Successfully reported this slideshow.
We use your LinkedIn profile and activity data to personalize ads and to show you more relevant ads. You can change your ad preferences anytime.

Sida Solidarité Magazine N°7

4,898 views

Published on

Bulletin d'information de l'ALCS
Sida Solidarité Magazine N°7
Juin-Juillet 2002

Published in: Healthcare
  • Be the first to comment

  • Be the first to like this

Sida Solidarité Magazine N°7

  1. 1. L63 association delutte Contre. 1es1da L . . “ blllletintfinfarmatlon<juln«; u‘i:3[ 209 Sommuire -m. -:21/mt. .‘: ‘~ ' . J-‘rum: suontli-.1l cuntrv . ‘Sun : —l in, ."l , .'zn_>-. ;~, nc. u. »:: :e- “' {an I“; -ll ‘mi. ltmt J lI: )-Info-Sidu fr A prupus des . «5sis¢-I 14-15 Les ucenrllv K1“ Banfii ; )4 v. , .1’ " . '7ut': ..'; ‘ 3- 4.5 Barcelnnc Rose~«larre Vlarque D/ )4'. 'lt. "‘ tin mun‘ 14 3:17 Le cnndom ‘ mined Euuih. Des brévex. Des inftlrmulium‘ générules. l/ rm _‘I'IH, 'L: I R-. -duuinu ilcmudutte i. .:poInxe. Ruse i«l-. n'c . «lurque. hm-: d i-Itiuiln Misc en page il. l J. pII| l'IlL. ‘. i)ocumeniatum ll--«l Vlurqtiu . ______s_j_: ___ Nouveau Sidasolidanté N‘? . zc:1nt’. -~~ . ur: ! it . —:"‘I}i'tiL : e> Jlli n_; ; 5. EC es: _‘e: .1u[I‘. C.’os at u genie equip: _'<: ‘lLlLL“| ‘llLjLZI'T5C se demunde queis ‘hemes. queis : .U_lC’. : eile Jhnrderu. Pour : elui—ci nous .1 inns [ant tie Wmtiere qu‘ mu: ritllaii on couper. nu sqcrxiier an degmsser l~_trr__vernent . e nombre Je pages hubituel. Nous nltmns su : ~.i cuuper. ."li sztcririer « En efiet ‘ Comment passer z3t: rc: :'um- mus silence . ‘ Comment ne pas .1b)l'd¢l' le sujet des Dr/ )[J. x' tua the'rupt‘ex dans les pays en voie dc deveioppement . ' i Comment. it ce propos. ne pus iinquieter des contradictions. ties dementis. Jes Accords et desaccords. . des puissances qui menent le mnnde ’ L" equipe reuaetinnnelle A . nt:5 munuue Iheureuses vac:1nces. Ah ' un mot. encore ‘ J’ Xhmed Eddibi muhlier pus. sunerz ies cnnseiis I -_ : _j_; _j
  2. 2. Ci, ‘ : ,.-7 . _.g’ "_‘ Reunion des agents du résean de coopération et d’action culturelle - Paris Quelques attentes de la part des bénéficiaires vis a vis d’ESTHER et du Fonds Mondial de la latte contre le SIDA, la tuberculoseet Ie puludisme. Communication du Professeur Hakima Himmich « Je pense que c’est en taut que médecin d’un ‘Rags en voie de développement. prenant en =7‘ Tge des personnes vivant avec le VIH et en tam f]i3i%~. .[’résidente de l’ALCS. association 933339‘? 5%! ‘-‘-his‘ des années darts la lutte pour Paccés aux shins: qn»2Taé . l’lionneur dc prendre la parole ‘a vos jourriees. Cic: -5 done a ces deux titres que je parlerais d’ES'rHER et du Fonds MondiaL Ma premiere remarque «st qu"il est reghe3tab| e que les instances internationales n’aéent commence’ a s’engager en faveur de Pacces aux soins qu’en juillet 2000, soit apres plus de 15 ans d’épidérnie. Pourtant des la fin des années 80 nous savions que le traiternent et la prévention des infections opportnnistes permettait de prolonger Fespérance de vie de plusieurs années ; les bithérapies, Inalgré leurs limites, ont permis £1 des milliers dc Personnes Vivant Avec le Virus en Occident d'étre encore en via an moment de l’a/ énenient des trithérapies en 1995, Pefficacité de l'A. ZT dans la prevention mere-einfant a été prouvée des 1997 et surtout. il a été clairement établi, tres K61. que sans accés aux soins, Ia pi-évention est un échec. Malgré les évidences, dans les instances internationales, jusqu’a une date récente. les 36?? ‘-""‘°s qni osaient parler d’accés aux soins dans les pays en voie de développement étaient traités d’irresponsables. _' conipris par les représentanrs dc gouvernements de pays africains dont il ne faut pas oublier la responsabilité dans ce domaine et qni ont attendu que lfépidémie atteigne des niveaux dc Prévalence cfirayants pour s‘engager en faveur dc l’acc’es aux soins. Table made 19 jnillet zoo: « Fonds mondial de lutte contre le SIDA. la tuberculose et le paludisme : concepts, enjeux et mécanismes » Aujourd’hui, Médecins Sans Frontiére estirne que dans les pays du Sud, senlemenl 25 a 30.000 personnes, sur les 2.5 it 3 millions qui auraiem le plus besoin d’un traitement antirétroviral, en recoivent effectivement un. D‘apres d'autres sources le nombre de personnes dont l’état de santé nécessite une misc sons tliérapie antirétrovirale immediate est de 10 millions dc personnes. Lorsqu’en 1997. 3 Abidjan. Messieurs Jacques Chirac et Bernard Kouchner out lance‘ un appel 5 la solidarité internationale pour aider les pays en voie de développement it accéder aux therapies antirétrovirales. aucnn pays occidental ne les a suivis et le Fonds dc Solidarité Thérapeutiquc International est resté. malgré les efforts dc Monsieur Bernard Kouchner. un fonds franatis. ‘Malgré cela. le FSTI a permis dc prouver la fitisaixiljté des therapies antiretrovirales clans Pl“5i¢'"§‘. i:. :‘ys. dont le Maroc. donnant ainsi dcs arguments. x‘dét’enseurs de l‘accés aux antirétroviraux t; ."‘~q lg; pays en voie de développement. Au FSTI va succéder une an initiative q~. ,.-igine francaise: ESTHER. originale. et qui pourrait jot-er un rt. important en rnatiere d’arnélior-ation de la qnalité de la prise en charge et de transfert de technologie. 0 Cependant, ce projet qni. comme le FSTI. se vent international, n‘a pour l’instant entrainé Padhésion que de l’Espagne. de l'ltalie et du Luxembourg. - La contribution des hépitaux francais. qui s'engagent a envoyer des medecins et des infirmiéres clans les pays du Sud. risque d’étre compromise par le manque de personnel aggravé par les 35 heures. 9 Uinitiative ESTHER a conditionné Papprovisionnement en antirétroviraux a un financement par le Fonds Mondial. _v srna-sounanne . i‘. nr')UiuE'» 2002 2
  3. 3. compris pour les pays qui en bénefieiaient déji via le FSTI. Or, il n’y a aucnne coordination entre le Fonds Mondial et ESTHER at certains programmes d’aecés aux anrirétroviraux risquent de s’an-eter. o Enfin. nous ne savons pas de quel budget disposer: ESTHER. Concernant le Fonds Mondial. il a soulevé un énorme espoir par rapport a l’objectr’f dc generalisation rapide de l’accés aux antirfiruviraux. " Je citerai rapidement les points positifs sur lesquels Messieurs Feachen et Kamtchkine reviendront longuement : - La mise en place a été rapide. - ll fait appel a des fonds publics at privés. 0 H est géré par un organisme indépendant des agences de l’ONU. - Les propositions sont étudiées par un groupe d’experts de haut niveau. preside’ par le Professeur M. Kamtchkine, - A | ’éelrelle locale. les demandes dc financement doivent émaner d’un grnupe du pays 01': siegent les représentant du gouvcrnement. des agences de l’0NU. du secteur privé et du secteur associatit‘. Aprés les points positifs. les remarques et critiques : 0 Les besoins du Fonds Mondial ont été estimés a 10 nrilliards de dollars par an. par Monsieur Kofi Annan. or les baillenrs de fonds privés et public: ne se sont engages a verser que 2,13 milliards de dollars. Nous sommes done loin des 10 milliards de dollars. -» Les associations des pays en voie de développement, qui jouent un role essentiel ‘a tons in niveau de l’accés aux soins, sont sous repnlsentées au Conseil d’Administntr'on du Fonds Mondial. Sur les 23 mcmbres du CA, il n’y a qu’un seul représentant d’association -I’-in pays en voie de développement, qni ne peut, - F--i seul, faire entendre la voix des personnu vivant avec le VIH et qui ne peut faire le poids, - face aux représentants des états donateurs ct bénéficiaires. 0 Par ailleurs les propositions ne peuvent venir que des Etats, alors que plusieurs n’ont pas pris d’engagement elair en favenr de l‘accés aux Antirétroviaux. Les associations ne peuvent soumettre direeterneut des propositions au Fond Mondial que dans des circonstances extremes: conflits, catastrophe naturelle, ou mise en cause de la légtimité du gouvernement. 0 Les projets acceptés par le Fonds Mondial couvreut une periode de 2 ans. Au dela. il n’y a aucune gamntie dc poursuite du financement avec done un risque d’interruption du traitemcnt don! l’efl'et serait catastrophique. - D’apres les information: qui nous ont été communique’ par les associations des pays du Noni, plusieurs pays donateurs. notammem les USA, se sont longternps opposes 5 l’-aclrat d’antire'troviraux par le Fonds Mondial. C’est probablemcm :1 cause de cette incertitude sur le finaneement des antirétrovintux que, parmi les pays qui ont répondu an premier appel d’oEfres du Fonds Mondial, trés pen ont demandé Pachat des Antirétroviraux. En conclusion. le Fonds Mondial est réellement un instrument innovant qui réunit de nombreuses conditions de succes. mais qui ne poun-a pas changer fondamentalement les conditions dc Paccés aux therapies antirétrovirales dans les pays en voie de développement si son budget n’augmente pas rapidernent, s’il n’a pas dc garanfios de pérennité ct s’il ne prend pas mieux en compta le travail des associations dn Sud qui constituent une force incontournable pour Pélargissement dc Pacees aux soins. Je terminertis en reprenant u passage du disconrs du Présidt Jacques Chine 5 la conférenee dc Barcelone: «Refmer our population: pauvra Paccés aw: rains, r: ’a'1 are eoupobla dc non assistance ii persm-me or danger ti Pégard des 70 millions’ de femmet et flronuna qui rbquent de mourir du SHJA dam‘ les viugz pmelmiua aunées. Norre époque en porreruir la terrible raponsabililé devout [’In's'taire. » J’ose apérer que la contribution de la France an Fonds Mondial sen a la lrauteur de cette declaration. gpksounamn — ; um~)uil. let 2002 3
  4. 4. zeolo Patina E1 tihzaa. run do thxzaxoch AGADIR quaxtsaz industrial ‘ 1'1, baulcvuwd Al. masses in lnudza ' ‘ CASABLANCA u-An: ‘ 022 99 42 42143 1 - CIDAG . p , _ ‘ Fax 022 99 42 44 = __ 1 369, boucvuu Al Mnqhrub iu. Lrlbl l , , . r.= .ssAoulRA 3.1: 99 ’ ~ A ‘ _ 044 47 25 72 , CIDAG ‘ -/ I ‘V I . =axoa47es14a . l ‘nu-ubla Lazxtak, run Eaasan mn M'B-trek j MARRAKECH GI-1511.: ‘ 044 43 9a 43 CIDAG * l . P1131: do in E'QJ_: g w 1 I ' MEKNéS Vi-110 "°“"‘-U-6 . . 055 52 85 34 ‘ CIDAG ' l l OUJDA Edvpical A1 Farah: ‘ 056 70 4a 32 CIDAG I 93 a, Anal . ': ABAT 14, Yacoub ll Hanson: - 037 S9 0540 CIDAG 3 18, use Al Quad ‘ SAFI mute aids w-anal 04455 07 55 ClDAG 5 Run Sidi Bouabxd l TANGER BJ’ 2222 ‘ ass 93 33 33 CIDAG , i Imnnuble barks, 2 étage I TAROUDANT Quzz-tie: Bolkchaw (fan: lanxcxpalxta) B. 9 19 048 85 19 99 068 13 53 41 ‘ Avenue Had Daaud, Touabol. Souzla ; ,Té7ouAN (préa uasqun Bad! ) 2.» A139 1‘ 039 97 47 77 SONEIOI1 GES mots CYOISCS precedents Horizontalernent a. Ne craint pas les mélanges. b. Entente plus que cordiale — Appellation corrtrélée. c. Une second: fois - Chanson dc l’e'té. d. Sorti de — Age’ devant une voyelle. e. Deterioration produite par un long usage — Arrive‘ la téze la premiere. f. Unite’ monéxaire romaine — Ideals pour les combats. g. Ca en fair, des kilos ! - Formule de politcsse. h. Point d’eau — Cast bien peu par rapport au yen E. i. Bout dc sein — Possessif. j. Piege 5 poissons — Faire le rapprochement. Verticalement 1. Le lieu 011 l’ovn vit. 2. Offm an public - Plus H at riche. plus il est exploite. 3. Se: fils som passés par un bon métier — Se font bier: voir, 4. Conjonction — Font perdre forces st same‘. 5. Manifest: 52: home human - Ancétre du b12uf— A suivre. pour aller droit ii | ‘aielier. 6. Son chef est digne d'admiration ~ Le mot dc Pidéaliste. 7 Arrive é ptopos. 8.Descendit des Grecs. des Remains en descendirent — Un homme ou une fernme 7. 9. Cast dr-arnaljque. pour les Asiaiiqugs — Sans qu’il sans doute. presque — Note. 10. L‘enfant de Roussau. Une étoile pour Diana. Aimed Eddibi IIDI-XUUAIHI -gum-iuillot 2002 5
  5. 5. Par ailleurs les deux principales tnarges de mar»""""’° autorisées dans le cadre de l‘Accord ADP_IC 5- TUMC 0°‘ licences obligatoircs et les i1'l1P°| 'ta1iom pa—‘-‘‘'‘‘’. ‘‘’5)i 9“ P°"m°’-1°“ dc fail-e jouc, la concuncme. q. dc bénéficier de prix dc ngA pms has . '-u. ‘.‘- ptauquemem exclues pat Pannexc 1 sea accords ac Bangui En cflet. selon l‘annexe, les Iioences~- obligatoires, denomrnées aussi licences d’oflice (qui conferent la posibilité, sous certaines conditions. de ne pas reconnaiu'e‘le brevet), nc pcuveni étre artribuécs qu‘a' des ope’: -aaeurs produisam le medicament au sein de la région OAPI. Ccci interdit done is recours aux licences obligatoires pour importer un medicament produit bors de in zone OAPI. Avec cette limitation, les pays s’impoEent une restriction qui n’est pas prévue par les accords de POMC. Saeham que la capacité inclustricllc est limitée dam in plupart des pays concernés. ceux-ci sont, dans les fait, privés du recours a des médicaments genériques. L‘Annexe 1 dc Bangui 99 prevail que Feiqnloitation de l'invention brevetée pent désormais étre satisfaite par Pimportation. Avant Bangui 99, Pabsence de production locale d'u. ne spécialité pouvait constituer un rnotifperrnenarn au pays d‘octroyer une licence obligatoire. .. Les imponations paralleles (possibilité d’al]er acheter un medicament breVe1é dans la pays on il est le moins cher) sont ‘ limitées £1 la région OAPI. Ainsi ‘les pays ne pcuven: y avoir recours pour importer des produits vendus moins chers dans les pays ne faisant pas panic dc l’OAPl. Les Accords cle Bangui desservcnt clairernent Fintérét des pays concemes et des malades qui y vivent. .. Dans tous les pays me-mbres dc I’OAP1 les malades se mobilisent pour bloquer la mise en application de ces Accords de Bangui. Dfaprés ~ . ‘CTlO, * avril 2002 - iacances thérapeutiques ? Par Judith Silberfeld, France Endfletleseamisprésemésaurnois derriaiaPar‘saroocasionou5*'-= séminaire de recherche ciilque de rANRS(A9enaeNa| ionaIedeRecher- ches:1leSlDA)pomaa’emouvI'rde Les1raflernemsuui, eripr'ncipe, doiverit was chers e1 sumul sont assorfis defies seoondaires gmves quipéseat sur la qudaié de vie des patiemsel risquentdelesameneraranonoerase soigner. .. ‘ Virologuesetrlirnurxaloguesoritdistir guésdefigurezlespafiensqui viennent d‘élrB iliacté, oeux dam le izaiiarneritestuneri'aussite, oeuxdont| e traitementes1unéchec. ., ‘ Chez les malades nouvellernent inieciés ‘e_tpourlespatien1sensucoéslhéra- i peutique «Les intemrpfions n'onf pas d'efiets nooifs a court terms er peuvent étre dans :12 homes conditions de sécunié. II paafi aujour- d‘hui raisonnable de proposer une inremrpfion thémpeufique quand une restaurafion du systéme saiisfasarlre a été obiamre ef que la charge were as! sous oormfle depuis plusdesmoisnesfmelenrfi. Hoen. ; (Hbpital St Jacques — Besancon) qui a ; coordonné A . Pour| espaiien1senéd1ecrépé1é| 'essai a dérnontré que «. .. Ia wnoept dirnemipfion bfiér: -meulique chez des pafiemsenmulliédiacestvalideerque. meme a‘ un stade m avanoé de Fnfediori par Ie -virus de f"mrnu'ro- déficienoe humahe, fédiac n‘esr pas uneIararre‘»adédaé| aPr. C.Ka1larna (Hopiial — Paris). ‘priricipaleresponsabledeoetessai. SIIIA-IouIumI'I'l—, 'uin3.. m.. um 15
  6. 6. A PROPOS des Vémes ASSISES NA'I‘IONALES de l’ALCS ---Les Assises nationa/ es de I '/ ILCS, devenues au {7} des ans / e rendez-Vous prr'Vi/ égie des principaux acteurs de 12 lutte conrre / e VIH-SID/3 au Maroc, se présentem‘ comma une réflexfon collective de / 'e-nsemb/ e des volontaires. pour faire / e point er repenser leurs actions er / ears orientations futures. E1/es son! aussi un 6-space de parzage des im'z1'an'ves er des experiences cfiverses en matiére de iulte canrre ie SIDA-~ Extrair du programme des Vernes Assises 31 mai 2002. Aéroport de Marrakesh. en attente des vols en provenance de Paris, Bruxelles at New-York. Un volontaire de l'ALCS Marrakech assure la couverture « photo » de Févénement : « Bienvenue au Maroc » Iance-t-iI :5 nos invilés, venus parfols de loin pour assister a la rencontre. Marrakech, un certain week-end de mai. 19 heures. Alors qu‘é la Mamounia, se déroule une conference a Fattention des médecins sur l'infec: tion a VIH Sida. les projecteurs tournent a I'| nst'itut Francais, pour Ie film or ABC Africa ». Nous ysomrnes. les Vémes assises nationales de | 'ALCS sont Iancées, et les volontaires de l'ALCS Manakech soupirent tous do soulagemem ; nous y sommes. et tout se passe selon Ie programme prévu. a Four un accés aux therapies antirétrovir-ales clans les pays en voie de développement 2 ou la mise en oeuvre d'une solidarité Nord-Sud en matiéra d'accés aux soins. voici ie theme central autour duquel partenaires. institutions. programmes gouvemementaux el associations amies nationale-S el imernationales one débattu de maniére passionnée pennant deux jours. Deux jours on experiences et idées sesontéchangéesdeux jours ou des représentants de chacune des ‘I1 antennes de PALCS au rerrouvés, deux jours on‘: se sont Maroc se sont confirmés at renforcés les liens avec nos panenaires. deux jours inoubliables qui nous rappellent sans cesse que la solidarité est essentielle et viiale et qu’ensemble. nous avancons Dimanche, 18 heures. au revoir, a trés bientét at rendez-vous dans deux ans. pour les prochaines Assises. Merci a vous Ious. L eauioe do Voionlarres nv- I ALCF Nlarrakech -‘A. la renlree, dans le nrocrusm numero (Ir , nous difluserons SlD4.- SOLll)AR! 'l'E Les Acres oes Assises Au nom de tous les volontaires de l'ALCS, l‘é-quipe de Sida'-Solidarité Lient a remercier chaleureu- sement nos hates marrakchi pour leur accueil. leur gentillesse. leur enthousias- me. leur efficacité--~ Le scandale Stavudine (d4T = Zérit) Ces profiteurs du Sida Dep ll misc our le lnfifthés en 1994. la Stnvudine II npporlé E I'Univenité do Yak (Connecticut) in main 261 millions dc dollars. .. En 1988. 2 ans nprés nvoir d5P"f ”-“ hm, ‘ | 'Univ. riit§ concede nu gem; pluflnwlltiqlle BMS les gunk exchuifi ifexploiulinn sur son invention. Grioe i cant «licence excluive» BMS va ncquerir un monopole dnns tons [gs pays du monde on l’Université a dépooé son brevet : Eta! -Unis, Europe, Canada. Australia, Afriqne dll Sud. .. Ce qui signifie que la cornpagnie at libre de fixer les prixésaguisez en l’oocurrence« elle vend 4,28 5 en moyenne. 18 tablette dc 40mg (la dose journa- liére at dc 80grs) Sous Ie nom de Zerit c2 medicament deviant. dés 1998. Pantirétrovir-nl le plus prescril an monde. En 2 ans V; BMS en vendr-n pour plus de 2.3 millinrds de dollars. .. En février 2001 le représenlanl de Médecin Sans Fr-ontiénes. le Docteur E. Goemaera dennnde :3 l'Universite' d'nutoriser l"impor- ration (en Afrique du Sud) d’une version générique do In Stavu— dine dc boon 5 fournir un trailernent grntuit aux personnes nffectées par la SIDA. Elle men- tionne Ia proposition fnile par le fahriquant indien Cipla do lui vendre une version générique de la Sinvndine 44 fois moins cher quele Zerit. .. Le 14 mars BMS declare une baisse drnconienne de ses prix en Afriqne du Sud. :1 s’eI-gage 5 M pus poursnivre en justice un éventuel pruducleur do generi- qne. .. Cent baisoe lui a pennis dc déoournger la concurrence ei d’empécber I’éInergeII| =E dts génériqllu. .. Philippe Demenet. Joufnaliste - burants 1'" pnrution Le Monde Diolornarinue févnpr 2002 SIDA-l0LllIAll‘l'l -, um-, -u. -us: 2002 6
  7. 7. , , , T-j————5 Spécial Barcelone Généralités La quatorziéme conférenee international: sur l: Sid: s’est ouverte le dimanche 7 juillet 2002 ‘a Bamelone sur le theme «Savoir ct s’engager pour l'act. -ion», dew: ans aprés cell: dc Durban qui s'était donné ponrcadne dc «rompn le silence», 1111 an apmés )'Amemblée Génénl: extraordinaire des Nations Unies qui zvait décidé de atafion du Fonds global destiné I apporter des fi. nan¢. -ements internationaux pour [utter contre le SIDA, le paludism: et la Iuberallooe. .. Ox‘: en sonunes nous 1’ quelles soul les avancées hnmzines ct techniques 7 15.000 personnes se sont réunies dans la capilale ltahlane pour luenher de {zine 12 point. Conférence unique. fourre-tout, énorme comme une foire a gricole avec ses stands commerclaux. mais aussi rencontre dramatjque avec l’épidém. ie. Cette conference internationals est une éniéme gmnd messe oi: l'impux'ssance va 1e dispute: :1 Yhorreur, sous la regard vefléitzire, majs au fond indifférent. des pays riches. Conférences, discouxs on rapport: pourront-ils fair! -2 bouger des gouvernements dont le seul H souci est d'avoir en leur Eaveur une mondjalisaiion qui s’inquiéte plus du pmdujt que du « producteur, de la mar<: ha. nd. ise que de 1'1-Iomme. Au couxs des cleux demiéres années, le monde a réahsé l'a. mpleu: de la uagédie du Sida at Yimportance des actions 3 mener pour jugular la maladie. ll n‘_v a aujourd'hui aucun signe d’un éventuel dédin de Fépidémie sur la planet: a rappelé Peter Plot [1 affirme aussi «nous nz sommes zru'au debut dc I’épi/ iémie er (5 combat nefpit que commenter». L'l1eure est 2': la mobilisation politique. La baisse du prix des médicamgnts est une priorité. .. mais la disc: -i. m,lnation existe toujouzs pom- les personnes infectées et les mesures de prévention ne sont pas toujours prises. .. Peter Piot déclarait avant Youverture du Congrés : «Act-uellement nous sommes entrés darts une Ere, en mat-iére dz Sida, 012 1'1 n'y pas de grand: percée satnhfiquefondmnenmle. .. En reoanche Ia prise dc conscimw dz I'épz'dérm'e afrimine, qui a vraiment commencé quand les pays ocddentaux out dispose’ dc traiternents eyjimces, continue & prcndre for-me. Et la question de l’accés aux médiarments 1: plus large possible va are unefois de plus an zzntre des débats. .. I41 problérnatique cruciate est la misc :3 d ' sitian de ces médicamerzts dans les pays qui 011! l! plus besoin et qui ont le mains dz moyerzs, en l’ozrurrence ceux d'Afr1'que australe et subsaharirrme» Ouverture de la Conférence La cérémonie d’ouvertur-3 a été marquée par un moment d’émotion. Iandis que Yassistznce allumait des milhers de bougies en mémoire des vlctimes du Sida. Elle fut aussi ensuite trés agitée. L2 ministre de la sancé espag-nole, Villalobos. fut sifflée par les participants le gouvemement espagnol ayant refuse leurs visas 3 plusieurs ressortissams des pays en voie de développement. Qui plus est, méme si Madrid assure ne pas avoir demander de cerfifkats de séronégativité, David Miller de la section Act-Up de New-York a déclaré : «Si vous étcs séraposihfd que vous ne pouvzzfournir la preuve que vous dispose: d'une assurance rnédicalz, an Imus intzrdisait dc venir» sun: -aounAxrr! -,u; mum. : 2002 7
  8. 8. Plusienrs representams des pays dlzs riches n'ont pas ere mieux acmeillis: 1e secrétaire américarn a la same n’a pas pu prononcer son discours ; des manifestarus ont envahi le podium aux cris de «Honte! Home ! », oertains brandissaient des pancartes at‘: on pouvait lire: On recherche Bush er Thompson pour meurtre et non-assistance A sidéens. .. Meme si Thompson s’est défendu en disant que les Etats Unis, sous le president Bush, on: doublé le montant des resscurces allouées a la hztte contre le Sida. il a été contraint au silence. «O12 son: les 10 milliards ? » «Des milliards pour le Fonds rnainlei-nan! » scandaient les manifesrants. ]ea. n—Fram; ois Mattel. le Ministxe Erancais de la Santé, ne fut guére mieux recu. I1 était venu pour lire 3 Barcelone une declaration de Jacques Chirac, rencontrer les associations et répondre A la presse. 11 a énoncé les mesures déja prises par la France et par le gouvemement precedent, sans annoncer de mesures nouvelles, en particulier sur la contribution an Fonds g1obaL ll s'est défendu en d'sant que le gouvememenl: dont il est membre n'avait pas encore eu le temps de prendre des mesures supplémentaires et a assure qu'i. l s’y emploiemit Perspectives épidémiologiqua Si les actions de prevention ne sont pas massivement élargies : 0 68 millions de déces sont attendus d'ici 3 2020 dans les 45 pays les plus touchés qui ont déjé vu mourir 13 millions de leurs ressorfssants. - 40 millions de personnes seront infects, 11 millions cfenfants seront orphelins. Le Sida me actuellement une personne toutes les onze secondes et une nouvelle contamination mtervient toutes les six secondes. Lelnombre d'orphe1ins dont les parents ont succombé au Sida pourrait passer del3,4 millions ai]ourd'huL dans le Tiers-Monde, a_25 millions d’ici 3 2010. En 1990 on comptait moins d’un rrullion d’orphel. ins en raison du SIDA. En 1995. 45 millions d’enfants du Tiers~Monde avaient perdu um de leurs parenls ou les deux. En 2001 on en était a 14 millions (dent 600 000 dans les pays riches). Avec 4.7 millions de personnes vivant avec le V. I.H, l'Alrique du Sud est, en valeur absolue, le pays le plus touché d’un continent accablé par le fléau L65 fesponsables des Nations Unies et des activistes ont dénoncé le silence qui pése en Asie sur 1'ép1dém. ie, usilemx encore plus assourdissarzt qu’m'IIeurs». L'Asie est le deuxieme contirxent, en terme d'infed: ion par le V. I.H, qui touche environ 6,6 millions de personnes et risque de dépasser 1'Afrique. La Chine serait ainsi a 1.-. veille d'une catastrophe, due a Yépidémie. d'une envergure inimaginable. «On pent waindre que d’ia' ti deux ans 1: pays camptc plus de caniamimztian par le V. I.H que rfimparte que! pays nu mande» ' A propos du Fonds Mondial Médedns Sans Frontiére et Health GAP accusent les pays riches d'une negligence coupable qui cofite des millions de vie. De nombreux gouvememens n'ont pas tenu leurs promesses pour rendre dis-ponibles des u-aitements antirétroviraux a des prix abordables. Le refus des nations plus riches de débloquer des fonds pour [utter contre le Sida ieprésente un échec politique mayeur. sin-sounAnn1 —1um'Jul|1et 2002 3
  9. 9. Les experts estiment qu'i1 faudrait 10 milliards de dollars par an pour lancer u. n programme ex’-ficace de prévencion et de uaibements avec des génériques. Pour l'instant seul 1/3 de la sonirne a été xéunie. Ia répcmse des donateurs a ébé éccaurame, alors que la somme correspond 3 seulement quarm jours de dépenses militaires globales. «Ne verxez pas me dire que nous nfizvons pas de ressaurces pour cela. Nous avans nppris avec le 11 septcmlnr qu’il était possible dz mobiliser une large coalition er des milliards :1: dollars en quelques sen-mints pour can-zbattre une menmz commune. » (le Président de Médecins sans Frontiére) Actuellement en addilionnant tous les financements (nationaux, inhzrnafionaux. les préts de la Banq-ue Mondiale, les aides de YONU et l’aide byilahéi-ale), on arrive pour 2002 a 2,8 milliards de dollars. A ce rythme et en xestant optimists, on an-ivera en 2005 a environ 3 milliards, alots que toutes les estinlations évoqueht un besoin de 10 milliatds. Parmj les donateurs la France ne donne que2% du total. loin derriére la Norvége, le Canada ou les Pays Bas. D’aprés I'e1-nquéte de Kevin Watkins une annulation de 1,6 milliards de dette dégagerait A elle seule des revenus significatifs pour lutter contre'le Sida. .. «Les besains représenhent mains de deuz jours sur les 350 milliards d'Euras de subventians accordées aux agrlculteurs des pays LiéDeloppe's»_ ,4 « Les prix om baisse‘ et c'est la plus speciaculaire, avec des baisses de plus de 90%. A la fin des années 90, les tmitements antirétroviraux coxitaient entre 10.000 et15.000 dollars/ an/ pexsonne. En 2000 on s’était fixé 200 dollars par an pour une trithérapie. Les demiéres ofifres des grands labomtoires sent 2‘: 209 dollars. Mais meme 2 ce prix Ia, les pays les plus pauvres ne peuvent pas payer. Michel Kazatchldne (ANRS) ajoute: fl n’y a pas que les molécules, {I y a les fess et le minimum de logisfique biologique, comme Ie comptage des cellules CD4 pour surveiller la prise en charge des traitemems. C'est la concurrence avec les génériqueurs qui a fair baisser les prix. Et on le voit bien, les rnolécules qui n'ont pas de concurrence restent chéres. .. [1 y a une diversité absolue des offres. Faute de pressions d’e. -nsemble, certaines molécules sent vendues plus chéres aux pays pauvres qu‘aux E1213 Unis. “ :2 fun In rcdicrdle». Certes le Fonds Mondial a bien retenu la demande de financement d'une centaine de projets (don: celui du Maroc) mais pas un cenfime n'a été verse. .. mais cela doit étm fair en sepbembre 2002. «ll est clair que le débn: sur 1:: question lraitzment au préoemian dmraiz maintennnt cesser. La prévention et le tnzitement dowcnt nllcr dz pair. lls son! synergiques, at l’un rxe pea! réussir sans l’autre» Les pays angle saxans, an panicnlier, sont réticens: en grande Bremgzne, la de la Santé ne vent pas mettre «un eum» sur les médimments. .. Plus troublant, l’OMS qui. d’un coté se déclare en faveur des traitements et rédige des guides d‘emploi des prescriptions, fait paraiu-e dans la u-es sérieuse revue «The Lancet» des articles tendant A démontxer «que dépenser pour les tzaitemens est non productif» SIDAPIOLIDRRITI —]IIl! l')I| .i. Ih: -2002 9
  10. 10. untirétnroimux. Mime 5:’ le réservoir ne cansislz qu’en :47: million dz cellules, ilfnudruit 73 ans pour q'u’il suit Le reservoir latenf que consfitue pour le VIH les lymphocytes '1' CD4 garcntit une persistance mi vie du virus 2! rend la muladie intrinséquement inamzble par les seals trailenaenls nntz'rétrm7iraux. » Malgré cet obstacle a Péradication du virus. il est avéré qu’un tnihement anti: -étrovixal bien conduit permet de restaurer 15 functions meme chez les personnes profondément immunodépriméesi S'il s’agit houjours de traiter fort avec un tnihement «hautement actif», afin d’abaisser la charge virale jusqu’a la rendre lndéteciable, ce critere de la charge vir-ale est cependant de moins en moins retenu dans la decision de démarrer pour la premiere fois u. n traitement anti-VII-1. En revanche le nombre de lymphocytes spédalisés CD4 est lui. de plus en plus utilise. «ll nefizut plus trailer les malades trap 25:, cant-nz: 'rem: nt xi ce qui avail été diljusqu‘alars» recommande un groupe de spécialishes de l'l-iopiizl Kremlin-Bicétre 3 Paris. A I’heure actuelle dans les pays du Nord, le problem: at mains celui de1’e£fi. cacité que celui des effels secondaires, car ils sont source de mauvaise observance du traitement et, donc. de resistances. La pérlode optimale pour débuter le lxaitement chez un patient infecté par le VIH se sit-ue lorsque son taux de lymphocytes T CD4 est descendu en dessous de 350 par mm3 de sang. .. 11 est envisageable d'intez-mmpre complétement. de maniére conceriét-1,la trithérapie chez les personnes ayant peu de symptomes, un taux de CD4 supérieur a 400 pa: mm3 et souffrant defies secondaires du tmitement. «Cette irmrruptian doit étre erpliquée at dormer lieu mi une ‘ surveillance et un suivi trés régulier» Dans les gavs occidentaux 500 000 personnes sont craitées, et le Sida fair désormais 25 000 mons par an. . Dans les pa ys en déveloggement ‘ En Afrique, 30.000 malades bénéficient de médicaments pour 2 millions de mots l’an dernier. i. 11 faudrait pouvoir trailer an minimum 6 millions depersonnes. La faisabilité des traiteznents a été démontrée. L'adhérence aux traitemenis estimpressionnante. Mais il est urgent d'imrodui. re des outils de suivi a des prix abordables et des assodations médicamenteuses :1 dose fixe avec une prise par jour. .. Les associations médilzmeriteusesa dose fixe permettent cfaméliorer Yadhérence au izaitement et d’éviter Yapparition de resistance. .. Notons que les seules assodafions a dose fixe, a des prix abordables, dans les pays en voie de développement sont pmduites par les compagnies génériques. D’autres strategies prometteuses comme les interruptions programmées de traitement struclurées, susceptibles de xéduire les effets secondaires et le cout des traitemenls doivent étre étudiées de faqon phis approfondies. ‘ On parle de lui depuis pas mal de temps, i1 s’agit du T20 ou enfurtivide, dit inhibiteur de fusion. 1] a été prfiente, par les laboraboires Roche et Timeris, A la XIV conference de Barcelona, a grand renfort de dossiers de presse. Médicament injeclable, ce produit réduit de marfiere signifimfive Ia concentration dn V. I.l-I dans le sang des patients. 11 empéche 1e VJ. H d’envahir les Cellules du systéme immunitaire alors que les autres traitements agissent conue le virus quand celui-ci a déja pénétré dans la cellule. L’étude compare ceux qui poursuivaient simplement une trithérapie a ceux qui recevaient en plus le T 20 et assure que les résultzts sont deux fois plus efficaces dans le groupe necevant du T 20 aboutissant a une tres forte réducfion de la charge vii-ale aprés 24 semaines de traihement. I1 pournit aider les patients atteims d’a. £fections devenues résistanhes aux traitements actuels. Mais. ._ : . ..Un traitement au T20 devrait comer de 10 a 12.000 dollars par patients at par an, ce qui rendrait ce traibement hors de prix pour bon nombre de patienls. SIDA-IOIJDARITE —; um-; uiu. ¢ zoo:
  11. 11. Un médiament experimental qui attaque le virus diffexenmxent des traihements existants a produit des rsultats positifs lots des premieres expérimenlatinns sur Yhomme. Ce medicament le S-1360 est le plus avancé d'une nouvelle famflle de médicaments anti-Sida connus sous le nom d'i. nhibiteurs d'intégrase qui empéche le V. I.H d’irLsérer ses genes dans I'ADN normal d'une cellule. Génériques Us ont été an cceur des débas a Barcelona. « Mme Générique» Krisana Kmisintu, chef de 1’organisation phan-naceuu‘qne gouvemementale (GPO) 3 Bangkok, élait présente. 1] Y a dix ans elle choisissait deux molecules, l'AZI' et la Didanosine ; elle trouva u. n fabricam canadjen pour lui fournir les maderes premieres et parvint . -1 meme au point des copies identiques a Yoriginal. Pendant 6 ans, GPO s’est abstenu de fabriquer :5 grande échelle ces méditanierlis génériques. Sans douie était-ce Ie résultat des pressions et menaces de représailles des E1ats~Unis sur les exportations thaflaxidaises de bois et de pier-res precieuses. La production démarra cependant avec la possibilite de prendre en charge 5.000 malades quand ce pays comptait alors 100.000 malades du Sida er 1,2 millions de séropositifs. Auiou. rd’hu. i la capacité de production couvre 50.000 personnes et1’objectif des 100.000 est en vue. Krjsana Kmisintu a mis au point une formulation orig"ma. le le «GPO-Vir», association da. ns u. n rnéme comprinlé de trois médicaments antirétroviraux (3 TC, d4T et Nevirapine) dont il exists deux dosages différents, ce que les laboratoires concurrents ne peuvent pas faire. :Or, moins ii _v a de comprimés. moins les pa dens zisquent d’oubIier). La Thaflande a fait saisation en lancant au mois de mars le trxitement du Sida le moins Cher au monde : moins de 1 dollar par jour. Auiourd’hui le combat de Krisna Krisdanstad est d’expox-uer son savoir-faire en Afrique. «La Thailandefirunrit les moyens. On leur dit comment ilfaut s’y prendre. Un accord u déjd été szgne’ ave: is Zimbabwe et le Ghana pour y dérnarrcr la production :1: médimments génériques. » Elle a négodé Yfldiat des matieres premieres, 80% du com total, a des prix bien inférieurs 3 ce que le gouvernement thaflandais vezse habit-uellement a ses fournisseuxs d’Inde on de la péninsule coréenne. Pr la eloture de Barcelone, elle est venue pour participer, A Casablanca, an séminaire sur les genénques dans I'espoir de crée_r au Maroc une nouvelle rem de porlt. Aul°1J-Y‘d'hu. i cerlains leadem de l'industrie pharmaceutique se montrent hout d’un coup tres généfeux et vont vendre des médjcaments non pas an rabais majs a des prix en dessous des com: de production et surtout meilleur marché que les génériques, ., Pour soula ger les malades Ou casser les reins 21 la nouvelle concurrence ? Vaccin A Barmlone, le professeur Luc Montagnier, qui a idenlifié 3 Paris le virus du Sida en 1983, a esumé que 165 Sdenfifiques étaiem «encore 2-rés lain d’un vaccin efiimaz» dans le domaine de la unauounanrm —1u| n'; uil. leI 2002 12
  12. 12. prévenfion «Personnellanenl, je pens: que la premiére npproche d’un vaain n’est pas de prévenir l'infection, mars dz (miter, d'Etrc ufilisé momma un rmitement complémentaire des médiazments nctuels. C ‘est une voie que beaucaup dz graupes son: an (rain dc prendre aussi : aider fi la restaumtion du systéme immunitaire aprés une tn'the'rnpie. » Des experts frartqais ont présenhé des 1-ésultais d’études menées sous I'ég-ide _r. §e L’Agence Nationale de Recherche su: r le Sida avec des vaccins dits thérapeutiques destinés aux persormes infectées. Ce vaccin est administré _é des patients séropositifs avec Yespoir qu'ils pourront se passer A terme du txaitement antiréu-oviral. Le gouvemement thaflandais a armoncé 1e Iancement du plus vaste essai de vaccin prévenfif cont: -e 1e Sida meme :1 ca jour. ‘ Cléture de la Conférence En cléture de la conférence, Nelson Mandela a appelé a la distribution de médicamenfs dans les pays pauvres et 3 la mobilisation générale contra une pandémie «qui a dédaré la gun-re fl 1’humam'té» «Nous devons rrouver les moyens pour rendre accessibles les trnitements Ii taus crux qui an ant bcsoin, sans se derrmnder 0:2 its vivent on s’ils peuvent les payer». L’anden president américain Bill Qtnton a expliqué «Pour In premiérefois de son histaire, le monde doit premire ses responsabilitésfuce 43 ce qui est une crise mondiale de la santé». L’accés aux trithérapies, réservé aux pays les plus riches, a dominé la Conférence de Barcelona. .. Des manifestams, outrés par cette inégalité y ont saccagé des expositions de labozatoires. E1 ce qui conceme le saccage du stand du laboratoire Roche, il fut fait en réponse a son refus de mettre ie T 20 a La disposition des malades qui en om besoin. «Ce n’esi pus parse que nous sommes pnuvres, noirs et puree que nous vivons dans un eumrovma-nentd un continent loin de vous que nos vies valent mains que les vétres» s'est emporté un militant d'AEn'que du Sud. Bréves D’ici dix ans Texpérience de vie dans certain: pays africains avoisinera 30 ans (26,7 ans au Botswana) Le Burki-na a px-is la décision de faire fi des accords de Bangui, cette convention qui. enh-e autres dispositions, proscrit1’in1ponat1'on de mo; -dicamenls essentials généx-iques par ses signatai: -es. Et pour prouver sa détexmimtion. 1e pays des hommes intégres achéhe déjé, 31-1 profit de ses malades du Sida, les fzmeux produits interdits et menace de saisir les juridictzions internationales compétem-es si I’Orgam‘sav: ion Mondiale du Commerce s‘avisait de sancfionner sa conduine. Rose-Marie Marque Revue de passe ; .¢1nfo-Action» Act-Up — Olivier lablonski « Crips» Ile de France SIDA-IOUDAEQHI » min-)u'. |]g1 mo-3 - 1 3
  13. 13. llflibiflmir Le condom, dossier prépa. -e’ par. -tinned Eddibi Préambule L’ALCS va vous fiiire rernonter le temps dans ce numéro de Sida-Solidarité pour vous parler dc. .. toutes les formcs de prevention et de contraception aujourd’l: iui dispomlales. Seul le préscrvatif ofie 1: double bénéfice de la contraception et de la préventiou contre les infections sexuellement trans- missibles, dont l’u. ne: le SIDA. est le sujet de notre lutte quotidienne. En outre. le preser- vatif ne provoque pas d‘efi‘ets secondaires. Alors. soyez nom- breux ii le mettre ! Historique Le préservatif: il y a 5.000 Rcmontons le temps pour faire Phi5‘°l'iq1l¢ de ce made do prévcmion trés ancien : 3.000 an. r avanl Jésus-Christ : ‘=5 ’ Soldats égptiens se Pmtegeaient déjia des maladies vénenennes" en utilisan' t des boyaux dc moutons. 1.500 ans avam Jésu: -Chris! : lc roi dc Créte, Minos. aumit utilisé un sachet en vessie de chévre pour rejoindre une de ses conquétcs. Au Xéme siécle : l'ancétre du préservaiif apparait en Asie (papier dc soie huilé chez les Chinois. ex accessoires en écailles de lortuc chez les japonzis 1. Au XVI siécle: il apparait en Europe pour protéger les soldzts napolitains du (( ma] » et les fmncais pour lutter comre le « ma] napolitain» (la syphi- lis). Gabriel Fallope, anatomiste iialien. préconjse alors le port d’un foumtau d‘e’tofi‘e fine. trempé au préalablc dzuis une décoction d‘herbes ou un peu de saliva. Au , XVII siécle : en France. posséder ou vendrc des _ préscrvatifs est passible de prison. Mais Louis XIV cn utilise en soie ou en vclours. omés d‘u. n ruban de couleur pour le maintenir en position lors des ébats. L‘invention du préservatif remonte d‘ailleurs 2‘: cc siécle ct serait attfibué 2‘: un certain docteur Condom. médecin personnel de Charles II d‘Angleterre. I1 aurait. en efiet, propose an roi cc rnoycu de protection (quel’on. auiait alors appelé de son nom) pour lui éviter dc nombrtux enfiints illégitimes. Mais rien u‘esI moins sflr. .. Au XVII1éme siécle : 1: pre- servatif deviem Faccessoire 51 la mode pour les libertins; le célébre séductcur Casanova. qui en est un utilisateur régulier. lui attribue alors le nom de « redingole anglaisc». Le pro"- servatif est dépénalisé en France en 1843. Au XIXéme siécles Ce n'es1 seulement qu'1a cert: époque que le caoutchouc fait son apparition dans la fabrication du prései-« vatif qui commit alors un succés irnmédiat. En 1839, la dé- couverte dc vulcanisation (pre- sence de soufie lors de la cuisson du caoutchouc) par Charles Goodyear via. an efiet. tout bouleverser. cc procédé permettant de conférer au caoutchouc une solidité et une élasticité accrues. Cinq ans plus tarcL certe découverte permet aux industriels Goodyear ex Hancock dc produire en série cc <4 vétement :1 usage unique ». Le premier préservatif fiibriqué en latex liquid: fait. quant é lui. son apparition vers 1880. Cependam son usage ne Se répand véritablernem qu’2i partir de 1930. non. -soumulrre -, ’.. .;. -mu. .. 2002 16
  14. 14. Au début du )Cl’éme siécle : le preservatif adopt: un reservoir et se decline en plusieurs couleurs et parftuns. Il est garanti 5 ans et se lave aprés‘ usage! Dans les années 20: il est it nouveau interdit dans le cadre de la politique nataliste, apres la ptennéte Cvuerre Mondiale. Il , _ connait, en revnnche, un succes croissant aux Etats-Unis : les GI‘s en emportent toujours leur paquctage. A parrir des années 60 : la revolution sexuelle redonne an préservatif ses lettrcs de no- blesse, bien qu’il soit concur- rence’ par la pilule contra- ceptive. I_‘interdiction de toute publicite en fiiveur du préservatif est maintenuc jusqu'en l987. Dcpuis, toute publicité dcstinée an grand public doit étxe sou- mise é Tobtention d’un visa de la part de I’Agence de Sécurite Sanitairc des produits dc Same‘. an meme titre qu‘un medi- cament. Aujourzfhui : le préservatif est le seul‘et unique tnoyen de protection eficace pour lutter contre les infections sexuelle- ment transmissibles et tout particulierement contre le . _ SIDA. Ainsi, utiliser un préservatif, c’est se protéger et protéger les autres Le préservatif : la fabrication En fail. tout vient de la nature Le préservatif est aujound’htti fabrique’ en caoutchouc de latex naturel. obtenu a partir de la seve de l‘arbre hevea brasi- liemis que l‘on trouve prin- 'cipa. lemen1 en lndonesie. en Thaflande et en Malaisie. C ’esL en fail. une emulsion cornposée de particules de caoutchouc dispersées dans un serum Afin d‘obtenir les propriétés finales du produit (resistance. éluticitél un certain nombre de produits chimiques doit étre utilise. comrne les stabilisants. les vulcanisants. les produits amidegradants et les colorants. les différentes étapes de production ' Trempage dam .1 pain are latex : des moules de porce- laine de forrne phallique. pre'ala- blemem chauffes sont nempes dans le bain de latex liquide. L‘opet-ation cle coagulation s‘efiE: ctue (prise en masse des 8IILnIOLIDAII1'I —ju'u, -,ug_u, , gun 17 rtneagesafin ' particulesde caoutchouc). A ce stade, lefilmenlatexestgéljfie, - Lavage er rin¢age: 1e film latex subit un cc; -min nombre de lavnges ct dc ' d’e'lnmner' ' un maximum d’a1lcrgenes chimi- ques et protéiques, permcttant ~ amsi d’obtenir des produits é fiible, voir a tres fzible, alerg’r. ~ I Vulcanisarian. ‘ les pro- priétés fimles du latex, it savoir élasticité ct som obtenues par l’ope'ration appelée vulcaniation qui s’efiectue par le passage des for-mes enduites du film latex dans des fours dc cuisson cbaufliés A une temperature s‘élevarrn entre 50“: et 120°C. A ce stade, le préservatif revét sa forme definitive. Dérrempage er de’mou1a- ge: a la sortie du four les preserwitifs sont trempés dans l'eau. afin d‘abaisser leur temperature. Ils sont ensuite Estes des pistons a l‘aide de petits jets d'eau orientés sur le col du préservatif. - Séchage er talcage. enfirt ils sont acheminés vers un sechoir géartt on les preservatifs sont égalemcnt talques. Canmiler avcmr candi- rionnemenz: les préservatifs. fin préts, bénéficient de controles snricts avam condi- tionnement. afin dc retirer tous les produits defectueux. ' Condirionnzmenl : les préservatifs som roulés. puis tmnsponés pour le conditiotr netnent. On verx un lubfiiiant de type silicone qui enduira toute la surfice du preservatif une fois le sachet soudé (fertneture thermique)
  15. 15. Qu’eIt-cc que le Fémidon '. ’ Le Fémidon est un preservaxif fem’ mm, " ' il est en polyuret. hane' et non en latex comm: les pre- servazijs masculins. ll est desti- ué a la penetration vaginale. mais certaines personnes l’utiJj- sent pour la penetration anale. Asez délicat 5: meme en place lors des premieres utilisations. peu discret et esthétiquemem dépl-31.53111, Ie préservatif : ‘e‘mim'n est susceptible de géner l’orgasme chcz certaines Utilisafliccs. car sa panic ex- Leme recouvre le clitoris. Néanmoins ses avantages sont multiples : ll peuv. étre place quelques heures avzmt le rapport sexuel. Il est plus resistant que le préservatif masculin. Realise en polyurethane il n’entra. ine auczm phénoménc 3"e’g1"-1113 Contmirement au pre- servatifmasculinenlatex Il est comfortable et «fempéchepas le plaisir, dans la majorité des cas. ll u’est pas contmignant pour l’bou: n:ne. Enfin. et surtout, il coustitue un choix hissé ‘a Pinitiative des feuunes aux- qileflea il assure une nouvelle maitrise dc leurscxunlité. Le Fémidan peut aussi an-¢ P1306 sur le pénis, comm: le Pféscrvatif masculin. I1 lint alors entourer dc gel 1’exte'rieur du Fémidon. Apres la Péfléifatifln, on devra s’assurer Cl“? 33‘ him Dans tous '53 C33. il est conseillé de meme b¢31IC0Ip dc gel 2! l’i: mérieur du Fe'midon. Le priservatif, mode d’emploi Pour vivre le pla'm'r simplemexrt et en toute la sécurité est essemielle. C’est pourquoi l’utili. sateur doit savoir conju- guer les performances haut de gamme de touzes les marques de préservatifi. La plupan des cas d’échecs. en paniculier chez les jeunes, est souvent due é de mauvaises conditions d’utilisation. alors que le respect de quelques regles élémentaires suflix-.1n' 3. s'assurer de la totale etficacité de ce moyen de prévention. les conditions premieres de sécurité : conserve: EOUJOUFS vos preservatifs dans | eur emballage individuel d'ol-igine. stockez le produit dans un endroit frais et sec. 21 l‘:1bd de la lumiére du soleil. lisa attentivement les ins- uuctions figurant sur la notice cl’uLi.1isan'on (ouverture. pose, retmit. ..) vérificz l’aspect du produit. n’utilisa jamais un preser- vatif dent 12 date de péremption seraii dépassée (date limite d‘utflisation fixée 3 5 ans) precautions : évitcz une misc en place avec des ongles cassés, des bagues. .. afin de ne pas détériorer le latex. no place: jamais deux preservatifi l’un sur l’autre: Ic fiottement desdeux néduirait la resistance du latex et accroitrajt les risques de rupture. clunga de preservatif si. lors de la pose, celui-ci ne se deroule pas correctetnent ou s’l1 est mis d 1’ envers. consulta votre médecin ou votre pharmacien sur la compa- tibilité des préservatifs avec les remedes, prescrits ou en vente libre, destines 2'1 étre appliques sur le penis ou it l’inteneur du vagin car ils peuvent endom- mager le préservatif utilise: toujours un gel ou un lubrlfiant hydrosoluble (a base d’eau) la vaseline, les corps gras ou les antisepdques ne sont pas compatibles avec le latex. BREVE La majorité des préservatifs vendus en pharmacie ou dhtribua dans les centre: de same et les associations om une taille siandard (environ 175 mm de long at 52 mm de large. Ia capcta étant deroulée at posée a plat) Cependanl. Félastlcllé varie d'un modéle 3 l'autra. sma-sounuur: -, ..; ..-, ... ne= ~: oo2 18
  16. 16. ,C‘cs1 indispensable Pourquoi utiliser un Iubrifiant '3 [1 es! recommandé d‘employcr un gel intime lubrrifiant (non gras. 3 base d’eau) lorsqu‘on utilise des préservatifi. Le gel améliore le confort de la ou du partenaire. EL surtour. il reduit le risque de rupture dc la Capote. pour une penetration anale. znais egalemem trcs utilc pour une pénétration vaginale. La plupan des préservatifs sont déjé lubrifiés. Mais oest souvent insuflisam. De plus. si l'acte sexuel dLu'c un peu. il est utile d‘ajouter du lubrifiant (Sci: 3. l‘extre'mite' de la capote. soit :1 Fentree de l' orifice). Certaines personnes estiment ameliorer leurs sensations en placant une goutte de lubrifiam sur l’extre'rn. i1e' de la verge avant d‘enfiler le preservatif. ll faut alors mettre rres peu de lubri- r fiant. sinon la capote risque de glisser lors des va-et-vient. Enfin. les produits gr-as doivem absolulnent étre évités vase- line. creme cosmétique ou solaire. huile. beurre abiment le latex et le rendent poreux. BREVE Le Japon est le pays qui consomme. *g[obalement par habitnnt. ie plus de préservatifs par an. Cela tient essentiellemem au fair qu’il est utilise par 70% des couples. Protégez—vous. Sortez couvert Surcontamination Avoir une sexualité protégée avec utilisation du préservatif est depuis longtemps conseillé aux personncs séropositivcs, afin d’agg1-aver l’infccl'ion en étant contaminé d’éviter le rkque Pévolution the par d’autrcs VIH que ceux dont on est soit meme porteur ( su rcontamination). La realité de ce risque n'avait. auparavani. été demon- tree que chez les chimpanzés. Elle vient de l‘etre chez un home: i] etaii séropositif asymptomatique depuis plus de huit ans. avec un etat de santé stable. sans traitemem. En i998. ii a w son nombre de T4 baisser et sa charge virale s'e'lever rapidemem. Le VIH dont cel homme est devenu porreur £1 cene epoque n'es1 plus le meme que cclui qu'il avait dans les annees precedentes (les chercheurs on! pu l‘é1udier sur des tubes de sang congclés qui avaicnt ete conserves). En revanche. cc nouveau VIH est tres proche de celui d'un partenaire seropositif de (.5! homme. avec qui il avait eu des rappons non proteges. Et il est re'sista. nt 2 de nombreux medicaments . ' sperme, vih et contamination La contamination par voie sexualle rests le mode de contagion par le VIH le plus frequent. Le sperme est le principal vehicule de ces contaminalions. Chez les individus non-traites Ia presence du vims VIH dans le liquide seminal est mise an evidence dans plus de 80% des cas et les cellules de leur spemie sont infectees dans environ 50% des cas. Leur spemle n’est pas en contact direct avec la circulation sanguine, il exists une barriére materielle entre eux. De ce fail la charge virale (nombre de particules virales contenues dans un échan- tillon) des deux cotes de la baniére peut varier de maniere plus ou moins indépendante. Toulefois des études ont montré quil existe un lien indéniable enire la diminution de la charge virale dans le sang et dans Ie spenne chez des malades sous traitement, meme si la charge virale sanguine diminue plus vite. La difference de cette diminution est tres variable selon les individus. Certains patients qui ont une charge virale dans le sang indétectable depuis plus d'un an, peuvent toujours avoir une charge virale detectable dans le sperme et par consequent etre contaminants, Outre la pre- senoe du vinrs dans le sperme, d‘autres cellules qui s'y trouvent peuvent etre infectees. oonsliluant également un risque de contami- nation. Dans tous les cas l'usage d'un preservatif (féminin ou mas- culin) est la seule protection contra la transmission du virus. Prolocoic - mai-juin 2002 srnruounnnnz -, ... ..1.. ;u. l gm . 19
  17. 17. IJELLCS 3&3! p| '$1:' aux Em: Géfuaux dc 1’Associal: im Franfiix Solidalité-Sid: quisesmncnusaranstes l"e: 3 iuillex 2002, sous le meme K9341! ¢2_tmi¢¢maIu. ' Nord- Sud, m€. m¢t: mnba1!» P: ndantda1xjoun's¢nviron,200 P-'i-fi1't= 'Pams du mend: axtiex: exacts, de la solxhrné Nerd/ Sud, pcmuimls _<kh= :nEe: ai: u-. in'smoa'aIif‘: 0.1! alum: & la d’mw$aay' ¢5lFIit: b|ca: xtt-aiinnurnsde l’in£? mh1iVl'! -ldanslapzys 5'-|5|Id. Ive¢tmeparlia'pacim 3CfiVB dc l’A. LCS aux LLCS in Sofiiciaws 2.002 C Norm association a égaluncnt éu‘: rcptésaléc dans le village assodzxif organisé ‘a l’occ. -man du festival saidays 2002 L. - stand dc | ’associau'oi-t. «: nuci-e4 man décoré 1: la marocune. gain: an goudm dc nos amis de Ski: Info Service, a run- porté un immcnsc succés. Les nos out été aocueillis avec the’ 5 la rnenflxc, pétiscries nxaxoama ct manages an hamé. Plnsicurs «mam on: ézé éiablis zvu: ' la aunes associanbns teprcs: nmcs' ’ éla inaniftstan’ ‘on. Dthman Mellouk BREVES CHINE : Les experts médicaux chinois om estimé. en l".1n 3000. : 'I plus dc 600.000 les personnes infcctées par le VIH. Un chiffre qui nc cessc d’: iugmenter de 60 £1 70% chaque zmnée. BOT W. ~§NA : Le Botswana est le pays au monde dom le taux de seroprévalcnce est le plus élevé. ancignant 35.8%. -‘FRI UE D SUD : 60'/ as des prisonniers sud-africains sont séropnsitifs. scion un magistrat sud-africain. ETATS-UNIS : Les le combat Ami-SIDA. sénateurs nméricains entrant SI DA-SOLIDARITE dans Prochaine campagne mondiale 2002 - 2003 contre le SIDA Lu pmchuine campagne. cuordunnée par ()NL’SlD. —. traitera cet automne d’un théme aussi universel que la VIH/ Sida : les stisgnlarisatiuns ct discrimination: qui lui sont liées. Lhuquc Jnnc: _' ; ur: *.cu; :it- znondiule wntr: .: 'it; ; , i: : n<: nc: an dpl<. ‘f'. ’‘iC‘l'E ; : _: ..-. ; ~. 'll"l(. ‘ VHUIS text: cumpagne ‘.15: .4 —: :;: r: les situations propiuss J u ; ;I'HT1|n21[l0n : 'X .2 £1 *'['. l:’l‘l'l2J . . aion lies .111 SID, -4.. cas I3gn1£1lZS£lIlt. ‘Y‘23 4‘HVl'. '-'l[ NUT LICS , 2: uinzs gr-mm: 1'. irventuti«m <cuv: ':| c. rcprnduiacnt ‘t>LlC. '€ tum: dc pouvoir. mu: . nourrissunt dc Fitiiuuxt: souuic. 2.4 discrimination est Tztapc 3ul«C1.| '1[C. suppuyunt ‘ur Jlc: préjuges sugrnatisunts. pa: "in: distinction Fonda: sur 1: iizllul scrologique présume ou reci is in personnc. uric action :5: commjse ou omisc. un: presu- tion denies. La discrimination cntraine une uiolattor. des . ii-nits humains ct cane violation acc. -oi: la vulmérabiiité {Lint juridique que social: its «ndi» vidus discriminés. at cart: K‘-K‘ nérabilité noun-it 0 son mu. ’ 65 situations dc s: i~__vrmr: s:1ti0n. - Cgfie cmfipagnc t.1C‘eT3li nous permettre dc rétléciiir sur les moyens tic éuttcr gontre la stigrriatisation. ctfct secondairr: social par cxctllcnc J6 '11 rn. '1L'. tdic. Comment i‘Edcntificr. comment Euttcr cnntrc. zmuvcr des réponscs ciincrétcs :1 165 meme en -IIUVTL’, “ _ ‘1,‘_‘. .;_. ... . 'n"”'ll ‘| liIH‘! ‘ “Illl"HlilA" :00: 20
  18. 18. Allo-Info-Sida: L'ALCS lance une ligne téléphonique spécialisée V| HIsida L'6couta et Passistance au liléphone : un mode cI’action cfiicace et ' pour réduire la vulnrénbilita. soutenir at prendre on charge les personnee atlieintes. Adapté a une société dans laquelle les tabous culturels autour des questions liées au scare at a la sexualité restent forts. ce service semble avoir ouvert une voie essen- tielle vers des services de prevention qui seraient, au- trement, restés inaccessibles a un large public. Des 1989, l'Association marocaine de Lutte Contre le Sida (ALCS) a mis en place une permanence télephonique. assuree par des bénévoles for- rnés a l’écoute. Malgré Yinvestissement considerable de ces demiers. cc dispositif qui reste encore a | ’état embryonnaire mente d‘étre développé pour répondre a une demande du public YOUJOUTS plus importante. constatée a Poccasion d'e'véne- ments médiatisés (‘l" decem- bre, campagnes de presse, reportages télévises ou radio- phoniques). En effet. jusqu'acejour_ la permanence téléphonique marocaine s’est trouvee confrontée a une multitude d‘obstacles - faiblesse de Pinfrastructure et du nombre d'abonnés au telephone, infrastructure modifiée récemment par l’explosion du celiulaire et le développement massif des teléboutiques (centres d'appeIs publics). - absence de numéro natio- nal unique et gratuii. - faiblesse des moyens financiers de Vassociation pour assurer le développe ment du dispositif (l'ALcS a concentré ses moyens essentiellernent sur des actions de proximité), - quasi absence de cam- pagne de communication grand public, relayant le numérc d’appel, - tum-over et lassitude des bénévoles suppcsant, a temre, une professionna- lisation du service. - absence de plate-forme télephonique concentree en un lieu unique, perrnet- tant une plus grande opti- misation des moyens. .. Face a ce constat, l'ALCS a recherche auprés des par- tenaires internationaux, principalernent Sida info Service, une aide concrete en vue de renforcer et développer son dispositif téléphonique existant. Le projet. mene COl'ljOll'- ternent par les deux associa- tions. consistera a rnettre a la disposition de l’ensemble de la population n-iarocaine un servi- ce d’écoute. d'inforn1ation et de soutien anonyme et couvrant la -totalité du territoire national Ce dispositif devra répondre a toutes les de- rnandes. provenant notamment des jeunes. portant sur la transmission, la prevention. la prise en charge des malades et, plus genéralement sur une in- formation relative au VIH et aux problemes de societé qu'iI sou- leve et orienter les appelants vers les structures sanitaires et sociales de proximité. Ce service d’ecoute par- ticipera a une meilleure prise en compte des besoins d'intorrria- tion. d'orientation et de soutien des populations concernées el s'inscr'it dans une strategic de reduction de la vulnérabilité des jeunes ct/ ou des populations confrontées au plus Qfand risque d'infection au VIH. Afin de lever l'obstacle du cout de l'appel au Marco. l'ALCs, avec le soutien de Maroc Télécom. a prévu la mise en place d'une ligne azur avec un seul numéro. au lieu de onze aczuellement. accessible de l’ensei-nbie du temtoire ma- rocain au prix d'une communi- cation locale (que! que soit le lieu de l'appel). La ligne fonctionnerarl de 9 a 21 heures. et ce, tres prochainernent. Scandale : des participants a la conference inter-nationale sur Ie Sida de Barcelona privés de visas Alors que Barcelona accueillait. du 7 au ‘.2 juillet la 14"“ Conference intemationale sur le SlDA, de nomoreux participants - pour ia plupan boursiers en provenance de pays en développement — ont vu leurs demandes cie visa refusées. Joan Tallada. porte parole de Red 2002, qui coordonnait la participation des ONG espe- gnoles a la Conference. s‘esl indigné: «A quoi ca sen de soutenir financierernent une Conference puis dempécher les gens d'y participer '7 » 2 samedi 28 juillet - Paris Rassemblemenl des families maghrebines et afncaines « sohdaires pour survivre au SIDA », organise par l'associa- tion Migrants contre le SIDA SIDA-8OI. lDAE£l'| "! —Jum-ruillet zoo: 4

×