French cuffed tube study

999 views

Published on

Published in: Technology, Business
0 Comments
0 Likes
Statistics
Notes
  • Be the first to comment

  • Be the first to like this

No Downloads
Views
Total views
999
On SlideShare
0
From Embeds
0
Number of Embeds
2
Actions
Shares
0
Downloads
5
Comments
0
Likes
0
Embeds 0
No embeds

No notes for slide

French cuffed tube study

  1. 1. Annales Franc ´ ´ ¸aises d’Anesthesie et de Reanimation 29 (2010) 687–692Article original ´ ´ ´ `Comparaison de serum sale, d’air et d’un melange oxygene–protoxyded’azote pour le remplissage des ballonnets de sondes d’intubation chez l’enfant ?´Etude prospective randomisee ´Comparison of saline, air, and a mixture oxygen–nitrous oxide for endotracheal cuff trachealtube inflation in children? A Prospective randomized trialC. Dadure *, M. Granier, S. Bringuier, L. Dehour, O. Raux, A. Rochette, R. Troncin, X. Capdevila ´sie-reService d’anesthe ´animation A, CHU Lapeyronie, avenue du Doyen-Gaston-Giraud, 34000 Montpellier, FranceI N F O A R T I C L E ´ ´ R E S U M EHistorique de l’article : ´ Objectif. – Comparer chez l’enfant le nombre de degonflage ou de regonflage necessaire afin de´Recu le 1 avril 2009 ¸ maintenir la pression entre 15 et 35 cmH2O selon le produit de gonflage du ballonnet de la sonde ´Accepte le 9 juin 2010 d’intubation. ˆDisponible sur Internet le 21 aout 2010 ´ Type d’e ´tude. – Etude prospective, randomisee. ´ Patients et me ´thode. – Quatre-vingt-dix enfants ages d’un mois a 15 ans ont ete inclus en trois groupes ˆ ´ ` ´ ´ ´sMots cle : ´ ´ ´ ` ´ (G). Les patients etaient ventiles avec un melange a 50 %O2–50 %N2O. Les ballonnets etaient gonfles ´Ballonnet ` ´ jusqu’a 20 cmH2O de pression avec de l’air (G1), un melange O2–N2O (G2), du SSI (G3). Les pressionsSonde d’intubation ´ ´ ´ etaient relevees toutes les dix minutes puis ajustees pour rester comprises entre 15 et 35 cmH2O. LaPression ´ ´ ´ survenue de manifestations oropharyngees etait notee en SSPI.Protoxyde d’azote Re´sultats. – Les trois groupes etaient comparables pour l’age, le poids, le sexe. La duree de chirurgie etait ´ ˆ ´ ´Enfants ˆ ˆ ´ ´ ´ significativement plus longue dans le G3. Le ballonnet a du etre degonfle plus frequemment dans le G1 : ˆ 60 % des cas (p < 0,0001) versus 10 % pour G2 et 3,3 % pour G3. Le ballonnet a du etre regonfle plus ´ ´ frequemment dans le G2 : 76,6 % des cas (p < 0,0001) versus 3,3 % pour G1 et G3. La survenue d’effets ´ ´ indesirables etait comparable dans les trois groupes. ´ Conclusion. – L’utilisation d’air ou d’un melange O2–N2O pour gonfler les ballonnets n’est pas une ´ ´ methode fiable. Le SSI maintient une pression plus stable mais le monitorage n’est pas aise et de plus les fabricants de sondes ne recommandent pas son utilisation. Gonfler les ballonnets avec de l’air en ´ monitorant systematiquement la pression est la technique la plus simple d’utilisation. ´ ß 2010 Elsevier Masson SAS. Tous droits reserves. ´ A B S T R A C TKeywords: Objective. – The purpose of the present study was to compare how many inflate and deflate areCuff necessary to maintain the endotracheal tube cuff pressure between 15 and 35 cm H2O by using air, O2–Endotracheal tube N2O mix or saline solution.Pressure Study design. – Randomized and prospective study.Nitrous oxideChildren Patients and methods. – Ninety children from 1 month to 15 years of age were included in the study. All patients were ventilated with O250%–N2O50%. Subsequently, the patients were divided in three groups: (1) Group 1: patients with air inflated cuffs; (2) Group 2: patients with O2–N2O mix inflated cuffs; (3) Group 3: patients with saline solution inflated cuffs. In all groups cuffs were inflated to reach an intracuff pressure of 20 cmH2O. The cuff pressure was then monitored every 10 minutes and adjusted to be between 15 and 35 cmH2O. Laryngeal and tracheal symptoms were noted in the recovery room. Results. – The three groups of patients were similar for age, weight, and sex. The length of surgery was significantly longer in Group 3. The deflate rate was higher in Group 1 (60%) than in Group 2 (10%) or 3 * Auteur correspondant. Adresse e-mail : c-dadure@chu-montpellier.fr (C. Dadure). ´ ´0750-7658/$ – see front matter ß 2010 Elsevier Masson SAS. Tous droits reserves.doi:10.1016/j.annfar.2010.06.022
  2. 2. 688 ´sie et de Re C. Dadure et al. / Annales Francaises d’Anesthe ¸ ´animation 29 (2010) 687–692 (3.3%) (p < 0.0001). The inflate rate was higher in Group 2 (76.6%) than in Group 1 or 3 (both 3.3%) (p < 0.0001). Side effects were comparable in the three groups of patients. Conclusion. – Using air or O2–N2O mix to inflate cuffs is not reliable. SSI helps to maintain a more stable cuff pressure but monitoring is difficult and sometimes contraindicated by tracheal tubes producers. Inflating cuffs with air and regularly monitoring pressure is the most reliable and easiest technique. ß 2010 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.1. Introduction groupe air : remplissage avec de l’air ; ´ ´ groupe melange : remplissage avec un melange oxygene– ` ´ L’intubation tracheale est une pratique courante en anesthesie ´ ` protoxyde d’azote a 50 % ; ´ ´ ´pediatrique. Longtemps consideree comme inutile voire dange- ´ ´ ´ groupe serum sale isotonique (SSI) : remplissage avec du serumreuse, l’utilisation de sonde d’intubation avec ballonnet chez ´ sale isotonique. ´ ´ ´ ´l’enfant de moins de huit ans a ete rehabilitee par l’etude de Khine ´et al. [1]. Cependant, la mise en place d’une sonde d’intubation avec ´ Cette randomisation aleatoire a ete realisee, la veille de ´ ´ ´ ´ ´ ´ballonnet en anesthesie pediatrique resta longtemps controversee, ´ ´ l’intervention, par le departement d’information medicale de ´ ´et seuls 25 % des anesthesistes pediatriques, membres de ´ ´ notre etablissement.l’Association des ´ anesthesistes-reanimateurs ´ ´ pediatriques ` ´ Les criteres d’exclusion etaient l’age inferieur a un mois ou ˆ ´ `d’expression franc ´ ¸aise (Adarpef), declaraient, en 2001, utiliser ´ ` superieur a 15 ans, un enfant classe ASA 4, une contre-indication a ´ `couramment ce type de sonde [2]. Les sondes a ballonnet ont ` l’utilisation du protoxyde d’azote, une chirurgie en decubitus ´l’avantage de limiter le nombre de laryngoscopie et le nombre de ´ ventral ou lateral, une mobilisation de la tete pendant l’interven- ˆ ´reintubation, en assurant une bonne etancheite des voies ´ ´ ´ ´ tion, une duree d’intervention inferieure a 25 minutes. ´ ` ´aeriennes, et permettent l’utilisation de circuit ferme et de reduire ´ ´ ´ ´ ´ Les enfants etaient premediques 30 minutes avant l’interven- ´ ´la contamination par les gaz anesthesiques des salles d’interven- tion par de l’hydroxyzine (1 mg/kg) per os ou du midazolam ´tion [1]. Elles limitent egalement le risque d’inhalation [3,4] et (0,35 mg/kg) intrarectal selon l’age et la mise en place d’un ˆpermettent d’utiliser des pressions inspiratoires plus elevees lors ´ ´ monitorage standard en salle d’intervention etait effectue. Le type ´ ´ ´de la ventilation peroperatoire sur des poumons a compliance ` ´ ´ d’induction etait laisse au choix de l’anesthesiste. L’induction par ´diminuee [5].´ ´ ´ ´ inhalation etait realisee par sevoflurane a 6 % et pouvait etre ´ ` ˆ ´ ´ Il est clairement demontre chez l’adulte que le protoxyde ´ ´ completee par des agents intraveineux apres la pose de la voie ` `d’azote diffuse a travers le polyvinyle des ballonnets des sondes veineuse. L’induction par voie intraveineuse etait realisee par 3 a ´ ´ ´ `d’intubation et peut augmenter les pressions exercees sur la ´ 5 mg/kg de propofol et 1 a 3 mg/kg de fentanyl chez des enfants ` ´trachee [6]. Chez l’enfant, la pression des ballonnets gonfles avec ´ ´ ` ´ deja perfuses ou acceptant la pose de voie veineuse. Aucun curare ´de l’air lors d’une ventilation mecanique utilisant un melange a ´ ` ´ ´ ´ n’a ete utilise pour faciliter l’intubation et aucune anesthesie locale ´ `50 % de protoxyde d’azote et d’oxygene est imprevisible [7]. Des ´ ´ ´ ´ de glotte n’etait realisee avant l’intubation. Durant l’induction, les ´ ´ ´ ´ ´lesions de la muqueuse tracheale ont ete decrites chez l’adulte et ´ ´ patients etaient ventiles avec un melange a 50 % oxygene–50 % ´ ` `l’animal, en cas d’augmentation de la pression dans le ballonnet protoxyde d’azote. La trachee etait intubee avec une sonde a´ ´ ´ `[8–11]. Chez l’enfant, la muqueuse tracheale au niveau du ´ ballonnet (HUDSON Respiratory Care1, SHERIDAN Upplandsvasby, ˆcartilage cricoıde est extremement fragile et tout traumatisme ¨ ` ´ Sweden) dont le diametre etait choisi selon la formule de Khine ˆ `entraıne un œdeme de la muqueuse et une reduction conside- ´ ´ ` ˆ (diametre interne en mm = age en annees/4 + 3) [1]. Le ballonnet ´ ´rable de la section de la region sous-glottique [12]. De nombreux ´ de la sonde d’intubation etait alors gonfle avec un des produits de ´ ´ ´ ´ ´moyens ont ete evalues chez l’adulte pour limiter la diffusion ´ remplissage definit lors de la randomisation. Pendant l’interven- `du protoxyde d’azote a travers le ballonnet et pour diminuer ´ tion, les patients etaient sous ventilation mecanique en volume ´ ´la pression exercee sur la muqueuse tracheale : utilisation de ´ ˆ ´ controle : volume courant de 10 mL/kg, fraction inspiree d’oxygene ´ `sondes basse pression [13], remplissage du ballonnet avec ` et de protoxyde d’azote a 50 %, frequence respiratoire adaptee a ´ ´ ` ´differents produits [9,14], monitorage de la pression du ˆ l’age du patient pour obtenir une fraction expiree en CO2 entre ´ ` ´ballonnet [15]. A ce jour, aucune etude n’a evalue les techniques ´ ´ 28 et 32 mmHg. ´permettant la stabilite de la pression interne des ballonnets ´ Dans les groupes air et melange O2–N2O, le monitorage de la ´lors d’une anesthesie utilisant du protoxyde d’azote en chirurgie pression du ballonnet de la sonde d’intubation etait realise par un ´ ´ ´ ´ ´pediatrique. Le but de cette etude prospective randomisee ´ ` ` manometre a pression (Mallinckrot Medical Athlone, Ireland). Pour ´est de comparer la variation de pression des ballonnets ´ le groupe air, le ballonnet etait gonfle avec une seringue contenant ´des sondes d’intubation chez l’enfant, lors d’une anesthesie ´ ´ ´ de l’air preleve dans la salle et a une pression de 20 cmH2O. Le ` ´ ´ ´ `generale utilisant un melange a 50 % de protoxyde d’azote, en ` ´ ´ manometre etait connecte au ballonnet de la sonde durant toutefonction de trois produits de remplissage du ballonnet : air, ´ l’intervention pour eviter toute erreur de manipulation. Le ´ `melange oxygene–protoxyde d’azote a 50 % ou serum sale ` ´ ´ ´ ´ ´ ballonnet etait gonfle ou degonfle par la poire du manometre. ´ `isotonique. ´ Pour le groupe melange O2–N2O, le ballonnet etait gonfle a une ´ ´ ` pression de 20 cmH2O par une seringue contenant un melange a ´ ` ´2. Patients et methode ` 50 % oxygene–50 % protoxyde d’azote preleve au niveau du filtre ´ ´ ´ ´ ´ antibacterien. Le melange etait preleve lorsque l’analyseur de gaz ´ ´ ` ´ ´ ´ Apres avis du comite d’ethique et consentement eclaire des ´ ´ indiquait une fraction inspiree de protoxyde et d’oxygene a 50 %. Le ` ` ˆ ´ `parents, 90 enfants, ages de un mois a 15 ans et de classes American ` ´ ´ manometre etait connecte directement au ballonnet de la sondeSociety of Anesthesiologists (ASA) comprises entre 1 et 3, devant ˆ ` grace a un robinet trois voies et celui-ci etait laisse en place durant ´ ´ ´ ´ ´beneficier d’une chirurgie orthopedique, digestive ou plastique, ´ toute l’intervention pour eviter toute erreur de manipulation. Le ´ ´ ´ont ete inclus dans cette etude. L’inclusion des patients a ete ´ ´ ` ´ manometre et le robinet etaient purges avec le melange. Le ´ ´ ´ ´ `realisee apres randomisation en trois groupes en fonction du ´ ´ ´ ballonnet etait gonfle ou degonfle par une seringue connectee au ´ ´produit de remplissage : niveau du robinet et contenant le melange gazeux. Pour ces ´
  3. 3. ´sie et de Re C. Dadure et al. / Annales Francaises d’Anesthe ¸ ´animation 29 (2010) 687–692 689 ´groupes, lorsque la pression etait superieure ou egale a 35 cmH2O, ´ ´ ` appliquant une correction de Bonferroni au seuil de significa- ´ ´ ´le ballonnet etait degonfle par la seringue pour etre ramene a une ˆ ´ ` ´ tivite.pression de 20 cmH2O. Lorsque la pression etait inferieure ou egale ´ ´ ´` ´a 15 cmH2O, le ballonnet etait regonfle avec le meme melange pour ´ ˆ ´ ´ 3. Resultatsramener la pression a 20 cmH2O. ` Pour le groupe SSI, la pression du ballonnet de la sonde ´ ´ Quatre-vingt-dix patients ont ete inclus. Aucun patient n’a ete ´ ´ ´ ´d’intubation etait mesuree par une cellule de pression electronique ´ ´ ˆ exclu de l’etude pour arret du protoxyde d’azote durant l’inter-(capteur de pressions, Edwards Life Sciences Unterschleissheim, ´ ´ vention. Les donnees demographiques, ainsi que les parametres `Germany). La cellule de pression etait connectee au ballonnet et ´ ´ ´ ´ chirurgicaux et anesthesiques etaient comparables entre les trois ´ `reliee a un module de pression. L’ensemble du systeme etait purge ` ´ ´ ` ´ groupes a l’exception de la duree d’anesthesie. Le groupe SSI a eu ´ ´avec SSI. La pression etait exprimee en mmHg. Afin d’obtenir ´ ´ ´ ´ une duree mediane d’anesthesie significativement plus longue que ´l’equivalence des pressions en cmH2O, nous avons utilise la ´ ´ les deux autres groupes. Les donnees demographiques, chirurgi- ´formule : pression (cmH2O) = pression (mmHg)/0,75. Le ballonnet ´ ´ cales et anesthesiques sont notees dans le Tableau 1. Le nombre de´ `etait rempli avec du SSI a l’aide d’une seringue afin d’obtenir une tentatives de laryngoscopie et le nombre de patients presentant ´ ´pression de 15 mmHg (equivalent a 20 cmH2O). Lorsque la ` ´ ´ une infection des voies aeriennes superieures (VAS) preexistante ´ ´ ´pression etait superieure ou egale a 26 mmHg (equivalent a ´ ` ´ ` sont comparables dans les trois groupes. ´35 cmH2O), du SSI etait retire pour ramener la pression a ´ ` ´ ´ Le nombre total de degonflages etait significativement plus ´15 mmHg. Lorsque la pression etait inferieure ou egale a 11 mmHg ´ ´ ` ´ important dans le groupe air compare aux groupes melange et SSI ´ ´ `(equivalent a 15 cmH2O), du SSI etait reinjecte dans le ballonnet ´ ´ ´ ˆˆ ´ (p 0,0001). Le ballonnet a du etre degonfle au moins une fois dans ´ `pour ramener la pression a 15 mmHg. L’heure du premier gonflage 60 % des cas (18 patients sur 30) dans le groupe air versus 10 % `et de l’ajustement correspondait a T0 et au debut du monitorage de ´ (trois patients sur 30) et 3,3 % (un patient sur 30) respectivementla pression dans le ballonnet. ´ dans les groupes melange et SSI. Le nombre de regonflages etait ´ ´ ´ Les donnees demographiques (age, poids, sexe, score ASA, ˆ significativement plus important dans le groupe melange compare ´ ´ ´infection des voies aeriennes preexistante) ainsi que les para- ´ ´ ´ ´ aux groupes air et SSI (p 0,0001). Il a ete necessaire de regonfler ` ´metres anesthesiques (type d’induction, duree de l’anesthesie, ´ ´ au moins une fois dans 76,66 % des cas (23 patients sur 30) dans le `diametre de la sonde, nombre de laryngoscopie) et les parametres ` ´ groupe melange versus 3,3 % (un patient sur 30) dans les groupes ´chirurgicaux (type et duree de l’intervention et position perope- ´ ´ ´ air et SSI. Les resultats sont presentes sur la Fig. 1. ´ ´ ´ratoire) etaient notes. La pression du ballonnet de la sonde ´ Le nombre de degonflages par patient etait significativement ´ ´ ´d’intubation etait relevee toutes les dix minutes. Le nombre de plus important dans le groupe air compare aux groupes melange et ´ ´gonflages ou de regonflages necessaire afin de maintenir une ´ SSI (p 0,0001). Le nombre de regonflages par patient etait ´ ` ´pression a l’interieur du ballonnet entre 20 et 35 cmH2O etait ´ significativement plus important dans le groupe melange compare ´ ´´ ´ ´egalement note ainsi que le delai de gonflage ou de degonflage par ´ aux groupes air et SSI (p 0,0001). La mediane etait de deux ´ ´ `rapport a T0. L’utilisation peroperatoire de corticoıdes etait ´ ¨ ´ ´ regonflages dans le groupe melanges versus zero dans les deux ´´ ´egalement relevee. En cas de necessite si le protoxyde d’azote ´ ´ autres groupes. Un patient du groupe melange a necessite ´ ´ ´´etait interrompu durant l’intervention, le patient etait alors sorti de ´ 11 regonflages de son ballonnet. La verification postoperatoire ´ ´ ´l’etude. du ballonnet a permis de confirmer que celui-ci n’avait pas ete ´ ´ ` A la fin de l’acte chirurgical, les patients etaient reveilles et ´ ´ ´ ´ endommage lors de la laryngoscopie. ´extubes en salle d’intervention et ensuite transportes en salle de ´ ´ ´ Le delai de premier degonflage en raison d’une pression dans lesurveillance post-interventionnelle (SSPI). Durant la periode de ´ ´ ` ballonnet superieure a 35 cmH2O (ou equivalant) n’etait pas ´ ´surveillance dans cette salle, l’existence de symptomatologie ´ statistiquement different entre les trois groupes : respectivement ´ ` ´laryngee a type de toux, de dyspnee ou de voie rauque etait relevee ´ ´ 30, 50 et 45 minutes pour les groupes air, melange et SSI. De meme, ´ ˆainsi que toute symptomatologie pharyngee (mal de gorge). Ces ´ ´ il n’y a pas eu de difference significative en ce qui concerne le delai ´ ´ ´ ´donnees etaient relevees par une infirmiere n’ayant pas connais- ` du premier regonflage en raison d’une pression dans le ballonnet ´sance du produit utilise pour le remplissage du ballonnet, en salle ´ ` ´ inferieure a 15 cmH2O (ou equivalant) entre les trois groupes.de soins post-interventionnelle. La presence d’une sonde nasogas- ´ ´ Nous n’avons pas mis en evidence de difference significative ´ ´ ´trique etait egalement notee. ´ entre les trois groupes pour la survenue d’une symptomatologie ´ ´ L’analyse statistique a ete effectuee en collaboration avec le ´ ´ ´ pharyngee ou laryngee (Fig. 2). Le pourcentage global de ´service d’information medicale du CHU de Montpellier a l’aide ` ´ symptomatologie pharyngee pour les trois groupes etait de ´du logiciel SAS, version 8.02 (SAS Institute INC, Cary, Etats-Unis). ´ ´ 8,9 %. La symptomatologie laryngee se divisait en voie rauque ´Le nombre de sujet necessaire a ete evalue grace a une analyse ´ ´ ´ ´ ˆ ` pour 12,2 % des enfants, une toux et une voie rauque dans 4,4 % des ´preliminaire descriptive. Le pourcentage de degonflage retrouve ´ ´ cas et une toux seule dans 1,1 % des cas, soit 17,7 % de´etait de 50 % dans le groupe air et de 10 % dans le groupe ´ symptomatologie laryngee pour l’ensemble des trois groupes. ´ ´melange equimolaire O2–N2O. Pour un risque a = 0,05 et une L’incidence globale des symptomatologies pharyngee et laryngee ´ ´puissance b = 0,8, le nombre de sujet a ete estime a 20 par ´ ´ ´ ` ´ etait de 13,3 %.groupe. Du fait de la correction de Bonferroni necessaire pour la ´comparaison de trois groupes, nous avons majore le nombre de ´ 4. Discussion `sujet a 30 par groupe. Le nombre total de sujets necessaires est ´ ´ `fixe a 90 patients. La normalite des donnees a ete analysee. ´ ´ ´ ´ ´ L’utilisation de SSI pour gonfler les ballonnets des sondesL’analyse des variables qualitatives a ete realisee par le test du ´ ´ ´ ´ ´ ´ ´ endotracheales en anesthesie pediatrique permet un nombre deChi2 ou le test exact de Fisher lorsque les effectifs etaient trop ´ ´ regonflage ou de degonflage significativement plus faible que lorsfaibles pour remplir les conditions de validite du Chi2. La ´ ´ ` de l’utilisation d’air ou d’un melange oxygene–protoxyde d’azote.comparaison des variables quantitatives entre les trois groupes a ´ ´ Cela temoigne d’une plus grande stabilite de la pression dans le´ ´ ´ ´ `ete realisee a l’aide d’une Anova ou du test Kruskal-Wallis du fait ballonnet de la sonde d’intubation. L’utilisation d’air pour remplirde faibles effectifs et/ou de la distribution non gaussienne des ´ le ballonnet de la sonde d’intubation chez l’enfant necessite un ´ ´variables considerees. Quand une significativite (p 0,05) ´ ´ nombre significativement plus important de degonflages afin de ´ ´apparaissait, les donnees etaient comparees deux a deux en ´ ` maintenir une pression entre 20 et 35 cmH2O par rapport a un `
  4. 4. 690 ´sie et de Re C. Dadure et al. / Annales Francaises d’Anesthe ¸ ´animation 29 (2010) 687–692Tableau 1 ´ ´ ` ´Donnees demographiques et parametres anesthesiques et chirurgicaux des patients en fonction des groupes. Groupe air ´ Groupe melange Groupe SSI Nombre de patients 30 30 30 ˆ Age (an) 8,5 (0,5–15) 7,5 (0,8–15) 5 (0,2–14) Poids (kg) 25,5 (6–58) 25,5 (8,9–80) 17,5 (7–72) Sexe (M/F) 13/17 18/12 16/14 Score ASA (1/2/3) 23/7/0 21/7/2 22/7/1 Type de chirurgie (visc/ortho/plastique) 12/10/8 7/13/10 7/20/3 ´ Duree d’intervention (min) 75 (25–135) 75 (25–240) 120 (25–340) ´ ´ Duree d’anesthesie (min) 110 (30–210) 105 (40–250) 160 (60–590)* ` Diametre interne SB (mm) 4 3 4 7 4,5 7 5 6 5 2 3 2 5,5 4 3 4 6 4 3 6 6,5 8 7 2 7 2 5 1 7,5 0 0 2 Nombre de laryngoscopie 1 (1–2) 1 (1–3) 1 (1–3) ´ Infection VAS preexistante (nombre de patients) 3 2 1 ´ ´ ´ ´SSI : serum sale isotonique ; ASA : score de l’American Society of Anesthesiologists ; visc : chirurgie viscerale ; ortho : chirurgie orthopedique ; plastie : chirurgie plastique ; ´ ´ `VAS : voies aeriennes superieures ; SB : sonde a ballonet. * ´ ´ ˆValeurs exprimees en nombre et en mediane (extremes), p 0,05.[(Fig._1)TD$IG] ` protoxyde d’azote 67 % (identique a celui de ventilation) versus SSI. ´ Leurs resultats montraient que la pression du ballonnet augmen- ´ ´ tait quand de l’air etait utilise pour gonfler le ballonnet. La pression moyenne du ballonnet en fin d’intervention etait de 56,6 mmHg, ´ ´ elle ne changeait pas avec le serum physiologique et elle diminuait ´ avec l’utilisation du melange (pression en fin d’intervention a ` ` ´ 13,3 mmHg). Contrairement a notre etude, les auteurs avaient ´ ´ decide de ne pas limiter ou corriger la pression dans le ballonnet. Ils ´ ont ainsi observe une variation de pression du ballonnet allant de ` 2 a 119 mmHg [16]. Dans notre population, l’utilisation d’air ou du ´ melange gazeux comme produit de gonflage entraınait, parfois de ˆ ` ´ ´ ´ manieres repetees, des augmentations ou des baisses de pression ´ ´ necessitant des degonflages ou regonflages. Dans la litterature ´ ´ ´Fig. 1. Pourcentages de patients necessitant un degonflage ou un regonflage du ´ ´ ´ adulte, l’ensemble des etudes realisees dans les memes conditions ˆballonnet au moins une fois de la sonde d’intubation en fonction des groupes. ´ ´ ´ a trouve des resultats similaires excepte lors de l’utilisation de ´ ´ ` sondes equipees de systeme de rediffusion du protoxyde [17–19]. ´ `melange oxygene–protoxyde d’azote ou au SSI. L’utilisation d’un ´ Dumans et al. [20], ont montre chez l’enfant lors d’anesthesie ´ ´ ` `melange oxygene–protoxyde d’azote a 50 % necessite un nombre ´ ´ ´ ´ ` generale utilisant un melange oxygene–protoxyde d’azote a 50 % `significativement plus important de regonflages par rapport aux que le ballonnet de la sonde d’intubation gonfle avec de l’air devait ´deux autres groupes pour maintenir la pression du ballonnet dans ˆ ´ ´ etre degonfle au moins une fois durant l’intervention dans 70 % des ˆ ´le meme intervalle. Il n’y a pas de differences significatives dans ´ ` cas pour maintenir la pression inferieure a 35 cmH2O. Felten et al. ´ ´ l’incidence de lesions laryngees entre les trois groupes. Le groupe ´ ´ [7] ont egalement note que le ballonnet de sonde d’intubation ´SSI presente toutefois une moindre incidence de troubles larynges ´ ´ ˆ rempli d’air ambiant necessitait d’etre degonfler chez 85 % des ´post-extubation. ` patients pour le maintenir a une pression inferieure a 25 cmH2O. ´ ` ´ Mitchell et al. [16] ont compare chez l’adulte la variation de ´ L’utilisation d’un melange O2–N2O entraıne frequemment un ˆ ´pression dans les ballonnets de sondes d’intubation en fonction de ´ degonflage du ballonnet. Karasawa et al. [21] ont evalue la ´ ´[(Fig._2)TD$IG]trois produits de gonflage : air versus melange oxygene 33 %– ´ ` ´ variation de pression en fonction de differentes concentrations de protoxyde d’azote dans le ballonnet, lors de ventilation en ` protoxyde d’azote 67 %–oxygene 33 %. L’utilisation d’un melange ´ ` dans le ballonnet identique a celui de ventilation entraınait une ˆ diminution de la pression dans le ballonnet et des fuites etaient ´ ´ presentes et audibles autour de certains ballonnets. Ces resultats ´ ´ sont en accord avec ceux retrouves dans notre etude. Pour ´ Karasawa et al. [21], la pression restait stable lors de l’utilisation ´ ` ` d’un melange a 40 et a 50 %. En revanche, un melange a 30 % ´ ` ˆ entraınait une augmentation de pression, significativement plus ´ faible qu’avec de l’air, explique par une rediffusion du protoxyde d’azote du ballonnet. Le protoxyde d’azote s’equilibre donc pour ´ une concentration plus basse dans le ballonnet que le melange ´ ´ ´ ´Fig. 2. Pourcentages de symptomatologie pharyngee et laryngee retrouvee en salle ˆ ˆ gazeux. De meme, lors de l’arret du protoxyde d’azote, celui-ci `de surveillance post-interventionnelle (SSPI) (deux heures apres extubation) en rediffuse en fonction du gradient de concentration, entraınant un ˆfonction des trois groupes. ´ ´ degonflage du ballonnet [22]. Le melange oxygene–protoxyde `
  5. 5. ´sie et de Re C. Dadure et al. / Annales Francaises d’Anesthe ¸ ´animation 29 (2010) 687–692 691 ˆd’azote ne semble pas etre une technique fiable pour gonfler le ` L’utilisation de sonde a ballonnet a fait la preuve de son ´ballonnet car les resultats obtenus selon les concentrations ´ ˆ ´ ´ ´ innocuite et leur utilisation peut etre generalisee quelle que soit `semblent tres variables et differents selon les etudes ´ ´ ˆ ´ l’age du patient [30]. Le monitorage systematique de la pression ´[14,16,21,22]. Dans notre etude, la pression diminue de fac ¸on ´ ` des ballonnets gonfles a l’air chez l’enfant est indispensable lors de ´importante durant toute la duree de l’anesthesie avec des pressions ´ l’utilisation du protoxyde d’azote durant l’anesthesie afin de ´ ` ´tres basses qui necessitaient un pourcentage important de ´ ´ ` limiter la survenue de lesions tracheales dues a une augmentationregonflages. La baisse excessive des pressions pourrait permettre de pression dans le ballonnet. Ce monitorage se revele trop ´ ` ´ou majorer des fuites et, par consequent, entraıner une desadapta- ˆ ´ ´ ´ ´ ´ imprevisible s’il est realise uniquement par l’evaluation de la ` ˆ ´tion a la ventilation controlee, une impossibilite d’utiliser de faibles ´ ´ palpation manuelle du ballonnet [7] et necessite l’utilisation d’un ´debits de gaz frais et un risque d’inhalation en cas de regurgitation ´ ´ ´ ´ ` materiel adapte. L’utilisation d’un melange oxygene–protoxyde[1,3,4]. ˆ ˆ d’azote ne semble pas etre une technique sure et fiable chez ´ Les etudes utilisant le SSI comme produit de gonflage du l’enfant et ne dispense pas du monitorage de la pression du ´ballonnet retrouvent des resultats comparables aux notres ˆ ballonnet. En ce qui concerne le SSI, son utilisation en pratique[9,10,16,23]. Combes et al. [9] ont compare la variation de pression ´ ˆ ´ clinique quotidienne ne peut pas etre recommandee du fait de sonlors de l’utilisation de SSI ou d’air et etudie les lesions tracheales ´ ´ ´ ´ ´ monitorage peu aise et de la non-conformite des sondes ´ `par fibroscopie a l’extubation chez l’adulte. La pression etait ´ ` d’intubation a l’utilisation du SSI pour le gonflage du ballonnet.significativement plus stable dans le groupe SSI et les lesions ´ Cependant, le SSI est le seul produit de gonflage qui permet de ´tracheales et les symptomatologies pharyngolaryngees etaient ´ ´ maintenir une pression stable et de limiter l’incidence de troubles´egalement plus faibles dans ce groupe. Le SSI est le seul produit de ´ ´ larynges. L’utilisation d’air avec un monitorage systematique de lagonflage qui permet d’obtenir une pression stable. Cependant, les ´ pression represente la technique la plus simple d’utilisation chez ´materiaux des ballonnets ne sont pas conc pour etre utilises avec ¸us ˆ ´ l’enfant. ˆ ´ ´du SSI. Meme si les etudes realisees chez l’adulte montrent une ´ ´ ´diminution des lesions tracheales [9], l’utilisation de SSI en ´ ˆ Conflit d’interetpratique quotidienne ne peut etre recommandee chez l’enfant.ˆ ´La seule recommandation par les concepteurs de sonde d’utiliser Aucun. ´ `du SSI est limitee a la chirurgie au laser du larynx. Les sondes detype Laser Flex (Mallinckrodt Athlone, Ireland) sont conc ¸ues avec ˆdeux ballonnets qui doivent etre remplis avec du SSI. Dans notre ´ ´ References´etude, l’incidence globale des symptomatologies pharyngees etait ´ ´ [1] Khine HH, Corddry DH, Kettrick RG, Martin TM, Mc Closkey JJ, Rose JB, et al.de 8,9 % et des symptomatologies laryngees de 17,7 %, soit une ´ Comparison of cuffed and uncuffed endotracheal tubes in young childrenincidence globale de 13,3 %. Aubineau et al. [24] retrouvaient une during general anesthesia. Anesthesiology 1997;86:627–31.incidence globale de symptomatologie pharyngolaryngee de ´ [2] Orliaguet G, Renaud E, Lejay M, Meyer P, Schmautz E, Telion C, et al. Postal survey of cuffed or uncuffed tracheal tubes used for paediatric tracheal ´12,25 %. Dans notre etude, nous n’avons pas ecarte les facteurs ´ ´ intubation. Paediatr Anaesth 2001;11:277–81.intervenant dans la survenue de symptomatologies pharyngola- [3] Browning DH, Graves SA. Incidence of aspiration with the endotracheal tubes ´ ˆryngees (mobilisation de la tete, chirurgie de la tete, infection des ˆ in children. J Pediatr 1983;102:582–4. [4] Roy WL. Intraoperative aspiration in a paediatric patient. Can Anaesth Soc JVAS, plusieurs tentatives d’intubation) [25]. Cependant, nous 1985;32:639–41. ´n’avons pas mis en evidence de difference significative entre les ´ [5] Deakers T, Reynolds G, Stretton M, Newth C. Cuffed endotracheal tubes introis groupes sur la survenue de symptomatologies pharyngola- pediatric intensive care. J Pediatr 1994;125:57–62. [6] Stanley T, Kawamura R, Graves C. Effects of nitrous oxide on volume and ´ ´ryngees. L’absence de difference entre les trois groupes est Pressure of endotracheal tube cuffs. Anesthesiology 1974;41:256–62.vraisemblablement due au maintien a une pression dans le ` [7] Felten ML, Schmautz E, Cerceau S, Orliaguet G, Carli P. Endotracheal tube cuff ´ `ballonnet inferieure a la pression capillaire de la muqueuse pressure is unpredictable in children. Anesth Analg 2003;97:1612–6. [8] Bunegin L, Albin MS, Smith RB. Canine tracheal blood flow after endotracheal ´ ´ ´tracheale evaluee entre 25 et 30 mmHg chez l’adulte [26]. De tube cuff inflation during normotension and hypotension. Anesth Analg ´ ´nombreuses etudes [5,24,25] realisees chez l’enfant ont compare la´ ´ 1993;76:1083–90. `survenue de complications apres intubation chez l’enfant. L’uti- [9] Combes X, Schauvliege F, Peyrouset O, Motamed C, Kirov K, Dhonneur G, et al. Intracuff pressure and tracheal morbidity: influence of filling with saline ` ´lisation de sonde a ballonnet n’etait pas un facteur de risque, meme ˆ during nitrous oxide anesthesia. Anesthesiology 2001;95:1120–5. ´ ´lors d’intubation prolongee en reanimation [27–29]. Chez l’adulte, [10] Patel RI, Chandra TH, Epstein BS. Tracheal tube cuff pressure changes duringCombes et al. [9] retrouvaient une incidence de symptomatologies nitrous oxide anaesthesia following inflation of cuffs with air and saline. ´ ´pharyngee et laryngee plus importante dans le groupe air par Anaesthesia 1984;39:862–4. [11] Nguyen H, Saidi N, Lieutaud T, Bensaid S, Menival V, Duvaldestin P. Nitrousrapport au SSI. Nous n’avons pas mis en evidence de difference ´ ´ oxide increases endotraheal cuff pressure and the incidence of tracheal lesionssignificative de la survenue de symptomatologies pharyngee et ´ in anesthetized patients. Anesth Analg 1999;89:187–90. ´laryngee en fonction du produit de gonflage utilise. ´ ` [12] Murat I, Dubois MC, Constant I. Faut-il continuer a utiliser des sondes sans ´ ´ ballonnets chez le jeune enfant ? Mises au point en anesthesie reanimation.. L’incidence globale des complications post-extubation est plus ˆ Le Kremlin Bicetre: MAPAR; 2001. pp. 191-200.´ ´elevee chez l’enfant que chez l’adulte et varie de 0,1 a 15 % ` [13] Gateau O, Tchotourian S, Olivero De Rubiana JP. Protoxyde d’azote et pressions[5,9,11,24,25,27,28]. Les complications mineures postoperatoires ´ ´ ´ ´ ` ´ exercees sur la trachee par les sondes d’intubation : etude sur modele tracheal. Ann Fr Anesth Reanim 1982;1:491–5.de l’intubation que l’on rencontre frequemment chez l’enfant sont ´ [14] Karasawa F, Tokunag M, Aramaki Y, Shizukwishi M, Satoh T. An assessment of ´les laryngites postoperatoires ou croup. Leur incidence est de 0,1 a ` a method of inflating cuffs with a nitrous oxide gas mixture to prevent an ´1 % selon les etudes [24,25]. La complication majeure de increase in intracuff pressure in five different tracheal tube designs apparatus. Anaesthesia 2001;56:155–9. ´l’intubation est la stenose sous-glottique. Son incidence varie de [15] James H, Diaz MD. Continus monitoring of intracuff pressures in endotracheal `0,1 a 6 % selon les publications et sa frequence augmente en ´ tube. Anesthesiology 1998;68:813–4. ´reanimation lors d’intubation prolongee chez des patients fragiles ´ [16] Mitchell V, Adams T, Calder I. Choice of cuff inflation medium during nitrous oxide anaesthesia. Anaesthesia 1999;54:32–6.[5,27–29]. Aucune complication severe (dyspnee laryngee, stenose´ ` ´ ´ ´ [17] Bernhard W, Yost L, Turndorf H, Cottrell J, Paegle R. Physical characteristics of ´sous-glottique) necessitant un traitement n’est survenue durant and rates of nitrous oxide diffusion into tracheal tube cuffs. Anesthesiology ´ ´notre etude et aucune reintubation secondaire pour detresse ´ 1978;48:413–7. ´ ´ ´respiratoire n’a ete necessaire. Cependant, le faible effectif de notre [18] Mehta S. Effects of nitrous oxide and oxygen on tracheal tube cuff gas volumes. Br J Anaesth 1981;53:1227–31.´etude et la faible incidence des complications severes (0,1 %) ne ´ ` [19] Chandler M. Pressure changes in tracheal tube cuffs. Anaesthesia 1986;41:nous permettent pas de tirer de conclusion a ce niveau. ` 287–93.
  6. 6. 692 ´sie et de Re C. Dadure et al. / Annales Francaises d’Anesthe ¸ ´animation 29 (2010) 687–692 ´ ˆ[20] Dumans Nizard V, Boulay G, Hamza J. Interet du monitorage de la pression des [25] Khalil SN, Mankanious R, Campos C, Chuang AZ, Lemak NA. Absence or ´ ´ ballonnets des sondes d’intubation en anesthesie pediatrique lors de l’utilisa- presence of a leak around tracheal tube may not affect postoperative croup ` tion du protoxyde d’azote a 50 %. Ann Fr Anesth Reanim 2002;21:R222. in children. Paediatr Anaesth 1998;8:393–6.[21] Karasawa F, Ohshima T, Takamatsu I, Ehata T, Fukuda I, Uchihashi Y, et al. The [26] Tonnenson AS, Vereen L, Aren JF. Endotracheal tube cuff residual volume and effect on intracuff pressure of various nitrous oxide concentrations used for lateral wall pressure in a model trachea. Anesthesiology 1981;55:680–3. inflating an endotracheal tube cuff. Anesth Analg 2000;91:708–13. [27] Litman RS, Keon TP. Postintubation croup in children. Anesthesiology[22] Karasawa F, Tomohisa M, Kawatani Y, Oshima T, Satoh T. Deflationary phe- 1991;75:1122–3. nomenon of nitrous oxide-filled endotracheal tube cuff after cessation of [28] Koka B, Jeon I, Andre J, Mac Kay I, Smith RM. Postintubation croup in children. nitrous oxide. Anesth Analg 2001;92:145–8. Anesth Analg 1977;56:501–5.[23] Patel RI, Epstein BS. Effects of nitrous oxide on pressure changes of tracheal [29] Newth CJ, Rachman B, Patel N, Hammer J. The use of cuffed versus uncuffed tube cuffs following inflation with air and saline. Anaesthesia 1983;38:44–6. endotracheal tubes in pediatric intensive care. J Pediatr 2004;144:333–7. ´ `[24] Aubineau JV, Huet O, Murat I. Tolerance des sondes d’intubation a ballonnet en [30] Fine GF, Borland LM. The future of the cuffed endotracheal tube. Paediatr ´ ´ anesthesie pediatrique. Ann Fr Anesth Reanim 2002;21:R220. Anaesth 2004;14:38–42.

×