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Livre Blanc - 100 #PortraitDeStartuper - Saison 2

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Retrouvez dans ce livre blanc les 100 #PortraitsDeStartuper de la saison 2, des infographies réalisées par les étudiants du MBA MCI du Pôle Universitaire Léonard de Vinci, et des contributions exclusives de la part d'experts du monde de l'innovation, du digital et des startups.

Ce livre n'aurait pas pu voir le jour sans le soutien et les contributions d'acteurs de renom dont voici la liste :
- Emmanuelle Larroque - CEO Social Builder
- Caroline Ramade - Déléguée Générale Paris Pionnières
- Eric Burdier - Co-fondateur et CEO Axeleo
- Jean-Michel Ledru - Directeur EDHEC Young Entrepreneurs
- Loïc Dosseur - Co-Directeur Général Paris&Co
- Matthieu Somekh - Directeur de l'Entrepreneuriat et de l’Innovation École Polytechnique
- Laurent Batsch - Président Université Paris Dauphine
- Aurélie Jean, PhD - CEO In Silico Veritas, LLC
- Cyril Garnier - DG SNCF Développement
- Alban Jarry - Spécialiste du numérique
- Jérémy Lamri - PDG Monkey tie et co-fondateur du Lab RH
- Olivier Mathiot - co-fondateur Price Minister et co-président France Digital
- Emmanuel Vivier - co-fondateur Hub Institute
- Guillaume Rovère - CEO AssurDeal
- Paul-François Fournier - Directeur de l’innovation et membre du COMEX BPIFrance
- Guillaume Dupont - Fondateur et Partner CapHorn Invest
- Ben Marrel - Managing Partner Breega Capital
- Bartosz Jakubowski - Business Angel EQT Venture

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Livre Blanc - 100 #PortraitDeStartuper - Saison 2

  1. 1. Livre Blanc 100 #PortraitDeStartuper – Saison 2 Les startupers sous toutes les coutures Par Sébastien Bourguignon © 2017 – sebastienbourguignon.com – Tous droits réservés - 978-2-9554467-1-3 / 9782955446713
  2. 2. 2 #PortraitDeStartuper CHAPITRE 1 – Le Livre Blanc 4 Publié avec le soutien 5 Avant-propos 6 Remerciements 7 18 Experts 8 100 Startups 9 112 Startupers 10 Introduction 11 CHAPITRE 2 – Les infographies 13 Étudiants MBA MCI Promotion 2017 14 Le monde des startups en France 16 Qui sont les startupers de #PortraitDeStartuper 17 La startupeuse – Portrait de 30 Startupeuses 18 Les secteurs d’activité des startupers 19 Les TOP des #PortraitDeStartuper 20 Quelle est la localisation des startupers ? 21 Nuage de mots clés #PortraitDeStartuper 22 Quels types de financement ? 23 Conseils et difficultés rencontrées 24 CHAPITRE 3 – Les contributions des experts 25 Social Builder – Emmanuelle Larroque 26 Paris Pionnières – Caroline Ramade 30 Axeleo – Eric Burdier 33 EDHEC Young Entrepreneurs – Jean-Michel Ledru 34 Paris&CO – Loïc Dosseur 38 Ecole Polytechnique - Matthieu Somekh 40 Université Paris Dauphine – Laurent Batsch 42 In Veritas Silico, LLC - Aurélie Jean, PhD 44 SNCF Développement – Cyril Garnier 46 Alban Jarry 48 Monkey tie – Jérémy Lamri 50 PriceMinister Rakuten – Olivier Mathiot 52 Hub Institute – Emmanuel Vivier 54 AssurDeal – Guillaume Rovère 57 BPI France – Paul-François Fournier 60 CapHorn Invet – Guillaume Dupont 62 Breega Capital – Ben Marrel 65 EQT Ventures – Bartosz Jakubowski 67 CHAPITRE 4 – Les portraits 73 Hesus – Emmanuel Cazeneuve 74 MyFeelBack – Stéphane Contrepois 76 Fractabole – Richard Nuadi 78 France Barter – Samuel Cohen 80 Souscritoo – Philippe de la Chevasnerie 83 Lunii – Maëlle Chassard 85 DigitaleBox – Vincent Moncenis 88 Myyaam – Drisse Mechiche Alami & Elisabeth Smeyesters 90 Short Edition – Christophe Sibieude 92 Axiome – Mathieu Noiville 94 The Keys – Arnaud Decherf 96 YOUR DATA Consulting – Simon Pioche 98 Captain Contrat – Philippe Wagner 100 OptiMiam – Raodath Aminou 103 Umanlife – Alexandre Plé 105 Mooky Skills – Sarah Nafaa 107 VitOnJob - Yannick Vinay 110 Squad Runner – Brice Chapignac 114 Sir Cookie – Aurélien Aubert 118 Netatmo – Fred Potter 120 Kantox – Philippe Gelis 123 Provide Up – Alexis Blanvillain 125 En Mode Up – Nicolas Antonini 127 Archive Valley – Melanie Rozencwajg 130 SociallyMap – Florent Hernandez 132 MyTroc – Célia Dulac 135 Soondy – Monika Maho 137 Thaïs – Estelle S. Andrin 139 ClozMe – Céline Brondel 141 Fluicity – Julie de Pimodan 143 Cadette – Capucine Fabié 145 dokBody – Laurène Corbière 147 LogoStudio – Camilla Masetti 150 NU! – Aude Camus 152 Carion – Marie-Pierre Desbons 154 Morning – Eric Charpentier 156 Deepki – Vincent Bryant 158 WorkUp – Anissa Bennai & Charlotte Cady 160 CompareLend – Adrien Lhabouz 162 Sharepay – David Finel 164 Winefing – Livia Gonzalves & Julie Dolon & Lisa Marie Heuty 166 TAO Services – Laurence Rimbeuf 169 WeAssur – Olivier Torres 172 ideXlab – Jean-Louis Liévin 174 Les Joyeux Recycleurs – Fabien de Castilla 176 Whask – Edouard Tzipine & Nicolas Tzipine & Jérôme Gangneux 178 WeFoot – Armand d’Harcourt 180 DigiFood – Ronald Gautruche 182 Or Du Monde – Sacha Pavan 184 Hello Artisan – François Sorbier 186 WiBulle – Charlotte Lasou 190 Barefoot Studio – Augstin van Rijckevorsel 192 Collock – Clément Sério 194 WeTask – Benjamin Schafier 196 Mobi rider – Cécile Morel 198 MyRezapp – Maëlla Degras & Romain Hilairet 200 Custom My Art – Léo Péna 203 Adopte Um Bureau – Christophe Cote 205 Le Taximètre – Fabien Conreaux 207 BeeShary – Calara Baglione & Houda Behidji 209 SOMMAIRE
  3. 3. 3 #PortraitDeStartuper M-Cador – Rodolph Vogt 212 SEAir – Richard Forest 214 Drag’n Survey – Florian Stec 216 Particeep – Steve Fogue 219 Kidsplanner – Kevin Rainfray 221 Brie et ses amis – Clarisse Teixeira 223 FailitaTrip – Amaury Trémouille 225 Linka International – Natalia Fernandez 227 SalesBuilder – Denis Chaville & Thomas Garnier 230 Meetrip – Ralph Guyot-Jeannin 233 Click & Boat – Jérémy Bismuth 235 Amundo Music Event – Luc Olivier 237 MonHotesse – Alexandre Berland 239 Lengow – Mickael Froger 241 Kyump – Louis-Gabriel de Causans 244 NovaBricks – Christophe Batilliot 246 My-Pressing – Sébastien Deslandes 249 MyWeekEndForYou - Benoit Fahy 251 AssoConnect – Arnaud de La Taille & Pierre Grateau & Sylvain Fabre 253 GOV – Pierre-Alexandre Teulié 255 Wittycircle – Olivier Hamelin 257 Wired-Beauty – Stanislas Vandier 259 Hibox – Spencer Coon 261 1Year1Book – Hubert Dalstein 263 Oulah – Franck Valayer 265 PayinTech – Bertrand Sylvestre-Boncheval 267 Muchroom – Edouard Duforest 269 Dreamquark – Nicolas Meric 271 MaSuccession – Olivier Noël 275 Wantmore.Work – David Melki 277 Care Labs – Vincent Daffourd 280 Carlili – Vincent Moindrot 283 Talentsoft – Jean-Stéphane Arcis 285 BestNounou – Marc Auroy 288 FlyOff – Clément Garrigue 290 HomeToGo – Rachel Tabellion 292 WiSEED – Stéphanie Savel 294 Smart Tribune – Jérémy Gallemard 296 CHAPITRE 5 – Et Après 298 Conclusion 299 À propos de l’auteur 300 SOMMAIRE
  4. 4. 4 CHAPITRE 1 Le Livre Blanc Par Sébastien Bourguignon Si vous jugez le livre, le livre vous juge aussi. Stephen King
  5. 5. 5 #PortraitDeStartuper Publié avec le soutien
  6. 6. 6 #PortraitDeStartuper Cela fait maintenant un peu plus de deux ans que j’ai lancé le projet #PortraitDeStartuper. De ce projet sont sortis près de 300 portraits, 280 pour être exact, 80 en 2015 pour la saison 1, 100 en 2016 pour la saison 2 et 100 à nouveau en 2017 pour la saison 3. En 2015 sortait le livre blanc #80PortraitDeStartuper qui depuis a été vu près de 500 000 fois, un vrai succès quand on sait au départ qu’il s’agissait d’une envie personnelle de mieux comprendre les réussites et les échecs des startupers, et aussi un moyen de prendre du feedback pour moi-même me lancer dans une aventure entrepreneuriale. 2017 aura aussi été l’année de la publication de mon premier livre « Portraits de startupers – édition 2017 » aux éditions Maxima. Car avec le succès du livre blanc, Maxima est venu vers moi pour me proposer de sortir ce ouvrage en librairie, ce qui est chose faite depuis le 5 janvier de cette année. Ce livre reprend un partie des portraits réalisés en 2015, une autre partie de ceux réalisés en 2016 ainsi que des contributions des experts du livre blanc et une dizaine de nouvelles contributions obtenues spécifiquement pour la version papier. Et finalement, je n’ai pas eu l’occasion de reprendre l’ensemble des portraits réalisés en 2016 à l’instar de ce qui avait été fait en 2015, c’est chose faite avec ce nouvel opus des livres blancs #PortraitDeStartuper. Vous allez ainsi pouvoir retrouver les 100 portraits de la saison 2, les 10 contributions des experts du digital, de l’innovation et des startups publiés dans le livre sorti en début d’année ainsi que quelques uns de mes textes publiés dans les derniers mois sur différents supports et relatifs aux startups et à l’entreprenariat en général. Bref un concentré de ce qu’il ne fallait pas manquer des #PortraitDeStartuper saison 2. Alors oui, vous allez me dire que la saison 3 vient de se terminer et que vous auriez voulu voir un livre blanc portant sur cette saison, je vous rassure il y aura bien un livre blanc portant sur les portraits de cette année, même si je n’ai pas encore de date à annoncer quant à sa publication, c’est encore pour le moment une autre histoire à raconter, et un autre projet. Toujours est-il que vous allez pouvoir retrouver des portraits d’entrepreneurs qui se sont déjà faits un nom connu et reconnu dans l’écosystème comme par exemple Fred Potter le patron de Netatmo un des fleurons technologiques français, ou encore celui de Stéphanie Savel Présidente du Directoire de WiSEED la célèbre plateforme française de crowdfunding. Mais vous y trouverez aussi des startupers en construction, bourrés de bonnes idées et porteurs de projets dont on parle beaucoup dans les médias comme celui de Raodath Aminou qui aide les commerces de proximité à liquider leurs surplus de stocks alimentaires et limite ainsi le gaspillage ou encore le projet de Yannick Vinay avec VitOnJob qui cherche à uberiser Pôle Emploi et se positionne comme le Blablacar de l’emploi de proximité. Ce nouveau livre blanc est donc l’occasion pour l’entrepreneur qui sommeille en vous de trouver de bonnes idées, de mieux comprendre les tenants et aboutissants qui font le succès ou l’échec de certaines entreprises, peut-être même qu’il vous permettra de trouver le courage nécessaire à vous lancer. En tout cas, une chose est sûre, ce livre blanc est le moyen pour toute personne intéressée par l’univers des startups, par l’innovation, par l’entreprenariat d’en apprendre un peu plus sur les startupers qui font le terreau de l’économie numérique de la France et qui sait de découvrir l’histoire d’un peut-être futur Google ou Facebook à la française, rien n’est moins sûr… Avant-propos
  7. 7. 7 #PortraitDeStartuper Il s’agit de mon deuxième livre blanc, et de mon troisième livre avec « Portraits de startupers – édition 2017 » publié en janvier 2017 aux éditions 2017. Et comme à chaque fois c’est une nouvelle aventure, un nouveau projet et beaucoup d’énergie et de temps consacrés pour aboutir à ce résultat. La réalisation des 100 portraits de la saison 2, les échanges avec tous les experts, les partenaires, bref sans toutes les parties-prenantes impliquées dans ce livre blanc, rien n’aurait pu se faire. #PortraitDeStartuper et ce livre blanc sont des projets collaboratifs qui prennent vie grâce à l’envie et la motivation d’une communauté d’acteurs passionnés par l’entreprenariat, pour la plupart entrepreneurs dans l’âme ou dans les faits et qui souhaitent mettre en avant un projet, une idée ou équipe en les faisant participer cette aventure. Alors pour commencer, je tiens en premier lieu à remercier ma femme et ma famille qui ont su me laisser prendre le temps nécessaire à la réalisation de ce projet et qui m’ont apporté leur soutien moral et matériel pour que ce projet puisse aboutir. Je tiens à remercier aussi tous ceux qui m’ont apporté de l’aide ou du support dans la réalisation de ce projet, aussi bien pour m’avoir ouvert leur carnet d’adresses que pour le temps qu’ils m’ont consacrés dans la construction de la démarche : Joëlle Durieux, Laure Kepes, Hélène Campourcy, Frédérique Cintrat, Caroline Ramade, Vincent Auriac, Stéphane Wojewoda, Philippe Fraysse, Eric Burdier, Gwendal Resnais, Frédéric Hatet, Alain Chabanne, Cédric Biart, Salim Joudad, Anthony Courtat, Estelle Basquin, Xavier Milin, Céline Brondel, Monika Maho, Thomas Sarragot, Laetitia Geneyton, Romain Becker, Fabien de Castilla, Clément Sério, Christophe Cote, Clara Baglione, Houda Behidji, Alexandre Berland, Camille Vézerian. Et forcément un grand merci à toutes les startupeuses et tous les startupers qui ont accepté de participer à ce projet. Enfin, un énorme merci à tous les experts du monde de l’innovation, du numérique et des startups qui ont accepté de contribuer à la préface de ce livre blanc : Loïc Dosseur, Aurélie Jean, Caroline Ramade, Paul-François Fournier, Emmanuel Vivier, Olivier Mathiot, Laurent Batsch, Emmanuelle Larroque, Guillaume Rovère, Alban Jarry, Jérémy Lamri, Matthieu Somekh, Bartosz Jakubowski, Cyril Garnier. Et un merci tout particulier à Alexandre Stopnicki Directeur pédagogique du MBA MCI du Pôle Universitaire Léonard de Vinci et surtout à ses étudiants de la promotion 2017 qui ont fait un travail extrêmement professionnel et remarquable sur les infographies que vous trouverez dans ce livre blanc et qui viendront enrichir la communication à sa sortie. Ils ont aussi travaillé sur le sourcing de certains experts et ont monté un dossier pour traiter du sujet de la viralité de la publication sur les réseaux sociaux. Après avoir travaillé avec ces jeunes pendant plusieurs semaines, je ne peux que les recommander, ils sont bourrés de talents et la formation qui leur est dispensée leurs donne les connaissance et les compétences à l’état de l’art, les armant ainsi parfaitement pour se confronter aux contextes de transformation digitale des entreprises qui vont les accueillir. Remerciements
  8. 8. 8 #PortraitDeStartuper 18 Experts
  9. 9. 9 #PortraitDeStartuper 100 Startups
  10. 10. 10 #PortraitDeStartuper 112 Startupers
  11. 11. 11 #PortraitDeStartuper Malgré un taux d’échec élevé, 90% en moyenne des startups échouent, l’engouement n’a jamais été aussi important pour l’entreprenariat et en particulier pour se lancer dans l’aventure startup. Il faut dire que le sujet est devenu majeur dans les médias, dans les entreprises et dans les écoles. La preuve en est avec la création de plus de 10 000 de startups sur les 5 dernières années. Nous sommes entrés dans une nouvelle ère depuis maintenant 2 ans, une ère qui accompagne le mouvement de la transformation digitale de notre société. Ce mouvement de fond est en train d’exploser et le paradigme du salariat traditionnel est en train de changer, tout le monde veut être un startuper ! Une partie de l’explication provient du fait que la French Tech a joué un rôle important dans la promotion faite autour des entrepreneurs et de cette nouvelle forme de vie professionnelle. Cette French Tech a fait des émules depuis sa création fin 2014. Les objectifs de cette initiative sont en passe d’être atteint, qu’il s’agisse de faire connaître l’écosystème, de le valoriser, de l’aider à se développer notamment par le financement ou encore de lui faciliter le développement à l’international, toutes les actions entreprises ont permis globalement à nos jeunes pousses de faire avancer leurs projets sous les meilleurs hospices. La France serait donc devenu le pays où il fait bon créer sa petite entreprise, cela engage a fortiori d’autant plus les français à créer la leur. Par ailleurs, les startups ayant transformé l’essai et dont la success story est érigée en exemple sont de plus en plus nombreux. Que l’on parle de Critéo, Blablacar ou encore Vente-privée, toutes ces belles entreprises sont entrées dans le cercle très fermé des licornes, ces fameuses entreprises dont la valorisation a dépassé le milliard de dollars. Ces réussites à la française médiatisées avec des patrons à leur tête tout aussi médiatisés font pousser des ailes à tous les entrepreneurs en herbe qui se disent que demain cela pourrait être eux les prochains Jean-Baptiste Rudelle, Frédéric Mazzella ou Jacques-Antoine Granjon. Le startuper est vu aujourd’hui comme un super-héros, libre de ses choix, de l’organisation de son temps, de sa manière de travailler, ou en tout cas c’est l’idée que se font tous ceux qui n’ont pas encore sauté le pas. Alors même s’il n’est pas question d’idéaliser et qu’il faut revenir à une vision plus pragmatique de la situation, la réalité est tout même celle-ci, les ambitions sont là et les conditions n’ont jamais été aussi bonnes qu’aujourd’hui. Commençons tout d’abord par la formation. En effet, que cela soit les grandes écoles de commerces ou encore les écoles d’ingénieurs, et même certaines universités, elles ont toute développé des cursus pour devenir entrepreneur. Ces mêmes institutions ont maintenant toutes un ou plusieurs incubateurs pour accompagner leurs étudiants ou leurs alumni dans le développement de leur projet. Il n’y a pas si longtemps que cela, les étudiants français n’avaient qu’une seule ambition une fois diplômé, se faire embaucher par un grand cabinet de conseil, un des fameux « big five » ou une grande entreprise française de préférence faisant partie du CAC 40. Aujourd’hui, le rêve de ces mêmes étudiants est de plus en plus de devenir un startuper, d’après une étude menée par le cabinet Universum fin 2015, ils seraient 9,3% à vouloir créer leur startup ou à vouloir travailler pour l’une d’entre elles. En parlant d’accompagnement, il n’y a jamais eu autant de possibilité de se faire accompagner dans la création de son entreprise qu’à l’heure actuelle. Les incubateurs, pépinières, accélérateurs fleurissent depuis un moment avec des offres de services complètes pour héberger et coacher une équipe dans le développement de son projet. Si on ne prend que l’exemple de Paris, il existe aujourd’hui 36 incubateurs différents des plus gros et connus comme le Numa, Paris&Co ou Paris Pionnières en passant par les structures d’incubation de grands groupes français comme le Village By CA, ceux des grandes écoles comme D-Incubator de Paris Dauphine ou l’incubateur d’HEC. Et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg, en effet il existe pléthore de structures de conseil, d’indépendants ou d'entrepreneurs qui mettent leur savoir à disposition des jeunes entrepreneurs qui en ont besoin. Introduction
  12. 12. 12 #PortraitDeStartuper Il reste tout de même un point de vigilance aujourd’hui, les difficultés qui existent concernent le financement, même si la situation n’est pas totalement noir. Par exemple, à la fin du premier semestre 2016, la France est le pays qui a reçu le plus de fonds en Europe, loin devant le Royaume-Unis et l’Allemagne. Mais un rapport remis, par le prix Nobel d’économie Jean Tirole en juillet 2016 au premier ministre relevait le manque d’attractivité de la France pour les investisseurs étrangers. Même si nous disposons d’un tissu de capital risqueurs capables d’investir dans les premiers tours de table dans le cadre d’une levée de fonds, il reste que les montants dont on parle sont de moindre importance que ceux investis par les fonds ou business angels étrangers. C’est bien là que le bât blesse. Car pour continuer leur développement et atteindre rapidement la taille critique à l’international, les startups françaises sont obligées d’aller voir ailleurs si l’herbe n’est pas plus verte, et malheureusement pour la France c’est le cas. De fait de nouvelles initiatives comme The Refiners se développent pour accélérer le développement des startupers français directement dans la Silicon Valley. Et dans ce cas il y a fort à parier qu’ils ne reviendront pas tout de suite, voir même jamais, en France. C’est ainsi que la France perd une grande partir de la valeur créée par les entreprises innovantes qu’elle n’a pas su aider à se développer à l’international. En conclusion, tous les paramètres sont présents pour qu’une nouvelle génération d’entreprises se développe en France. Il reste quelques problématiques à régler pour accélérer encore le rythme en particulier sur le financement, et là encore les pistes existent mais il ne faut pas se laisser dépasser au risque de perdre tous les bénéfices des travaux engager depuis plusieurs mois pour favoriser l’écosystème en France. Mais une chose est sûre, tout le retard accumulé depuis le début des années 2000 et l’éclatement de la bulle Internet est en train d’être rattrapé à vitesse grand V, il faut absolument garder le rythme. Nous n’en sommes bien sûr pas encore au niveau d’avancement des États-Unis mais le chemin à parcourir n’est plus aussi long que ce que ça n’a été. Et vous ? Voulez-vous aussi devenir un startuper ? Introduction
  13. 13. 13 CHAPITRE 2 Les infographies Par Sébastien Bourguignon Il est plus nécessaire d’étudier les hommes que les livres. François de La Rochefoucauld
  14. 14. 14 #PortraitDeStartuper Étudiants MBA MCI Promotion 2017 Pôle Universitaire Léonard de Vinci
  15. 15. 15 #PortraitDeStartuper Étudiants MBA MCI Promotion 2017 Pôle Universitaire Léonard de Vinci
  16. 16. 16 #PortraitDeStartuper Le monde des startups en France Par les étudiants du MBA MCI 2017 du Pôle Universitaire Léonard de Vinci
  17. 17. 17 #PortraitDeStartuper Qui sont les startupers de #PortraitDeStartuper ? Par les étudiants du MBA MCI 2017 du Pôle Universitaire Léonard de Vinci
  18. 18. 18 #PortraitDeStartuper La startupeuse – Portrait de 30 startupeuses Par les étudiants du MBA MCI 2017 du Pôle Universitaire Léonard de Vinci
  19. 19. 19 #PortraitDeStartuper Les secteurs d’activité des startupers Par les étudiants du MBA MCI 2017 du Pôle Universitaire Léonard de Vinci
  20. 20. 20 #PortraitDeStartuper Le TOP des #PortraitDeStartuper Par les étudiants du MBA MCI 2017 du Pôle Universitaire Léonard de Vinci
  21. 21. 21 #PortraitDeStartuper Quelle est la localisaton des startupers ? Par les étudiants du MBA MCI 2017 du Pôle Universitaire Léonard de Vinci
  22. 22. 22 #PortraitDeStartuper Nuage de mots clés à propos de #PortraitDeStartuper Par les étudiants du MBA MCI 2017 du Pôle Universitaire Léonard de Vinci
  23. 23. 23 #PortraitDeStartuper Quels types de financement ? Par les étudiants du MBA MCI 2017 du Pôle Universitaire Léonard de Vinci
  24. 24. 24 #PortraitDeStartuper Conseils et difficultés rencontrées Par les étudiants du MBA MCI 2017 du Pôle Universitaire Léonard de Vinci
  25. 25. 25 CHAPITRE 3 Les contributions des experts Par Sébastien Bourguignon Un expert, c'est un homme ordinaire qui donne son avis... quand il n'est pas à la maison. Oscar Wilde
  26. 26. 2626 Emmanuelle Larroque Social Builder Emmanuelle LARROQUE, Directrice de Social Builder, startup sociale dédiée à la concrétisation de l'égalité et la mixité femmes-hommes Emmanuelle a fondé la startup sociale Social Builder en 2011 qui développe des démarches innovantes dédiées à concrétiser l'égalité et la mixité femmes-hommes dans le monde économique. Parmi ses actions, Social Builder développe le programme Jeunes Femmes et Numérique, un accélérateur de carrières pour 100 000 talents féminins et startupeuses du digital. Sociologue des organisations et de l'innovation, spécialisée sur la construction de la mixité femmes-hommes dans les sphères de pouvoir, elle est diplômée de l’Université Dauphine, titulaire du Master Grandes Ecoles de NEOMA Business School. Elle a exercé des responsabilités aussi variées que Consultante en management, Responsable RSE, Responsable d'un incubateur d'entreprises sociales et formatrice en Leadership. Emmanuelle est fellow 2013 du programme entrepreneurs sociaux Ariane de Rothschild 2013. Site internet : http://www.socialbuilder.org LinkedIn : https://fr.linkedin.com/in/emmanuelle-larroque-2aa382 Twitter : https://twitter.com/emmalarroque
  27. 27. 27 #PortraitDeStartuper Vous vous demandez si vous avez le profil pour créer votre startup ? Si vous serez un.e entrepreneur.e à succès si vous tentez votre chance ? Si cela vous rendra heureux.se ? Voici 4 préceptes clés qui expliquent le succès des startupeurs.ses, non seulement à concrétiser une idée nouvelle en business rentable mais surtout, à prendre du plaisir à vivre cette aventure. Les moteurs des individus pour la création d’entreprise sont pluriels (sécurité matérielle, reconnaissance, impact, enrichissement personnel, autonomie…), certaines expériences par lesquelles ils passent lorsqu’ils créent une startup sont identiques. Si vous pensez que vivre ces expériences vous apportera l’épanouissement attendu, foncez ! Ai-je le désir réel de m’adonner à un processus créatif infini ? Pour qu’une idée originale devienne réalité, il faut y croire, vraiment ! L’entrepreneur.e n’est rien d‘autre qu’un.e rêveur.se qui s’ignore, un.e artiste qui fait d’une chimère, la vie. Formidable pouvoir de la pensée humaine, qui peut créer la réalité à partir d’une vision ou d’une croyance. Pour qu’une idée folle devienne une création dans le réel, trois ingrédients sont nécessaires à l’entrepreneur.e : la pensée, l’énergie, la conscience. La pensée, l’idée, est la force créative. L’énergie est la matière première qui va générer l’action nécessaire à la concrétisation de la pensée. Enfin la conscience permet la présence et l’engagement dans l’action de créer. Non, la pensée n’a pas de pouvoir concret en elle-même, c’est l’association de la pensée, d’une énergie créative et de la conscience de la réalité qui catalyse le processus créatif. Si j’ai conscience, énergie et idée, est-ce la garantie que la voie du succès s’ouvre à moi ? Et bien tout dépend de la qualité de l’idée et de votre capacité à l’exécuter. Puis-je savoir en avance si mon idée est la bonne alors ? Non. Lorsque nous sommes convaincus d’avoir LA bonne idée, nous filtrons les informations avec le filtre de cette croyance et pouvons donc passer à côté d’importants faits et feedbacks. Même les professionnel.le.s de notre secteur (investisseurs.ses, expert.e.s etc.) peuvent se fourvoyer sur le potentiel d’une nouvelle idée, eux.elles- mêmes ancrés dans les certitudes issues de leurs expériences passées. Bien des recherches témoignent que pour générer une idée disruptive, cents autres doivent être passées à l’épreuve de la réalité. La qualité des idées dépend de la quantité. Souvent une idée donne naissance à une seconde jusqu’à aboutir à de nouvelles plus puissantes. Et quand L’idée est enfin apparue, pour qu’une idée originale rencontre le succès attendu, elle doit combiner nouveauté ET praticité. Pour résumer, pour créer une startup innovante, je dois vouloir dédier mon énergie à concrétiser une idée, qui pourrait certainement ne pas être la bonne ou tout du moins, son exécution et sa rencontre avec le marché doit passer par un processus d’adaptation continue… Alors, la vraie question à me poser tient à : serais-je épanoui dans une incertitude permanente ? Si ma réponse est OUI, alors je peux me confronter au second précepte… Ai-je un désir profond de vivre en interdépendance ? L’entrepreneuriat est un processus créatif collectif. La starification des startupeurs.ses pourrait laisser croire que de l’idée d’une personne visionnaire naît une machine bien huilée, si et seulement si, la personne en question développe la constellation de compétences attendues et tient les rênes de ladite startup, garante unique de sa prospérité. Il n’en est rien. De toutes les expériences entrepreneuriales que j’ai pu observer, sans oublier mon vécu d’entrepreneure, je constate que l’entrepreneuriat est l’aventure créative collective par excellence. De l’idée, à la prospérité jusqu’à la mort d’une startup, toutes les étapes sont collectives. L’idée, elle est déjà dans l’air, issue d’une combinaison, d’une mutation d’autres idées qu’un individu prend au vol pour en faire une réalité. Maintenant même si l’entrepreneur.e croit en l’idée suffisamment pour en faire un héritage de son époque, bien en amont, l’idée doit être enrichie, mise à l’épreuve d’autres idées, expériences mais surtout besoins. C’est bien dans cette perspective que les entrepreneur.e.s sont invités à parler de leur idée dès l’émergence pour qu’elle commence à se confronter au monde. Quand l’idée devient produit ou service, elle n’existe que comme réponse à un besoin. Et avant même que l’idée devenue service / produit ait rencontré son marché, tout ceci n’a été possible que si l’entrepreneur.e a convaincu d’autres personnes qui ont donné une chance à cette idée pour la concrétiser à mes côtés. La mort est tout autant une affaire de collectif, que ce soit la mort de l’idée ou la mort de l’empire. Expert #1 Social Builder – Emmanuelle Larroque
  28. 28. 28 #PortraitDeStartuper L’offre ne rencontre plus de besoin, de promoteur, d‘envie… elle est inutile. De cette règle, un autre enjeu crucial émerge : je choisis une équipe, des partenaires voire des clients qui seront alignés avec cette même exigence. Quand on demande aux investisseur.se.s le critère déterminant pour parier sur un projet, ils/elles répondent en cœur : l’humilité de l’équipe, sa capacité à re.connaître les zones d’incertitudes ou les points faibles du projet, se remettre en question suffisamment pour grandir dans la durée et s’entourer pour surmonter les difficultés. Etre entrepreneur.e, c’est souhaiter que son devenir professionnel dépende à 100% de sa capacité à créer des relations positives avec les autres, investisseurs.ses, partenaires, salarié.e.s, client.e.s, fournisseur.e.s... Ce qui signifie, ajuster, refondre, développer sa startups selon les attentes divergentes de centaines de personnes tout en restant le/la garant.e de la direction du projet. Un des moteurs de l’entrepreneuriat peut être la liberté… Oui mais une liberté née de l’interdépendance. La seconde question à me poser avant de passer au troisième précepte : suis-je prêt.e à la jouer collectif tout en gardant la vision de la direction pour franchir la ligne d’arrivée dans les meilleures conditions ? Non je ne suis pas fou.folle mais prêt à prendre un pari ? Les startupeurs.ses de géni ou de renom n’ont rien de plus que vous ou moi, ils/elles sont monsieur et madame tout le monde qui a un moment de leur vie prennent un pari. Contrairement aux idées reçues, ils/elles n’ont que rarement pris des risques inconsidérés. Ils/elles peuvent véhiculer une image d’assurance et d’audace inédite en surface. Mais au tréfonds, comme vous et moi, ils/elles ont plein de doutes et de peurs. Ce qui souvent leur donne la liberté de s’abandonner à l’aventure entrepreneuriale, c’est leur capacité à sécuriser d’autres piliers essentiels par ailleurs (un revenu minimum par un boulot alimentaire, des relations personnelles stables etc.). La sécurité dans un domaine nous donne la liberté de prendre des risques dans d’autres. Les startupeurs.ses à succès limitent le risque de prendre des risques ! Les études témoignent du fait que les entrepreneurs qui ont tout quitté pour commencer leur entreprise ne sont pas plus couronnés de succès que ceux qui gardent un travail alimentaire et que les premiers à lancer une idée innovante ne sont pas ceux qui s‘en sortent le mieux sur le long terme. Au contraire, les entrepreneur.e.s qui mitigent les risques voire prennent le temps de consolider un projet tout en s’assurant de la maturité d’un marché, construisent des entreprises plus solides sur le long terme. Donc si je suis une personne rationnelle qui comprend mes besoins essentiels, je sais comment construire les bases dont j’ai besoin pour me sentir libre de créer. Mais je dois tout de même prendre un pari ! Ah oui, dernière chose à savoir… Am I ready to work my ass off – notion bien plus explicite en anglais ! Ce qu’on ne dit que trop rarement et qui pourtant me parait essentiel : créer une startup innovante et ambitieuse est un parcours qui ne se fait pas sans une certaine dose d’effort. Chacun.e place le curseur où il/elle veut bien sûr mais tout projet d’envergure implique une forme de détermination. Oui, les entrepreneur.e.s se réveillent la nuit pour des problèmes de trésorerie, oui ils/elles finalisent des dossiers les weekends et répondent à des emails en vacances… personne n’y coupe. Après, chacun se fixe ses objectifs. Mais c’est une réalité à ne pas négliger surtout quand vos relations personnelles n’ont pas d’expérience de l’entrepreneuriat. Parce que ce type d’engagement ne s’explique pas à des personnes qui n’ont pas les mêmes objectifs que vous. Vous devrez accepter qu’ils ne comprennent pas votre choix et ses implications. Il faut beaucoup de pédagogie pour rassurer sur ses choix et ne pas se sentir déstabilisé ou culpabilisé ; être responsable de ses choix jusqu’au bout. Autre corollaire, lorsque l’entreprise décolle et que des personnes vous rejoignent, à un moment notamment où le risque voire l’investissement attendu est plus limité, elles n’ont aucune idée du travail que cela a nécessité pour en arriver là. Expert #1 Social Builder – Emmanuelle Larroque
  29. 29. 29 #PortraitDeStartuper Elles attendront que les projets soient sur des rails, que ça se développe gentiment afin d’en tirer un réel accomplissement professionnel... Les personnes que j’appellerais des salarié.e.s entrepreneur.e.s, prêts à prendre un risque pour soutenir le développement d’une entreprise, de s’impliquer pour construire et pas seulement pour prendre le ici maintenant le plus vite possible et s’envoler très vite dès la première difficulté, ces personnes sont plus que précieuses. Choyez-les ! Elles sont rares, n’en tirent pas la gloriole que les fondateurs.trices peuvent en tirer surtout lorsque le succès est là, pourtant elles sont les piliers du devenir de l’entreprise. Donnez-leur l’espace de compter dans l’histoire de la startup. Je souhaite m’abandonner à l’incertain de la création, être à l’écoute des autres et ajuster en continue à chaque étape du projet, prendre un risque professionnel sans garantie de reconnaissance financière ou sociale, le tout avec effort et détermination motivés par un sentiment d’accomplissement que seul.e je saurai nourrir. Voilà le profil de l’entrepreneur.e épanoui… A bon.ne entendeur.se ! Expert #1 Social Builder – Emmanuelle Larroque
  30. 30. 3030 Caroline Ramade Paris Pionnières Déléguée Générale de Paris Pionnières, Caroline Ramade agit pour favoriser l'émergence des femmes entrepreneurs dans la Tech. Experte en stratégie digitale, elle était auparavant Responsable adjointe du département numérique de la Mairie de Paris. Site internet : http://www.pionnieres.paris/ LinkedIn : https://fr.linkedin.com/in/carolineramade Twitter : https://twitter.com/ParisPionnieres
  31. 31. 31 #PortraitDeStartuper Plus de startupeuses, c’est excellent pour la croissance ! Le chiffre a de quoi choquer : La France ne compte que 9% de femmes fondatrices de startup . Paris offre un écosystème plus propice avec 21% d’entrepreneures , hissant la capitale à la première place européenne et à la 6ème mondiale derrière les Etats-Unis. Si la statistique semble bien faible pour ce secteur de l’économie numérique qui pèse plusieurs milliards, au regard de l’histoire, l’entrepreneuriat féminin a connu en réalité une croissance assez rapide. Rappelons qu’il y a seulement 50 ans, les femmes devaient demander l’autorisation à leur mari pour avoir un chéquier. Aujourd’hui elles lèvent des millions sans rien demander à personne. Pour accélérer le mouvement, nous devons entrer dans l’ère d’une fabrique de solutions très concrètes. Développons la culture entrepreneuriale Les femmes ayant eu une mère active gagnent plus d’argent que la génération précédente, mais peu d’entre- elles ont eu une mère, une tante ou une proche à la tête d’une entreprise. Ce manque de roles models dans leur histoire personnelle est également à observer sur le reste de la scène startup et ce jusque sur le web. Essayez de taper sur Google les mots « femmes et CEO ». La première image est Barbie CEO. Aucun visage, aucune histoire, mais une poupée qui véhicule l’un des plus grands stéréotypes de genre : la blonde parfaite plus réputée pour sa beauté que pour son intelligence. Plutôt que d’attendre d’avoir suffisamment de modèles pour inspirer, il faut aujourd’hui favoriser le développement de la culture entrepreneuriale et insuffler l’esprit startup aux femmes de tout âge pour changer la donne. C’est le sens de notre action chez Paris Pionnières. Nous proposons des programmes d’accompagnement concrets du stade de l’idée jusqu'à la validation du premier concept pour se lancer, puis de partir à la conquête de son marché. Nous avons également lancé Possible, un Boot Camp d’empowerment pour révéler l’entrepreneure qui est en elles. L’esprit startup : une thérapie de choc contre le syndrome de la perfection Tant que le produit n’est pas parfait, certaines entrepreneures ont parfois du mal à parler de leur projet et à en partager la vision. Ce fameux syndrome de la perfection, qui remonte à loin dans l’éducation des petites filles, connaît aujourd’hui sa thérapie de choc : l’esprit startup. Fait mieux vaut que parfait ! Apprendre à tester à petite échelle, à rencontrer au plus vite ses clients tout en dépensant peu et surtout ne pas tomber amoureuse de son idée, tous ces enseignements issus du Lean startup expliquent en partie que le numérique permette à plus de femmes de se lancer plus facilement dans l’entrepreneuriat. Il est urgent d’avoir plus de femmes investisseurs On parle souvent des freins qui existeraient uniquement dans la tête des femmes. C’est faux, les femmes sont prêtes à prendre part à l’aventure entrepreneuriale. La question des financements est souvent éludée alors qu’elle est cruciale. Avec 95% d’hommes chez les Business Angels et les investisseurs, l’argent reste une histoire d’hommes qui investissent majoritairement dans des projets d’hommes. Lors de leur levée de fonds, combien d’entrepreneures doivent encore répondre de leur capacité à gérer leurs enfants et leur business ? Un article fascinant publié dans la Harvard Business Review par Sahil Raina démontre grâce à l’analyse de la data de Crunchbase que les fonds de capital-risque comptant au moins une femme dans leur équipe favorisent la réussite des startups dirigées par les femmes . Dans le cas où il n’y a que des hommes leurs performances sont nettement moins bonnes. Il ne suffit donc pas d’encourager les femmes à entreprendre. Pour les voir réussir il faut aussi encourager les femmes à rejoindre des fonds capital-risque. Expert #2 Paris Pionnières – Caroline Ramade
  32. 32. 32 #PortraitDeStartuper Les startupeuses inventent de nouveaux business Ce changement de culture est d’autant plus urgent que notre croissance économique en dépend. Parce que les startupeuses représentent une nouvelle opportunité économique, qu'elles inventent de nouveaux business, qu’elles répondent à des besoins jusqu’ici inexploités et questionnent les pratiques managériales traditionnelles en redéfinissant l’exercice du leadership, elles portent non seulement la révolution digitale mais également sociétale. Certains fonds d’investissement l’ont bien compris, comme le fonds early stage First Round. En analysant sa data de 10 ans d’investissement auprès de 300 startups et 600 fondateurs, le premier constat est que les startups comptant une femme parmi les fondateurs sont plus performantes de 63% . La mixité et la diversité dans la Tech sont aujourd’hui plus que jamais un enjeu pour la croissance. Œuvrons ensemble pour faire émerger les futures championnes européennes de la Tech ! Expert #2 Paris Pionnières – Caroline Ramade
  33. 33. 3333 Eric Burdier Axeleo Diplômé de l'EISTI et de Grenoble Ecole de Management, Eric Burdier intervient depuis près de 15 ans dans le conseil, l’accompagnement et le financement de l’innovation en France et en Europe. Eric co-fonde, aux cotés de Christophe Dumoulin (Business & Décision) et de Laurent Fiard (Visiativ), Axeleo en novembre 2013. Axeleo est le 1er accélérateur dédié à l’accompagnement de startups tech BtoB et fédère plus de 40 entrepreneurs à succès. Axeleo est le 1er investissement du Fonds French Tech Accélération opéré par Bpifrance (www.axeleo.com). Membre actif de différentes initiatives pro-startups, Eric est vice-président de l’association Lyon French Tech et il est aussi impliqué sur BigBooster, 1er programme d’accélération entre Lyon et Boston. Site : http://www.axeleo.com Twitter : https://twitter.com/EBurdier LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/eric-burdier-7047b23/
  34. 34. 34 #PortraitDeStartuper La tech française n’a jamais été aussi rayonnante. Et quelque chose a changé. Dans l’attitude, la perception, la posture. Dans la course internationale à la digitalisation, la qualité de nos entrepreneurs, de nos ingénieurs et de nos technologies sont aujourd’hui unanimement reconnues et portées tant médiatiquement sous la bannière fédératrice de la FrenchTech que par une hausse importante des investissements dans le domaine. Les ingrédients ne sont pas nouveaux et ont été égrenés à de maintes reprises : qualité de la formation académique, centres de R&D, soutien public à l’innovation, maillage public / privé, excellence scientifique, etc. Mais l’état d’esprit a changé : le succès est possible. Il a été répété à de si nombreuses reprises que l’ambition est devenue contagieuse. Business Objects avait ouvert la voie il y a 20 ans, d’autres générations, Criteo, Neolane, Talend, Blablacar, Captain Train, Sigfox, Teads ou encore OVH ont démocratisé la croissance. Selon une étude européenne récemment émise par le fonds d’investissement Atomico, Paris a aujourd’hui détrôné Londres et Berlin en nombre de levées, réunissant 590 levées de fonds (contre 560 au UK et 384 en Allemagne) et pourrait bientôt rattraper sa consœur anglaise en valeur de capitaux investis (2,75 milliards contre 3,18 milliards en 2016). Les fonds d’investissements ne sont pas en reste et sont eux aussi très actifs à l’échelle européenne (Atomico) comme en France où les acteurs en place lèvent une nouvelle génération de fonds (Elaia Partners, Serena Capital, Partech Venture, etc) et de nouveaux entrants se développent en apportant leurs lots de spécialisation à l’image des fonds d’accélération Axeleo Capital (entreprise technology) ou NewAlpha (fintech). Les structures d’accompagnement se sont développées et professionnalisés à grande échelle. Leur compétition et le marché arrivent à maturité notamment avec le développement de Techstars à Paris ou la nouvelle monture de Plug And Play dédiée aux fintech. La France devient une scène tech qui compte et qui s’incarne à l’image du campus mondial Station F qui joue sur un contexte politique favorable : § En France, un nouveau quinquennat pro-entrepeneur pro-startup et pro-investissement § En Europe, le Brexit qui modifie l’échiquier d’influence et qui rend la France et l’Allemagne on ne peut plus attractives. Les opportunités sont là, sous nos yeux, à portée de main. Les fondamentaux sont en place, le marché mature, le climat favorable, la liberté d’entreprendre en étendard. Si tout ou presque a été dit ou écrit sur l’entrepreneuriat, la marche n’a pourtant jamais été aussi haute, la compétition agressive et mondiale, les cycles de plus en plus courts. Le fossé entre ceux qui veulent entreprendre et ceux qui ont entrepris est abyssale (et c’est salutaire !) La qualité d’exécution comme seul mot d’ordre Tout a changé Rien n’a changé Et ce sont ces multiples expériences collectives ou individuelles que vous découvrirez tout au long de cette ouvrage comme autant de pierres blanches dans cet univers de l’entrepreneuriat. Expert #3 Axeleo – Eric Burdier
  35. 35. 3535 Jean-Michel Ledru EDHEC Young Entrepreneurs Jean-Michel Ledru a travaillé chez Burger King en tant que : Adjoint de Direction / Directeur Restaurant / Responsable Formation France / DRH France / DRH UK & Ireland / Ops Director Germany / Director Training and HR Europe Il a par ailleurs été CEO de Bridor South Africa 4 ans et CEO de Amarine Restaurants 5 ans. Il a été entrepreneur pendant 4 ans de GuitarXperts qu’il a fondé (Vente d'instruments de musique en ligne et en magasin). Il est Créateur et Directeur d'Edhec Young Entrepreneurs, l'incubateur d'EDHEC Business School, Co-Directeur du MSc in Entrepreneurship & Innovation. Site : http://www.edhec- entrepreneurs.com/entrepreneurs/edhecyoungentrepreneurs/ LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/jean-michel-ledru-7a839b4/
  36. 36. 36 #PortraitDeStartuper J’ai eu la chance de créer puis d’animer l’incubateur d’EDHEC Business School depuis 2011 après une expérience de création d’entreprise de 4 ans et la gestion de deux entreprises comme Directeur Général pendant 10 ans en France et à l’international. Dans le cadre d’EDHEC Young Entrepreneurs, j’ai vu passer des centaines de projets et accompagné plus de 150 créations de Startups. On me demande souvent : Mais c’est quoi accompagner ? Le latin : Ad Cum Panis que l’on traduit par : Celui qui mange le pain avec en dit déjà beaucoup sur le sens de la démarche… Un mélange de coaching et de mentoring toujours dans la bienveillance ! Grace à ces expériences j’ai pu de façon empirique trouver et recouper des tendances de ce qui fait ou non le succès d’une Start-Up. Beaucoup a déjà été dit ou écrit sur l’idée, l’équipe, l’écoute client / utilisateur, l’application du Lean Start-Up etc… Un des aspects largement sous-estimé à mon sens est la façon dont l’entrepreneur lui-même s’organise et vit son projet. La gestion du temps est en effet primordiale. Le plus souvent il y a un temps limité pour réussir : celui nécessaire à générer un premier salaire, le « Time to Market ». Pendant cette « fenêtre de tir » tout doit être fait pour réussir, faute de quoi on risque de voir passer le train de l’opportunité sans être monté dedans ! Ainsi la gestion de son temps et la façon dont on se gère soi-même sont pour moi un facteur primordial de la réussite. Dans sa dernière année avant les JO un athlète va tout faire pour un entrainement optimal mais aussi un repos optimal pour maximiser ses performances. C’est dans cet état d’esprit que va s’inscrire l’entrepreneur ! Mais c’est un sacré challenge ! La gestion de son temps : la première chose qui nous arrive quand on devient entrepreneur, surtout après une expérience professionnelle, c’est que l’on est libre de son temps. C’est aussi pour cela que l’on entreprend ! Cette liberté c’est un double piège ! Le premier et c’est humain est que quand on dispose d’une ressource abondante, on la dépense sans compter ! Je suis surpris de voir des entrepreneurs en phase de lancement prendre une semaine de vacances, papillonner dans tout un tas d’activités non stratégiques (Conférences, Meetup etc…) Imaginez un athlète dire à 4 mois des JO qu’il prend une semaine de vacances !!! Le deuxième piège en contrepoint c’est « l’overwork » ou chaque moment non travaillé est vécu comme un moment perdu ce qui engendre de la culpabilité, des problèmes avec l’entourage et finalement beaucoup de stress. C’est un sujet qui me passionne et sur lequel j’ai fait beaucoup de recherches et d’essais sur moi-même tout au cours des années. Nous vivons le temps comme un sablier dont le sable s’écoule à part nous irrémédiablement. C’est valable pour nos jours, nos semaines, nos vies… Pour nous réapproprier le temps on peut remplir le sablier par le bas par des blocs de travail structurants. Nos journées ne sont plus subies mais vécues selon notre volonté…On se réapproprie son temps et on va pourvoir l’optimiser pour la performance et l’atteinte des objectifs souhaités. Pour un athlète de haut niveau planifier le repos permet la surcompensation, pour un entrepreneur planifier aussi des temps de recherches, de loisirs, de self développement permet de continuer à vivre son projet comme un enchantement permanent ! Une fois les objectifs clairement exprimés et la planification des actions effectuée il n’y aurait plus qu’à suivre le plan. Ce n’est pas si facile que cela ! Des sollicitations de toute part vont venir perturber voire parfois annihiler les volontés. Pour résister et rester maitre de son temps je propose de se poser de façon permanente les questions suivantes : Que se passerai-il si j’arrêtais de faire ce que je fais maintenant… Si rien : Arrêtez de le faire ! Le matin demandez-vous : Que vais-je faire aujourd’hui ? Est-ce que cela va contribuer à l’atteinte des objectifs fixés…Si non recentrez-vous sur des actions qui y contribuent… Poser vous la même question pour la semaine et le mois ! Expert #4 EDHEC Young Entrepreneurs – Jean-Michel Ledru
  37. 37. 37 #PortraitDeStartuper C’est un vrai état d’esprit ! Souvenez-vous que chaque moment passé peut être un moment gagné… ou perdu ! Il y a un cartoon que j’adore où l’on voit Winnie l’Ourson demander à Porcinet : On est quel jour ? L’autre lui répond : Aujourd’hui… Ce à quoi Winnie en Philosophe averti lui rétorque : c’est mon jour préféré… Sans tomber dans un monde idéalisé je pense que l’état d’esprit de l’entrepreneur au sens large est celui-là : chaque jour est son jour préféré ! Aux personnes qui me demandent gentiment : alors ces vacances après une période de congés… Je leur dis : ma vie c’est les vacances, au travail ou non chaque jour est un jour de vacances et mon jour préféré… C’est un choix ! Il permet de regarder les obstacles et les affronter avec sans doute beaucoup plus de sérénité : ils font partie du chemin ! Quand on s’est inscrit dans la démarche d’optimiser son temps, de l’essentialiser il semble primordial de savoir s’occuper de soi aussi. Beaucoup de livres récent évoquent cet aspect : « Miracle morning » d’Hal Elrod par exemple. Je ne vais pas résumer ni paraphraser son livre mais en tout cas pour bon nombres d’entrepreneurs, de chefs d’entreprises, de dirigeants (y compris politiques) la notion de développement personnel et de se donner du temps à soi dans un agenda ultra rempli est au cœur même de leurs préoccupations. La pratique de la pleine conscience, de la méditation est pour moi une clé qui permet de prendre de la distance, de mieux gérer ses émotions, voire de les choisir, de trouver une paix et une sérénité qui permet l’action. Une pratique sportive même light, une alimentation saine… On n’est à nouveau pas loin du sportif de haut niveau en matière d’hygiène de vie ! Ce qui est remarquable dans l’humain c’est que bien sûr il va exister des exemples de personnes qui ne font rien de tout cela et qui connaissent de magnifiques réussites ! Mais on retrouve dans la majorité des cas ce besoin de réappropriation du temps, de se donner du temps à soi-même pour garder l’enchantement dont nous parlions plus haut. Pour prendre mon exemple personnel. Je me lève à 4h45. Je fais quelques exercices de Yoga, prends un petit déjeuner, pratique mon violoncelle et ma guitare, lis 10 minutes un livre, fais 7 minutes d’exercices physiques, médite 10 minutes prends une douche m’habille et pars travailler à 6h40… Le soir 3 fois par semaine je fais du jogging. Je me couche vers 23h / 23h30. C’est un chemin de se réapproprier du temps à soi qui va donner une base solide sur laquelle s’appuyer pour travailler de façon ultra efficace. Gérer son temps, se le réapproprier, faire des plans, se donner des objectifs clairs, s’occuper de soi et être bienveillant envers soi-même sont pour moi des clés essentielles à la réussite d’un projet entrepreneurial. Il faut 21 jours pour ancrer de nouvelles habitudes dans notre cerveau. Et si vous commenciez une nouvelle approche de vous-même dans les dimensions que nous venons d’évoquer ? Quand ? Mais… maintenant ! Expert #4 EDHEC Young Entrepreneurs – Jean-Michel Ledru
  38. 38. 3838 Loïc Dosseur Paris&CO De formation économique, Loïc Dosseur a créé et développé différents outils de financement alternatif destinés aux entreprises. Dans différentes régions et dans des champs aussi variés que la création de TPE en zone urbaine sensible, la transmission de PME ou l’appui à l’innovation. De 2010 à 2014, après avoir dirigé Scientipole Initiative, fonds de prêts d’honneur dédié à l’innovation, il a rejoint Jean-Louis Missika, adjoint au maire de Paris en charge de l’innovation, de la recherche et des universités comme chef de cabinet et conseiller en innovation. Il est intervenu en particulier dans le renforcement de la dynamique d’innovation à Paris et dans la réalisation du programme immobilier de 100.000M² à destination des startups. Depuis juin 2014, il est co-directeur général de Paris&Co, agence de développement économique et d’innovation de Paris. Développement de plateformes d’innovation ouverte en lien avec plus de 50 grandes entreprises, incubation de startups, conduite de programmes d’expérimentation, création de grands événements sont ses principaux champs d’action. Site internet : http://www.parisandco.paris LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/loïc-dosseur-82609b10/ Twitter : https://twitter.com/loicdos
  39. 39. 39 #PortraitDeStartuper Le signal le plus positif nous semble être celui de la vision portée par la société sur l’univers startup. Il est désormais autorisé, voire bien vu, d’envisager d’être entrepreneur, quel que soit son âge. Jeune diplômé plus attiré par la création d’une startup que par une carrière de cadre sup, cadre sup souhaitant vivre son projet et trouver une nouvelle forme de liberté, chacun peut tenter l’aventure et le revendiquer. Être startupeur est tendance, ce n’est plus un sujet réservé à quelques-uns. Les lieux se multiplient, les approches se diversifient, s’internationalisent, autant d’éco systèmes spécifiques dans l’Eco système global de l’innovation. Ce n’est plus un système unique mais une multiplicité riche en opportunités où chaque individu est libre d’aller puiser. Le système n’est plus territorial et propriétaire, il est apatride et d’une certaine façon uberisé. Dans cet enthousiasme général, il nous semble néanmoins intéressant de regarder de près deux signaux, potentiellement à risque. Le premier vient paradoxalement du terme « startup ». Au-delà de notre petit cercle professionnel parlant un même langage, ce terme continue très majoritairement de renvoyer à l’image de quelque chose de fragile, d’éphémère, voire de passe-temps récréatif. Le danger serait que l’écosystème ne réussisse à envoyer autre chose qu’un message de geeks s’amusant à créer des applications dont la dimension économique reste bien floue. La disqualification qui en suivra sera brutale. La dynamique dite d’Open Innovation vient réduire ce risque en rappelant les enjeux cruciaux de business qui sont à la clé, la volonté entrepreneuriale des fondateurs de startups. Rares sont ceux qui peuvent se permettre de faire ça juste pour s’amuser. Leur objectif est économique, ce sont avant tout des entrepreneurs, le chiffre d’affaire leur obsession. Le second est corrélé avec cet engouement en hyper croissance pour cet univers dynamique. Le sujet startup est tendance, il devient alors pain béni pour les communicants et autres as du marketing ou du consulting. Vous voulez de la startup, alors vous aurez droit à des séminaires, des salons, de la publicité startups. Si la startup fait vendre en donnant de la grande entreprise une image d’innovation, pourquoi se priver. L’enjeu de business, de croissance économique, doit à nouveau l’emporter sur les enjeux de pure communication. L’écosystème startups est un mouvement global, multiple et en croissance. Il est porteur d’une responsabilité forte pour lui-même et pour ceux qu’il prétend vouloir accompagner, celle de passer de l’âge de l’émergence à celle de la maturité, celle de la création à celle de la crédibilité. Il est une startup en lui-même et le marché sera impitoyable pour détruire ce qu’il adore aujourd’hui si les résultats ne sont pas au rendez-vous à court terme. L’écosystème startups doit devenir un écosystème de business ou il disparaitra. Expert #5 Paris&CO – Loïc Dosseur
  40. 40. 4040 Matthieu Somekh École Polytechnique Après avoir lancé et développé la Business Unit "Laser à Fibre" (R&D et management produits) d'une start-up, Matthieu est en charge du développement de l’entrepreneuriat et de l'innovation à l'Ecole Polytechnique. En tant que Directeur de l'Entrepreneuriat et de l'Innovation, il est en charge de la définition, de la proposition et de la mise en œuvre du programme de l’Ecole Polytechnique dans ce domaine. Il s’agit tout d’abord de sensibiliser les étudiants, les chercheurs et les jeunes diplômés à l’entrepreneuriat et de stimuler les initiatives entrepreneuriales ; il s'agit également de créer des outils : d’une part pour favoriser la circulation des idées et l’attraction des projets comme des entrepreneurs doués, et d'autre part pour guider et soutenir les entrepreneurs. C’est à ce titre que Matthieu a créé, lancé et dirige désormais l’accélérateur de startups X-UP et l’incubateur X-Tech de l’Ecole Polytechnique ; il est également Président de X-Creation, filiale de l’Ecole Polytechnique destinée à porter les participations de cette dernière dans des startups. Dynamique et autonome, Matthieu est engagé dans le développement d’activités très innovantes, mettant à profit sa formation scientifique, technique et entrepreneuriale ainsi que ses expériences de la recherche et du management de l’innovation. Site internet : www.polytechnique.edu LinkedIn : https://fr.linkedin.com/in/msomekh Twitter :https://twitter.com/m_somekh
  41. 41. 41 #PortraitDeStartuper L’économie traditionnelle se trouve actuellement complètement révolutionnée par l’automatisation, la décentralisation ainsi que la vitesse de circulation de l’information. L’organisation traditionnelle telle que nous la connaissions s’en trouve profondément modifiée : de nouveaux métiers éclosent, des besoins liés à des usages nouveaux voient le jour. Une organisation du travail très décentralisée se met en place ; elle révolutionne les modes de création, de production et de distribution. Tout ceci se révèle source d’opportunités entrepreneuriales fantastiques pour ceux qui savent et sauront les saisir et les petits groupes se trouvent en situation très privilégiée pour les appréhender avec agilité et audace. De plus, le contexte social et économique accentue le besoin en entrepreneurs et renforce leur statut dans la société. L’économie nouvelle reposant en bonne part sur la technologie, l’entrepreneuriat technologique revêt une importance toute particulière. La tendance est au soutien marqué à la création d’entreprises en particulier dans les premières phases de leur développement, à travers les moyens mis en œuvre - de manière assez unique à l’échelle internationale - par l’état et les collectivités territoriales, et l’éclosion d’incubateurs et accélérateurs privés. Le développement de l’entrepreneuriat technologique se trouve grandement facilité par le haut niveau des ingénieurs, scientifiques et techniciens formés en France. Souvent débauchés par la concurrence internationale, ces profils trouvent dans les startups qui voient le jour en France des opportunités et challenges à très forts potentiels. C’est un support très important à l’internationalisation des équipes et des cultures. Dans le contexte de la mondialisation et de l’augmentation de la complexité des projets et donc des moyens à mettre en œuvre, le besoin est vital pour une très grande majorité des startups d’adresser un marché mondial. Les efforts de la FrenchTech et autres structures françaises de soutien à l’international contribuent fortement à répondre à ce besoin ; preuve en est le très haut niveau de participation des startups françaises au CES Las Vegas depuis quelques années. La dynamique entrepreneuriale est très dépendante du cadre de développement offert aux projets et startups. A titre d’illustration, l’écosystème de Paris-Saclay au cœur duquel se trouve l’Ecole polytechnique réunit sur un petit territoire un ensemble d’universités et de grandes écoles – donc d’étudiants –, de laboratoires – donc de chercheurs et d’experts – et d’entreprises – donc de problématiques marché et ressources business –. Ces populations trouvent l’occasion de se rencontrer et d’interagir au sein de lieux dédiés, animés et regroupant des ressources mutualisées de prototypage indispensables à la concrétisation des projets high-tech – hardware et/ou software – qui naissent de cette effervescence. C’est ainsi que nous avons réuni en un même bâtiment, La Fibre Entrepreneur – Drahi-X Novation Center, un accélérateur de startup early-stage X-UP, un incubateur X-Tech, un espace de prototypage high-tech et des espaces d’enseignement, de rencontre, d’évènements et de co-working. Chaque année ce sont plusieurs dizaines de projets et startups qui en émergent et y sont accompagnés ; ils seront sources de création de valeur et d’emplois. Les projets toujours plus complexes se font à l’interface de sciences et technologies très diverses ; ils nécessitent la coopération d’équipes pluridisciplinaires tant du point de vue technique et design que management et approche du marché. Ces entrepreneurs – de plus en plus jeunes – se montrent capables de constituer ces équipes avec lesquelles ils partagent leur vision et leur volonté de construire l’avenir à travers l‘impact sociétal et économique généralement fort de leur projet : ce sont les inventeurs de l’économie de demain fondée sur la technologie comme base de nouveaux usages. Ils démontrent l’efficacité de la collaboration entre des acteurs de plus en plus décentralisés et générateurs d’idées nouvelles, permettant de raccourcir les cycles d’innovation. Pour accompagner ces entrepreneurs, outre la poursuite du développement de l’écosystème de soutien, il est indispensable de penser à leur formation amont. L’entrepreneur étant amené à embrasser les problèmes dans leur totalité – technique, économique, marché, financement, aspect sociétal – il faut envisager de lui donner très tôt les bases sur chacun de ces aspects, idéalement dès l’école primaire, que ce soit dans le cadre d’activités scolaires ou extra-scolaires. Le caractère protéiforme de l’entrepreneur moderne trouve des illustrations variées et remarquables dans les #PortraitDeStartuper de Sébastien Bourguignon. Expert #6 École Polytechnique – Matthieu Somekh
  42. 42. 4242 Laurent Batsch Université Paris-Dauphine Président de l'Université Paris-Dauphine Ancien élève de l’ENS Cachan, docteur en sciences de gestion de l’Université Paris-Dauphine, Laurent Batsch est professeur des universités. Il est président de Paris-Dauphine depuis mai 2007. Il enseigne l’analyse financière, l’évaluation d'entreprise, l’ingénierie financière et la finance immobilière. Son principal thème de recherche a porté sur le recentrage stratégique et la "financiarisation" des stratégies des groupes. Sous sa présidence, Paris-Dauphine a conduit des projets tels que la création de la Fondation partenariale Dauphine en 2008, l’installation de l’Institut Tunis Dauphine en 2009, l’accréditation EQUIS en 2009, l’ouverture des Masters de grand établissement en 2010, la sélection de « Paris Sciences et Lettres – research university » comme Initiative d’excellence en 2011, l’alliance avec Singapore Management University (SMU) en 2013, ainsi que le lancement du Global Bachelor Dauphine à Londres en 2014 et à Madrid en 2016. Les priorités stratégiques de Laurent Batsch portent sur l’internationalisation de Paris-Dauphine, la diversification des ressources, l’amélioration continue de la qualité des services à tous les publics, et la transformation numérique et urbaine du campus de Paris. Laurent Batsch est membre de l’Association française de finance (AFFI), de la Société française des analystes financiers (SFAF) et de la Société française de management (SFM). Il est président de l’Institut d’Epargne immobilière et Foncière (IEIF). Il a publié notamment : Paris-Dauphine, Quand l’Université fait école, éditions PUF, janvier 2014. Le Capitalisme financier, éditions La Découverte, Repères, 2002. Temps et sciences de gestion, éditions Economica, 2002. Finance et stratégie, éditions Economica, 1999. Laurent Batsch est Chevalier de la Légion d'honneur Site internet : http://www.dauphine.fr/fr/index.html LinkedIn : https://fr.linkedin.com/in/laurent-batsch-9b116b5
  43. 43. 43 #PortraitDeStartuper Prolonger les résultats de la recherche par des innovations, et valoriser les innovations par la création d’entreprise : cette chaîne de création de valeur rapproche les mondes de la recherche et de l’entreprise. Des chercheurs se découvrent une vocation d’entrepreneur, et revendiquent pour eux-mêmes une part du bénéfice économique des résultats de leur travail. En outre, les générations montantes, à l’aube de carrières professionnelles longues, privilégient la diversité et la richesse des expériences professionnelles tout au long de la vie. La création d’entreprise mobilise leur passion et leur créativité. Elle exige beaucoup d’investissement personnel mais elle laisse espérer un retour à la hauteur des efforts fournis. Elle préserve l’intérêt attaché à la polyvalence des fonctions exercées, et protège des lourdeurs hiérarchiques propres aux grandes structures. Paris-Dauphine a toujours compté beaucoup d’entrepreneurs parmi ses diplômés. Mais il lui fallait intégrer l’entrepreneuriat aux parcours d’études et accompagner les projets des étudiants sans attendre leur sortie, en construisant une chaîne entrepreneuriale. Pour les start-upers dont le projet est mûr, notre incubateur est disponible dans les locaux mêmes de Paris-Dauphine. Depuis la création de « D-Incubator », en 2012, une trentaine de start-ups ont grandi à Paris- Dauphine, dont certaines sont devenues leaders sur leur marché (Click & Boat, Le Closet, Teezily…). Aux étudiants plus jeunes, qui ont besoin de tester leur idée de création d’entreprise, nous proposons un dispositif de pré-incubation « D-Start ». De ce « bac à sable », sont déjà sorties de belles réalisations : Youshould (réservation dans les bars), Never Eat Alone (pour ne jamais déjeuner seul en entreprise) ou encore Avekapeti (permettre à des salariés ne disposant pas de restauration collective de déguster des plats mitonnés par des habitants) sont quelques résultats de l’activité de D- Start. Encore plus en amont, les très jeunes entrepreneurs, candidats à Paris-Dauphine après le bac, bénéficient désormais d’un aménagement de leur cursus dès les deux premières années de la Licence. Ils sont regroupés dans la même promotion que des jeunes artistes et sportifs semi-professionnels. Mais il ne suffit pas d’avoir un bon projet d’entreprise, il faut pouvoir le financer. Les entrepreneurs peinent encore à trouver des financements sans mise de fonds initiale. C’est pourquoi, Paris-Dauphine et sa Fondation ont mis en place, avec le soutien actif de la CDC, un fonds de prêt d’honneur qui finance les startups de dauphinois à hauteur de 40 000 euros par projet. L’entrepreneuriat est un état d’esprit, que l’université Paris-Dauphine cultive en innovant. Ainsi, en novembre 2015, Cyril Benzaquen, un étudiant en Master Entrepreneuriat de Paris-Dauphine, et champion du monde de boxe thaï nous a convaincu d’organiser, en première mondiale, un championnat du monde de kickboxing dans le grand amphithéâtre de l’université. A l’occasion de cette manifestation, Cyril a lancé son entreprise d’événements sportifs. Prendre des risques, c’est la première qualité des entrepreneurs. C’est aussi l’exemple que doit donner un établissement qui a l’ambition de les former, comme Paris-Dauphine. Expert #7 Université Paris-Dauphine – Laurent Batsch
  44. 44. 4444 Aurélie Jean, PhD In Silico Veritas, LLC Founder et CEO de In Silico Veritas, LLC Installée aux US depuis 2009, après 7 années de recherche en simulation numérique dans le milieu médical dont 5 années au MIT, Aurélie est à présent scientifique et programmeuse à Bloomberg (NYC). Aurélie envisage les mathématiques et la programmation informatique comme un moyen d’émancipation pour les femmes. En « rôle model » elle inspire et encourage la gente féminine à la suivre dans sa vision. Site internet : http://aureliejean.wixsite.com/in-silico-veritas LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/aurelie-jean-phd-aa045932 Twitter : https://twitter.com/Aurelie_JEAN / https://twitter.com/InSilicoVeritas
  45. 45. 45 #PortraitDeStartuper Programmation informatique et Entreprenariat - Un enjeu évident pour les femmes ! La programmation informatique deviendra le socle des innovations futures et les femmes ont un rôle évident à jouer dans cette transformation numérique. L’économie a besoin plus que jamais des femmes, de tous les talents nécessaires à la réussite de cette mutation. Nos sociétés bénéficieront de l’empreinte de ces femmes codeuses qui modèlent le monde technologique de demain à leur image. Un enjeu majeur actuellement sous-estimé est l’étroite dynamique existant entre le code et l’entreprenariat, ainsi que ses bénéfices pour les femmes. Le code encourage l’entreprenariat. Parmi les startups ayant réussi une levée de fonds en 2015, nombreuses sont celles qui se classent dans les technologies numériques. Savoir coder devient une valeur ajoutée forte, et les programmeurs sont actuellement des gold commodities pour les startups, et plus généralement pour les entreprises qui souhaitent innover par le digital. L’abondance des produits et services high tech toujours plus innovants témoignent d’une révolution technologique en marche. Cette révolution est une chance à saisir pour les entrepreneurs désireux et capables de soutenir cet élan. La demande en développement de logiciels grandit plus vite que la capacité d’exécution par le manque critique de programmeurs. Les conséquences de cet état de fait sont déjà visibles : nombreux sont les programmeurs sollicités en plus de leur activité professionnelle principale, pour des activités de consulting. Le programmeur devient un entrepreneur, se lançant dans une activité libérale, voir dans la création d’entreprises. Le code devient une activité de service et son externalisation offre aux entreprises la flexibilité de tester des nouveaux axes d’innovation numérique. On parle d’innovation par l’exploration. Cette transformation numérique est rapide et attire l'intérêt de tous les acteurs du monde économique. Cet engouement est une opportunité pour les développeurs d’élargir leur zone d’influence en tant qu’entrepreneurs. Une opportunité pour les femmes. L'entrepreneuriat comme la programmation informatique restent des disciplines à dominance masculine encore peu envisagées par les femmes. Pourtant, le code offre de nombreuses opportunités d’émancipation pour les femmes au sein de notre société. Avant tout, une demande toujours grandissante de développeurs dans des domaines de plus en plus variés, garantit aux femmes une carrière professionnelle pérenne. Les rémunérations toujours plus compétitives de ce milieu professionnel assurent également aux femmes une indépendance financière. Indépendance qui reste fondamentale pour leur développement personnel. A cela s’ajoute une forte stimulation intellectuelle qui contribue à développer leur libre arbitre. Idée toute aussi intéressante, la programmation informatique, comme l’entreprenariat, offre une flexibilité d’organisation du temps de travail qui permet aux femmes d’équilibrer leurs vies personnelles et professionnelles. Enfin, les femmes ont l’opportunité de modeler la société de demain à leur image en participant activement à cette révolution numérique dans le but de créer un monde meilleur pour tous. Les femmes ont des qualités intrinsèques : un sens de la précision et de l’organisation, une compréhension des autres, ou encore une analyse critique affinée, qui en font de bonnes programmeuses et de bonnes entrepreneuses. La programmation et l’entreprenariat sont une combinaison idéale pour diminuer le gender gap en permettant aux femmes d’avoir le premier rôle dans l’économie du futur qui démarre maintenant. What’s next ? Apprenons à coder ! Nous avons besoin de programmeuses de tous niveaux et bientôt dans la plupart des disciplines. Le code peut s’apprendre à tout moment : durant ses études mais de manière plus surprenante, bien plus tard. Ils existent de nombreuses formations internes aux entreprises, de nombreuses organisations d’entraide et de sites internet qui accompagnent quiconque dans cette démarche courageuse et ambitieuse ! L’audace, l’envie de liberté, la provocation peut-être, ou encore l’envie d’un monde meilleur pour tous, sont autant de facteurs qui motivent les femmes qui codent. Rejoignez le mouvement ! Expert #8 In Silico Veritas, LLC – Aurélie Jean, PhD
  46. 46. 4646 Cyril Garnier SNCF Développement Cyril Garnier est le fondateur et directeur général de SNCF Développement, la filiale de développement économique et de soutien à l'entreprenariat de SNCF. Depuis bientôt 7 ans, SNCF Développement a accompagné 450 entreprises, créatrices de 2000 emplois. Cet écosystème d’affaires à impact social créera 1000 emplois par an. Parmi ces entreprises, 200 start-ups remarquables réinventent l'économie par le digital : Mésagraph, Simplon, Centimeo, Onecub, Bulldozair, RogerVoice, Be- Bound, Copsonic, Wattmobile, Faciligo font partie des pépites du portefeuille de SNCF Développement, « le radar à startup du groupe SNCF ». (Les Echos) Membre du Conseil du Numérique de Seine Saint-Denis, Cyril Garnier est l’auteur de « Pas à Pas Marketing » (Vuibert), chroniqueur dans Maddyness, BonjourIdée et Entreprendre.fr, et a reçu le Grand Prix Le Monde Informatique en 2006. Il est l’initiateur de l’ouvrage collaboratif « Génération French Tech, les 1000 qui font l’économie de demain ». Un regard avisé sur la révolution digitale et ses impacts sur l’entreprise et les territoires. Site : http://sncf-developpement.fr/ Twitter : https://twitter.com/cygal01 LinkedIn : http://www.linkedin.com/in/cyril-garnier-89697b1
  47. 47. 47 #PortraitDeStartuper Les startupers : de nouveaux regards sur le monde Comme de nombreux lecteurs, j’ai rencontré Sébastien Bourguignon sur Twitter en 2016, lors d’un tweet sur un des startupers que nous avions en commun… Etait-ce à propos de Francois Brancilhon, l’auvergnat fondateur de C-Radar, , ou des parisiens Jean Benedetti de Jobbers et David Cousquer de Trendeo ou de la Bordelaise Laure Courty de Jestocke.com ? Je ne sais plus… Peu importe, nous découvrions par la magie de Twitter que 4 startups du réseau des Jeunes Pousses SNCF Développement, avaient été repérées et mises en valeur dans la première édition de 80#PortraitDeStartuper. Nos regards s’étaient donc portés sur les mêmes personnes … De tweets, en retweets et MP une rencontre IRL a eu lieu, comme il se doit autours d’un bon plat … pour découvrir combien nous partagions le même regard fasciné par ces entrepreneurs brillants, courageux, téméraires même, et que nous avions le même objectif, révéler au monde, les startupers les plus remarquables. Lui le fait de façon désintéressée, bénévole, en plus de son travail, moi ai je la chance, à défaut d’être entrepreneur, d’avoir réussi à en faire mon propre job, en créant il y a quelques années SNCF Développement, filiale de développement économique du groupe SNCF qui soutient les entrepreneurs créateurs des emplois de demain. Lorsque Sébastien m’a proposé de participer à la préface de la version 2017, j’ai bien entendu accepté avec plaisir, et avec une certaine fierté … Comme le font les startupers interviewés dans ce livre, regardons quelques instants dans le retro, pourquoi une grande maison comme SNCF a lancé cette filiale. La crise des années 2008 et 2009, amène une rupture économique sans précédent en France qui impacte toute l’industrie, et donc la logistique associée, induisant des restructurations, des conflits sociaux, touchant des territoires, comme la Haute Marne, la Lorraine, le Pas de Calais et d’autres. Notre mission : accompagner les territoires touchés en les aidant à développer les entreprises et donc de l’emploi, venant ainsi compenser les inévitables restructurations. Notre job « révéler aujourd’hui les réussites de demain », consiste à découvrir un entrepreneur porteur d’une vision et d’un projet capable de recréer de l’activité, et de le soutenir avec tous les moyens que nous pouvons mobiliser (financement, mentorat, coaching, formation, mise en relation, … ). En 2010, la chance du débutant nous fait travailler avec Le Camping (qui deviendra Numa), et nous finançons un des lauréats, le Lorrain Sébastien Lefebvre, dont la startup Mesagraph reste à ce jour la seule startup française rachetée par Twitter. Depuis ce coup d’essai, de territoire en territoire, la famille SNCF Développement a fortement grandi, constituée aujourd’hui de plus de 400 entrepreneurs : 100 sont des cheminots créateurs d’entreprises,100 sont des patrons de PME, 200 sont des startupers. Cette communauté, créée à l’origine pour stimuler de l’emploi, génère de nombreuses externalités positives … Ils contribuent à la transformation d’espace vacant en gare en lieu de coworking. Ils contribuent à nourrir l’open innovation du groupe, ils contribuent à améliorer l’offre dans nos trains, nos drones, notre système informatique… IOT, ESS, Economie collaborative, Big data, robotique, Foodtech, … L’écosystème SNCF Développement est varié, riche, divers, bienveillant et généreux. Tous ces entrepreneurs ont un point commun, et c’est comme ça que nous les recrutons. Ils ont un même regard sur le monde. Ils veulent le transformer, l’améliorer, le rendre meilleur, plus juste. Ils ont une vision, ils ont une foi inébranlable, ils ont des convictions, ils ont des valeurs. Ils n’ont pas de tabous technologiques ni économiques, ils ne connaissent pas les frontières… mais aiment leur territoire. Ce sont des enfants précoces, certains seront prodiges, qui ont tous les mêmes étoiles dans les yeux. Et toutes ces étoiles, que Sébastien révèle dans ces portraits , nous rappellent s’il en était besoin, que l’entreprenariat, la startup, l’économie en général , sont des histoires d’hommes et de femmes. Uniquement d’hommes et de femmes. Et de nouveaux regards sur le monde. A votre tour, regardez les ici. Expert #9 SNCF Développement – Cyril Garnier
  48. 48. 4848 Alban Jarry Spécialiste du numérique Alban Jarry, spécialiste du numérique, des stratégies de marques, de la communication, de l’influence et des réseaux sociaux. Président Délégué et membre du comité scientifique sur le numérique et le big data de l’Ecole Polytechnique d’Assurances. Intervenant à HEC. Site : http://albanjarry.com Twitter : https://twitter.com/Alban_Jarry LinkedIn : http://www.linkedin.com/in/albanjarry
  49. 49. 49 #PortraitDeStartuper Pourquoi une start-up devrait utiliser le système de l’advisory board ? Les créateurs d’une start-up sont souvent confrontés à un manque de ressources à la fois financières et humaines. Portés par l’idée de développer leur idée initiale, ils manquent parfois de recul pour la transformer en un business rentable ou pour faire face à des problématiques récurrentes. Savoir s’entourer, et surtout savoir se faire conseiller, devient un des enjeux de la réussite. Venu des Etats Unis, le système de l’advisory board est un technique assez simple pour renforcer la force collective qui permet d’aller plus loin. Qu’est-ce qu’un advisory board ? Un advisory board est une sorte de « conseil des sages » composé de personnes qui acceptent d’aider les fondateurs d’une société en leur apportant ponctuellement leurs expertises. Pour qu’il soit efficace, l’entrepreneur doit, de préférence, sélectionner des personnes qui sont complémentaires par rapport à ses propres compétences et qui vont l’aider par leurs conseils à combler ses lacunes. Qu’ils soient des spécialistes du droit, de la communication, de la vente, par des réunions régulières avec le dirigeant, ils vont lui apporter un regard externe et différent pour l’éclairer sur le chemin à prendre. Souvent, une start-up n’a pas les moyens financiers de recruter ces spécialistes. Elle doit donc les associer par un contrat clair au développement de l’entreprise. Cette formalisation les motivera à participer à l’aventure. Pourquoi mettre en place un advisory board ? Quand une entreprise commence à émerger, elle doit faire face à un nombre croissant de problématiques. En mettant en place des réunions régulières avec son advisory board, le dirigeant pourra se doter d’une structure complémentaire à celle habituellement mise en place avec ses éventuels actionnaires. En anticipant les sujets auxquels il sera confronté, le dirigeant peut sélectionner de nouveaux experts qui l’aideront. L’advisory board doit être vu comme une ressource additionnelle quel le dirigeant pourra utiliser selon ses besoins. Afin qu’il soit efficace, il faudra dès le départ définir clairement les règles du jeu afin que chaque partie puisse en appréhender les bénéfices. Ce concept qui a fait ses preuves aux Etats Unis reste pourtant embryonnaire en France. Quand l’advisory board est-il efficace ? Dans les périodes de surcharges ou de difficultés, au moment où la vie de l’entreprise s’accélère et qu’elle traverse des épreuves, le dirigeant a souvent des difficultés à trouver les idées qui vont lui permettre de pérenniser son activité. L’aide d’un advisory board permet dans le cadre d’une réflexion collective de sortir de bien des impasses et d’ouvrir de nouveaux horizons. Bénéficier de retours d’expérience est primordial dans la réussite d’une entreprise. De même, lorsqu’une entreprise a besoin de lever des fonds propres, le réseau des membres de son advisory board se révèle parfois être une mine d’or. Certains de ses membres facilitent l’accès aux investisseurs et élargissent les cercles de relations de l’entrepreneur. Pourquoi ne faut-il pas sur solliciter ou sous solliciter les membres de l’advisory board ? Les membres d’un advisory board ont souvent des emplois du temps particulièrement chargés. Ils sont une ressource précieuse qu’il faut pérenniser. L’entrepreneur doit donc à la fois choisir les thèmes et les moments où il va solliciter ce réseau bienveillant. En maintenant un lien régulier, il va ainsi faire fonctionner ce comité. En montrant que l’apport est réciproque, il entrediendra la flamme qui guide souvent les membres de ce conseil. Un modèle collaboratif Il est acquis que les modèles collaboratifs sont des accélérateurs d’innovations et des réservoirs de nouvelles idées. Tout au long de la vie de son entreprise, un entrepreneur doit trouver la méthode la plus équilibrée possible qui va lui permettre de passer les obstacles et d’éviter les pièges qui peuvent survenir à n’importe quel moment dans la vie de son entreprise. En France, plus de 40% des startup ne parviennent pas à survivre plus de 3 ans. En se dotant des nouveaux atouts et de nouvelles compétences, l’entrepreneur augmente ses chances de passer ce cap fatidique et dans ce cadre la mise en place d’un advisory board est souvent source d’opportunités. Expert #10 Alban Jarry
  50. 50. 5050 Jérémy Lamri Monkey tie Jérémy Lamri est le fondateur et PDG de Monkey tie, leader des logiciels RH de matching affinitaire. Il est avec Boris Sirbey à l’origine du Lab RH, l’association française de promotion de l’innovation RH. Basé à Paris, Jérémy consacre également du temps à l’enseignement universitaire, sur la transformation des organisatons, et intervient régulièrement en tant que conférencier auprès de grandes entreprises sur le futur du travail et des RH. Jérémy possède près de 10 ans d’expérience en optimisation de la performance industrielle, en conseil en stratégie, et en analyse financière. Il a un passé de joueur semi-professionnel de rugby et sert sous le rang d'Officier de Réserve de la Marine Nationale depuis plusieurs années. Depuis 2011, en tant que membre à l’ONU du Groupe Majeur pour la Jeunesse, et Ambassadeur Européen pour le collectif mondial One Young World, Jérémy a contribué à la sensibilisation et à l’éveil de la jeunesse lors d’événements majeurs dans une quinzaine de grandes villes dans le monde entier. Jérémy est également doctorant en sciences cognitives au LATI de Paris Descartes, et notamment diplômé de HEC Paris et de l’Université d’Oxford. Site : https://twitter.com/cygal01 Twitter : https://twitter.com/JeremyLamri LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/jeremylamri/
  51. 51. 51 #PortraitDeStartuper Après l'économie industrielle et l'économie de la connaissance, nous voici dans l'économie des plateformes. Je me souviens d'un cours de marketing il y a une dizaine d'années, où le professeur nous expliquait que le produit était mort, et que l'avenir était au service. Nous avions alors beaucoup de mal à comprendre le sens de ses propos. Dans une économie de plateformes où règne le service sur-mesure délivré juste à temps, je pense qu'il existe désormais suffisamment d'exemples pour se projeter ! En France, avec plus de 10 000 startups et une centaine d'incubateurs, la volonté d'innover est forte. L'esprit d'entreprendre semble gagner du terrain, et avec lui l'envie de réformer, voire révolutionner tout ou partie de notre modèle de société. C'est d'ailleurs, selon Schumpeter, le rôle de l'entrepreneur que de repenser les routines de production en innovant. Pourtant, la route vers le succès est jonchée de cadavres. Quand on sait que 9 startups sur 10 ne dépasseront pas les 18 mois, on peut rester perplexe quant au bien fondé de la démarche. Et pourtant, les BlaBlaCar, Uber, AirBnB, Deliveroo et autres licornes existent bien, et ont déjà changé nos modes de vie à jamais. Aujourd'hui, plus que jamais, nous vivons une époque où Schumpeter et Kanagawa se rejoignent et prennent forme ensemble. Alors que les startups représentent l'innovation, et, dans un certain sens, le progrès, elles agissent également telle une grande vague qui balaie tout sur son passage. Le digital n'est pas la première de ces vagues. Par le passé, plusieurs ont fait et défait des civilisations entières. Le digital a cette particularité qu'il représente le plus puissant levier de productivité jamais créé par l'Homme. Avec 1 tracteur fonctionnant à l'essence, nous avons vu une machine faire en 1 heure le travail de 400 hommes. Avec le digital, il n'y a simplement pas de limite à la scalabilité qu'il est possible de donner, tant il est possible d'automatiser et reproduire des suites d'opérations à l'infini. Derrière toutes ces innovations qui déferlent dans notre quotidien, il existe des invariants, qui sont autant de forces poussant inexorablement le progrès technique dans un sens presque défini à l'avance. Ces 5 forces concernent la circulation de l'information, la mise en réseau des individus, la suppression des tâches parasites, la standardisation des langages et codes, et l'existentialisme. Sans entrer trop dans le détail, ces forces sont à l'origine même de l'émergence de l'économie de plateformes que nous vivons actuellement, Et elles détermineront le sens de l'Histoire. Ainsi, même si l'innovation pourra se perdre en chemin et parfois se fourvoyer, j'ai l'intime conviction qu'elle retrouvera toujours ce fil rouge, qui guidera la transition de nos modes de vie. La technologie nous offre des opportunités sans précédent. Et avec elles des responsabilités immenses. A travers un smartphone, n'importe qui sur Terre dispose aujourd'hui d'autant d'influence que le Président des Etats-Unis n'en avait il y a 20 ans. Autre exemple : le plus simple des smartphones est plus puissant que les ordinateurs de la NASA ayant servi à envoyer des Hommes sur la Lune. Nous nous en servons pour envoyer des oiseaux sur des cochons. Evidemment, et heureusement, pas seulement. De nombreux secteurs ont vu leur rôle et leurs perspectives revenir sur le devant de la scène grâce aux nouvelles technologies : la santé, la finance (si elle a un jour été ailleurs que sur le devant de la scène), les ressources humaines, le droit. N'importe qui a le pouvoir d'innover, et le pouvoir de diffuser son innovation. C'est une responsabilité qui doit mener à se poser la question de l'éthique et du bon sens. J'ai la conviction que ce n'est pas parce que la technologie permet quelque chose, que nous devons nous précipiter dessus et l'adopter en masse. En trame de fond, il est important de se rappeler que les choix que nous faisons aujourd'hui en tant qu'individus déterminent directement la société dans laquelle nos enfants vivront demain. Alors oui, que l'innovation déferle, chamboule, révolutionne, et même dérange. Mais surtout, qu'elle soit pensée et gérée de manière aussi responsable que possible. Expert #11 Monkey tie – Jérémy Lamri
  52. 52. 5252 Olivier Mathiot PriceMinister Olivier Mathiot est le co-fondateur de PriceMinister, place de marché sur Internet lancée en 2001 puis vendu au groupe japonais Rakuten en 2010. PriceMinister emploie aujourd’hui 250 salariés en France et Olivier en est le Président depuis 2014. Il est également un Business Angel, accompagnant une quinzaine de start-up innovantes. En 2012, il a été l’un des porte-paroles du mouvement des Pigeons, puis a participé en 2013 au Assises de l’Entrepreneuriat organisées par le Gouvernement. Site internet : http://www.priceminister.com LinkedIn : https://fr.linkedin.com/in/olivier-mathiot-9b9109 Twitter : https://twitter.com/oliviermathiot
  53. 53. 53 #PortraitDeStartuper « La France est la nouvelle nation start-up » s’émerveillait récemment un grand ponte de l’économie américaine. Il a fallu qu’un Américain l’exprime haut et fort pour que les Français le réalisent eux-mêmes : les start-up françaises ont du talent. Il a fallu qu’un Américain parle de l’Ile de France comme d’une « nouvelle Silicon Valley », pour que l’on s’aperçoive que non, la France n’est pas un environnement hostile aux entrepreneurs. Dans notre pays, il suffit de quelques heures pour créer son entreprise. Les têtes pensantes, bien formées, y sont nombreuses. La fiscalité sur la R&D est l’une des plus favorables au Monde. Et depuis quelques années, il existe même une association, France Digitale (www.francedigitale.org), que j’ai l’honneur de co-présider, pour mieux faire porter leur voix. Depuis ce poste d’observation, c’est tout un continent que l’on aperçoit. Dans la nation start-up française, la croissance est de 50% par an, les emplois se créent par milliers et 93% de ces embauches se font en CDI (Baromètre EY – France Digitale). Ce sont donc des dizaines de success stories à la française que l’on peut relater. Cet ouvrage reviendra sur quelques-unes. Pour ma part, je me suis dit qu’il serait plus enrichissant de parler de notre écosystème et de partager quelques pensées sur la façon dont il a évolué depuis 15 ans (déjà ?!), par rapport à l’époque où je lançais avec une quatre associes ce qui allait devenir PriceMinister. La start-up, c’est chic. En 2001, l’entrepreneur du web avait pour principales qualités beaucoup de courage, un peu de culot et la capacité à manger des spaghettis au beurre pendant plusieurs semaines. La crise financière de 2008 a durablement marqué les mentalités des jeunes générations et façonné une autre vision de l’entrepreneuriat. La figure de l’entrepreneur, créateur de richesses, générateur de « bon » risque, a remplacé la figure du trader, destructeur de richesses, générateur de « mauvais » risque. Diplômées ou non, les jeunes générations n’ont jamais connu que des taux de chômage à deux chiffres et savent que la forme la plus certaine de protection sociale, c’est de créer son propre emploi. Les têtes pensantes des Grandes Ecoles françaises ont réduit leur engouement pour les cabinets de conseil en stratégie et les salles des marchés des grandes banques. La data, nerf de la guerre. Lors des précédentes révolutions industrielles, le moteur fut l’accumulation du capital. Nous vivons une révolution industrielle dont le moteur n’est plus l’accumulation du capital mais l’accumulation de la data, de l’information. Quand PriceMinister fut lancé, en 2001, il n’y avait ni Internet Haut Débit, ni Facebook et l’ordinateur portable tout comme le téléphone mobile étaient encore considérés comme des produits élitistes. En 15 ans, la digitalisation de notre Monde a généré des flux considérables d’information et de « data », notamment grâce à la progression de la puissance informatique explicitée par la fameuse « loi de Moore ». La puissance des start-up réside désormais dans leur capacité à générer, acquérir et exploiter les data. N’importe quelle start-up avec un bon algorithme peut détrôner un géant de son secteur, solidement installé sur une masse de capital accumulée au fil des siècles. Les exemples les plus emblématiques sont aujourd'hui ceux des places de marché ou plateformes dont le dénominateur commun consiste à mettre en relation directe l'offre et la demande sur presque tous les marchés historiques. A titre d'illustration citons Blablacar dont l'offre de covoiturage concurrence les transports longue distance; ou encore Airbnb, dont la plateforme a fait vaciller des groupes hôteliers longtemps considérés comme les valeurs boursières les plus sures de la planète. L’accès à cette data, souvent réglementé, pose à terme la question du modèle de société que nous voulons pour demain. « It’s the community, stupid. » Les start-up font émerger de nouveaux modes de production et de consommation. Ces modes de production et de consommation sont basées sur l’interaction, formant désormais une économie dite « collaborative » ou « participative ». La relation entre le consommateur et le producteur est brouillée : le consommateur livre des informations personnelles en échange d’un service et ces informations servent ensuite à offrir un autre service. L’usage devient plus fort que la possession (comme nous l'avions pressenti en lançant la place de marché PriceMinister il y a 15 ans !), mettant ainsi fin à un autre pilier de la Première Révolution Industrielle. Dans cette nouvelle Révolution Industrielle du numerique, les start-up inventent de nouvelles formes de travail et de revenu, elles offrent un nouveau modèle de société, plus agile. Pour la génération de start-up à venir, les nouvelles organisations, les nouveaux modes de production et de consommation ouvrent des perspectives folles er inspirantes : altius, citius, fortius. Expert #12 PriceMinister – Olivier Mathiot
  54. 54. 5454 Emmanuel Vivier Hub Institute Emmanuel est reconnu comme l’un des experts internationaux du marketing et de la transformation. Emmanuel est le cofondateur du HUB Institute, un « think thank » international dédié à la digitalisation et la formation des grandes marques. Emmanuel a animé et est intervenu à plus de 700 conférences et séminaires ces 7 dernières années au niveau mondial. Il a formé plus de 7.000 cadres pour de grandes marques comme L’Oréal, Orange, Nestlé, Celine, Hermès, Chanel, Michelin, … Il partage régulièrement son expertise sur son blog www.emmanuelvivier.com ou Twitter (@emmanuelvivier) quand il n’est pas en train de voyager entre Paris, Moscou et New-York. Site internet : http://www.hubinstitute.com/ Twitter : https://twitter.com/emmanuelvivier LinkedIn : https://fr.linkedin.com/in/emmanuelvivier

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