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Normandie Connectée

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Présentation du 1er Laboratoire d'idées de Normandie. Les nouveaux défis des mobilités

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Normandie Connectée

  1. 1. HÔTEL DE VILLE CONFÉRENCES & DÉBATS TABLES RONDES, ATELIERS DESIGN LES NOUVEAUX DÉFIS DES MOBILITÉS 29.30 MARS 2019 DÉCIDEURS, ENTREPRENEURS, ÉLUS RÉPONDENT 1er LABORATOIRE D’IDÉES DE NORMANDIE FORUMMEDIA Max Armanet Président +33 6 85 33 66 02 max.armanet@forum-media.fr 16 rue Léonidas | 75014 Paris FORUMMEDIA
  2. 2. 2 < FORUM NORMANDIE CONNECTÉE 2019 3 < FORUM NORMANDIE CONNECTÉE 2019 FORUM NORMANDIE CONNECTÉE Forum Normandie Connectée : Numéro conçu et réalisé par Max Armanet directeur du Forum Normandie Connectée, Président de l’agence de presse Forum-Media. Comité éditorial : Nicole Ameline, Sophie Gaugain, Yvon Noël, Thomas Peaucelle, David Revert, Michel Sudarski. Conception graphique : Stéphanie Kampf. Photos : Daniel Simon. Illustrations : Luc. Remerciements : Sylvie de Gaetano, Frédéric Goujon, Olivier Linot, Sophie Millet-Dauré, Stéphanie Kampf, James Osborn, Aline Permin, François Pedrono, Didier Quenouille, Daniel Simon, Stéphane Tonon, Richard Zivaco. Impression Imprimerie Iropa. Distribution : Mailtech. Tirage 4 000 ex. Dépôt légal 1er trimestre 2019. FORUMMEDIA Max Armanet Président +33 6 85 33 66 02 max.armanet@forum-media.fr 16 rue Léonidas | 75014 Paris FORUMMEDIA ÉDITO L e Forum des territoires connectés a été lancé par Trouville en 2016 pour croiser deux types d’expertise : celle des spécialistes du numérique, qui mesurent les multiples possibilités de réformes offertes par les applications informatiques, et celle des élus locaux qui connaissent les réalités et les besoins de nos territoires. Le Forum a pris une nouvelle dimension depuis deux ans : c’est désormais un laboratoire d’idées qui attire les décideurs normands publics et privés qui veulent réfléchir ensemble aux stratégies à développer grâce au numérique, pour développer leurs activités. Ce laboratoire d’idées est un atout dans le cadre de la politique menée par Hervé Morin, Président de la Région, de développement du numérique au service des entre- prises et des établissements d’enseignement et de recherche, pour que la Normandie soit à la pointe de la création d’emplois de haute qualification. L’édition 2019 du Forum des territoires connectés franchit une nouvelle étape, en permettant aux décideurs d’étudier des pistes de réformes directement applicables, en travaillant par thèmes dans des « ateliers design » spécialisés. En particulier, l’atelier sur les mobilités propose des solutions innovantes en matière de circulation et de stationnement dans notre région, telles que création de parkings de délestage près de l’autoroute de Normandie, utilisation des lignes de la SNCF pour relier ces parkings à la côte et multipli- cation des services publics au sein des gares. Le travail des ateliers permettra d’étudier la faisabilité de ces solutions, de faire le tour des décideurs prêts à s’engager et de renforcer les liens entre tous les responsables concernés par ces problématiques. Je remercie Max Armanet, conseiller municipal délégué de Trouville, d’avoir conçu et organisé ce Forum et l’équipe de personnalités de très haut niveau qu’il a rassemblée, d’avoir accepté d’y participer. Jevousinviteàparticiperauxdébats,vendredi29etsamedi30mars2019,àlaMairie de Trouville ! Christian Cardon Maire de Trouville-sur-Mer CONNECTER L’AVENIR
  3. 3. 4 < FORUM NORMANDIE CONNECTÉE 2019 5 < FORUM NORMANDIE CONNECTÉE 2019 Embouteillage, difficulté de stationner… se déplacer est autant source de liberté que de contraintes. Cette an- née le Forum a choisi de connecter le défi des mobilités à l’emploi, l’éducation, la santé, la sécurité afin de bâtir ensemble des solutions d’avenir pour nos enfants. D époser ses enfants à l’école, se rendre à son travail, faire les courses, aller à un rendez-vous médical, participer à une activité associative… autant d’activités quotidiennes qui supposent l’emploi de moyens de transport économiques et régu- liers. A Trouville, comme dans tous nos territoires, l’outil indispensable de ces mobilités demeure la voiture. On peut être sensible aux pro- blèmes de l’environnement, s’engager par des gestes quotidiens pour lutter contre la pollution et le réchauffement climatique, force est de constater que la plupart d’entre nous n’a pas le choix. Il n’y a pas d’alternative à la voiture et à la liberté qu’elle offre! Comment concilier les efforts à faire en matière de santé et de pollution sans remettre en cause la liberté formidable offerte par l’automobile et sans imposer une taxation punitive à ses utilisateurs qui la plupart du temps n’ont pas d’autres moyens d’être mobiles ? La mobilité pour tous ; la façon dont le rail, le bus, l’auto, le vélo et le piéton doivent se connecter de manière régulière et fiable afin d’améliorer la qualité de vie de tous nos concitoyens, constitue la clé des réponses qui dessinent notre avenir à Trouville comme ailleurs. A ces problèmes complexes, la révolution numérique rend possible des solutions qui, hier encore, paraissaient irréalistes. L’inter- modalité, mot savant de plus en plus courant, signifie l’utilisation de plusieurs modes de transport au cours d’un même déplacement. Par exemple, vers 1900, beaucoup de voyageurs prenaient le train jusqu’au Havre, puis un bateau navette qui les amenait au cœur de Trouville. De là, un parc de voitures à cheval, ou d’ânes, permettait de réaliser le dernier kilomètre restant. Depuis, l’efficacité de l’inter-modalité a, hélas, beaucoup décliné. On a longtemps imaginé que la voiture réglerait toutes les situations, mais il n’y avait alors qu’un véhicule par famille. Ce n’est plus le cas, d’où le stress du déplacement, saturation, embouteillages, manque de place de parking. Autant de perte de temps préjudiciable au dynamisme économique et à la qualité de nos vies. Sans parler des territoires ruraux négligés par rapport aux efforts déployés dans les grandes villes. Notre Pays d’Auge n’a pas échappé à cette dégradation. Les gares ont été supprimées partout dans nos campagnes et on a pu construire une autoroute quatre voies qui se précipite dans la grande rue d’un petit village où, en 200 mètres, on passe de 130 à 30 km/h ! Tout le monde aura reconnu la situation insupportable de Canapville. Réfléchir à une autre organisation de nos mobilités est une urgence. Depuis un an les acteurs du Forum Normandie connectée, ont choisi de retenir l’inter-modalité, comme fil rouge de notre qua- trième édition. Peut-on mettre en place un « métro rural » dans le Pays d’Auge ? Pourquoi les mobilités doivent-elles être au service de l’emploi et non pas le contraire ? Où implanter des parkings de délestage ? Comment connecter bus, train et vélo ? Quels rapports avec la santé, l’éducation, la sécurité, la culture... Bien sur les défis de la cybersécurité, la santé, l’alimentation, l’énergie, les réseaux de communication, restent présent dans nos échanges. Encore une fois, ces deux jours d’échange sont ouverts à tous. Les propositions les plus efficaces pour construire ensemble une Normandie entre- prenante et solidaire sont formulées par les meilleurs spécialistes, acteurs publics et privés, entrepreneurs, décideurs, élus, et tous les citoyens : Vous. l Max Armanet Par Max Armanet, conseiller municipal de Trouville-sur-Mer, directeur du Forum Normandie connectée CONSTRUIRE TROUVILLE T rouville et notre Région, avec la quatrième édition du Forum de la Normandie connectée, sera une nouvelle fois à l’avant- garde de la révolution numérique. Nouvelle géographie du territoire avec les mobilités qui redessinent nos usages, pendant deux jours de passionnants débats, nos pratiques quotidiennes, notre vision du monde, nos solidarités, seront explorés. Ne nous y trompons pas les interrelations connectées sont de plus en plus un enjeu démocratique, cela à l’échelle de nos communes comme à celle de la planète. Décidément Normandie connectée est un choixdel’intelligenceparticipativeetdelaresponsabilitécollective. Je souhaite, en remerciant son créateur Max Armanet, la Ville de Trouville, le Conseil Régional et les entreprises du secteur privé qui ne cessent de s’y associer, saluer la référence au développement fondé sur le respect de la personne humaine et l’égalité entre les hommesetlesfemmes.C’estlesensd’unedémocratievivante,juste et d’un développement durable qui ne laisse personne au bord du chemin ; ce sont les valeurs de notre France, de notre République. l Par Nicole Ameline, ancien ministre INTELLIGENCE ET SOLIDARITÉ S’appuyer sur toutes ses forces vives, penser l’avenir du territoire et l’innovation, construire un laboratoire d’idées, c’est pour cela que la Région accompagne depuis le début le Forum de la Normandie connectée. L e Numérique joue un rôle majeur dans notre société. Une part importante des activités dans tous les domaines, de la vie éco- nomique et sociale à la vie privée et à tous les âges, est portée par le numérique. Aussi le développement d’un territoire ne peut se penser sans une avancée accélérée dans sa capacité et celle de tous ses acteurs à être dans l’époque du numérique. La Région Normandie joue pleinement son rôle dans l’évolution numérique de son territoire, tant pour l’accès aux infrastructures et aux services que pour le développement des nouveaux usages, personne ne devant rester sur le bord du chemin. Notre ambition ? Faire de la Normandie un territoire de référence pour sa dynamique de développement numérique. Pour accompagner cette dyna- mique, nous avons construit deux labels de structures « Tiers-lieux » et « Espace Public Numérique (EPN) ». Ces lieux permettent de constituer un réseau d’espaces ressources pour le numérique au plus près des habitants. Les Espaces Publics Numériques (EPN) de Normandie sont des lieux dans lesquels le grand public peut être initié au numérique ou approfondir ses connaissances. Les Normands peuvent y développer leurs compétences numériques, en participant à des ateliers ou en collaborant à des projets. L’action régionale porte, entre autres, sur : la structuration d’un réseau de médiation numé- rique normande, la promotion du label régional « EPN Normandie » (outils de communication, site internet) ou encore le développe- ment du professionnalisme des médiateurs numériques (nouveau ateliers...). Les Tiers Lieux Normandie représentent une nouvelle manière de travailler plus collaborative permettant de redéfinir les contours de nouveaux espaces et usages pour favoriser l’innovation. Ils accueillent de nouveaux réseaux d’actifs qui facilitent l’émergence de larges communautés, capables de se mobiliser pour créer et partager les savoirs et les projets. Grâce à ces dispositifs, la Région propose une qualité d’accueil et de services ainsi qu’un accompagnement par des équipes aux compétences reconnues pour tous les Normands pour leurs projets et besoins numériques. La métamorphose d’un bâtiment emblé- matique comme la gare de Trouville-Deauville à vocation à devenir la vitrine de cette transformation en profondeur du Pays d’Auge. Connecter emploi et mobilité, lutter contre la fracture numérique et accroître l’attractivité économique est au cœur de notre vision du territoire. S’appuyer sur toutes ses forces vives, c’est pour cela que notre Région accompagne depuis le début la démarche animée par l’équipe de Max Armanet : le Forum de la Normandie connectée. l Par Sophie Gaugain, maire de Dozulé, 1ère vice-présidente Région Normandie UNE NORMANDIE RESPONSABLE FACE AUX DÉFIS NUMÉRIQUES ©DanielSImon.
  4. 4. 6 < FORUM NORMANDIE CONNECTÉE 2019 7 < FORUM NORMANDIE CONNECTÉE 2019 NORMANDIE CONNECTÉE 14H15 : OUVERTURE Hervé Morin PRÉSENTATION DES TRAVAUX Christian Cardon, Nicole Ameline, Sophie Gaugain, Max Armanet 14H30 > 15H30 UN MÉTRO RURAL POUR LE PAYS D’AUGE ? Gaël Barbier (directeur TER SNCF Normandie) Jean-Baptiste Gastinne (vice-président en charge des transports Région Normandie) Rémy Lagay (directeur adjoint du projet Train Autonome SNCF) Maryline Lemonnier (directrice Keolis, Bus Vert Calvados) Olivier Paz (maire de Merville-Franceville, Président de la Communauté de communes Normandie, Cabourg, Pays d’Auge) 15H30 > 16H30 LA GARE DE TROUVILLE-DEAUVILLE, INCUBATEUR CONNECTÉ DE LA NORMANDIE ? Françoise Guégot (vice-présidente de la Région Normandie en charge enseignement supérieur, recherche, innovation, pôles de compétitivité, digital) Amélie Brun (directrice de la Modernisation de l’Action Publique, Département du Calvados) Nathalie Buisson (directrice gare SNCF Normandie) David Lacombled (président Villa Numeris et de La Station de Saint-Omer) Guillaume Capard (maire adjoint de Deauville en charge des mobilités) 16H50 > 17H50 L’USAGER ET LE DERNIER KILOMÈTRE RESTANT À TROUVILLE-DEAUVILLE ? Valérie Chesnel (vice-présidente Normandie mobilité électrique, maire de Saint-Martin-l’Aiguillon) Sophie Gaugain (maire de Dozulé, 1ère vice-présidente Région Normandie) Véronique Maynaud (conseillère départementale en charge du numérique Calvados) Jean-Baptiste Prat (Keolis Bus vert) Jean-François Sanchez (représentant INTA au Forum International des Transports OCDE, ancien chef de la Mission transport au Min. de la transition écologique, directeur d’unité opérationnelle RATP) Stéphane Tonon (maire de Canapville) 17H50 > 18H50 COMMENT RENDRE ATTRACTIF NOTRE TERRITOIRE POUR DÉVELOPPER EMPLOIS ET ENTREPRISES ? Pascal Allizard (sénateur du Calvados) Isabelle Mari (directrice des projets stratégiques JCDecaux) Patrice Bégay (directeur de la communication, membre du comex Bpifrance) Laurent Cappelari (Laboratoire Cotral) Jean-Louis Louvel (président directeur général PGS) François Pedrono (maire de Saint-Arnoult) 19H30 > 19H45 DÉBAT animé par David Lacombled LES NOUVEAUX DÉFIS DES MOBILITÉS VENDREDI 29 MARS LES ATELIERS DESIGN L ’ ÉL ’ É N E RN E R G I EE E SE T NN O T RO T R E AE A V E NV E N I R .I R . É CÉ C O N OO N O M I SM I S O N SO N S L AL A !! Photo:JEFPROD ERDF devient Enedis. Notre nom change, pas notre engagement. Notre mission de service public : vous apporter l’électricité où que vous soyez, quel que soit votre fournisseur.
  5. 5. 8 < FORUM NORMANDIE CONNECTÉE 2019 9 < FORUM NORMANDIE CONNECTÉE 2019 NORMANDIE CONNECTÉE 10H00 > 10H30 LA TÉLÉMÉDECINE CLÉ DU MAINTIEN À DOMICILE DES PERSONNES ÂGÉES EN PERTE D’AUTONOMIE ? BIENFAITS ET LIMITES DE LA TÉLÉMÉDECINE ? Marie-Pierre Besnard (directrice Mordicus Studio) Dr Bernard Cordier (médecin, psychiatre, ancien Chef de service Hôpital Foch) Dr Régis Lehot (médecin, conseiller municipal de Trouville) 10H30 > 11H00 ATOUTS ET DANGERS DU NUMÉRIQUE POUR LES JEUNES, LE RÔLE DES PARENTS ? Thomas Rohmer (fondateur OPEN, Observatoire de la parentalité dans l’éducation numérique) 11H00 > 11H40 EQUIPEMENTS CULTURELS, FORMATION, ÉDUCATION, QUELS BESOINS POUR LA CÔTE FLEURIE ? Laurent Cervoni (conseiller municipal de Trouville-sur-Mer, directeur d’IA TALAN Consulting) Pascal Cotentin (directeur académique du numérique éducatif DAN) Marie Trellu-Kane (présidente Unicité) 11H40 > 12H20 CIRCUIT COURT, JUSTE RÉMUNÉRATION DES PRODUCTEURS, LES ENJEUX D’UNE AGRICULTURE ET D’UNE ALIMENTATION SAINE ? Arnaud Daguin (chef étoilé et vice-président de l’association Pour une agriculture du vivant) Agathe Letellier (agricultrice productrice sur la commune de Pennedepie) Caroline Paris (animatrice circuit court Association Bio Normandie) Johan Thyriot (chef étoilé du 1912) 12H20 > 13H00 QUALITÉ DE VIE, BIEN-ÊTRE, LES NOUVEAUX ATOUTS ÉCONOMIQUES DE LA NORMANDIE ? Marie-Agnès Poussier-Winsback (vice-présidente tourisme Région Normandie) Emile Viciana (directeur des Cures Marines) Laurent Stéfanini (ambassadeur de France à l’Unesco) SAMEDI 30 MARS LES TABLES RONDES UNE NATION INNOVANTE ET SOLIDAIRE Orange en Normandie - Plus de 3 000 salariés - Pôle de recherche Orange Labs à Caen (225 salariés) - Recrutement de 62 salariés externes en 2017 et 78 en 2018 Accueil de plus de 150 alternants Plus de 330 emplois chez nos partenaires dans le domaine de l’intervention et de la production réseaux - Plus de 550 K€ versés à 24 écoles et établissements partenaires de la taxe d’apprentissage - Orange, réseau mobile numéro 1 en France pour la 8ème fois consécutive selon l’ARCEP - Un data center à Val-de-Reuil - 20 boutiques Orange dont 15 Smart Store - Soutien à l’éco-système numérique Données au 04/03/2019
  6. 6. 10 < FORUM NORMANDIE CONNECTÉE 2019 11 < FORUM NORMANDIE CONNECTÉE 2019 NORMANDIE CONNECTÉE 14H30 > 15H10 CONTRE QUI LA FRANCE EST-ELLE EN CYBERGUERRE ? Général Marc Watin Augouard (ancien inspecteur général de la Gendarmerie nationale, fondateur du Forum International de la Cybersécurité ) Jean-Noël de Galzain (président de Wallix) Thierry Delville (ancien délégué ministériel aux industries de sécurité et à la lutte contre les cybermenaces au Ministère de l’intérieur.Associé chez Pricewaterhouse Coopers) 15H10 > 16H00 QUEL RÔLE LES GRANDES ENTREPRISES JOUENT-ELLES DANS LA TRANSFORMATION ÉCOLOGIQUE ? Marie Poussin (Bpifrance Normandie) Denis Dugabelle (directeur Enedis Normandie) Marc Maouche (délégué régional Orange Normandie) Tenan Jasaroski (directeur Eiffage Normandie Ile-de-France Ouest) 16H00 > 16H30 CONFÉRENCE FINALE Général Denis Mercier (chef d’Etat-major de l’Armée de l’Air - 2012 -2015, commandant suprême transformation de l’OTAN - 2015 - 2018) 16H30 > 16H40 CLÔTURE Christian Cardon, Nicole Ameline, Sophie Gaugain, Max Armanet 16H30 > 22H30 VISITE EN CAR DANS LE PAYS D’AUGE, VITRINE DE LA NORMANDIE QUI GAGNE Sophie Gaugain (maire de Dozulé, 1ère vice-présidente Région Normandie) Olivier Paz (maire de Merville-Franceville) MODÉRATEURS Max Armanet (conseiller municipal de Trouville-sur-Mer, directeur du Forum Normandie connectée) Guillaume Decroix (sous-directeur de l’immobilier - Ministère enseignement supérieur et recherche) Sylvie de Gaetano (maire adjointe de Trouville) Yvon Noël (directeur numérique de la Région Normandie) Thomas Peaucelle (président Kairos), David Revert (conseiller municipal Intercom Côte Fleurie) Michel Sudarskis (secrétaire général INTA) UNE NATION INNOVANTE ET SOLIDAIRE PROGRAMME (SUITE) SAMEDI 30 MARS Une application innovante pour visualiser les enjeux de la région et de la métropole, et comprendre la mise en œuvre de la transition énergétique Suivez en temps réel les données régionales et métropolitaines concernant la consommation d’électricité, la production par filière et les flux d’échanges avec les autres territoires. Des informations reflétant l’importance de la solidarité électrique entre les territoires Chaque citoyen devient acteur de la transition énergétique en adaptant sa consommation. Téléchargez gratuitement l’application dès maintenant ! Comprendre l’électricité, c’est déjà mieux la consommer met son expertise au service de la région Normandie et de la Métropole Rouen Normandie Mars2018©DenysPrykhodov-Fotolia.com–Graphisme:raphael.simonnet@gmail.com
  7. 7. 12 < FORUM NORMANDIE CONNECTÉE 2019 13 < FORUM NORMANDIE CONNECTÉE 2019 L a transformation numérique est en train de changer notre monde, changeant nos usages, nos services publics et l’orga- nisation de nos entreprises. Dans les années à venir, le digital va continuer à mobiliser davantage d’investissements en innova- tion, en infrastructures informatiques, en logiciels, et en ressources humaines, pour faire face aux nouveaux besoins des utilisateurs et des métiers. IDC l’évalue à 6000 milliards € d’ici 2021. Au-delà de ces chiffres et de l’opportunité pour l’économie mondiale à court terme, le numérique concerne chacun d’entre nous, impactant notre vie personnelle et professionnelle. Dans ce nouveau monde motorisé par une industrie 4.0, les sys- tèmes numériques et les réseaux ne peuvent plus s’arrêter. Nos identités et nos données personnelles circulent librement servant à alimenter de nouvelles applications et de nouveaux équipe- ments capables d’anticiper nos comportements ou de remplacer certaines de nos tâches grâce à l’Intelligence artificielle. D’où la nécessité de considérer la Cybersécurité comme un élément indis- sociable du numérique. Que devient la valeur créée ? Comment et avec quels partenaires transformer mon entreprise, mon métier ? Où sont hébergées mes données et qui y a accès ? Quels risques numériques pour mon entreprise ? Pour ma vie privée ? Quelles sont mes obligations numé- riques ? A qui faire confiance pour bénéficier pleinement de l’outil informatique ? Nous avons en France un écosystème exceptionnel pour tirer pleinement parti de la transformation digitale, dans un climat de confiance. Nous avons la FrenchTech, les pôles de compétitivité, les écoles et l’université, ainsi qu’un tissu industriel constitué de grands groupes et d’ETI intégrateurs de solutions numériques et cyber … Jusqu’à présent, l’essentiel des produits numériques et Cyber que nous utilisons est importé, sans tenir compte de critères de souve- raineté, de soutenabilité ou de standards de qualité européenne. L’ambition d’Hexatrust est d’apporter une alternative innovante de haut niveau et de confiance, adaptée aux Opérateurs d’Impor- tance Vitale comme aux OSE, comme aux entreprises qui ne le sont pas. C’est le noyau d’une industrie numérique française et euro- péenne de rang mondial développé au plus proche des utilisateurs et du monde de l’industrie. Alors retrouvons-nous pour construire ensemble ce monde numérique « Privacy and Security by design » et voir triompher une nouvelle fois les idées européennes. l SOUVERAINETÉ DE LA FRANCE NUMÉRIQUE Par Jean-Noël de Galzain, président de Wallix Contrairement au transport, le plus souvent assimilé à ses infrastructures, véhicules et réseaux, la mobilité ne peut pas être approchée comme un objet technique, mais plutôt comme un réseau de projets, de lieux, de per- sonnes, d’activités et d’objets connectés à différentes échelles. Cette distinction est encore plus pertinente à l’ère du numérique qui facilite les approches multi- échelles de projets connexes. U n projet de mobilité, en particulier s’il se construit autour d’une infrastructure lourde existante, devrait : • Prendre en compte l’intégralité du territoire concerné dans toutes ses composantes géographiques, socio-économiques et techniques • Apporter une réponse globale à des problématiques com- munes aux territoires desservis • S’appuyer sur des adaptations locales via des projets connexes d’activités économiques et sociales générateurs d’attractivité. L’accompagnement politique d’un tel projet doit donc s’intéresser en particulier aux conditions de mise en œuvre d’une évolution de la desserte (type de véhicules, points d’arrêts, horaires, organisation de la multimodalité...) en termes d’attractivité économique (activités productivesetemploi),touristiqueetrésidentielle.Repenserquelque peu l’économie du territoire en termes de développement local est souvent une première étape indispensable. Si l’évolution de la desserte n’est pas pensée en ces termes, le poids des tendances structurelles préexistantes risque au final, d’affaiblir les territoires les plus faibles. Les éléments de contexte ci-dessous peuvent servir de point de départ aux discussions dans les ateliers. 1. UNE AMBITION MESURÉE POUR LE PAYS D’AUGE : UNE DESSERTE FERRÉE AU SERVICE D’UN CORRIDOR MIXTE URBAIN-RURAL Orientationsthématiquespouruneapprocheglobaledelamobilité du Pays d’Auge. Un projet pour l’intégralité du territoire : • La volonté de ne pas seulement être un territoire interstitiel entre le pôle du Havre, Caen ou même Rouen • Réexaminer l’économie du territoire pour mieux répondre aux enjeux de déplacements liés aux activités économiques, touris- tiques et résidentielles • Valoriser, optimiser et développer les composantes du projet de mobilité : voie ferrée et gares existantes, infrastructures multimodales, com- posantes numériques, etc. • Identifier les nouveaux enjeux de déplacement liés au projet de mobilité territoriale 2. DES PROBLÉMATIQUES COMMUNES • Répondre aux enjeux de desserte sur l’axe Lisieux-Deauville- Trouville, notamment les rabattements • Limiter les nuisances, embouteillages et pollutions liés aux dépla- cements automobiles • Favoriser les alternatives à l’usage de la voiture pour limiter la congestion sur les axes de circulation, les entrés de villes ou de bourgs, le stationnement • Favoriserunusagecoordonnédetouslesmodesdedéplacement 3. DES PROJETS AU NIVEAU LOCAL QUI AUGMENTENT L’ATTRACTIVITÉ • Valoriser les espaces desservis par les transports collectifs • densifier les mesures d’aménagement et d’exploitation afin de renforcer la cohésion (spatiale et temporelle) d’un corridor urbain-rural et améliorer la mobilité de l’ensemble des habitants et visiteurs du territoire Pour répondre à ces fondamentaux, le réseau multimodal devrait : • être capacitaire pour absorber une partie des déplacements quotidiens attendus d’ici 2020 avec un temps de parcours inférieur à 20 minutes entre Deauville-Trouville et Lisieux • avoir une fréquence de passage adaptée à la demande de pointe des week-ends et pendant la période touristique • rendre attractif les déplacements, les correspondances entre modes et stationnement • fiabiliser les déplacements et assurer une régularité en n’étant pas soumis aux aléas de la circulation automobile • faciliter l’accessibilité des stations et les gares au travers d’une multimodalité « intelligente » et adaptée • proposer des services adaptés aux voyageurs dans les gares et dans les véhicules l ATELIER DESIGN, MODE D’EMPLOI Par Michel Sudarskis, secrétaire général INTA L a Région Normandie a fait de la question des mobilités une priorité stratégique. Son attractivité, son développement économique, l’appui à ses filières d’excellence sont étroite- ment liés à notre capacité à répondre aux nouveaux besoins des normands en terme de mobilité. La mobilité c’est tout d’abord l’aménagement du territoire per- mettant des déplacements sécurisés et efficaces, mais c’est aussi répondre aux nouveaux besoins des usagers : rester connectés sur la durée, pour travailler, échanger et ou obtenir de l’information. Pour la Normandie, c’est de l’investissement considérable en infras- tructures, mais c’est aussi l’accompagnement pour les collectivités, les entreprises et les particuliers dans la transformation numérique de tous les usages. Grâce à sa stratégie numérique engagée depuis plus de 2 ans, la Région compte bien être rapidement, un territoire de référence par son dynamisme de développement numérique : accompagner les collectivités pour un déploiement du Très haut débit d’ici 2023 au plus tard, mettre en place des infrastructures de service et de la donnée avec un Datalab régional et un nouveau data center normand, poursuivre la mise en réseaux de Tiers Lieux avec déjà plus de 20 espaces labellisés. Engager la transformation numérique d’un territoire est enfin un enjeu partagé. La Région Normandie entend bien développer un environnement ouvert associant tous les acteurs pour réussir cet enjeu, en favorisant tous les projets innovants pour préparer l’avenir. l LA STRATÉGIE DE LA MOBILITÉ NUMÉRIQUE Par Françoise Guégot, vice-présidente innovation de la région Normandie
  8. 8. 14 < FORUM NORMANDIE CONNECTÉE 2019 15 < FORUM NORMANDIE CONNECTÉE 2019 Réunir tous les ingrédients de ce qui fait le dynamisme d’un territoire dans un même laboratoire d’idée est une démarche innovante en France. Le fait est que tous les problèmes rencontrés par notre société sont complexes et connexes. Dans notre premier Forum, Edgar Morin nous incitait à les saisir dans leur ensemble pour parvenir à plus de simplicité et d’efficacité. C’est la méthode du Forum. MOBILITÉS DE LA NORMANDIE CONNECTÉE - DE LA VISION AU PROJET • Le problème des mobilités dans un territoire ne peut être compris sans prendre en compte les conditions techniques existantes (trans- ports existants). •L’organisationdesmobilités(structuresurbanistiquesetterritoriales) • Les pratiques quotidiennes des habitants et des visiteurs (emplois, solidarité tourisme). • Les qualités de l’espace et de l’environnement (respect des paysages urbains et ruraux). • Les mesures prises par les élus pour façonner la cité (politique de la ville et des territoires). Plus qu’un concept, la mobilité est un cadre, une base pour créer des nouvelles relations entre les gens et l’espace et proposer de meilleurs services aux habitants. MOBILITÉS DU PAYS D’AUGE : UN ENGAGEMENT DU POLITIQUE • Optimiser la qualité de la vie des habitants en améliorant la mobilité • Optimiser les connexions entre voisins ruraux et urbains • Optimiser l’efficacité et l’efficience des investissements publics dans les mobilités • Optimiser la satisfaction des visiteurs et leur contribution à l’éco- nomie locale • Optimiser l’accès à l’emploi c’est renforcer l’accès à la santé, l’éducation, le sport, la culture. MOBILITÉS DE TROUVILLE-DEAUVILLE : UN ENGAGEMENT POLITIQUE POUR NOS CITOYENS En plus de ses très nombreux visiteurs accueillis dans les quartiers touristiques, Trouville-Deauville possède différents types de quartiers, chacun ayant sa propre identité, des unités de vie homogènes, chemins, rues, boulevards, où les relations de voisinage sont toujours fortes. GRANDS AXES DE TRAVAIL POUR LES ATELIERS 1. Réduire les contraintes des mobilités 2. Connecter quartiers et territoires 3. Le tourisme levier de la régénération des quartiers et de la création de valeurs 4. Les technologies des transports comme incubateurs des nouvelles pratiques économiques et sociales. Nous devons repenser le rôle des infrastructures dans la transfor- mation des modes de vie, de l’environnement urbain et dans la production d’une communauté de vie « smart » pour construire un territoire intelligent et connecté. 1. Réduire les contraintes des mobilités : • Mélanger les modes de transport : horizontal, vertical, trams, bus, navettes, cheminement doux, modes alternatifs, vélos, voitures électriques, cyclo-taxis, vélos électriques. • Systèmes intégrés connectant déplacements mécaniques, na- turels, verticaux, horizontaux et des espaces de convivialité et de repos : petits squares, bancs publics, miséricordes (reposes-fesses) et kiosques. • Favoriser les mobilités douces : marche, vélo… Faire de chaque déplacement une expérience de bien-être désirable, autant pour le citoyen que pour le tourisme. • Travailler la qualité esthétique de tous les équipements. Scéno- graphier les promenades, les sentiers de randonnée et de décou- verte. Mise en place de ralentisseurs physiques qui permettent de partager les voiries entre piétons, randonneurs, cyclistes et auto- mobilistes. • Créer des cohérences d’itinéraires distinctes entre flux scolaires et flux commerciaux afin de fluidifier la circulation et de lutter contre les risques d’accidents. • Faire du schéma global de circulation un atout en faveur de la sécurité publique dans les centres-villes mais aussi dans les quartiers périphériques. Utiliser cette vision globale pour lutter contre le sac- cage de nos réserves. 2. Connecter quartiers et territoires • Empêcher les quartiers de prendre du retard en termes de déve- loppement, d’insertion et de convivialité. • Repenser la hiérarchie des accès entre différents quartiers. •Unifierl’espacepublicens’appuyantsurunemeilleuresignalisation, un mobilier urbain esthétique et en respectant la qualité des pay- sages urbains et ruraux. • Envisager tous les modes de raccordement des quartiers en améliorant leur image respective. Les mobilités proposées devant être un outil efficace de requalification des quartiers, y compris les quartiers périphériques. • Intégrer les services et les usages, ainsi que leur évolution, dans la conception des espaces publics et des bâtiments, afin d’y accueillir des fonctions supplémentaires. • Favoriser l’autopartage de manière visible et efficace. Laisser sa place au transport à la demande. • Dépasser les situations clivantes qui divisent l’appropriation com- mune par les populations de l’espace public selon les quartiers, en particulier entre centre-ville et périphérie. Favoriser la richesse de la mixité sociale. Le bon voisinage sur un territoire est une valeur en soi. Il renforce la cohésion sociale et territoriale. Tout projet d’urbanisation doit revivifier et générer cet état d’esprit. Tous les équipements collectifs, toutes les places, carrefours, doivent renforcer les liens de voisinage. Chaque espace public, chaque rue, chaque zone commerciale, chaque jardin public, chaque équipement collectif existant ou en projet doit intégrer et organiser les endroits où la communauté citoyenne se rencontrera. Une ville est constituée de micro-centres qui concentrent l’activité, le travail, la rencontre, le loisir, et doit constituer un espace public d’excellence. MOBILITÉS DE LA CÔTE FLEURIE : UNE CONNAISSANCE DU TERRAIN UNE ÉCOUTE DES CITOYENS En repensant entièrement les mobilités urbaines et rurales, il faut inclure les mobilités douces qui doivent offrir des alternatives crédibles au besoin d’utiliser systématiquement la voiture. Le système de mobilité du Pays d’Auge doit être dimensionné avec l’objectif d’augmenter le niveau d’accessibilité pour tous, habitants et visiteurs aux services publics, aux écoles, à l’emploi, à la culture, aux loisirs et aux commerces. L’élément central est le citoyen, l’usager, le client et en aucun cas le véhicule qui est la résultante. Il faut également développer un programme de mobilités alterna- tives dans nos vieux tissus urbains. Il convient de traiter tous les quartiers comme des zones de mobilité partagée. La place, la rue, doit permettre autant la convivialité que la circulation. Réduire la vitesse, le bruit des transports améliore la qualité effective de l’espace public et régule et fluidifie les temps de parcours. Le confort et la sécurité de tous doivent accompagner toutes les décisions. L’objectif est de rendre l’espace public accessible à tous pour une meilleure qualité de vie. Il faut bien comprendre que les activités de consommateurs, d’usa- gers, des citoyens, dans leur stade opératoire, s’effectuent une fois parvenu à destination, donc après avoir quitté le véhicule utilisé. Un soin tout particulier doit donc être accordé aux trottoirs, aux passages protégés, car c’est cet espace terminal qui permet le développement et la réalisation des activités que nous venons de lister. La bonne lisibilité de la signalisation routière est un impératif partagé pour la sécurité et le confort de tous. Pour être efficace, repenser les mobilités implique l’intégration systé- matique des points suivants : ➥ L’intégration sociale est assurée par un système de haute qualité environnementale qui intègre tous les quartiers et tous les citoyens. ➥ Repenser la hiérarchie entre centre-ville et périphérie en accroissant l’interactivité entre ces quartiers. ➥ Mettre en œuvre cette politique de territoire intelligent et solidaire en s’appuyant sur le mouvement associatif et en l’aidant. ➥ Identifier pour les impliquer tous les acteurs concernés par le dynamisme des territoires, employeurs et salariés, entreprises et usagers, citoyens et corps intermédiaires. Conditions du succès pour construire des territoires intelligents et solidaires. • Impliquer la population citoyens, commerçants, enseignants, parents, enfants, en amont et en aval, tous les acteurs doivent s’ap- proprier un projet commun. • Mettre en œuvre un processus de participation de la population afin d’élaborer un consensus démocratique. 3. Le tourisme levier de la régénération des quartiers et de la création de valeurs Le tourisme et l’activité commerciale sont des accélérateurs de la création de valeurs. • Réguler en amont l’intensité des flux de visiteurs (parking de délestage). •Accroîtrelacapacitéd’accueildel’espaceurbainpourlevisiteur endélestantlesfluxautomobilespourprivilégierledéveloppement d’espaces publics synonymes de qualité de vie, de bien-être pour tous. • Mettre en place des mobilités alternatives et les applications numériques qui en facilitent l’utilisation. • Réguler la circulation, le stationnement, au profit des magasins, des commerces et des activités culturelles et de loisirs. • Mise en place d’une signalisation interactive. • Rééquilibrer les nuisances touristiques et les opportunités écono- miques pour la population locale. Conditions du succès pour faire de l’économie un facteur de déve- loppement pour tous. ➥ Rééquilibrer les différents quartiers du territoire. ➥ Développer des activités touristiques dans les quartiers périphé- riques (musées, boutiques, commerces, restaurants). ➥ Développer les activités entrepreneuriales (autres que touris- tiques) dans le centre-ville afin de lutter contre l’envahissement des résidences secondaires inoccupées. ➥ Réindustrialiser les centres-villes grâce à la révolution numérique, la création d’espace de coworking, d’incubateur, de Tiers Lieu, ou- vert à la French Tech, la French Fab afin de donner une chance, d’aider nos jeunes à s’installer dans la vie et de contribuer à la vie du territoire par une réussite économique. ➥ Rééquilibrer ces implantations avec la périphérie en requalifiant ces quartiers. ➥ Réunifier par la mise en place de mobilités alternatives la ville basse (axe Trouville-Deauville) et la ville haute (axe Hennequeville- Saint-Gatien) et les territoires voisins (axe Canapville-Pont l’Evèque)... ➥ Le rééquilibrage sur l’ensemble du territoire entre résidence prin- cipale et résidence secondaire est la clé du maintien de la vitalité du territoire. Par Max Armanet, conseiller municipal de Trouville-sur-Mer, directeur du Forum Normandie connectée et Michel Sudarskis, secrétaire général de l’INTA LE PAYS D’AUGE VITRINE DE L’INNOVATION EN NORMANDIE
  9. 9. 16 < FORUM NORMANDIE CONNECTÉE 2019 17 < FORUM NORMANDIE CONNECTÉE 2019 ➥ Authenticité, identité, patrimoine qualité des paysages, haies bocagères, autant de points constituant des opportunités sur lesquelles capitaliser. ➥ Maintenir une politique volontariste de logements sociaux de qualité, répondant aux normes d’éco-quartier, apte à accompa- gner l’attractivité touristique et culturelle. ➥ Inclure Hennequeville dans les programmes touristiques, décou- vertes de la nature et de l’environnement, culturels et scolaires. ➥ Pour Hennequeville, ce Trouville haut, valoriser l’authenticité, l’identité et le patrimoine en tant que ressource touristique et lieu de dépense. ➥ Améliorer l’attractivité des services aux entreprises pour dévelop- per l’emploi pour tout le territoire. ➥ Faire du Trouville haut, quartier actuellement périphérique la plaque tournante pour les grands espaces boisés et naturels de Saint-Gatien, touristiques de Villerville et de santé de Cricqueboeuf. La rénovation du système des mobilités n’a pas vocation à séparer les flux entre les habitants et les touristes. L’espace public, ses services, ses commodités doivent être ouverts à tous : partagés. Il faut donc travailler collectivement à augmenter et répartir sur l’ensemble du territoire les flux touristiques et de dépenses. 4. Les technologies des transports comme incubateurs des nou- velles pratiques économiques et sociales. Le système à mettre en place doit être évolutif et capable d’adap- tation. Il faut renforcer sa visibilité et son accessibilité pour tous. L’expérience de la mobilité sur notre territoire doit clairement être associée à l’amélioration de la qualité de la vie, à l’image de bien- être et d’authenticité du territoire. Elle doit participer à l’attractivité touristique et à l’augmentation de valeurs dont toute la population doit bénéficier. Pour atteindre le niveau de mobilité souhaité, plusieurs actions apparaissent comme indispensables : • Connecter de manière visible et lisible le rail et le bus • Mettre en place un système de vélib électrique accessible à la population sédentaire, aux travailleurs, aux touristes, principale- ment basé à la gare de Trouville-Deauville espace intermodal de la Côte Fleurie. • Augmenter l’offre : moins d’attente, plus de places, plus de régu- larité, plus de fréquence. • Mettre en place une offre alternative au point actuel de tension. Canapville devient, avec la mise en place d’un parking de délestage, un point charnière de l’offre intermodale pour le territoire compris entre l’autoroute et la côte. • Mettre en place un téléphérique reliant la gare de Trouville- Deauville à Hennequeville. • Connecter l’emploi et les mobilités en transformant la gare de Trouville-Deauville en un lieu totem de l’industrie numérique, un tiers-lieu dynamique pour les jeunes entreprises. • Faire de la gare de Trouville Deauville le cœur battant du labo- ratoire territorial du Pays d’Auge où emploi, formation, éducation, culture, commerce s’interconnectent au profit de la communauté. • Faire des territoires de Pont-l’Évêque et Trouville-Deauville, et à terme Lisieux, les différents pôles d’attractivité d’un Pays d’Auge dynamique et solidaire. l LE PAYS D’AUGE VITRINE DE L’INNOVATION EN NORMANDIE Pourcréerdenouvellesoffreslerailestenpleinerévolution. Mieux connecter les Normands par des liaisons de proximité, plus fréquentes, plus fiables, au plus près des territoires ruraux et des métropoles régionales. I ntervenant l’an dernier au forum Normandie connectée, j’expliquais pourquoi je mettais en avant le terme Normands connectés car l’individu est au cœur de nos évolutions. Accès à la formation, à l’emploi, aux loisirs, aux échanges et rela- tions interpersonnelles, les Mobilités ont un rôle essentiel à jouer pour chacun des Normands. Ces mobilités vont vivre une évolution forte à partir de 2020 avec la prise de compétence de la Région sur les relations Intercités structurantes pour le territoire. SNCF Mobilités s’engage aux côtés de la Région Normandie pour réussir les changements majeurs qui vont en découler. Outre la mise en service très attendue d’un nouveau matériel (rames Omneo Premium) et de nouveaux services associés (la Région a décidé d’équiper ces trains de Wifi), de nouvelles offres seront proposées pour mieux connecter les Normands : des liaisons de proximité au Par Gaël Barbier, directeur TER SNCF Normandie plus près des territoires ruraux, s’articuleront avec des dessertes fines et fréquentes des territoires péri-urbains des métropoles régionales (Rouen, Caen, Le Havre) et des liaisons rapides avec Paris et les autres régions. Cettemobilitédoitsepenserdefaçonglobalecartournéeversl’indi- vidu et l’ensemble de son parcours. Elle doit donc intégrer les gares, lieux de convergence de toutes les mobilités, la façon dont se fait le « dernier kilomètre » jusqu’à son domicile, lieu de spectacle ou de travail et aussi les services répondant aux attentes des Normands : être informé, avoir un déplacement fiable et simple, disposer pleine- ment de leur temps en restant connectés... Et après-demain ? Les véhicules autonomes semblent une vraie chance pour connecter les zones pour lesquelles l’offre de trans- port en commun actuelle n’apporte pas de réponse complète. Dans le domaine ferroviaire aussi, le train autonome apportera des solutions innovantes : permettre de faire rouler plus de trains sur les réseaux aujourd’hui saturés et aussi repenser la mobilité dans les territoires peu denses avec des véhicules adaptés à une offre légère et fréquente. Là aussi, il nous faut construire cette mobilité d’après-demain avec les Normands, aujourd’hui. l ECOUTER LES USAGERS POUR MIEUX S’ADAPTER ?
  10. 10. 18 < FORUM NORMANDIE CONNECTÉE 2019 19 < FORUM NORMANDIE CONNECTÉE 2019 Œ ESPACE COWORKING, SERVICES FRENCH FAB, TIERS LIEU  GARE RAIL Ž GARE DES BUS  GUICHETS COMMUNS  GARE DE VÉLOS ‘ GARE TÉLÉPHÉRIQUE A la ville, à la campagne, Il révolutionne nos déplace- ments. Pour le Pays d’Auge et son axe historique Lisieux- Trouville il peut changer la donne. L ’automatisationdestrainssetraduitpardesbénéficesconcrets pour les voyageurs, les clients du Fret et les Collectivités : • Faire rouler plus de trains sans modifier en profondeur l’infras- tructure, pour transporter plus de personnes et de marchandises sur plus de marchés. • Plus de fluidité et de régularité, grâce à une circulation harmo- nisée, une vitesse optimisée et des aléas moins nombreux et plus rapidement résolus. • Une ambition économique et écologique, grâce à une dimi- nution de la consommation d’énergie et le développement de nouvelles réponses ferroviaires économiquement pertinentes. Pour répondre à ces enjeux, en septembre 2018, SNCF et l’Insti- tut de Recherche Technologique (IRT) Railenium, Alstom, Altran, Ansaldo, Apsys, Bombardier, Bosch, Spirops et Thales ont annoncé la création de deux consortiums visant à développer d’ici 5 ans deux prototypes de trains autonomes. Avec le projet Train Auto- nome, est lancée la construction du système ferroviaire de demain avec la volonté de devenir d’ici 5 ans le premier opérateur à exploi- ter des trains autonomes pour le Fret comme pour le transport de voyageurs. Avec nos partenaires industriels et la puissance publique, la France se positionne à l’avant-garde de l’innovation dans le secteur. Le programme Train Autonome illustre la raison d’être de SNCF : apporter à chacun la liberté de se déplacer facilement tout en préservant la planète. l TRAIN AUTONOME = FRÉQUENCE, PONCTUALITÉ, ÉCOLOGIE Economique, écologique, efficace, innovant, c’est le téléphérique automatique, reliant centre-ville et plateau d’Hennequeville. Accessible par tous, il permettra de rallier le cœur touristique et administratif du bas au cœur industriel et scolaire du haut en toute sécurité. L orsque les options de desserte traditionnelle ne peuvent pas être mises en place en raison des contraintes topographiques, il faut repenser l’approche. Trouville, station balnéaire se divise en deux parties, la partie basse, historique et touristique, entourée par la Touques et la Manche, la partie haute, disposant de foncier, située sur le plateau d’Hennequeville, desservie par une seule route à double sens mal sécurisée et dépourvue de voie douce (trottoir et piste cyclable). La part croissante d’habitants secondaires dans le centre-ville, a tout naturellement poussé certains équipements vers le plateau : Centre Hospitalier, Etablissements scolaires, radiologie, implantations d’entreprise, EPHAD et surtout l’habitat, le nombre d’habitants permanents sur la ville haute bientôt dépassera celui de la ville basse. Le centre-ville, bénéficie quant à lui de la gare de Trouville-Deauville, de bus départementaux, de divers axes routiers. Ce n’est pas le cas de la ville haute ce qui crée un déséquilibre. Une partie de la substance de la ville ayant été transférée sur le plateau, une forme d’éloignement s’est établie. Il est devenu compliqué pour les habi- tants du bas de monter et pour ceux du haut de descendre. Com- ment reconnecter les deux parties de la ville, en tenant compte des contraintes du relief, des contraintes économiques et du désir de préserver notre environnement à court et long termes ? La solution basique consistant à retenir la voiture comme solution unique de mobilité est révolue. Pollution, coût des énergies fossiles, mise à l’écart des usagers dépourvus d’automobiles à énergies fos- siles (jeunes, seniors, PMR, choix individuel), nous incite à réfléchir sur des alternatives pérennes, économiquement viables et pertinentes face à nos problématiques. Même un délestage par voie douce exclurait de facto certaines populations compte tenu du relief. La réponse se trouvant souvent sous nos yeux, regardons de plus près cette contrainte que représente le relief. En haut un plateau relié au bas par un vallon dans lequel passe un ruisseau se jetant dans la Touques puis dans la mer, constitue le trait d’union naturel entre les deux parties de la ville. Par Rémy Lagay, directeur adjoint du projet Train Autonome SNCF La voie naturelle étant désormais identifiée, reste à trouver le moyen de transport répondant à un cahier des charges respectueux de la nature, de toutes les personnes et à moindre coût. Le doublement des voiries existantes ? Impossible il faudrait raser trop de maisons. La création d’une nouvelle route longeant le ruisseau ? Financièrement ruineux, écologiquement néfaste, pour se jeter au final dans un cul de sac au bord de la Touques. Reste la mobilité verticale. C’est tout naturellement que le transport urbain par câble est apparu comme la solution pouvant répondre à nos attentes. En effet, un téléphé- rique automatique, permet des rotations entre le centre-ville et le plateau. Accessible par tous, il permet de rallier le cœur historique et administratif de la ville au cœur économique et scolaire de cette dernière en toute sécurité. Innovante, la solution a déjà fait ses preuves dans d’autres villes, de plus c’est une option nécessitant peu de génie civil comparative- ment à la création d’une route. Elle crée peu de nuisance, silen- cieuse, décarbonée et donc respectueuse de l’environnement, elle constituera un atout touristique. La mobilité est devenue un élément clé de notre époque tout en créant une véritable discrimination de traitement entre les habi- tants des zones urbaines, dotées d’une offre très large en matière de transport, et les zones rurales, démunies d’alternatives et devant se contenter de la voiture. Lorsque se soigner, s’éduquer, travailler devient compliqué à cause de la mobilité, le mécontentement s’exprime, le mouvement des gilets jaunes en est une expression. Les administrations centrales ne pouvant comprendre toutes les situations locales, il revient aux acteurs des territoires de s’emparer desdossiersenimaginantdesalternativesnovatricesetraisonnables qui deviendront demain la norme en matière de mobilité. Trouville depuis 4 ans est devenue la vitrine normande de l’innovation avec le Forum de la Normandie connectée. Les solutions y sont pro- posées librement à nos administrés et usagers. Notre événement participatif à l’écoute des citoyens et des décideurs s’est imposé comme le premier laboratoire d’idée de notre région. l Par David Revert, conseiller municipal Intercom Côte Fleurie POURQUOI PAS CHEZ NOUS À TROUVILLE ?
  11. 11. 20 < FORUM NORMANDIE CONNECTÉE 2019 21 < FORUM NORMANDIE CONNECTÉE 2019 Deux éléments au moins sont venus « perturber » l’univers des transports et sceller le glissement (qui n’est pas seule- ment sémantique) vers le concept de mobilité : - La diversification des options disponibles : partages automobiles (covoiturage, autopartage, VTC, location P2P), modes actifs & glisses urbaines, intermodalité et démobilité... - Les innovations dans le champ des services émergents dans les- quels le numérique joue un rôle important : stations de mobilité et de proximité, « Mobility as a service », partage de places de sta- tionnement, offres de mobilité associées au logement, véhicules et navettes autonomes… L’innovation de service a supplanté en partie l’innovation de pro- duit, introduisant des « ruptures » qui remettent en question le pro- cessus de design même des solutions de transport et de mobilité. Le concept de « Mobility as a Service » (MaaS : acronyme anglo- saxon pour « Mobilité comme service ») fournit un angle spéciale- ment intéressant pour apporter un éclairage sur les problématiques de mobilité, ainsi que des pistes pour penser des offres de « MaaS » inclusives, s’adressant à des territoires moins denses où la voiture solo est encore reine. Le « MaaS » propose à l’usager final un accès groupé à différentes offres, publiques et privées de mobilité sur un territoire, à travers une interface de service unique, un pack de mobilité qui s’inspire du fonctionnement de la téléphonie mobile (différents forfaits pour dif- férents profils). Des opérateurs achètent des services de mobilités à des transporteurs et les revendent sous forme de packages. Le MaaS s’adresse pour l’instant à des milieux hyperurbains où l’usage de la voiture est déjà en déclin. Les territoires moins denses, où certains ménages ont des dépenses de mobilité très élevées, restent cependant des « objectifs » à atteindre. Il s’agit de dévelop- per pour ces territoires un modèle alternatif construit autour d’un mix transport - transport à la demande – covoiturage et de dispositifs incitatifs (en fonction de la congestion, des heures de pointe, de la pollution…). Ceci implique d’imaginer et de négocier un modèle de gouvernance entre les acteurs publics et privés, et d’affiner les mo- dèles économiques et la répartition de la valeur entre les consor- tiums et les opérateurs. Enfin, une question centrale reste celle des « relais physiques » pour accueillir les différents modes de transports. En particulier de savoir comment des réseaux de « hubs » peuvent s’intégrer à des offres plus larges en lien avec le logement, le travail et les nouvelles amé- nités urbaines, et ainsi lier les politiques de mobilité intermodale avec les politiques d’aménagement et d’urbanisme. l PROBLÉMATIQUES DES SERVICES DE MOBILITÉ À L’ÉCHELLE DE NOS COMMUNES Depuis un an le Forum réfléchit à la façon de transformer notre gare en locomotive de l’emploi et de l’innovation. L a gare est beaucoup plus qu’un lieu de transit pour début ou fin de voyage. La gare est un lieu d’échanges intermodal, vers toutes les mobilités ; mais surtout ce doit être un lieu de vie pour les voyageurs comme pour les riverains. Chacun doit y trouver des services qui facilitent le quotidien et optimisent son temps. Il n’y a pas une recette unique . Chaque gare est différente par son implantation dans la ville, par son environnement, sa fréquentation, sa taille. C’est à SNCF, Gares & Connexions, avec les acteurs locaux et régio- naux d’imaginer les services les plus appropriés à chaque gare en lien étroit avec son territoire. - Des commerces - Des points de vente de produits locaux - Des commerces et animations éphémères en fonction de la saison ou de l’activité culturelle de la ville… - Des relais d’office de tourisme - Des espaces de coworking - Des services : crèches, cabinet médical… - … La gare de Trouville-Deauville a de nombreux atouts : un bel édifice, inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, une implantation aux portes des deux villes, un accès aisé et rapide vers les centres-villes, un large parvis, une gare routière voisine, des espaces en gare disponibles et à optimiser. Sa spécificité principale est sa saisonnalité très mar- quée avec des pics de fréquentation entre avril et fin août pour un nombre total d’environ 700 000 voyages par an. A nous de contribuer au développement du territoire en co- construisant la gare de demain. l GARE À L’INNOVATION Par Nathalie Buisson, directrice gare SNCF Normandie Par Jean-François Sanchez, représentant INTA Forum International des Transports OCDE Pour comprendre la réalité d’un territoire, il faut le vivre au quotidien et non pas d’un bureau d’une administrationscen- tralisée. Le sénateur Allizard qui fait partie depuis le début de notre laboratoire d’idées a réussi à dynamiser une part rurale de la Normandie. Explications. N ombre de Français vivent et souhaitent demeurer à l’avenir dans nos territoires parfois qualifiés de périphériques par les géographes. Leurs attentes sont nombreuses, diverses. En tant que parlementaire, je rencontre régulièrement des délégations et recueille en ce sens des doléances. L’enclavement, le coût du carburant ou du permis de conduire, la vitesse limitée sur les routes, l’insuffisance de transports collectifs et, plus globalement, l’ensemble des problèmes de mobilité appa- raissent comme des préoccupations majeures car elles constituent autant de handicaps à l’accès à l’emploi, aux services publics, à la santé, aux loisirs. Une partie de la France n’est pas en mesure de circuler, de se dé- placer dans des conditions satisfaisantes, avec un quotidien loin de celui d’un Parisien, d’un Lyonnais ou d’un Marseillais. Comment ne pas entendre ces questions ? Dans les territoires normands comme ailleurs, ces Français, ces entreprises ont-ils vraiment le choix ? La ré- ponse est à l’évidence négative même si les choses commencent à évoluer. Par Pascal Allizard, sénateur du Calvados Des rapports, des travaux divers sur les mobilités, il en existe à foison. Mais il y a urgence. Le temps n’est plus aux grandes analyses aca- démiques, à la planification nationale. Les solutions ne doivent pas être uniformes, centralisées, mais décentralisées et adaptées aux réalités de chaque territoire. Il faut cesser de penser les projets à partir du réseau ou de l’infrastructure mais bien à partir du territoire, de sa géographie, de sa démographie et de ses besoins. Un jeune qui ne peut se déplacer n’a ni loisirs, ni emploi, et c’est un jeune qui part. Il revient aux élus, quel que soit leur niveau de responsabilité, de prendre le problème à bras le corps et l’Etat doit les y accompagner et non les diriger. Pour le Calvados, l’abandon des projets de ligne à grande vitesse, la dégradation depuis plusieurs décennies de la ligne Paris-Caen-Cherbourg, la saturation de certains tronçons de l’A13 ne sont pas sans conséquences sur l’attractivité actuelle. Les efforts méritoires du Conseil départemental sur les routes ou de la Région sur les trains viendront y remédier et c’est heureux. Des initiatives nouvelles émergent : déploiement du service d’au- topartage proposé par Renault Mobility dans la Communauté urbaine Caen-la-Mer, mise à disposition de voitures électriques en libre-service à Condé-en-Normandie, Vire-Normandie ou Trévières, multiplication des bornes de rechargement de voitures électriques accompagnée par le SDEC… Autant de projets locaux à saluer et à promouvoir pour le développement de ces territoires dits interstitiels. l L’ATTRACTIVITÉ DE LA FRANCE COMMENCE PAR LA MOBILITÉ DE NOS TERRITOIRES
  12. 12. 22 < FORUM NORMANDIE CONNECTÉE 2019 23 < FORUM NORMANDIE CONNECTÉE 2019 Pour les millennials, ces jeunes âgés de 18 à 30 ans, les trans- ports en commun sont un facteur important d’autonomie mais aussi un problème. Le point sur une relation plus com- plexe que le cliché du jeune forcément mobile. LA VOITURE TOUJOURS UTILISÉE, LES TRANSPORTS EN COMMUN PLÉBISCITÉS 93 % des jeunes ont accès à une solution de transport motorisée et 50 % d’entre eux utilisent la voiture pour les trajets du quotidien (1). Une idée reçue vole ici en éclats : non, les millennials ne tournent pas massivement le dos à la voiture. Cependant les usages en matière de mobilité évoluent avec les générations : les jeunes accordent une place plus importante aux transports en commun. Ainsi, ils sont 29 % à les utiliser au quotidien, contre seulement 14 % dans l’intégralité de la population française (1). Comment décryp- ter cette évolution générale ? Tout d’abord par le lieu de résidence : les jeunes vivent souvent en zone urbaine avec un accès facilité aux bus, autocars, trains… 43 % des citadins français âgés de 18 à 30 ans les utilisent pour leurs déplacements quotidiens, alors que 73 % des jeunes ruraux utilisent la voiture. Par ailleurs, la voiture individuelle n’est plus, pour les millennials, le symbole de l’autonomie. Ils lui subs- tituent par exemple des solutions de partage et de covoiturage (2). LA MOBILITÉ SOURCE D’INQUIÉTUDE ? Les déplacements sont source d’angoisse pour 28 % des jeunes Français. 29 % y décèlent même une « épreuve » (1). Des données qui peuvent surprendre et qui sont à mettre en corrélation avec leur sta- tut social. En effet, plus un jeune est inséré, plus il a une vision positive de la mobilité. 87 % des millennials CSP + et diplômés du supérieur estiment que les transports sont un moyen d’accéder à des services et des équipements (1). Mais les jeunes locataires du parc social et les jeunes peu diplômés y voient une cause de stress. Ainsi, 41 % des millennials qui ne disposent pas d’une automobile ou d’un accès aux transports en commun voient dans le déplacement une source d’anxiété (1). Ce malaise peut se traduire par un renoncement aux activités envisagées sociales ou professionnelles. Par Maryline Lemonnier, directrice de Keolis, Bus Vert Calvados LA MOBILITÉ, FACTEUR D’AUTONOMIE SURTOUT ALLIÉE AU DIGITAL La mobilité est un facteur d’autonomie pour 91 % des jeunes Français (1). Mais elle n’est pas le seul : l’accès à l’emploi (qui déter- mine l’autonomie financière) et à son propre logement (en tant que locataire ou propriétaire) joue aussi un rôle déterminant. Sans oublier l’accès aux nouvelles technologies. Celui-ci s’affirme en effet comme un prérequis pour les 18-30 ans qui ont toujours connu un monde connecté. Cette dimension est importante dans l’usage des transports : 70 % de la génération Y ont adopté une application indiquant le meilleur mode de transport en temps réel, et 81 % souhaitent disposer du même outil pour localiser les places de parking disponibles (1). LES ENJEUX DE LA MOBILITÉ RURALE Une étude d’octobre 2018 de l’Ifop (Institut français d’opinion pu- blique) révèle que 81 % des Français voient le fait d’habiter à la campagne comme un « mode de vie idéal ». Et parmi les ruraux, seulement 5 % déclarent vouloir la quitter (4). Pourtant, la réalité est rarement complètement à la hauteur du fantasme. À l’instar des villes, les campagnes ont leurs avantages, mais comportent aussi leur lot de défis. Selon la même étude, si les personnes interrogées sont frileuses à l’idée de s’installer à la cam- pagne, c’est essentiellement en raison du manque de modes de transport (54 %). Un inconvénient qui touche principalement les jeunes, les per- sonnes âgées, les personnes à mobilité réduite ainsi que les chô- meurs. Le développement de la mobilité partagée est devenu un enjeu majeur. Non seulement les transports renforcent l’attractivité des territoires, mais ils permettent également de contribuer à la ré- duction des émissions de carbone, tout en améliorant la qualité de vie et la santé publique. La simplicité des déplacements constitue une absolue nécessité, y compris pour les résidents des zones rurales de plus en plus ouverts à des solutions de transport innovantes allant du covoiturage aux services sur réservation en passant par des transports en commun flexibles. l Pulse pour Keolis www.pulse-mag.com LES JEUNES ET LA MOBILITÉ, SI FRAGILES DEVANT L’EXCLUSION (1) Source : Baromètre de la jeunesse, Crédoc. (2) Source : Les Français et la mobilité durable : quelle place pour les déplacements alternatifs à la voiture individuelle ?, Datalab Environnement, septembre 2016. (3) Source : étude réalisée par la Sofres, avril 2017. (4) Source : une enquête Ifop pour Familles rurales, dont les résultats ont été publiés dans un article du journal Le Monde, du 9 octobre 2018 L’idée de participer au laboratoire d’idées lancé par Max Armanet m’a séduit, dès qu’il m’en a présenté les contours. Le thème de la mobilité sur notre territoire est un axe très important pour les années à venir : tant en terme de déve- loppement économique, que de développement durable pournotreplanète.Connecterlesdifférentsmodesdetrans- ports en considérant les besoins de l’ensemble de notre territoiresestunefaçonmodernederésoudrelesproblèmes. C anapville-Saint Martin-aux -Chartrains, espace intermodal évident, est solidaire de Trouville-Deauville autant que de Pont-l’Evêque etdeLisieux.LeterritoirequientoureleManoir des Évêques est un pivot naturel depuis plus d’un millénaire. Il fallait s’en souvenir. Je vois plusieurs avantages à cette dynamique innovante pour les habitants de notre commune de Canapville : 1. LA RÉOUVERTURE DE LA GARE À CANAPVILLE Permettrait à nos habitants de pouvoir se déplacer librement, sans contrainte d’obtention du permis de conduire, et rendrait la re- cherche de travail plus facile . La navette devra être à un tarif très avantageux et peu coûteux pour l’ensemble des personnes l’empruntant si nous voulons inci- ter les touristes ou travailleurs à la prendre régulièrement (navettes toutes les 15 minutes). 2. L’APPORT DU PARKING À LA SORTIE D’AUTOROUTE (500 À 1500 PLACES MODULABLES) EST MULTIPLE : • Ce parking devra être gratuit pour permettre à tous ceux qui se déplacent vers la Côte Fleurie d’y laisser leurs véhicules en sécu- rité. Ainsi ils ne traverseront plus notre commune de Canapville où circulent plus de 20 000 voitures /jour et n’encombreront plus les routes et chemins de notre Pays d’Auge. Nous gagnerons en tran- quillité et sécurité, en plus de l’aménagement du centre-bourg et de sa sécurisation que nous avons réalisé en 2018 (création d’une zone vitesse à 30 à l’heure, création de trottoirs, et installation de feux tricolores). • Ce parking permettra aussi de découvrir nos marais. Zone natu- relle exceptionnelle où le Conseil départemental va aménager un parcours piéton entre Canapville et Saint-Martin-aux-Chartrains d’ici quelques mois, afin de faire connaître la faune et la flore pour tous les promeneurs de notre région. •Laprésenceduparkingfaciliteral’accèsdesbus,carbeaucoup de visiteurs (venus du monde entier) se rendent au Manoir des Évêquestouslesmois.Cemonumenthistorique(patrimoineculturel et historique du Pays d’Auge) sera encore plus mis en valeur. • Rapidement ( à côté du parking et de la station de la navette), nous pouvons imaginer la construction de logements pour les travailleurs saisonniers ou autres, attirés par un accès au travail sur la Côte Fleurie facilité. Ceci amènera à se poser rapidement la question sur l’arrivée possible d’activités complémentaires aux logements, exemple commerces, services .... Pour conclure, notre jolie commune de Canapville a tout à gagner en participant à ce groupe de travail de la Normandie connectée. Elle assumera un rôle majeur dans l’avancée future de ces projets du territoire. l Par Stéphane Tonon, maire de Canapville CANAPVILLE, ESPACE INTERMODAL ENTRÉE AUTOROUTE MANOIR DES ÉVÊQUES ROUTE DÉPARTEMENTALE ZONE DE VIE QUAI NAVETTES VOIE FERRÉE SORTIE
  13. 13. 24 < FORUM NORMANDIE CONNECTÉE 2019 25 < FORUM NORMANDIE CONNECTÉE 2019 Pour ce grand spécialiste de la ville partagée qu’est JCDecaux, la clé d’un territoire intelligent se construit dans les proximités. Un ordre de priorité innovant. L ’attractivité est un enjeu central de la stratégie des villes, des espaces péri-urbains, des zones rurales. Attirer résidents, entreprises et visiteurs, c’est pérenniser l’activité économique, les emplois et la dynamique d’ensemble des territoires. Dans ce contexte, la mobilité joue un rôle clé en faveur de l’accessibilité des lieux de travail et de vie. Or c’est l’une des problématiques actuelles les plus prégnantes. 70% des Français utilisent leur voiture pour les trajets domicile-travail et 64% pour parcourir des distances infé- rieures à 3 km qui pourraient être couvertes par la marche, le vélo ou les transports en commun. Pour favoriser ces modes de courte distance, des défis restent à relever, en particulier la mise en réseau des offres et la disponibilité d’informations fiables en temps réel. Développer la mobilité parta- gée comme le covoiturage, les mobilités douces comme le vélo, permet à tous ceux qui pratiquent le territoire d’opérer un choix. Dans ce domaine, JCDecaux développe depuis 2003 le vélo en libre-service comme solution de mobilité simple, facile à utiliser, of- frant une grande liberté aux utilisateurs. C’est un modèle efficace qui a essaimé partout dans le monde en répondant à une attente de plus grande proximité. Bruno Marzloff, sociologue, le résume avec justesse : « La ville intelligente s’invente dans les proximités » et s’agissant de la mobilité « il faut inverser la pensée : avant de penser les transports, penser le territoire ou la ville que nous voulons ». l Par Isabelle Mari, directrice des projets stratégiques JCDecaux PENSER LE TERRITOIRE AVANT LES TRANSPORTS Permetttre à chacun de se déplacer en utilisant plusieurs modesdetransportenunminimumdetemps,unmaximumde confort en liaison avec les territoires voisins et en préservant l’environnement. L a mobilité constitue un enjeu essentiel du développement du tourisme urbain. La maîtrise des flux par les acteurs locaux ren- force l’attractivité de la ville-centre de destination et permet d’accroître sa fréquentation. Pour la Côte Fleurie, le tourisme est la première activité économique. La saisonnalité traditionnelle, reste marquée, mais la fréquentation est de plus en plus régulière tout au long de l’année. Par ailleurs, les nouveaux modes d’hébergement, la croissance du Airbnb, conduisent à un développement régulier du nombre de nuitées. Ainsi nos populations sont régulièrement multipliées par 5, 8 ,10. Il en est de même pour le trafic automobile qui reste le mode dominant. Notre réflexion doit porter sur le dernier kilomètre et donc sur l’inter- modal : sans action sur ce dernier kilomètre pas de mobilité autre que la voiture. La mobilité durant le séjour est un enjeu majeur. Plusieurs sources de mobilité peuvent être pensées dès à présent : autopartage, vélo, vélo électrique, transports inter-hébergements… Mais notre réseau est-il adapté pour ces changements ? Agir sur le stationnement qui reste le point déterminant de la maÎtrise des flux et des reports Par Guillaume Capard, maire adjoint de Deauville en charge des mobilités modaux sur les lieux de séjour. Travailler sur le dernier Kilomètre, offrir une multimodalité : Et si la gare de Trouville-Deauville, était notre clé pour la Mobilité ? Elle pourrait être un hub d’où partiraient les circulations douces. L’intermodalité permet à l’usager de se déplacer en utilisant plusieurs modes de transport en un minimum de temps et un maximum de confort. Elle se différencie de la multimodalité, qui est l’existence en un même lieu de plusieurs modes de transport sans qu’ils soient forcément combinés lors d’un déplacement. Elle supposelepassageaiséd’unmodedetransportàunautre,lerecours à un titre de transport combiné et la volonté de l’usager d’associer différents modes dans le souci d’optimiser sa chaîne de transport. Quantitatif et qualitatif doivent se conjuguer pour accompagner le développement de l’intermodalité et favoriser la mobilité touristique. Les pratiques et les aspirations des touristes évoluent sous l’influence de multiples facteurs (préoccupations environnementales, usage du transport collectif, diversification et individualisation des modes, nouvelles technologies, prestations plus personnalisées). Les défis de la mobilité sont nombreux. Mais les solutions éprouvées ou à développer le sont tout autant. Au final, cette mobilité touris- tique, doit être celle de la Mobilité Quotidienne. En effet, dans cet environnement touristique, la pression foncière conduit à un éloi- gnement des actifs. Pour eux aussi, travailler sur le dernier kilomètre apparaît dès lors primordial. l MOBILITÉ DE LA CÔTE FLEURIE : PASSER DE LA MULTIMODALITÉ À L’INTERMODALITÉ Œ CHEMIN DE DELESTAGE DE LA MARE AUX GERRIERS VERS LA D67  OPTION ROUTE CHEMIN DE DELESTAGE D’AGUESSEAU Ž OPTION CABLE GARE TÉLÉPHÉRIQUE  PARKING DELESTAGE COMMERCES  ZONE D’ACTIVITÉS ‘ GROUPE SCOLAIRE HAUT D’AGUESSEAU La gare de Trouville-Deauville sera l’espace intermodal conjugant train, bus, voitures, vélos, taxis, vélos-taxis, téléphérique, piétons et un point de rendez-vous d’auto-partage.
  14. 14. 26 < FORUM NORMANDIE CONNECTÉE 2019 27 < FORUM NORMANDIE CONNECTÉE 2019 Transformer une gare en lieu de vie et de mobilités dyna- miques pour tout un territoire, c’est possible ! La Station de Saint-Omer présente au Forum est prête à aider sa petite sœur de la Côte Feurie. L e 15 novembre prochain, la gare ferroviaire de Saint-Omer (Hauts-de-France), métamorphosée en La Station, rouvrira après 8 ans de fermeture. La Station de Saint-Omer espace mixte de coworking, de Fab-Lab, d’incubateur d’entreprises retrou- veraaussisesvoyageursattirésparunespaceintermodalréinventé. Touscesnouveauxusagesserontdisponiblessurunesurfacedeprès de 3 000 m2 dans une gare entièrement rénovée et réaménagée, dans un espace dédié à l’innovation et au partage. Lieu de transition où on passe et où on s’arrête, entre la ville et la campagne, entre industrie et agriculture, entre un passé riche dont on peut s’enorgueillir et un avenir prometteur qu’il faut bâtir. Par David Lacombled, président de la Villa Numeris et de La Station de Saint-Omer La Station a pour ambition de devenir un carrefour de rencontres pour faire émerger et accompagner les talents, avec des outils de pointe dans le cadre d’une réflexion commune et partagée. En matière de numérique, personne n’a “La” solution, personne n’a “La” science infuse et c’est bien des rencontres que naîtront les bonnes idées. C’est pour cela que nous construisons La Station avec ceux qui l’utiliseront : les usagers, les entreprises et les Pouvoirs publics. Notre travail : faire que le projet soit à la hauteur de ce bâtiment magistral. Autre gare magistrale celle de Trouville-Deauville. Faire participer la Station de Saint-Omer à la réflexion ouverte sur la reconversion de cette gare par le laboratoire d’idées de la Normandie connectée démontre que l’innovation se vit en réseau. Gare géothermique, Tiers lieu, carrefour de la French Lab, espace de coworking, carre- four intermodal, navette automatique, téléphérique, autant d’op- tions pertinentes pour lesquelles nous sommes heureux d’apporter notre expérience. l https://www.la-station.co/fr/ DE SAINT-OMER À TROUVILLE Les services publics doivent se rapprocher de nos conci- toyens. Le Forum Nomandie connectée nous permet d’y réfléchir avec tous les acteurs du territoire. J ’ai un rêve, optimiser mon temps de trajet « domicile-travail ». J’aiunautrerêve,pouvoireffectuerfacilementetrapidement mes démarches administratives. Dans l’esprit de la majorité de nos concitoyens, le trajet « domicile travail » ne rime pas avec «partiedeplaisir»etadministrationnerimepasavec« modernisation »; ce serait même plutôt deux notions antinomiques à chaque fois. Il est vrai que l’administration, par sa structure, par les contraintes de toutes natures qui pèsent sur elle, laisse a priori peu de place à l’innovation. Pourtant, les choses bougent, et de plus en plus de collectivités locales s’attaquent à la transformation de leur organi- sation, dépoussièrent leurs modes de fonctionnement et relèvent le défi de l’innovation. Mais à ce jour le potentiel du numérique reste encore trop peu exploité et la transformation digitale, tant décrite Par Amélie Brun, directrice de la Modernisation de l’Action Publique, Département du Calvados ici où là, est encore loin d’être une réalité dans nos administrations. Nous le savons, le numérique est une véritable opportunité pour changer les choses mais la dématérialisation des démarches ne résoudra pas tout loin de là. Dès lors, pourquoi ne pas inventer une nouvelle façon de délivrer les services ? Danslemêmetemps,certainesgaresdeviennentdevéritableslieux deservices,telleslesgrandesgaresparisiennes.Desexemplesréussis existent, d’autres pourraient voir le jour...En effet, en plus de béné- ficier de nombreux services et commerces, pourquoi ne pourrait- on pas effectuer un retrait de carte d’identité dans une gare, y rendre un livre emprunté à la bibliothèque, y déposer son enfant à la crèche ou y récupérer ses enfants après le centre de loisirs ? Nous faisons bien les déclarations de naissance dans les maternités ? Les services publics, souvent concentrés dans les mairies ou autres lieux administratifs y ont toute leur place me semble-t-il, en étant au plus près des usagers car c’est bien là qu’ils ont besoin de nous.l LA GARE DE TROUVILLE-DEAUVILLE, INCUBATEUR CONNECTÉ DE LA NORMANDIE
  15. 15. 28 < FORUM NORMANDIE CONNECTÉE 2019 29 < FORUM NORMANDIE CONNECTÉE 2019 La performance d’une entreprise se trouve dans ses comptes mais aussi dans sa façon d’appréhender son contexte social, sociétal et environnemental. Diagnostic d’un spécialiste. N otre société vit de profondes transformations : bouleverse- ment de nos modes de consommation, engouement pour l’économie sociale et solidaire, intégration du digital dans notre quotidien, prise de conscience de l’urgence climatique… Le tout dans un contexte de débats autour du statut même de l’en- treprise et de sa raison-d’être. Un établissement comme le Crédit Agricoleaccompagne lesmutationsdepuis120ans,toujoursauplus prèsdescitoyens,desprojetsetdesterritoires.L’emploietl’attractivité du territoire sont deux indicateurs essentiels à ce dynamisme. En cela, ses valeurs fondatrices de responsabilité, solidarité et proximité font de sa démarche de Responsabilité Sociale des Entreprises une approche très actuelle. Une entreprise doit être consciente de sa responsabilité sociétale sur son écosystème, il doit également être un contributeur direct à une économie bas-carbone. Pour inciter et accompagner les entreprises, une appréciation du niveau d’engagement responsable des entreprises est intégrée dans les processus de crédit. Depuis 2017, les données comptables et financières sont ainsi complétées d’une approche extra-finan- Les grands se doivent de montrer le bon exemple. En Nor- mandie, Orange souscrit à cette morale écologique et nous raconte comment faire plus avec moins. M embre fondateur du Club des Grandes Entreprises Nor- mandie et entreprise responsable, Orange se doit de rendre possible la croissance exponentielle des usages numériques tout en consommant moins d’énergie. Cet engage- mentpublicestunaxecentraldenotreplanstratégiquequisetraduit par une multitude d’actions et d’innovations autour de trois priorités : - la réduction de notre empreinte carbone, - la gestion de nos déchets électroniques, - l’écoconception de nos produits et services. Depuis 2006, nous avons réussi à faire baisser nos émissions de CO2 par client de 21%, avec un objectif de réduction de 50% en 2020 par usages-clients. L’atteinte de cet objectif est intégrée dans la rémunération des 1200 cadres dirigeants de notre groupe. Notre plan d’action ? - Le remplacement d’équipements anciens par des nouveaux plus efficaces énergétiquement, - L’optimisation des architectures réseaux, - La climatisation innovante de nos datacenters par free coolinga- vec le premier réalisé ici en Normandie à Val-de-Reuil. * - La virtualisation de nos serveurs, - Le recours à l’énergie solaire pour nos sites radio isolés, - Le déploiement des « modes veille » du réseau, - ou encore la construction dès 2016 de cinq fermes solaires en Jor- danie pour couvrir la totalité des besoins énergétiques d’Orange Jordanie**… Etre un opérateur « vert », c’est encourager la communauté des opérateurs et des équipementiers à adopter des normes plus exi- geantes sur le plan environnemental. C’est proposer la visioconfé- rence, la téléprésence ou des services de télémesure, de télétravail, qui évitent les déplacements inutiles***. C’est soutenir nos clients afin qu’ils optimisent leurs déplacements essentiels, au bénéfice d’une éco-mobilité au travers de nos offres de gestion des flottes de véhicules, de guidage intelligent, de recherche de parking, de bornes électriques. C’est mutualiser leurs infrastructures informa- tiques en généralisant les solutions de cloud computing. Avec la révolution de l’internet des objets et du big data, une nou- velle génération de services pour mieux contrôler et limiter les im- pacts environnementaux va naître. Nous travaillons à l’émergence des villes intelligentes connectées à l’exemple de la coopération que nous avons avec Le Havre. Par l’optimisation des transports, la Par Christophe Ciraudo, directeur marketing et des marchés Crédit Agricole Par Marc Maouche, délégué régional Orange Normandie AGIR DÉCARBONER POUR L’ATTRACTIVITÉ ÉCONOMIQUE ET SOCIALE QUEL RÔLE LES GRANDES ENTREPRISES JOUENT-ELLES DANS LA TRANSFORMATION ÉCOLOGIQUE ? cière : politique sociale, impacts environnementaux, maîtrise des consommations énergétiques, sécurisation de la chaîne de fournis- seurs, démarches de certifications ou labels... La consolidation de ces éléments financiers et extra-financiers permet une meilleure connaissance de l’Entreprise, l’identification de risques qualitatifs éventuels. Notre conviction : la performance future de l’entreprise et donc sa valeur, ne se trouve pas unique- ment dans ses comptes mais aussi dans sa façon d’appréhender son contexte social, sociétal et environnemental. L’intégration des critères ESG (Environnementaux Sociaux et Gou- vernance) dans la démarche de financement des entreprises est à rapprocher des travaux d’estimation des émissions carbone liées aux financements réalisés. L’objectif est de commencer à identifier les secteurs d’activité et les entreprises les plus exposés au risque de transition carbone afin de les accompagner au mieux sur le chemin de la transition énergétique. Décarboner notre territoire passe aussi par le soutien aux énergies renouvelables, par la rénovation énergétique de l’habitat et par de nouvelles habitudes de mobilités. Autant d’enjeux intégrés dans la stratégie du CA Normandie et sur lesquels, il agit par la mise en placededispositifsadaptésetdecompétencesdédiéesparceque l’entreprise a un rôle essentiel à jouer dans l’évolution des habitudes de chacun. l dématérialisation des échanges, la gestion fine des besoins éner- gétiques des bâtiments et des services publics, ouvrant la voie à d’importantes économies en énergie et en émissions de CO2. Par ailleurs, notre engagement d’intégrer progressivement d’ici 2020 les principes de l’économie circulaire implique une évolution progressive de nos modèles économiques en lien avec tout notre éco-système, et couvre plusieurs chantiers : l’écoconception****, la limitation de nos consommations en ressources critiques, l’optimi- sation de la gestion des déchets, et la possibilité de redonner une 2ème vie aux déchets électroniques et électriques. La démarche de collecte de terminaux mobiles en fin de vie avec Emmaüs Interna- tional et les ateliers du Bocage est un cycle vertueux qui permet la production de matières premières (métaux et plastiques) avec l’entrepriseMorphosisdeSeine-Maritime.Cettedémarchecontribue égalementànotreobjectifderéductiondenosémissionsdeCO2.l Notes : * Le data center « Normandie » est le plus grand en France à fonctionner en « free cooling ». Cette technologie consiste à utiliser l’air extérieur pour refroidir les salles informatiques, réduisant ainsi l’utilisation d’une climatisation énergivore. Les conditions météorologiques de la région permettent en effet l’utilisation directe de l’air frais normand pour le refroidissement de l’informa- tique onze mois sur douze. Nous estimons que les économies sur le site de Val- de-Reuil correspondent à la consommation électrique domestique annuelle d’une ville de 30 000 habitants. Il est parmi les meilleurs « éco efficaces » mondiaux. ** plusieurs projets de fermes solaires ont été étudiés en 2017 dans différents pays (Égypte, Mali, Maroc, Niger, Sénégal) sur la base du modèle établi pour la Jordanie. En Afrique et au Moyen-Orient, 2 800 sites sont opérationnels en 2017. *** Orange France a diminué son empreinte carbone de 5 220 tonnes de CO2 en 2017 (259 958 tonnes) versus 2016 (265 178 tonnes) grâce aux diminu- tions des déplacements en avion, en voiture, à la baisse de consommation de fuel et d’électricité. **** en 2017, Orange France a commercialisé en exclusivité le Fairphone 2, un smartphone plus éthique et plus durable. Avec son design modulaire il propose aux clients la possibilité de le réparer facilement. Ce partenariat s’inscrit dans nos engagements en matière d’économie circulaire. 28 < NORMANDIE CONNECTÉE 2019
  16. 16. 30 < FORUM NORMANDIE CONNECTÉE 2019 31 < FORUM NORMANDIE CONNECTÉE 2019 La mobilité c’est la capacité de bien accueillir nos visiteurs en coordonnant tous les modes de transports. Le réseau mis en place favorise au quotidien l’emploi, il accorde loge- ment et lieu de travail, attractivité et désenclavement. C onscients de la nécessité de se démarquer pour attirer les investisseurs, les entrepreneurs, les cadres, les étudiants, les touristes,…la plupart des territoires mettent aujourd’hui l’attractivité au cœur de leurs stratégies de développement. Il ne suffit pas, en effet de disposer d’atouts. Il faut savoir les mettre en valeur, les partager, les connecter. Pour séduire, un territoire doit démontrer sa capacité d’innovation et d’adaptation aux nouveaux modes de vie et de consommation. La mobilité est une composante majeure de ces changements. Les outils numériques de découverte des territoires comme « Secrets normands », que nous avons lancés voilà quelques mois, répondent parfaitement à ces nouveaux enjeux. La mobilité c’est aussi celle des jeunes ambassadeurs normands qui sillonnent le monde pour parler et faire parler de notre balle région. La mobilité c’est la capacité d’accueillir dans de bonnes conditions en coor- donnant tous les modes de transports. Car le réseau mis en place pour y parvenir favorise au quotidien l’emploi, il permet d’accorder logement et lieu de travail, attractivité et désenclavement. Et cette année, la Normandie rayonnera à nouveau dans le monde entier grâce à deux magnifiques événements : le 75ème anniversaire du Débarquement et de la Bataille de Normandie et l’arrivée de l’Armada. Notre territoire et ses habitants auront prouvé une fois de plus leurs formidables capacités d’accueil, qualité qui repose sur cet autre facteur d’attractivité fondamental pour les équipes de la Région : la qualité de vie. Le monde bouge et la Normandie bouge avec ! l TOURISME, EMPLOI, MOBILITÉ, CLÉ DE L’ATTRACTIVITÉ Par Marie-Agnès Poussier-Winsback, vice-présidente tourisme de la Région Normandie Cela fait plus de 5000 ans que nous savons que l’équilibre entre notre corps, notre esprit, notre hygiène de vie sont les éléments clés de notre bonheur. La philosophie Ayurvedic enInde,lamédecinetraditionnellechinoisetaoïste,lephysi- cien grec Hippocrate sont arrivés à la même conclusion : la pluspart de nos maladies sont issues de la qualité de notre alimentation, de notre environnement et de notre mode vie. U ne prise de conscience mondiale et une croissance expo- nentielle : les derniers chiffres issus du dernier rapport du « Global Wellness Institute » datant du mois de novembre 2018 indiquent que le marché mondial du tourisme de bien-être pesait639milliardsdedollarsen2017,soitunecroissancede6,5%par an depuis 2015, deux fois supérieure à la croissance du tourisme en général (+3,2%) . Il prédit aussi que d’’ici 2022, le taux de croissance annuel moyen du tourisme de bien-être devrait atteindre 7,5%. On veut tous être bien...la méthode pour y arriver est personnelle et différente selon chacun d’entre nous. Repenser son alimentation, respirerunairpurdansunenvironnementnaturel,seulouàplusieurs, se défouler, se faire du mal en suant, se reconnecter à soi-même, à sa famille ou à une communauté, le bien-être est par essence spécifique à chacun. La compétition sur ce marché est dure et tout l’enjeu de notre terri- toire et des établissements qui y sont positionnés, est de créer une offre importante et personnalisable dans un environnement naturel de qualité. Cela ne suffit pas, il faut un supplément d’âme, une iden- tité forte : dans ce monde qui va trop vite dans lequel nous avons perdu le contact avec l’autre, les acteurs locaux du bien-être, vitrine de notre qualité de vie normande, doivent être nombreux, divers et habités par une vision commune : l’humain et la bienveillance au centre de notre stratégie. Devancer ces attentes doit devenir notre préoccupation au quoti- dien. Aller au-delà d’une simple prise en charge hôtelière et person- naliser le séjour de chacun en fabriquant du sur-mesure. Créer de l’émotion. Faire qu’un séjour se transforme en véritable expérience dedéveloppementpersonnel. PenserGlobalBien-être.Intégrerque les filières courtes et l’agriculture biologique sont les clés du bien- vivre demain en proposant une cuisine engagée et inventive. Vivre en harmonie. Toucher nos touristes au cœur, c’est créer une com- munauté d’ambassadeurs pour cette Normandie connectée. l QUALITÉ DE VIE, BIEN-ÊTRE, NOUVEAUX ATOUTS ÉCONOMIQUES DE LA NORMANDIE ? Par Emile Viciana, directeur des Cures Marines 31 < NORMANDIE CONNECTÉE 2019
  17. 17. 32 < FORUM NORMANDIE CONNECTÉE 2019 33 < FORUM NORMANDIE CONNECTÉE 2019 C ontribuer à améliorer la vie quotidienne des gens, voilà le sens de l’innovation, du design et des nouvelles technolo- gies, dont l’Intelligence Artificielle (IA). Si l’humain n’est pas au cœur d’une nouveauté celle-ci n’est pas un progrès. Le numé- rique, la mobilité, l’IA façonnent de nouvelles formes d’apprentis- sage et de développement culturel et personnel. Les approches pédagogiques et les contenus des enseignements évoluent en rai- son du développement des MOOC (massive open online course) ou « formation en ligne ouverte à tous » et des nouveaux métiers induits par ces technologies. Pour éviter les inégalités et, notamment, celles de l’apprentissage qui pourraient découler du numérique et du déploiement de l’IA dans l’éducation, l’action des politiques et des citoyens est essen- tielle. Un champ d’investigation et de réflexion s’ouvre pour que l’IA soit inclusive et non créatrice de fractures dans la culture et l’ensei- gnement. En relai de projets à plus grande échelle, des initiatives locales, territoriales, apparaissent nécessaires pour favoriser la dif- fusion et l’accès au savoir. L’IA et le numérique peuvent contribuer à transformer positivement la société. C’est tout l’enjeu de l’accès pour tous à l’éducation et aux outils adaptés. l EDUCATION POUR TOUS ET INTELLIGENCE ARTIFICIELLE Par Laurent Cervoni, conseiller municipal de Trouville-sur-Mer, directeur d’IA TALAN Consulting E n marche vers l’industrie du futur la France va bien. Ce sont les autres pays qui le reconnaissent. C’est le message que tous les entrepreneurs français doivent proclamer haut et fort. En France, nous avons la fâcheuse tendance de nous complaire dans le pessimisme. Erreur ! Sans optimisme nous ne pouvons pas avancer... Nous avons déjà réussi à nous imposer comme une Star- tup Nation en brandissant fièrement le drapeau de la French Tech dans le monde entier. Pour continuer à progresser nous devons montrer l’exemple et être le pays de l’optimisme. Nouveau chantier après la Tech : l’industrie. C’est au tour de la Tech de regarder vers l’industrie. Poursuivons notre effort, et mettons toute notre énergie à son profit. La France, doit porter les couleurs de l’un de ses plus vieux secteurs avec la même force qu’elle a su le faire pour la Tech. Et les atouts sont là, lorsque l’on fait le tour de France comme c’est la mission de BPIfrance, on constate sa capacité d’innovation, des chefs d’entre- prise dynamiques et entreprenants. Dans des conditions pas toujours faciles, progressivement, nos entrepreneurs choisissent la voie de la transition, de la modernisa- tion de leur outil de production, de la transformation de leur orga- nisation, de l’open innovation. L’entreprise, après des années de « bashing» déprimant redevient attractive, porteuse d’avenir et de projets partagés pour nos territoires et les Français qui les habitent. Si vous interrogez les jeunes, ils vous répondront que le secteur indus- triel joue un rôle éminemment important dans l’ensemble de l’éco- nomie française. Ils sont convaincus ! A nous de leur ouvrir les portes, de les aider à faire partie de cette Équipe de France qui gagne. L’industrie c’est 50 000 postes à pourvoir en France immédiatement. C’est notre responsabilité collective de faire que ce message de volonté constructive et optimiste arrive jusqu’à eux. Car ce sont eux qui permettront, qu’ensemble, nous développions l’industrie et les emplois de demain. BPIfrance est une habituée de ce formidable Laboratoire d’idées qu’est le Forum des territoires connectés. C’est normal car nous nous faisons un devoir d’être partout en France où l’on invente où l’on construit l’avenir. Conjuguer la Tech et la Fab de France est une nécessité que porte Max Armanet. La transformation d’un lieu em- blématique des mobilités comme la Gare de Trouville-Deauville en plaquetournantedelaNormandiequiseréinvente,quiinnoveetqui gagne prouve que ce territoire sait créer et saisir des opportunités. A BPIfrance nous y croyons tellement que nous avons décidé que le grand circuit d’été du French Fab Tour en plus de Rouen et de Dieppe, s’arrêtera ici sur les plages de la Côtes Fleurie le 8 août. l INNOVATION ET OPTIMISME, UN DEVOIR POUR CHACUN Par Patrice Begay, directeur de la communication, membre du comex Bpifrance

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