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Street Art City in Lurcy-Lévis, Allier, France

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Lost in the middle of nowhere in Central France this ex-industrial wasteland of the French postal and telephone public company was bought by Gilles and Sylvie Iniesta in 2003 and they opened it up to street artists in 2016, and finally to the public in May 2017.

Unique in the world, it is becoming like all respectable vampires or werewolves, becoming the first non-urban permanent and sustainable center of Street Art and it is worth a detour if you are not too far, or even a trip if you are from more distant climes. The 128 bedrooms of this ex-training center are not yet open to the public, but they will be soon.

Street art is evanescent and here it is made to last longer than a couple of days or weeks. It is international and it is, first of all, a cry for freedom, freedom of expression, freedom of delivery and distribution to the public, freedom of thought and of creation.

This project is so attractive to these street artists that the owners have to choose, select, something that goes against the grain of street art but that will have to be managed "professionally" without falling down, into the abyss of politically, socially, culturally, artistically correct trendiness.

To be followed with interest and diligence. Get on your Internet and Google or Bling or whatever "Street Art City, Lurcy-Lévis" to have the latest news.

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Street Art City in Lurcy-Lévis, Allier, France

  1. 1. STREET ART CITY LURCY-LÉVIS, ALLIER, FRANCE UNFORGETTABLE - INOUBLIABLE Dr. Jacques COULARDEAU OLLIERGUES, AUGUST/AOÛT 25, 2017 (including 19 personal pictures)
  2. 2. STREET ART CITY – LURCY-LÉVIS – ALLIER – FRANCE – 2017 https://www.street-art-city.com/ Depuis mai 2017, un lieu mythique dont on avait entendu parler mais qu’on n’avait pas visité est né et s’est ouvert au public. Avant il n’était qu’en gestation sous la haute bienveillance de Gilles et Sylvie Iniesta qui ont acheté cette vieille friche industrielle à France Télécom en 2003. L’été 2017 est la première année que le site est ouvert tous les jours au public. Non, il n’y a pas des milliers de spectateurs ou visiteurs, mais la renommée internationale du site vient du fait qu’il a reçu depuis 2015 quelques nombreuses douzaines d’artistes graffeurs pour des résidences de création d’une semaine à trois semaines, tout offert, du matériel au gîte et au couvert, avec un contrat à la clé qui leur fait obligation de créer une œuvre sur les murs de la friche, et éventuellement de passer du mur à la toile et de laisser d’autres œuvres en exposition et donc en vente. Certaines œuvres sont reproduites en nombre limité soit en sérigraphie, soit en impression pour les visiteurs qui peuvent donc les acheter. En plus une exposition commentée des œuvres de Zeso qui passa dix ans en immigrant sans papiers donc illégal aux USA pour finir capturé par les services de l’immigration en 2016 à El Paso, puis détenu en prison pour une petite période et expulsé, déporté directement « back to France ». Ce n’était pas sous Trump, c’était sous Obama. Les Etats Unis ont de la suite dans les idées : exploitez les clandestins sans papiers le plus longtemps possibles, sans couverture santé, à des salaires de misère et dans des conditions de vie souvent assez médiocres pour ne pas dire déplorables, jusqu’à ce qu’une maille du filet soit plus étroite et vous rattrape le clandestin par les cheveux ou la queue, du diable bien sûr. Fin renard que vous avez été, vilain clandestin, il ne vous reste plus qu’à monter dans l’avion de déportation. Estimez-vous heureux de ne pas être menotté à votre siège.
  3. 3. Je dois dire qu’en 1970 j’avais été mieux traité puisqu’ils ont gardé mon dossier sous la pile pendant dix mois alors que j’avais un mauvais visé délivré par un bureaucrate au consulat des USA de Bordeaux, et puis m’ont donné, une fois mon contrat achevé, deux semaines pour partir à ma propre initiative. Cela est gentiment traumatique mais moins qu’une expulsion-déportation de force ou sanitaire, et donc entre deux flics ou un docteur et un infirmier. Pourquoi ces anecdotes ? Parce que ce centre est dédié aux artistes graffeurs, à ce que l’on appelle l’art urbain, le « street art » qui est un mouvement universel à l’heure actuel que certains disent être né aux USA dans les années 60, mais qui a eu des moments d’existence depuis fort longtemps (Pensez-donc à l’art du gaffiti en Mai 68 en France), en particulier sous la forme graffiti – Les graffitis existent depuis des époques reculées, dont certains exemples remontent à la Grèce antique ainsi qu'à l'Empire romain et peut aller de simples marques de griffures à des peintures de murs élaborées, et ces marques étaient utilisées par les maître constructeurs dans les églises romanes ou postérieures pour graver dans la pierre à l’intérieur ou à l’extérieur leur signature prouvant leur participation –, graffitis qui sont courants dans certains lieux publics isolés et réduits comme les pissotières à roulettes du fameux Topaze de Marcel Pagnol ou simplement de toutes les gares et autres lieux publics de nos villes, parfois même les simples arrêts de bus de nos villages, comme celui de Courpière dans le Puy de Dôme avec les brillantes inscriptions « Courpi Plage » et « All monsters are human ». Mais ici on parle d’abord et avant tout d’art, donc d’un travail riche et achevé, d’une facture qui varie de style et de sujet d’un artiste à l’autre et d’une œuvre à l’autre mais qui ont tous et toutes une même dimension : donner de la vie, de la couleur, du mouvement, de la forme et en plus de l’humour ou de l’engagement à un environnement le plus souvent désolé et désolant comme une friche industrielle, un mur urbain qui n’en finit pas
  4. 4. en hauteur ou en longueur. Les propriétaires, quand ils sont intelligents, en fait offrent leurs murs aux graffeurs comme la SNCF avec certains de ses murs de tranchées de sortie des gares parisiennes, ou comme Pierre Mauroy à Lille qui a offert des murs à des artistes plasticiens comme Majhoud Ben Bella. Et ce sont ces exemples que Gilles et Sylvie Iniesta ont décidé de suivre. Ils offrent leur friche industrielle à des artistes graffeurs qu’ils se doivent de sélectionner non sur leurs sujets mais sur leur qualité artistique car ils sont débordés de demandes du monde entier. C’est là une remarque nécessaire avant d’aller plus loin ; Sylvie Iniesta m’a affirmé que ce choix ne saurait se faire sur des critères de contenus, mais uniquement sur des critères de qualité artistique. Mais c’est justement un enjeu énorme car ce qui est de qualité pour X ne l’est probablement pas pour Y. J’imagine qu’à terme s’ils ne veulent pas en rester à des critères sous l’influence des médias artistiques, donc des hiérarchies artistiques en place, ils devront se doter d’un comité de sélection ouvert pour avoir une vraie palette de goûts et de perceptions pour guider leurs choix et donner à ces choix l’autorité nécessaire. Mais ils sont encore jeunes dans leur projet et celui-ci a encore le temps de grandir.
  5. 5. L’essentiel reste l’atmosphère créée par les propriétaires et leur personnel. Je ne dirai pas que c’est amical car ce n’est pas vraiment le mot qui convient, mais c’est convivial et dévoué. Il suffit de demander pour qu’un artiste présent sur le site soit offert au visiteur curieux pour une dédicace ou pour un entretien, une discussion, et ces artistes graffeurs ont un trait extrêmement propre à eux seuls : ils aiment le contact avec leur public car leurs œuvres sont faites pour être reçues par le simple public accidentel du passage dans la rue, de la visite impromptue. C’est en quelque sorte comme si le public les surprenait dans leur intimité artistique et qu’ils se serreraient un peu pour laisser un peu de place à ce visiteur, à ce curieux animal qu’on appelle le public informel. Et justement le public que j’ai rencontré est très informel car cet art ne demande pas, surtout pas, un canon de règles de lectures. On doit d’abord et avant tout se laisser aller à la réception pulsionnelle des œuvres. Car ce sont des œuvres. Et justement c’est sur cette idée que je voudrais continuer à développer le thème. Etant donné le principe même de ce lieu ouvert et clos à la fois d’une friche industrielle, votre visite à n’importe quelle heure et en site naturel ne pourra pas vous donner une vision avec éclairage constant et parfait. En effet en extérieur vous serez la victime consentante du soleil et donc de l’ombre, deux acteurs fondamentaux du spectacle. Ces œuvres justement doivent être reçues dans ces conditions environnementales variables et changeantes. Jamais vous n’aurez deux fois la même visite du fait de ces éclairages naturels changeants. Et si vous prenez le temps vous pourrez voir les mêmes œuvres sous deux éclairages naturels différents à deux ou trois heures de distance. Pour les œuvres en intérieur dans les bâtiments en friche les éclairages ne sont pas calculés et savamment mis en place, sauf partiellement dans les deux halls d’exposition. Là aussi en fonction de la lumière disponible dont la lumière naturelle vous aurez des réceptions très différentes. J’attends avec impatience l’ouverture de l’Hôtel 128 ou les 128 chambres des stagiaires de ce centre de formation seront redécorées chacune par un tagueur qui tous en feront une forêt de graffs, de styles, de peurs et de frayeurs, de joies et d’excitations qui devront toutes restées contenues mais qui vous arracheront des cris de surprise et d’émotion du fond du cœur jusqu’à la surface la plus extérieure de votre moi mental et cérébral. Certains dans le public ont une réponse entre quasi et franchement hormonale à ces défis de confrontation et de beauté, parfois d’anti-beauté qui n’est qu’une forme particulière de la beauté puisque les meilleurs monstres sont d’une beauté inexprimable en aucune langue de ce monde, comme dirait Bossuet qui parlait des ravages de la mort sur un cadavre.
  6. 6. Alors bonne visite et laissez-vous emporter dans des rêves plus ou moins humides et la production de cartes de France royale dans les draps de votre inconscient ou de votre érotisme mental. Et n’hésitez pas à rencontrer les artistes et à tomber amoureux, fous et folles si possibles, des artistes car leur art est fait pour la folie libidineuse des fantasmes les plus hirsutes et farfelus, cruels et exquis, forts comme une exsanguination maya ou une méditation bouddhiste. Vous vous perdrez ainsi dans les quatre éléments de votre environnement, l’air que vous respirez, l’eau que vous buvez (quand ce n’est pas du café ou du vin), la terre sur laquelle vous vous tenez et le feu qui vous réchauffe et qui toujours brûle en vous au plus profond, destructeur de la vie pour faire renaître cette vie même dans le cycle infernal de la naissance, de la vie, de la mort et de la renaissance, bref la « dukkha » Pāli que les esprit chagrins de l’Occident traduisent par « douleur » ou « souffrance », alors que c’est le cycle éternel de la naissance à la régénérescence après la croissance de la vie et la déliquescence de la mort. « Suffering » qu’ils disent les intellectuels anglo-saxons qui furent parmi les premiers à traduire ce concept alors qu’il s’agit de la « Salvation » sans cesse répétée, le « Salut » de la méditation humaine face à tout ce qui n’est comme ces œuvres d’art urbain évanescent, transitoire et nécessairement condamné à être régénéré par un autre artiste ou par un autre pinceau ou par une autre bombe d’une autre couleur. Sublime sacrifice crucifiant de l’œuvre ancienne au profit du miracle de la Seconde Venue résurrectante de l’œuvre nouvelle et comme La Polysémie de la Nouille dirait, « Jésus, en résurrectant . . ., c’était . . . pas un miracle, c’était une zombification ! »
  7. 7. Laissez-vous aller à cette douce méditation qui vous donnera peut-être un peu de nirvana, mais qui surtout vous fera rechercher en vous par vos propres moyens ce qui est la force imaginaire de la vie réelle confrontée au délire structurant de l’artiste qui mêle ses hormones, mentales ou non, à ses peintures et ses formes colorées. J’oserai dire que c’est à vous d’oser dénuder l’artiste qui ainsi s’offre sans retenue à votre concupiscence et à votre promiscuité visuelle. N’hésitez pas car ces artistes adorent ce viol oculaire par le public autant qu’ils redoutent l’invasion policière ou censurante de qui que ce soit, bien qu’ils en jouissent profondément et abondamment. La répression justifie leur art. L’art est une expérience sensuelle et franchement érotique et l’art des graffeurs l’est encore plus, car l’artiste ne sait que révéler ce qui est le plus profond en lui, et il ne cesse jamais de l’offrir à quiconque veut bien s’en saisir et le prendre pour le dévorer sur place de la façon la plus cannibale qui soit.
  8. 8. Tout cela pour dire que cet art des graffeurs et un art primordial, vital et existentiellement jouissif. Alors n’hésitez pas à vous laisser aller à cette jouissance qui doit toujours être multiple, diversifiée et plurielle. J’espère que les maîtres de cérémonie bientôt ouvriront ce centre à des évènements sons et lumière dans les cadres extérieurs et des descentes aux enfers dans les espaces intérieurs, avec des textes de création de poètes et auteurs vivants en résidence pour créer ces évènements. L’art des graffeurs est un art qui nous parle. Il doit trouver sa voix, son style poétique, son histoire et son suspens – Ce suspens devant l'incertain en quoi consiste la sensation des grandes œuvres, celle des graffeurs pendant l’inouïe conception de leur révélation d’apocalypse, celle des nocturnes artilleurs en bombes de couleur à l'heure où ils voient que l’aube suivante sera celle de la gloire ou du pilori. (Comme aurait pu dire Valéry, Variété IV, 1938, p. 135.) – dans la voix d’un auteur- lecteur ou auteur-acteur, auteur-récitant d’une façon ou d’une autre, avec musique vivante ou enregistrée et des éclairages qui rendent fantastiques les espaces ainsi animées. Dr Jacques COULARDEAU
  9. 9. ENGLISH PRESENTATION https://www.street-art-city.com/ Since May 2017 Street Art has a permanent and sustainable capital in the world. It is in Lurcy-Lévis in Allier, France. Gilles and Sylvie Iniesta bought in 2003 what was an industrial wasteland from France Télécom, known today as Orange. It used to be a training center for the PTT public service, Post Office Telegraph and Telephone, as it was known before the telephone branch of the public company was privatize around 2000 by Lionel Jospin, the French Prime Minister at the time, because they dared go against some international negotiation bringing together all countries except the USA to answer the request of China: get one international standard for cell phones that could be open to innovation with time. Everyone from Europe to Japan was for a positive answer, except France Télécom that considered landlines should be privileged. We all know what happened then. And just a few years ago the postal service to which a bank system is attached was privatized too. 2003 was a crucial year in many ways in France since it was the year of the first serious reform of the French retiring system and retirement pensions. For Street Art it was still maybe a project and the project started coming out of the manger only in 2015 when the owners decided to open the industrial wasteland to street artists also known as graffiti artists from all over the world. That was the real birth of Street Art City, perfectly well named in English.
  10. 10. To go to Lurcy-Lévis is an adventure. It is on no major road at all. It is far from any major city indeed. And in Lurcy-Lévis it is one good kilometer away from the downtown area, which is rather a down-village area, in the middle of an agricultural area, surrounded by fields. You might even go around for a while because the signing is still very precarious. But you will be rewarded when you arrive there, at least five hundred yards off the road at the end of what is more a path than a highway. And the first surprise will be the friendliness of the “gatekeeper” and the second is that the parking lot is on the site itself, hence perfectly protected. The city should make an effort about public transportation since the closest city, Moulins, is on the major railroad from Clermont Ferrand to Paris and vice versa, hence on a well-connected public transportation route. But from Moulins to Lurcy-Lévis you have to look for buses, public buses or coaches, maybe, but the information is not readily available. When you arrive on the site you will regret one thing. Street artists and their fans are people who very often know how to squat where they go and it would be nice if they could just pitch a tent somewhere and thus spend the night and spend two days on the site because there is by far enough to do there for two days. But I guess that’s the engine of the site for a near future since that would enable evening events to be organized and particularly night events. That’s is of course a question of security and regulations. But that’s knick-knack and trifle in such a project.
  11. 11. Most of the outside surfaces of the main building and the five secondary buildings are already covered with murals, as well as the inside of the enclosing wall. You can see the works of more than forty-five artists and what is known as Hotel 128, the 128 rooms of the trainees, is not yet open. In some months or maybe a couple of years these 128 rooms will be entirely re-decorated one by one by one artist each, hence 128 artists, 128 works of art in the shape of the four walls of the room, plus the ceiling, and why not the floor, including the water closet and cupboards. That will be the masterpiece in the center though the size will be limited for each room whereas the buildings provide some tremendous heights here and there. Note the Bunker which was the bar and dance hall of the center to celebrate birthdays or whatever the trainees wanted, and in those old days (the center was closed in 1992) hazing that some may have called friendly hazing might have been a regular event. That bunker is decorated on the outside and the inside though the inside is far from being finished. All together this center has 22,000 square meters of wall surface with section reaching twelve or fifteen meters in height.
  12. 12. The main building provides the visitors with two exhibition halls, one for a special event dedicated to one artist, Zeso this year with a collection of paintings under the title of [deported] because it is his vision of the USA where he spent ten years as an illegal immigrant, an undocumented visitor but was seized, detained and deported in El Paso, Texas at the end of these ten years. He mainly lived and worked in New York and his vision of the green city is sure right in his way of looking at things, green being the color of dollar bills and money being the central activity of the city. We could discuss that but it is not fund²amentally wrong, if we reduce the city to people like the Trumps. The second exhibition hall is for works of artists who have spent some time on the site, have painted some sections of the walls and some works of theirs on canvas or paper, paintings, serigraph prints or plain prints are there for sale. Along with a bar providing some drinks and food for those who may stop for some time and longer than it takes for a Hyperloop to cross the field. You may then ask for an artist available on the site to sign one of these and have a chat with you. They love it because they are street artists and contact or communication with the public is fundamental, though they do not seem to like the people in blue that may interrupt their work when it is not sanctified by a permit of any type.
  13. 13. Who are the artists? The artists are coming from all over the world as I have already said. They spend one to three weeks on the site and by contract they are supposed to paint some sections of the walls, inside or outside and donate that work to the site for further exhibition in situ. Till the artist comes back and changes it, or till another artist comes by and covers it up with his own work. That happens and I can think of at least one wall whose picture from an older time is quite different. They have free access to the material they need to do their work, plus free meals and lodging. They do come from all over the world and some are from countries where murals are a national tradition in cities, murals painted with standard acrylic or other water-resistant paint. Some are coming from countries where that street art is using aerosol paints. The center tries to incite the latter to also work on canvas or some other transportable media because the visitors want to take along some token of their passage. That’s the contradiction of this street art. Up to the Renaissance art was essentially attached to a wall or a place. The main arts were up to the 15th century either attached to some building or residence, forts, chateaux and other such civil buildings, but mostly and mainly art was attached to churches: paintings, frescoes, tapestries, carvings (carved capitals for example), tombstones, sarcophagi, statues. There were also a lot of carvings outside churches like gargoyles or other high- reliefs on the outside walls. These could not be moved around of course. Art was attached to a place and the audience either came specially to see these works of art or they came for some religious service in what was some kind of shrine turned into a decorated case enhancing the service itself. The Renaissance invented the portrait, the paintings on canvas, large or small but most of them were the private property of some person who kept it in his or her home. They were not circulated among the wide public and even less people could have access to these works as compared to the works that were in churches. Photography changed this completely since the picture could be transported easily, due to its size, shown to anyone, even reproduced in many copies that could be offered or sold to anyone who wanted it. Street art is in fact a movement back to works of art attached to places and buildings, but on their outside surface mostly and visible by all from some open spaces. It was – and at times still is – unauthorized hence illegal, except when some intelligent owners give walls that are just naked to teams of street artists for them to do what they want. SNCF, the train company in France, has given some of the walls on the side of the station trenches out of Paris. Some other owners have dedicated some walls of theirs to the free expression of street artists, selected or not. In this Street Art City, we are in-between many options. The buildings are permanent but out of the way, far from cities, far from roads, etc. The project then is sustainable and definitely durable, but the public has to come to the site to see the works of art because they are not visible from any road or public vantage. That means
  14. 14. the public comes from afar, especially to visit the site and the owners have to make it sustainable by attracting as many visitors as possible. That means a lot of public relation, but for an audience that is mainly computer-literate, who have cell phones, smart phones, tablets, or whatever other machine of that type. Networks become essential for information to circulate and reach the people who may be interested. They also make a serious effort towards the press and television, and of course from all countries where the artists are coming from. One principle is essential and is repeated by the owners and also the artists: it is the total freedom of the artists to do what they want the way they want. The owners have reached such a level of success that they now have to choose or select the artists, as they say not on their ideas or contents, but only on their quality. That’s the normal growth pain any center of any sort has to face. The owners will soon have to set up a committee of some sort that will enable them to valorize their choices by some collective procedure, and even so they will have to be careful about who is sitting on this committee so that they do, not fall into the trap of following what is trendy here and there, because even in street art there are some rules, regulations, limits that are never written down but that dominate and control the minds of most people via the press specialized on the subject and the intellectual elite that decides what is good and what is bad, in fact what they find good or what they find bad. And the owners will have to find their inspiration in some vast universal form or vision that is not in any way connected to some western myths. It is by looking for the primordial roots of humanity, at least the primordial roots that have survived and have blossomed after the Ice Age, when the water started to rise up 120 meters, one hundred and twenty meters. The west has often tried to simplify things but there are some primordial forces that have to be rediscovered like Picasso and the artists of the first third of the twentieth century re-discovered African and Polynesian arts. We all share the air we breathe, the water we drink, the soil on which we stand and the fire that burns in us and gives us life, though this fire can be destructive, including in the command of the officer ordering a shooting squad to shoot the victim of such execution. In the same way we have to understand that our five senses are nothing if there is not in our brain a mind that analyses our sensual impulses and construct itself as well as our language along with this processing of our sensations. Is the mind the sixth sense, the meta sense that interprets what we feel in a way or another? The question is open though composers use their minds to compose music, street artists use their minds to construct and build forms, colors, and meaning, writers use their minds to control their hands, their pens, their keyboards, their emotions to write stories or poetry.
  15. 15. That’s the final wish I have. This Street Art City has to become the temple and sanctuary of the artistic mind of the artists, the people who come and visit and our age itself. AZs such these works looming up on the walls and haunting the industrial wasteland where they stand, sit or squat, have to find a way to get associated with text, with music, in the darkest darkness of the night with some lights burning here and there and animating the paintings. There is no end to such a dream and a project. They need to invite some writers and musicians who will produce in one week the work that will reverberate in the night for the live audience or in the exhibition hall as a recorded text and music, and a recorded show for the visitors in the daytime but in a dark room. The bunker could be such a performing and broadcasting hall. All that to say this site is probably unique in the world but it is also the first few steps on the road to something even grander and more inspiring than what we can imagine in our solitude, in this world of merchandising and standardizing. We need to reach the level of Global multifarious multiple inspiration that could be our real living Nirvana. Dr. Jacques COULARDEAU

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