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Observatoire photographique 2016 cerema

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Site 1 : observatoire photographique des paysages - campagne de l’été 2016 Le chantier ferroviaire est terminé. Les secteurs d'enjeux les plus importants avaient déjà fait l'objet des premières mesures environnementales et paysagères en 2015 : • les abords du passage petite faune sur le ru proche du lieu-dit La Fontaine et du VC4 ; • au niveau de la RD910 (ex RN10), le rétablissement routier est effectif en 2014 et l’embellissement réalisé : implantation d’écrans acoustiques transparents, de quelques bacs végétalisés sur l'OA. Quelques chantiers de régalage des terres sont encore en cours notamment au niveau des Giraudières, du Petit Chantilly... Le programme des plantations est enclenché mais toutes les prestations paysagères ne sont pas encore réalisées en cet été 2016 : • quelques plantations ont été réalisées à l’intérieur des emprises ferroviaires au niveau des Giraudières ; • les abords du château de Thorigny, complètement transformés, commencent à recevoir les premières plantations : reconstitution des lisières boisées le long du parc entamé par les emprises ferroviaires, et réalisation de massifs arbustifs et bandes boisées en accompagnement de la nouvelle voie d’accès au Manoir du Beau Pré et au Moulin Fleuri ; • au niveau du remblai d’accès au viaduc sur l'Indre, de nouvelles plantations accompagnent les terrassements au droit du lieu-dit Bourg Cocu ; • ailleurs, près du hameau des Ruaux ont également été constatées les plantations en section courante. Lors de cette campagne photographique, la préparation pour les aménagements paysagers à venir se remarque par le régalage soigné des derniers mouvements de terres et l’installation des feutres de protection en vue des plantations. Pour exemple : les abords du PS de Tue Loup, le PGF de l’allée du château de Longue Plaine, l’environnement du PS n°2 proche de Montison...

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Observatoire photographique 2016 cerema

  1. 1. Observations de l’évolution des paysages de la LGV suite à la campagne photographique de l’été 2016 SYNTHÈSE 2016 septembre 2016 Observatoire environnemental des paysages de la LGV Sea DE L’OBSERVATOIRE PHOTOGRAPHIQUE
  2. 2. Site 1 : observatoire photographique des paysages - campagne de l’été 2016 Le chantier ferroviaire est terminé. Les secteurs d'enjeux les plus importants avaient déjà fait l'objet des premières mesures environnementales et paysagères en 2015 : • les abords du passage petite faune sur le ru proche du lieu-dit La Fontaine et du VC4 ; • au niveau de la RD910 (ex RN10), le rétablissement routier est effectif en 2014 et l’embellissement réalisé : implantation d’écrans acoustiques transparents, de quelques bacs végétalisés sur l'OA. Quelques chantiers de régalage des terres sont encore en cours notamment au niveau des Giraudières, du Petit Chantilly... Le programme des plantations est enclenché mais toutes les prestations paysagères ne sont pas encore réalisées en cet été 2016 : • quelques plantations ont été réalisées à l’intérieur des emprises ferroviaires au niveau des Giraudières ; • les abords du château de Thorigny, complètement transformés, commencent à recevoir les premières plantations : reconstitution des lisières boisées le long du parc entamé par les emprises ferroviaires, et réalisation de massifs arbustifs et bandes boisées en accompagnement de la nouvelle voie d’accès au Manoir du Beau Pré et au Moulin Fleuri ; • au niveau du remblai d’accès au viaduc sur l'Indre, de nouvelles plantations accompagnent les terrassements au droit du lieu-dit Bourg Cocu ; • ailleurs, près du hameau des Ruaux ont également été constatées les plantations en section courante. Lors de cette campagne photographique, la préparation pour les aménagements paysagers à venir se remarque par le régalage soigné des derniers mouvements de terres et l’installation des feutres de protection en vue des plantations. Pour exemple : les abords du PS de Tue Loup, le PGF de l’allée du château de Longue Plaine, l’environnement du PS n°2 proche de Montison... Deux remarques : • un point paysager négatif sous le viaduc de l’Indre : l’installation d’une plate-forme en stabilisé en lieu et place des anciennes prairies humides, juste au bord de la RD17 ; • la grande perspective de l'allée historique du château de Longue Plaine, bien qu’interceptée en déblai par une bifurcation de la LGV, n’est pas affectée par le rétablissement opéré. La plate-forme technique sur la rive gauche de l’Indre L’allée du château de Longue Plaine Plusieurs secteurs seront à suivre plus précisément : • les abords de la trémie, au niveau de l’entrée de ville de Veigné par la RD910, n’ont pas encore fait l’objet d’un aménagement correspondant aux enjeux d’une entrée de ville. L’occupation des terrains riverains de la LGV au niveau de l’entrée de ville de Veigné (habitats et activités économiques) reste suspendue aux choix urbanistiques de la ZAC de la Forêt de Gués et du Village des Gués ;.
  3. 3. • l'immense base-chantier aux environs du Petit Nétilly et d'Isoparc s’est réduite mais aucune intervention paysagère n’est encore effectuée ; • le linéaire de jumelage LGV / A10 compris entre le viaduc sur l'Indre et le péage de Sorigny. NB • Trois prises de vue (site n° 7, 17 et 27) ont été très légèrement décalées du fait des modifications des abords du chantier ; • La station n°23 a été renouvelée car l’évolution du paysage semblait intéressante ; • La station n° 27 doit-elle être renouvelée ? La prochaine campagne photographique permettra de constater la réalisation des derniers aménagements paysagers, et l’évolution des plantations. Un regard sera porté sur les inter-relations LGV / grand paysage au niveau de la vallée humide de l'Indre, de ses coteaux boisés et les abords des bâtiments de caractère : manoir de Beau Pré (MH), château de Thorigny, Moulin Fleuri, Montison, mais également près des lieux habités approchés. L’évolution de l’urbanisme sur les communes périphériques tourangelles, en proximité immédiate de la LGV, sera également observée. Certains secteurs agricoles du site 1, plus ou moins éloignés de la LGV, font l’objet d’un suivi dans le cadre du volet foncier de l’observatoire environnemental. Dans cet Observatoire Photographique Paysager du site 1, toutes les communes sont concernées. Certaines stations photographiques y sont positionnées mais ne présentent pas à cette échelle de temps, de modification nette du paysage. Leur suivi permettra d’identifier, lors de la prochaine campagne, les impacts potentiels de la LGV sur le foncier.
  4. 4. Site 3 : observatoire photographique des paysages - campagne de l’été 2016 Le chantier de la LGV est terminé, tant la plate-forme ferroviaire que les nombreux équipements d'alimentation et autres annexes. L'infrastructure est clôturée et toutes les voiries sont rétablies. Les grands ouvrages (viaduc de l'Auxance et estacade de la Folie) ont fortement modifié l'environnement proche du site naturel du franchissement de l’Auxance ou de la zone d'activités de la République. Les sections courantes qui traversent des milieux humides (rivières de la Lière ou de la Pallu) ou la ZPS du Mirebalais et du Neuvillois, ont fait l’objet de beaucoup de soins sur le plan des mesures environnementales. Ces mesures souvent liées aux milieux naturels complètent avantageusement certaines prestations purement paysagères sur des secteurs plutôt naturels, dans des zones ouvertes. Les propositions d’aménagements paysagers interviennent aussi sur les zones proches de hameaux, péri-urbaines, urbaines qui acceptent plus difficilement l’intrusion de cette nouvelle infrastructure imposante. L’installation des équipements ferroviaires métalliques (mâts de caténaires, glissières de sécurité, pylônes...) renforcent la visibilité de la LGV, particulièrement dans les contextes paysagers ouverts agricoles de la plaine du Mirebalais et du Neuvillois. Ils introduisent un vocabulaire "industriel" en contraste avec le cadre rural existant et apportent aussi de nouveaux éléments dans la lecture des paysages péri-urbains. La fin des travaux et la mise en place des différentes prestations environnementales et paysagères Les terrassements bien pensés avec le remodelage des zones de dépôts temporaires du chantier, le régalage des terres végétales et les plantations adaptées aux lieux différentiés participent à cette insertion de la nouvelle ligne ferroviaire. Après les premières prestations paysagères (modelés de sol) notamment au droit de résidence-services de La Rivardière ou de l’Institut de Larnay, (déplacement et plantations) au niveau du monument des Fusillés ou du hameau de la Fenêtre, l’ensemble des différentes structures végétales est en place. L’ensemble des plantations a été réalisé sur ce site 3. Reboisement du haut du coteau de Chaussac Plantations dans le Parc des Cosses NB • Les points de prise de vue photographique des stations n° 19 et 23 ont légèrement été déplacés du fait du développement de la végétation pionnière et de la surélévation d’un merlon acoustique ; • La station n° 25 n’a pas été reconduite, la voirie d’accès étant condamnée. La poursuite des campagnes photographiques permettra d'avoir un meilleur suivi de ces mesures paysagères, notamment en matière de plantations (mais pas que), pour l'insertion de la ligne dans les différents secteurs d'enjeux ruraux comme urbains. Seront à surveiller les nouvelles échelles de paysage induites et à différents niveaux de sensibilités : • les zones basses de la Lière et de la Pallu sur le secteur de La Sapinière et particulièrement au niveau du hameau du moulin d’Ivernay et de Champallu ;
  5. 5. • l’évolution de l’urbanisme au pied du coteau de la rue de la Vallée en pied du coteau du Pontreau ; • l’approche de secteurs humainement sensibles déjà répertoriés : résidence-services de la Rivardière, l’Institut de Larnay, les abords du monument des Fusillés ; • les nouvelles lisières végétales qui vont se développer entre les grandes parcelles ouvertes de la ZPS et le jumelage des deux infrastructures ferroviaire et autoroutière en frange de l’urbanisation de Jaunay-Clain et de Chasseneuil-du-Poitou ; • les proximités villageoises (rue des Cosses, hameau de la Fenêtre,...) ou d’équipements d’hébergement (campings…) ; • les abords d’installations sportives (site de l’ASPTT) ou d’activités artisanales, industrielles voire commerciales en devenir (ZI de la Diette, de la République). Certains secteurs agricoles du site 3, plus ou moins éloignés de la LGV, font l’objet d’un suivi dans le cadre du volet foncier de l’observatoire environnemental. Dans cet Observatoire Photographique Paysager du site 3, seule la commune de Biard (toute au Sud) est concernée. Certaines stations photographiques y sont positionnées mais ne présentent pas à cette échelle de temps, de modification nette du paysage. Leur suivi permettra d’identifier, lors de la prochaine campagne, les impacts potentiels de la LGV sur le foncier.
  6. 6. Site 4 : observatoire photographique des paysages - campagne de l’été 2016 La ligne ferroviaire est achevée et les trains d’essai circulent. Les modelages des terrassements et le régalage des terres végétales assurent globalement un bon raccordement aux courbes de niveaux des terrains environnants. La plantation des différentes structures végétales est effective sur presque l’ensemble du site 4. Le respect d’un grand nombre de haies bocagères et de boisements facilite l’insertion de la LGV par le fractionnement des perspectives. La densité des nouvelles plantations dans les secteurs les plus sensibles seront à même de réduire encore la cicatrisation comme dans le coteau et la vallée de la Boivre, comme au niveau du bois de la Queue du Renard intercepté, tout comme dans les lieux de bocage Gouraudière / Geoffronnière / Droitière / Menuiserie… secteurs particuliers à suivre lors de la prochaine campagne photographique de l’observatoire paysager, notamment en ce qui concerne le développement de la végétation mise en place. NB • Les stations photographiques n° 6 et 7 concernant le passage aux abords du château de la Roche avec le rétablissement du PGF. Cet ouvrage mixte reçoit désormais un bardage bois qui entrave les longues perspectives vers la vallée de la Boivre et les vues plus proches vers le Bois de la Queue de Renard et le centre équestre de la Gouraudière. Faut-il maintenir ces stations ? • La station n° 002 n’a pu être reconduite car les travaux de fenaison sur la parcelle la rendait inaccessible. Future connexion piétonne en travaux Terres remaniées restituées à l’agriculture Prochaine campagne photographique Suivre également la finalisation de la liaison piétonne plateau de la Fenêtre (avec la réalisation du belvédère) / GR des Trois Batailles de Poitiers au niveau de la Boivre et la réoccupation des terres remaniées par l’agriculture au niveau de la Geoffronnière / La Menuiserie et des Courlis. Le développement de la végétation au niveau des aménagements paysagers réalisés ou en cours de réalisation devrait permettre à terme d’estomper, au moins par endroits, l’impact visuel de la ligne. Certains secteurs agricoles du site 4, plus ou moins éloignés de la LGV, font l’objet d’un suivi dans le cadre du volet foncier de l’observatoire environnemental. Dans cet Observatoire Photographique Paysager du site 4, les trois communes sont concernées : Biard, Vouneuil-sous-Biard et Fontaine-le-Comte. Certaines stations photographiques y sont positionnées mais ne présentent pas à cette échelle de temps, de modification nette du paysage. Leur suivi permettra d’identifier, lors de la prochaine campagne, les impacts potentiels de la LGV sur le foncier.
  7. 7. Site 5 : observatoire photographique des paysages - campagne de l’été 2016 Le chantier de construction de la LGV est terminé, tous les ouvrages de rétablissement routier sont en service et les rames d’essai circulent. Le saut-de-mouton situé entre la route départementale 611 et le franchissement du vallon boisé de la Rune constitue l’élément technique principal sur ce site 5. Ce nœud ferroviaire a nécessité d’importantes emprises temporaires pendant les travaux (espaces de travail et aires de dépôts de matériaux) ; elles sont en grande partie restituées à des fins agricoles (Les Barberies, La Maison Blanche, Le Chêne Sapin). Tous les lieux habités (lotissement du Censis, hameaux de Cossy, de la Petite Foy et de Chevrillère) ont fait l’objet de protections acoustiques sous forme de merlons végétalisés, voire localement d’écrans (hameau de Cossy). Plusieurs autres hameaux semblent délaissés ou en ruine. L’installation des équipements ferroviaires métalliques (mâts de caténaires, glissières de sécurité, pylônes...) renforcent la présence de la LGV, particulièrement dans les contextes paysagers ruraux de petites dimensions ou dans des cadres boisés en introduisant un vocabulaire "industriel". Merlon implanté au droit des habitations de Cossy Ouest (station n°3 abandonnée)
  8. 8. Il faut quelques années pour que la végétation implantée face véritablement effet. Plantations au droit du hameau de Cossy Végétalisation à l’intérieur des emprises à la Rune : reconduite de la station n°14 Au niveau du franchissement du boisement de la Pommeraie et du vallon de la Rune, un merlon interne aux entrecroisements a été monté et planté au niveau de Tombérard afin d'amplifier les filtres végétaux dans ce talweg boisé de la Pommeraie / la Rune. Là aussi, le temps et le développement des végétaux attesteront de leur efficacité paysagère. NB • La photographie de la station n° 3 était impossible du fait de la hauteur des maïs ; • La station 12 a été très légèrement décalée également par le champ de maïs ; • La station n°14 a pu être renouvelée car la clôture du chantier est supprimée. L’intérêt de cette reconduite se fait sur un secteur fortement sensible qui reçoit néanmoins d’importantes mesures paysagères ; • Les prises de vue des stations n° 16 et 007 ont été aussi très légèrement décalées car les plantes pionnières obstruaient les visions. Le GR655 de Saint-Jacques-de-Compostelle a-t-il été rétabli et où ? Suivre ces différents points lors de la prochaine campagne photographique.
  9. 9. Site 8 : observatoire photographique des paysages - campagne de l’été 2016 Toutes les prestations techniques ferroviaires sont achevées. L’infrastructure toute neuve s’immisce dans ce paysage à la fois ouvert (plaine de Chauzai, vallée de Sauzé-Vaussais), bocager (environs de Chaunay et Plibou) et boisée (bois de Lignes et sommet du hortz de Montalembert). Les aménagements paysagers sont tous réalisés. Les prescriptions paysagères préconisées (abaissement du profil en long de la ligne, adoucissement des pentes des talus de terrassements) participent à une inscription acceptable de la LGV dans les secteurs de relief (franchissement de ruisseau comme celui de la Bouleure, pénétration dans le soulèvement géologique du hortz de Montalembert), comme dans les sections courantes. Les secteurs agricoles ouverts au Nord et au Sud présentent des visions rasantes plus lointaines mais la ligne reste relativement discrète. Ailleurs, les différentes masses végétales existantes atténuent l’impact visuel de la nouvelle voie ferrée. Les nouvelles plantations restitueront une partie de l’ambiance végétale des lieux traversés. L’installation des équipements ferroviaires métalliques (mâts de caténaires, glissières de sécurité, pylônes...) renforcent la présence de la LGV, particulièrement dans les contextes paysagers bocagers et boisés relativement fermés et de petites dimensions, mais également dans les secteurs plus ouverts en introduisant un vocabulaire "industriel". Les autres points paysagers sensibles de ce site 8 ont été traités : • la proximité du Logis de Chémerault classé Monument Historique ; • les protections acoustiques et paysagères des lieux proches de la ligne : ◦ abords de Cerné, de la Brousse / du Bois Servant dans la vallée de la Bouleure où les levées de terre sont complétées de murs-écrans acoustiques ; ◦ dans la vallée ouverte de Sauzé-Vaussais, où des linéaires d’écrans sont positionnés à l’approche des constructions de La plaine de Limage, ou de la ZI de Sauzé. Au Sud, le franchissement en PS des RD948 et 113 impacte les grandes perspectives de la vallée ouverte de Sauzé-Vaussais. Les alignements d’arbres initialement envisagés n’ont pas été plantés ? 1 2 1 - Esquisse paysagère (Atelier Bernard Lassus de 2011) extraite du Lot 08 2 - Simulation extraite du dossier d’étude d’impact – Présentation territoriale des impacts du projet et des mesures environnementales proposées (BKM 2006)
  10. 10. Photographie de la RD948 prise le 27 juillet 2016 Notons par ailleurs que l‘échelle du paysage est encore largement modifiée par l’implantation de six immenses éoliennes qui écrasent complètement le bocage de Plibou. NB • Sur la station n° 24, le développement de la végétation de premier plan et les plantations réalisées à proximité peuvent obliger un léger déplacement de la station photographique lors de la prochaine campagne de l’observatoire paysager ; • Certaines autres prises de vue peuvent également être ripées en fonction de la nature des cultures agricoles. Surveiller également l’évolution de la patine du temps sur les matériaux mis à nu dans le passage du hortz, lors de la prochaine campagne de l’observatoire paysager. Certains secteurs agricoles du site 8, plus ou moins éloignés de la LGV, font l’objet d’un suivi dans le cadre du volet foncier de l’observatoire environnemental. Dans cet Observatoire Photographique Paysager du site 8, quatre communes sont concernées : Chaunay, Pliboux, Limalonges et Sauzé-Vaussais. Certaines stations photographiques y sont positionnées mais ne présentent pas à cette échelle de temps, de modification nette du paysage. Leur suivi permettra d’identifier, lors de la prochaine campagne, les impacts potentiels de la LGV sur le foncier.
  11. 11. Site 10 : observatoire photographique des paysages - campagne de l’été 2016 La ligne ferroviaire est achevée et les trains entament les essais. Les importants terrassements techniques dans les reliefs marqués restent un peu voyants particulièrement dans certaines zones où les co-visibilités sont plus fortes. Pour exemples : • les zones de déblais des Champs Foucaud, des coteaux de Villognon (base-travaux), de la butte de la Grande Faye, des coteaux calcaires de Saint-Genis d'Hiersac / Marsac. Le faible et lent développement des strates herbacées n’a pas encore façonné la patine du temps ; • certains grands remblais dont celui d'Asnières-sur-Nouère au niveau du hameau de l'Houme… où un enherbement atténue l’aspect mais où l’intégralité des prestations paysagères envisagées n’est pas réalisée. Certains déblais bien en vue auraient mérité un enherbement approprié (déblais de Champs Foucaud et de la base-travaux de Villognon) L’immense remblai en proximité du hameau de l’Houme n’a pas fait l’objet des plantations envisagées pour en atténuer son impact visuel (extrait du plan de plantations (lot 11) et constat sur le terrain (été 2016) Les deux ouvrages en viaduc sur la Charente (commune de Luxé pour l’ouvrage Nord, les communes de Vouharte / Bignac / Saint-Genis d'Hiersac pour le secteur Sud des méandres) s'insèrent différemment mais correctement dans les prairies basses et humides • de la RD739, légèrement dominante sur la vallée, les perspectives visuelles sont intéressantes et le viaduc un élément architectural remarqué entre les vallonnements du relief ; • en partie Sud, l'ouvrage beaucoup plus bas se situe dans un cadre et une densité végétale qui rendent l’insertion du viaduc relativement discrète même en période hivernale. Partout ailleurs, les mouvements de terre pratiqués à l'extérieur des emprises se raccordent bien aux
  12. 12. courbes de niveaux des terrains naturels adjacents : Roussillon / Bois Foucaud, le Croupion à Luxé, la Brangerie à Villognon, le Chardouteau sur Saint-Genis d'Hiersac...) ou servent de vallonnements acoustiques et paysagers dans les secteurs où le bâti est proche : les Accourants, le Breuil, Puyravaud... Importants modelés de sols aux abords du lotissement des Accourants (Luxé) et au Breuil (Vouharte) Les co-visibilités entre les édifices classés ou inscrits (église de Villognon classée MH, église de Xambes inscrite à l’inventaire des MH, dolmen de Luxé classé MH) s’avèrent bien étudiées et donneront un résultat encore plus satisfaisant après le développement des structures végétales implantées en intermédiaire. Les terrassements réalisés entre la LGV et les MH entravent les co-visibilités (Villognon, Coulonges) L’installation des équipements ferroviaires métalliques (mâts de caténaires, glissières de sécurité, pylônes...) signalent, presque partout, fortement la présence de la LGV. Les inter-relations visuelles que la LGV entretient avec le grand paysage sont en phase d’être assimilées tant au niveau de l'occupation des terres agricoles ouvertes (la Tranche, les Vauzelles, les Varennes sur la commune de Charmé, les Prés Pernin, le Champ Redon sur Luxé, la Brangerie, la Sablade, le Grand Géant sur Villognon et Xambes, la Grande Faye, les Brousses sur Vouharte...) que dans les transversalités des vallonnements petits et grands (vallée du Bief, les deux traversées de la Charente, la Brangerie...). L’important panel des structures végétales mis en place devrait aussi contribuer à une accélération plus rapide de l’insertion de cette nouvelle infrastructure ferroviaire. Les mutations urbanistiques ne sont pas encore sensibles mais certaines évolutions semblent se dessiner : abords du lotissement résidentiel des Accourants, hameau des Galeries, hameau du Breuil... NB • Pour la station n° 27, un nouveau point de prise de vue plus pertinent sur les champs remodelés sera à rechercher lors de la prochaine campagne photographique.
  13. 13. Surveiller toutefois les secteurs notés comme sensibles en matière de grand paysage, de patrimoine, de proximité d’habitats… lors de la prochaine campagne photographique. Certains secteurs agricoles du site 10, plus ou moins éloignés de la LGV, font l’objet d’un suivi dans le cadre du volet foncier de l’observatoire environnemental. Dans cet Observatoire Photographique Paysager, toutes les communes du site 10 sont concernées. Certaines stations photographiques y sont positionnées mais ne présentent pas à cette échelle de temps, de modification nette du paysage. Leur suivi permettra d’identifier, lors de la prochaine campagne, les impacts potentiels de la LGV sur le foncier.
  14. 14. Site 11- Observatoire photographique des paysages - campagne de l’été 2016 Le site 11 est situé en périphérie Sud et Ouest d’Angoulême. Le tracé de la LGV suit dans ce secteur, un relief généralement peu accentué : plat aux environs d’Angoulême à légèrement vallonné, en zone rurale ou dans la vallée large de la Charente. Il est plus accentué au sud du site, notamment au niveau du passage de la Boëme. En 2016, le chantier de la LGV y est terminé. - Les modelés de sols ont été végétalisés. - Les plantations ont été réalisées. Si le développement des arbres ou arbustes n’est pas encore perceptible et par endroits un peu difficile du fait de la sécheresse (environs de Ker-Lucia, station N°9), l’enherbement des talus de remblais donne un aspect plus régulier à l’ensemble du chantier (ex : Station N° 1 : Franchissement de la vallée de la Nouère et pont route «Rue Chevanon» :2015-2016) La végétalisation des talus de remblais, récente, n’est pas homogène sur l’ensemble du site. Par endroit, le développement d’une flore spontanée se développe et permet d’arrondir les lignes très anguleuses des terrassements. (Station N° 20 « Abords du lieu-dit Le Plessis et de la Z.I de Roullet-Saint-Estèphe » : 2015- 2016) - Les câbles ont été posés sur les caténaires, implantés en 2015 qui renforcent par endroits l’aspect industrialisé du paysage (cf ci-dessous station N°15« Franchissement de la RN10 ») - Les nouvelles infrastructures routières créées par endroits pour franchir la LGV ont reçu quelques touches finales qui les rendent très visibles dans un contexte paysager rural et végétalisé (peinture du sol, réfection de la couche de roulement ou élargissement de la voie …). 2013 2016 Station n°5 : Pont-route RD72 (vue générale 2013, 2016) Certaines stations proposées doivent être suivies tout particulièrement au cours de campagnes photographiques ultérieures afin de suivre l’évolution de paysages. Il s’agit notamment de stations situées : - en sites traversés par la LGV : site péri-urbains ou sites sensibles (vallées humides de la Nouëre, de la Charente et de la Boëme), - à proximité non immédiate de la LGV, en zones rurales. L’observatoire du paysage pourra sans doute permettre de suivre le développement de ces secteurs, non encore actuellement gagnés par la péri- urbanisation.
  15. 15. Les sites traversés par la LGV • zones péri-urbaines. Dans certains secteurs, où le paysage est complexe, où les lignes, les textures et les couleurs sont diverses, l’introduction de la LGV peut apporter une simplification du paysage C’est ce que l’on observe notamment lorsque les remblais de la ligne ferroviaire arrivent à masquer certains éléments qui introduisent une palette très diverse de lignes, de couleurs ou de textures. Les talus de remblais, une fois engazonnés créent une ligne horizontale qui s’impose par sa dimension linéaire, de couleur uniforme et qui masque les éléments disgracieux. C’est le cas de certains points photographiques situés en périphérie de ville ou à proximité de constructions telles que silos métalliques ou de béton : 2005 2016 Station N°15 « Franchissement de la RN10 » (2005 et 2016) La LGV marque visuellement par ses lignes horizontales (talus, ligne ferroviaire, câbles). Sa dimension monumentale et l’aspect uniforme de la couverture végétalisée apporte une simplification de la lecture du paysage. Seuls les caténaires, métalliques, mis en place en 2015 ou 2016 contrastent avec ces horizontales, rythment le paysage et renforcent le caractère urbanisé ou industriel de ce secteur. • vallées humides. ◦ en paysage initialement ouvert : le relief, quasiment plat permettait de laisser courir la vue. Le paysage était initialement dessiné par des lignes horizontales, parfois légèrement courbes. L’espace est désormais fermé par l’édification de talus de remblais. Les villages sur l’horizon constituaient des points d’appel qui attiraient le regard. Ils sont çà et là, remplacés par des ouvrages d’art ou les caténaires éléments nouveaux au vocabulaire très routier, qui contrastent par leurs couleurs, leurs textures ou leurs lignes au paysage environnant. 2012 2013 Station n°1 : Franchissement de la vallée de la Nouère et pont-route « rue Chavanon » (2012, 2013)
  16. 16. 2016 Station n°1 : Franchissement de la vallée de la Nouère et pont-route « rue Chavanon » (2016) • en paysage initialement fermé, intime : le relief vallonné ou boisé, ménageait un paysage de dimension restreinte, intime. Dans ce type de secteur, le passage de la LGV a souvent nécessité un déboisement provoquant l’ouverture du paysage. La ligne ferroviaire a introduit de nouvelles lignes, horizontales, très marquées, de grande échelle, voire d’échelle monumentale. Le caractère intimiste du lieu a disparu pour laisser place à un paysage ouvert aux lignes géométriques très dessinées et fortes. Les reboisements ou plantations en cours devraient à terme permettre de retourner cette situation. 2005 2016 Station n°2: Franchissement de la vallée de la Nouère depuis Jarrousson (2005, 2016) Les zones rurales, à proximité non immédiate de la LGV, non encore gagnées par la péri-urbanisation. Certains secteurs agricoles, plus ou moins éloignés de la LGV font l’objet d’un suivi dans le cadre du volet foncier de l’observatoire environnemental. Certaines stations photographiques y sont positionnées mais ne présentent pas à cette échelle de temps, de modification nette du paysage. Leur suivi permettra d’identifier les impacts potentiels de la LGV : Les Rocheraux (Station n°30) - La Raberie (2016), Les Courtes (Station n°31) 2. Espaces péri-urbains et espaces ruraux en vision lointaine Dans la mesure où sur ce secteur, le relief est d’une manière générale peu accentué, les terrassements sont peu prononcés dans l’ensemble. La LGV se distingue essentiellement par des contrastes de lignes, de couleurs (blanc des ouvrages bétons/vert contexte végétalisé) ou de textures (métallique/végétal) et par l’introduction de rythmes (rythme des caténaires verticaux) ou de lignes géométriques parfois fortes, dans un paysage rural aux contours plutôt souples.
  17. 17. 2013 2016 Station n°4 : Franchissement de la vallée de la Nouère (2013-2016 et zoom 2016)
  18. 18. Site 13: observatoire photographique des paysages - campagne de l’été 2016 Au niveau du site 13, la LGV traverse principalement les communes de Claix, Plassac-Rouffiac et Roullet Saint-estèphe. Les enjeux paysagers majeurs sont liés à la traversée d’importantes masses boisées, du vallon de Claix (secteur sensible d’un point de vue écologique et paysager), le passage à proximité de zones d’habitat (Hameau des Coffres) et à proximité de monuments classés (églises classées de Claix et de Plassac-Rouffiac).Le relief parfois assez vallonné et la sensibilité des certains secteurs (Claix) a nécessité la construction d’un viaduc, voir de terrassements importants (hameau des Coffres) Le chantier de la LGV est achevé. Le viaduc traversant le vallon de Claix a reçu ses équipements ferroviaires (caténaires, câbles). Les plantations à flanc de talus ont été réalisées. Les ouvrages de franchissement de la LGV sont terminés et adopte leur profil définitif (percée du bois de chez Veau, franchissement de la RD107) Aux abords du hameau des Coffres et de l’église de Plassac Rouffiac les talus de remblais de la LGV sont de dimensions importantes (longueur, hauteur), et effacent la vue pré-existante sur la vallée. Le mur anti- bruit placé le long de la LGV , bien que repeint d’une couleur neutre, marque fortement le paysage. Traversée de massifs boisés A certains endroits, la LGV traverse des massifs boisés (bois de Mellier, des Ingénieux, Beaurits, de Souplet et de chez Veau) et rompt les continuités écologiques qui pouvaient pré-exister, soit du fait de remblais importants (Station N° 13 « Hameau des Coffres », Station N° 20 « Percée dans le bois de Souplet »), soit du fait de profonds déblais (Station N°19 « Percée dans le bois de Chez Veau »). Les plantations effectuées en lisière de ces boisements présentent en général une reprise bonne à très bonne et semblent tirer profit de la proximité ombragée des massifs en place. Les ouvrages de franchissement réalisés dans ces secteurs notamment au Sud et au Nord du lieu-dit Les Coffres devraient permettre de rétablir un corridor écologique de part et d’autre de la LGV (Station N°19 « Percée dans le bois de Chez Veau »). Proximité de secteurs d’habitats, co-visibilité avec l’église de Plassac-Rouffiac Dans les secteurs habités, fortement bouleversés par l’introduction de la LGV, la poursuite des campagnes photographiques permettra de suivre d’une part l’évolution des masses végétales implantées et d’autre part, la dynamique qui amènera à recréer de nouveaux paysages. Il s’agit, en particulier de secteurs tels que: • - La proximité du vallon de Claix, et la co-visibilité avec l’église de Claix : Dans ce contexte rural et vallonné, en vision lointaine, le tablier de la LGV souligne la base des massifs boisés et s'intègre globalement à celles du relief. La transparence du viaduc et la végétalisation des talus de remblais diminuent très fortement l’impact visuel de l’ouvrage. Par contre, le rythme vertical, le contraste de matière et de couleurs renforcent la visibilité des caténaires et des piliers. Ces éléments appartiennent à vocabulaire plutôt "industriel" , témoin d’une certaine artificialisation du paysage.
  19. 19. 2013 2016 Station N°4 « Franchissement du vallon de Claix et co-visibilité avec l’église de Claix » (2013-2016 et 2016 zoom) En contexte rural très végétalisé et en vision lointaine, ce sont essentiellement les équipements métalliques qui sont visibles (caténaires, clôtures..). 2014 2016 Station N°14 : « Co-visibilité avec l’église classée de Plassac-Rouffiac »( 2014-2016) La mise en place de caténaires, le profilage très régulier des talus et la présence d'un ouvrage d'art introduisent un vocabulaire routier dans ce contexte rural. Des massifs de hauts jets (boisement existants ou à créer) peuvent jouer le rôle de masque visuel permettant d’atténuer cet impact.
  20. 20. • - La proximité du hameau des Coffres A proximité d’une zone d’habitat, l’impact peut-être d’autant plus fortement ressenti que le talus est important et proche des habitations. Station N°13 : « Hameau les Coffres » (2016) Le paysage perçu depuis le hameau des Coffres a été fortement modifié du fait de travaux de la construction d’un imposant talus qui obstrue la vue initiale. La hauteur du talus est accentuée par la présence d'un mur anti-bruit. Un nouveau paysage est créé. L’importance de l’aménagement paysager proposé sera majeur. Les plantations réalisées à flanc de talus devraient permettre de créer un nouveau paysage, aux lignes plus souples. Par ailleurs, il est à noter que dans d’autres secteurs, au paysage dégradé, l’introduction de la LGV a apporté une simplification du paysage. C’est le cas du paysage perçu depuis la carrière désaffectée de Claix. 2014 2016 Station N° 17 « Dépôt de terre dans la carrière désaffectée de Claix, coin Nord » (zoom 2014-2016) La carrière délaissée, visible en premier plan, confère à ce point de vue un aspect de friche industrielle. La LGV par le traitement soigné des talus et leur végétalisation apaise quelque peu la perception que l'on a de ce paysage.
  21. 21. Site 14: Observatoire photographique des paysages - campagne de l’été 2016 Le site 14 est situé dans un contexte très rural entre Angoulême et Bordeaux, à proximité du village de Deviat. Les principaux enjeux paysagers sont liés au relief parfois accentué. La présence de talwegs aux pentes fortes a nécessité d’importants terrassements, voire, par endroits, la construction de viaducs Dans les secteurs où le relief est le moins accentué, les modelages des terrassements et le régalage des terres végétales assurent globalement un bon raccordement aux courbes de niveaux des terrains environnants. L’enherbement des talus de remblais favorise leur bonne insertion paysagère. Les équipements métalliques (caténaires, câbles, clôtures) ont été implantés en 2015 et 2016. Ils sont actuellement nettement visibles dans ce contexte très rural. Le vieillissement des matériaux permettra peut- être, à terme, d’estomper cet effet. Les aménagements paysagers prévus ont été réalisées. Leur reprise est bonne dans l’ensemble. Dans certains secteurs sensibles (proximité de l’église de Poullignac) l’implantation de la ligne ferroviaire a fait l’objet d’une concertation avec l’Architecte des Bâtiments de France. Il est à préciser néanmoins, que si des efforts ont été effectués pour intégrer la LGV dans ce secteur, la présence d’une antenne-relais, très haute et très imposante, se remarque nettement. Il est à craindre que le développement des plantations envisagées ne permettent pas, même à long terme, de réaliser un masque suffisant pour occulter cet élément. A proximité de zones d’habitat, certains paysages, profondément marqués par le passage de la LGV devront faire l’objet d’un suivi particulier afin de vérifier si l’évolution des plantations réalisées permettent de minimiser l’impact visuel actuel. Il s’agit notamment de: - L’entrée de Déviat : Le passage de la LGV à proximité de Déviat, par la mise en place de talus de remblais a fortement bouleversé la perception de l’entrée de village et soulève la question de la co-visibilité avec les hameaux ruraux. Depuis la RD74, la vue sur le village est obstruée par les talus de remblais et par la présence de murs anti-bruits (rendus nécessaires par la proximité des habitations). Le point focal que constituait le village et son clocher est remplacé par celui créé par l'ouvrage de franchissement. 2016 Station N°1 « Franchissement de la RD74 » (2011,2013, 2016)
  22. 22. Les talus de part et d’autre de la route, les écrans acoustiques et les caténaires introduisent des lignes, des couleurs et des matériaux nouveaux : lignes géométriques et rythmes verticaux faisant référence à un vocabulaire urbain, voire industriel (obliques des talus, horizontales des murs anti-bruit, rythmes et verticalité des caténaires), matériaux métalliques.. Le clocher de l’église reste visible, au-dessus de la ligne ferroviaire mais sa ligne est désormais en concurrence avec celle des caténaires. - La Co-visibilité avec l’église de Pollignac : 2016 Station N°14 : « Co-visibilité avec l’église classée de Poullignac » (2009-2014-2016) Depuis ce point lointain les talus de la LGV masquent partiellement la vue sur les massifs boisés présents en arrière plan. La ligne de ces terrassements, bien que continue et très profilée, apparaît dans son ensemble, en cohérence avec les lignes dominantes horizontales du paysage. Seuls les murs anti-bruits et les caténaires, qui tranchent par leur couleur et leur texture avec les massifs boisés sombres, sont bien visibles et soulignent la présence de la LGV. Les aménagements ont été définis en concertation avec l’Architecte des Bâtiments de France. Le traitement paysager en place devrait, à terme, réduire l’inter-visibilité (mise en place d’une bande boisée au pied du talus, mise en place d’arbustes sur le déblai au niveau du franchissement par la RD 4). Permettra-t-il néanmoins de masquer l’antenne-relais implantée près de la ligne ferroviaire ?
  23. 23. Site 16: Observatoire photographique des paysages - campagne de l’été 2016 Au niveau du site 16, la LGV contourne la commune de Montguyon, et traverse des paysages agricoles et forestiers. Toutes les prestations techniques ferroviaires sont achevées. Les différents équipements tels que caténaires, clôtures, câbles sont posés. Les plantations sont réalisées. Leur récente implantation ne permet pas encore de saisir la qualité des masques visuels ou des aménagements préconisés, notamment dans les secteurs où le paysage a été profondément bouleversé (entrée de Montguyon) Les bases travaux non pérennes ont été démontées. Les sous-stations électriques sont achevées. On note l’importance (dimensionnement, impact visuel) de ces aménagements techniques qui, localement, ré-organisent complètement l'espace. Les matériaux métalliques y sont présents en nombre et contrastent avec l’environnement dans lequel ils sont inscrits. Toutefois, leur situation, souvent à l’abri des regards, souvent loin de tout axe de transport, voire en pleine forêt minimise leur impact visuel. Certains points photographiques ont été choisis dans des secteurs agricoles ayant fait l’objet de réaménagements fonciers. Ils ont vocation à tenter de suivre sur le long terme, l’impact de la LGV sur l’organisation et l’occupation du sol agraire. Certains secteurs, très sensibles d’un point de vue paysager, sont à suivre de manière particulière. Ils concernent: - le passage à proximité de zones d’habitats, la mise en place de masques et traitements paysagers : commune de Montguyon, de Clérac, villages ou hameaux, habitations diffuses - la traversée d’importantes surfaces boisées qui pose la question des continuités écologiques et paysagères. - le franchissement des vallées du Mouzon et de Lary (site Natura 2000) - Le passage à proximité de zones d’habitats, entrée de commune: L’entrée de certaines communes a été parfois fortement bouleversée par l’introduction de la LGV. Des éléments repères ont été supprimés. Des aménagements paysagers ont été créés qui produiront dans certains cas un nouveau paysage d’entrée communale (commune de Montguyon : Station N°2 « Franchissement de la RD730 »), dans d’autres cas, créeront un masque végétal en lien visuel avec le contexte environnemental (entrée de Clérac : Station N° 26 « Franchissement de la RD158 et RD 258E au nord de Clérac » et Station N°7 « Franchissement de la RD158 » ).
  24. 24. 2015 2016 Station N°2 « Franchissement de la RD730 » (2015-2016) Le paysage initialement agricole a fait place à un nouveau paysage au vocabulaire routier ou ferroviaire, voire industriel. Les plantations mises en place accompagnent la construction nouvelle plus qu'elles ne créent de lien avec les massifs boisés présents en fond de plan. Depuis ce point de vue, l’axe principal n’est plus la RD730 mais l’axe ferroviaire. Ceci étant, sa position en contre-bas et le développement des plantations de premier plan pourraient à terme, minimiser cet impact visuel. Un nouveau paysage, accompagnant l’axe ferroviaire va-t-il être créé ou le développement du massif planté permettra-t-il de re- créer une continuité visuelle avec les massifs présents en fond de plan ? - La traversée de massifs boisés, franchissement de la vallée du Lary Au niveau du franchissement du Lary, la traversée du massif boisé se fait par un viaduc. Une continuité tant visuelle qu’écologique est globalement préservée (Station N°4, Franchissement du ruisseau du Lary). Station N°4, Franchissement du ruisseau du Lary (2016) - La réorganisation du foncier agricole 2013-2016: Le suivi paysager de certaines exploitations ayant fait l’objet d’une réorganisation foncière montre l’évolution d’une parcelle initialement occupée par de la prairie aujourd’hui plantée de vigne (Station N°25 « réorganisation foncière de l’exploitation « La Bourdolle »).
  25. 25. Site 18: Observatoire photographique des paysages - campagne de l’été 2016 Le site N° 18 du marais de la Virvée se situe au Nord de Bordeaux, au niveau de la vallée de la Dordogne, entre les communes de Libourne et de Saint-André-de-Cubzac. Les aménagements ferroviaires sont terminés. Les aménagements paysagers sont en cours de réalisation. Les principaux enjeux sur ce site à suivre au cours des campagnes photographiques successives sont liés : - au jumelage de deux infrastructures de transport terrestre(A10 et LGV) au niveau du franchissement du coteau de Cubzac-les-Ponts , de la traversée du marais de la Virvée (zone N2000) et du franchissement de la Dordogne. - à l’approche de l’agglomération de Bordeaux par la zone péri-urbaine Nord -aux réorganisations foncières agricoles : dans ce secteur, certaines parcelles agricoles ont fait l’objet de réorganisations foncières. Le suivi de ce site se fait relativement à deux volets de l’observatoire environnemental de la LGVSEA : volet paysager et volet foncier. L’ambition étant d’être en capacité d’étudier l’évolution du parcellaire et de l’occupation des sols à proximité de la ligne. - Le jumelage d’infrastructures, le franchissement du coteau de Cubzac-les-Ponts et la traversée du marais sensible de la Virvée Station N°3 « Franchissement du coteau » (2016) La présence de la LGV souligne celle de l'A10. Depuis ce point de vue, lointain et en surplomb, on note que la végétation reprend progressivement ses droits. L’ouverture, notable en 2013, s’est en partie refermée. Visuellement, une continuité végétale, large et imposante, se reconstitue de part et d’autre de la LGV et de l’A10. La puissance de la masse végétale à proximité de la LGV et de l’A10 est telle, que sa continuité visuelle persiste même en étant traversée par les infrastructures de transport : la présence des infrastructures est forte mais n’isole pas visuellement pour autant les massifs les uns des autres. Au niveau du franchissement de la Dordogne, en vision de profil les deux infrastructures se superposent (Station N°10 « Franchissement de la Dordogne »).
  26. 26. Station N°10 « Franchissement de la Dordogne » (2016) Depuis ce point de vue, la LGV est partiellement masquée par les bosquets. Le viaduc apparaît par endroits, soulignant les lignes horizontales du paysage. Les caténaires quant à eux, sont très peu perceptibles. En vision de proximité, au niveau du coteau lui-même, le viaduc ferroviaire s'impose largement dans ce nouveau paysage. Les plantations sur le coteau sont réalisées. Le développement de la végétation à flanc de talus devrait apporter à terme un peu de flou sans pour autant réellement estomper la puissance de l’ouvrage. Station N°6 « Franchissement du coteau » (2016) - L’approche de l’agglomération de Bordeaux par la zone péri-urbaine Nord La traversée par la LGV de ce secteur péri-urbain a induit par endroits de profonds bouleversements : suppression de certains bâtiments, rupture affirmée du tissu urbain. Par endroits de nouveaux paysages sont créés, introduisant de nouvelles lignes géométriques (lignes des talus, des équipements ferroviaires, des plantations, des clôtures…). Station N°16 « Entrée Est de Cubzac-les-Ponts depuis la RD137 - vue sud » (2016) - Les réorganisations foncières et l’évolution de la couverture agricole La construction de la LGV ne semble pas avoir induit depuis 2013 de modification au niveau de l’occupation des sols agricoles, même après un changement de propriétaires. Tout au plus peut-on noter la mise en place d’un drainage superficiel (fossé) et l’agrandissement de certaines parcelles de maïs (Station N°12 « Marais de la Virvée depuis les coteaux » : 2013-2016). Ce secteur fait également l’objet d’un suivi dans le cadre du volet « foncier » de l’observatoire environnemental.
  27. 27. Site 19: Observatoire photographique des paysages - campagne de l’été 2016 Le site 19 se situe au nord de l’agglomération bordelaise, à proximité du Bec d’Ambarès-et-Lagrave. Il s’agit d’un secteur péri-urbain caractérisé par la densité de l’urbanisation et des infrastructures routières ou ferroviaires. Les travaux de la LGV sont terminés. Compte tenu du contexte urbain, l’espace réservé aux plantations est parfois très restreint. La proximité entre zones d’habitats et LGV, forte par endroits, rend certains secteurs difficiles à aménager. Des concertations sont engagées entre le concessionnaire, les riverains et la collectivité. Les aménagements paysagers ne sont de ce fait, pas encore tous réalisés. Dans ce secteur, les principaux enjeux sont majoritairement liés à l’impact de la construction de la LGV en zone urbaine. Les questions soulevées concernent notamment : - la densification d’infrastructures de transport terrestre (principalement A10 et LGV) - la traversée de zones péri-urbaines,voire urbaines et la re-composition de nouveaux espaces urbains - La densification d’infrastructures de transport en zone péri-urbaine et urbaine. Station N°4 « Franchissement de l’A10 » (2016) Les talus de la LGV occultent l'A10 initialement visible en fond de plan. L'implantation de la LGV ferme l'horizon mais harmonise quelque peu les lignes et les couleurs. Station N°5 « Franchissement de l’A10 » (2016) Le regard était initialement guidé par l'axe du cheminement vers le point de fuite, sur l'horizon. La faible largeur du cheminement, la proximité des plantations conféraient au paysage une dimension humaine. La construction de la LGV a totalement modifié cette perception. Un nouvel espace est créé du fait de la fermeture de l'horizon par le talus de remblai, la suppression du chemin, des arbres et arbustes. Le regard est désormais guidé par les lignes horizontales des infrastructures ferroviaires et autoroutières vers l'ouvrage d'art. Les pylônes, mâts d'éclairage et caténaires sont autant de lignes verticales en contraste avec les lignes horizontales des infrastructures. Le paysage est désormais très graphique, l'échelle est monumentale. Des aménagements paysagers prévus devraient apporter par endroits un peu de souplesse.
  28. 28. - La traversée de zones urbaines- Recomposition d’espaces urbains Station N°7 « Franchissement de la RN10 aux abords de Gausseland » (2016) Un nouveau paysage urbain a été créé: la façade ancienne, placée en point focal devient un élément majeur et appelle le regard. La présence de garde-corps métalliques créé une dualité visuelle avec le bâtiment. Il conviendrait de proposer la réalisation de plantations d'arbres complémentaires afin de masquer, voire d’effacer cette dualité. Station N°6 « Franchissement de la RN10 » (2016) De nouvelles lignes horizontales, très fortes, sont dessinées par le talus de remblai. Un nouveau paysage a été créé, qui guide le regard vers l'ouvrage visible en arrière plan Station N°9 « Abords de Michaelis » (2016) Un nouveau paysage a été créé, du fait de la suppression de bâtiments d'habitation. Les lignes verticales des caténaires régulièrement disposés appellent le regard et donnent à ce paysage à la fois une dimension monumentale et un caractère assez industriel. La plantation d'une ligne boisée devrait à terme minimiser cet impact et recréer un nouveau paysage.
  29. 29. Station N°13 « Abords de la gare Le Gorp » (2016) Le mur anti-bruit et les caténaires accentuent nettement la présence de la LGV dans ce contexte urbain. Les aménagements ferroviaires contrastent par leurs couleurs et les matériaux employés avec les pavillons présents sur la partie droite de l'axe routier. Les plantations réalisées sont aujourd’hui hors d'échelle par rapport aux aménagements ferroviaires.

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