Banque delubac - Lettre mars 2015

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Banque delubac - Lettre mars 2015

  1. 1. n°19 Mars 2015 Editeur : Banque Delubac et Cie 10, rue Roquepine - 75008 Paris. Directeur de la publication à titre provisoire : Serge Bialkiewicz Producteur : Agence Point d'exclamation. Diffusion mensuelle / Tirage à 13 000 exemplaires N° ISSN : ISSN 2269-8930 La lettre de la Banque Delubac & Cie Que faut-il attendre du QE de la Banque centrale européenne ? Le QE de la Banque centrale européenne atteindra-t-il ses objectifs ? Parviendra-t-il à relancer le crédit et l’activité économique dans la zone euro ? Répondre à cette question oblige à s’interroger sur les effets réels de la réglementation prudentielle, qui pose peut être plus de problèmes qu’elle n’en résout. La Banque centrale européenne (BCE) a décidé, le 22 janvier, de lancer un plan d'assouplissement quantitatif, ou « QE » pour reprendre l'acronyme anglo-saxon (Quantitative Easing). Sous l’égide de la BCE, les banques centrales nationales achèteront des obligations émises par leur Etat pour un volume global de 60 milliards d'euros par mois, et ce jusqu'en septembre 2016. Elles n'achèteront pas ces obligations directement au Trésor, lors de l'émission, mais aux banques qui en possèdent déjà, sur le marché secondaire donc. Ce plan va-t-il fonctionner ? Les cas du Japon et des Etats-Unis, à cet égard, ne sont pas probants, cependant regardons le cas européen et partons de cette constatation étonnante, contre- intuitive : les obligations souveraines, que veut acheter la BCE, se vendent déjà très bien sans elle ! Les taux des emprunts à 10 ans, la référence du marché, sont inférieurs à 1 % pour la France (de l'ordre de 0,7 %) et l'Allemagne (0,3 % !), ou à 2 % pour l'Italie, pourtant récemment dégradée à BBB- par Standard & Poor's. On pourrait parler de bulle. Que la BCE veuille soulager les banques d’actifs de mauvaise qualité de façon à rétablir leur solvabilité et leur liquidité pourrait se comprendre, mais il ne s’agit pas de cela ici, bien au contraire. D'où vient cette excellente tenue des obligations souveraines européennes ? Au-delà des assurances données par Mario Draghi, le président de la BCE, de tout faire pour garantir la pérennité de l’euro, cette bonne santé provient en grande partie de la réglementation prudentielle. En vertu du ratio de liquidité de Bâle 3 (LCR pour Liquidity Coverage Ratio), les banques doivent détenir des réserves de cash rapidement mobilisables, ce que seuls les marchés larges et profonds des dettes publiques des grands pays peuvent offrir. De son côté, Solvabilité 2 impose aux assureurs européens de détenir des fonds propres en fonction du type d’actif qu’ils détiennent : le capital requis est de 39 % pour les actions des pays de l’OCDE, de 49 % pour les actions hors OCDE, et de… 0 % pour les obligations publiques des pays de l’OCDE notées de AAA à AA ; ces dernières seront donc largement privilégiées. Le plan d'assouplissement quantitatif de la BCE entre donc en contradiction avec ces contraintes réglementaires (Bâle 3 et Solvabilité 2), le QE va renforcer l’appétence pour des produits déjà très demandés. Les achats des banques centrales ne serviront qu'à accentuer la baisse des taux sur les dettes souveraines, à faire gonfler la bulle obligataire. Ce qui part d'une bonne intention – obliger les banques à constituer un « coussin » en cas L'objectif poursuivi consiste à délester les institutions financières de ces actifs en échange d'argent frais qu'elles pourront ensuite réinvestir dans l'économie sous forme de crédit, et ainsi soutenir la croissance.
  2. 2. de krach et limiter la prise de risque des assureurs – produit un effet pervers en détournant ces acteurs financiers de leur mission première consistant à financer les entreprises, par le crédit ou par la souscription d’actions. Il faut dire, pour comprendre ce paradoxe, que les Etats interviennent directement ou indirectement dans l'élaboration de ces réglementations, ils les influencent à leur avantage car il leur faut bien placer leur dette sans cesse croissante ! Obliger les institutions financières à détenir de la dette souveraine revient à se garantir une clientèle captive, une assurance de toujours pouvoir continuer à financer son déficit... L'Etat est juge et partie. Un autre effet pervers de ces réglementations est la croissance de la finance parallèle, aussi appelée shadow banking. Ces entités financières ne collectent pas l’épargne des particuliers, en conséquence elles ne sont aucunement soumises aux réglemen- tations prudentielles. Le vice-président de la BCE, Vitor Constancio, s’en inquiète : « La taille du secteur de la finance parallèle a plus que doublé durant la dernière décennie » déclarait-il le 16 février. Il avertit : « Si le shadow banking continue à croître à la même vitesse que durant la dernière décennie et que le crédit bancaire reste stable, les actifs du secteur bancaire non réglementé pourraient dépasser en taille ceux du secteur réglementé d’ici cinq ans. » Et ce secteur très largement opaque fait peser un risque sur la stabilité financière « qui doit être mieux compris et mesuré » poursuit-il. Finalement, plutôt que de placer trop d'espoirs dans le plan d'assouplissement quantitatif de la BCE, il vaudrait mieux revenir à des choses plus évidentes et plus saines : que les Etats rééquilibrent leurs comptes et ne se sentent plus obligés d'inciter les institutions financières à participer au financement de leurs déficits et, d'autre part, que les banques puissent remplir pleinement leur fonction, c'est à dire prêter en contrôlant elles-mêmes leur risque ; c'est leur métier ! Les normes internationales de solvabilité, certes nécessaires, doivent devenir plus neutres : un ratio global, brut, sans découpage en type d'actif et calcul de leur risque a priori, étant certainement préférable. La réglementation doit encadrer et non pas interférer dans la gestion quotidienne. Et si le retour de la croissance passait par des recettes simples et éprouvées ? Le durcissement de la réglementation concernant les banques et les assureurs explique en grande partie le succès de cette « finance de l’ombre ».
  3. 3. Les OPCVM gérés par Delubac AM Sources : Delubac AM, Morningstar, Bloomberg. Les informations contenues dans ce document peuvent être amenées à changer sans avertissement préalable et doivent être lues en liaison avec la dernière version du prospectus complet du produit. Ce document ne revêt aucun caractère contractuel et ne constitue en aucun cas ni une sollicitation d'achat ou de vente, ni une recommandation d'achat ou de vente. En conséquence, le Groupe Banque Delubac ne saurait être tenu responsable d'une décision d'investissement ou de désinvestissement prise sur la base de ces commentaires et/ou analyses. Le Groupe Banque Delubac recommande à l’investisseur de n’investir dans un OPCVM qu’après la lecture attentive de son prospectus complet afférent disponible sur le site de l’AMF et sur le site www.delubac-am.com, ou sur demande écrite auprès de la société de gestion. Préalablement à toute souscription d’un produit financier, il convient que l’investisseur s’assure notamment de l’adéquation de cet investissement à sa situation financière et patrimoniale, à son expérience et à ses objectifs en termes de risque et de durée d'investissement. La reproduction de tout ou partie de ce document ou de son contenu est interdite. Politique d’investissement et critères ESG (Environnement, Social, Gouvernance) : les OPCVM ne prennent pas simultanément en compte des critères sociaux, environnementaux et de qualité de gouvernance dans leur politique d’investissement. Delubac AM développe son savoir-faire en gestion d’actifs depuis 2000 au travers d’une gamme de fonds diversifiée en termes de classes d’actifs, de zones géographiques et de niveaux de risque. L’offre de gestion de Delubac AM s’adresse à l’ensemble des investisseurs privés et professionnels avec un objectif de valorisation de l’épargne en toute transparence. Performances au 30 Janvier 2015 Les performances passées ne préjugent pas des résultats futurs. Expertise actions européennes Code ISIN Valorisation 2014 1 an 3 ans 5 ans Fonds actions européennes Delubac Pricing Power FR0010223537 quotidienne 8,79 % 19,82 % 70,50 % 101,18 % MSCI Europe dividendes réinvestis 7,23 % 16,32 % 56,18 % 69,29 % Expertise obligataire Code ISIN Valorisation 2014 1 an 3 ans 5 ans Fonds obligations d’entreprises des pays de l’OCDE Delubac Obligations FR0007050901 chaque vendredi 1,38 % 5,23 % 20,77 % 23,62 % Markit iBoxx Euro Liquid Corporates 0,39 % 6,14 % 18,21 % 28,15 % Expertise multi-gestion Code ISIN Valorisation 2014 1 an 3 ans 5 ans Fonds de fonds patrimonial Delubac Patrimoine FR0007027131 chaque vendredi 3,99 % 10,59 % 9,77 % - 20 % MSCI AC World dividendes réinvestis 1,11 % 5,28 % 5,78 % - + 80 % Eonia Capitalisé Fonds de fonds actions européennes Delubac PEA FR0010461723 chaque vendredi 6,42 % 12,66 % 49,63 % 40,43 % MSCI Europe dividendes réinvestis 7,23 % 16,32 % 56,18 % 69,29 %
  4. 4. ¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥Banque Judiciaire ¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥Banque des Administrateurs de Biens ¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥Banque de Gestion d’Epargne ¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥Banque d’Affaires ¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥Banque des Entreprises 10, rue Roquépine 75008 Paris Tél. : 01 44 95 86 20 Fax : 01 44 95 80 93 Siège Social 16, place Saléon Terras 07160 Le Cheylard www.delubac.com

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