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PPT these par Yanic KENHOUNG

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L’INTÉGRATION RÉGIONALE EN AFRIQUE:
LE CAS DE L’AFRIQUE CENTRALE
(analyse des processus, enjeux et contraintes

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  1. 1. UNIVERSITÉ DE DSCHANG UNIVERSITY OF DSCHANG L’INTÉGRATION RÉGIONALE EN AFRIQUE: LE CAS DE L’AFRIQUE CENTRALE (analyse des processus, enjeux et contraintes) Yanic KENHOUNG 1 2 j a n v i e r 2 0 1 8
  2. 2. INTÉRÊT DU SUJET Contexte et justification Les théories de développement de l’Afrique ont démontré que l’intégration régionale est une voie incontournable. Y revenir en ces temps de débats sur les phénomènes qui lui sont symétriques tels que la décentralisation, la sécession et le fédéralisme, constitue une opportunité heuristique non négligeable. L’intégration régionale en Afrique Centrale est devenue un moyen et un enjeu pour l’insertion des acteurs étatiques et transnationaux dans le jeu international.
  3. 3. Quels sont les processus, les enjeux et les contraintes qui structurent la construction de l’intégration régionale en Afrique Centrale par les acteurs étatiques et transnationaux? PROBLÉMATIQUE
  4. 4. HYPOTHÈSE DE RECHERCHE En Afrique Centrale, les acteurs étatiques et transnationaux procèdent de diverses manières à la construction/reconstruction de l’intégration régionale. Ces acteurs sont motivés par divers enjeux. Cependant, leurs jeux sont structurés par plusieurs contraintes qui compromettent en partie l’efficacité de leurs actions et interactions.
  5. 5. CADRE THÉORIQUE Le multilatéralisme Le constructivisme L’interaction stratégique  Le transnationalisme
  6. 6.  Le multilatéralisme, qui postule que les rapports inter-étatiques peuvent aussi être régis par la rationalité, nous a permis de démontrer pourquoi les acteurs de l’intégration régionale sont emprunts de rationalité et la saisissent comme une opportunité.  Le constructivisme, qui cherche à conceptualiser les comportements des acteurs et la nature des relations entre les structures et les acteurs, nous a aidés à analyser les processus de construction de l’intégration régionale en mettant en exergue les identités et les intérêts des acteurs.  L’interaction stratégique, conçue par CROZIER et FRIEDBERG comme l’instrument essentiel de l’analyse du comportement de l’acteur dans l’action organisée, nous a permis de comprendre que les acteurs de la construction de l’intégration régionale sont inscrits dans un jeu d’échanges gagnant. Elle nous a aidés à saisir les contraintes spécifiques que font peser sur la capacité d’action, de développement et de changement de ladite intégration.  À travers le transnationalisme qui postule une interdépendance complexe et asymétrique des acteurs de la société internationale, nous avons montré que l’intensification des transactions et le degré élevé de communications entre les peuples et les États sont à l’origine du développement en Afrique Centrale de la dynamique transnationale d’intégration régionale. Aussi, il nous a aidés à placer ladite intégration au centre des représentations cognitives, des identités, des croyances et des pratiques des peuples-frontières.
  7. 7. DEMARCHE MÉTHODOLOGIQUE 1- Méthodes de collecte des données L’analyse documentaire L’entretien L’observation participante 2- Méthodes d’analyse des données récoltées L’analyse des textes L’analyse de contenu
  8. 8.  Documents dans plusieurs bibliothèques et centres de documentation tant au Cameroun qu’à l’étranger. (la bibliothèque doctorale de la Faculté des Sciences Juridique et Politique de l’Université de Dschang, dans les bibliothèques de l’Institut des Relations Internationales du Cameroun, des Universités de Yaoundé I et II, de la Fondation Paul ANGO ELA, de la représentation de la Commission de la CEMAC à Yaoundé, dans les centres de documentation de l’Union Africaine à Addis Abeba et de la CEEAC à Libreville, à l’Institut Français du Cameroun à Yaoundé et à la direction de l’information et des archives du Ministère des Relations Extérieures du Cameroun).  Entretiens avec les responsables en charge des questions d’intégration régionale. (ambassades des pays d’Afrique Centrale présentes à Yaoundé, les responsables de la Sous- Direction Afrique Centrale du Ministère des Relations Extérieures du Cameroun, les responsables de la représentation de la commission de la CEMAC à Yaoundé, certains responsables de la Direction Générale de la Coopération et de l’Intégration Régionale du Ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire du Cameroun et les responsables de la Direction de l’Intégration Régionale du Ministère des affaires étrangères de la République Centrafricaine). Autorités frontalières et certains peuples- frontières d’Afrique Centrale.  Nous avons observé de près en séjournant aux frontières, les modes de vie de certains de ces peuples-frontières comme les Ntoumou, les Mbembé et les Gbaya.
  9. 9. PREMIÈRE PARTIE : LES PROCESSUS DE CONSTRUCTION/RECONSTRUCTION DE L’INTÉGRATION RÉGIONALE EN AFRIQUE CENTRALE : ENTRE INTERÉTATISME ET TRANSNATIONALISME • Cette partie met en exergue les deux processus qui ont cours en Afrique Centrale et qui contribuent à la construction de l’intégration régionale. Cette partie démontre comment les acteurs étatiques et transnationaux qui sont empiriques, participent à la structuration de ladite intégration.
  10. 10. CHAPITRE I : LE PROCESSUS DE CONSTRUCTION/RECONSTRUCTION DE L’INTÉGRATION RÉGIONALE PAR LES ACTEURS ÉTATIQUES Ce chapitre présente l’Afrique Centrale comme un complexe d’institutions d’intégration régionale aux réalités et à géométrie variables construit et reconstruit par les États. Il existe une symbiose entre les acteurs étatiques et les institutions. Les États contribuent à leur création par des arrangements intersubjectifs entre dirigeants, à leur structuration par l’occupation des positions dominantes au sein des institutions, à leur restructuration par l’obtention des sièges et la transformation des institutions, à leur fonctionnement par la contribution à la réalisation des objectifs et à l’assainissement de ces institutions. Ce qui conforte la vision constructiviste selon laquelle les agents sont au cœur de la construction, de l’entretien et de l’évolution des structures.
  11. 11. CHAPITRE II : LE PROCESSUS DE CONSTRUCTION/RECONSTRUCTION DE L’INTÉGRATION RÉGIONALE PAR LES ACTEURS TRANSNATIONAUXCe chapitre démontre que la dynamique transnationale de l’intégration régionale qui se construit et se reons- truit en Afrique Centrale procède d’abord de la transcendance des frontières internationales par les peuples-frontières. Elle s’appuie sur les cas des Mbémbe, des Ntoumou et des Gbaya pour décrire ce phénomène interprété par Bertrand BADIE comme la « revanche historique » des sociétés tradition-nelles sur la territorialité importée.
  12. 12. Ensuite, cette dynamique procède de la pérennisation de la conscience communautaire des peuples-frontières. Ce chapitre démontre que la réalité de la vie quotidienne se présente aux peuples-frontière d’Afrique Centrale comme un monde intersubjectif adossé à la fois sur la continuité socioculturelle, linguistique et économique.
  13. 13.  Enfin, ce chapitre démontre aussi que ladite dynamique procède du double mouvement d’appropriation et d’intériorisation des aspirations des peuples par les acteurs étatiques, plus précisément à travers le marquage administratif, infrastructurel et commercial des régions frontières, et la transposition des aspirations des peuples-frontières par la prise en compte et l’implication du peuple dans le processus décisionnel au sein des organisations d’intégration régionale.
  14. 14. Cette dynamique présente les peuples-frontières comme une ressource de l’intégration par le « bas » et les met au centre de « l’intégration souple ou informelle » et de la « conscience d’une identité régionale partagée ».
  15. 15. DEUXIÈME PARTIE : LES ENJEUX ET LES CONTRAINTES STRUCTURANT LES JEUX DES ACTEURS DE L’INTÉGRATION RÉGIONALE EN AFRIQUE CENTRALE CHAPITRE III : LES ENJEUX DES ACTEURS DE LA CONSTRUCTION/RECONSTRUCTION DE L’INTÉGRATION RÉGIONALE EN AFRIQUE CENTRALE Le chapitre III relève que l’intégration régionale en Afrique Centrale est un foyer de ressources pour les États et les acteurs transnationaux. En effet, elle structure les identités et les intérêts des acteurs. Les acteurs construisent cette intégration tout en se construisant. Ce qui conforte le principe de l’ambivalence de l’engagement multilatéral posé par Guillaume DEVIN selon lequel, servir le multilatéralisme, c’est aussi s’attendre à ce qu’il puisse servir. Ce chapitre démontre comment l’intégration régionale en Afrique Centrale construit l’identité de rôle des États par la promotion des « pôles fédérateurs » d’intégration, l’identité collective par l’institution d’une culture de l’anarchie kantienne, l’identité corporative par la défense du principe de la souveraineté des États et de l’identité de type par la consécration de la démocratie et l’économie libérale. En outre, cette intégration construit les intérêts économiques et politico-stratégiques des acteurs étatiques, conforte le leadership et légitime collectivement les dirigeants, consolide les intérêts économiques, culturels et sociaux des acteurs transnationaux.
  16. 16. CHAPITRE IV : LES CONTRAINTES STRUCTURANT LES JEUX DES ACTEURS DE L’INTÉGRATION RÉGIONALE EN AFRIQUE CENTRALE Ce chapitre démontre que les acteurs étatiques et transnationaux de l’intégration régionale en Afrique Centrale font face à plusieurs contraintes. D’une part, la multipositionnalité des États, les chevauchements institutionnels, l’insuffisance des voies de communication, l’intérêt national égoïste, l’instabilité politique des États, l’inadéquation des mécanismes de financement et de recrutement de la ressource humaine, la criminalité transfrontalière organisée constituent les contraintes intrinsèques structurant les jeux des acteurs. D’autre part, le jeu trouble des partenaires financiers et les chocs exogènes sont des contraintes extrinsèques aux acteurs et qui entravent l’atteinte des objectifs de ladite intégration. Ces contraintes sont le produit du jeu social, elles sont indéterminées et contingentes. Elles placent l’Afrique Centrale soit dans les « mondes rebelles », soit « face aux conflits », soit « entre guerre et paix ».
  17. 17. Il existe bien en Afrique Centrale deux processus de construction de l’intégration régionale à savoir, le processus de construction par les acteurs étatiques et le processus de construction par les acteurs transnationaux. Ces processus sont au service des identités et des intérêts des acteurs. Les jeux des acteurs sont structurés par plusieurs contraintes qui entravent en partie l’efficacité de leurs actions et interactions. CONCLUSION/RESULTATS
  18. 18. CONCLUSION L’analyse conclut que les contraintes structurant les jeux des acteurs de l’intégration régionale en Afrique Centrale ne suffisent pas à ruiner les perspectives encourageantes et les espoirs fixés en ladite intégration. Dans une vision prospective, et à l’image du paradigme de la « turbulence » de James ROSENAU, l’analyse propose la vision d’une intégration « turbulente » de l’Afrique Centrale, c’est-à-dire le creuset de l’interétatisme et du transnationalisme. Elle suggère un ensemble de mesures visant à lever les contraintes, ce qui permettra à l’Afrique Centrale de se positionner comme un espace de sens et de puissance. Il s’agit notamment d’associer le peuple dans les initiatives d’intégration régionale, de prendre en compte leurs aspirations, de repenser les mécanismes innovants et autonomes de financement de l’intégration, d’opérationnaliser les mécanismes de paix et de sécurité, de poursuivre l’exécution du PDCT-AC, d’appliquer le critère de la compétence dans les recrutements des ressources humaines, d’instaurer la bonne gouvernance et de diversifier les économies des pays d’Afrique Centrale. Il est question aussi de pallier la multipositionalité des États et les chevauchements institutionnels par la rationalisation des structures d’intégration.
  19. 19. L’intégration régionale en Afrique Centrale est dans une dynamique ascendante, il convient de lever les tendances lourdes qui entravent ses processus, de mieux la vulgariser pour insuffler et véhiculer l’esprit communautaire que traduit le concept « d’intégration des Peuples ». Il s’agit d’inscrire l’Afrique Centrale au cœur des enjeux économiques et géopolitiques, il est question aussi de créer une osmose entre les aspirations des peuples et les initiatives étatiques, renforçant par la même occasion les acquis identitaires, la tangibilité des structures et le sentiment d’appartenance à une même communauté de destin.
  20. 20. DIFFICULTÉS RENCONTRÉES - Le refus systématique de certains responsables en charge de l’intégration régionale d’être cités nommément dans ce travail, rendant ainsi certaines sources pas toujours fiables ; - La réticence de certains responsables des organisations d’intégration et de certains fonctionnaires étatiques de se prononcer sur le sujet, parce que assimilant le chercheur à un espion ; - La sensibilité du sujet relevant du domaine réservé du Prince et faisant partie de l’option de politique étrangère des États ; - L’insécurité transfrontalière à laquelle le chercheur a été confrontée. - L’agressivité des agents de sécurité à la frontière ; - Nous avons aussi fait face au problème de langues lors des interviews; - La confidentialité de certains documents sur l’intégration régionale en Afrique Centrale ; - L’assimilation du chercheur à un immigrant clandestin à la frontière par les autorités étatiques et à un espion étatique par les peuples-frontières ; - Le refus certains peuples-frontières de se prêter aux entretiens.
  21. 21. REMERCIEMENTS

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