Successfully reported this slideshow.
We use your LinkedIn profile and activity data to personalize ads and to show you more relevant ads. You can change your ad preferences anytime.
4 édition spéciale CRISTAL FESTIVAL
e temps s’accélère. Les 60
dernières années ont mar-
qué la libéralisation de l’audiov...
Upcoming SlideShare
Loading in …5
×

Le Marketing à l'ère de la notification - 366

423 views

Published on

Tribune - Le Dauphiné Libéré édition Cristal Festival - Stéphane Delaporte.

Published in: Marketing
  • Be the first to comment

  • Be the first to like this

Le Marketing à l'ère de la notification - 366

  1. 1. 4 édition spéciale CRISTAL FESTIVAL e temps s’accélère. Les 60 dernières années ont mar- qué la libéralisation de l’audiovi- suel et les 20 dernières l’avène- ment du numérique. Mais depuis cinq ans, c’est une révolution an- thropologique qui se déroule en accéléré. Augmentation de 50 % du temps passé sur internet, mul- tiplication par deux de la posses- sion de smartphones, par trois du nombre de possesseurs de ta- blettes, par cinq des achats d’exemplaires numériques de presse… Alors que le SMS avait détrôné le mail chez les plus jeunes, il est lui-même supplanté par les mes- sageriesinstantanées.Noussom- mes entrés dans l’ère de la notifi- cation. La notification est l’emblème de cequiestdevenul’enjeuprincipal des annonceurs et des médias. Comment mobiliser l’attention quand un salarié moyen “check” ses mails 30 fois par heure, quand il consulte son smartpho- ne avant de se lever le matin et qu’il démarre ainsi une journée durant laquelle il sera exposé à quelque 44 contacts médias et prèsde280stimulipublicitaires? Pour les producteurs de contenus que nous sommes, l’équation reste toujours la même : produire descontenusdequalitéreconnus comme tels, et achetés. Et qui fédèrent de ce fait des audiences puissantes. Néanmoins, produire des contenus de qualité ne suffit plus car les vecteurs qui portent ces contenus se sont multipliés à outrance. Le lien qui unit l’émet- teur de l’info à son consomma- teur est, bien sûr, porté par la marque média, et nous savons l’importancedelalabellisationde l’information (notamment vis-à- visdes“fakenews”).Maisilexiste un moment tout à fait particulier où se joue véritablement la quali- té de ce lien. Ce moment a été étudié et calibré par la société US Brain Research en mesurant le conceptde“l’attentionspan”,soit la capacité de concentration d’une personne avant que son attention soit captée par autre chose. Cette durée est passée de 12 secondes en 2000 à 8,5 se- condes en 2017. Cette nouvelle norme de “l’attention span” pla- ceraitl’hommederrièrelepoisson rouge (neuf secondes)… Plus marquant encore, la norme de “l’attention span” descend à trois secondes sur les réseaux sociaux. Trois secondes pour cap- ter l’attention du lecteur, du con- sommateur de contenus, du con- sommateur tout court… ou pour la perdre. Dans un monde multi-médiatisé où les citoyens sont sursollicités à chaque instant de leur vie quoti- dienne, combien de messages publicitaires auront une chance de retenir l’attention, d’être vus, mais surtout d’intéresser les ci- bles et d’être mémorisés ? C’est là l’enjeu majeur de notre écosystème publishers/commu- nicants car le défi est commun que l’on soit producteur de conte- nus et créateurs d’audiences ou que l’on soit publicitaire et créa- teur de valeur pour les marques. Ce défi est aussi commun avec les annonceurs qui doivent, au final, être en capacité d’intéresser les clients à leurs marques. Le défi de l’attention est le nouveau challenge des annonceurs et des médias, au-delà de l’audience planning et/ou de la pertinence des datas que l’on cible. Cela devientunprérequisàtoutecons- tructiondestratégiedecommuni- cation. Face à cet enjeu si exigeant, la tentation est forte de céder au buzz par “l’infotainment”, les punchlines accrocheuses, les imagesracoleusesetlarecherche de l’originalité à tout prix. Qui connaissait l’expression “click- bait” il y a cinq ans ? Or la meilleure façon de générer del’attention,c’estdes’intéresser aux gens à qui l’on s’adresse, et non à leur attention. La PQR a depuis très longtemps développé cette approche, basée sur l’exclusivité de l’information qu’elle délivre, l’utilité de celle-ci dans la vie quotidienne des Fran- çais et la confiance qu’elle susci- te, en délivrant une information vraie et vérifiable. ParcequelaPQRexprimelelocal, la proximité, l’identité, l’humain, les preuves, la transparence et l’engagement, nous pensons que le vrai, l’authenticité est une va- leur cardinale de la publicité de demain, qui permet de capter sainement l’attention, de créer des audiences de qualité et donc de fournir des cibles elles aussi degrandequalitépourlesannon- ceurs et leurs agences. » L’ATTENTION : SOLLICITATIONS MÉDIA, CENTRES D’INTÉRÊT ET VIE PERSONNELLE 6,4 C’EST LE NOMBRE D’ÉCRANS PAR FOYER EN MOYENNE EN FRANCE, SOIT +1,5 ÉCRAN EN 10 ANS 37% DES INTERNAUTES JETTENT UN ŒIL À LEUR SMARTPHONE AVANT DE SE LEVER LE MATIN 42% DES FRANÇAIS SONT CONNECTÉS À UN AUTRE ÉCRAN AU MOMENT DU PRIME-TlME TÉLÉVISION 30 LE NOMBRE DE FOIS PAR HEURE QU’UN SALARIÉ DU TERTIAIRE VÉRIFIE SA BOÎTE MAIL 4% C’EST LE POURCENTAGE DE PAGES WEB SUR LESQUELLES ON PASSE 10 MINUTES OU PLUS 97%LE POURCENTAGE DE FRANÇAIS LISANT LA PRESSE CHAQUE MOIS (DONT 76% SUR UN DEVICE NUMÉRIQUE) 530 C’EST LE NOMBRE DE CHAÎNES AUXQUELLES LES ABONNÉS FREE ONT ACCÈS VIA LEUR BOX 493C’EST LE NOMBRE (EN MILLIONS) DE SMS ENVOYÉS CHAQUE JOUR EN FRANCE ENSEMBLE 13 ANS ET PLUS, NOMBRE DE CONTACTS / SOURCE : MÉDIAMÉTRIE - HOME DEVICES - T4 2016. BASE : ENSEMBLE DES FOYERS ; TSM - T4 2016. BASE : ENSEMBLE DES INDIVIDUS. MÉDIAMÉTRIE ET MÉDIAMÉTRIE//NETRATINGS – AUDIENCE INTERNET GLOBAL – FRANCE – DÉCEMBRE 2015 ET DÉCEMBRE 2016. BASE : INDIVIDUS 15 ANS ET PLUS – ACPM ONE GLOBAL 2016/2017 « Think outside the box… Une expression communément utilisée pour stimuler l’audace, challenger les conventions, en un mot être différent. En rejoignant l’entreprise dont j’occupe aujourd’hui la présidence, j’ai fait preuve de cette audace. J’ai laissé derrière moi les opportunités d’un modèle que j’avais participé à construire ; j’ai choisi le challenge, le défi de l’incertitude à l’assurance de ce que je maîtrisais, au confort du connu. Et pourtant, je n’ai pas hésité une seconde. Oser, pour moi, était la condition sine qua non du progrès, le seul moyen d’avancer et de bousculer le statu quo. Le risque, je l’ai pris, et a fortiori en rejoignant une entreprise spécialisée dans le média papier, souvent victime de nombreux préjugés. D’une agence média, à la tête de laquelle je sous-estimais l’intérêt d’un tel support, à la direction d’Adrexo, où j’ai (re)découvert ce média trop souvent méconnu, j’ai fait le chemin audacieux d’oublier ce que je pensais savoir pour mieux réapprendre. J’ai peu à peu appris à comprendre la pertinence de ce support, à la fois puissant et efficace. Un média aux qualités si distinctives qu’elles en font le média préféré des Français. Depuis, parce que je crois en son modèle, je me suis donné pour mission de faire tomber les idées reçues et de démontrer que le papier est définitivement un support d’avenir. Ce qui m’a poussée à douter de mes croyances, à faire le choix du risque calculé, c’est l’audace : la volonté de faire d’un défi, la source de multiples opportunités. Et c’est cette même audace malicieuse qui, après m’avoir montré l’impact des distributions en boîte aux lettres, me fait dire aujourd’hui qu’il est également parfois bon, pour les annonceurs, de penser : inside the box. » En tant que partenaire du festival et co-présidente d’Adrexo, Sandrine Préfaut animera le déjeuner de la Women Festival Academy programmé ce jeudi au Lana.

×