• Dans le pays, l’agriculture de subsistance est caractérisée par
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Intensification durable (suite)…
• Requiert l’introduction de variétés végétales à haut rendement,
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Production hydroélectrique
• Le potentiel hydroélectrique du pays est d’environ 45 GW (160
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Nécessité d’une transition vers des
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renouvelables
• La transformation du secteur agricole dé...
Bilan énergétique de l’Éthiopie
Tableau 1 : approvisionnement énergétique de
l’Éthiopie en 2015
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Synergies et compromis
 Intensification agricole – plus d’irrigation, utilisation d’énergie accrue,
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Synergies et compromis
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Preuves empiriques (d’après publications
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Briefing de Bruxelles n. 56 : Dawit Guta " Atténuation des compromis et promotion des synergies dans les interactions de la sécurité de l’eau, de l’énergie et de l’alimentation "

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Le Briefing de Bruxelles sur le développement n. 56 sur « Les interactions terres-eau-énergie et la durabilité du système alimentaire » organisé par le CTA, la Commission européenne / EuropeAid, le secrétariat ACP et Concord s’est tenu le 3 juillet 2019, de 9h00 à 13h00 au Secrétariat ACP, 451 Avenue Georges Henri, 1200 Bruxelles, Salle C.

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Briefing de Bruxelles n. 56 : Dawit Guta " Atténuation des compromis et promotion des synergies dans les interactions de la sécurité de l’eau, de l’énergie et de l’alimentation "

  1. 1. Interactions eau-énergie-sécurité alimentaire en Éthiopie : promouvoir les synergies et éviter les compromis Dawit Guta Centre for the Environment and Development Studies College of Development Studies Addis Ababa University 1 Briefing de Bruxelles sur le développement n° 56 sur Les interactions terres-eau-énergie et la durabilité du système alimentaire – 3 juillet 2019
  2. 2. Contexte général des interactions eau- énergie-alimentation (« WEF ») en Éthiopie • Population éthiopienne : 107 millions • Superficie totale estimée à 110 millions d’hectares (FAO, 2016) • Possession de bétail importante • Ressources en eau abondantes : o mais inégalement réparties o potentiel des eaux souterraines estimé à 2,6 milliards de m3 o moins de 10 % du potentiel estimé de terres irrigables est irrigué • La majorité de la population dépend de l’agriculture pour ses moyens de subsistance o agriculture pluviale à petite échelle o très sensible aux variations de précipitations et avec des sécheresses de plus en plus fréquentes • La biomasse traditionnelle reste la principale source d’énergie consommée (> 90 %), avec une pénurie croissante de bois de chauffage (Guta, 2014)
  3. 3. • Pénuries de ressources (eau, terres) • Taux le plus élevé de dégradation des terres en Afrique : 4,3 milliards de dollars de pertes de services écosystémiques par an (Gebreselassie et al 2016), en particulier à cause de la déforestation et de l’érosion des sols (envasement accru) • La dépendance excessive à l’hydroélectricité rend le secteur énergétique vulnérable au changement climatique (Guta et Börner, 2017) • 70 millions (77 %) d’habitants n’ont pas accès à l’électricité et environ 87 millions (95 %) dépendent toujours de l’énergie provenant de la biomasse solide (IEA, 2014) Contexte général des interactions eau-énergie-alimentation (« WEF ») en Éthiopie
  4. 4. Principaux moteurs des interactions WEF Moteurs provenant de la demande Moteurs provenant de l’offre 1. Croissance économique rapide – taux annuel moyen de 10,8 % entre entre 2003 et 2013 (Banque mondiale, 2015) o demande d’eau non agricole en en augmentation rapide o changement des préférences en en matière d’alimentation, d’eau d’eau et d’énergie o demande d’électricité élevée (par (par ex. parcs industriels, chemin chemin de fer, centres urbains) urbains) 2. Croissance démographique rapide rapide de 2,6 % par an – 107 millions d’habitants selon les Changement climatique – défis pour la production alimentaire, la disponibilité de l’eau et la production hydroélectrique • grande variabilité saisonnière saisonnière et annuelle des précipitations à travers le pays • irrégularité et imprévisibilité imprévisibilité – changement changement climatique • 95 % de la production végétale a lieu en zone pluviale, sensible aux sécheresses • 83 % de l’électricité est
  5. 5. Politiques nationales • Intérêt des politiques nationales pour le développement de l’irrigation et de l’énergie hydraulique • Plan national de croissance et de transformation (GTP II) (2016-2020) o le développement de l’irrigation a été identifié comme un outil important pour stimuler la croissance économique durable et le développement rural – il est considéré comme une pierre angulaire de la sécurité alimentaire et de la réduction de la pauvreté o doublement de la proportion de la population ayant accès à l’électricité o développement de projets hydrauliques à grande échelle – construction de projets ayant la capacité de générer 14 561 MW au total • Économie verte résiliente au changement climatique (CRGE) o approche du développement économique – crée une économie verte au sein de laquelle les objectifs de développement économique sont atteints de manière durable o vise à renforcer la résilience des secteurs économiques (y compris l’agriculture, l’eau et l’énergie) les plus sensibles au changement climatique (c.-à-d. adaptation) • Quatre piliers de la CRGE i) amélioration des pratiques de production végétale et animale, ii) protection des forêts et promotion de la reforestation, iii) augmentation de la production d’électricité à partir de sources 5
  6. 6. Insécurité alimentaire Année Insécurité alimentaire transitoire* Insécurité alimentaire chronique** Total 2013 2,7 7,2 9,9 2014 2,7 7,2 9,9 2015 2,9 7,2 10,1 2016 10,2 7,2 17,4 2017 5,6 7,8 13,4 Moyenn e 4,82 7,32 12,14Ministère de l’agriculture, (2014). Productive Safety Net Program Phase IV Program Implementation Manual. Addis-Abeba • L’insécurité alimentaire est l’une des principales préoccupations humanitaires et en termes de développement en Éthiopie
  7. 7. Accès à l’eau, impacts de sa qualité sur la santé et égalité des sexes • Utilisation de l’eau pour la boisson, la cuisine, l’assainissement et l’hygiène, entre autres. • Dans les régions reculées, consommation d’eau non traitée, entraînant de graves maladies hydriques, en particulier chez les jeunes enfants (Hunter et al., 2009). • Dans le pays, environ 38 % des décès d’enfants de moins de cinq ans et 25 % des années de vie corrigées du facteur invalidité sont causés par des maladies diarrhéiques et respiratoires (OMS, 2010). • L’origine de l’eau serait l’une des principales causes des retards de croissance et de la malnutrition chez les enfants (Alemayehu et al., 2015). • La demande d’eau élevée coïncide avec une pénurie d’eau et de main d’œuvre (Tucker et al., 2014). • Qualité et pénurie de l’eau – les femmes et les enfants sont les plus affectés. • La participation des enfants aux corvées d’eau a un impact négatif
  8. 8. Potentiel des ressources en eau en Éthiopie Réseau de drainage Bassin versant Potentiel d’irrigation (ha) Superficie du basin versant (km2) Débit annuel (milliards de m3) Bassin du Nil Bassin d’Abay 523 000 199 812 52,62 Baro- akobo 600 000 76 000 23,24 Setit-tekezea/atbara 189 000 86 510 8,20 Mereb 500 5 893 0,65 Vallée du Rift Awash 205 400 110 000 4,90 Afar-denekali 3 000 64 380 0,86 Omo-giba 383 000 79 000 16,60 Lac central 139 000 52 000 5,64 Shebelle juda Wabe-shebelea 204 000 200 214 3,16 Genale dawa 423 300 168 100 6,10 Côte nord-est Ogaden 0 77 100 0 Golfe d’Aden/ayesha 0 2 223 0 Tableau : Réseaux de drainage et leurs bassins versants (et leurs caractéristiques respectives) en Éthiopie Source : FAO (2016)
  9. 9. Intensification durable de l’agriculture et irrigation • Dans le pays, l’agriculture de subsistance est caractérisée par une faible utilisation d’intrants et une faible irriguées (seulement 5 %) sur l’ensemble des terres (Banque mondiale, 2006). • Projet d’accroître de 13 % la superficie cultivée, conversion de pâturages et de forêts en terres agricoles (Karlberg et al. 2015). • L’augmentation d’environ 400 % des terres irriguées et d’environ 30 % de la productivité agricole exige un doublement de l’utilisation d’engrais (MoFED, 2010) • Sur les 3,8 millions d’hectares de terres potentiellement irrigables en Éthiopie, 0,29 million d’hectares (<8 %) seulement sont irrigués (Frenken, 2005) • 5 % seulement des eaux de surface sont utilisées pour l’irrigation et l’eau souterraine est quasiment inexploitée (Gebreyohannes et al., 2013)
  10. 10. Intensification durable (suite)… • Requiert l’introduction de variétés végétales à haut rendement, l’amélioration des races dédiées à l’élevage et le développement de l’agroforesterie (Awulachew et al., 2005). • Des micro-barrages ont été construits dans des régions pour collecter l’eau (Berhane et al., 2013). • Un grand nombre des barrages n’étaient pas vraiment efficaces : la capacité prévue des réservoirs était plus l’arrivée d’eau réelle ou les barrages étaient construits au mauvais endroit (Gebreyohannes et al., 2013) • Taux substantiel d’abandon de la technologie (42 %) (Wakeyo et Gardebroek, 2015). • Les technologies et pratiques agricoles économes en eau restent peu répandues. • Risque significatif de dégradation des terres dans les zones en amont et modification de l’utilisation des terres – diminution de 1,5 % des écoulements de surface (Abebe 2015).
  11. 11. Production hydroélectrique • Le potentiel hydroélectrique du pays est d’environ 45 GW (160 GWh par an), o la puissance installée atteint 4 206 MW o la majorité de l’électricité éthiopienne est produite à partir d’énergie hydraulique (90 %) o revenus des exportations à l’étranger o sécheresses fréquentes et intenses – les pénuries d’eau affectent la sécurité énergétique • Dans le cas du barrage hydroélectrique de Koka, l’envasement dû à la dégradation des terres a résulté en une perte de 30 % du volume du réservoir (Michael, 2004). • L’Éthiopie pourrait perdre un tiers de son potentiel de croissance à cause de la variabilité hydrologique (Banque 2006).
  12. 12. Nécessité d’une transition vers des sources d’énergie modernes et renouvelables • La transformation du secteur agricole dépend largement de la transition énergétique • Biocarburant o Génère des retombées positives pour la production alimentaire (Negash et Swinnen, 2013) o Des projets à grand échelle basés sur le jatropha ont échoué en raison des contraintes dues à la sécheresse (Wondimu, 2013) • Biogaz – potentiel de production d’environ 10,6 à 14,2 de m3 de biogaz et d’environ 78 000 m3 de lisier dans le même temps (Mengistu et al., 2015). • Solutions technologiques, comme la distribution de cuisinières économes en énergie et la promotion de sources d’énergie « modernes » alternatives, comme le biogaz et l’énergie solaire
  13. 13. Bilan énergétique de l’Éthiopie Tableau 1 : approvisionnement énergétique de l’Éthiopie en 2015 (En milliers de tonnes d’équivalent pétrole (ktep) sur la base du pouvoir calorifique inférieur) Charbon 253 0,5 % Produits pétroliers 3 041 6,1 % Hydroélectricité 818 1,6 % Énergie géothermique/solaire 65 0,1 % Biocarburant 45 813 91,6 % Total 49 990 Source : Agence internationale de l’énergie (AIE), 2015
  14. 14. Synergies et compromis  Intensification agricole – plus d’irrigation, utilisation d’énergie accrue, utilisation d’engrais  Renforcement de l’efficacité de l’utilisation de l’eau – réduction de la la dépendance à l’agriculture pluviale et amélioration de la productivité • Amélioration de la productivité des ressources en eau tout au long des chaînes chaînes de valeur du bétail • Gestion intégrée des bassins versants o Création d’opportunités d’amélioration de la préservation des terres et terres et de l’eau o Augmentation des rendements des récoltes • L’amélioration de l’accès à l’eau d’irrigation est un outil efficace pour diversifier les moyens de subsistance et réduire la vulnérabilité des ménages ménages agricoles ruraux o Production étendue tout au long de l’année o Augmentation de la production et de la productivité agricoles et amélioration des moyens de subsistance o Création d’emploi o Mécanisme d’adaptation aux impacts négatifs du changement climatique – réduit la dépendance aux précipitations et aide à faire face face aux sécheresses
  15. 15. Synergies et compromis • Diversification du mix énergétique en intégrant des sources renouvelables renouvelables alternatives et l’utilisation de technologies économes en énergie énergie o utilisation de plus d’eau pour la génération d’électricité o moins de dépendance aux combustibles fossiles (réduction des dépenses dépenses d’importation et des émissions de gaz à effet de serre) o réduction de la dépendance aux biocarburants (règle les problèmes d’air d’air intérieur et de déforestation) o création d’opportunités d’emploi o initiative des transformation des déchets en énergie – gaz de décharge à décharge à Addis-Abeba (premier projet de ce type en Afrique) • Les pratiques de gestion durable des terres réduisent le ruissellement des eaux de surface et améliorent la rétention d’eau mais sont onéreuses et exigent exigent beaucoup de main d’œuvre (Schmidt et Zemadim, 2015). o augmentation des rendements – réduction des terres cultivées o plus de terres pour le développement de l’exploitation forestière (bioéconomie) et plus d’eau pour l’industrie et d’autres secteurs • L’exclos agricole augmente les matières organiques présentes dans la couche couche supérieure du sol et les rendements des cultures (teff) (Baudron et al., et al., 2015) mais réduirait la disponibilité des aliments pour le bétail et
  16. 16. Preuves empiriques (d’après publications propres à l’auteur) • Synergie entre la production de denrées alimentaires et d’énergie à travers la culture d’arbres par les ménages ruraux • Pour les femmes, concurrence dans les tâches domestiques entre la collecte de bois de chauffage et la production de denrées alimentaires • La gestion durable des terres, l’amélioration de l’accès au marché et la possession de bétail influencent positivement la production végétale
  17. 17. Preuves empiriques (d’après publications propres à l’auteur) • Les synergies qui stimulent tant la production agricole des ménages que l’amélioration de l’accès à l’énergie sont favorisées par : o L’accès amélioré aux marchés (intrants, production, crédit, assurance) o L’adoption de pratiques agroforestières o La possession de bétail o L’utilisation accrue d’intrants o L’adoption de pratiques de gestion durable des terres o L’investissement dans la recherche et la vulgarisation agricoles • Les subventions peuvent accélérer la transition énergétique vers des sources d’énergie plus efficaces et plus propres dans les régions rurales d’Éthiopie, mais surtout parmi les ménages plus aisés • L’amélioration de l’accès aux emplois non agricoles semble avoir un impact significatif sur la réduction de la pauvreté, mais est associée à une diminution de la production propre de denrées alimentaires 17
  18. 18. Merci !

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