Strasbourg 2010

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Cours savoir lire et écrire du contenu scientifique
Strasbourg 28 janvier 2010

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Strasbourg 2010

  1. 1. Savoir écrire et lire du contenu scientifique Pierre Trudelle rédacteur en chef de Kinésithérapie, la revue Strasbourg, 28 janvier 2010
  2. 2. Plan de l’intervention Ecrire : le style, le plan IMRaD, les illustrations EBP : la kinésithérapie fondée sur des données probantes, le concept, les études thérapeutiques, la taille de l’effet Lire : la recherche documentaire, définir sa stratégie, l’analyse critique
  3. 3. ECRIRE du contenu scientifique pour être lu
  4. 4. Ecrire: le style Précision : chiffres, totaux, illustrations, références Clarté : position forte, temps des verbes, pas de variations élégantes, ponctuation, pas d’expression émotionnelle Brièveté : supprimer le “bois mort”, abréviations limitées, pas d’adverbe Lisibilité : une idée=une phrase, 15 mots par phrasse maximum, pas de double négation
  5. 5. Style: exercice J'ai consulté une trentaine de dossiers importants qui présentaient presque tous des informations variables sur la MIF. Trente deux dossiers sur 38 utilisaient la mesure d'indépendance fonctionnelle (MIF).
  6. 6. Style: exercice Je n'ai pas utilisé de techniques qui ne provoquent pas de douleurs durant les matinées ou lors des périodes non-inflammatoires. Les techniques douloureuses ont été appliquées le matin sur des articulations froides.
  7. 7. Style: exercice J'ai pratiqué une rééducation proprioceptive sur le patient que je soignais. Il n'avait jamais entendu parlé de reprogrammation neuro-motrice et a été assez surpris par ces déséquilibres soudains que je lui appliqué pendant mes séances. Je crois, en effet, que l'amélioration de la sensibilité profonde est utile pour développer de nouvelles compétences psychomotrices chez Mr F Mr F ignore ce qu'est la rééducation proprioceptive. En appui unipodal, j'ai appliqué des déséquilibres brefs ou longs, les yeux ouverts ou fermés. Le genou était en extension ou fléchi à 30°. Mr F a exprimé son appréhension durant les 10 à 15 minutes de cette rééducation. Ce protocole a montré son efficacité (réf).
  8. 8. Le plan IMRaD Introduction Méthodes Résultats and Discussion
  9. 9. IMRaD: Introduction Le connu : que connaît-on sur le sujet ? (Citez quelques références bien choisies) L'inconnu : quelles sont les incertitudes dans ce domaine ? (Expliquez avec des mots simples ce que vous allez explorer) La question : quelles sont les questions que l’auteur se pose sur ces zones d'incertitude et quelles méthodes de travail va-t-il utiliser ? (C'est la conclusion de son introduction. Formuler son objectif)
  10. 10. IMRaD : Méthodes Sélection : comment l’auteur a-t-il sélectionné ? Critères d'inclusion ou de non-inclusion s'applique à tout type de travail (clinique, biologique, documentaire). Pour un cas clinique, pourquoi ce patient? Intervention et/ou observation : quelles sont les interventions et/ou observations que l’auteur a réalisé sur les patients ? Pour un cas clinique, quelles techniques ont été appliquées? Evaluation : comment a-t-il évalué son intervention ? Autres méthodes : l’auteur a t il d'autres informations sur la méthode utilisée ? (méthodes de calculs statistiques, les considérations éthiques,…).
  11. 11. IMRaD: Résultats Le chapitre résultat comprend les résultats mais seulement des résultats. Ce sont des faits et non des opinions. Les FAITS sont exposés de manière chronologique. Les principaux résultats peuvent être exprimés en premier ou dans l'ordre de présentation de la méthode. Les résultats sont exposés une seule fois
  12. 12. IMRaD: Discussion L’auteur discute son travail (résultat principal et implication majeure) Forces et faiblesses du travail réalisé (biais de chaque chapitre) Forces et faiblesses de ce travail par rapport à d’autres auteurs (pas de revue de littérature, l’auteur doit sélectionner 2 à 5 articles ou travaux semblables au sien). Signification de l’étude: mécanismes (l’auteur propose un hypothèse explicative, comment il est possible d’interpréter ses résultats) Les changements observés depuis son travail (pour lui, le service, ou son lieu d’exercice), ou les changements à proposer; questions sans réponses, idées nouvelles.
  13. 13. Résumé structuré 1. But de l'étude. C'est la question principale de l'étude. 2. Protocole. Le type d'étude utilisé pour ce travail. 3. Lieu de l'étude. Où a été effectué le travail pour pouvoir le rendre applicable à la pratique quotidienne. 4. Malades. Les participants de l'étude inclus, les perdus de vue ou ceux qui ont arrêté l'étude en cours. 5. Intervention. Caractéristiques essentielles des interventions (durée, méthode). 6. Critère de jugement principal. Les méthodes d'analyse planifiées avant la collecte de données sont exposées. 7. Résultats. présentés sous forme narrative. Tous les résultats principaux sont exposés. 8. Conclusions. Seules les conclusions évidentes et sans ambiguïté sont exposés. Leur application clinique et les études complémentaires concluent le chapitre.
  14. 14. Exercice Méthodes: j’ai retenu 33 patients pour cette étude Résultat : l’augmentation de la force est de 53 kg ce qui est très important pour cette population
  15. 15. Ecrire : les illustrations Les tableaux : toujours le choix de la précision Les figures : elle parle d’elle-même NB : place de la légende, ordre d’apparition dans le texte
  16. 16. Les illustrations : quelques exemples ..........
  17. 17. EBP : ou l’art d’utiliser les meilleures données disponibles
  18. 18. Evidence-based-practice  Il faut "se méfier" de l'expérience clinique, de l'intuition et de l'avis de l'expert unique  La connaissance physiopathologique n'est pas suffisante et peut même conduire à des prédictions incorrectes à propos du diagnostic et de l'efficacité du traitement  La connaissance de certaines règles d'évaluation est nécessaire pour interpréter correctement la littérature, les études pronostiques, les tests diagnostiques et les stratégies thérapeutiques
  19. 19. Place de l’EBP dans la décision clinique Mme Landry a subi une arthroplastie de genou aujourd’hui Devrais-je utiliser la mobilisation passive continue pour améliorer la mobilité et la fonction du mouvement de son genou? evidence Souhaits & besoins ressources & priorités
  20. 20. EBP: qu’est-ce que cela donne ? « La pratique basée sur les preuves » Qualité de la Expérience « La pratique probante » recherche clinique clinique « La pratique factuelle » EBM Dérivée de l’Evidence Based Medicine (EBM) Attentes du patient EBM: utilisation rigoureuse et judicieuse des meilleures données disponibles lors de prise de décisions concernant les soins à prodiguer à des patients individuels (Sackett et al. EBM: What is and what is not, British Medical Journal 1996; 312:71-72)
  21. 21. EBP: 4 types de question Ressenti et expériences Qu’est ce que cette personne pense et ressent? Quelle est son expérience avec la thérapie? Effets du traitement Quel est l’effet de ce traitement? Est-ce que ce traitement est plus efficace qu’un autre? Diagnostic Comment dois-je interpréter ce test diagnostic? Pronostic Quel est le pronostic pour cette patiente?
  22. 22. EBP : 5 étapes Sackett DI (2000) Evidence Based Medicine. BMJ Books. Poser des questions auxquelles on puisse répondre Trouver efficacement la meilleure Evidence Evaluer l’évidence Peut-on croire l’évidence? Que signifie-t-elle? Appliquer les résultats a l’individu Evaluer les résultats
  23. 23. EBP : poser une question Sackett DI (2000) Evidence Based Medicine. BMJ Books. Inclure: Patient ou la pathologie à traiter Choix du traitement Quel est le critère qui nous intéresse ? Traitement de comparaison
  24. 24. EBP : exemple de question Exemple Est-ce-que l’utilisation de la mobilisation passive continue … (traitement choisi) après une arthroplastie de genou … (pathologie) améliore la mobilité et la fonction de celui-ci, … (critère) plus qu’avec la seule pratique d’exercices ? (traitement de comparaison)
  25. 25. EBP: PICO Glasziou a proposé un moyen mnémotechnique pour poser une question dans le domaine de la recherche d’efficacité d’une intervention thérapeutique: PICO P: Patient ou Problème I: Intervention ou stratégie thérapeutique sur laquelle porte l’interrogation C: Comparaison à un autre traitement, autre chose ou rien O: Outcome, c’est à dire le critère de jugement du résultat Glasziou P, Del Mav, Salisbury J. Evidence-based medicine workbook. BMJ publishing 2003
  26. 26. Exercice Formulez une question PICO
  27. 27. Question PICO “Chez des rugbymen présentant une rupture du ligament croisé antérieur (= le problème ou patient), la technique chirurgicale A (= l’intervention), comparativement à la technique B (= la comparaison) entraîne-t-elle plus de complications (= le résultat) ?”
  28. 28. EBP : différentes études EVA Etude transversale Comparaison en fin de traitement A versus B 6 5 EVA avec B < EVA avec A ⇒ traitement B > traitement A ? 4 3 Traitement A 2 A et B peuvent n’avoir aucun effet 1 Traitement B t0 t1 t2 Temps
  29. 29. EBP : différentes études EVA Série de cas avec suivi longitudinal Comparaison avant –après Uniquement traitement A 6 5 4 Évolution spontanée 3 Traitement A 2 Effet du temps ou effet de A ? 1 t0 t1 t2 Temps
  30. 30. Essai non contrôlé Biais: Penser à la récupération naturelle, régression statistique, effet placebo, effet Hawthorne
  31. 31. EBP : différentes études EVA Essai clinique contrôlé Comparaison effet de A versus effet de B 6 Effet de A > B ? 5 4 Traitement A 3 Population non comparable 2 Traitement B 1 t0 t1 t2 Temps
  32. 32. EBP : différentes études EVA Effet de B supérieur à effet de A Essai contrôlé randomisé Randomised controled trial Comparaison en fin de traitement de l’évolution ou effet de A versus l’évolution de B Pour des populations comparables 6 5 4 Traitement A 3 2 Traitement B 1 t0 t1 t2 Temps
  33. 33. Essai clinique contrôlé randomisé (RCT) La randomisation peut-être: Groupes “avec traitement” et “sans traitement” Groupes avec “traitement standard” et “traitement standard plus nouveau traitement” Groupes avec “traitement standard” et “nouveau traitement”
  34. 34. Suivi des patients
  35. 35. Tableau récapitulatif des études comparatives
  36. 36. Ignorer le “p” Il faut ignorer le “p” “p” indique si les différences entre les groupes sont plus importantes qu’elles ne le seraient par chance seulement “p” ne nous dit pas si les effets sont assez larges pour qu’ils vaillent la peine ? larges pour qu’ils vaillent la peine ?
  37. 37. Taille de l’effet L’estimation peut sur ou sous estimer la vraie moyenne des effets. Nous pouvons déterminer l’intervalle de confiance dans le quel se situera probablement le vrai effet du traitement Quand les intervalles de confiance ne sont pas explicitement fournis vous pouvez souvent les calculer vous-même en utilisant cette approximation : IC 95% = différence entre les moyennes ± 3 x ETmoy / √nmoy
  38. 38. Exercice: calcul de la taille de l’effet Par exemple, une étude hypothétique avec 72 sujets examine les effets de 3 semaines d’entraînement de la fonction motrice de la marche chez des patients ayant subi un AVC. On retrouve en fin d’étude les valeurs moyennes de vitesse de marche de -> 1.2 m/s (ET 0.5) pour le groupe traité et -> 0.7 m/s (ET 0.3) pour le groupe témoin.
  39. 39. Solution Par conséquent ETmoy est de 0.4 et nmoy est de 36 L’effet du traitement (différence entre les moyennes) est de 0.5 m/s on obtient : IC 95% = 0,5 ± ((3x0,4)/6) soit 0,5 ± 0,2 IC 95% s’étend de 0.3 a 0.7 m/s.
  40. 40. Graphe en arbre   very harmful no treatment very effective treatment effect treatment
  41. 41. Où se situer ? observed smallest observed treatment worthwhile treatment effect and 95% CI effect effect and 95% CI   very harmful no treatment very effective treatment effect treatment
  42. 42. Revue systématique Wessell 1994b Wessel 1994a Terry 1985 McGlynn 1979 Johansson 1999 High 1989 Buroker 1989 POOLED ESTIMATE Favors Favors stretch -40 -20 0 20 40 control Effect of stretching on soreness (100-point scale)
  43. 43. EBP et kinésithérapie 1955 1960 1965 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2008 Essais cliniques 10 15 44 89 208 472 1017 2008 3362 5423 8570 11230 Revues systématiques 0 0 0 0 1 3 8 35 128 457 1276 1829 Recommandations 0 0 0 0 0 0 0 1 12 147 451 482 12000 11230 10000 8570 8000 5423 6000 3362 4000 2008 1829 2000 482 0 55 60 65 70 75 80 85 90 95 00 05 08 19 19 19 19 19 19 19 19 19 20 20 20 Essais cliniques Revues systématiques Recommandations
  44. 44. Niveaux de preuve
  45. 45. La recherche documentaire
  46. 46. S’organiser c’est gagner du temps Poser clairement la question à laquelle on doit répondre (champs d’application, population). Identifier les sources de données exploitables et les hiérarchiser suivant l’information qu’elles peuvent fournir (gratuites, payantes….). Choisir les termes qui définissent la recherche (mots clés), les langues et la période de recherche. Suivre le protocole de recherche documentaire proposé et le rédiger .
  47. 47. Hiérarchiser la recherche Les recommandations de bonne pratique (RPC). Les revues de littérature et méta-analyses. Les essais contrôlés randomisés Recherches complémentaires éventuelles: données épidémiologiques effets secondaires textes réglementaires …/…
  48. 48. Les sources d’informations Les agences et institutions sanitaires Internationales : NICE, AHRQ, IQWIG etc… Nationales : HAS, DRESS, IRDES, Site ministère Les bases de données Anglophones : Générales : Medline (Pubmed) Spécifiques : PEDro Collaboration : Cochrane Francophones : BDSP, Reedoc, Lemanissier, KINEDOC Les associations professionnelles Canada, Royaume Uni, Néerlandais
  49. 49. “les recos” Internationales National Guideline Clearinghouse (États-Unis) http://www.guideline.gov The Chartered Society of Physiotherapy http:// www.csp.org.uk/effectivepractice/ The International Federation of Orthopaedic Manipulative Therapists http://www.ifomt.org/ifomt/clinical The Center for Evidence-based physiotherapy http://www.cebp.nl/index.php 
  50. 50. Clearinghouse
  51. 51. LES “Bases” La recherche de revues de littérature, méta-analyses , essais randomisés PEDro (base de données de la kinésithérapie basée sur les preuves) La Cochrane Library
  52. 52. Expliciter par écrit votre démarche de Base de travail pour une recherche ultérieure Mémorisation des tâches réalisées Preuve de votre travail Mise en valeur de votre travail (rédaction d’article)
  53. 53. Analyse critique de la littérature Ses objectifs Les différents types d’études La recherche documentaire La sélection des articles L’exploitation des données
  54. 54. Les études cliniques Les opinions L’avis d’auteur, l’éditorial, la lettre La revue générale Les faits L’étude de cas ; étude cas-témoin L’étude descriptive : incidence ; prévalence La série de cas rétrospective Le suivi de cohorte prospectif L’étude avec allocation aléatoire L’étude contrôlée L’étude avec allocation aléatoire (randomisée) La revue systématique La méta-analyse
  55. 55. Les différents types d’études Epidémiologie Incidence …………………Suivi (cohorte/registre) Epidémiologie Prévalence …………………Transversal (représentativité) Thérapeutique Efficacité ……………………Etude contrôlée randomisée Thérapeutique Sécurité ……………………Etude contrôlée randomisée/cohorte Diagnostic Reproductibilité/variabilité ……Transversal comparatif avec répétition mesures Diagnostic Sensibilité spécificité ……………Transversal comparatif avec étalon-or Diagnostic Efficacité/utilité …………………Etude contrôlée randomisée Diagnostic Stratégie ………………………….Etude contrôlée randomisée/arbre décisionnel Causalité Phénomène contrôlable fréquent . Etude contrôlée randomisée Causalité Phénomène non contrôlable fréquent …Suivi de cohorte Causalité Phénomène rare ………………….Etude cas-témoin Pronostic Maladie fréquente ………………Etude contrôlée randomisée/suivi cohorte Pronostic Maladie rare ……………………….Etude cas-témoin
  56. 56. Huit questions de Landrivon European Journal of Pain 13 (2009) 51–55 Contents lists available at ScienceDirect Objectifs European Journal of Pain journal homepage: www.EuropeanJournalPain.com Types d’étude Can rate of recovery be predicted in patients with acute low back pain? Development of a clinical prediction rule Mark J. Hancock a,*, Christopher G. Maher b, Jane Latimer b, Rob D. Herbert b, James H. McAuley a,b a Back Pain Research Group, University of Sydney, P.O. Box 170, Lidcombe, NSW 1825, Australia b Musculoskeletal Division, The George Institute for International Health, University of Sydney, Sydney, New South Wales, Australia Facteurs étudiés a r t i c l e i n f o a b s t r a c t Article history: Some patients with low back pain recover quickly while others continue to experience pain beyond 3 Received 18 November 2007 months. The primary aim of this study was to develop a simple prediction rule to help clinicians identify Received in revised form 30 January 2008 patients with acute low back pain likely to recover at different rates. The secondary aim was to compare a Accepted 11 March 2008 clinician’s prognosis judgement to the prediction rule. The study sample included 239 patients with acute Available online 29 April 2008 low back pain who participated in a randomised controlled trial. The primary outcome was days to recov- Critères de jugement ery from pain. Potential prognostic factors were initially tested for univariate association with recovery Keywords: using Cox regression (p < 0.1). Continuous prognostic factors with a significant association were dichot- Low back pain Prognosis omised using a median split. Significantly associated prognostic factors were then included in a multivar- Predictive factors iate forward stepwise Cox regression. We then separated participants into strata according to the number Primary care of predictors in the final model for which they were positive. Our results suggest that a clinical prediction rule using three simple prognostic factors was able to differentiate between patients who recover quickly and those who recover slowly. Patients with lower than average initial pain intensity, shorter duration of symptoms and fewer previous episodes recovered more quickly (HR = 3.5, 95% CI, 1.8–7.0) than patients Population without these characteristics. Therapists were able to predict patients likely to recover at different rates, (HR = 1.6, 95% CI, 1.2–2.1), however, they did not perform as well as the clinical prediction rule. The rule requires validation in a different sample of patients. Ó 2008 European Federation of Chapters of the International Association for the Study of Pain. Published by Elsevier Ltd. All rights reserved. Facteurs de confusion 1. Introduction responsible for most of the costs attributable to back pain (Austra- lian Institute of Health and Welfare, 2000). Identifying patients Acute low back pain is widely considered to have a good prog- who recover at different rates during the first 3 months is also nosis. A recent systematic review concluded that on average pain important but little research has focussed on this. We are unaware reduces by between 12% and 84% within the first 4 weeks, but of any previous studies that investigated prognostic factors for the many patients do not recover either quickly or completely (Pengel outcome of time (days) to recovery of pain during the first 3 et al., 2003). While the proportion of patients who have recovered months. We believe that time to recovery of pain is possibly the Analyses statistiques by different time points varies between studies, a consistent find- most important or understandable outcome to many patients with ing is that there is considerable variability in outcomes: some pa- low back pain. A predictor of high rates of recovery by 3 months tients with acute low back pain recover quickly while other tells a patient very little about how quickly their pain is likely to patients continue to experience pain beyond 3 months. The ability recover during the first 3 months. Predictors of very rapid recovery to identify patients with acute low back pain likely to recover at of pain may clearly be different to predictors of recovery by 3 different rates has important implications for clinical practice. months. Three months is a long time to experience low back pain Previous studies of prognostic factors for patients with acute and providing patients with a more accurate prognosis in terms low back pain mostly use arbitrary time points such as 6 weeks of days to recovery would be beneficial and help with decisions Conclusions or 3 months to assess outcome. The majority of studies have con- regarding the need for interventions. centrated on identifying those patients likely to develop chronic Some authors have attempted to develop prediction rules to as- pain, (Bekkering et al., 2005; Grotle et al., 2005; Enthoven et al., sist clinicians in identifying patients with low back pain with dif- 2006; Pransky et al., 2006; Grotle et al., 2007) as this group is ferent prognoses (Bekkering et al., 2005; Pransky et al., 2006; Jellema et al., 2007). There has been little investigation into the rel- * Corresponding author. Tel.: +61 2 93519671; fax: +61 2 93519681. ative performance of these prediction rules compared with a clini- E-mail address: M.Hancock@usyd.edu.au (M.J. Hancock). cian’s overall assessment of prognosis. One study found general 1090-3801/$34.00 Ó 2008 European Federation of Chapters of the International Association for the Study of Pain. Published by Elsevier Ltd. All rights reserved. doi:10.1016/j.ejpain.2008.03.007
  57. 57. Où lire en premier ? Introduction Pourquoi l’article a été fait Objectifs de l’étude (montrer l’efficacité de la MK sur la douleur) M : Matériel et Méthode Comment il a été fait Méthode (ex. essai contrôlé randomisé) Population (critères d’inclusion, d’exclusion) Facteurs étudiés (massage après effort, description du protocole) Critères de jugement et outils de mesure, validés ou non (Douleur mesuré par EVA à 24h) Moyen mis en œuvre pour éviter les biais Analyse statistique R : Résultats Ce qui a été observé A : et (and) D : discussion Ce que je pense de mon travail
  58. 58. Huit questions de Landrivon European Journal of Pain 13 (2009) 51–55 Contents lists available at ScienceDirect Objectifs European Journal of Pain journal homepage: www.EuropeanJournalPain.com Types d’étude Can rate of recovery be predicted in patients with acute low back pain? Development of a clinical prediction rule Mark J. Hancock a,*, Christopher G. Maher b, Jane Latimer b, Rob D. Herbert b, James H. McAuley a,b a Back Pain Research Group, University of Sydney, P.O. Box 170, Lidcombe, NSW 1825, Australia b Musculoskeletal Division, The George Institute for International Health, University of Sydney, Sydney, New South Wales, Australia Facteurs étudiés a r t i c l e i n f o a b s t r a c t Article history: Some patients with low back pain recover quickly while others continue to experience pain beyond 3 Received 18 November 2007 months. The primary aim of this study was to develop a simple prediction rule to help clinicians identify Received in revised form 30 January 2008 patients with acute low back pain likely to recover at different rates. The secondary aim was to compare a Accepted 11 March 2008 clinician’s prognosis judgement to the prediction rule. The study sample included 239 patients with acute Available online 29 April 2008 low back pain who participated in a randomised controlled trial. The primary outcome was days to recov- Critères de jugement ery from pain. Potential prognostic factors were initially tested for univariate association with recovery Keywords: using Cox regression (p < 0.1). Continuous prognostic factors with a significant association were dichot- Low back pain Prognosis omised using a median split. Significantly associated prognostic factors were then included in a multivar- Predictive factors iate forward stepwise Cox regression. We then separated participants into strata according to the number Primary care of predictors in the final model for which they were positive. Our results suggest that a clinical prediction rule using three simple prognostic factors was able to differentiate between patients who recover quickly and those who recover slowly. Patients with lower than average initial pain intensity, shorter duration of symptoms and fewer previous episodes recovered more quickly (HR = 3.5, 95% CI, 1.8–7.0) than patients Population without these characteristics. Therapists were able to predict patients likely to recover at different rates, (HR = 1.6, 95% CI, 1.2–2.1), however, they did not perform as well as the clinical prediction rule. The rule requires validation in a different sample of patients. Ó 2008 European Federation of Chapters of the International Association for the Study of Pain. Published by Elsevier Ltd. All rights reserved. Facteurs de confusion 1. Introduction responsible for most of the costs attributable to back pain (Austra- lian Institute of Health and Welfare, 2000). Identifying patients Acute low back pain is widely considered to have a good prog- who recover at different rates during the first 3 months is also nosis. A recent systematic review concluded that on average pain important but little research has focussed on this. We are unaware reduces by between 12% and 84% within the first 4 weeks, but of any previous studies that investigated prognostic factors for the many patients do not recover either quickly or completely (Pengel outcome of time (days) to recovery of pain during the first 3 et al., 2003). While the proportion of patients who have recovered months. We believe that time to recovery of pain is possibly the Analyses statistiques by different time points varies between studies, a consistent find- most important or understandable outcome to many patients with ing is that there is considerable variability in outcomes: some pa- low back pain. A predictor of high rates of recovery by 3 months tients with acute low back pain recover quickly while other tells a patient very little about how quickly their pain is likely to patients continue to experience pain beyond 3 months. The ability recover during the first 3 months. Predictors of very rapid recovery to identify patients with acute low back pain likely to recover at of pain may clearly be different to predictors of recovery by 3 different rates has important implications for clinical practice. months. Three months is a long time to experience low back pain Previous studies of prognostic factors for patients with acute and providing patients with a more accurate prognosis in terms low back pain mostly use arbitrary time points such as 6 weeks of days to recovery would be beneficial and help with decisions Conclusions or 3 months to assess outcome. The majority of studies have con- regarding the need for interventions. centrated on identifying those patients likely to develop chronic Some authors have attempted to develop prediction rules to as- pain, (Bekkering et al., 2005; Grotle et al., 2005; Enthoven et al., sist clinicians in identifying patients with low back pain with dif- 2006; Pransky et al., 2006; Grotle et al., 2007) as this group is ferent prognoses (Bekkering et al., 2005; Pransky et al., 2006; Jellema et al., 2007). There has been little investigation into the rel- * Corresponding author. Tel.: +61 2 93519671; fax: +61 2 93519681. ative performance of these prediction rules compared with a clini- E-mail address: M.Hancock@usyd.edu.au (M.J. Hancock). cian’s overall assessment of prognosis. One study found general 1090-3801/$34.00 Ó 2008 European Federation of Chapters of the International Association for the Study of Pain. Published by Elsevier Ltd. All rights reserved. doi:10.1016/j.ejpain.2008.03.007
  59. 59. Plan de l’intervention Ecrire : le style, le plan IMRaD, les illustrations EBP : la kinésithérapie fondée sur des données probantes, le concept, les études thérapeutiques, la taille de l’effet Lire : la recherche documentaire, définir sa stratégie, l’analyse critique
  60. 60. Références Pour en savoir plus : - Maisonneuve H. Le guide du thésard. Edition scientifique L&C 3e édition. 2003. 80 pages - Huguier M. Apprendre la lecture critique d’un article médical. Elsevier 2004. 83 pages. - Bergmann JF; Chassany O; Fauvel JP; Queneau P. Lire et critiquer un article médical. Expansion scientifique française 2003. 268 pages. - Gedda M. Quelques règles de composition typographique. Kinésithér ann 2003:20-21:60-2. - Dufour M. La rédaction en kinésithérapie. Kinésithér ann 2003:17-18:58-61. - Maisonneuve H, Trudelle P. Neuf propositions pour améliorer la qualité rédactionnelle des articles scientifiques. Ann Kinésithér 1998;25:193-6. - Trudelle P, Maisonneuve H. Comment sélectionner l'information validée de la pseudoscience par la sélection des articles de qualité en masso-kinésithérapie. Ann Kinésithér 1998;25:253-8. Sources électroniques : - PEDro : Physiotherapy Evidence Database. http://www.pedro.org.au/ (accédé le 28/01/10) - ICMJE : « Norme de Vancouver ». http://www.icmje.org/ (accédé le 28/01/10)
  61. 61. Questions ?

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