Messina jfk2011

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Messina jfk2011

  1. 1. MASSO-KINÉSITHÉRAPIE MANUELLE VERTÉBRALE INTRODUCTION auxMOBILISATIONS PASSIVES VERTÉBRALES GLOBALES & SPÉCIFIQUES Marc Messina, DIU MMOO, Université Bordeaux 2, MKO libéral, 64 Bidart Bernard Arla, DIU MMOO, Université Bordeaux 2, MKO libéral, 64 Bidart Philippe Indart, DIU MMOO, Université Bordeaux 2, MKO libéral, 64 Bidart
  2. 2. DÉFINITIONS
  3. 3. MANIPULATION• Mobilisation passive forcée qui porte les éléments de l’articulation au delà de leur jeu volontaire et habituel (amplitude extrême) sans dépasser les limites anatomiques possibles de l’articulation.• Docteurs en Médecine Manuelle, Ostéopathes.
  4. 4. P. VAUTRAVERS & AL. Manipulations du rachis, EMC, Kinésithérapie-Médecine Physique-Réadaptation,26-080-A-10, 2001, 15 p.
  5. 5. PRINCIPES• Mouvement bref, unique, exécuté à partir de la mise en tension. « THRUST »• Règle de la non douleur et du mouvement contraire (Maigne).• Manipulation dans la restriction du mouvement (Still, ostéopathie structurelle, USA) càd dans le sens opposé à la dysfonction (lésion).• « HVLA » (faible amplitude, grande énergie cinétique)
  6. 6. SCHÉMA en ÉTOILE de MAIGNE (DIM)6 directions possiblesManip <=> 3 directions libres et indolores
  7. 7. Placement du signe x ou des signes « / » ; « // » ;« /// » par rapport à la longueur du vecteurDébut, milieu, fin d’amplitude« / » faible limitation douloureuse« // » limitation douloureuse moyenne« /// » forte limitation douloureuse« x » blocage sans douleur
  8. 8. BUTS• Restaurer une amplitude articulaire physiologique -> Lever une barrière musculaire (spasmes) -> Lever une barrière articulaire (restriction)• Soulager les symptômes (libération du mouvement).
  9. 9. MODES d’ACTION• Corps vertébraux• Disque IV• AIAP• Muscles para-vertébraux• Voies supra-segmentaires de la douleur• Système neuro-végétatif• Placebo & psychologique
  10. 10. Action sur les corps vertébraux• Mobilisation des CV• Action sur mouvement intervertébral• Action focalisée sur un étage V.• Action sur plusieurs étages V.• Pas de « remise en place »• Action d’étirements des tissus (M. Tend. Ligam. Annulus)
  11. 11. Action sur le disque IV• Diminution de la pression intra-discale (mesurée)• Réintégration nucléaire (hypothèse)
  12. 12. D’après Vautravers
  13. 13. Action sur les articulaires postérieures• Craquement par phénomène de cavitation• Étirement capsulaire, effet inhibiteur sur la contracture para-vertébrale• Dégagement, frange synoviale, formation méniscoïde (hypothèse)• Débridage adhérences intra-A. (dépôts de fibrine post poussées congestives)
  14. 14. Action sur les muscles para-vertébraux • Structures « relais » de la douleur vertébrale • Relâchement par étirement direct (Mev sur Golgi, Emg) • Relâchement indirect par étirement des capsules
  15. 15. Action sur la douleur• Inhibition par activation des syst. descendants (inhibition au niv. de la substance grise péri- aqueducale)• Effet par contre-stimulation (étirement brusque des structures innervées)• Gate control système (Melzack et Wall)
  16. 16. Action par effet placebo• Sensation de remise en place• Craquement = vertèbre débloquée• Soulager avant de faire de la science ?• Évolution spontanée synd. douloureux vertébral = favorable ++
  17. 17. Action sur le syst. nerveux végétatif • Composante psycho-somatique végétative plus ou moins importante • Réactions viscérales non reproductibles • Pas de preuve scientifique du mode d’action
  18. 18. MOBILISATION PASSIVE• Mouvement réalisé par une force extérieure (technique manuelle exécutée par le kinésithérapeute) sans participation musculaire du sujet, mais avec sa conscience (intégration réceptive).
  19. 19. PRINCIPES• Mouvement exécuté soit :-> dans toute l’amplitude permise (vitesse faible), jusqu’à la mise en tension et non au-delà (position de verrouillage articulaire physio. ou de fin de course patho.),-> autour de la position de moindre tension (position de repos).• « LVHA » (grande amplitude, faible énergie cinétique)
  20. 20. BUTS• Restituer la mobilité du mouvement physiologique (restriction de mouvement).• Diminuer les phénomènes douloureux (gate control).• Lever les spasmes musculaires.
  21. 21. MODES d’ACTION • Idem Manipulations
  22. 22. AVANTAGES• L’amplitude, la vitesse, la force, la durée des techniques, la qualité du mouvement sont directement sous le contrôle du kinésithérapeute.
  23. 23. INDICATIONS• Dysfonctionnements mécaniques d’origine musculo-squelettique.• Traitement de patients présentant des symptômes articulaires (douleur plus ou moins raideur) et des lésions des tissus mous péri-articulaires (++ tensions musculaires, fibrose, épaississement des éléments anatomiques passifs, des plans de glissements).
  24. 24. CONTRE INDICATIONS• Pathologie inflammatoire ou infectieuse (PR, PSR, compression radiculaire aiguë…).• Traumatisme récent.• Compression médullaire ou queue de cheval.• Ostéoporose, Paget.• Néoplasme.• AEG.• États dépressifs.
  25. 25. CONCEPT MÉCANIQUE• Il existe des mobilisations passives globales qui permettent un entretien du mouvement articulaire.• Elles respectent les axes et les plans anatomiques conventionnels, le mouvement physiologique classique.
  26. 26. • Il existe des mobilisations passives spécifiques qui ont un effet localisé sur un segment articulaire (périphérique ou rachidien = « arthron »).• Elles permettent un gain du mouvement articulaire (modelage tissulaire).• Elles respectent la physiologie intime de l’articulation (glissé articulaire), en s’appuyant sur les composantes de roulement-glissement, de pivotement, de décompression voire de compression articulaire.• Mouvements qui échappent au contrôle volontaire.
  27. 27. ARTHRON• Segment Articulaire Rachidien• Unité Fonctionnelle Rachidienne Junghans, 1956
  28. 28. VUE RADIOLOGIQUE de PROFIL D’après J. Castaing
  29. 29. DÉRANGEMENT ARTICULAIRE Mobilité physiologique globale (mvt majeur -> angulaire) Mobilité physiologique analytique, segmentaire ou « sectoriel » (mvt inter-vertébral) Mobilité spécifique, « accessoire », « joint play » (mvt mineur -> linéaire -> glissements) 6° de liberté
  30. 30. 6° de libertéKlein P. Sommerfeld P. : Biomécanique des membres inférieurs, bases et concepts,bassin, membres inférieurs, Elsevier-Masson, Paris, 2008.
  31. 31. Dispersion des locus CIR Harmonie Mvt CervicalKlein P. Sommerfeld P. : Biomécanique des membres inférieurs, bases et concepts,bassin, membres inférieurs, Elsevier-Masson, Paris, 2008.
  32. 32. D’après J. SÉNÉGAS, selon Seligmann & Pearcy
  33. 33. D’après R. Sohier
  34. 34. Dr J. Echinard, Laboratoire d’Anatomie, Université de Bordeaux 2
  35. 35. Dr J. Echinard, Laboratoire d’Anatomie, Université de Bordeaux 2
  36. 36. Dr J. Echinard, Laboratoire d’Anatomie, Université de Bordeaux 2
  37. 37. Dr J. Echinard, Laboratoire d’Anatomie, Université de Bordeaux 2
  38. 38. Dr J. Echinard, Laboratoire d’Anatomie, Université de Bordeaux 2
  39. 39. TERMINOLOGIE DYSFONCTION = ÉTAT ARTICULAIRE (LÉSION) RESTRICTION = PERTE DE MOBILITÉ
  40. 40. BARRIERE ANATOMIQUE POINT NEUTREBarrière élastique Barrière élastique Amplitude totale Barrière physiologique Barrière physiologiqueBarrière Barrièreanatomique anatomique
  41. 41. DIFFERENCE entre MOBILITÉ PHYSIOLOGIQUE MOBILITÉ PATHOLOQIQUE• NOTION DE RESTRICTION• NOTION DE DEPLACEMENT DU POINT NEUTRE
  42. 42. BARRIERE PATHOLOGIQUE cas d’une dysfonction somatique sévère Point neutre Barrière élastique N pathologique Perte de mobilité Barrière physiologiqueBarrière BARRIERE RESTRICTIVE Barrièreanatomique anatomique
  43. 43. PRINCIPES GÉNÉRAUX des MPV Feux vert des tissus sus-jacents :-> Massothérapie,-> Techniques Myofasciales,-> Levées de tensions musculaires (techniques myotensives analytiques).
  44. 44. Ne pas forcer les blocages : -> Pas de mobilisation en force, -> Règle de la non-douleur.
  45. 45. Bilan complet :-> Évaluation continue avant pendant et après le traitement (mesures reportées sur fiche bilan),-> Pose les bases techniques du traitement,-> Permet la justification des gestes techniques.
  46. 46. Conseils au patient : -> Suivi de l’évolution, -> Éducation thérapeutique.
  47. 47. PRINCIPES TECHNIQUES des MPV• Pas de notion de « thrust ».• Mobilisations spécifiques « analytiques ».• Lentes et progressives.• Plus ou moins rythmées.• Début ou fin d’amplitude (selon dominante douleur ouraideur).• Respiration libre -> Pas de blocage en inspir. ou expir. (gêne à la réalisation du geste technique).
  48. 48. • Les techniques par prises courtes sont utilisées pour leurs précisions (++ mouvement spécifique). Elles utilisent les mains du thérapeute.• Les techniques par prises longues sont utilisées pour leur grand bras de levier (++ mouvement global). Elles utilisent mains + membres sup. (les coudes sont le plus souvent tendus) + tronc = 3ième appui (notion d’étreinte avec le patient).• Les prises longues et les prises courtes peuvent être combinées en prises mixtes.
  49. 49. « JEU CORPOREL » Position de départ rigoureuse : « tout patient » - « morceau de patient » « tout kiné » - « morceau kiné »-> Toujours utiliser des fentes pour travailler, sipossible dans le sens du mouvement (permetd’augmenter le polygone de sustentation dukinésithérapeute ainsi qu’un verrouillage efficace deson rachis lombaire).
  50. 50. Prévoir la stabilité permanente du sujet : -> s’adapter à la taille et au poids,-> utiliser des tables (tabourets) réglables en hauteur, -> éliminer les frottements (draps).
  51. 51. ÉLÉMENTS de BILAN• Examen « subjectif » -> Écoute du patient. -> Son principal problème. -> Histoire actuelle et ancienne. -> Région des symptômes -> Manifestation des symptômes.• Santé générale.• Médications (! Corticothérapie, AK !)• Radiographies.
  52. 52. • Examen « objectif ». -> Écoute de l’articulation. -> But = trouver un mouvement ou une combinaison de mouvements qui reproduisent les symptômes.• 3 temps : -> mouvement actif physiologique, -> mouvement passif global, -> mouvement passif analytique, segmentaire « accessoire ».
  53. 53. TENUE de DOSSIER
  54. 54. ÉVALUATI ON OSTÉO DATE EXAM I NATEURNOM PRÉNOM SEXE LATÉRALITÉAGE PROF COORDONNÉEST/P LOISIRSHDMDOULEURTYPEEVAI MAGESTTT MÉDI CALMED TTTMED SPÉCAVQ (EVA FONCTION)ATCD D GSGTabacCLI NI QUEPODO SURALLMIPELVISRACHISSCAPULAIRECERVICO CÉPHALIQUEPALPATIONMOBILITÉSDDSSTABILITÉ LOMBAIRE PASSIVERCSMUSCULAIRESTABILITÉ LOMB ACTIVEHYPOEXTENSIBILITÉ Ch. Ant. Ch. Post.NEUROAMYO TESTING ROT SENSIBLASSÈGUE IMPULS TOUX VERTIGES NAUSÉESLÉRIATM MFROCULO-MOT Hypoconvergence OD OGCONCLUSI ON & TRAI TEM ENT OSTÉOTOG MFR RPI IP NEURO-MÉNING .AUTRE(S)
  55. 55. EXEMPLESPRATIQUE COURANTE message du lundi…
  56. 56. Selon MAITLANDMANŒUVRES SANS IMPULSION
  57. 57. Évaluation-Traitementmouvements accessoires
  58. 58. Pression Vertébrale Dirigée (PVD) post-ant.
  59. 59. Pression Vertébrale Dirigée (PVD) latérale.
  60. 60. Selon SOHIERMANŒUVRES SANS IMPULSION
  61. 61. TEST CONVERGENCE C2C7
  62. 62. CORRECTION en TECHNIQUE BAILLEMENT REAXATION en+ TEMPS VIBRANT DIVERGENCE C2C7
  63. 63. REMODELAGE DOUBLE APPUI POSTÉRIEUR
  64. 64. Techniques OSTÉOPATHIQUES (structurelles) MANŒUVRES AVEC IMPULSION
  65. 65. CONVERGENCE : LATÉROFLEX° & ROT° OPPOSÉES Mise en tension Manipulation (thrust)F. LE CORRE, E. RAGEOT, Manipulations vertébrales, Abrégés, Masson, 1992.
  66. 66. ARTÈREVERTÉBRALE Trajet coudé Occiput C1 C2 Segment V3 D’après J. Castaing
  67. 67. POUR EN SAVOIR PLUS…
  68. 68. AUTEURS… • Cyriax (GB) • Menell (USA, GB) • Still (USA)… Sutherland, Mitchell, Jones… • Maigne (français) -> DIM & Synd. TCM • Maitland (australien) • Kaltenborn (norvégien) • McKenzie (néo-zélandais) • Sohier (belge)
  69. 69. 2009
  70. 70. 2009
  71. 71. 2006
  72. 72. 2006
  73. 73. 1996
  74. 74. 1992
  75. 75. VF, 1986
  76. 76. 1986
  77. 77. ANNEXES
  78. 78. SÉMANTIQUE• VERTÈBRE = du latin « vertere », tourner.• RACHIS = du grec « rhakkis », épine dorsale
  79. 79. Lois de FRYETTE
  80. 80. LOI n°1 NEUTRALITÉ VERTÉBRALE (courbures physiologiques)Latéroflex° et rotations se font en sens opposés (découplage) Vertèbres thoraciques et lombales Vertèbres cervicales : loi n°2
  81. 81. LOI n°2 POSITION NON NEUTRE (courbures en flex° ou ext°)Latéroflex° et rotations se font dans le même sens (couplage) Vertèbres cervicales, thoraciques et lombales
  82. 82. INCLINAISON + ROTATION CONTROLAT. !! + EXT°Risque d’insuffisance Vertébro-Basilaire sur amplitudes extrêmes
  83. 83. MANIPULATION Crânio-RachidiennePOSITION PRÉMANIPULATIVE CENTRÉE SUR C1C2
  84. 84. LIENShttp://filex.u-bordeaux2.fr/get?k=v1nJBoQu9gf95Z3zvyh Jusqu’au : 07/02/2011

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