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Briefing de Bruxelles 52: Elizabeth Nsimadala " Le rôle des agriculteurs dans la sécurité des aliments dans la chaîne de valeur "

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Le Briefing de Bruxelles sur le Développement numéro 52 sur le thème de « La sécurité des aliments : un élément essentiel du système alimentaire en Afrique» s'est tenu le mercredi 19 septembre 2018 (9:00 à 13:00) au Secrétariat ACP (Avenue Georges Henri 451, 1200 Bruxelles, salle C). Ce Briefing de Bruxelles a été organisé par le Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA) en collaboration avec la DG Développement et Coopération et la DG de la santé et de la sécurité alimentaire de la Commission européenne (CE/DEVCO et SANTE), CONCORD, le Secrétariat ACP, et Global Food Safety Partnership.

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Briefing de Bruxelles 52: Elizabeth Nsimadala " Le rôle des agriculteurs dans la sécurité des aliments dans la chaîne de valeur "

  1. 1. Rôle dans la sécurité sanitaire des aliments tout au long de la chaîne de valeur – Point de vue des agriculteurs Elizabeth Nsimadala Entrepreneuse & Présidente Fédération des agriculteurs d’Afrique de l’Est BRIEFINGS DE BRUXELLES BELGIQUE Septembre 2018
  2. 2. Qu’est-ce que l’EAFF? Vision de l’EAFF Créer une communauté prospère et soudée d’agriculteurs/éleveurs en Afrique de l’Est Actuellement (> 20 millions d’agriculteurs/éleveurs) 10 pays ; 23 organisations faîtières L’Afrique de l’Est est notre champ d’activités – Membres de la CAE; du COMESA, de l’IGAD,… -Coopératives de producteurs; - Associations du secteur des produits de base; -Organisations de femmes; -Activités de lobbying et de plaidoyer ; • Lancée en 2001 – Opérationnelle depuis 2005 • Les membres sont des petits exploitants des secteurs de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche et de l’agroforesterie.
  3. 3. Les medias évoquent la sécurité sanitaire des aliments • Les fruits et les légumes qui pourraient vous empoisonner • En Ouganda, les tactiques alarmistes dont font l’objet les OGM ternissent même l’image des cultures hybrides traditionnelles • Les importateurs de riz contaminé devant les tribunaux
  4. 4. Les medias évoquent la sécurité sanitaire des aliments • De la farine de manioc contaminée tue un enfant, un autre est hospitalisé • Le Kenya interdit l’importation de viandes transformées à froid par crainte d’une épidémie de listériose
  5. 5. Réalité de notre agriculture
  6. 6. Définition • La sécurité sanitaire des aliments consiste à assurer la manipulation, le stockage et la préparation des aliments de façon à éviter les infections tout en faisant en sorte que les aliments conservent suffisamment de nutriments pour garantir un régime alimentaire sain (d’après la définition de Wikipedia-version anglaise) • Ces principes doivent par conséquent être appliqués et respectés tout au long de la chaîne de valeur – de la ferme à l’assiette • Et cette approche s’applique aussi bien aux cultures qu’à l’élevage
  7. 7. 1. Responsabilité – en tant qu’acteur de la CV, nous avons la responsabilité à l’égard de cette chaîne de garantir un approvisionnement durable et des revenus aux agriculteurs (Selon l’IITA, la contamination aux aflatoxines fait perdre au commerce mondial environ 1,2 milliard de dollars chaque année. Pour les économies africaines, la perte annuelle est estimée à 450 millions de dollars par an (IITA 2013). 2. Valeur – Valeur ajoutée aujourd’hui pour les aliments sûrs et traçables – (« valeur des produits ‘slow food’ sur Amazon estimée à 13,78 dollars »; commerce équitable, fossé mondial même sur les marchés locaux rémunérateurs) 3. BPA – bonnes pratiques au niveau des exploitations, après la récolte, pendant le processus de manipulation/ traçabilité (En Afrique de l’Est, les pertes post-récolte sont souvent de l’ordre de 25% pour le maïs, voire plus (Rapport de la Banque mondiale, 2011) en raison de diverses formes de contamination. 4. Consommateurs soucieux de la santé – le marché se caractérise aujourd’hui par la multiplication de craintes quant à la sécurité sanitaire des aliments (voir slide précédente) 5. Des technologies sont disponibles – la qualité des aliments peut être contrôlée aux points de collecte (lait) et la technologie de la blockchain facilite à présent la traçabilité Pourquoi les agriculteurs doivent-ils respecter les normes de sécurité sanitaire des aliments
  8. 8. Opportunités a) Collaboration et partenariats • En coopération avec des partenaires de développement (PAEPARD, financé par l’UE), l’EAFF a élaboré une stratégie articulée autour des systèmes agropastoraux. L’idée est de les améliorer face à la variabilité du climat, de faciliter l’accès au marché et d’améliorer la création de valeur ajoutée. Un des sous-thèmes est l’amélioration des aliments et des programmes alimentaires pour le bétail. • Mise au point d’un programme triennal commun avec l’Institut (allemand) Max Robner de lutte contre les aflatoxines. Début: 2018 b) Renforcement des capacités et formation • Par le biais de e-Granary et d’autres plateformes, >250,000 agriculteurs ont reçu une formation pour lutter contre les PPR de maïs. Nous avons aussi fait équipe avec Tinga services afin d’offrir aux producteurs de maïs des services mobiles de séchage • En Tanzanie, >1000 agriculteurs – une coopérative laitière de femmes et Tanga Dairy – formés à la gestion des pâturages et de l’ensilage. Objectif : prévenir/atténuer les risques de contamination des aliments pour animaux par les aflatoxines • Promotion de l’élevage à petite échelle, notamment des chèvres laitières dont le lait remplace avantageusement le lait de vache d’un point de vue nutritionnel.
  9. 9. Opportunités….suite c) Lobbying et plaidoyer • Nous avons participé à l’élaboration d’un document de politique sur les aflatoxines qui se concentre essentiellement sur les interventions visant à lutter contre la contamination du lait, de la viande, des œufs, du sorgho, du maïs et du blé par les aflatoxines • Participation à l’élaboration de la politique de lutte contre les aflatoxines de la CAE et au sous-comité REWGA (Regional Experts Working Group on Aflatoxin, Groupe d’experts régionaux sur les aflatoxines). • L’initiative PACA à laquelle nous participons vise à sensibiliser les communautés agricoles au problème des aflatoxines, à créer une banque de connaissances sur les activités dans ce domaine sur tout le continent et à associer les responsables politiques à ce débat. • En 2016, nous avons adressé au Président du Conseil des ministres de la CAE une pétition exposant nos inquiétudes concernant les inspections de sécurité sanitaire des aliments au sein des pays de la CAE – absence d’équipements pour identifier la présence d’aflatoxines ou de zones d’isolation du bétail et manque de ressources humaines et de compétences pour mener à bien ces inspections. Il existe à présent un poste de sécurité sanitaire des aliments dans la plupart des pays. Nous allons les visiter afin d’examiner si la situation s’est améliorée. • Nous siégeons au sein du comité d’élaboration des normes de la CAE.
  10. 10. Défis • Mesures d’encouragement sur les marchés : La plupart des marchés domestiques ne sont pas bien organisés et n’incitent donc pas les agriculteurs/éleveurs à produire des aliments de qualité pour les marchés locaux. • Faire le lien avec la santé publique au niveau national: l’agriculture est déconnectée des ministères de la santé, alors qu’il existe clairement une étroite corrélation entre la majorité des maladies actuelles et les changements au niveau de l’environnement. Il est nécessaire de faire le lien entre ces deux ministères pour garantir aux consommateurs des aliments salubres, de la ferme à l’assiette, en particulier sur les marchés nationaux (et pas uniquement pour les produits destinés à l’exportation). • Utilisation alternative de produits alimentaires contaminés: Si des aliments contaminés ont été utilisés de diverses façons, très peu d’études ont été réalisées pour explorer cette possibilité, notamment en ce qui concerne les aliments contaminés par les aflatoxines. Il convient d’explorer davantage ces utilisations alternatives : par ex. fabrication de colle, source d’énergie alternative, etc.
  11. 11. Défis • Diffusion des connaissances et adoption des technologies: la sécurité sanitaire des aliments ne bénéficie pas d’un financement suffisant. Beaucoup d’agriculteurs/éleveurs ne sont donc pas au courant des pratiques et des technologies de sécurité sanitaire des aliments qui peuvent pourtant améliorer la qualité de leur production. • Les accords régionaux/internationaux ne sont pas respectés ou uniquement partiellement à l’échelon national. C’est le cas des systèmes SQMT (élaboration des normes, assurance de la qualité, métrologie et essais) de la CAE; de la réglementation anti-dumping, etc. D’où des risques dans le domaine de la sécurité sanitaire des aliments. • Politiques publiques appropriées – par ex. l’augmentation non justifiée de la TVA sur les produits de lutte contre les nuisibles et les maladies pourrait favoriser l’utilisation de produits frelatés, dans un souci de maintien de la compétitivité, et dès lors augmenter les risques de contamination de produits alimentaires. • Ressources (financières et humaines) – L’EAFF est convaincue que nous pouvons garantir la sécurité sanitaire des aliments. Grâce à sa nouvelle plateforme « eGranary », nous avons montré que nous recherchons davantage de partenariat pour la diffusion de ces pratiques, que nous intégrons davantage de nouvelles technologies, par exemple celle de la blockchain, et que nous développons les capacités des agriculteurs/éleveurs dans le domaine de l’agriculture/élevage responsable.
  12. 12. ConclusionL’EAFF estime que nous devons consentir encore davantage d’efforts pour sensibiliser tous les acteurs de la chaîne de valeur, depuis le consommateur jusqu’à l’agriculteur/éleveur; • L’accès à des kits de dépistage et à des technologies de séchage et de stockage répondant aux besoins des agriculteurs pauvres est nécessaire pour la gestion des organismes dangereux pour la sécurité sanitaire des aliments. au niveau des exploitations. • Mettre au point des protocoles de gestion de la sécurité sanitaire des aliments de type « de la ferme à l’assiette » et qui soient adaptés aux marchés locaux. Former les agriculteurs/éleveurs à ces protocoles. • Stimuler la production locale et les marchés en soutenant un plus grand nombre de partenariats locaux tout au long de la chaîne alimentaire, par le biais de modèles de financement innovants. • Nécessité de trouver davantage de fonds auprès des partenaires du développement et des gouvernements afin d’affecter d’importants budgets annuels aux programmes de sécurité sanitaire des aliments. • Nécessité d’impliquer davantage les responsables politiques en leur fournissant davantage de preuves et d’analyses. • Investir davantage dans les mécanismes de surveillance et d’application des mesures SQMT, adoptées de commun accord, au niveau des différents pays
  13. 13. Merci CONTACTS: info@eaffu.org; www.eaffu.org rhapta road – westlands; Nairobi; Tel: +254 20 445 1691 .

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