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Suivi Transparence Amphibiens - 2017 - CEN AQ

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Les Amphibiens (grenouilles, crapauds, salamandres et tritons) sont particulièrement sensibles à la fragmentation de leurs milieux de vie. Leur faible rayon de dispersion, en moyenne 900 m, et leur fidélité à la mare qui les a vus naître les rendent vulnérable face à une infrastructure linéaire de grande ampleur.

Dans l’optique de réduire les impacts liés à la fragmentation des milieux, les aménageurs ont recours à l’installation de passages à faune au-dessus de la chaussée ou sous-chaussée avec les passages petite faune. Au niveau du Marais de la Virvée, site de reproduction avéré des Amphibiens, COSEA a installé sur les 2 km de ligne traversant le marais toute une série d’ouvrages (viaduc, estacade, pont rail, passage petite faune) pouvant être utilisé par la faune et plus spécifiquement par les Amphibiens.

Depuis 2016, 6 passages petite faune sont suivis, sur le marais de la Virvée, durant 45 jours lors de la migration prénuptiale des Amphibiens, pour vérifier qu’ils sont efficaces en terme de rétablissement de la transparence de la ligne. Cette année, en parallèle du suivi développé en 2016, un nouveau protocole est testé par le GREGE pour tenter d’améliorer les dispositifs de suivi.

Le présent rapport s’attache à présenter les résultats 2017 recueillis avec l’ancienne méthode de suivi. Le nouveau protocole sera présenté lors d’un second rapport en lien avec l’ensemble des sites tests à l’échelle des trois anciennes régions.

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Suivi Transparence Amphibiens - 2017 - CEN AQ

  1. 1. Suivis écologiques 2017 de la transparence amphibien – 2 TARTARY P., 2017. Suivi 2017 de l'efficacité des ouvrages de transparence écologiques pour les Amphibiens – Suivi des mesures de réduction d’impacts. CEN Aquitaine. LISEA. 27 pages + annexes
  2. 2. Suivi des sites de mesures environnementales de la LGV SEA – Passage petite faune / LISEA Suivis écologiques 2017 de la transparence amphibien – 3 1 2 3 Maitre d’Ouvrage COSEA / LISEA Structure porteuse du suivi Structure : Conservatoire d’espaces naturels d’Aquitaine Antenne : Gironde Présidente : Catherine MESAGER Directrice : Christine BARBOUX Rédaction Chargé de mission : Pascal TARTARY Personnel Poste Action Date TARTARY P. Chargée de mission - Ecologue Rédaction initiale – V1 29/01/2018 TARTARY P. Chargée de mission - Ecologue Correction – V2 20/02/2018 Crédits photographiques Page de garde : 1 : Dispositif de piégeage, © Pascal TARTARY 2 : Estacade de la Virvée, © Pascal TARTARY 3 : PPF 2951, Crapaud calamite (Bufo calamita), © Pascal TARTARY Versions Version Actions Date Destinataire V1 Rédaction initiale 29/01/2018 - V1 Envoi LISEA 29/01/2018 Thierry CHARLEMAGNE (LISEA) Marion GOURAUD (LISEA) V2 Correction sur V1 20/02/2018 - V2 Envoi LISEA 20/02/2018 Thierry CHARLEMAGNE (LISEA) Marion GOURAUD (LISEA) 1 2 3
  3. 3. Suivi des sites de mesures environnementales de la LGV SEA – Passage petite faune / LISEA Suivis écologiques 2017 de la transparence amphibien – 4 Table des matières I. Site d’étude et protocoles............................................................................................................. 10 I.2. Protocoles de suivi................................................................................................................. 13 II. Résultats........................................................................................................................................ 15 II.1. Identification et localisation des passages à petite faune suivis........................................... 15 II.2. Conditions météorologiques................................................................................................. 15 II.3. Les captures par piège à seaux.............................................................................................. 17 II.4. Autres résultats ..................................................................................................................... 22 III. Limite du protocole ................................................................................................................... 23 IV. Discussion et conclusion............................................................................................................ 27 Table des figures Figure 1 : Alyte accoucheur Alytes obstetricans ..................................................................................................... 9 Figure 2 : Crapauds calamites Bufo calamita .......................................................................................................... 9 Figure 3 : Crapaud commun Bufo bufo ................................................................................................................... 9 Figure 4 : Grenouille agile Rana dalmatina ............................................................................................................. 9 Figure 5 : Pélodyte ponctué Pelodytes ponctatus .................................................................................................. 9 Figure 6 : Rainette méridionale Hyla meridionalis.................................................................................................. 9 Figure 7 : Salamandre tachetée Salamandra salamandra....................................................................................... 9 Figure 8 : Triton marbré Triturus marmoratus........................................................................................................ 9 Figure 9 : Triton palmé Lissotriton helveticus......................................................................................................... 9 Figure 10 : Le complexe des grenouilles vertes Pelophylax sp. avec la Grenouille de Graf, Grenouille de Lessona, Grenouille de Perez, Grenouille rieuse, Grenouille verte ....................................................................................... 9 Figure 11 : Prairie humide de marais ouvert......................................................................................................... 10 Figure 12 : Bois marécageux ................................................................................................................................. 10 Figure 13 : Fossé de drainage au cœur des cultures............................................................................................. 10 Figure 14 : Bosquets de frênes dans une prairie................................................................................................... 10 Figure 15 : Localisation des passages à petite faune ............................................................................................ 11 Figure 16 : Localisation détaillée des ouvrages suivis en 2017 ............................................................................. 12 Figure 17 : Schéma du dispositif de piégeage vu du dessus ................................................................................. 13 Figure 18 : photographie de l'installation de suivi (PPF 2956).............................................................................. 14 Figure 19 : Graphique des conditions météorologiques lors du suivi................................................................... 15 Figure 20 : Rapport des températures moyennes journalières à la normale ....................................................... 16 Figure 21 : Photographie du Crapaud calamite..................................................................................................... 17 Figure 22 : Graphique du nombre de capture par jour......................................................................................... 17 Figure 23 : Graphique ombrothermique moyen sur 10 jours glissant en lien avec le nombre de capture .......... 19 Figure 24 : Graphique du nombre d'individus de Crapaud calamite par PPF ....................................................... 20 Figure 25 : Nombre d'individus capturé en fonction de la position des seaux ..................................................... 21 Figure 26 : Détail des captures entre 2016 et 2017 .............................................................................................. 21 Figure 27 : Température et pluviométrie moyenne par période de 10 jours ....................................................... 23
  4. 4. Suivi des sites de mesures environnementales de la LGV SEA – Passage petite faune / LISEA Suivis écologiques 2017 de la transparence amphibien – 5 Figure 28 : Espacement entre les grillages petite faune et Amphibiens, et le passage petite faune ................... 24 Figure 29 : Photographie de la bâche imperméable dans le marais installé lors des travaux de la ligne............. 25 Tables des tableaux Tableau I : Passages petite faune suivi et détail des dates de suivi ...................................................................... 15 Tableau II : Nombre d'individus des espèces autres que les Amphibiens observées dans les pièges .................. 22 Tableau III : Synthèse des conditions météorologiques durant la période de suivi.............................................. 24 Tableau IV : Réponses aux questionnements soulevés en 2016........................................................................... 28
  5. 5. Suivi des sites de mesures environnementales de la LGV SEA – Passage petite faune / LISEA Suivis écologiques 2017 de la transparence amphibien – 6 Résumé Les paysages sont de véritables mosaïques où les habitats sont interconnectés. Lors de leur implantation, les activités humaines impactent les milieux naturels et les liens entre eux. Les habitats des espèces sont alors réduits et isolés. Or, la viabilité des populations dépend des corridors qui permettent l’échange des individus. Cette situation d’isolement est l’une des principales causes de l’érosion génétique, par consanguinité et par dérive génétique, quand l’effectif d’une population devient trop réduit. L’implantation d’un grand équipement linéaire, telle qu’une ligne à grande vitesse, et les opérations qui l’accompagnent, peuvent détruire, sur de vastes secteurs, l’équilibre précaire qui s’était établi entre des populations animales et leurs habitats naturels déjà plus ou moins perturbés. Lors de tels travaux, il est nécessaire de restaurer les fonctionnalités détruites ou perturbées par des installations rétablissant les échanges, et essayer ainsi de compenser la pression exercée sur les populations. La LGV SEA comptera 340 km de lignes nouvelles entre Tours et Bordeaux. Ce projet a nécessairement un impact sur la faune, la flore ou l’écoulement des eaux. Après avoir entrepris toutes les évolutions de tracé pour éviter les impacts majeurs, le projet se doit d’atténuer les impacts négatifs du tracé. Les impacts résiduels feront l’objet de mesures de réduction d’impacts. A ce titre, COSEA/LISEA a entrepris le long du tracé, l’installation de passages petite faune sur l’axe LGV qui intersecte de nombreux habitats fréquentés par les Amphibiens. En Gironde, un secteur comprenant 6 ouvrages est suivi annuellement depuis 2016, conformément au protocole de suivi rédigé collégialement par l’ensemble des associations de protection de la nature travaillant à la mise en œuvre des suivis écologiques sur la LGV SEA (Annexe 1).
  6. 6. Suivi des sites de mesures environnementales de la LGV SEA – Passage petite faune / LISEA Suivis écologiques 2017 de la transparence amphibien – 7 Introduction Les Amphibiens (grenouilles, crapauds, salamandres et tritons) sont particulièrement sensibles à la fragmentation de leurs milieux de vie. Leur faible rayon de dispersion, en moyenne 900 m, et leur fidélité à la mare qui les a vus naître les rendent vulnérable face à une infrastructure linéaire de grande ampleur. Dans l’optique de réduire les impacts liés à la fragmentation des milieux, les aménageurs ont recours à l’installation de passages à faune au-dessus de la chaussée ou sous-chaussée avec les passages petite faune. Au niveau du Marais de la Virvée, site de reproduction avéré des Amphibiens, COSEA a installé sur les 2 km de ligne traversant le marais toute une série d’ouvrages (viaduc, estacade, pont rail, passage petite faune) pouvant être utilisé par la faune et plus spécifiquement par les Amphibiens (Cf. Annexe 6). Depuis 2016, 6 passages petite faune sont suivis, sur le marais de la Virvée, durant 45 jours lors de la migration prénuptiale des Amphibiens, pour vérifier qu’ils sont efficaces en terme de rétablissement de la transparence de la ligne. Cette année, en parallèle du suivi développé en 2016, un nouveau protocole est testé par le GREGE pour tenter d’améliorer les dispositifs de suivi. Le présent rapport s’attache à présenter les résultats 2017 recueillis avec l’ancienne méthode de suivi. Le nouveau protocole sera présenté lors d’un second rapport en lien avec l’ensemble des sites tests à l’échelle des trois anciennes régions.
  7. 7. Suivi des sites de mesures environnementales de la LGV SEA – Passage petite faune / LISEA Suivis écologiques 2017 de la transparence amphibien – 8 Contexte et objectifs Ce suivi s'inscrit dans le cadre de l'article 14-3 et 23 des arrêtés inter-préfectoraux des 24 février et 21 décembre 2012 (Cf. Annexe 2) :  Art 14-3 : "Un suivi devra être appliqué par le pétitionnaire pour démontrer la fonctionnalité des ouvrages installés [...]".  Art 23 : "[...] Un suivi de la fonctionnalité des ouvrages de transparence écologique devra être réalisé. Celui-ci devra être réalisé tous les ans en phase de construction et pendant les 3 premières années suivant la mise en service de la ligne. Il sera ensuite réalisé tous les 5 ans [...]." L’objectif du suivi est d'évaluer l'utilisation des ouvrages et l'existence potentielle d'axes de migration pour les Amphibiens grâce aux indicateurs suivants : ► mesurer les flux de migration prénuptiaux au niveau de sites à forts enjeux pour ces espèces, ► évaluer le succès de franchissement des ouvrages en fonction des espèces ou groupes d'espèces, ► caractériser finement les fréquences de franchissement pour les Urodèles via un suivi individuel. Il est connu que les infrastructures linéaires (autoroute, route ou ligne de train) constituent des éléments de fragmentation des habitats fréquentés par les Amphibiens. Cette fragmentation est l’une des principales causes de disparition pour ce groupe taxonomique. Or, la LGV SEA intersecte de nombreux habitats de cette nature. Des ouvrages ont ainsi été définis et répondent aux hypothèses de départ suivantes : ► Les passages petite faune prévus tout au long de la ligne permettront la traversée des individus de part et d'autre de la ligne ; ► Les ouvrages permettront de préserver des axes de migration (potentiels) transversaux à la ligne.
  8. 8. Suivi des sites de mesures environnementales de la LGV SEA – Passage petite faune / LISEA Suivis écologiques 2017 de la transparence amphibien – 9 Les espèces, en Gironde, visées par ces mesures de réductions sont : Figure 1 : Alyte accoucheur Alytes obstetricans (© P-Y. GOURVIL) Figure 2 : Crapauds calamites Bufo calamita (© P-Y. GOURVIL) Figure 3 : Crapaud commun Bufo bufo (© D. SOULET) Figure 4 : Grenouille agile Rana dalmatina (© D. SOULET) Figure 5 : Pélodyte ponctué Pelodytes ponctatus (© P. TARTARY) Figure 6 : Rainette méridionale Hyla meridionalis (© P. TARTARY) Figure 7 : Salamandre tachetée Salamandra salamandra (© D. LESSIEUR) Figure 8 : Triton marbré Triturus marmoratus (© P. TARTARY) Figure 9 : Triton palmé Lissotriton helveticus (© G. BAILLEUX) Figure 10 : Le complexe des grenouilles vertes Pelophylax sp. avec la Grenouille de Graf, Grenouille de Lessona, Grenouille de Perez, Grenouille rieuse, Grenouille verte
  9. 9. Suivi des sites de mesures environnementales de la LGV SEA – Passage petite faune / LISEA Suivis écologiques 2017 de la transparence amphibien – 10 I. Site d’étude et protocoles 1) Le marais de la Virvée Le marais historique de la Virvée se situe en région Aquitaine (ancienne formule), au nord du département de la Gironde à une quinzaine de kilomètres de Bordeaux. D’une surface de 849 hectares, il se situe à l’extrême sud-est de la petite région agricole du Blayais, à la confluence des plaines alluvionnaires du bassin versant du ruisseau de la Virvée et de la Dordogne. Le site d’étude se situe au cœur du marais historique de la Virvée. Il forme la partie relictuelle du marais coupé à l’ouest par l’autoroute A10. Ce secteur s’inscrit dans un ensemble agricole dominé par la céréaliculture intensive. Le site d’étude est composé d’un marais ouvert dominé par les prairies humides, les mégarphorbiaies, les végétations de ceinture des bords des eaux et ponctué de mares ; et d’un marais fermé caractérisé par la présence en tâche de forêts de saules, de chênes, de frênes et d’ormes. Figure 11 : Prairie humide de marais ouvert Figure 12 : Bois marécageux Figure 13 : Fossé de drainage au cœur des cultures Figure 14 : Bosquets de frênes dans une prairie
  10. 10. Suivi des sites de mesures environnementales de la LGV SEA – Passage petite faune / LISEA Suivis écologiques 2017 de la transparence amphibien – 11 Figure 15 : Localisation des passages à petite faune présélectionnées pour le suivi de la transparence amphibiens
  11. 11. Suivi des sites de mesures environnementales de la LGV SEA – Passage petite faune / LISEA Suivis écologiques 2017 de la transparence amphibien – 12 Figure 16 : Localisation détaillée des ouvrages suivis en 2017
  12. 12. Suivi des sites de mesures environnementales de la LGV SEA – Passage petite faune / LISEA Suivis écologiques 2017 de la transparence amphibien – 13 I.2. Protocoles de suivi En 2017, deux protocoles de suivi ont été mis en place sur le site. Un suivi par seaux qui est entrepris depuis 2016 et un suivi expérimental par photographie. Le suivi expérimental a été lancé en 2017 pour vérifier si cette nouvelle technique de détection présentait des avantages par rapport au suivi par saut. Ce dernier reste particulièrement chronophage. Ce rapport ne fait référence qu’au protocole de suivi par seaux. Un second rapport spécifique sur le suivi expérimental par photographie sera produit à l’échelle des trois régions et présentera l’intérêt de ce type de protocole pour le suivi des Amphibiens. 1) La capture par seaux a) Matériel Pour réaliser ce suivi, il a été nécessaire de mettre en place un dispositif de piégeage (Cf figures 17 et 18) à l’extrémité des passages petite faune. Ce dispositif est constitué :  de 3 seaux de capture : 2 pour capturer les animaux souhaitant prendre le passage petit faune et 1 pour capturer les animaux à la sortie de l’ouvrage ;  de filets petite faune pour rendre hermétique le dispositif et conduire les animaux vers les seaux de capture ;  de piquets, de fil de fer et d’agrafes pour maintenir le dispositif en place. Figure 17 : Schéma du dispositif de piégeage vu du dessus
  13. 13. Suivi des sites de mesures environnementales de la LGV SEA – Passage petite faune / LISEA Suivis écologiques 2017 de la transparence amphibien – 14 b) Le suivi par capture A chaque ouvrage suivi, la capture se fait par seaux enterrés en sortie d’ouvrage. Trois seaux par ouvrage sont positionnés avec une bâche verticale pour rendre l’ouvrage hermétique et inciter les Amphibiens à se diriger vers les seaux (Cf. figures 17 et 18). La mise en place des installations de suivi a été effectuée le 6 janvier 2017 par le CEN Aquitaine avec l’appui d’Alain BIGOT de l’APAVE. Sur les trois seaux, deux permettent le relevé des Amphibiens qui veulent traverser l’ouvrage. L’autre seau permet de relever les Amphibiens venant de traverser l’ouvrage. Les seaux ont été préalablement percés pour permettre à l’eau d’être évacuée. Les seaux ont été relevés quotidiennement dans la matinée pendant la saison de migration printanière sur 45 jours consécutifs de début février à mi-mars. Les Amphibiens tombés dans les seaux sont identifiés, sexés dans la mesure du possible, et dénombrés, puis déplacés de l’autre côté de la bâche pour leur permettre de poursuivre leur « migration ». Le suivi a commencé le 1ier février 2017 et s’est fini le 19 mars 2017. Le dernier jour l’ensemble du dispositif a été démonté. c) Le suivi individuel des Urodèles A chaque relevé lorsque des Tritons crêtés Triturus cristatus ou des Salamandres tachetées Salamandra salamandra sont capturés, ils sont photographiés (face ventrale pour le Triton et face dorsale pour la Salamandre). Cela permettra la réalisation d’un catalogue référentiel des individus répertoriés sur les sites de captures et dans le sens de franchissement de l’ouvrage. L’objectif est de pouvoir retrouver dans ce référentiel, à chaque saison de capture, les individus déjà contactés. Ce protocole, basé sur le principe de la capture-marquage-recapture, permettra à chaque saison d’estimer la population qui utilise les passages sous voirie. Figure 18 : photographie de l'installation de suivi (PPF 2956)
  14. 14. Suivi des sites de mesures environnementales de la LGV SEA – Passage petite faune / LISEA Suivis écologiques 2017 de la transparence amphibien – 15 II. Résultats Notons en premier lieu que la capture des Amphibiens au travers de ce protocole n’est pas efficace à 100%. II.1. Identification et localisation des passages à petite faune suivis Les PPF 2951 à 2954 ont été installés dans des conditions de marais relictuel, qui supporte une végétation de zones humides de part et d’autre de la ligne (Cf. Annexe 7). Quant aux PPF 2956 et 2957, ils se situent dans un contexte beaucoup moins favorable pour les Amphibiens, en tout cas sur la partie est (Cf. Annexe 7). II.2. Conditions météorologiques Sur la période de suivi entre le 1ier février et le 19 mars 2017, la moyenne journalière des températures était de 10,38°C (Tmoyennemin= 6,20°C ; Tmoyennemax= 14,55°C). Il a plu en moyenne 2,91 mm par jour (Pmin= 0 mm ; Pmax= 26,6 mm). Figure 19 : Graphique des conditions météorologiques lors du suivi 0 4 8 12 16 20 24 28 32 36 0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 01-févr 03-févr 05-févr 07-févr 09-févr 11-févr 13-févr 15-févr 17-févr 19-févr 21-févr 23-févr 25-févr 27-févr 01-mars 03-mars 05-mars 07-mars 09-mars 11-mars 13-mars 15-mars 17-mars Précipitation(mm) Température(°C) Pluviométrie journalière T°c moyenne journalière Tableau I : Passages petite faune suivi et détail des dates de suivi Ouvrage petite faune suivi Suivi par piège à seaux PPF 2951 Du 1ier février au 19 mars PPF 2952 Du 1ier février au 19 mars PPF 2953 Du 1ier février au 19 mars PPF 2954 Du 1ier février au 19 mars PPF 2956 Du 1ier février au 19 mars PPF 2957 Du 1ier février au 19 mars
  15. 15. Suivi des sites de mesures environnementales de la LGV SEA – Passage petite faune / LISEA Suivis écologiques 2017 de la transparence amphibien – 16 Dans le détail, ces moyennes révèlent de larges disparités journalières. Ainsi, la température la plus basse enregistrée a atteint -0,8°C ; alors que la plus élevée était de 23,7°C. 13 jours (sur 45) se trouvent en dessous du seuil théorique de déclenchement de la migration des Amphibiens, fixé à 9°C ; et trois jours sont enregistrés avec des gelées nocturnes. Figure 20 : Rapport des températures moyennes journalières à la normale Sur le mois de février, les températures minimums représentent un écart de +2,4°C par rapport à la normale ; les températures maximales portent l’écart à +2,9°C par rapport à la normale et au niveau des précipitations, les cumuls de précipitations sont déficitaires de 12% par rapport à la normale. Les conditions climatiques de la période de suivi n’ont pas été optimales. Il est possible que les écarts des températures à la normale influencent le déclanchement de la migration des amphibiens comme semble le suggérer VAILLANT (2017)1. Des écarts de températures positifs à la normale pourraient avoir pour conséquence l’avancement du déclenchement de la migration des amphibiens. Par ailleurs, il est connu que les précipitations sont un facteur déclenchant la migration des Amphibiens. Hors, lors de la période de suivi, les précipitations n’ont pas été particulièrement fortes. Une nouvelle fois, nous pouvons nous demander si la période de suivi est bien ciblée. 1 VAIALLANT E. 2017, Opération de sauvegarde des batraciens de l’étang des Vallées – Bilan 2017. PNR de la Haute Vallée de la Chevreuse -6 -4 -2 0 2 4 6 8 01-févr 03-févr 05-févr 07-févr 09-févr 11-févr 13-févr 15-févr 17-févr 19-févr 21-févr 23-févr 25-févr 27-févr 01-mars 03-mars 05-mars 07-mars 09-mars 11-mars 13-mars 15-mars 17-mars 19-mars T°C - Ecart à la normal
  16. 16. Suivi des sites de mesures environnementales de la LGV SEA – Passage petite faune / LISEA Suivis écologiques 2017 de la transparence amphibien – 17 II.3. Les captures par piège à seaux 1) Généralités Le suivi a permis de contacter 13 individus d’une seule espèce. Cette année, seul le Crapaud calamite a été capturé dans les seaux (Cf. Figure 16). 2) Détail journalier des captures La première capture a eu lieu le 16 février, soit 15 nuits après la pose du dispositif de piégeage. Les deux jours qui ont suivi, deux captures ont été enregistrées. Du 19 au 21 février, aucune observation n’a été faite. Puis le 22 février, deux nouvelles observations, suivies de 3 jours sans rien. Lors des passages du 27 février, 5, 6 et 8 mars, un Crapaud calamite a été capturé à chaque passage. Le 12 mars, deux individus ont été observés, puis 1 le 13 mars et un autre le 18 mars. L’effort de capture sur la période de suivi est de 0,28 capture/nuit contre un effort de capture de 0.17 capture/nuit lors du suivi 2016. Le nombre des captures est en augmentation entre 2016 et 2017 : 13 captures en 2017 contre 8 en 2016. Il semble donc y avoir une acceptation des ouvrages par l’espèce dans sa recherche d’une partenaire de reproduction. Figure 22 : Graphique du nombre de capture par jour 0 1 2 3 Nombred'individu Crapaud calamite Figure 21 : Photographie du Crapaud calamite (© A. Bertolini)
  17. 17. Suivi des sites de mesures environnementales de la LGV SEA – Passage petite faune / LISEA Suivis écologiques 2017 de la transparence amphibien – 18 3) Captures et conditions météorologiques L’analyse du nombre de capture en fonction des conditions météorologiques (Figure 23) sur les 10 jours précédents la première capture, montre que la température moyenne remontait (Tmoy= 8.4°C) après un minimum, trois jours avant, à 7,6°C ; et un maximum cinq jours plus tôt à 10,5°C. Ce schéma semble se reproduire sur les autres captures, sans pour autant que la température moyenne ne descende en dessous de 8°C. Sans études statistiques sur le sujet, il est difficile de conclure sur une généralité. Cependant, l’hypothèse suivante mérite d’être posée : la migration des Crapauds calamites semble être influencée par la variation de température observée sur le site en 2017 (baisse de la température puis augmentation). Sur le plan de la pluviométrie, la première capture intervient dans un contexte plutôt humide (Pmoy glissant = 17,8 mm le 16 février) après une période particulièrement arrosée de 11 jours avec un cumul de précipitations sur 10 jours supérieure à 30 mm. La suite des captures de février se feront dans un climat beaucoup plus sec avec un cumul de précipitations sur 10 jours de l’ordre de 1,1 à 0,6 mm. Les observations du mois de mars se font quant à elles dans un climat plutôt humide avec des cumuls de précipitations sur 10 jours variant de 10,6 à 52,5 mm. Sur la période de suivi, le faible nombre de données de présence-absence des Amphibiens ne semble pas corréler avec les variations de la température et de la pluviométrie. Les conditions météorologiques ne semblent a priori pas influencer la fréquentation des ouvrages par les amphibiens, bien qu’il soit évident que les conditions météorologiques influent sur le déclenchement de la période de reproduction des Amphibiens.
  18. 18. Suivi des sites de mesures environnementales de la LGV SEA – Passage petite faune / LISEA Suivis écologiques 2017 de la transparence amphibien – 19 Figure 23 : Graphique ombrothermique moyen sur 10 jours glissant en lien avec le nombre de capture 1 1 1 2 1 1 1 1 2 1 1 0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 24 26 28 30 32 34 36 38 40 42 44 46 48 50 52 54 56 58 60 62 64 66 68 70 72 74 76 78 80 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 10-janv 11-janv 12-janv 13-janv 14-janv 15-janv 16-janv 17-janv 18-janv 19-janv 20-janv 21-janv 22-janv 23-janv 24-janv 25-janv 26-janv 27-janv 28-janv 29-janv 30-janv 31-janv 01-févr 02-févr 03-févr 04-févr 05-févr 06-févr 07-févr 08-févr 09-févr 10-févr 11-févr 12-févr 13-févr 14-févr 15-févr 16-févr 17-févr 18-févr 19-févr 20-févr 21-févr 22-févr 23-févr 24-févr 25-févr 26-févr 27-févr 28-févr 01-mars 02-mars 03-mars 04-mars 05-mars 06-mars 07-mars 08-mars 09-mars 10-mars 11-mars 12-mars 13-mars 14-mars 15-mars 16-mars 17-mars 18-mars 19-mars Précipitation(mm) Température(°C)&Nbd'individucapturé Pluviométrie journalière T°c moyenne journalière Nb individus
  19. 19. Suivi des sites de mesures environnementales de la LGV SEA – Passage petite faune / LISEA Suivis écologiques 2017 de la transparence amphibien – 20 4) Détail des captures par PPF Un maximum d’individus a été capturé (Nind=7) sur le passage à petite faune le plus au nord (PPF 2951). Ce sont ensuite les passages 2952 (Nind=3), puis 2954 (Nind=2) et enfin 2953 (Nind=1) qui concentrent les observations. Aucun Amphibien n’a été capturé sur les ouvrages PPF 2956 et 2957 cette année. Figure 24 : Graphique du nombre d'individus de Crapaud calamite par PPF L’effort moyen de capture 2017 par piège et par nuit est donc de 0,05 individu/piège/nuit. L’effort maximum est observé sur le PFF 2951 avec un effort de capture de 0,15 individu/piège/nuit. 5) Détail des captures par sens de migration Concernant le sens de migration, 38% (Nind = 5) des individus ont été capturés dans le seau situé à l’intérieur du dispositif de piégeage, c’est-à-dire dans le sens ouest est. Le reste des individus (Nind = 8 soit 62%) sont tombés dans les seaux situé à l’extérieur du dispositif de piégeage. 0 1 2 3 4 5 6 7 8 PPF2951 PPF2952 PPF2953 PPF2954 PPF2956 PPF2957 Nombred'individus Code du passage petite faune
  20. 20. Suivi des sites de mesures environnementales de la LGV SEA – Passage petite faune / LISEA Suivis écologiques 2017 de la transparence amphibien – 21 Figure 25 : Nombre d'individus capturé en fonction de la position des seaux La majorité des déplacements se fait de l’est vers l’ouest, comme en 2016. Mais cette année, certains individus ont fait l’expérience de traverser entièrement la buse avant d’être capturés. 6) Capture 2016 et 2017 L’année 2017 a été marquée par la capture de seulement une espèce alors qu’en 2016, le Crapaud commun et le Crapaud calamite avaient été observés. Au niveau du nombre des individus qui ont utilisés les passages petite faune, il y a eu une augmentation de plus d’1,5. Figure 26 : Détail des captures entre 2016 et 2017 Ainsi, d’une année à l’autre, il semblerait que les Crapauds calamites, s’approprient ce nouveau support de migration. 0 1 2 3 4 5 6 Intérieur ouvrage Extérieur Nord Extérieur Sud Nombred'individus Sens de migration 0 2 4 6 8 10 12 14 2017 2016 Nombre d'individus Crapaud commun Crapaud calamite
  21. 21. Suivi des sites de mesures environnementales de la LGV SEA – Passage petite faune / LISEA Suivis écologiques 2017 de la transparence amphibien – 22 II.4. Autres résultats Lors du piégeage, d’autres espèces ont été capturées dans les seaux (Tableau II) : plusieurs micromammifères et des Lézards des murailles. Au total, ce sont 23 individus, de 5 espèces différentes qui ont été observés. Tableau II : Nombre d'individus des espèces autres que les Amphibiens observées dans les pièges Numéro de l'ouvrage Espèces autres PPF 2951 PPF 2952 PPF 2953 PPF 2954 PPF 2956 PPF 2957 Total Lézard des murailles 4 1 4 2 1 1 13 Rat des moissons - - - 1 - 1 2 Crocidure musette - - - - 1 - 1 Campagnol agreste 1 - - - - 2 2 Campagnol roussâtre - - - - - 2 2 Micromammifères indéterminés - - - - 2 - 2 Total 5 1 5 3 4 6 23 Au-delà de l’intérêt pour les Amphibiens, les passages petite faune sont utilisés par de nombreux groupes et notamment des reptiles et des micromammifères.
  22. 22. Suivi des sites de mesures environnementales de la LGV SEA – Passage petite faune / LISEA Suivis écologiques 2017 de la transparence amphibien – 23 III. Limite du protocole Plusieurs autres facteurs ont pu entrer en compte limitant la bonne mise en œuvre du protocole. III.1. Les conditions météorologiques Les suivis ont débuté le 2 février 2017 au matin. Cette date de lancement a été choisie pour deux raisons majeures issues de l’expérience du suivi 2016. Tout d’abord, les deux premières décades du mois de janvier 2017 ont été plutôt froides et une remontée des températures s’est fait sentir sur la dernière décade du mois, malgré une pluviométrie assez faible sur l’ensemble du mois (environ 25 mm). Une période de redoux après une période de froid est souvent déclencheuse de migration d’Amphibiens. Cette situation nous a donc poussés à débuter le suivi juste au moment de la phase de redoux. La deuxième raison est qu’au début du mois de février, les prévisions annoncées des températures moyennes journalières supérieures à 8 / 9 °C. Ce seuil est connu pour déclencher l’activité de migration des Amphibiens. Figure 27 : Température et pluviométrie moyenne par période de 10 jours 0 10 20 30 40 50 60 70 80 0 5 10 15 20 25 30 35 40 du 1 au 10 janvier du 11 au 20 janvier du 21 au 30 janvier du 31 janvier au 9 février du 10 au 20 février du 21 février au 2 mars du 2 au 12 mars du 13 au 22 mars Pluviométrie journalière T°c moyenne journalière Période de suivi
  23. 23. Suivi des sites de mesures environnementales de la LGV SEA – Passage petite faune / LISEA Suivis écologiques 2017 de la transparence amphibien – 24 Malgré des températures moyennes journalières plutôt clémentes (10,33°C), les amplitudes de températures entre le jour et la nuit ont été assez marquées. Par exemple le 16 mars avec une amplitude de 18,4°C (Tmini = 5,3°C ; Tmaxi = 23,7°C ; Tmoyenne = 14,5°C). La période de suivi 2017 a été marquée par une météorologie chaotique tant au niveau des températures que des précipitations (Cf. tableau III). III.2. Les conditions de mise en place du protocole Il est nécessaire, dans le but d’observer les échanges par les passages à petite faune, que le linéaire de clôture soit bien hermétique au passage des Amphibiens. L’année dernière (2016), la phase de chantier et le suivi coïncidant, toutes les conditions nécessaires à la bonne mise en place du suivi n’ont pas pu être réunies. En 2017, le chantier étant quasiment finalisé, les biais constatés en 2016 n’auraient pas dû persister. Or, l’aménagement des grillages petite faune et Amphibiens permettant de guider les espèces vers les passages sous la voie, restent perfectibles. A de nombreux endroits, les grillages ne sont pas jointifs aux buses, et laissent des jours permettant le passage d’animaux. Tableau III : Synthèse des conditions météorologiques durant la période de suivi Jour le plus froid Jour le plus chaud Moyenne sur la durée du suivi Valeur extrême 11 février 11 mars 1 février au 18 mars 1 février au 18 mars Tmini -0,8°C 6,1°C 6,2°C -0,8°C Tmaxi 6,1°C 23,7°C 14,5°C 23,7°C Tmoyenne 2,95°C 14,9°C 10,3°C 2,95 / 14,9°C Amplitude 6,3°C 17,6°C 8,3°C 2,3 / 18,4°C Précipitation 0 mm 0 mm 2,9 mm 0 / 26,6 mm Figure 28 : Espacement entre les grillages petite faune et Amphibiens, et le passage petite faune
  24. 24. Suivi des sites de mesures environnementales de la LGV SEA – Passage petite faune / LISEA Suivis écologiques 2017 de la transparence amphibien – 25 La bâche mise en place lors des travaux pour limiter la présence d’animaux sur le chantier n’a pas été retirée du côté ouest. Bien qu’avec le temps, les mammifères fréquentant le site ont pu ouvrir des brèches dans le dispositif en le soulevant, en le déchirant ou en le contournant par le dessous. Cet aménagement a pu influencer l’accessibilité et l’efficacité des passages petite faune lors de ce suivi. III.3. Choix du site Enfin, le biais le plus important résulte probablement du site de suivi. Cette question s’est posée dès la première année, au moment de l’installation des pièges. Alors que le site initial (sur la commune de Laruscade) paraissait intéressant en théorie, en pratique, son équipement a été compliqué le jour de l’installation des pièges. C’est pour ces raisons que ce site n’a pas été suivi. Plusieurs éléments avaient été mis en avant lors de la sélection du site de suivi :  la juxtaposition de plusieurs ouvrages de différentes natures, et notamment des ouvrages hydrauliques ne pouvant être équipés de piège à seaux, mais permettant probablement la transparence de la ligne pour les Amphibiens  la longueur du linéaire à piéger, la multitude des ouvrages petite faune et l’accès à ces ouvrages avaient permis d’abandonner le suivi sur ce site. Le site du marais de la Virvée présentait l’intérêt de regrouper six passages petite faune sur un linéaire relativement court. Les passages sont également sur ce site relativement groupés et assez peu fragmentés par d’autres ouvrages. A contrario, le site ne présente pas de corridors de déplacement puisque la ligne est venue couper en deux une zone de reproduction. La présence du viaduc à proximité, ainsi que l’estacade du l’estey Verdun, doit favoriser le passage des amphibiens et donc compromettre l’imperméabilité nécessaire aux suivis. L’absence de suivi sur ces 2 ouvrages en même temps que le piégeage par seaux, ne permet pas de savoir si les Amphibiens les utilisent et dans quelle proportion (par rapport aux passages petite faune installés). Cependant, nous pouvons considérer que ces deux ouvrages sont transparents pour les Amphibiens dans la mesure où : - ils présentent un milieu humide une bonne partie de l’année, et principalement à la fin de l’hiver et le début du printemps - une végétation hygrophile tend à s’y implanter. Figure 29 : Photographie de la bâche imperméable dans le marais installé lors des travaux de la ligne
  25. 25. Suivi des sites de mesures environnementales de la LGV SEA – Passage petite faune / LISEA Suivis écologiques 2017 de la transparence amphibien – 26 Un autre point limite l’interprétation des résultats. Il manque une information historique, et notamment d’une pré-étude (un temps 0) pour évaluer avant les travaux l’état des populations initiales d’Amphibiens présentes sur le marais. En effet, il se peut que la densité des populations historiques présentes sur le secteur soit faible. Le faible taux de capture ne signifierait pas forcément que les passages petite faune ne fonctionnent pas. Lors d’études pour la mise en œuvre des mesures compensatoires sur le marais en 2014 et plus récemment lors d’une observation nocturne sur le site, il est manifeste que le site présente un intérêt fort pour les Amphibiens. Cette remarque ouvre un nouveau questionnement : Les Amphibiens ont-ils une nécessité à traverser la ligne à cet endroit ? La LGV est venu scinder en deux la zone de reproduction, mais n’a probablement pas coupé d’axes de migration. Ainsi, les populations présentes n’ont peut-être pas la nécessité de devoir traverser la ligne pour leur reproduction. Dans ce cas, nous pouvons nous poser la question de la survie des deux métapopulations formées à partir d’une seule (celle du marais de la Virvée) au moment de la construction de la LGV. Sans données antérieures initiales aux travaux suffisamment précises, il est difficile d’interpréter les résultats du suivi de la transparence Amphibiens.
  26. 26. Suivi des sites de mesures environnementales de la LGV SEA – Passage petite faune / LISEA Suivis écologiques 2017 de la transparence amphibien – 27 IV. Discussion et conclusion Les impacts résiduels suite aux mesures d’évitement et de réduction ont fait l’objet de mesures compensatoires. Au titre des mesures de réductions d’impact, COSEA/LISEA a entrepris le long du tracé l’installation de passages petite faune sur l’axe LGV pour réduire la fragmentation des habitats fréquentés par les Amphibiens. L’objectif du suivi est d'évaluer l'utilisation des ouvrages. Lors du suivi de la transparence des Amphibiens sur le marais de la Virvée en Gironde, seuls 13 individus ont été capturés. Il semblerait que les migrations aient été plus nombreuses sur les quatre passages au nord qui séparent les deux zones de marais. Néanmoins plusieurs éléments influents sur la transparence et l’interprétation des résultats ont pu être mis en évidence dans ce rapport. Tout d’abord le manque d’informations historiques quant à la répartition et la taille des populations originelles sur le site avant les travaux. En effet, un faible effectif et de faible migration avant les travaux auraient pu indiquer que l’ouvrage est finalement opérationnel, c’est-à-dire qu’il y a une transparence entre les deux secteurs séparés par l’ouvrage. Tandis qu’à l’inverse de fortes populations et de forts taux de migration antérieurs auraient pu indiquer une transparence limitée sur l’ouvrage. Concernant la météo, les prévisions semblaient prometteuses en début de suivi ; mais les conditions météorologiques ont été assez chaotiques durant la période de suivi avec de nombreuses variations de températures d’un jour à l’autre et des amplitudes de température journalière très importantes. Cependant, sur le plan des précipitations, il semblerait que la période de suivi ait été optimum. La présence de la bâche, côté ouest, installée lors des travaux et non retirée, a pu limiter le déplacement des individus. Par ailleurs, le raccordement des différents grillages à petite faune aux buses constituant les passages petite faune laisse entrevoir un décalage que les Amphibiens pourraient exploiter pour échapper aux pièges à seaux. Ces deux éléments pourraient être facilement levés par l’enlèvement de la bâche et par obstruction avec une bâche employée pour le suivi des écarts entre clôture et buse. Les résultats actuels tendent à indiquer une faible efficacité des passages petite faune pour les Amphibiens au niveau du site. Cette conclusion ne remet pas en question la transparence de la ligne à cet endroit, qui peut être maintenue par les viaducs. Cette deuxième année de suivi sur le marais de la Virvée a permis de lever un certain nombre de questionnements qui avait été soulevé en 2016.
  27. 27. Suivi des sites de mesures environnementales de la LGV SEA – Passage petite faune / LISEA Suivis écologiques 2017 de la transparence amphibien – 28 Tableau IV : Réponses aux questionnements soulevés en 2016 Remarques dans le rapport 2016 Avancés du suivi 2017 Piste de réflexions « En l’absence d’information sur les zones de gagnage et de reproduction au-delà de l’A10, et en prenant en compte les différents points cités ci-dessus, l’observation du sens de migration de l’est vers l’ouest semble en 2016 avoir été conditionné par l’absence des clôtures et grillages petite faune. Cette hypothèse pourra être vérifiée dès 2017, comme le chantier est terminé. Les bonnes conditions de suivi devraient donc être réunies. » A la lumière des résultats 2017, la présence des clôtures et grillages petite faune côté ouest en 2016 était à l’origine d’une baisse de l’efficacité de la transparence pour les Amphibiens de la LGV. D’autres explications restent à étudier comme la fragmentation en deux de la zone de reproduction ou l’efficacité des viaducs dans la transparence. « Cette première année de mise en place du protocole en parallèle avec le chantier en cours, rend difficile la conclusion quant à la transparence de la ligne LGV. Le suivi doit être poursuivi pour obtenir une vision plus claire de l’utilisation par les Amphibiens des passages petite faune installés. On peut envisager que le taux de capture sera plus fort à partir de 2017 après la finalisation du chantier. » Le nombre de passages d’un côté à l’autre de la LGV via les passages petite faune augmenté de 1,5. Parallèlement, le taux de capture reste très faible mais devrait augmenter au fur et à mesure de l’appropriation du dispositif de rétablissement de la transparence. « Pour la continuité du suivi les prochaines années, quelques préconisations devront être mises en place afin de limiter les biais du protocole et d’améliorer le suivi » -  « Suivre les conditions météorologiques dès le début du mois de janvier pour définir au plus tôt le démarrage du suivi » Cette veille a été mené en 2017 et semble avoir bien fonctionné. Le suivi a été mené lors d’une période plutôt favorable. Les biais restant ne sont pas métrisables : fluctuation importantes des températures d’un jour à l’autre ; pluviométrie très variable ; écart des situations par rapport à la normale. -  « Etendre la période de suivi en fonction de la date de départ du suivi pour continuer d’observer la période nuptiale » Cet allongement de la période de suivi a été mis en place dans le cadre du second protocole de suivi par piège photographique. -  « Etendre la période de suivi sur la saison postnuptiale (les immatures ayant un pouvoir de dispersion plus important) »  « Enlever les bâches liées aux travaux antérieurs pour permettre une meilleure transparence des ouvrages » L’une des deux bâches (côté est) a été enlevée. La bâche côté ouest reste un facteur limitant pour l’accès aux ouvrages.  « Vérifier en amont du suivi la bonne mise en place des grillages à petite faune et leur enterrement » L’enterrement des grillages et du fils barbelé ont été faits. Il persiste un écart entre les grillages et les passages petite faune.  « Mener une campagne d’évaluation de la densité des individus dans le marais au moment de la reproduction pour mieux comprendre les résultats » - Cette campagne reste intéressante à mener pour connaitre l’importance des déplacements sous la LGV en comparaison avec la population d’Amphibiens reproducteurs sur le marais « Suivre la transparence du viaduc et du pont rail de l’estey Verdun semblerait aussi opportun pour voir si ces derniers servent, sur ce secteur, à la migration des Amphibiens, ou s’il y a tout aussi peu de passage. » - Un suivi peut être mis en place mais il demanderait des méthodes lourdes à mettre en place et coûteuses (balise argos, radio-tracking, transpondeur).
  28. 28. Suivi des sites de mesures environnementales de la LGV SEA – Passage petite faune / LISEA Suivis écologiques 2017 de la transparence amphibien – 29
  29. 29. Suivi des sites de mesures environnementales de la LGV SEA – Passage petite faune / LISEA Suivis écologiques 2017 de la transparence amphibien – 30 Suite aux suivis et aux résultats 2017, de nouveaux questionnements viennent s’additionner à ceux de 2016 :  Les populations présentes sur les deux portions de marais traversées par la LGV, engagent-elles des échanges qui pourraient être considérée comme de la migration par le viaduc et/ou par les passages petite faune ?  Si la réponse à la question précédente est non, quel peut être l’avenir des deux populations ?
  30. 30. Suivi des sites de mesures environnementales de la LGV SEA – Passage petite faune / LISEA Suivis écologiques 2017 de la transparence amphibien – 31 Table des annexes Annexe 1 : Protocole du suivi de l’efficacité des ouvrages de transparences écologiques pour les Amphibiens Annexe 2 : Extrait de l’arrêté préfectoral du 24 février 2012 Annexe 3 : Arrêté portant dérogation de capture et relâcher d’espèces animales protégées Annexe 4 : Généralité sur les Amphibiens Annexe 5 : Généralité sur le protocole Annexe 6 : Ouvrages d’art sur le secteur Annexe 7 : Photographies des milieux rattachés aux passages à petite faune étudiés
  31. 31. Suivi des sites de mesures environnementales de la LGV SEA – Passage petite faune / LISEA Suivis écologiques 2017 de la transparence amphibien – 32 Annexe 1 : Protocole du suivi de l’efficacité des ouvrages de transparences écologiques pour les Amphibiens B1 Suivi de l'efficacité des ouvrages de transparence écologiques pour les Amphibiens Suivi de la fonctionnalité des ouvrages de transparence écologique FINALITE Taxon(s) concerné(s) Amphibiens Contexte Ce suivi s'inscrit dans le cadre de l'article 14-3 et 23 des arrêtés inter-préfectoraux des 24 février et 21 décembre 2012 : Art 23: "[...]Un suivi de la fonctionnalité des ouvrages de transparence écologique devra être réalisé. Celui-ci decra être réalisé tous les ans en phase de construction et pendant les 3 premières années suivant la mise en service de la ligne. Il sera ensuite réalisé tous les 5 ans [...]." Art 14-3: "Un suivi devra être appliqué par le pétitionnaire pour démontrer la fonctionnalité des ouvrages installés [...]'. Hypothèse de départ L'axe LGV intersecte de nombreux habitats fréquentés par les Amphibiens et constitue un élément de fragmentation des ces habitats, une des principales cause de disparition pour ces espèces. Les hypothèses de travail sont les suivantes: → Les passages petites faune prévus tout au long de la ligne permettront la traversée des individus de part et d'autre de la ligne; → Les ouvrages permettront de préserver des axes de migration (potentiels) transversaux à la ligne. Objectif(s) Il s'agit d'évaluer l'utilisation des ouvrages et l'existence potentielle d'axes de migration pour les Amphibiens en visant les objectifs suivants: → Mesurer les flux de migration pré-nuptiaux au niveau de sites à forts enjeux pour ces espèces; → Evaluer le succès de franchissement des ouvrages en fonction des espèces ou groupes d'espèces; → Caractériser finement les fréquences de franchissement pour les urodèles via un suivi individuel. Indicateurs de suivi → Nombre d’espèces franchissant les ouvrages suivis → Nombre d’individus franchissant les ouvrages suivis → Nombre d'individus par espèce franchissant les ouvrages → Taux de recapture des Tritons crêtés et Salamandre tachetées Zone géographique Régions Centre, Poitou-Charentes et Aquitaine MODALITES DE MISE EN ŒUVRE Maîtrise d'ouvrage LISEA Opérateurs SEPANT/CEN Centre/Vienne Nature/ DSNE/ Charente Nature/ Nature Environnement 17/CEN Aquitaine
  32. 32. Suivi des sites de mesures environnementales de la LGV SEA – Passage petite faune / LISEA Suivis écologiques 2017 de la transparence amphibien – 33 Partenaires / Synergies et mise en réseau d'action / MODALITES OPERATIONNELLES Protocole / échantillonnage → Le protocole est mis en oeuvre au niveau 6 sites ou secteurs à fort enjeu Amphibiens à l'échelle de la ligne par soit un par département: Département Nom du site Nombre de PPF 37 Secteur de Fosse Sèche à Veginé et secteur de Grand Bois à Saint Catherine de Fierbois 6 86 Raccordement de Fontaine-le-Comte 5 79 Plibou (secteur du schéma de reconnection) 5 16 Cressac (secteur à Sonneur) 6 16-17 Saint-Vallier 5 33 Laruscade (Caboche) 5 → Suivi par capture: Capture par seaux enterrés en sortie d'ouvrage et relever quotidiennement au lever du jour pendant la saison de migration printanière. Identfication et dénombrement des individus capturés. Les seaux seront perforés pour que l'eau s'évacue. Une branche sera posée pour permettre la sortie des micro-mammifères. → Suivi individuel des Triton crêté et Salamandre tachetée : Identification individuelle des individus capturés par photographie (faces ventrales pour le Triton crêté et faces dorsales pour la Salamandre) et réalisation d'un catalogue référentiel des individus répertoriant les sites de capture et les sens de franchissement. La première année permettra de stocker les données collectées (saisie des données et photo), de mettre en place le catalogue référentiel et d'estimer plus finement des temps d'analyse et d'interprétation pour les années suivantes. Matériel Seaux de capture, Filets petite faune, piquets, agrafes, pièges à empreintes
  33. 33. Suivi des sites de mesures environnementales de la LGV SEA – Passage petite faune / LISEA Suivis écologiques 2017 de la transparence amphibien – 34 Période annuelle de réalisation J F M A M J J A S O N D Durée et fréquence Tous les ans en phase chantier et les 3 premières années suivant la mise en service de la ligne, puis tous les 5 ans sur la durée de la concession Contraintes et points de vigilance Accessibilité des ouvrages (côté extérieurs des clôtures définitives). Procédures administratives Autorisation de capture Amphibiens et Reptiles Evaluation du temps Evaluation du temps par structure et par an: Suivi par capture: → 2j pour préparation-pose → 33,75j pour les relevés (soit 0,75 jour x 45 passages) → 3j pour l'analyse des résultats Un temps spécifique (non estimé à ce jour) est à prévoir pour la rédaction du rapport. → 2j pour relecture et correction du rapport Suivi individuel Triton crêté et Salamandre tachetée: → 0,5j pour la saisie → Temps d'analyse à définir pour 2016 en fonction des résultats de 2015 TOTAL: 41,25 jours par an et par structure
  34. 34. Suivi des sites de mesures environnementales de la LGV SEA – Passage petite faune / LISEA Suivis écologiques 2017 de la transparence amphibien – 35 Annexe 2 : Extrait de l’arrêté préfectoral du 24 février 2012
  35. 35. Suivi des sites de mesures environnementales de la LGV SEA – Passage petite faune / LISEA Suivis écologiques 2017 de la transparence amphibien – 36
  36. 36. Suivi des sites de mesures environnementales de la LGV SEA – Passage petite faune / LISEA Suivis écologiques 2017 de la transparence amphibien – 37 Annexe 3 : Arrêté portant dérogation de capture et relâcher d’espèces animales protégées
  37. 37. Suivi des sites de mesures environnementales de la LGV SEA – Passage petite faune / LISEA Suivis écologiques 2017 de la transparence amphibien – 38
  38. 38. Suivi des sites de mesures environnementales de la LGV SEA – Passage petite faune / LISEA Suivis écologiques 2017 de la transparence amphibien – 39
  39. 39. Suivi des sites de mesures environnementales de la LGV SEA – Passage petite faune / LISEA Suivis écologiques 2017 de la transparence amphibien – 40 Annexe 4 : Généralité sur les Amphibiens Les Amphibiens ont un cycle de vie incluant la présence d’habitats terrestres et aquatiques. Ils sont dépendants de l’agencement du paysage pour effectuer l’ensemble de leur cycle de développement. L’enjeu est de permettre aux Amphibiens de circuler entre leur aire de reproduction (mare, marais…) et leur aire de gagnage où ils vont effectuer le reste de leur cycle (alimentation, hivernage…). C’est pourquoi, la matrice paysagère doit être favorable à leur déplacement. Les Amphibiens utilisent des corridors de déplacements préférentiels formés par exemple par les haies, les fossés, l’interface entre une forêt et une prairie, et plus généralement entre un milieu ouvert et un milieu fermé.... Lors de la fragmentation du paysage par un ouvrage, il est nécessaire de permettre aux Amphibiens de continuer à utiliser l’ensemble de leur aire de gagnage et de reproduction Figure : Exemple de schématisation de la fragmentation de l'aire de gagnage pour une infrastructure linéaire
  40. 40. Suivi des sites de mesures environnementales de la LGV SEA – Passage petite faune / LISEA Suivis écologiques 2017 de la transparence amphibien – 41 Annexe 5 : Généralité sur le protocole Le protocole est mis en œuvre au niveau de 6 sites ou secteurs à fort enjeu Amphibiens à l'échelle de la ligne, soit un par département (Tableau). Ce suivi sera mis en place tous les ans en phase de construction et pendant les 3 premières années suivant la mise en service de la ligne. Il sera ensuite réalisé tous les 5 ans. Des autorisations de capture avec relâcher immédiat ont été obtenues auprès de la DREAL Aquitaine (Annexe 3) pour les 2 chargés de mission du suivi de Gironde sur la période du protocole. Tableau : Secteurs de suivi pré-identifiés Département Nom du site Nombre de passage petite faune (PPF) Indre-et-Loire (37) Secteur de Fosse Sèche à Veginé et secteur de Grand Bois à Sainte Catherine de Fierbois 6 Vienne (86) Raccordement de Fontaine-le-Comte 5 Deux-Sèvres (79) Plibou (secteur du schéma de reconnexion) 5 Charente (16) Cressac (secteur à Sonneur) 6 Charente et Charente-Maritime (16-17) Saint-Vallier 5 Gironde (33) Laruscade (Caboche) 3 PPF + 2 OHD L'étude d'impact de la LGV n’a révélé que 2 secteurs à enjeu important pour les Amphibiens en Gironde :  le secteur de Caboche sur la commune de Laruscade. Malgré des habitats très favorables avec à la fois un réseau de mares important d’un côté de la ligne et une zone de gagnage en forêt de l’autre côté, ce secteur ne réunissait pas l’ensemble des conditions nécessaires à l’installation du matériel de suivi.  le marais de la Virvée sur la commune de Cubzac-les-Ponts, qui présentait la difficulté d’être un site de reproduction, dont l’aire de gagnage n’est pas connue. Un changement a donc été opéré dans le secteur pré-identifié en Gironde. Finalement, le marais de la Virvée a été préféré au secteur de Caboche, avec 6 passages petite faune sur une portion de moins de 1 km et dans des contextes relativement différents.
  41. 41. Suivi des sites de mesures environnementales de la LGV SEA – Passage petite faune / LISEA Suivis écologiques 2017 de la transparence amphibien – 42 Annexe 6 : Ouvrages d’art sur le secteur Les 6 passages à petite faune (PPF) identifiés et suivis par l’intermédiaire du dispositif de capture par seaux en 2016, ont été reconduits en 2017. Les PPF 2983 et 2986 ont également été équipés d’un dispositif de suivi filmé. De ce côté, les PPF donnent directement sur un chemin d’exploitation puis sur de grandes cultures, drainées par des fossés. Le côté ouest de la ligne reste encore marqué par une végétation naturelle avec un degré d’humidité moins marqué, que les PPF plus au nord (Cf. annexe 7). Au-delà du côté ouest l’autoroute A10 marque une autre séparation avec le reste du marais. Au nord du PFF 2951 et au sud du 2954 se situe 2 ouvrages (Erreur ! Source du renvoi introuvable.). Au nord du PFF 2951, un viaduc de 150 mètres de long, tandis qu’au sud du PPF 2954 il y a un pont rail au-dessus du ruisseau du l’Estey Verdun. Figure : Localisation des différents ouvrages qui ponctuent la traversé du marais
  42. 42. Suivi des sites de mesures environnementales de la LGV SEA – Passage petite faune / LISEA Suivis écologiques 2017 de la transparence amphibien – 43 Annexe 7 : Photographies des milieux rattachés aux passages à petite faune étudiés Identification du passage à petite faune Milieux côté est Milieux côtés ouest Identification du passage à petite faune Milieux côté est Milieux côtés ouest PPF 2951 PPF 2954 PPF 2952 PPF 2956 PPF 2953 PPF 2957

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