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Sida Solidarité Magazine N°5

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Sida Solidarité Magazine
Bulletin d'information de l'ALCS
Février-Mars 2002

Published in: Healthcare
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Sida Solidarité Magazine N°5

  1. 1. ALCS i a3«§e§f§?5°” Lh, _,,1L ms . ‘ 1,= .~~, ~¢ 1e sida « Sommaire Editorial 1 Communiqué dc l’ALCS EDITORIAL E""’“5 Couuumqué DE UASSOCLATION MARocJuNE DE 2 — 6 Tu berculosc et Vlll Sida Lu'rrE Comm: LE SIDA 10 — I I Recherche vaccinalc Acluulilé _ 7 Le Magrheb: Femmes at A la suite do I emulsion :1 un tourlstoarteint d infection nVIH Sida (valrpago 12 : I Prntvsbflall de IAUJ3 u-Prll. Illmmlchj Pr Hakima Himmich , . . PALCS demand: 9 L “LCS 3 GM" l‘appllcaflnn dos recamrnandaflons, Said Adbabi Kan'Lmin' I2 Expulsion d'un Espagnol. pmteshnion do | ‘ALCS Pr. 1-Iakjma Himmich 12 Les accords dc Bangui respecmousos dos drofls dos porsonnes, adoptéos par los Mlnlstéros do Ia Justice at de la Santé lots du sémlnalro orxanlsé par l'ALcS on ocmhre 1599, Dussier du mom‘ LIALCS demand‘ 4 Sir]: or monde carcéral ac Mwstéw d‘ Ia Jusflm qua soient anfltées tuules mesures nécessalres D Ch I: ' . 5 Sim er Prisons r H M" pour qua do talks decisions no solent plus prises, Dr J Amar _ 6 OMDH zdr-nits cu milicu Lhmsday mde . at I“. came”. ' an Mlnlstoro I: S: o do verifier sl la personno rocondulta a la inmflore Des bréves n'a pas été tradultoonlusfleealasulto d'un non respect du secret profosslonnol Des infammmms gé"émleS' par les médaolns on charge do no paflem. Man croixés. L'ALcs salsl los Assoclaflons mamcalnos dos drofl: do l'Hommo pour qu'el| esla soudennent dons lo combat Rédwm Bcmdmc Lapolmc‘ Ros: pour In respect dos dmlts des porsonnes vlvant am: !o‘VIH/ SIDA . x,(_-, ,i. ; mrquc‘ Mmmd 54.1.5. dons notro pays, quollo qua solt sa nauonallh. Misc an page B, Lapoiule. Documcntnuon RM Marque. Ilnnruaruv €ItIa. .€nlIrlII'"fi N "5
  2. 2. TUBERCULOSE Er VIH/ SIDA UBERCULOSE Er VIH. « COUPLE MAuDrr u I suivant Pcxpression du professeux jacqucs Chréticn qui fziszit remarquet, dés la début dc I‘e'pide'mie du Side, la fréquencc étonnzmmenx élevée des cas de tuberculose chez Ies malades arteints du Sida, mais aussi chcz les séropositifs n’ayant jarnais développé d'infect: ion oppor- runistc. Le rims de Fimmuuodéficience humaine 2 pour parlicularité fondzuneutalc dc délruire préfe'- rcndellement une population dc globules blancs, appelés lympho— cytes CD4, cellules pam-u" les plus actives dans la défcnse contra Pinfection tubercuieuse. On comprcnd donc pourquoi Ies maladcs du Sida, ayant uu faible taux de CD4 développaient volontiers une tuberculose. .. Pour les patients séropositifs n’ayant pas touiouzs un net abaissement du nombre de CD4, ce son: has profondes ct précoces alterations fonctionncllcs de ces cellulcs dc l’irrimunité qui rendent compte de la fréquence de la tubercuiose. .. Les présentadons cliniqucs de la ruberculosc chcz les suiets sculement séroposirifs étaient idantiques £1 celles de la population nou infectée . par le VIH. Par connre Ies formcs cliniques de ruberculose sur'e— nant chez lcs maladcs zu stade Sida étaient profondément diffé- rentcs, plus graves, multifocalcs ou dc localisatjons rares. .. Le professcur Chrétienl at-air remarqué qu’un nombre élevé dc maladcs infectés par le VIH évoluaienr rapidemem vcrs 1: Sid: aprés le début dc la tuber- culose. Mainlcnanl nous savons pourquoi: le bacille de la tubcrculose (BK) est respon— sable d’une importante multi- plication du VIE ct d’une diminution relative des CD4. La fréqueuce de la tuberculose dans la population infcctéc par la VIH est bicn évidemment reliée 54 la fréquencc dc la tuberculose au sein de la co| .iecti'ilC'1ocalc. .. Si, pour no sujet non infecté par le VIH, le risque do {site une tubetculose aprés une rencontre avcc le BK est de 10% sur toute la durée d’uue vie, pour un suiet infecté par 10 VIH le risque de déclencher une tubcrculose: est de 10" r- pat on Ainsi l’inl‘ech'on par le VIE favorise Péclosion d’une tuberculose et la tuberculase favorise Pétat d’infection lateute in celle de Sida. Transcr'mxasr- Sud - automne 2001 " (Extrahs) La tuberculose Chaque année B millions de persoljmes dans le monde développent une lubercuiose. Dans Ies pays du liers monde la luberculose représenlerail Ia preniére cause de nrorlalilé panni les versonnes infeclées par it VIH, el les lonnes les plus fréquenles dans ces pays soul les iomies puknonalres. La plupart du temps les signes clinlques sorn lres evocateurs car Ie diagnostic esl généralemenl posé 3 des stadesavancés. Signescfiniques Aucun des sympnfimes suivants n‘es1 spécilique de la tubemulose: sis doivenl lire évoquer la mdadie. is peuvenl aussi correspondro a darnres affections. Tome loux inexpliquée persislam plus de 15 jours doil laire We! suspecter une tuberculose. Le diagnostic est dautanl plus probable qua cells toux est accompagnée de fiévm, meme peu elevee. d‘ama‘grissement. de fatigue croissants. de sueurs noclumes, do pert: dappefit et plus tadivernerrl do crachals sanglants. En as do luberculose non pulmonaire vi y a, habilnellemenl une fiévre et une a| téra~ lion de rerar générai, associées a difié~ renls signos suivant ies organes touches Modes do Ir-ansmission La lransnission s‘efleclue par vole aérienne. c'est a tire par la respiration au contact pmche d'une personne comagieuse afieinie de luberculose pulrnondre ou laryngée. ll n'y a aucun risque a pariager les objels de la vie couranie (vaisselle. lingo. ..) avec une personne aieime de lubemulose. Evulufion de la maladio _ La plupat des tubenculoses evoluent lrés lavorablernanl Iorsque le trailaernem est bien suivi. Les signes généraux (fatigue, liévre. ..) cornrnonoenl a s'améfiorer dés Ies premiers jours du uaiternent La loux disparall progressivernent La conlagiosité diminue trés Iapidernenl dés le lroisiéme jour de tranernenl. pour disparailre habituellemeni enlre le loéme elle lsémejours. Le pmnoslic est moins bun IOTSQIJE le lrailement est insmuré lardivement en cas d'5lieinte neurologique ou de résislance 3 plusieurs antibiofiques prescrfls (tubemr lose mullirésistanle) El c'es( lorsque ion intenorrpt lion precocemenl son irone- menl que l'on risque de développer une luberculose mullirésislanle el de la lransmelire. Traifemenf Le lra_itemen‘L qui associe plu- sieurs aniibiofiques, est le plus souvent débuté A fhbphal, mais ii peul élre suivi tfemblée a domicile si fetal du maiade le perrnet el si la prévenliun de la ' contamination do ientourape peul élre assuree, Les mécicaments ooivent are pris a jeun et simullanemenl afm d'etre bien absorbes L‘oub1i d’une prise de medicament n'est pas trés grave el ii esl lnulile de doubler Ia prise suivann II no laui surtoul pas interrompre plusieurs jours de taitemenl sans avis rnécfical. On nsqueran alors de devenir intolérant 2': cerlains modicamenls. e1 sunnui do pmvoquer une lubertuiose mulfirésislanlr-2, beaucoup plus aifficile a In-liar. ‘ I-uibpnoefil . |DA. Co| .lDARl'I'E—i'r'vrier - mm 2002 2
  3. 3. La participation frangaise dans la lune contre le VIH/ SIDA 4.000 femmes méurent du Slda chaque jour. Les responsables politiques frangais se rendent camplices de leur men. Depuis pres de cinq ans, les responsables polmques frangais iiennenl un discours sans ambiguilé sur la nécessrlé de donner accés aux médicaments centre is Srda aux malades des pays en développerneni. Dans les falls, pourtanl, la polmque frangaise esi en lolale contradic- tion avec les discours polrtiques, qu'il s'agisse -de flnancement, de l’alde au développemenl, de la lune conlre Ie Sida ou de Paccés aux iraiiemenis dans les pays pauvres En 199?, de relour de la Xéme Conference Internationale sur le Sida en Ainque (CISMA), la France langail le FSTI (Fonds do Solldarité Thérapeutiquo Interna- tional) desuné 2 pennettre Faccés aux traiiernents conire le Srda, el nolammanl aux antirétrovirauxi dans les pays en développernenl. Cependant. les montams dérisoires alloués 3 ca fonds par le gouvememenl (quelques (5 mil- lions d'euros en 4 ans) sont res- ponsables de Plncapacité de la France .5 mobiliser Ia partici- pation d'autres gouvemements at flnanceurs, ainsi que le nombre lnsignifianl de programmes mus an place et donc de malades soignés (5 programmes, donl deux seule- menl concernent l'accés aux ami- réiroviraux is proprement paner). En juin 2001. la France a railfié aux Nalions Unles un engagement solennel é entreren guerre centre I’ épidémre du Slda. qui. selon l'0NU_ represenie une menace sans précédenl pour la sécunié lntemaironale. Les besorns pour agir om éié estrmes é plus de 12 milliards d'euros par an. Pour auiani la France s’es'l contenlée d'une promesse de contribution de 50 millions d'euros par an, sur 3 ans (Une contribution deux fols moms importanle pour 2002 que celle d'un petit pays comme I'lrlande. Au]ourd'hui, sur les 36 millions de personnes atteinies par le VlHlSlDA dans les pays qui ne bénéficient pas d’une bonna accessibilité aux médicarnenis, environ 10 millions son! dans un état de santé qui nécessite une mise sous trithérapie immediate. Seulos 200.000 de ces parson- nes soni: sous antiréuoviraux. i)". ipr‘cs Ac1l'p-Paris - Exiraiis rlu coniniuniqur‘: do press: -08/03/002 L’infection in VIH en Afrique : évolution du taux de prévalence chez l’adulte La lutte contra lc Sida rm NIGER Le president Mamadou Tandja, convaincu que la bonne simté deg populations a inscril dLl programme inlantile, la lune contre le paludisme et, sunnul le Sida. C’ rlu programme Sida au sein de son cabinet presidentiel. unaids 1999 pauvreié ne sauruit remler durablemenl sans une cles prioxités la réducfion de 1:1 mortalilé est ainsi qu’il a nommé un conseiller chargé lumtc Snir — 7 I‘; -ma. -1 2(IIr. ‘. < | -mull BIDA-80UDARTlE—l'a'~vn. ~r nulr-20112 3
  4. 4. Les dossiers du mois Ie monde carcéral — les droits de l’homme Sida el monde carcéral Chacun sait qu‘il y o dans les prisons des consommoleurs de drogues, des gcris, des lesbiennes et des inolividus qui s‘identlfienl comme hétérosexuels mois qui se livrgant £1 des octivités homo- sexuelles. Ces individus comptent pormi les plus morginalisés el les plus délovorisés de la sociéié: l'lncorcéro‘lior1 occroil leur mcrrginolisotion. . "' En s‘odonnont a des cctivltés non sécuritcrires plusieurs délenus risquent de contocter le VIH : on pourroit dirninuer considéroblement Ie risque el lo propagation du vkus du Sido, oinsi que de Fhépotite B et C por | 'odoption d'un certain nombfe de mesures visonl 6: circonscrire le probléme. - L’accessibili‘té aux préservatils Les prallques sexuelles en milieu ccrcérol sont tréquenles, surtoul homosexuelles. tovorisotil ainsi lo propagation des v'rus. Certoins étoblissements onl rendu Voccés cu préservatil facile. dans des endroits discrets de l‘infirmen'e, sons que les prévenus aient ‘o faire de demande expresse au personnel médicol ou pora—médico| . - la Iéduction des risque: chez les usagers de drogues lncarcérés L'usoge de drogues o pris une czrnpleur considerable dans la société contemporcine. do fall de Pillégalité de certoines substances et de la détinquance qui est souvent ossociée éi Fusage de drogues — en particulier celui de l‘héroTne et de to cocaine —, représente un motif direct ou indirect extrérnemenl tréquent d'in<: arcératIon. ‘ L'usoge de seringues non stérilisées chez les détenus toxicomones séroposilifs, cinsi que les instmments pour iotouages fovorisent to transmission des infections virales. nolomment Phépotile B et C. Des seringues a usage unique ou la stérilisotion par eau de jovel pure lors déchcrnges de seringues usogées peuventréduirele risque de propagation. - Accés aux traitements de substitution L'accés aux substituts de drogues pures représente une alternative aux problémes de loxicornanies en milieu corcérol. initianl ainsi le sevrcgendes délenus. I Le dépislage VIH et les actions do senslbilisation en milieu carcéral Tout détenu. oyont des cornporternents G risque. peut bénéficier d‘un dépistage du VIH qui est gratuil et anonyme. Quel Que soil Ie résullat. le détenu doll en étre informé et celo orolernent: pas de résultats sur papier en prison ofin d‘évlter les éventueiles pression des codélenus. voir des surveillants, pour que soil monlré le résultal. Les personnes incorcérées sont souvent en situation de gronde précarité (‘J rexlérieur et n'ont donc pos. en sortont. lorcément accés 6 Plntormolion d'ox'J Fimportonce des compagnes de sensibillsotion sur les modes de transmission el les moyens de prévention du Sidc. Docleur CHERKAOI ll, médecin rn miliru curr: r‘: ral~ml2d¢‘cIn do CIDAG . &l F ondarion de réinsertion desjeunes délenus Aprés sa visit: ‘a la maison d‘an'ét d'0u. l<acl1a 2‘: Casablanc: L le Souvcrain a dacidé de créer une Fondation pour la réinsenion des détcnus ct d_es pcnsionnaires des centres do sauvegardc de Vcnfance. Lots du premier corrscil d‘admi- nistration dc cert: institution, dont Sa Majcsté a présidé les u-avaux le 14 janvier 2002, le Souverain a rappelé que la misc on place de cette fondation, qu'il a tcnu é placer sous sa présidcnce effective, traduisnit la volonté royals dc garantir, dans leur plénitude. les droits de ses fidéles sujets, y compris des détenus. C| 'l'. ‘D| NF. ~ levrivr ‘Z002 - (‘XU‘u| l. 4*-M séminaire européen sur la VIH et les hépatltes en prison. Il est 2 souligner, é l'lssu de ce colloque, Ia disparité entre les différents pays d'Europe quant a la prise en charge de I'infeccion a VIH et des hépatltes en prison. Dispanté qui tient notamment au systéme dbrganisation des solns en prison. Il ressort de Ces entretiens que la prévention en milieu oanséral « se heurte a la question de la tcrxicomanie et de la sacualité en prison, qui rests un sujet politi- quement mbou pour chacune des nations, mis 5 part les projets pilotes, notamment d’échange de seringues présenté par Ie service rnéditzl de la prison de Pamplona (Espagne du Nord) mettant en évidence, comme cela avalt déja été Ie cas pour le programme suisse, que la crdinte de volr la senngue utzilisée comme arrne contre le personnel pénltentjaire n'étalt pas fondé » lfunrizs E. .lll. F, wnlrrulirv Z00! um-oounnmlz — (mm - mm 2002 4
  5. 5. Le 28 octobre 19§9 YALCS. en collaboration avec le Minister. -e de la Justice et le Mjnistére de la aanté 3 organieé un séminaire des magistrate, ii fin d’étudier Ia problématique du SIDA an MAROC SIDA ct PRISONS communication du Doctouv Jawad Amar Le Sida est une preoccupation majeure en milieu carcéral avec deux conditions tavorables a sa propaga- tion: homosexualité, toxicairianie. L'homosexualiie en milieu carcéral est une situation de Tait notoire niée pair de nombreuses autontés péniten— tiaires. Au Maroc elle n’est pas quantifiée. mais bien réelle. séance de coounseilling, étre strictement confidentiel. presciii par un médecin et iarriais par une auiorité juridique. Le laboratoire ne doit communiquer le résultat qu'au médedn prescripteur. Le résuliat doil toujours étre annoncé par le médedn. ll ne devra étre tail aucune enquéie aulour du cas. Su/ ‘van! /es direz1ives de / ‘OMS ; Le dépisiage systématique de | ’infe: tion 3 VlH chez les détenus est contraire é l'éthique. Les inionnations concernanl | 'étai de santé et Ie traitement medical des délenus soni confidentielles et devraient étre consignées dans un dossier seulement accessible au personnel de sanié. Le statut sérologique du détenu ne devrait jamais oonner lieu é une communication de routine a | ‘adminisIra1ion pénilentiaiie. VIH en milieu carcéral au Maroc 72 cas cumulés pour 50.000 individus (octobre 1999) répar! /rian nationalirés ; lncarcérés 6, libérations amicipées 8, Marocains 32. i libérations en fin de peirie 40, Espagnols 26, libérations provisoires l. Frangais 6, translerts 4, ltalien 4, evasion 1, Algérien 1.Alleiriand 1. décés 9. Autrichien l. Belge I. acquitlemenis 3. Selon l’OMS l‘exiension des program- mes nationaux de Lune contre le Sida dOl[ étre étendue aux prisons et la lune doit s'y aniculer autour de 3 axes : Education, Prevention, Soins. Déplstage du VIII dans les prisons Ce test doit éire volomaire. aprés une information totale et precise du détenu. ll doil étre précédé el suivi d'une L'Isolcment des sérnposlflfs En milieu carcéral l'isolernenl est injustifié: il entraine une double exclusion et n'est qu’une fausse sécurlié. Cependani il peut étre nécessaire. pendant des péiiodes limnées et pour des raisons médicales, si le détenu infecté par le VlH soutfre d'une tuberculose pulmonaire au siade infeclieux. Un isolement protecteur, et volontaire- men! accepté, peut-étre demandé pour les détenus que le Sida pn've de leurs défensa immunitaires. Ces decisions ne doivent étre prises que pour des ialsons médlcales at ne doivent pas étre inlluencées par ladministration pénitentlaire. Présenatlts Moyen sifir de préverition mais irés peu utilisé en milieu carcéral et paifois source de violence. flecommandat/ ans Encourager Paménageinent de parloirs intimes. Prévenir la sexualiié non conseritie en améliorant la separation des détenus selon lcur age. Veiller A l'intimité des détenus en réarnénageant certains espaces : toilettes, dnuchesi Réduire | ‘oisiveté des detenus par la formation professionnelle. Lutter conire la surpopulation carcerale (18000 nouvelles places son! nécessaires). Développer at systématiser les campagnes de sensibllisatlon. Assurer l’acces aux soins aux déienus ayant une infection a VIH. N'uiiliser que du matériel .51 usage unique dans les infinneries des pnsons. DECLARATION UNIVERSELLE DES DOl'l'S DE L’HOMME préambule Considérant que la recqnnaissance de la dignilé inhérente :3 tous les membres de In famille humaine et de leurs droits égaux et inilliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice ct de la paix dans la monde.
  6. 6. Droit aux soins qles personnes incaxcérées En milieu carceral le médecin se doit de prescrire aux personnes incarcérees, tout bilan, examen, lraitemenl comme ll le ferait en milieu libre. Les medicaments prescrils sont délivres graluilemenl. Si cela est nécessaire, le médecin doit intervenir afin que la délivranoe du lraitemenl se fasse sans que le personnel de smveillanoe ou les autres détenus puissent identifier le medicament dispense. De méme les consultations spécialisées. assurées par les médecins de prison, doivent etre organisées pour éviter qu’on ne puisse identifier les personnes suivies pour rinieclion 3 VIH. Les examens qui ne peuvent étre exécutés en prison doivent élre effectués en milieu hospilalier, sous esoorte par mesure do sécuritél Risques de camaminafion durant 1'in. ca. rcéxa: ion Les conditions d’hygiéne sonl loin d’étre parfaites en milieu caroéral, notamment dans les élablissements les plus vélusles. La surpopulation dans certaines prisons n'anange rien. ll convienl donc d'étre parliculierement vigilant sur les mesures ordlnaires de prevention dans la vie quotidienne. Plus complexes sont les questions relatives 5: la sexualité, sujet labou en milieu carceral, tanl pour les detenus que pour le personnel de surveillance. La sexualilé enlre délenus exisle, librernenl oonsentie ou sous la oonhainte. Tout détenu victims de viol ou de tout acte sexuel impose doit pouvoir demander a voir un médecin et étre isolé. Cependanl les survaillanls ferment généralement les yeux quand les viols ont lieu en celluie. Ahmed Etldibi L'0M DH (Organisation Marocaine des Droits dc l’Homme) s’insurge contre la situation précaire de ces droits en milieu carcéral au Maroc l'OMDH dénonce regression sexuelle sur mineur 3 la prison de khénifra : l'OMDH s'insunJe oontre oe viol acoompagné de latouage de phrases obscénes el humiliantes sur le corps de la victime. Elle rappelie que ladministralion locale de la prison a tail preuve do complicité avec les violeurs et ce en taisant les ialts, puis en faisant pression sur la vicfime et en relusant d‘enquéter sur iesfails. Elle rappelle les circonstances suspectes de lagnession. d'abord qu'un mineur de 19 ans, condamné 5'1 trois ans de prison. soil place dans la meme cellule que deux détenus condamnés a de longues peines, ersuite | 'usage des comprimés pour droguer la victime é son insu. Elle souligne la situation precaire des Droits de l‘Homme dans les prisons marocaines: surnombre, mauvals traitements. insuffisanoe au niveau de la riorirriture. de lhygiéne, de la prise en charge sanitaire, dignité et droits des détenus baioués et usurpés, absence de mécanismes de controle prévus par la lot. L'OMDH exlge le transport de la vicfirne é l’irr‘2pital pour cemer les prejudices qu'eIle a sum, recevoir ie suivi medical qui s’impose tant physique que psychique; son transfert darts un lieu de detention proche de sa tamille; renlame d'une procedure judiciaire pour determiner les conditions de regression, l'ouverture d'une enquéle pour déterrniner les conditions dintroduction des compri- més utilisés par les agresseurs ; l'appfrcation de la léglslation organisant les prisons; lapplication du oontenu des arlicles de loi instaurant leoontrole des prisons par les Comllés Provinciaux. et ce pour éviter les infractionsauxloisetauxdroitsdes détenus. .. D‘Iar(: : DEMAIN du 16 au 22 lévrier La tubercu1ose lsuile) L2 prevention do cliaozin repose sur: - Le dépistago at la mise en route prrécoc: des tnitrementx antitubomuloux at un bon auivi des tnitunent: proscrits pour les personnes attuimns. - Ln matures de préventlon décrites oi-dessus. - L: vacdnztion des onfarrt: par BCG. Co vaooin les protege des formes les plus graves de la malaria. mais no contéra pas une protection absolue. - Une alimentation sufiisante at équilibrée, sans abus important d'alcool. - Un traitement prévantif pour les personnes sémpositives. ayant une reaction I la tubercullne positive. - ll est enfin déconseillé aux penonnos sémpositivu de travailler dans les services do pneumoiogie. et les services de maladies infectieuses. Ahmrrrl Eddibi en bref 1 es trai tements Una nouvelle proiéine iclentiliée. nommée HP68 est indispensable 5 l'as. semblage de VIH 51 la membrane avant sa sortie: l'identifir: ation dc HF68 devrail pennettre de développcr des mécficaments qui stoppent l’lnteraction deia protéine HP68 avec d'autres protéincs. ct donc de stopper la production dc VlH. Telu 09/01/02 D5 cherdweurs onl idenlifié sur des cellules présenlatrices cfantigénes, deux récepteurs qii agissent comme un irein sur la réponse immunitairc. On pourrait envisager dc réduire leur expression afin de renlorcer is délenses contre les cellules infectées par le VlH. Quoridien du mttdccin-Crips La chloroquine, médioarnent antipaludéen inhibe la produdion de Pantigéne viral P24. Dr Andréa Savarino Ecol» do Médecine do l'Université do Turin Crips 31/01/U2 unA4so| .n‘An¢1:-ravrisr-muszooz 8
  7. 7. it. .. La précarité de ceux qui sont le plus exposes a l'infection 2 VlH constitue la problématique qui oblige les responsables a prendre des dispositions capables de remédier 2 co sujet. ll s'agit de la pauvreté, la roxicomanie, I'Immi’grau'on, les prisons, Ia situation de la femme dans les régions oi) elle ne peut résister aux abus des hommes. Cet état de chose nécessite l’adoption d'une politique bien définie, qui consiste en la reconnaissance sociale de cer- -tains handicaps, é éviter les préjugés et :31 atténuer la crimi- nalisation de certains actes. La politique pénale doit prendre en consideration les aspects sociaux des groupes les plus exposes au danger, du fait de la dignité, ctu principe de la solidarité et de la sensibilisatlon des gens sur leur res- ponsabilité. De méme il faut éviter la coercition_ la detention ou ta mise en quarantaine, vu que le respect de la personne est au—dessus de route const'démlion, .. » Mailre Alain r| o|la Témoignage d'un détenu récemment libéré rr les prostitués » «A leur arrivée, les gardiens les repérerit et passent des accords avec aux. Puts ils vous les proposerzl dans le lieu de votre choix. Ils ant des prénoms fémintm: xont muqitillés. Les rencontres se passent généra- Iemerit entre midi er deux heurex ou entre dix sept heures at dix neufheures. Uri dérenu jeune er beau est autornatiquement paus- xé d lu prostitution Tour / es moyens son! bans pour l’y encourager . ' chantage, coup monté. etc . . » Citadine —02/200i par E. Trabelsi - Le: visiicuses rle prison - exu-ail 3 MARS. JOURNEE DE LA FEMME Femmes et SIDA: LA VULNERABILITE mas MAGHREBINES II it a environ dix ans, une personne BIIEHIE dinfecuon 5 VIH sur sept étaii: une fernme, aujourrfhui on compte une femme sur trois. El: sur cinq des lemma vivant avec le VIH, quatre sont afrimines. Si, dans les premiers années oe Vépidémie, les femms magnrébines _serribla‘ient pert touchées, ce n’5t plus le as aujourd'hui. Cat ainsl qu'en Algéne 28% des as sent des femmes, et qu'au Matoc la poumenmge da femmes at passé de 8% en 1988 3 36°/ u en 2001. Le principal facteur de risque dinfeciion a VIH chez les femma maghréains at repraente par le rnariage aver: un hornme séropositif. Parrni les femmes suivies au Maroc pour infection 2‘: VIH 65% ont éué contaminées par leur man, 64% sent sans profession (conne 43% cftiommes), elles sent an moyenne plus jeunes de 10 ans par rapport aux homma et 57% sent: analphabétes. Le cas de Myriam contamtnee par son marl et qui découvre sa séroposltivlné a rage de 25 ans, rllusue oes oonnées (voir Sida Solidarile novemhre- décembre - Sida flu teminin -) Au Maghreb, nombreuses sont les temrns analphabétes et sans profa- sion. Ca l'ernrri<= .s praentent une grande vulnéribilité au VIH qui Inu- ctie, partout dans le monde, en pnorité celles 6: ceux qui souffrent d'un deficit Statulaire. Les facreurs de vulnéiabilité da fernms maghrébines sont, comme pour ooutes les femma, a la fois physiologlques, sociocuinirels et économiques aver: des spécificités pour cette réglon. D’un point de vue physiologique la uansmission de l'homme a la femme at deux fois plus effective que de la femme a Yhomme La préence d’infec« tions sexuellement txansmissibles est un iacrieur de risque supplranentalre, d‘autant plus qu’el| es sont ditfidla é diagnosriquer chez Ia femrne. L’environnement sociocultural maghre'~ bin, la legislation qui fait des femmes des mlneures é vk, Féduation qui leur appiend la subordination et la soumlssiori é | 'homme, leur dépendance émnomique ne leur laissent que pa: de droits. De nombneuses femmes oonsclenres de Ylnfidéité oe leur époux et du nsque qu‘dIe comporte pour ells ne peuvent Varprimer é leur marl parce qubnnepariepasdeosdiossfiet surtnut par peur d'étre répudiée ou oe le voir prendre d'autres épousa oomme l'y autonse la lol. Pour is memes lalsons, dans un couple ou la femme, séionégative, at infonnée de la séroposldvlté de son marl, elle ne peut lul imposer le prservatif. La stigmatisation des femmes s'e. st manifstée au Maroc des 1986, date oi‘: un seul as de SIDA avait été diagnostique’ au Maroc, cbez un hot-nme. Un quotrdlen é gmnd triage avait . ,iblie' en gros litre a en premiere page que les, prosflmées atteintes de SIDA avaient été bnilées a la foire de Casablanca ! La responsabiltré du SIDA, oeoze maléoiction de Dieu, ne pouvait venir que da femmes at plus pamcullerernent de celles qui on: quite le omit Chemin. Malgré l‘absence de sratjstiques ofridella, it at certain que la prustiuitiori ocnipe une place importance dans mums les villes et dans de nombreux VIHBQ6. it y a la prostitiition de luxe mais il y a surtout as mllliers oe femmes, dont beauooup de mixes de familla, 3 qui Vanalphabézisme, le chomage, le divorce, une grossase hors manage, n'ont Ialssé. d'autra mavens de survle que la Pl_0Stl'b. ltJ0n. Une enqué-tie, menee par I’ALCS aupres des prostimées oe milieu populaire a Casablanca, a que 47% sent: d§ méres de famille divonzées, veuves ou, plus iarerrienr meres céllbatalres. 73% on! rarement ou jarnais des iapporis protégs par le préservaof. Lorsque le praervatif at utilisé, Cat 5 la demande du ctieit Les raisons de la non ur: il'i9o'on du preserved! est pour 41% d’entre elies le sentimait oe ne pasém-: expo9éesau$DAet, pour les auues, la cralnte de s'exposer 3 ds reactions violenra. En matiére de prevention 5 VIH, des aoions sont lT'ifl‘léES dans les uois pays clu Maghreb, mais jusqu‘a prfient auuin n’a mené de rzmpagnes nationals faisant appel a la télévision, qui est le méclia le plus lmponant dans ct: domain: El: comblai mane, des tzmpagns de prevention seralent menées, etles ne poun-alent éue vralment aficaos sans Ie chariganerrt de notre starut social. La tum: pour ce ctiangemait est d’ailleurs inseparable de la lune pour la démocraue dans nos Pays’ Professcur Hakuna Himmich Communication du 8 mars 2002. Main'e de Paris - France nnualiollrl-bivrinr-mnvrm 1
  8. 8. Antennas ALCS Adresse 17, boulevard Al Masira Al Khadm Essaouira 369, avenue Al Ma eb Al Arabia Ecole Fatima El Fihria, me do Marrakoch — qum-tier indusnicl Téléphone IIJIIZTIC4-I770 92234142-4243 044411572 Moluiis Délégtion ti la Jeunesse ct aux Sports Oujda Hépilal Farabi — Dr Afqir Rabat 93 A Amal - 14, Yacoub El Mzuisour 18, rue Al Qaid — route Sldi Wassel Rue Sidi Bouabib - 80 lotissement Igiider, avenue Alla. l Al Fassi I44 30 I5 I! 055 51 I5 I4 050 70 4! 32 037 ID 05 40 044 I5 07 55 030 I3 33 33 H6 ital Moktar Soussi ~ Dr Benyahya Taroudant 068 i35341-04lI5fl27I Solution des mots cruises Dfécedenu Horizontalement a. Prénom — Risqué. b. Division adminisualivc en Turquic — De mémc A de Villiexs en est Fauleur. c. Teimisman lou- jours contestant. d. La syphilis en est une — Symbol: dc Peuropium — Cachés. c. Flcuvc en France - Arazi at Alami jouent sur lui. f. Un xitc sexual an Cameroon - Composé organique. gi Haiti, Haifa sans fin — Conlesle. ll. Ecrirures symboliques. i. Le cloponc en est un. j Voi. r :5 Londres — Riviére de la république démocmlique du Congo. Verticalemenl l. Bien connue des volomaires — Cassium. 2. SigJc V Rendu plus légcr. 3, Relatif £1 Félat. 4. Symbolc dc Factinium ~ Coulumcs. 5. Se rappone 5‘: la topographic — L’un des symplémes dc la tubcrculose chez les anglais. 6. Apaisé — Lcltre grecquc. 7. Le premier navigateur sans téie. Glace au nord. 8. Ouvrier spécialisé — Pour lutoyer » Féle religjeuse 9‘ Relatif an plomb. 10. En matiére de. .. - Perturbations biologiques at physiques - ' Mots croisc: do And El Hakim / mchzino PK Ahmed Eddihi Tétouan Avenue Med Daoud, Touabel Soufla flés mosquée Bad: | "3' '7 47 77 I Au CAMEROUN : DI-: s PLUMES CONTRE LE SIDA, UNE lNl'T1A11VE DONT POURR. -.n' S‘lNSPlRER LE MAROC our atlirer les inlernaules sur le sile or Sida Cameroun 2-. site d'intorrnalions praliques sur Ie Sida _ au Cameroun, un conoours de nouvelles est organise, ouven :3 lous les jeunes franoophones. at Le projet sbrganise auteur de ce site I, explique l'une des initiatrices du conoours, Béalrice Bonny, joumalisle camerounalse. «Notre idée était de (réer un site conIe~ nant des informalions sur Ie Sida au Cameroun, un sire pralique regroupant un forum, les adresses des / ieux oi‘: I’on lraile Ie Sida, des informations sur les droits er les devoirs des sidéens, des lémoi— gnages‘. lntemel est un média en expansion maié les gens doivent avoir des besoins précis pour s'y connecter et nous pensions que la conoours Iitréraire serait un ban appét pour les amener é aller sur ce site. ‘» CRIFS llr- do France * fijarivier 2002 siolmoumumt - W-vrltr » mars 2002 B
  9. 9. ‘viral. l’AR’1‘I()IPg’I‘I(); ‘‘ ma r. '.= i. (3S A IJATELIXGR ma GOR 133E Communication de Said Adnani Kadmmiri, coordrnateur de la prise en diarge psydiosocrale, responsabie de la formation en education thémpeuhque du VIH. L'objectif prindpal du programme est d'adapl: er et de rrettre at asuvre, dans le service des maladies infeciieuses de l'H6pitaI Ibn Rochd de Casablanca, un programme denseignement lhérapeuiique pour i’er-rsemble des patients porteurs du VIH et pour- suivant un oaitement ani; irétro- Cet enseignement a un double objectif pédagogique : 1. Objectif de connaissanoes et competences: Connaissance de la maladie, de ses modes de transmission, de sa surveillance, connaissance de médiraments anliréboviraux et de la gestion du baitement, constitution et utilisation d'un planning mérapeutique. 2. Objecpfs tfattitudes : Apprendre a mieux faire lace aux situaoons spécrfiques de la vie courante d'un patient porteur du VIH. Ce programme consiste donc ‘a ameliorer Vobservance du hatte- ment antirétmvirai en arnenant les patients a étre eux memes les acteurs de leurs trartemenis et a leur permettre de gerer au mieux les événements de la vie quotzidienne qu’ils peuvent rencontrer et qui pourraient faire obstacle is une bonne observance. L‘impact du programme au-dela de ses objectifs énoncés. Du oobé des prscripoeurs : De l’avls unanlme des prescripteurs Ie programme d'éducaoon a reduii: leur charge de travail. Le programme permet de détecter de maniére précoce les efiets secondaires. Le programme a réduli: les abandons de baitement et les pertesdevue. - La baisse de lautomedication, par le fail: que les patients viennent plus spontanement consulter des Vapparition des symptomes. — Le programme a améliore la quaiité du suivi du sorn. - Le programme permei: aux soignants dinvestir 5 long tenne dans le soin et le suivi deleurs pairienls. . Le programme a améiioré la communication entre les voiontaira de l'ALCS et les soignants. Du cébé des patients eux- , méms : - Le programme représente pour les patients un space d'eooute et de dialogue. Le programme est pour eux un lieu d'information et de connaissance légltimée sur Ilnfection, Ia maiadie et les traitemenls. Le programme a modifié leurs representations de I’h6pital en leur pennetlanl de l'appri- voiser. Le programme at percu com- me leur ayanl: permis d’avoir un meiileur acces a | 'hépilal. ~ Au total, le programme constitue, pour les patients, un lieu dinformation, d‘apprent1's~ sage, de soutien et de dialogue avec d'autres patients. Du ofité de l'Al. CS: Le programme recoupe Ia mission de piaidoyer et de lobbying de l’AL(3 auprés des instances inter» naijonales et de lindustrle pharma- ceutique pour obtenir | 'acces aux soins el: aux traitements antiretro- viraux dans les pays a rssources limitées. II a aussi fédéré les medecins et les non-médecins dans le service. Le programme a donné un sens et une reallté aux actions de PALS, qui se sent partie prenante el: interiocutrice active dans la débais mondiaux sur les traitements et Yobservance. Ceiul-ci permet a i’AL(3 de démontrer la faisabilité des traite— ments antirétroviraux dans les pays a ressources limiizées, sl on ajoute au iraitement medical une dimension associative et éducative. Conclusion L'éducation ttiérapeutique est llnvestissement ie plus sur pour une bonne observance. Alelir-r de Glllfir‘ (Senegal) 200] BREVE Sénégal Dans une des regions les plus concemées par cette couiume. 140 villages renoncent officiellement a la praiique de l’excision, Un Iundi de féte inhabituel é Essaouira pour les volontaires de | 'antenne ALCS qui onl sacrifiéce trorsiéme iour de l'aid a la réflexion ei a l’e'vaiuation_ Rappcl de l’éthique, bilan d’activrtés (P. P.F. . Cidag, affiches, milieu scolaire, milieux profcssionnels), evocation des objectifs des actions, flottille de l’espoir om occupé la matinee. Reprise du travail apres un couscous convivial, avec la simulation d’une seance de prevention auprés de Lrois publics cibles, puis anonymement, critiques positives auiant que negatives sur l’antenne ALCS d’Essaouira, suivies dc l’analyse de celles—ci. Pour rer-miner, d’un. ‘commun accord les volontaires ont decide’ cle renouveler cette joumee dc reilexion tous les premiers dimanclics dll mois. ' i sins-aounanns — février - mars 2002 9
  10. 10. le point sur la recherche vaccinale Lors du congres sur les vaccrns. qui s'est lenu a Philadelphia du S au 8 septembre 200i , deux écoles se sont affrontées : L’une considére qu‘i| faut tester dés aujourd'hui un vaccin qui ne proiégerait que 30% des personnes vaccinées — un vaccin qui n'empécheralt pas la contamination mais déclencherait une réponse immunitaire permeltant de vivre avec le VlH -. L'autre veut attendre la mise au point d'un vaccin tres elficace, avani de le propager I3 grands echelle. Aids Vaccine 2001 a rassernblé 500 chercheurs pour la deuxiérne édition d'une oonférence consacrée aux vaccins prophylactiques et the- rapeutiques dans la maladie VIH. Ii y a, sans doute, plusieurs raisons 3 cela 2 - L’urgence absoiue qu'il y a a intensifier les efi'orts de recherche sur le vaccin dans le contexte d'une épidémie hors cle contréle. - Des resuilats encourageanls d'un certain nombre d'essais de phase I-II et la posslbllité dinduire une immunité pro- tectrice dans le modéle singe. - Le peu de place habitual- lemenl: laissé aux débas sur le vaccin dans les grandes conferences internationales. - L’évo| ub'on des mentalites acceptant maintenant l'idée que ie vaccin de premiere génération qui pourrait étre mis a disposition dans les années 2010/2015 ne serait pas nécessairernent un vaccin induisant une protection com- plete contre | ’infection, mais induisant chez les personns vaccines cles réponses im- munitaires qui leur perinat- taient de se comporter comme des «long-term non progressors » et de gagner de nom-breuses années dans un parcours asymptomatique et libre d'anti-rétroviraux. - La mobilisation de l’industrie qui a longtemps hésité s s’en- gager dans ces programmes. - Le défi sera également, a terme, celui de pouvoir effectivement vacciner les populations qui en auront le plus besoin dans le monde. 'l'run. scr: ni: rs= :~ Sui] IT - 2~E()i)2 En matlére de vaccin lescherclreurs sont coufmntés aux caiactéristiques du VIH, virus Indulsant une infection chronique, qui renderrt les méihodes traditionnelles vacolnaies inopérarrles. [ll existe de trés nombreuses sortes de VIH: VlHl et VlH2. ct DaI'l'lii le VIHI on compte des dizarnes de virus légeremenl diiférents: on parle de souclie. de type. de sous-type, etc). - Un vaccin constitué de Vlll a la vimlenoc aflénuée exposerait an risque d’intégration du materiel genetique viral au genome on sofa! vaociné. - Un vaccin lait tie VIH inactive présente le risque d'une présenoe résiduelle de materiel génétique et de l'enzyme qui assure sa repli- cation. deux cnmposarrts out pounaienl induire non pas la pro- tection rrrais bien la oarrtaminalzion de la personne vaocirrée. On a, dans un premiertemps, utilisé Ie pouvoir vaccinarrl dc certaines prntélnes naturailement presumes sur Penveloppe du VIH. .. Mais si oelles-ci Induisaient bien des antioorps capables de neutrallser le virus, ces protéines n'éIaienI elficaces que oontre oertaines souclres de Vlll, ce demier mutant de matiére contjnuelle et déiouam oe type de protection immunitalre. A nartlr de 1995 une vole de recherche s'ouvrit sur les lymphocytes 1' cytotoxiques qui élirninerrl les agents étrangers patliogénes presents a l'intérieur dos oellules de lorganisme. On parie ici rfimmunité oellulaire que les ctrercheurs terrtent rle sirnuler. .. Difiérentes stratéges sorrl a l'étude a partir de vaccins combines induisant une reponse cellulaire et une immunité humorale. .. Tenant cornote du fait que la contamination est aujounfhui asso- ciée a des pratiques hétémsexuelles. des iravaux originaux francais sous l‘églde de l'ANRS sont en cours, visant a induire une immunité au niveau des muqueuses génitales et anales 3 parlir de vaocins d'un nouveau genre qui seraient adrninistrés par vole rectale, vaginaie on nasale. Jean Yves , '. l' journalisti- II n’est pas impossible que le vaccin préventif contre le VIH/ Sida voit le jour plutét que nous ne le pensions. 1] s'aglrait d'un vaccin de premiere generation qui n'emp’e dieralt pas |1nfect: ion, mais confe- rerait aux personnes vaccinées qui s’infecteraient un statut virologique et immunologique de type de celul observé chez les « non-progres- seurs a long terme » ilichcl Kazarchine tlirr‘-L'lPur (i9 l'. genct> . at'ronale do Rl‘Che‘I’Chr‘ sur le Sida Un vaccin préventif, sur, ellicace el abordable contre le VlH est. a long terme, notre meilleur espoir de jugular Pépidémie mondiaie. Pourtant ce serait une erreur de penser que la mise au point d'un tel vaccin sera facile et rapide on que ce vaccin, une fois ciisponible, remplacera toutes ces mesures de prevention. .. ll serait illusoire de croire qu'un vaccin pourra etre développé sans la participation active des pays et des communaulés touchées, car ils sont un maillon essentiel. Les chercheurs s’ef1or- cent de comprendre le type r: l‘immunité qu‘un vaccin devrait déclenchgr pour protéger un indlvidu de l'irrfection«a VIH. . , A partir "tie ces recher- clies, l‘industrie pharmaceuti- que met an point des or vaccins candidats» qui sont essayés sur des volontaires humains séronégatils. .. sron-soumume - lfwric-r - mm ; :irrr-,1 10
  11. 11. Les premiers essais vaccinaux A grande échelle ont été lancés en 1998 aux Etats ' Unis et en 1999 en Thailande. Ces essais impliquent la parti- cipation de 8.000 volontaires sains 3 qui l'on administre | 'un ou l’autre des deux types de proteines gp 20 - protéine située sur l'enveloppe du virus - selon les souches qui sont courantes dans les deux pays. .. La misc an point des vacclns n'est pas seulement cornpliquée par Ie non; -are de sous—types viraux en circula- tion. mais par la grande diver- sité des populations humaines qui doivent étre protégées at dont Ia constitution génétique et les voies d'exposition au virus sont tres variables. Nous cievrons donc inévltablement essayer diflérents sous-types de virus au cours d‘essais vac- cinaux multiples organises dans les pays nantis comme dans les pays en développement. .. Ce qu‘il faut maintenant. c'est iaire en sorte que les pays qui ont un urgent besoin de vaccin participent a l’ef1orl mondial afin d'assurer qu'un vaccin correspondant a leurs besoins sera mis au point. Rapport mamiial sur Tizpidemie a '1H/ Sida ONUSIDA juin 2000 Les vaccins pour personnes séropositives ne pemiettent pas d'éliminer le VlH. Mais on espére qu'ils amelionéronl les neponses ou sysléme immuniiaire pour Iui permettre de mieux contrfiier liniection. Les prepara- lions vaocinales sont les memes que chez les seronegatlfs. Des essais uni actuellement lieu chez des personnes sous lraiie rnent anti-VIH qui lonciionne bien. Aprés plusieurs injections de vaccin. on propose un arrét du Irailement anii—VIH : on voit assez rapidemeni sl le sysléme im munltaire parvient on non ‘a contréler la charge virale. Rernaids dézmbre 2001 ACTUALITE La Fondarion mondiale pour la recherche en la prévenrion clu SIDA. dirrgee par le Profeeseur Luc Montagnier et l'insxiiur de virologie humaine du Profeeeeur Robert. Gallo vont coordonner leurs recher- ches au sein d'un organisme commun. Des projets de vaccins, spécifiques A chaque mode de transmission du VIH, sont en cours d'étude et leront 1'01:-jet d'essais cliniques. notamment en Afrique. Quotidien du mitdecin CRIPS Actualiré du 18 au 24 lcvrier 02 Des essals i: i'inoculation, chez | 'homme, d'un vaccin 5 base d'acide désoxyribonucléique (ADN) conrre le virus de l'im' muno déiicience humains (VIH). respgnsable du Sida. om montré des résultats encourageants. a annoncé, lo 26 [évrieri un chercheur du groupe pharma- ceutique américam Merck. CRIPS L’espoir susciré par un nouveau vaccin contre le virus du Sida se confirme. mais il faudra encore plusieurs années pour savoir si cetre solution peut proléger de la pandemic. “A c9 Slade. le vaccin parail déclencher la méme réponse du systems immunitaire chez l'homme que chez les singes nouvellumeni immunisérs. bien que les volontaires n'aicni pas éié confrorilés it l'exposition cruciale du virus VIH-" Pluto: que d'un vaccin preventii. il s'agira probablemem d'un stimulant des défenses immunitaires qui main" tiendra le virus is un niveau indétectable dans le sang pendant plusieurs annéee. voirc louie la vie du patient ». a expliqué Emilio Emini. directeur du programme de recherche chez Merck. inlervenant mardi lors de la 9”” Conference annuelie cle Seattle sur le retrovirus. CRIPS Aclualile r. Iu 25/O2 au D3/03/O2 SIS et ALCS, une cooperation encourageante L'Associaiion Sida Info Service souhalie développer. des cette année. un prniet de cooperation au bénéllce de l‘ALCS. Cetie cooperation conslstera en un translert de savoir-iaine au Maroc, (pays ou la situation épidémiologique esi préoccupanie. I) La réussite de ce proiet souienu par la Maine de Paris a nauteur tie 45.700 euros (environ 457.000 Dh) ne réussira que si le public marocain est sufirsammeni sensibilisé par les medias. Cetie action rte cooperation a un programme rfaciions sur 2 ans (2002/2004). L‘assistance au telephone s‘est riéja révélée eflicace pour réduire la vulnéraollité. dans ie plus strict monyrnal, soutenlr el prendre en charge les personnas atteintes. Cette assistance ouvrira une voie esseniielle vers une prevention qui seraii. autrernent. restée inaccessible 3 un large public. Au Maroc, des 1989. l'ALCS a mis en place une pennanenoe télépho nique assurée par des bénévoles tonnes a l’écoute. Mais l‘invesiis- sement de ce dispositii, contronté ‘a plusieurs obstacles. resie encore'a I'état ernbryonnatre et mérite d‘étre développé pour repondre a une demande plus imponante du public. D'IpréI Au)ourd'hui le Muuc 21 léirrier 2002 — Fndvn Benaouda IDA-IOUDAIIIIE — iévner A mm 2002 1.1
  12. 12. expulsion d’un Espagnol atteint du SIDA profestation de l’aIcs Une dépéche tie la MAP du 16 janvier (briévement rapportée par 2M dans son joumal de 20 heures du lendemain) a apprls ‘a Vopinion publique qu'un touriste espagnol ~ dont la dépéclie a divulgué le mm at Page ~ a été expulsé du Maroc le 13 janvier apres qu'il eut révélé 3 lhépitd El ldnssi de Kénitra - on it avail été ‘ conduit 3 la suite d'un malaise sun/ enu alors qu'il se dirigeail dans un taxi vets Kélama - qu'lI était atteint du VlH. La dépéche de la MAP a precise que l‘expulsion de ce tourisle a été ordonnée par le procureur du Roi du tribunal de Kénitra. L'ALCS condamne cette expulsion scandaieuse el tient a rappeier aux responsables marocains concemés : - que si Ilnlectlon a Vii-i de ce tourisle a été divulguée par le personnel medical de lhopital, ie secret medical a été vioté et cette violation doit étre poursuivie et sanctionnée a la tols par le conseil de l‘Ordre des medecins et par la justice pénale ; - que Iinfection é VIH n’étant pas une infraction pénale. le parquet n‘avait pas a intervenir dans le cas de celte personne el encore moins 3 ordonner son expulsion, qui apparait dans ces conditions comme un abus d'autorité pur et simple; - que l‘ALCS. ayanl été échaudée par les innombrabies démélés que des personnes atteintes par le VlH ont eu avec la police et la justice marocaines, a organise en octobre 1999. en partenarlat avec les ministeres de la Justice et de la Santé. un séminaire de sensibilisation de la magistrature aux problémes soulevés par cette infection, séminaire auquel ont partlcipé 130 magislrats dont des presidents de Cour ; - que les recommandations de ce séminaire ont été adoplées sans le moindre pmbléme par les ministéres de la Justice et de la Santé. car elles sinscrivalent dans la poiilique du Manx; dans ce domaine. caractérisée par le respect des regles posées par l'0MS, ce qui lul a toujours assure une bonne reputation a ce sujet ; o que texpulsion du touriste espagnol de notre pays, outre qu'e| |e traduil une méconnaissance grossiére tie notre tradition d'hospita| ité et de sa politique touristique, conslitue une violation maniteste des droits de I'Homme et, partant, une regression; - que side telles pratiques ne sont pas détinitivement bannies, leur logique conduira inexorablement les responsabies mamcains a n'admettne sur leur sol que les étrangers présentant a leur entree au Maroc un certlficat de non infection par les maladies contagieuses. piece méoriquement exigée par la Moudawana des candidats au manage et out a été dénoncée par Ie sérninaire d‘octobre 1999 comme contralre aux droits de la personne et scientiliquernent trompeuse : - que les responsables marocains ne doivent pas oublier que Ie Maroc ayant conclu un accord tfassoclatlon avec | 'union européenne, ll est lenu de respecter les droits de l'Hornrne. qui constituent un des principaux tondements de cette Union el ont empéché jusqu'a present qu'un Marocain soit expulsé par i'un quelconque des pays européens sur la seule base de son infection par ie VIH. Dans ces conditions. l'ALCS exprime son indignation centre Vexpulsion de notre hote espagnol et appelle les responsables marocains a lul presenter des excuses, a linviter é revenir dans notre pays s"rl le souhaite et a le dédomrnager des préjudicesmalériel et moral qu'il a subi. Casablanca. ii: iii ianvier 2002 - Pour l'. LCS, la prcsiilr-nte Hakima Himmich fi§3‘: ~~ l Re ort des accords de BangL_ri_ 150 organisations de la société civile burkinabé Ont riénoncé 3 Orlzmgadougou *< les accords révisés de Bangui > sur les brevets qui contpromettront Vziccés aux médicamenls saénériques pour les malades . Llll Sida atricains >>. [.95 7r<: t:nr'rl$ rie Bangui (1977) revises on l‘. "J‘3 rcgroupent ll? paj. -'2; alricrtins an sein de l'()rganisation alricaine de la pronriété intellectuelle (OAPI). lls doivent enlrer ran applica- tion le 28 fevrier orochain. Au cours d'une conference de presse le 26 iévrier Clemir>r_ les représentartts de Ces 150 organisations ont denoncé les accords de Bangui qui pre- voient. selon eux, le double- ment de la durée (les brevets. do 10 ans actuellement 3 20 ans. "Ces accords réservenl fes licences olzligaroires aux opérateurs de la région OAPI m inzerd/ ‘sent les imporratfons paralléles do médicaments. Ceue condition rend les / rl‘r. =nCe's obligaloires inexploi-_ lab/ es dans une region au nnmnriel indusrriel (res limilé » a deploré le docteur Henri Cmnoaoré de Social Alert. Crins 25/o2—o: i/03/02 Le 18 mars 2002, la professeur Hakirna Himmich sroxooun/ um: _ um. " may-«1'_’()0'_’ 12 continue sa contribution 51 la mobilisation contra l’accord de Bangui.

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