Etude Tinkuy 'Votre avis sur la concertation territoriale'

1,436 views

Published on

Etude réalisée en juin 2011 par Tinkuy sur la place des outils collaboratifs dans les processus de concertation menés par les collectivités territoriales.

Published in: Technology, Business
0 Comments
0 Likes
Statistics
Notes
  • Be the first to comment

  • Be the first to like this

No Downloads
Views
Total views
1,436
On SlideShare
0
From Embeds
0
Number of Embeds
261
Actions
Shares
0
Downloads
26
Comments
0
Likes
0
Embeds 0
No embeds

No notes for slide

Etude Tinkuy 'Votre avis sur la concertation territoriale'

  1. 1. Juin 2011
  2. 2. Tinkuy accompagne depuis plusieurs années ses clients dans la promotion de l’intelligencecollective via des réseaux sociaux (partage d’information, valorisation des acteurs, etc.).Résolument ancrée dans une démarche responsable (cf. www.SustainAtWork.fr,www.Tinkuy.fr), l’entreprise a cherché à mieux cerner les attentes des citoyens vis-à-vis duweb collaboratif et des territoires.L’étude qualitative menée s’est déroulée entre le 1er et le 24 juin 2011. Le questionnaire qui lasous-tendait a été soumis par différents canaux : – Téléphone – Plateforme SustainAtWork.fr – Hubs ViadeoAu total, une quinzaine de réponses significatives a été recueillie. Le profil des répondants estle suivant : Conseil (développement local, 11,8% développement durable…) 23,5% 17,6% Marketing, innovation 17,6% Collectivités et établissements publics 29,5% Associations Etudes supérieures
  3. 3. Un développement du web participatif, qui rentre dans les pratiques d’un grand nombre de particuliers , grâce notamment à l’essor des réseaux sociaux (Facebook, Twitter, etc.). Une sous-représentation de certains publics dans les modes de concertation dits traditionnels (CCQ, ateliers/débats citoyens) s’expliquant par une certaine inadéquation (manque de temps, inutilité perçue, non-connaissance). De nombreux espaces numériques d’expression (blogs, forums) sont mis en place par les collectivités, mais avec des possibilités d’interaction et de débat qui restent souvent limitées. Un besoin réciproque d’innovation citoyenne, alors que la participation tend àdevenir une norme de l’action publique.
  4. 4. OUI DANS LA QUASI-TOTALITÉ DES RÉPONSESPourquoi ? Ils permettent l’interactivité, la prise de parole, des échanges constructifs, la structuration de débats, une certaine intelligence collective ; ils représentent une source d’expression plus libre, mais aussi une mine didées fiables. Ils constituent des unités mobilisables et particulièrement fédératrices autour de domaines de compétences précis. Ils contribuent à la formation de "groupes" de citoyens acteurs, notamment à l’échelle des villes. Plusieurs remarques cependant : – Ils ne sont qu’ « une branche des processus de concertation » car les contributeurs ne représentent qu’une frange de la population. – Leur bon fonctionnement dépend de l’appropriation par les citoyens et la marge d’initiatives / d’expression qui leur est laissée. – Il existe un risque de monopolisation ou d’instrumentalisation des débats par certains acteurs, d’où la nécessité de cadrer dès le départ l’approche par une ligne éditoriale claire.
  5. 5. UNE MAJORITÉ DE « NON », QUELQUES « NE SAIS PAS »…Les raisons majeures sont : L’absence à ce jour d’une véritable réflexion globale sur le sujet. Les profils et les sensibilités des personnels et des élus influencent beaucoup la prise en compte des outils web. Le retard en matière d’utilisation des TIC : il y a peu d’appropriation des outils web basiques, et la maîtrise des outils collaboratifs reste encore plus rare. La peur de perte de contrôle sur l’information et les échanges, à laquelle s’ajoute une réticence vis- à-vis des réseaux sociaux (type Facebook). Leur force potentielle pourrait faire craindre une remise en cause des fondements de la démocratie représentative. Le manque de moyens en interne (en quantité et/ou en qualité) pour alimenter et animer ce type de réseaux. Le fait que ces outils soient perçus comme inadaptés ou non prioritaires (d’un point de vue budgétaire par exemple), dans les collectivités de taille réduite, mais pas exclusivement.
  6. 6. Ce que permettrait un outil de type réseau social : Simplifier le quotidien des habitants, favoriser leur rencontre en développant / créant du lien social. Diffuser des informations de proximité, fournir des explications sur les projets des collectivités, en matière d’aménagement par exemple. Débattre de manière constructive, recueillir des avis, laisser un espace d’expression libre aux citoyens. Favoriser le dialogue et la remontée d’informations. Faire émerger des idées / initiatives et les valoriser, faciliter le partage d’expériences sur des thèmes précis. Créer un appui (avant, pendant, après), une complémentarité par rapport aux événements de terrain organisés.
  7. 7. Les acteurs : L’échelon qui paraît le plus adapté est celui des Villes. Les citoyens ont une meilleure vision des acteurs et des enjeux à ce niveau. Ils paraissent donc plus en mesure de se saisir des problématiques. Les Communautés de communes / d’agglomération peuvent également être pertinentes, si elles sont suffisamment bien identifiées et/ou si les villes qu’elles englobent sont de taille trop réduite pour mettre en place leur propre plateforme.Les thématiques : Quotidien et « vivre ensemble » : cadre de Démocratie locale, évaluation des politiques vie, transports, santé, emploi, entraide, publiques commerce de proximité, gardes d’enfants Mise en débat de projets, préparation Aménagement urbain, avec le cas échéant d’événements, etc. une approche prospective Développement durable : Agenda 21, Plan climat territorial, etc.
  8. 8. EN FRANCE :L’Anneau citoyen valenciennois (ACV), qui permet l’échange entre citoyens au travers deforums thématiques : Associations, citoyenneté, sports, jeunesse, loisirs, etc.A Nantes, deux initiatives significatives : – Un blog dédié au développement durable et à l’action climat développé par Nantes Métropole ; – Un site prospectif mis en œuvre par l’Anru (Agence nationale de rénovation urbaine) des Pays de la Loire : Ma vi(ll)e demain, Inventons la métropole nantaise de 2030.Mon Issy.com, réseau local de débat participatif ouvert aux habitants d’Issy-les-Moulineauxsur des problématiques telles que l’économie et l’aménagement urbain.Le concept Beecitiz, dans le IVe arrondissement de Paris. Il consiste pour chaque participant àsignaler sur une carte des requêtes des problèmes dans quatre catégories principales :propreté, voirie, signalisation, éclairage.De nombreux blogs Agenda 21, plus ou moins ouverts aux contributions spontanées.Ex : Bayonne, Colombes, Courbevoie, Puteaux…Les ateliers participatifs à Bordeaux, Nanterre, Toulouse, etc.
  9. 9. Les initiatives menées par la Région Nord Pas de Calais : – Le site Participons !, lieu de débat autour des formes de la démocratie participative ; – L’appel à contributions « Trajectoires développement durable », mené en lien avec le Cerdd et relayé par le réseau des Ambassadeurs du développement durable répartis sur le territoire régional.A L’ETRANGER :L’Agenda 21 de Madrid, qui comprenait un diagnostic environnemental de la Ville et un pland’action concerté grâce à différents outils : forums, enquêtes, interviews, etc.L’expérience « Participatory Chinatown » à Chicago sous la forme d’un jeu en 3D conçu pourfaciliter la participation des habitants du quartier à l’élaboration du plan d’urbanisme. Chaquepersonne pouvait se mettre dans la peau de l’un des quinze avatars créés et se trouvaitconfrontée à des situations réelles et à des missions telles que trouver un logement ou untravail. Les choix étaient ensuite analysés.Le blog « Alcalde de Jun » (= Maire de Jun), qui est un espace d’interaction entre le Maire JoséAntonio Rodriguez Salas et ses citoyens, destiné à favoriser la « télédémocratie active » surl’ensemble des champs politiques.
  10. 10. Certaines collectivités mettent en place des initiatives allant dans le sens d’une plus grandeassociation des habitants à la vie locale, mais les possibilités d’interactions restent réduites,que ce soit entre les citoyens ou vis-à-vis des élus et des services internes.Les collectivités locales ont un vrai retard dans l’appropriation et l’utilisation des outils du webcollaboratif. Ils représentent pourtant pour elles une opportunité à saisir, dès lors qu’ils sontassociés à une stratégie de communication et bénéficient d’une ligne éditoriale claire.Les plateformes collaboratives peuvent notamment permettre aux collectivités d’encouragerla participation des citoyens, de structurer le débat, d’appuyer leurs événements de terrain,de favoriser la remontée d’informations, voire la co-construction de projets ou de politiques.Elles peuvent ouvrir la voie à une organisation de la démocratie locale différente : plusconstructive, moins descendante, et surtout mutuellement bénéfique !Cela suppose : – Une taille critique, pour s’appuyer sur un noyau dur de participants actifs – Un diagnostic et une aide pour définir les besoins propres à chaque territoire – La création et l’entretien d’une dynamique par des actions d’animation et d’élargissement du réseau.
  11. 11. Vous avez des remarques, des questions ? N’hésitez pas à nous conctacter ! Renaud Le Chatelier Franck BureauAssocié – Directeur commercial Consultant junior + 33 6 09 72 53 44 + 33 6 78 76 15 34 rlc@tinkuy.fr franck.bureau@tinkuy.fr www.Tinkuy.fr (grand public) www.SustainAtWork.fr (pro) www.Tinkuy.net (corporate)

×