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Linvosges fête ses 90 ans

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  1. 1. 6 Vosges/Economie La réussite L’objet Linvosges : « L’amour du beau linge » Le slogan de l’entreprise géromoise n’a jamais changé. L’équipe dirigeante, en place depuis 2007, comme les salariés, se chargent de véhiculer un message qui fait la force de Linvosges. GÉRARDMER n’était pas totalement exploi­ té. Le rapport qualité­prix est L e parcours de Linvosges capital. Or, la clientèle de Lin­ ne s’apparente pas à un vosges exige la qualité, mais long fleuve tranquille. justement pas à n’importe Seule constante : le siège quel prix. En plus, les femmes social n’a jamais quitté connaissent Linvosges mais Le canapé Chesterfield fabriqué et commercialisé par Gérardmer même s’il a occupé ne savent pas forcément ce plusieurs adresses dans la que l’on fait. » l’entreprise Englers­Siège Le Chaisier de Certilleux. perle des Vosges. C’est­à­dire depuis que Charles Prudent a Un magasin à Nancy eu l’idée géniale d’implanter Le portrait une maison de vente au détail. Une importante campagne C’était en 1923 ! de communication dans la Nicolas Babel s’embarque Quatre­vingt­dix ans plus tard, Linvosges est toujours là. presse spécialisée et via inter­ net centrée sur le territoire Et bien là. En l’espace d’un national a relativement rapi­ dans les projets siècle ou pas loin, Linvosges a dement inversé cette tendan­ ce. D’autant que le secteur SAINT­DIÉ subi d’importantes mutations. Mais a toujours gardé son fil hôtelier a, lui aussi, été revisité avec un panel de produits haut Une pépinière sans pépins. Il conducteur qui est également de gamme. Bien sûr, un seuln’y a pas si longtemps, ses son slogan : « L’amour du coup de baguette magique n’aamis cherchaient où pous­ beau linge. » Une réalité que pas suffi mais l’investisse­saient ses arbres. Nicolas Marie­Françoise Kerhuel, pré­ ment des uns et des autres aBabel leur répondait, par son sidente du groupe repris par permis à Linvosges de repartirimmense sourire, dans son un fonds d’investissements en sur un bon pied. Mieux que çabureau de la pépinière d’entre­ 2007, cultive sans la moindre d’ailleurs, puisque de 39 mil­prises de Saint­Dié. C’est son retenue. Bien au contraire.antre, son fief où il se forge ses lions d’euros en 2007, le chif­ « Lorsque nous sommes fre d’affaires est passé àréseaux, son expérience. arrivés, confiait Marie­Fran­ À 34 ans, le gérant de Rever­ 74 millions en 2012. çoise Kerhuel, nous avons vu Un spectaculaire bond en Aux côtés de la présidente du groupe, Marie­Françoise Kerhuel, Jean­Louis Chotard (à gauche)sale Développement, cette directeur du site géromois et Stéphane Poumailloux, directeur général.jeune pousse de l’économie une entreprise qui avait du avant qui se traduit aussi parlocale, s’épanouit dans sa tou­ mal à trouver un second souf­ de nouvelles ouvertures dete jeune entreprise. Société fle. Pour nous, le pari était ris­ magasins. Qui, toujours à l’ini­ d’hui Linvosges est implantéqui a obtenu voici quelques Nicolas Babel, patron de 34 ans. qué mais nous savions que tiative de Mme Kerhuel, ont dans dix­huit villes françaisesmois un prestigieux trophée nous disposions d’une jolie été transformés en location­ (huit en 2006). « Nous avonsdécerné par la CCI. Nicolas te au niveau scolaire », il a marque. Mais dont le potentiel gérance. Si bien qu’aujour­ pour objectif d’ouvrir trois ouBabel y imagine des applica­ décroché son BTS au lycée quatre boutiques chaquetions électroniques, dévelop­ Baumont de Saint­Dié grâce à année. La prochaine se fera àpe des appareils innovants. Dans un contexte de sinis­ sa passion pour l’électroni­ que. À l’oral, le petit génie va à Le savoir­faire des brodeuses Nancy le 25 avril », ajoute la présidente.trose dans le bassin d’emploi tel point bluffer l’un des mem­ Laquelle entend mener Lin­de Saint­Dié, Nicolas Babel bres du jury qu’il sera embau­ vosges encore plus loin. Enillustre l’antithèse de l’esprit ché dès le lendemain par l’exa­ L’entreprise Linvosges (200 salariés) ne fabrique pas tout ce qu’elle commercialise. La production « made in Vosges » con­ ayant toujours à l’esprit cettede résignation. « Il y a plein de minateur.choses à faire dans cette Après diverses expériences cerne uniquement le minutieux travail réalisé par la trentaine ligne directrice : le rapportrégion comme ailleurs », en entreprises où sa soif de de brodeuses installée dans les locaux géromois. « On garde qualité­prix. Un postulat quiexpliquera, cette semaine à créer se trouvait quelque peu à la confection parce que le savoir­faire est important, souligne permet à l’entreprise vosgien­Épinal, le jeune entrepreneur l’étroit, il a décidé de créer sa Marie­Françoise Kerhuel. Sinon, nous sommes des créateurs ne de bien traverser la crise.aux étudiants. La crise ? « On propre société. Adepte du producteurs qui sous­traitons la fabrication au Portugal en « Nous allons poursuivre survit sur un monde connecté où parapente, il a conçu et com­ majorité. Tout ce qui concerne l’imprimerie est réalisé en Italie. une voie identique en accen­l’on peut obtenir des solutions mercialisé un GPS dédié à ce En sachant aussi qu’un produit Linvosges ne doit pas sortir de tuant nos efforts sur l’hôtelle­à tout. » Selon le Déodatien, la sport. Aujourd’hui, il dévelop­ nos circuits. » rie tant en France qu’à l’étran­recette du succès n’est pas dif­ pe un appareil qui permettra Les produits proposés par Linvosges à destination de la ger, mais aussi par le biaisficile : « Il faut avoir tout bien » aux particuliers de mieux maî­ d’internet pour le recrutement triser l’énergie de leurs loge­ maison concernent les accessoires de lit (oreillers, couettes,pour se démarquer. « J’ai des de clientes et, bien sûr, avecamis artisans qui fonctionnent ments. Mais aussi un antivol etc.). L’éponge, le nappage, la lingerie de nuit sont également pour bonzaïs. Autant de pro­ à la pointe de l’activité de la société vosgienne qui a son les magasins ». Une formulebien. Mais ils s’efforcent deremettre un devis en deux duits innovants mieux que le pendant en Bretagne (Françoise Saget). L’entreprise bretonne, qui, en l’espace de cinq petitesjours au client. » La passion du made in France : le made in qui appartient au groupe Activa Capital, présidé par Marie­ années, a fait ses preuves. Au­métier. Voilà le credo de Nico­ Vosges. Le slogan est trouvé : Françoise Kerhuel, est davantage tournée vers les produits delà, peut­être, de toutes leslas Babel. Chez lui, la passion c’est bien, c’est déodatien ! plus courants. Linvosges étant spécialisé dans le haut de espérances.s’exerce dans le secteur de gamme. À Gérardmer, quelques brodeuses, au savoir­faire indiscutable,l’électronique. Élève « modes­ Ph.C. Claude GIRARDET sont encore en activité. (Photos Ph. BRIQUELEUR) En vue Échos d’éco VBD avance à grands pas Raon­l’Étape : Les Chatelles innovent Il y a tout juste un an, Vosges Bois Développement relançait la scierie de La papeterie des Chatelles, qui réalise et commercialise duBazoilles­sur­Meuse. Depuis, l’entreprise a embauché neuf personnes et va s’agrandir. papier pour la bureautique et l’imprimerie, vient de lancer le réseau papier d’intérêt général (P.I.G®). Une solution « papier tout en un » innovante. Pariant sur la solidarité et l’environne­ BAZOILLES­SUR­ patron. Le premier semestre a grandir une entreprise estam­ te l’absence de concertation ment, la société de Raon­l’Étape s’est appuyée sur des partenai­ MEUSE été difficile, mais on a bouclé pillée hêtre. « On ne scie effec­ dans la profession. res locaux afin de simplifier le processus de collecte, de tri, de 2012 en atteignant nos objec­ tivement que du hêtre parce recyclage et de livraison des déchets papier : les partenaires tifs, en étant tout juste dans les que c’est un bois peu cher. De Deuxième transformation collectent les déchets papier dans les bureaux et livrent simulta­ L e pari était certes auda­ cieux mais sûrement clous. » plus, on s’approvisionne dans nément des ramettes de papier recyclé que l’entreprise a produi­ plein de bon sens. En tout Autre signe plus que positif : un rayon de cinquante kilomè­ Le sciage, nous l’avons dit, tes à partir de la pâte 100 % recyclée par les fabricants français.cas, lorsqu’Etienne Deslau­ l’embauche, durant la même tres. Et puis, la qualité du bois est la seule activité de VBD.riers et ses associés ont décidé période, de neuf contrats à vosgien est quasi unique ». C’est une première transfor­ Vincey : le jeune chef de Vosges Charpentesde relancer la scierie Renaut, durée indéterminée. Si bien Etienne Deslauriers défend mation – laquelle ne génèrebasée sur les hauteurs de qu’à ce jour, Vosges Bois son outil de travail et son acti­ pas le moindre déchet (sciure Créée par Jean­Pierre Krajcovic en octobre 1983, l’entrepriseBazoilles­sur­Meuse, ils ont vu Développement emploie vité avec beaucoup d’acharne­ et copeaux trouvent toujours Vosges Charpentes, implantée à Vincey, a été reprise il y a un anjuste. Alors que la visibilité vingt­deux personnes. Et ne ment parce qu’il croit dur com­ preneurs) – qui sera bientôt par Benoît Panek. Ce jeune homme de 26 ans dirige aujourd’huin’était pas énorme. D’ailleurs, s’arrêtera pas, là même si le me fer à cette filière. S’il suivie d’une deuxième. Etien­ 15 compagnons, parmi lesquels cinq chefs d’équipe dontles débuts ont été plutôt déli­ recrutement n’est pas toujours apprécie les aides des diffé­ ne Deslauriers et ses collègues planchent, depuis un moment l’ancienneté dans l’entreprise – de 15 à 25 ans pour la plupart –cats. « On a injecté beaucoup simple. Parce que ses diri­ rentes collectivités « de droited’argent, précise le jeune geants sont décidés à faire comme de gauche », il regret­ déjà, sur l’avenir, à court ter­ concourt à un travail particulièrement organisé. Il est vrai que me, de la société qui, pour cette entreprise en charpente, couverture, zinguerie et bardage l’heure, ne travaille qu’à doit pouvoir répondre aux commandes des particuliers comme à Les copeaux, un autre secteur l’export. « Parce qu’on ne peut celle des industriels, collectivités et cabinets d’architectes. d’avenir pour VBD. pas se contenter de ce que l’on fait. Il faut faire autre chose, Jeanménil : reprise de la Poterie lorraine développer le marché français et suivre la tendance verte et tout ce qui entoure l’habitat et En bref Créée il y a 130 ans, la société SGP Poterie lorraine, basée à Jeanménil, a été reprise par René Halphen, président de la le volet énergétique. Pour les­ société financière de poterie France. Elle appartenait depuis 2003 quels le bois tient une place À l’heure de la reprise en à M. et Mme Fringand et à Poterie GPA. Pour René Halphen, prépondérante. » mars dernier, Vosges Bois Les grandes lignes sont tra­ plusieurs objectifs : pérenniser l’entreprise bien sûr, mais aussi Développement avait con­ cées. Si l’investissement pour servé treize salariés de l’ex­ renforcer la politique marketing et commerciale. Le projet s’ins­ 2013 s’articulera autour du scierie Renaut. Ils sont crit au niveau national et européen en misant sur des modèles matériel, il intégrera de nou­ aujourd’hui vingt­deux. Un contemporains à la fabrication soignée. velles machines susceptibles chiffre qui prendra du volu­ de faire des lames de bardage me dès lors que VBD aura Paris : 383 salariés et un flash mob ou de terrasse ou bien d’autres mis en place son nouveau choses encore. En variant les plan de « bataille ». En tout Le label Vosges Terre de textile se lance dans une opération de essences. La meilleure façon cas, le potentiel humain séduction originale intitulée « Vous allez flasher sur moi » avec pour rester compétitif et existe. Tout comme les un déplacement de 383 salariés du textile vosgien. Dans la apporter de nouveaux servi­ possibilités structurelles. capitale, ils rencontreront les personnalités parisiennes du mon­ ces à la clientèle. Tout en favo­ VBD s’étend effectivement de du textile et distribueront des dépliants dans les rues ; un flash risant les produits à valeur sur quatorze hectares. ajoutée. « On n’est pas opti­ L’ensemble du périmètre mob sera ensuite réalisé place Beaudoyer. miste, ajoutait Etienne Deslau­ n’est pas utilisé, mais il est Pour mémoire, ce label est apposé sur des produits dès lors riers, mais on reste confiant utilisable. « Cette superfi­ que 75 % de la production est réalisée dans le massif des Vosges parce qu’on a une bonne équi­ cie, se réjouit Etienne Des­ et regroupe, à ce jour, 13 entreprises de linge de maison, de lit ou pe ». Et des idées. lauriers, est une force pour d’office, de vêtements professionnels, de produits chaussants,Le sciage du hêtre constitue, pour le moment, la seule activité de Vosges Bois Développement. le développement. » en non tissé et en fourrure synthétique.Bientôt, d’autres activités devraient élargir son champ d’intervention. (Photos Cl.G.) Cl.G. lundi 25 mars 2013 La Liberté de l’Est ­ L’Est Républicain

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