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Suivi Avifaune de plaine- 2016 - PCN

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Le présent suivi vise à évaluer les impacts de la LGV SEA et l’efficience des mesures compensatoires sur l’avifaune de plaine.
Il s'inscrit dans le cadre de l'article 23 des arrêtés inter-préfectoraux des 24 février et 21 décembre 2012, portant dérogation à l’interdiction de destruction d’espèces et d’habitats d’espèces animales protégées et de destruction d’espèces végétales protégées. L’article 23 indique qu’ « un suivi des populations et des habitats d'espèces protégées impactées par la construction et l'exploitation de la Ligne à Grande Vitesse Tours-Bordeaux devra être réalisé pendant la durée de la concession. »
Le présent suivi s'inscrit également dans le cadre des propositions du groupe de travail sur les suivis, composé d’un ensemble de partenaires inter-régionaux. Une note proposée par ce groupe de travail et intitulée « Propositions de suivi des mesures environnementales liées à la construction et à l'exploitation de la LGV-SEA Tours-Bordeaux » mentionne ce suivi élaboré en partenariat avec le Centre d’Etudes Biologiques de Chizé (CEBC – CNRS), la LPO Vienne, le Groupe Ornithologique des Deux-Sèvres, Charente Nature, Poitou-Charentes Nature et la LPO France.
Le protocole détaillé lié à ce suivi a été présenté aux services de l’Etat en amont de sa mise en oeuvre, validée par le concessionnaire LISEA au début de l’année 2014.
Le suivi a été mené en 2014 et reconduit en 2015 et 2016 en Vienne, Deux-Sèvres et Charente. Il a également été mené en 2015 et 2016 en Indre et Loire.

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Suivi Avifaune de plaine- 2016 - PCN

  1. 1. 14 rue Jean Moulin 86240 Fontaine-le-Comte 05 49 88 99 23 pc.nature@laposte.net Rapport réalisé pour le compte de : LGV SEA TOURS-BORDEAUX Impacts de la LGV SEA et évaluation de l’efficience des mesures compensatoires sur l’avifaune de plaine Rapport de suivi 2016 (3ème année de suivi) – Méthodologie et résultats à l’échelle du Poitou-Charentes
  2. 2. Suivi 2016 – Impacts de la LGV et des MC sur l’avifaune de plaine – Avril 2017 2 Poitou-Charentes Nature Impacts de la LGV SEA et évaluation de l’efficience des mesures compensatoires sur l’avifaune de plaine Rapport de suivi 2016 (3ème année de suivi) – Méthodologie et résultats à l’échelle du Poitou-Charentes Type de rapport : Rapport de suivi 2016 Associations intervenantes Intervenants CEBC - CNRS LPO Vienne GODS Charente Nature (CN) Vincent BRETAGNOLLE – Alexandre VILLERS – Laura HENCKEL (CEBC - CNRS) Chloé DEPRE – Thomas CHEVALLIER - Thierry DUBOIS – Johan TILLET (LPO Vienne) Victor TURPAUD-FIZZALA – Jessica VILLERS – Jean-Baptiste PERROTIN – Thomas GOUELLO (GODS) Tiphanie HERCE – Matthieu DORFIAC (Charente Nature) Coordinateur PCN / Rédacteur Version du document Agnès BOYÉ V1 Destinataires Date d’envoi Delphine QUINTARD, Pierre COUTURIER Thierry CHARLEMAGNE (LISEA) 14/06/2017
  3. 3. Suivi 2016 – Impacts de la LGV et des MC sur l’avifaune de plaine – Avril 2017 Poitou-Charentes Nature 3 Sommaire Introduction ............................................................................................................... 5 1. Méthodologie et protocoles ................................................................................ 6 1.1. Questionnements ............................................................................................................ 6 1.2. Echelles de travail ........................................................................................................... 6 1.3. Espèces concernées ........................................................................................................ 6 1.4. Stratégie d’échantillonnage .............................................................................................. 7 1.5. Protocoles pour les relevés .............................................................................................. 7 1.5.1. Indice Ponctuel d’Abondance (IPA) Passereaux et Outarde canepetière.................... 8 1.5.2. Recherche des couples nicheurs d’Œdicnème criard ............................................... 8 1.5.3. Recherche des couples nicheurs de Busards .......................................................... 8 1.5.4. Recherche des couples nicheurs de Pie-grièche écorcheur ...................................... 9 1.6. Saisie des données.......................................................................................................... 9 1.7. Synthèse des périodes de réalisation ................................................................................ 9 2. Résultats .......................................................................................................... 10 2.1. Présentation synthétique ............................................................................................... 10 2.2. Echantillonnage ............................................................................................................ 12 2.3. Espèces contactées ....................................................................................................... 16 2.4. Méthodes d’analyses ..................................................................................................... 17 2.4.1. Calcul de la diversité.......................................................................................... 20 2.4.2. Analyse statistique ............................................................................................ 20 2.4.3. Méthode cartographique .................................................................................... 20 2.5. Contexte et objectifs visés par les analyses 2016 ............................................................. 20 2.6. Analyses complémentaires et documents associés ........................................................... 21 3. Analyse descriptive........................................................................................... 22 3.1. Représentativité de la communauté échantillonnée .......................................................... 22 3.2. Diversité observée par passage ...................................................................................... 23 4. Modélisation à l’échelle de la communauté....................................................... 24 5. Modélisation à l’échelle de l’espèce .................................................................. 28 5.1. Effet de la ligne et des mesures environnementales sur l’abondance des espèces ............... 28 5.2. Répartition ................................................................................................................... 34
  4. 4. Suivi 2016 – Impacts de la LGV et des MC sur l’avifaune de plaine – Avril 2017 4 Poitou-Charentes Nature 6. Conclusions et perspectives.............................................................................. 36 6.1. Bilan 2014-2016............................................................................................................ 36 6.2. Synthèse des résultats des modélisations ........................................................................ 37 6.3. Limites......................................................................................................................... 37 6.4. Fréquence du suivi et des bilans..................................................................................... 38 Annexe 1 - Exemple d’identification et de localisation préalable des points d’écoute sous SIG........ ........................................................................................................... 39 Annexe 2 - Exemple de fiche de relevé IPA ........................................................... 40 Annexe 3 - Exemple de fiche de relevé de l’assolement......................................... 42
  5. 5. Suivi 2016 – Impacts de la LGV et des MC sur l’avifaune de plaine – Avril 2017 Poitou-Charentes Nature 5 Impacts de la LGV SEA et évaluation de l’efficience des mesures compensatoires sur l’avifaune de plaine Rapport de suivi 2016 (3ème année de suivi) – Méthodologie et résultats Introduction Le présent suivi vise à évaluer les impacts de la LGV SEA et l’efficience des mesures compensatoires sur l’avifaune de plaine. Il s'inscrit dans le cadre de l'article 23 des arrêtés inter-préfectoraux des 24 février et 21 décembre 2012, portant dérogation à l’interdiction de destruction d’espèces et d’habitats d’espèces animales protégées et de destruction d’espèces végétales protégées. L’article 23 indique qu’ « un suivi des populations et des habitats d'espèces protégées impactées par la construction et l'exploitation de la Ligne à Grande Vitesse Tours-Bordeaux devra être réalisé pendant la durée de la concession. » Le présent suivi s'inscrit également dans le cadre des propositions du groupe de travail sur les suivis, composé d’un ensemble de partenaires inter-régionaux. Une note proposée par ce groupe de travail et intitulée « Propositions de suivi des mesures environnementales liées à la construction et à l'exploitation de la LGV-SEA Tours-Bordeaux » mentionne ce suivi élaboré en partenariat avec le Centre d’Etudes Biologiques de Chizé (CEBC – CNRS), la LPO Vienne, le Groupe Ornithologique des Deux-Sèvres, Charente Nature, Poitou-Charentes Nature et la LPO France. Le protocole détaillé lié à ce suivi a été présenté aux services de l’Etat en amont de sa mise en œuvre, validée par le concessionnaire LISEA au début de l’année 2014. Le suivi a été mené en 2014 et reconduit en 2015 et 2016 en Vienne, Deux-Sèvres et Charente. Il a également été mené en 2015 et 2016 en Indre et Loire.
  6. 6. Suivi 2016 – Impacts de la LGV et des MC sur l’avifaune de plaine – Avril 2017 6 Poitou-Charentes Nature 1. Méthodologie et protocoles 1.1. Questionnements Le protocole décrit ci-après est destiné à collecter des données en mesure de répondre à trois questions précises, qui déclinent plus précisément l’analyse des impacts : → Quel est l’impact local de l’infrastructure (lorsqu’elle sera en fonctionnement) sur les différentes espèces d’oiseaux ? Cela consiste à déterminer, pour les espèces ciblées, la largeur de la zone d’évitement (ce qui inclut aussi les variations de cette largeur, par exemple en fonction de la densité des individus) et/ou les moyens de diminuer cette largeur par des mesures de mitigation. → Quel est l’impact régional de l’infrastructure sur les différentes espèces d’oiseaux ? Il s’agit d’évaluer l’impact global de l’infrastructure (travaux, fonctionnement) sur la dynamique des populations des espèces patrimoniales. → Quel est l’impact des mesures compensatoires sur les espèces cibles ? Pour évaluer l’efficacité des mesures compensatoires sur ces espèces, il s’agit d’évaluer cet effet « toutes choses égales par ailleurs », c’est-à-dire en tenant compte des effets confondants, comme par exemple la présence de MAE, la présence de prairies ou encore la nature du paysage. 1.2. Echelles de travail Au total, trois échelles spatiales sont déclinées : - Une échelle très locale : la ligne et son fuseau, dont la largeur, en termes d’impact, reste à déterminer et va sans doute varier selon les espèces. - Une échelle plus large : qui est celle du territoire dans lequel les mesures de compensation sont mises en place. - Une échelle régionale : Poitou-Charentes. Le protocole décrit ci-après intègre ces trois échelles. 1.3. Espèces concernées Les espèces ciblées par cette étude sont des espèces du milieu de plaine ouverte, à savoir : - L’Outarde canepetière (Tetrax tetrax) ; - L’Œdicnème criard (Burhinus oedicnemus) ; - Le Busard cendré (Circus pygargus) ; - Le Busard Saint-Martin (Circus cyaneus) ; - La Pie-grièche écorcheur (Lanius collurio) ; - Le cortège global des passereaux, qui sont des indicateurs de l’évolution qualitative du milieu (ressources alimentaires).
  7. 7. Suivi 2016 – Impacts de la LGV et des MC sur l’avifaune de plaine – Avril 2017 Poitou-Charentes Nature 7 1.4. Stratégie d’échantillonnage La stratégie est destinée à rendre l’effet dont on recherche à mesurer l’impact (par exemple les mesures compensatoires) indépendant des effets paysagers confondants. Ceci revient à les « décorréler » au sens statistique. Les variables confondantes identifiées sont : - la distance à l’infrastructure ; - la proportion de prairies en voisinage (sur des carreaux de 1 km²), qui sont des habitats favorables aux différentes espèces cibles (reproduction et/ou alimentation) ; - la présence et la quantité de MAE déjà contractualisées (en incluant les mesures compensatoires). Laura Henckel, Paul Miguet (en thèse sous la supervision de Vincent Bretagnolle au Centre d’Etudes Biologiques de Chizé, CEBC – CNRS) et Alexandre Villers ont développé un algorithme qui permet de tirer ces carrés de manière aléatoire selon des gradients indépendants. Cet algorithme est mobilisé ainsi chaque année. Figure 1 : Exemple de cartographie des données sources qui sont utilisées lors du tirage des carrés Source : Image CNRS – CEBC / Données GODS – PCN Comme indiqué sur la figure en vis-à-vis, le tirage des carrés consiste à sélectionner des carreaux (les teintes de bleu correspondent ici à la proportion du carré de 1 km² en prairie), à des distances croissantes de l’infrastructure (ici en rouge), tout en contrôlant la position et la superficie des parcelles déjà en acquisition ou en contrat (ici, en jaune) dans le cadre des mesures compensatoires. En matière de puissance statistique et afin de disposer d’un échantillon représentatif, 150 à 200 carrés de 1 km² sont à réaliser chaque année, choisis selon un tirage aléatoire stratifié, effectué par le CEBC - CNRS de Chizé dans chaque département (Vienne, Deux-Sèvres et Charente) pour la région Poitou-Charentes. Si, exceptionnellement, au regard des quantités de travail à réaliser et des forces humaines en présence, 100 carrés ont été suivis en 2014, ce sont 149 carrés qui ont été suivis en 2015. 1.5. Protocoles pour les relevés Pour chaque protocole, la météo est relevée pendant la réalisation du relevé (pourcentage de couverture nuageuse, absence ou présence de pluie, vent nul / faible / moyen ou fort). L’assolement (relevé de l’occupation des sols à l’échelle de la parcelle) est réalisé sur l’ensemble de chaque carré échantillonné entre avril et juin, puis saisi sous SIG.
  8. 8. Suivi 2016 – Impacts de la LGV et des MC sur l’avifaune de plaine – Avril 2017 8 Poitou-Charentes Nature Chaque contact d’Outarde canepetière, Pie-grièche écorcheur, Œdicnème criard, Busard cendré et Busard Saint- Martin détecté en dehors des périodes de mise en œuvre stricte des protocoles (au cours d’un point IPA mais au-delà des 200m, au cours de trajets entre points d’écoute ou encore au cours du relevé assolement) est systématiquement localisé et de façon précise, sur une carte IGN en relevant l’horaire, l’effectif, le sexe, l’âge et les comportements. Chaque nid détecté est également géo-localisé. Un descriptif spécifique à chacun des protocoles est présenté dans les paragraphes 1.5.1. à 1.5.4. 1.5.1. Indice Ponctuel d’Abondance (IPA) Passereaux et Outarde canepetière → Par carré de 1 km², 4 points d’écoute (1 pour 25 ha, distants d’au moins 500 m) de 10 minutes sont réalisés avec 2 passages : entre 1er avril et le 8 mai, puis entre le 8 mai et le 15 juin, avec au minimum 4 semaines d’écart entre les 2 passages. L’ensemble des contacts d’espèce d’oiseaux sont relevés et reportés, aussi précisément que possible, sur une carte préalablement préparée. Les types de contact (vol, posé, chant, cri) sont également répertoriés par individu. Les points d’écoutes débutent une heure après le lever du soleil et se poursuivent jusqu’à 10h maximum, en évitant les pics de chaleur. Chaque contact d’Outarde canepetière et de Pie-grièche est systématiquement géo-localisé, en relevant l’horaire, l’effectif, le sexe, le comportement, le type et la hauteur du couvert fréquenté. 1.5.2. Recherche des couples nicheurs d’Œdicnème criard Les prospections sont effectuées d’une traite sur l’ensemble du carré de 1 km². Deux passages sont réalisés par carré : le premier est effectué entre le 1er et le 20 mai et le second entre le 1er et le 20 juin. → La réalisation de parcours en voiture sur l’ensemble des chemins carrossables s’effectue en évitant les pics de chaleur et les heures d’alimentation de l’espèce (alimentation avant 9h et après 18h), par météo favorable (sans pluie ou vent important) en matinée ou l’après-midi, sur l’ensemble de la zone agricole de la commune, avec halte régulière pour observer minutieusement (plusieurs angles sur les grands îlots) toutes les parcelles favorables (labour, semis, vigne, prairie rase), afin de rechercher les individus et les indices de nidification (couveur-guetteur, alarme, poussins, chants / parades / accouplements, part en marchant, feinte de blessure, etc…). Chaque observation d’Œdicnème criard est systématiquement géo-localisée sur une carte IGN en relevant l’horaire, l’effectif, le sexe, l’âge et les comportements. Chaque nid détecté est également géo-localisé. 1.5.3. Recherche des couples nicheurs de Busards Il s’agit d’une recherche des couples nicheurs nécessitant plusieurs étapes (« prospection en entonnoir ») : → Parcours de l’ensemble des chemins carrossables du carré (avril-mai) sur l’ensemble des milieux favorables : repérage des potentiels noyaux de colonie, des indices de cantonnement : « Il s’agit pour l’observateur de se déplacer dans le carré d’un kilomètre carré en empruntant tous les itinéraires possibles, à basse vitesse, en s’arrêtant régulièrement sur les points ouverts ou culminants offrant une bonne visibilité, ou à pied. Il est important, dans cette stratégie, de visiter au moins une fois chaque secteur du carré afin de visualiser l’ensemble des milieux favorables. » (Cf. Protocole enquête nationale rapaces diurnes nicheurs)
  9. 9. Suivi 2016 – Impacts de la LGV et des MC sur l’avifaune de plaine – Avril 2017 Poitou-Charentes Nature 9 → Réalisation de points d’observation pour détecter le nombre de couples nicheurs et localiser précisément les nids (mai-juin-juillet) : 2 à 4 passages (fonction de la densité en busards) sont nécessaires par temps favorable pour un minimum de 2 heures d’observation pour les 4 passages. Chaque observation de Busard cendré, de Busard Saint-Martin et de Busard des roseaux est systématiquement géo-localisée, de façon précise sur une carte IGN en relevant l’horaire, l’espèce, l’effectif, le sexe, l’âge, les comportements, la présence de marquage ou de trait individuel (ex : mélanisme, mue des femelle). Chaque nid détecté est également géo-localisé précisément. 1.5.4. Recherche des couples nicheurs de Pie-grièche écorcheur Les prospections sont effectuées à raison de 3 passages par carré. Les passages sont à répartir entre mi-mai et début juillet. → La réalisation de parcours en voiture sur l’ensemble des chemins carrossables s’effectue à partir de 1h après le lever du soleil et jusqu’à 1h avant le coucher du soleil, en privilégiant les heures chaudes pour faciliter la détection (heures d’activité de nombreux cortèges d’insectes). Il s’agit de sillonner l’ensemble du carré en faisant des points d’arrêt à proximité des milieux favorables à la nidification. Chaque observation de Pie-grièche écorcheur est systématiquement géo-localisée précisément sur une carte IGN en relevant l’horaire, l’effectif, le sexe, l’âge et les comportements. 1.6. Saisie des données Des fiches de localisation et de relevé de terrain sont utilisées pour chaque protocole (cf. Annexes 1, 2 et 3). Les données protocolaires et non-protocolaires sont ensuite saisies et envoyées au CEBC - CNRS de Chizé, en tableur Excel avec les coordonnées géographiques de chaque donnée, au cours des mois d’août et septembre. 1.7. Synthèse des périodes de réalisation Figure 2 : Périodes de préparation et de passage terrain jan fév mar avr mai juin juil aoû sept oct nov déc Echantillonnage aléatoire Préparation des fiches de relevé de terrain Terrain - IPA Passereaux et Outarde canepetière Terrain - Œdicnème criard Terrain - Busards Terrain - Pie-grièche écorcheur Saisie des données
  10. 10. Suivi 2016 – Impacts de la LGV et des MC sur l’avifaune de plaine – Avril 2017 10 Poitou-Charentes Nature 2. Résultats 2.1. Présentation synthétique Les données d’échantillonnage sont synthétisées dans le tableau ci-dessous. Pour rappel et première comparaison, les données du suivi des deux années précédentes ont été gardées. Depuis 2014, 97 puis 104 espèces ont été contactées lors des IPA. Année : 2014 2015 2016 Nombre de carrés échantillonnés : 108 160 153 Nombre de carrés suivis : 105 149 141 Surface suivie : 105 km² 149 km² 141 km² Superficie totale prise en compte pour le suivi MC AP : 1669,85 km² % surface suivie par rapport à la totalité du zonage : 6,3 % 8,9 % 8,5 % Nombre d’IPA réalisés : 840 (soit 140 h d’écoute) 1192 (soit 199 h d’écoute) 1124 (soit 187 h d’écoute) Nombre de contacts recensés au moment des IPA : 97 104 104 Ainsi, l’échantillon sur trois années représente 1580 IPA sur 395 carrés (38 793 individus comptés), soit plus de 526 heures d’écoute protocolisée. Prairie – Mons (16) – D. NEAU
  11. 11. Suivi 2016 – Impacts de la LGV et des MC sur l’avifaune de plaine – Avril 2017 Poitou-Charentes Nature 11 Figure 3 : Zonages pris en compte dans le cadre du suivi
  12. 12. Suivi 2016 – Impacts de la LGV et des MC sur l’avifaune de plaine – Avril 2017 12 Poitou-Charentes Nature 2.2. Echantillonnage Le tirage aléatoire stratifié des carrés de 1 km² a permis le suivi de 141 carrés échantillon en 2016 (149 en 2015, 105 en 2014). Les cartes ci-après mettent en évidence la localisation des carrés suivis en Poitou- Charentes au regard des zonages prioritaires de prospection des mesures compensatoires, des ZPS ciblées avifaune de plaine impactées par la LGV, ainsi que des sites de compensation en acquisition et en conventionnement connus en fin d’année 2016. On peut voir sur les cartes ci-après que le suivi depuis 2014 a permis de couvrir une surface de plus en plus importante au sein des secteurs ciblés. Figure 4 : Carrés suivis depuis 2014 en Poitou-Charentes
  13. 13. Suivi 2016 – Impacts de la LGV et des MC sur l’avifaune de plaine – Avril 2017 Poitou-Charentes Nature 13 Figure 5 : Carrés suivis depuis 2014 en Vienne
  14. 14. Suivi 2016 – Impacts de la LGV et des MC sur l’avifaune de plaine – Avril 2017 14 Poitou-Charentes Nature Figure 6 : Carrés suivis depuis 2014 en Deux-Sèvres
  15. 15. Suivi 2016 – Impacts de la LGV et des MC sur l’avifaune de plaine – Avril 2017 Poitou-Charentes Nature 15 Figure 7 : Carrés suivis depuis 2014 en Charente
  16. 16. Suivi 2016 – Impacts de la LGV et des MC sur l’avifaune de plaine – Avril 2017 16 Poitou-Charentes Nature 2.3. Espèces contactées Depuis les relevés de 2014, 120 espèces ont été contactées au total via les protocoles mis en place dans le cadre de ces suivis ‘avifaune de plaine’. Elles sont listées dans le tableau ci-dessous : Tableau 1 : Espèces contactées (et nombre de contacts de chacune) depuis 2014 Espèce Nb Espèce Nb Alouette des champs 4288 Mésange bleue 324 Pinson des arbres 2029 Coucou gris 323 Pigeon ramier 1970 Rougegorge familier 315 Etourneau sansonnet 1880 Faucon crécerelle 309 Merle noir 1857 Geai des chênes 305 Fauvette à tête noire 1754 Buse variable 295 Corneille noire 1707 Rougequeue noir 278 Hirondelle rustique 1580 Tarier pâtre 267 Linotte mélodieuse 1505 Faisan de Colchide 265 Bruant proyer 1497 Caille des blés 264 Rossignol philomèle 1271 Bergeronnette_grise 261 Fauvette grisette 1001 Grive musicienne 233 Moineau domestique 949 Choucas des tours 227 Tourterelle des bois 804 Corbeau freux 220 Bergeronnette printanière 757 Pic épeiche 181 Mesange charbonnière 687 Loriot d’Europe 180 Hypolais polyglotte 624 Busard cendré 151 Chardonneret élégant 618 Huppe fasciée 138 Bruant zizi 609 Hirondelle de fenêtre 134 Tourterelle turque 599 Canard colvert 119 Troglodyte mignon 551 Mésange a longue queue 118 Pie_bavarde 530 Pic vert 113 Pouillot véloce 530 Busard Saint-Martin 108 Pipit des arbres 505 Héron cendre 105 Verdier d‘Europe 502 Outarde canepetiere 105 Pipit farlouse 422 Pigeon biset domestique 105 Martinet noir 409 Grive draine 100 Bruant jaune 382 Perdrix rouge 94 Accenteur mouchet 373 Pie-grieche écorcheur 83 Oedicneme criard 361 Milan noir 79
  17. 17. Suivi 2016 – Impacts de la LGV et des MC sur l’avifaune de plaine – Avril 2017 Poitou-Charentes Nature 17 Espèce Nb Espèce Nb Grimpereau des jardins 75 Pouillot de Bonelli 7 Cochevis huppé 68 Tadorne de Belon 6 Courlis cendré 68 Cheveche d’Athéna 5 Perdrix grise 66 Gobemouche gris 5 Rougequeue à front blanc 55 Mesange nonnette 5 Bruant ortolan 54 Pic épeichette 5 Traquet motteux 52 Pic noir 5 Roitelet à triple bandeau 48 Pipit rousseline 5 Serin cini 46 Cisticole des joncs 4 Vanneau huppé 45 Cygne tubercule 4 Fauvette des jardins 32 Grebe castagneux 4 Pouillot fitis 30 Martin-Pêcheur d‘Europe 3 Grosbec casse-noyaux 27 Elanion blanc 2 Sittelle torchepot 23 Faucon émerillon 2 Alouette lulu 19 Goéland argenté 2 Gallinule poule d’eau 19 Goéland leucophée 2 Epervier d’Europe 16 Locustelle tachetée 2 Gorgebleue à miroir 16 Merle à plastron 2 Pigeon colombin 14 Phragmite des joncs 2 Tarier des prés 14 Torcol fourmilier 2 Bouscarle de Cetti 13 Autour des palombes 1 Faucon hobereau 13 Chevalier aboyeur 1 Rousserolle effarvatte 13 Foulque macroule 1 Courlis corlieu 10 Grande Aigrette 1 Grand Cormoran 10 Grive litorne 1 Guepier dEurope 9 Hirondelle de rivage 1 Aigrette garzette 8 Mésange huppée 1 Bergeronnette des ruisseaux 7 Pic mar 1 Bondrée apivore 7 Pouillot siffleur 1 Busard des roseaux 7 Tarin des aulnes 1 En gris : espèces non prises en compte dans les analyses (oiseaux en halte migratoire ou non inféodés aux milieux de plaine) : en gras : avifaune de plaine ciblée par ce suivi 2.4. Méthodes d’analyses Parmi les espèces listées ci-avant, seules celles nicheuses dans des habitats de plaine agricole ont été retenues pour les analyses. A noter également que les groupes de plus de 10 individus ont également été écartés pour les analyses, car correspondant plutôt à des individus en déplacement ou en alimentation et non à des nicheurs locaux.
  18. 18. Suivi 2016 – Impacts de la LGV et des MC sur l’avifaune de plaine – Avril 2017 18 Poitou-Charentes Nature Sur le graphique suivant représentant l’abondance cumulée par espèce, on peut constater que le cortège est dominé par quelques espèces qui peuvent être abondantes, alors que bon nombre d’espèces ne sont au contraire présentes qu’en faibles effectifs. Les modèles utilisés pour les analyses réalisées ne peuvent être utilisés pour ces dernières espèces (‘modèles inexploitables’), qui ne sont pas assez représentées pour que le modèle soit exploitable. Des protocoles complémentaires seraient à mener pour acquérir des données supplémentaires sur ces espèces. Pour les espèces ‘intermédiaires’, d’abondance moyenne, d'autres types de modèles pourraient être testés pour améliorer leur fiabilité (‘modèles moyens’). Pour les espèces abondantes, les modèles sont corrects et exploitables pour les analyses. Busard cendré – Tusson (16) – M. DORFIAC Repousses sur chaumes – Bessé (16) – D. NEAU
  19. 19. Suivi 2016 – Impacts de la LGV et des MC sur l’avifaune de plaine – Avril 2017 Poitou-Charentes Nature 19 Figure 8 : Abondance cumulée par espèce et compatibilité des modèles Modèles corrects Modèles moyens Modèles inexploitables
  20. 20. Suivi 2016 – Impacts de la LGV et des MC sur l’avifaune de plaine – Avril 2017 20 Poitou-Charentes Nature 2.4.1. Calcul de la diversité Deux types d’analyses de la diversité ont été menés : - par point : la richesse spécifique/point/passage/année a été calculée ; - par carré : les résultats des 2 sessions de terrain ont été groupés afin de garder la diversité maximale/carré. Il a ainsi pu être calculé β=γ/α, avec la diversité α : Nombre d'espèce moyen par point par carré, la diversité γ : Nombre d'espèce total par carré et la diversité β: hétérogénéité entre points au sein du carré. 2.4.2. Analyse statistique Le modèle final retenu est un modèle mixte linéaire généralisé. Les analyses statistiques ont été réalisées avec le logiciel R 3.3.2, avec la fonction "glmer". Le modèle a intégré séquentiellement les co-variables explicatives suivantes, en 3 étapes : "Facteurs confondants" : - Effets aléatoires : passage imbriqué dans l’ID du point, observateur, - Effets fixes : année, date en jour julien (effet simple et quadratique), heure, vent, pluie, nuage, visibilité, bruit "Paysage" : -% de chaque culture regroupée en catégories : plantations ligneuses, prairie-luzerne, ray-grass, tournesol- maïs, colza, céréales, autres cultures, -% d'éléments boisés (haie et forêts), -% de bâtis (village et péri-village) Variables d’intérêt : - Distance à la LGV - MAE prairie (retard de fauche), gel + agriculture biologique, - Mesures compensatoires LGV. La sélection de variable s’est faite à chaque étape, basée sur l'AIC des modèles (critère évaluant la qualité des modèles tout en tenant compte du nombre de variables dans le modèle). L'objectif est de mettre en évidence un éventuel effet de la ligne et des MAE en contrôlant l'effet de tous les autres facteurs potentiellement influents. 2.4.3. Méthode cartographique Les étapes des analyses cartographiques ont été les suivantes : - Etablir une carte de répartition des espèces basée sur les modèles (prédictions) tenant compte à la fois de la structuration spatiale des données et des variables environnementales ; - Extrapoler à l'ensemble de la zone d'étude. 2.5. Contexte et objectifs visés par les analyses 2016 Les suivis de l’avifaune de plaine ont actuellement été réalisés sur une période de 3 ans (2014-2016), correspondant à la période des travaux de création de la ligne et avant sa mise en fonctionnement (en juillet 2017). Les analyses menées dans le cadre de ce rapport à 3 ans visent à répondre à :
  21. 21. Suivi 2016 – Impacts de la LGV et des MC sur l’avifaune de plaine – Avril 2017 Poitou-Charentes Nature 21 - Définir un état des lieux initial de la biodiversité aviaire avant la mise en fonctionnement de la ligne ; - Détecter d'éventuels effets précoces de la ligne (perturbations liées aux travaux de mise en place) ; - Evaluer l'effet des Mesures Agro-Environnementales (MAE) et des mesures compensatoires mises en place autour de la ligne ; - Etablir une cartographie de richesse spécifique et d'abondance de chaque espèce (état initial). 2.6. Analyses complémentaires et documents associés Afin de pouvoir analyser et discriminer l’influence de différentes variables dans le cadre du suivi (prairies à proximité, MAEt/MAEc...), certaines données telles que la localisation des MAE (Mesures Agro- Environnementales), le RPG (Registre Parcellaire Graphique) de chaque année de suivi ou encore les données cartographiques topographiques BDTOPO sont nécessaires. A ce jour, plusieurs données sont encore à actualiser afin d’affiner les analyses. La sollicitation des partenaires concernés par ces données est nécessaire. Cela concerne notamment les données suivantes : - Localisation des MAEt/MAEc ; - RPG ; - BDTOPO. A titre d’information, la dernière année d’actualisation des ressources utilisées pour les analyses est précisée dans le tableau ci-dessous : Deux- Sèvres Charente Vienne Assolement carré 2014-15-16 2014-15-16 2014-15-16 MC LGV 2014-15-16 2014-15-16 2014-15-16 MAEt 2014 20141 2014 RPG 2012-14-15 2012 2012-2014 Corine Land Cover 2012 2012 2012 Tracé ligne oui oui oui BD topo végétation (haies) 2012 2012 2012 1 Aucune MAEt n’a été mise en place en 2015 et 2016 en Charente. On peut donc considérer être à jour concernant ces données dans ce département.
  22. 22. Suivi 2016 – Impacts de la LGV et des MC sur l’avifaune de plaine – Avril 2017 22 Poitou-Charentes Nature 3. Analyse descriptive 3.1. Représentativité de la communauté échantillonnée Les graphiques cumulés ci-dessous présentent le nombre d’espèces contactées en fonction du nombre de points d’échantillonnage suivis. On constate que les courbes d'accumulation s'approchent de la saturation. Le nombre de points échantillonnés semble donc satisfaisant pour avoir une bonne représentation de la richesse totale de la communauté. Figure 9 : Nombre d’espèces cumulé par point échantillonné entre 2014 et 2016 2014 2015 2016
  23. 23. Suivi 2016 – Impacts de la LGV et des MC sur l’avifaune de plaine – Avril 2017 Poitou-Charentes Nature 23 3.2. Diversité observée par passage La méthode cartographique extrapolée à l’échelle de l’ensemble de la zone suivie nous donne les résultats présentés sur les figures suivantes, pour le premier et le second passage de terrain qui ont été distingués. La richesse spécifique est d’autant plus élevée que la couleur est chaude. Figure 10 : Diversité observée par point extrapolée à l’échelle globale, entre 2014 et 2016 – 1er passage La zone suivie au nord correspond à l’Indre et Loire Nombre d’espèces relevé L’année 2015 ressort sur ces premières cartes, la diversité par point apparaissant globalement plus importante cette année-là. L’année 2016 semble quant à elle avoir observé une richesse spécifique moindre, mais tout de même meilleure qu’en 2014, année où la diversité par point semble avoir été la moins importante. 2014 2015 2016
  24. 24. Suivi 2016 – Impacts de la LGV et des MC sur l’avifaune de plaine – Avril 2017 24 Poitou-Charentes Nature Figure 11 : Diversité observée par point extrapolée à l’échelle globale, entre 2014 et 2016 – 2e passage Nombre d’espèces relevé Les tendances identifiées par les premiers passages de terrain ne sont pas complètement confirmées par le second. En effet si l’année 2015 ressort également sur les graphiques ci-dessus comme une année accueillant une forte diversité spécifique à l’échelle globale, la même tendance ressort en 2016. L’année 2014 semble toujours moins riche en nombre d’espèces lors du second passage de 2014. Il est à noter également que les résultats sont plus hétérogènes via ce second passage. On constate donc une variabilité entre les passages, ce qui confirme bien l’intérêt des deux passages préconisés dans les protocoles, mais également une forte variabilité inter-annuelle de la richesse spécifique observée par point, d’où l’intérêt de réaliser le suivi sur plusieurs années. 4. Modélisation à l’échelle de la communauté Le résultat du modèle final sur la prédiction du nombre d’espèces amène aux constatations suivantes : - l’effet de l’année est très marqué (1), confirmant la modélisation cartographique présentée précédemment ; - un très fort effet des haies/forêts et des zones urbaines (2) ; - le peu d’effet des cultures (3) ; 2014 2015 2016
  25. 25. Suivi 2016 – Impacts de la LGV et des MC sur l’avifaune de plaine – Avril 2017 Poitou-Charentes Nature 25 - le faible effet de la ligne et des MAE (4). Cette dernière conclusion est compréhensible car les mesures compensatoires et MAE diminuent la diversité des milieux et par conséquent les cortèges associés. L’analyse espèce par espèce serait différente. Ci-dessous des représentations graphiques de ces effets par les variables citées sur la richesse spécifique : Figure 12 : Effet des haies sur la richesse spécifique 2 ‘Facteurs confondants’ 1 3 4
  26. 26. Suivi 2016 – Impacts de la LGV et des MC sur l’avifaune de plaine – Avril 2017 26 Poitou-Charentes Nature De manière non surprenante, le facteur principal structurant la communauté aviaire à notre échelle d'étude est la présence de haies et éléments boisés (Figure 12). Figure 13 : Effet de la distance à la ligne sur la richesse spécifique Le modèle ne fait ressortir aucun effet de la ligne sur la diversité de la communauté aviaire (Figure 13). Figure 14 : Effet des MC et MAE sur la richesse spécifique Pour cette modélisation, les MAE pris en compte ont été les HE4 et +, GC5 et GC6 (AB), gel, ainsi que les mesures compensatoires liées à la LGV SEA (dans un buffer de 200m autours des IPA). Le modèle ne fait pas ressortir d'effet significatif de ces mesures environnementales sur la richesse spécifique de la communauté dans son ensemble (Figure 14).
  27. 27. Suivi 2016 – Impacts de la LGV et des MC sur l’avifaune de plaine – Avril 2017 Poitou-Charentes Nature 27 L’objectif de ce modèle est d’aboutir à la prédiction du calcul de la richesse spécifique à l’échelle de l’ensemble des zones ciblées. Pour cela, tous les paramètres influents précisés ci-avant ont été mis à 0 (présence de haies, habitats, etc.). La richesse spécifique prédite peut ainsi être représentée : Figure 15 : Carte de la richesse spécifique prédite par le modèle La carte de richesse prédite a été extrapolée sur l'ensemble de la zone d'étude en tenant compte des variables environnementales à l'échelle de la région : - données RPG 2012 pour les cultures, - Corin Land Cover 2012 pour les zones urbaines et forêts, - BD topo 2012 végétation pour les haies. Si la richesse spécifique moyenne est globalement égale à 10 espèces/point sur l’ensemble de la zone, on observe des zones plus riches (en rouge), réparties de manière hétérogène. On ne constate pas visuellement d'effet de la ligne.
  28. 28. Suivi 2016 – Impacts de la LGV et des MC sur l’avifaune de plaine – Avril 2017 28 Poitou-Charentes Nature 5. Modélisation à l’échelle de l’espèce Ce chapitre de l’analyse se concentre sur l’influence des mesures environnementales (MC et MAE) et de la LGV sur l’abondance des espèces. Les graphiques présentés ci-après sont issus des prédictions du modèle présenté dans les paragraphes précédents. 5.1. Effet de la ligne et des mesures environnementales sur l’abondance des espèces Alouette des champs On peut voir sur ces graphiques qu’il est attendu que l’Alouette des champs soit plus abondante à proximité de la LGV qu’à distance. Les MAE et mesures compensatoires ont un effet attendu très positif sur l’abondance de cette espèce.
  29. 29. Suivi 2016 – Impacts de la LGV et des MC sur l’avifaune de plaine – Avril 2017 Poitou-Charentes Nature 29 Bruant proyer Aucune tendance sur les effectifs de Bruant proyer n’est prédite par le modèle concernant la distance à la LGV. Par contre, tout comme pour l’Alouette des champs, le modèle prédit un effet très positif des mesures environnementales sur l’abondance du Bruant proyer. Bruant proyer – Brettes – M. DORFIAC
  30. 30. Suivi 2016 – Impacts de la LGV et des MC sur l’avifaune de plaine – Avril 2017 30 Poitou-Charentes Nature Œdicnème criard Les mêmes tendances sont prédites pour l’Œdicnème criard : un effet nul de la distance à la LGV et un effet positif de la présence de mesures environnementales. On note toutefois que ce dernier effet positif est moins marqué que pour le Bruant proyer. Œdicnème criard – J. PELLERIN
  31. 31. Suivi 2016 – Impacts de la LGV et des MC sur l’avifaune de plaine – Avril 2017 Poitou-Charentes Nature 31 Pinson des arbres Le modèle prédit une favorisation de l’abondance du Pinson des arbres par la proximité de la LGV. La présence d’habitats favorables à proximité de la ligne vient sans doute biaiser cette modélisation. Les MAE et mesures compensatoires ont quant à elles un effet négatif sur l’abondance de l’espèce, ce qui se comprend aisément du fait que le Pinson des arbres n’est pas favorisé dans un contexte de grandes plaines, où sont mises en place ces mesures (espèce liée aux haies et boisements, on pourrait plutôt la retrouver en milieu bocager).
  32. 32. Suivi 2016 – Impacts de la LGV et des MC sur l’avifaune de plaine – Avril 2017 32 Poitou-Charentes Nature Fauvette à tête noire Enfin, les mêmes tendances semblent prédites pour la Fauvette à tête noire, mais au regard de l’échelle utilisée, ces paramètres sont plutôt considérés comme neutres sur les effectifs de cette espèce. Le tableau ci-après indique, pour les espèces dont les effectifs permettent de les intégrer au modèle, si un effet de la ligne LGV ou des mesures environnementales sont attendus. Il reprend ainsi les conclusions exploitables à partir des graphiques présentés au paragraphe 5.1. De manière générale, on n'observe pas d'effet très marqué de la LGV à ce stade de l'étude. Le léger effet positif de la ligne est parfois observé mais pourrait s'expliquer par la présence d'habitats plus favorables dans ces zones pour les espèces concernées (cas du Pinson des arbres notamment). On observe tout de même un effet positif significatif des MAE et mesures compensatoires, mais seulement pour les espèces de milieux ouverts (espèces ciblées par ces mesures et affiliées aux milieux cultivés).
  33. 33. Suivi 2016 – Impacts de la LGV et des MC sur l’avifaune de plaine – Avril 2017 Poitou-Charentes Nature 33 Figure 16 : Effet de la ligne et des MAE/MC sur l’abondance des espèces Espèce Effet ligne Effet MAE Qualité du modèle Alouette des champs + Bruant proyer + Bergeronnette printanière = Oedicnème criard - Caille des blés - Outarde canepetière - Pinson des arbres + Pigeon ramier + Etourneau sansonnet + Merle noir + Fauvette à tête noire + Corneille noire + Linotte mélodieuse + Rossignol philomèle + Fauvette grisette + Moineau domestique = Tourterelle des bois = Mésange charbonnière = Hypolaïs polyglotte = Chardonneret élégant = Bruant zizi = Troglodyte mignon = Pie bavarde = Pouillot véloce = Pipit des arbres = Verdier d'Europe = Echelle de valeur de l’effet : -- - = + ++ Espèces des milieux ouverts Espèces des milieux plus bocagers ou urbains
  34. 34. Suivi 2016 – Impacts de la LGV et des MC sur l’avifaune de plaine – Avril 2017 34 Poitou-Charentes Nature 5.2. Répartition De même que la richesse spécifique a pu être modélisée par point à l’échelle de la région, il a été fait de même pour l’abondance spécifique. Quelques cartes de répartition sont ainsi présentées ci-dessous : Alouette des champs Bruant proyer Ces cartes de répartition confirment les conclusions des graphiques du paragraphe précédent : les effectifs d’Alouette des champs ressortent légèrement plus importants à proximité de la ligne que par ailleurs sur la représentation graphique ci-dessus. Aucun effet de la LGV ne se dessine par contre sur la carte de répartition du Bruant proyer.
  35. 35. Suivi 2016 – Impacts de la LGV et des MC sur l’avifaune de plaine – Avril 2017 Poitou-Charentes Nature 35 Œdicnème criard Bergeronnette printanière Globalement aucun effet de la LGV n’est visible sur les répartitions de l’Œdicnème criard ou de la Bergeronnette printanière. Très ponctuellement, on semble déceler des effectifs plus élevés accolés à la ligne pour l’Œdicnème, qui ne reflète pas l’effet global de ce paramètre sur l’abondance de l’espèce.
  36. 36. Suivi 2016 – Impacts de la LGV et des MC sur l’avifaune de plaine – Avril 2017 36 Poitou-Charentes Nature Hypolaïs polyglotte Mésange charbonnière Il en est de même pour les abondances d’Hypolais polyglotte et de Mésange charbonnière : aucun effet de la LGV sur les effectifs ne semble se dessiner sur les cartes de répartition ci-dessus. 6. Conclusions et perspectives 6.1. Bilan 2014-2016 Le nombre de carrés suivis a été maintenu pour ce suivi 2016. L’échantillon des milieux ciblés reste ainsi représentatif et permet d’obtenir des résultats plus fiables et exploitables. Le tirage aléatoire avait également été fait sur un nombre de carrés légèrement plus important (environ 153 carrés) afin de disposer d’une marge d’ajustement au moment de la disposition des points d’écoute sur cartographie (caractère trop urbain ou forestier de certains carrés par exemple ou inaccessibilité).
  37. 37. Suivi 2016 – Impacts de la LGV et des MC sur l’avifaune de plaine – Avril 2017 Poitou-Charentes Nature 37 Le protocole 2014 a été maintenu et renouvelé pour la troisième année consécutive. Il a été poursuivi dans le département de l’Indre et Loire, où le suivi en est à sa seconde année. Comme expliqué dans le rapport, la puissance explicative des modèles n’est encore pas suffisante pour certaines espèces dont les effectifs sont réduits, ce qui concerne une partie des oiseaux de plaine. Même si des premières conclusions peuvent être ressorties de ces trois premières années de suivi, les protocoles doivent donc être poursuivis les années à venir, d’autant plus que les données accumulées jusqu’en 2017 compris constitueront un état initial solide ‘d’avant mise en service’ et pourront servir de base à l’étude des dérangements causés par la circulation des trains (étude 2018-2020). L’augmentation progressive des trains en 2017 ne sera marquée qu’à partir du mois de juillet, alors que les protocoles seront achevés. Les données collectées pourront ainsi être mises à profit pour la finalisation d’un état 0. Ce bilan est envisagé fin 2017, et pourra également faire un focus sur les impacts de la construction de la LGV sur les Outardes. Un parallèle avec les enquêtes nationales de 2012, 2014 et 2016 pourra alors être fait. 6.2. Synthèse des résultats des modélisations A l'échelle communauté, certaines conclusions peuvent toutefois d’ores et déjà être annoncées : - La construction de la ligne LGV ne semble pas avoir d’impact significatif sur la richesse spécifique de la communauté ; - La diversité des communautés d'oiseaux est en revanche favorisée par la présence d'éléments boisés mais est également très influencée par le voisinage de zones urbaines ; cela est aisément entendable car la diversification des habitats engendrant celle des communautés avifaunistiques ; - Aucun effet des MAE ou des mesures compensatoires ou de la distance à la ligne n’est constaté sur la diversité spécifique à l'échelle de la communauté dans son ensemble. A l'échelle de l’espèce, on peut retenir : - Il n’y a pas d’effet significatif (ni négatif ni positif) de la LGV sur l'abondance des espèces suivies (il est toutefois rappelé que les données sont insuffisantes pour les espèces peu abondantes) ; - La présence de MAE et des mesures compensatoires semble favoriser les espèces de milieux ouverts (comme l'Alouette des champs, le Bruant proyer ou l'Œdicnème criard) ; - On ne note pas d'effet des MAE ni des mesures compensatoires sur les espèces de milieux boisés et des haies (Pinson des arbres, Fauvette à tête noire, etc.) Ces conclusions seront actualisées avec les résultats du suivi 2017, qui permettra de disposer d’un ‘point zéro’ pour étudier l’effet de la mise en service de la ligne, et l’effet à moyen terme des mesures compensatoires et des MAE. Rappelons que pour ce faire, il est indispensable d’avoir accès aux données régionalisées des RPG et MAE. 6.3. Limites Comme évoqué, une forte hétérogénéité inter-annuelle a été constatée suite aux analyses menées. La nécessité d’une répétition des suivis dans le temps se voit donc confirmée. Par ailleurs, les modèles présentés dans cette étude ont été satisfaisants pour suivre les tendances des espèces les plus abondantes (comme l'Alouette des champs ou le Bruant proyer), en revanche les données sont insuffisantes en l’état pour établir des modèles satisfaisants pour les espèces les moins abondantes, comme malheureusement une partie des espèces de plaine ciblées par ce suivi.
  38. 38. Suivi 2016 – Impacts de la LGV et des MC sur l’avifaune de plaine – Avril 2017 38 Poitou-Charentes Nature Des protocoles de suivis particuliers seraient donc utiles pour les espèces prioritaires en termes de conservation (Outarde Canepetière, Œdicnème criard ou Busards). 6.4. Fréquence du suivi et des bilans Comme évoqué dès la mise en place du protocole, et comme confirmé par les résultats de ce bilan à 3 ans, ce suivi s’inscrit dans une démarche à long terme au regard des temps de réponse ou de détection de certains facteurs. Ainsi pour rappel, le suivi doit être très régulier et se poursuivre au-delà de la mise en service de la ligne, les 3 premières années suivant la mise en service de la ligne : 2018 - 2019 - 2020. A compter de cette date, le suivi devra se poursuivre et la fréquence sera à adapter en fonction des résultats obtenus les premières années. Outardes canepetières – Saint-Jean-de-Sauves (86) – C. DEPRE
  39. 39. Suivi 2016 – Impacts de la LGV et des MC sur l’avifaune de plaine – Avril 2017 Poitou-Charentes Nature 39 Annexe 1 - Exemple d’identification et de localisation préalable des points d’écoute sous SIG
  40. 40. Suivi 2016 – Impacts de la LGV et des MC sur l’avifaune de plaine – Avril 2017 40 Poitou-Charentes Nature Annexe 2 - Exemple de fiche de relevé IPA
  41. 41. Suivi 2016 – Impacts de la LGV et des MC sur l’avifaune de plaine – Avril 2017 Poitou-Charentes Nature 41 Rappels de notation : - Points d’écoute 10 min, séparés en 2 min. - Noter toute les espèces et leur nombre chaque session de 2 min. - Noter leur position sur la carte avec leur identifiant - Distance : 0-50m ; 50-100m ; 100-200m - Code vent : 0 = pas de vent ; 3 = vent de 30 km/h (ne pas faire de points d’écoute au-delà. - Code nuage : 0% = ciel bleu ; 100% = totalement couvert. - Code pluie : 0 = pas de pluie ; 1 = pluie fine (ne pas faire de points d’écoute si pluie importante). - Code visibilité : 1 = bonne ; 2 = modéré ; 3 = faible. - Code bruit : 0 = pas de bruit ; 1 = faible ; 2 = seuls les oiseaux les plus bruyants entendus au-delà de 100m ; 3 = très peu ou pas d’ouseaux entendus au-delà de 100m ; 4 = oiseaux non détectables au- delà de 50m. - Noter les huppes, oedicnèmes et outardes à plus de 200 m sur la carte mais pas dans le tableau. - Noter le comportement : vol (V) ; chante (C) ; posé (P). Si vol et chant ou posé et chant, noter chant.
  42. 42. Suivi 2016 – Impacts de la LGV et des MC sur l’avifaune de plaine – Avril 2017 42 Poitou-Charentes Nature Annexe 3 - Exemple de fiche de relevé de l’assolement
  43. 43. Suivi 2016 – Impacts de la LGV et des MC sur l’avifaune de plaine – Avril 2017 Poitou-Charentes Nature 43 Principaux codes d’assolement : CODE_OCS ASSOLEMENT 10 Prairie permanente (âge > 3 ans) 11 Prairie âge inconnu 15 Friche 20 Prairie temporaire (age 2-3 ans) 25 Luzerne 26 Trèfle 27 Féverole 30 Ray-grass suivi inconnu 31 Ray-grass suivi Ray Grass 32 Ray-grass suivi Maïs 33 Ray-grass suivi Tournesol 34 Moha 35 Ray-grass suivi Labour 36 Jachère spontanée (juin) 37 Prairie année 1 38 Jachère spontanée suivi de Labour 39 Céréale + légumineuse 40 Céréale 41 Blé 42 Blé barbu 44 Orge d'hiver 45 Avoine 46 Seigle CODE_OCS ASSOLEMENT 47 Orge de printemps 48 Mélange céréale/légumineuse 49 Culture de printemps 50 Colza 51 Moutarde 61 Lin 62 Pois 63 Jardin ou culture maraîchère 64 Sorgho/Millet 65 Sorgho 66 Millet 70 Labour 71 Maïs 72 Tournesol 73 Tabac 74 Autre culture 81 Bâti 82 Péri-village 83 Route 84 Surface en eau 90 Bois ou haie 91 Vigne 93 Forêt RBI

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