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Synthese programme metabolisme urbain

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Synthèse de l'évaluation du programme d'expérimentations "Métabolisme urbain" 2014-2016

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Synthese programme metabolisme urbain

  1. 1. EVALUATION DE L’IMPACT ENVIRONNEMENTAL DE 6 PROJETS D’ECONOMIE CIRCULAIRE EN EXPERIMENTATION A PARIS Expérimentations accompagnées dans le cadre de l’appel à projets Amélioration du Métabolisme Urbain Rapport publié en juillet 2016 Pilotage de l’étude Soutien financier & expertise Bureaux d’étude Partenaire expert SYNTHESE
  2. 2. 2
  3. 3. 3 Sommaire Introduction……………………………………………………………………………………………………………………………………p.5 Présentation de la méthode d’évaluation……………………………………………………………………………………..p.6 Fiches synthèses par projet……………………………………………………..…………………………………………………….p.7 - Co-Recyclage : réemploi et valorisation de mobilier……………………………………………………….p.7 - ECT : production de substrat fertile à partir de matériaux locaux…………………………………..p.9 - Hesus : réemploi et valorisation de terres inertes non polluées……………………………………p.11 - Jean Bouteille : consigne des bouteilles en verre dans les microbrasseries parisiennes..p.13 - Love Your Waste : réduction du gaspillage alimentaire dans les cantines scolaires……….p.15 - Zone-AH ! : valorisation matière des drêches des microbrasseries parisiennes……………..p.17 Conclusion……………………………………………………………………………………………………………………………………p.19
  4. 4. 4 AVERTISSEMENT ! La restitution de cette étude a vocation à fournir des ordres de grandeur sur les impacts environnementaux, sociaux et économiques et non des données chiffrées immédiatement extrapolables à des projets similaires. Il est donc nécessaire de prendre des précautions sur les valeurs absolues fournies par cette étude, comme les montants économisés par exemple, et plutôt de s’intéresser aux tendances et aux impacts généraux de ces projets. Ainsi, dans les parties « Perspectives de déploiement » des fiches projet, les valeurs sont données à titre indicatif, compte tenu de la complexité et de l’évolution incertaine de l’organisation des filières et des secteurs pour lesquels les porteurs de projets apportent des solutions alternatives. Le nombre d’emplois potentiels n’intègre pas, par exemple, le fait que le projet peut aussi être facteur de destructions d’emplois au sein des filières et structures établies et potentiellement délocalisées.
  5. 5. 5 Introduction L’analyse du métabolisme urbain ou des flux entrants et sortants permet de mettre en évidence les interactions de la ville avec son environnement. Pour satisfaire ses besoins, la Ville utilise et transforme en effet des ressources et génère des flux dégradés (déchets, effluents,…). Visuel issu de l’infographie développée par l’Agence d’Ecologie Urbaine de la Ville de Paris http://metabolisme.paris.fr La particularité du territoire parisien est d’être très dépendant de son environnement proche et lointain pour ses flux entrants et sortants. Améliorer le fonctionnement du métabolisme urbain de Paris nécessite donc d’ouvrir la voie en matière de flux circulaires, de passer d’une société du jetable à une société du durable et de relever le défi de l’innovation pour réduire les consommations et les émissions de déchets du territoire grâce à la mise en œuvre de synergies ou la valorisation de ressources cachées. C’est dans ce contexte que la Ville de Paris a souhaité faire appel à la force d’innovation des porteurs de projet privés, accompagnée par Paris&Co – Urban Lab, l’agence d’innovation du territoire parisien. Fin 2014, des projets relevant de l’économie circulaire ont été sélectionnés par un jury d’experts pour être déployés sur des flux en lien avec les activités municipales. Ces projets sont portés par des start-ups de l’Economie Sociale et Solidaire, des associations, des PME ou des grands groupes, reflétant ainsi la nécessité de construire la ville de demain de manière collaborative. Soutenues par l’ADEME, Paris&Co et la Ville de Paris ont piloté une évaluation de 6 de ces projets sur les aspects environnementaux. Ces projets permettent, en théorie, de réduire la pression sur les ressources naturelles en limitant l’importation de terres de chantiers, la production de déchets (matériel, consommables) ou en valorisant les biodéchets. L’évaluation et cette synthèse visent à répondre à plusieurs objectifs :  Eclairer les décisions de la Ville de Paris quant à un élargissement du périmètre des projets à l’issue de la phase d’expérimentation,  Partager un retour d’expérience avec d’autres territoires et valoriser les projets,  Donner des éléments environnementaux chiffrés aux entreprises sur leurs projets afin qu’elles en tiennent compte dans leur modèle de développement. .
  6. 6. 6 Méthode d’évaluation L’objectif de cette évaluation est d’observer des indicateurs (environnementaux et économiques) caractérisant les impacts des projets sélectionnés par rapport à des situations plus conventionnelles (scénarios dit « de référence » dans la suite du document). La méthodologie mise en œuvre a donc consisté, pour chaque projet, à comparer un scénario dit « de référence » (caractérisant une situation classique observée sur le territoire parisien), à un scénario dit de « projet », alternative correspondant au projet de l’expérimentation. Afin de calculer les impacts environnementaux, le bureau d’étude a utilisé les facteurs de caractérisation d’impact disponibles dans la base carbone® (source – ADEME) et la base EcoInvent® (source – Ecoinvent Centre). Les résultats de cette évaluation quantitative seront présentés sous forme d’écarts d’impact (en %) observés entre le scénario de référence et le scénario de projet. Sur la base de ces résultats, des facteurs d’influence ont été identifiés, sur lesquels les porteurs de projet pourront agir afin d’accroître l’efficacité environnementale ou l’intérêt économique de leur projet. Les aspects économiques (coûts, emplois créés, etc.) ont été évalués sur la base des constats effectués lors des expérimentations, de chiffres identifiés dans les rapports d’institutions territoriales ou d’autres éléments de la littérature. L’étude du déploiement des projets à une plus grande échelle vise à disposer d’ordres de grandeur sur les effets économiques et sociaux/sociétaux que leur mise en œuvre pourrait produire. Cette étude résulte ainsi de l’analyse de données et de l’extrapolation des résultats quantifiés à un territoire plus large que celui de l’expérimentation.
  7. 7. 7 Réemploi et valorisation de mobilier de la Ville de Paris Expérimentation terminée Expérimentation portée par : Entreprise de 2 salariés créée en 2013 CONTEXTE Pour la Ville de Paris, en tant qu’organisation, l’enjeu de valorisation de son mobilier est double. Il lui faut disposer d’une solution de fin de vie et de traçabilité pour le mobilier (notamment des dons) et s’engager pleinement dans une démarche de gestion du patrimoine mobilier. PRESENTATION DE L’EXPERIMENTATION Co-Recyclage propose un service, notamment via une plateforme internet dédiée aux professionnels, permettant à des usagers de donner du mobilier considéré comme étant en fin de vie à des associations ou acteurs de l’économie sociale et solidaire (ESS) intéressés. L’opération, réalisée avec la Direction de l’Immobilier, de la Logistique et du Transport de la Ville de Paris, a permis la valorisation de 78 mobiliers et d’éviter leur mise en réforme. La valorisation a été réalisée sur une période d’un mois auprès d’associations et de startups de la métropole parisienne. L’opération a porté uniquement sur le réemploi. Redistribution du mobilier de l’administration aux associations et entreprises de l’ESS Visuel symbolisant le projet extrait de l’infographie disponible ici : http://metabolisme.paris.fr et réalisée par l’Agence d’Ecologie Urbaine de la Ville de Paris PERIMETRE DE L’EVALUATION Scénario de référence : après la fabrication et l’utilisation du mobilier pendant sept ans, ce dernier est évacué vers les filières de fin de vie : incinération, mise en décharge et valorisation matière. Scénario projet : Co-Recyclage réalise un diagnostic sur le mobilier en fin de vie puis arrive à identifier un repreneur dans 59% des cas, prolongeant ainsi la durée d’utilisation du mobilier de cinq années avant de l’évacuer vers les trois filières de fin de vie. Pour les 41% restants, il n’y a pas de repreneur identifié et le mobilier est alors directement évacué vers la filière de fin de vie en valorisation matière.
  8. 8. 8 ENSEIGNEMENTS A RETENIR DE L’EVALUATION Le projet Co-Recyclage d’allongement de la durée de vie du mobilier (de 5 ans) permet : Une réduction des émissions de CO2 d’environ 25% (par année de vie supplémentaire) Une réduction significative des coûts (évitement des coûts d’achat de mobilier) Un soutien des acteurs ESS du territoire La création d’emplois non délocalisables (une centaine d’emplois potentiellement sur Paris) Facteurs influençant la baisse des émissions CO2 :  La part du mobilier trouvant des repreneurs : une augmentation de 59 à 80% réduirait de 10% supplémentaires les émissions de CO2  L’allongement de la durée de vie du mobilier : prolonger de 2 années la durée de vie réduirait de 6% supplémentaires les émissions de CO2  La part du mobilier envoyé vers des filières de valorisation matière en fin de vie : plus cette part augmente, plus les émissions de CO2 diminuent Retrouvez le détail de l’évaluation dans le rapport complet dont le lien est mentionné en annexe PERSPECTIVES DE DEPLOIEMENT A PLUS GRANDE ECHELLE Le budget global d’investissement mobilier de la Ville de Paris est de l’ordre de 4 à 5 millions d’euros annuels. La substitution de l’achat par du réemploi en interne de 25% de ce mobilier représenterait une économie de l’ordre de 1 à 1,25 millions d’euros. Il y a donc un potentiel économique très important pour les grandes organisations comparables à la Ville de Paris (60 000 agents). L’objectif national en 2017 de valoriser 75% des mobiliers de professionnels représenterait un volume de 61 900 t de mobilier en Île-de-France (source Valdélia). En prenant l’hypothèse que 50% du mobilier de bureaux (entreprises et collectivités) trouverait une seconde vie sur le territoire parisien, les enjeux économiques et sociaux seraient importants :  Les économies réalisées sur les coûts d’achat de mobilier de bureaux, pour les organisations qui pratiquent le réemploi interne, seraient de l’ordre de 200 M€  Le chiffre d’affaires relatif au diagnostic réalisé sur le mobilier en fin de vie serait de l’ordre de 100 à 200 K€  Le nombre d’emplois créés serait de l’ordre de 125 emplois (ETP) dont une part d’emplois peu qualifiés non délocalisables mais aussi des emplois qualifiés de chefs de mission. ROLE DES COLLECTIVITES POUR SOUTENIR L’INITIATIVE A l’issue de l’expérimentation, il apparaît que les collectivités locales peuvent soutenir ce type de projet par :  L’intégration du réemploi de mobilier dans leurs marchés publics de déménagement / évacuation du mobilier réformé ;  La commande de prestations d’expertise ou de formation pour apprendre à identifier le mobilier réutilisable ;  La mise en relation des besoins d’investissement en mobilier exprimés par les structures locales à caractère social, avec les prestataires du réemploi ;  L’aide à l’accessibilité à des lieux de stockage du mobilier en attente de receveur.
  9. 9. 9 Production de substrat fertile à partir de matériaux locaux Expérimentation prévue pour l’hiver 2016 Expérimentation portée par : Entreprise de 250 salariés créée en 1997 CONTEXTE La demande en terres végétales est croissante sur le territoire parisien et la pression sur cette ressource ne cesse d’augmenter. En parallèle, les très nombreux chantiers en Île-de-France génèrent des quantités importantes de déchets. Il est important de réutiliser, sur place ou dans un espace proche, des matériaux inertes issus de chantiers parisiens, en évitant les transports vers les filières de stockage mais aussi ceux pour acheminer des terres végétales éloignées de la capitale. PRESENTATION DE L’EXPERIMENTATION L’expérimentation s’appuie sur une opération de réaménagement dans le Bois de Vincennes qui consiste à réduire une voie très large et recréer des espaces végétalisés pendant l’hiver 2016-2017. Le projet de végétalisation permettra de valoriser des matériaux de voirie, mais aussi des déchets végétaux et des boues de curage. Ils seront dédiés à la réalisation de substrats fertiles qui seront mis en œuvre sur une parcelle de 2 000m², ainsi qu’à des plantations d’arbres d’alignement. C’est un moyen de tester la réutilisation de différents « matériaux » qui ne disposent pas de possibilité de valorisation aujourd’hui. L’objectif est bien de limiter les volumes de déchets inertes de chantier et de boues évacuées en centres de stockage en leur offrant une filière de valorisation. Le substrat fertile de substitution proposé constitue une alternative à un approvisionnement en terres végétales. Reconstitution de sol fertile à partir de matériaux locaux Visuel symbolisant le projet extrait de l’infographie disponible ici : http://metabolisme.paris.fr et réalisée par l’Agence d’Ecologie Urbaine de la Ville de Paris A noter : la qualité agronomique des terres produites est un point très important de l’expérimentation. Une thèse, réalisée au sein de l’entreprise ECT, est en cours afin de mesurer la fertilité et la viabilité des Technosols construits pour des plantations agricoles et urbaines PERIMETRE DE L’EVALUATION Scénario de référence : les matériaux inertes issus de chantiers parisiens sont évacués après tri vers des Installations de Stockage des Déchets Inertes (ISDI), les boues de curage ne sont pas valorisées et sont mises en centre de stockage, des terres végétales provenant de la grande couronne doivent être acheminées. Scénario projet : ECT n’achemine plus de terres végétales mais les remplace par un substrat fertile reconstitué, fait à partir d’un mélange de boues de curage séchées, de graves, de béton concassé et d’apport de terres excavées sur des chantiers proches.
  10. 10. 10 ENSEIGNEMENTS A RETENIR DE L’EVALUATION Le projet ECT de reconstitution de substrat fertile avec des matériaux locaux permet : Une réduction des émissions de CO2 d’environ 90% (par m 3 de substrat fertile reconstitué) Une économie des ressources (limitation de l’import de terres végétales) Une valorisation économique des déchets Une réponse partielle à la difficulté de créer de nouveaux centres de stockage Facteurs influençant la baisse des émissions CO2 :  Le temps de mobilisation des engins de chantier nécessaires à la constitution du sol fertile : une baisse de 50% réduirait les émissions de CO2 de 13%  La réduction des distances séparant le site extracteur et importateur de terre de remblai : réduire cette distance de 50%, soit de 2.5kms, entrainerait une baisse de 37% des émissions de CO2. Retrouvez le détail de l’évaluation dans le rapport complet dont le lien est mentionné en annexe PERSPECTIVES DE DEPLOIEMENT A PLUS GRANDE ECHELLE La réalisation des travaux du Grand Paris Express va générer, en plus des 23 millions de tonnes annuelles de déchets inertes des chantiers franciliens, de l’ordre de 12 millions de tonnes de gravats et plus de 43 millions de tonnes de terres excavées (source - Société du Grand Paris). Selon une hypothèse de valorisation de 10% des gravats du Grand Paris Express (1,2 millions de tonnes), les économies réalisées par rapport à leur mise en ISDI seraient de l’ordre d’une dizaine de millions d’euros. A ces économies, il est nécessaire d’ajouter les économies d'un volume équivalent de terres végétales qui ne seront pas achetées et transportées, soit de l’ordre d’une vingtaine de millions d’euros. L'économie globale apportée par la production de substrat fertile, selon la méthode explorée par cette expérimentation, pourrait donc atteindre une trentaine de millions d'euros. Il faut toutefois considérer que la production de substrats fertiles aura un coût qui viendra réduire cette économie. La mise en œuvre d’une dizaine de plateformes sur le territoire de la métropole du Grand Paris pourrait être à l’origine d’un potentiel relativement faible d’emplois, de 10 à 20 ETP (source : échanges avec l’entreprise ECT). ROLE DES COLLECTIVITES POUR SOUTENIR L’INITIATIVE La production de substrats fertiles est encore expérimentale mais les pouvoirs publics peuvent jouer plusieurs rôles :  Participer au développement des substrats fertiles pour tester les différents usages de ces produits,  Mettre à disposition ou louer des espaces utilisables pour la reconstitution de substrats,  Communiquer auprès des citoyens sur les enjeux et sur les impacts réels, ce qui serait profitable à une meilleure acceptabilité des installations de traitement des matériaux.
  11. 11. 11 Réemploi et valorisation de terres inertes non polluées Expérimentation terminée Expérimentation portée par : Entreprise de 22 salariés créée en 2008 CONTEXTE Le secteur du BTP en Île-de-France génère 30 millions de tonnes de déchets par an (parmi lesquels se trouvent une majorité de terres excavées), ce qui représente plus de 5 fois la production de déchets ménagers. Sur ces 30 millions de tonnes, seules 23 % sont recyclées (source : ORDIF, tableau de bord des déchets franciliens, éd. 2014). De son côté, la Ville de Paris engage de nombreux chantiers urbains et de construction chaque année. Les terres excavées lors de ces chantiers sont de différentes qualités (terres valorisables et terres polluées) et sont assez peu valorisées en raison d’un manque de compétences et d’échelle de mesure de leur qualité mais aussi d’un manque de traçabilité et d’une trop grande opacité sur les enjeux financiers de ces terres. Compte tenu de la complexité logistique de la réutilisation notamment, moins de 10% des terres inertes non polluées sont aujourd’hui valorisées entre chantiers en France (source HESUS). PRESENTATION DE L’EXPERIMENTATION L’expérimentation a eu lieu dans le cadre d’un chantier au Stade Suchet (Paris 16 ème ). Après la caractérisation des terres en amont de l’expérimentation, les services proposés par HESUS ont permis le réemploi de 860 m 3 de terres sur les 2000 m 3 potentiels du chantier (1140 m 3 n’ont pas trouvé de receveur). Réutilisation de terres excavées entre chantiers via Hesus Visuel symbolisant le projet extrait de l’infographie disponible ici : http://metabolisme.paris.fr et réalisée par l’Agence d’Ecologie Urbaine de la Ville de Paris PERIMETRE DE L’EVALUATION Scénario de référence : des terres inertes excavées sur des chantiers sont transportées par voie routière vers des centres de stockage alors que dans un même temps, des chantiers receveurs (remblayeurs) importent des terres inertes également transportées par la route. Scénario projet : HESUS met en relation, via une plateforme web, les sites excavateurs et les sites receveurs, réduisant ainsi les exportations de terres excavées et les importations de terres inertes.
  12. 12. 12 ENSEIGNEMENTS A RETENIR DE L’EVALUATION Le projet HESUS d’échange de terres inertes inter-chantiers permet: Une réduction des émissions de CO2 d’environ 80% (par m 3 de terres inertes échangées) Un évitement des coûts de mise en ISDI et d’import de terres inertes Une traçabilité précise des terres Une réponse partielle à la difficulté de créer de nouveaux centres de stockage Facteurs influençant la baisse des émissions CO2  La distance séparant les sites excavateur et receveur : une réduction de 50% réduirait de 50% supplémentaires les émissions de CO2  Le recours au double fret : une augmentation de 50% entrainerait une baisse de 25% des émissions de CO2  La part du fret fluvial : une augmentation de 50% entrainerait une baisse de 27% des émissions de CO2 Retrouvez le détail de l’évaluation dans le rapport complet dont le lien est mentionné en annexe PERSPECTIVES DE DEPLOIEMENT A PLUS GRANDE ECHELLE Le volume de terres inertes mises en ISDI en Île-de-France représente un volume annuel de 10 à 15 millions de tonnes (source ORDIF 2014) hors chantiers du Grand Paris Express. L’enjeu économique pour les acteurs est important. Selon l’hypothèse d’un réemploi de 10% des terres inertes, le coût évité pour :  les excavateurs serait de l’ordre de 8 à 12 millions d’euros par an,  les receveurs serait de l’ordre de 16 à 24 millions d’euros par an,  les excavateurs /receveurs serait de l’ordre de 24 à 36 millions d’euros par an. ROLE DES COLLECTIVITES POUR SOUTENIR L’INITIATIVE Le rôle majeur que les pouvoirs publics peuvent jouer, en tant que maître d’ouvrage, pour la réutilisation hors site des terres inertes est de modifier leurs marchés pour intégrer dans la commande publique :  des marchés propres à la traçabilité – par une obligation de disposer de tous les documents prouvant la bonne gestion de l’ensemble des terres excavées d’un chantier,  des critères incitant à la réutilisation des terres et garantissant une traçabilité des terres,  des critères sur la garantie de l’analyse des terres et de leur réutilisation. Les pouvoirs publics peuvent également former les chefs de chantiers et en amont les personnels de conception aux conditions de réutilisation des terres non polluées. La collectivité peut inciter les prestataires et notamment les délégataires de service public à intégrer les critères de caractérisation des terres dans leurs propres marchés de travaux.
  13. 13. 13 Consigne des bouteilles en verre dans les microbrasseries parisiennes Expérimentation prévue fin 2016 Expérimentation portée par : Entreprise de 4 salariés créée en 2014 CONTEXTE En 2014, 66 502 tonnes de déchets en verre ont été collectées à Paris dans les containers et colonnes à verre pour être recyclées. S’y ajoutent 5% non triés du contenu du bac vert d’ordures ménagères partant en incinération (source – Ordif). Les emballages plastiques, acier, aluminium et alimentaires, quant à eux, représentent 6,7% du bac à couvercle jaune destiné au recyclage et environ 20 % du contenu non trié du bac vert. Une part non négligeable des déchets produits chaque année à Paris est donc liée à l’emballage de boissons. PRESENTATION DE L’EXPERIMENTATION Ce projet propose un système de consigne de bouteilles de 75cL utilisées par les microbrasseries parisiennes. Jean Bouteille assurera la collecte, le lavage et la remise en circulation des consignes. Le dispositif permet de réutiliser les bouteilles pour 25 usages et de réduire ainsi le volume de déchets. PERIMETRE DE L’EVALUATION Scénario de référence : les bouteilles en verre provenant des microbrasseries parisiennes sont déposées par les consommateurs dans des bornes d’apport volontaire avant d’être collectées et éliminées dans les filières de fin de vie de ce type de matériau. Scénario projet : Jean Bouteille met en place un système de consignes auprès des microbrasseries. Ces dernières récupèrent les bouteilles consignées dans les points de vente, Jean Bouteille vient ensuite les reprendre dans les microbrasseries en échange de bouteilles lavées et séchées. Après 25 rotations, les bouteilles consignées usagées sont envoyées dans les filières de fin de vie du verre.
  14. 14. 14 ENSEIGNEMENTS A RETENIR DE L’EVALUATION Le projet Jean Bouteille de mise en place de consignes de bouteilles en verre pour les micro-brasseries permet : Une réduction des émissions de CO2 d’environ 90% (par bière consommée) Une réduction de la consommation totale d’eau d’environ 50% (par bière consommée) Une diminution importante de la production de déchets de verre Un soutien à une filière intensive en emplois Facteurs influençant la baisse des émissions de CO2 :  Le poids de la bouteille : une baisse de son poids de 10% réduirait de 2,5% les émissions de CO2  La consommation d’énergie de la laveuse : réduite de 10%, elle permettrait une baisse de 4,8% supplémentaires des émissions de CO2  La distance séparant la laveuse des microbrasseries : une réduction de 50%, soit 7kms, engendrerait une baisse de 10% des émissions de CO2 Retrouvez le détail de l’évaluation dans le rapport complet dont le lien est mentionné en annexe PERSPECTIVES DE DEPLOIEMENT A PLUS GRANDE ECHELLE Si l’on fait l’hypothèse arbitraire que 2% du verre annuel collecté serait consigné - soit 1 330 t -, cela représenterait une réduction de verre à collecter de l’ordre de 15 960 t (dans l’hypothèse où le verre sera réemployé 24 fois sur une période de 2 ans – source Jean Bouteille). Selon Jean Bouteille, il faut 6,5t de verre consigné pour créer 1 emploi. Selon ces deux hypothèses, la consigne de 1 330 t de verre représenterait donc un potentiel de 200 emplois. En intégrant une optimisation des moyens et des économies d’échelle du secteur, on peut envisager que 150 emplois pourraient tout de même être créés à l’échelle du territoire. Il est difficile d’évaluer l’impact financier de la consigne sur le coût de la collecte du verre. Les déchets de verre ne pourront en effet pas complètement disparaître et la réorganisation de la collecte ne pourra se faire que progressivement. ROLE DES COLLECTIVITES POUR SOUTENIR L’INITIATIVE Les pouvoirs publics peuvent en priorité appliquer la consigne dans leurs propres établissements de restauration et inciter via la commande publique, les sociétés de restauration collective à intégrer la consigne. L’adoption de la consigne par les habitants nécessite de:  modifier la tarification de la collecte et du traitement au poids de verre traité pour valoriser le réemploi du verre,  disposer de plateformes de lavage et de stockage des emballages en verre bien répartis dans l’espace urbain. Les pouvoirs publics peuvent agir sur ces deux leviers pour favoriser l’implantation de la consigne sur leur territoire.
  15. 15. 15 Réduction du gaspillage alimentaire dans les cantines scolaires Expérimentation terminée Expérimentation portée par : Entreprise de 2 salariés créée en 2015 CONTEXTE Près de 30 millions de repas sont servis annuellement dans les structures de la restauration collective municipale et départementale de Paris (crèches, écoles, restaurants administratifs, maisons de retraite et établissements sociaux). Malgré les efforts menés pour réduire le gaspillage alimentaire, environ 37% de l’alimentation servie est finalement évacuée sous forme de biodéchets (restes de cuisine, repas non consommés, restes de plateaux). Collectés avec le reste des déchets ménagers, ces biodéchets partent actuellement en incinération. La réduction du volume de déchets et leur valorisation énergétique constituent donc un double intérêt pour la Ville de Paris dans le cadre de ses politiques Climat et Zéro déchets. PRESENTATION DE L’EXPERIMENTATION Love Your Waste, en partenariat avec la Caisse des écoles du 9 ème arrondissement, a expérimenté sur plusieurs mois la collecte des biodéchets de 4 écoles, ainsi qu’un programme de sensibilisation au gaspillage à la fois auprès des prestataires de la restauration collective et auprès des enfants. L’action a permis de valoriser 19,3 t de biodéchets issus de ces 4 cantines et de participer à leur valorisation énergétique. L'obligation légale de pesée des bio-déchets collectés a également permis de disposer d'indicateurs d'impact sur l'efficacité des bonnes pratiques de réduction du gaspillage alimentaire. Collecte et valorisation des biodéchets de cantines scolaires par Love Your Waste Visuel symbolisant le projet extrait de l’infographie disponible ici : http://metabolisme.paris.fr et réalisée par l’Agence d’Ecologie Urbaine de la Ville de Paris PERIMETRE DE L’EVALUATION Scénario de référence : Les déchets organiques de restaurants collectifs municipaux, collectés avec les déchets ménagers, sont incinérés à 90% et enfouis pour les 10% restants. L’incinération permet la production d’énergie sous forme d’électricité et de chaleur mais oblige à évacuer les résidus de la combustion que sont les cendres et les machefers. Scénario projet : Au-delà de la réduction du volume de biodéchets produits dans les cantines, Love Your Waste permet une valorisation de ces derniers en usine de méthanisation, générant du biogaz et des digestats valorisés comme fertilisant agricole.
  16. 16. 16 ENSEIGNEMENTS A RETENIR DE L’EVALUATION Le projet Love Your Waste de valorisation des biodéchets permet: Une réduction des émissions de CO2 d’environ 25% (par tonne de biodéchets produits) Une réduction du besoin en fertilisants de synthèse en y substituant la valorisation des digestats issus de la méthanisation Une production d’énergie stockable Un développement basé sur un modèle économique durable (intégrant la réduction des déchets à la source) Facteurs influençant la baisse des émissions de CO2 :  La distance séparant la zone collectée et l’unité de méthanisation : réduite de 50%, soit un km, elle entrainerait une réduction de 39% des émissions de CO2  L’augmentation du remplissage des camions pour chaque évacuation : augmenter de 10% le remplissage permet de réduire de 6% les émissions de CO2.  Le report modal du camion vers la péniche : un transport 100% fluvial permettrait une diminution de 59% des émissions de CO2 Retrouvez le détail de l’évaluation dans le rapport complet dont le lien est mentionné en annexe PERSPECTIVES DE DEPLOIEMENT A PLUS GRANDE ECHELLE En Île-de-France, il existe une production de biodéchets conséquente, un marché potentiel important et un potentiel de création (ou transfert) d’emplois non négligeable. La quantité de déchets alimentaires issus de la restauration collective produite en Île-de-France est estimée à 105 000 tonnes (source ORDIF, estimation basée sur les ratios de production et les données d’activités). L’action de sensibilisation à la réduction des déchets à la source pourrait avoir un potentiel de réduction de 10 500 tonnes de biodéchets produits et donc à traiter (chiffre constaté pendant l’expérimentation : 10% de réduction). Un premier calcul, basé sur les données récoltées au cours de l’expérimentation à savoir 1 emploi créé pour 50 tonnes collectées, nous amène à une projection de plus de 1900 emplois potentiels sur le territoire francilien (pour collecter le gisement de 105 000 t). Les conditions non optimisées de l’expérimentation et son périmètre restreint nécessitent de relativiser cette projection. La création d’emploi ne sera pas directement proportionnelle à la massification des flux. Le ratio constaté aujourd’hui sur la collecte des déchets ménagers par la Ville de Paris est d’1 emploi pour 425 tonnes collectées par an (sur la base des chiffres du rapport annuel sur les déchets de la Ville de Paris). Le potentiel d’emplois pourrait donc se situer entre 250 et 1900 emplois. En tenant compte des spécificités de la collecte des biodéchets (densité plus importante des biodéchets, contraintes sanitaires…), nous retiendrons 800 emplois potentiels pour le territoire francilien comme valeur intermédiaire. ROLE DES COLLECTIVITES POUR SOUTENIR L’INITIATIVE Pour soutenir ce projet sur un territoire, les actions suivantes peuvent être envisagées :  Ajuster les marchés publics ou délégations de service public (DSP) pour qu’ils prennent en compte : la valorisation des biodéchets, des prestations de réduction à la source, la valorisation de l’insertion ;  Organiser la mise en réseau des producteurs de biodéchets et des entreprises qui apportent des solutions de collecte et de valorisation.
  17. 17. 17 Valorisation matière des drêches des microbrasseries parisiennes Expérimentation en cours Expérimentation portée par : Association créée en 2014 CONTEXTE Paris et sa petite couronne ont connu durant les cinq dernières années un développement important de microbrasseries (11 brasseries ou bars producteurs sont localisés à Paris-même). En 2015, on peut estimer la production de marcs de brasserie, ou « drêches », pour Paris et petite couronne, à près de 1 000 t. Les drêches sont prises en charge dans le circuit classique d’élimination des ordures ménagères et incinérées. Même si aujourd’hui les volumes sont faibles comparés à ceux des autres sources de biodéchets, leur nombre est en forte progression et l’on considère qu’à terme, 1 500 tonnes de drêches pourraient être concernées par la mise en place d’une filière d’élimination spécifique. Le contexte réglementaire obligeant les gros producteurs de biodéchets à les valoriser et l’engagement de la Ville de Paris dans une trajectoire zéro déchet, incitent ces acteurs à travailler ensemble pour innover et trouver des solutions dans le champ de leurs compétences respectives. PRESENTATION DE L’EXPERIMENTATION Aujourd’hui, les drêches produites par les microbrasseries parisiennes sont traitées classiquement comme des ordures ménagères, elles sont donc soit valorisées énergétiquement par incinération dans 90% des cas, soit simplement enfouies pour les 10% restant. Deux des filières de valorisation explorées dans le projet ont été étudiées : l’utilisation des drêches pour produire un substrat pour la production de champignons, et la valorisation en méthaniseur. Mise en place d’une filière de valorisation des drèches issues des microbrasseries par Zone AH ! Visuel symbolisant le projet extrait de l’infographie disponible ici : http://metabolisme.paris.fr et réalisée par l’Agence d’Ecologie Urbaine de la Ville de Paris PERIMETRE DE L’EVALUATION
  18. 18. 18 Scénario de référence : les drêches, résidus des microbrasseries, sont évacuées comme ordures ménagères avant d’être mises en décharge ou incinérées. Cette dernière option permet la production d’énergie sous forme de chaleur et d’électricité mais nécessite l’évacuation des résidus d’incinération (cendres et mâchefers). Scénario projet : Zone-AH! propose de valoriser les drêches soit sous forme de substrat pour la fungiculture, soit en les valorisant en usine de méthanisation, permettant la production d’énergie et l’utilisation des digestats comme fertilisant agricole. ENSEIGNEMENTS A RETENIR DE L’EVALUATION Le projet Zone-AH! de valorisation des drêches permet : Une réduction des émissions de CO2 de 34 à 42% (par tonne de drêches produites) Une réduction du besoin en fertilisants de synthèse (méthanisation) ou en substrat de synthèse (champignons) Une valorisation économique de déchets La création de synergies en jouant un rôle de catalyseur pour une filière en création Facteurs influençant la baisse des émissions de CO2 : Pour le scénario incluant une valorisation par méthanisation les facteurs d’influence sont les mêmes que pour le projet Love Your Waste. Pour le scénario incluant une valorisation par création de substrat utilisé dans la production de champignons :  La distance brasserie – site de production du substrat utilisé pour la culture des champignons : une réduction de 50%, soit 10km, éviterait 2% des émissions de CO2  La consommation de gaz pour la préparation du substrat utilisé pour la culture des champignons : une baisse de 10% pourrait entrainer une baisse de 8% des émissions de CO2 Retrouvez le détail de l’évaluation dans le rapport complet dont le lien est mentionné en annexe PERSPECTIVES DE DEPLOIEMENT A PLUS GRANDE ECHELLE Les drêches ont un potentiel méthanogène important. La valorisation des 1 000 t de drêches des microbrasseries de Paris et de la petite couronne, permettrait de produire de 37 000 à 166 000 m 3 de biogaz (rendement à 60% de biogaz - source : Drexhage INPL / IRPCO). A titre illustratif, ce volume de gaz est équivalent à la consommation de 30 à 150 foyers pendant 1 an (foyer de 3 personnes dans un appartement de 70m 2 ). ROLE DES COLLECTIVITES POUR SOUTENIR L’INITIATIVE
  19. 19. 19 L’intérêt du projet est le développement de filières de gestion et de traitement des déchets issus d’une activité professionnelle. Ici, l’association facilite les synergies entre acteurs (les microbrasseries avec les opérateurs de la collecte et du traitement des déchets, ainsi que les producteurs et distributeurs de matières premières et d'intrants en général en amont). Ce rôle de catalyse et d’exploration d’un organisateur de filière nécessite de disposer de fonds pour :  animer le réseau,  assurer le test et le développement des activités. Les pouvoirs publics peuvent apporter leur soutien financier pour ces premières étapes. Ils peuvent également apporter, au besoin, une aide sous la forme de mise à disposition de ressources (lieu de réunion, lieu d’expérimentation) et de mise en relation.
  20. 20. 20 Conclusion et perspectives L’analyse de l’indicateur d’émissions de CO2 de ces 6 projets laisse apercevoir des réductions très intéressantes, par comparaison avec des scénarios actuels classiques dit « de référence » ; que ce soit pour les émissions directes (entre 25 et 90% selon les projets et l’unité employée) que pour les émissions indirectement évitées par le nouveau fonctionnement. Bien que théoriques et appliqués sur un périmètre restreint, les calculs s’appuient sur des chiffres récoltés sur le terrain à l’issue d’une phase d’expérimentation et peuvent donc être appréciés en conséquence. Pour certains projets (Love Your Waste, Hesus, ECT) l’évaluation montre cependant que c’est dans la massification des flux que résidera une véritable amélioration de l’impact carbone. Il ne faut cependant pas résumer l’analyse au seul indicateur carbone. D’autres améliorations significatives ressortent clairement de l’étude : la réduction de consommations d’eau (Jean Bouteille), un meilleur retour à la terre des matières (Love Your Waste, Zébu), le soutien aux acteurs de l’ESS (Co-Recyclage, Love Your Waste, Jean Bouteille), ou la limitation de l’usage des espaces de stockage de terres inertes (ECT, Hesus). La pertinence économique des projets, aussi bien en termes de coût du service qu’en termes d’emplois créés, est aussi un élément très positif. Pour convaincre, ces projets ne doivent pas seulement compter sur des arguments écologiques, ils doivent aussi se différencier en proposant des services financièrement compétitifs avec d’autres approches moins vertueuses. La réflexion menée laisse penser que ces projets ont un avenir économique dans la mesure où ils intègrent ces questions de compétitivité et d’obligation de résultat (performance servicielle, sortie de la logique de volume, etc.) dans leur modèle d’affaire. Les transpositions calculées à l’échelle du territoire parisien ou francilien permettent aussi de prendre conscience de l’intérêt économique pour la collectivité, comme par exemple la collecte des biodéchets de la restauration collective qui pourrait générer 800 emplois en Île-de-France. L’étude met en avant les moyens de soutenir ces projets afin qu’ils essaiment sur les territoires. L’ajustement de la commande publique pour demander aux prestataires – ou leurs sous-traitants – d’intégrer une approche circulaire est à la fois un bon moyen pour la collectivité d’agir sur son exemplarité mais aussi d’être moteur de la transition en incitant ses prestataires à transformer leur offre. Les entreprises Hesus, Co-Recyclage, ECT, Love Your Waste – ou, bien évidemment, des entreprises proposant des services analogues - peuvent être soutenues de cette façon. Le projet ZéBU n’a pas encore de modèle économique et nécessite des subventions publiques. Son rôle de mise en réseau nécessaire à la structuration d’une filière, ici de valorisation des drêches de bière, n’en demeure pas moins pertinent. Quand elles en ont les moyens, les collectivités peuvent aussi jouer sur le prix du foncier lorsque ce dernier rend impossible la pérennité économique des entreprises. Dans un registre moins engageant, la valorisation des projets avec un label institutionnel reste une forme de soutien toujours intéressante et peu coûteuse pour la collectivité. Enfin, le lobbying réglementaire est un moyen d’ancrer, sur le long terme, le déploiement de ces approches. L’évaluation montre que des solutions concrètes d’économie circulaire se mettent en place sur le territoire parisien et qu’elles ont un impact positif pour relever le défi d’une meilleure gestion des ressources et de l’atténuation du réchauffement climatique. Sans être nécessairement dans une logique de forte croissance, ces projets nécessitent tout de même un passage à l’échelle pour accéder à un seuil de rentabilité permettant leur pérennité et ainsi d’amplifier leur impact.
  21. 21. 21 Les synergies qui ont émergé pendant le déploiement de ces projets et la recherche de terrains d’expérimentation montrent que la mise en relation des acteurs est un élément essentiel et structurant du développement de l’économie circulaire. Elle permet non seulement l’émergence de nouvelles opportunités d’affaires pour les acteurs existants mais aussi de favoriser les échanges de flux ou de services à un échelon local, plus vertueux et moins impactant. Ces six projets mis en avant ne sont qu’une petite partie d’un ensemble de projets menés par des start-ups, par des associations ou par les services de la Ville de Paris. Pour les pérenniser ou pour que d’autres projets émergent dans tous les secteurs économiques, Paris&Co et la Ville de Paris, dans une double logique de développement économique et d’atténuation de l’impact des activités urbaines, continueront d’accompagner les porteurs de projet, que ce soit sous forme de soutien financier, d’accompagnement à l’expérimentation, d’incubation, ou d’autres formes de soutien.
  22. 22. 22 Annexes Coordonnées des entreprises :  Co-Recyclage : Renaud ATTAL, Co-Fondateur, renaud@co-recyclage.com  ECT : Benjamin TILLIET, Directeur Développement, BTILLIET@groupe-ect.com  Hesus : Johanne HERNANDEZ, Responsable Technique, j.hernandez@hesus.fr  Jean Bouteille : Xavier MARTIN, Responsable Unité Régionale Paris, xavier@jeanbouteille.fr  Love Your Waste : Juliette FRANQUET, Co-Fondatrice, Juliette.franquet@loveyourwaste.com  Zone AH ! – ZéBU : Bruno VITASSE, bruno.vitasse@gmail.com Coordonnées de l’interlocuteur Ville de Paris : Thierry MARESCHAL, Chargé de projet pour le développement de l’économie circulaire, Mairie de Paris, thierry.mareschal@paris.fr Coordonnées de l’interlocuteur Paris &Co – Urban Lab : Arthur COUSSY, Responsable de programmes d’expérimentation, arthur.coussy@parisandco.com ou urbanlab@parisandco.com Lien vers le rapport détaillé : http://expe.parisandco.com/projet/166

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