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Les médias socionumériques : des espaces de construction d'une culture numérique pour les digital natives

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Résumé : Les médias socionumériques sont loin d'être homogènes. De Facebook à Twitter, de Linkedin à Tinder, etc. ils doivent être distingués selon les logiques d'action et de mise en visibilité qu'ils offrent (Stenger et Coutant, 2013).
Parmi les usagers de ces espaces, les jeunes rassemblés sous la métaphore des digital natives (Prensky, 2001) seraient porteurs d'une culture numérique qui leur serait propre. Est-ce que les digital natives développent une certaine pratique du numérique ou une culture spécifique ?

L'objectif de cette présentation est triple.Tout d'abord, il s'agit de montrer la diversité des médias socionumériques et des usages qui s'y développent. Un accent particulier sera mis sur l'analyse des modalités d'interaction et l'évolution des MS.
La réflexion portera ensuite sur la métaphore des digital natives qui, si elle est critiquable, présente l'intérêt de souligner une vraie problématique, celle de l'autonomisation des jeunes et de la socialisation au sein de groupes de pairs.
Enfin, un point particulier portera sur le type de culture numérique ainsi créé, distinguant des formes anthropologiques, d'une "pop culture" ou d'une culture lettrée (Le Crosnier, 2013). Nous verrons ainsi que la construction d'une e-réputation (Alloing, 2016) n'est pas prioritaire à l'inverse d'une exposition de soi pour socialisation (Granjon et Denouël, 2011).

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Les médias socionumériques : des espaces de construction d'une culture numérique pour les digital natives

  1. 1. Les médias socionumériques : des espaces de construction d'une culture numérique pour les digital natives Jean-Claude DOMENGET Elliadd, Université de Franche-Comté jcdomenget@gmail.com Document diffusable et modifiable sous licence copyleft - GFDL Colloque – Réseaux sociaux : les facettes du moi en émoi 17 novembre 2016 Mutualité Française Bourgogne Franche-Comté
  2. 2. Médias socionumériques et digital natives  Essor des médias socionumériques depuis 10 ans – De Facebook à Twitter, des forums privés à Tinder, il s'agit d'espaces loin d'être homogènes  Les jeunes (digital natives) seraient porteurs d'une culture propre – Problématique de l'autonomisation des jeunes et de la socialisation au sein de groupes de pairs  Quel type de culture numérique? − Distinction entre différentes formes culturelles − Une exposition de soi pour socialisation plus que la construction d'une e-réputation Domenget – Médias socionumériques et digital natives 2
  3. 3. Des médias socionumériques ? Domenget – Médias socionumériques et digital natives 3
  4. 4. Une terminologie à préciser  Un amalgame terminologique issu de l'essor du web 2.0 − Les réseaux sociaux sont des configurations d'acteurs (Mercklé, 2011) − Des médias sociaux / (a)sociaux?  « Ces médias sont sociaux parce que la nature même de ce qui les constitue est faite du répertoire des interactions entre tous ces êtres singuliers, membres des multitudes, qui construisent, ce faisant, l'organisation du social » (Proulx, Millette et Heaton, 2012, p. 4)  « Les médias sociaux peuvent être définis comme des services Internet : 1. dont le contenu est très largement produit par les internautes utilisateurs (principe UGC : user generated content), 2. qui regroupent des configurations sociotechniques très variées en termes de dynamique de participation (par intérêt, par amitié) et de visibilité (nature et finalité des données publiées en ligne) » (Stenger et Coutant, 2013, p. 115). − Les médias socionumériques Une dimension sociotechnique (double médiation du social et de la technique) Les caractéristiques du numérique (traces, calcul, etc.) Domenget – Médias socionumériques et digital natives 4
  5. 5. Des espaces hétérogènes Une diversité de plateformes − Les blogs − Les plateformes de microblogging (Twitter) − Les communautés en ligne (forums publics) − Les wikis (wikipédia) − Les sites de partage de contenus (You Tube, Flickr) − Les réseaux socionumériques ou social network sites (Facebook) − Les sites de réseautage (Linkedin) ou de rencontres (Meetic) − Etc. Les réseaux socionumériques sont définis comme des « services Internet permettant aux utilisateurs (1) de construire un profil public ou semi-public au sein d’un système, (2) de gérer une liste des utilisateurs avec lesquels ils partagent un lien, (3) de voir et naviguer sur leur liste de liens et sur ceux établis par les autres au sein du système (Boyd, Ellison, 2007) […] qui fondent leur attractivité essentiellement sur l’opportunité de retrouver ses « amis » et d’interagir avec eux par le biais de profils, listes de contacts et applications à travers une grande variété d’activités » (Stenger, Coutant, 2011, p. 11-13). Domenget – Médias socionumériques et digital natives 5
  6. 6. Les logiques d'action et de mise en visibilité Un mécanisme de prescription généralisée « Le système de prescription généralisée mis en place par Facebook est radicalement nouveau, car il organise un système de prescription entre amis et l'automatise à une échelle sans précédent » (Stenger, 2011, p. 131) Les médias socionumériques donnent lieu à des formes d'interactions et des régimes de visibilité complexes Notion de design de la visibilité (Cardon, 2008) Ex : Twitter du régime du « post-it » à celui du « phare » Des systèmes de recommandation plus ou moins bien adaptés Une recommandation basée sur des formes d'énonciation diverses (Domenget et Coutant, 2014) Ex : Linkedin, un système de recommandation basé sur des formes d'énonciation mettant en avant les connaissances potentielles ou des centres d'intérêt Domenget – Médias socionumériques et digital natives 6
  7. 7. La dynamique de participation en ligne Le digital Youth Project (Ito et al., 2010) − Principale étude nord-américaine sur les nouveaux médias et les jeunes, dirigée par Mizuko Ito (2005-2008) − Une distinction fondamentale entre 2 genres de participation en ligne : • Friendship-driven online participation • Interest-driven online participation « La participation axée sur l’amitié correspond à ce que la plupart des jeunes font en ligne : passer du temps avec leurs amis, s’amuser, flirter et se comparer par l’intermédiaire des sites sociaux comme MySpace ou Facebook. La participation axée sur les centres d’intérêt, elle, renvoie à des pratiques plus créatives ou plus technophiles, où les jeunes se connectent en ligne avec d’autres autour de passions ou d’intérêts partagés tels que les jeux ou la production créative » (Ito et al., 2008) Domenget – Médias socionumériques et digital natives 7
  8. 8. Une cartographie des médias socionumériques (Stenger et Coutant, 2011, 2013)  Une approche sociotechnique − Fondée sur les fonctionnalités (potentialités) offertes, les « affordances » des dispositifs − Basée sur les usages et l'appropriation, les « arts de faire », comment les usagers « font avec ». − Prise en compte des interactions et controverses dans le temps (rôle des usagers dans la co-construction des plateformes)  Deux axes : participation et visibilité − Participation (cf Ito et al., 2010) : participation conduite par amitié vs participation conduite par intérêt − Visibilité : une démarche de « présentation/publication de soi » (son quotidien, ses compétences, ses relations, ses goûts, etc.) vs une démarche de « publication de contenu » (partage/agrégation de données multimédias) Domenget – Médias socionumériques et digital natives 8
  9. 9. Domenget – Médias socionumériques et digital natives 9 Une cartographie des médias socionumériques (Stenger et Coutant, 2011, 2013; Domenget, 2016)
  10. 10. Une étude de cas : les formes d'interaction sur les médias socionumériques (Domenget, 2014)  Analyser les évolutions des architectures techniques et des formes d'interaction sociale prescrites par les dispositifs (Di Gangi et Wasco, 2009; Proulx, 2012) − Des systèmes de prescription généralisée mais des formes d'interaction sociale très différentes Ex : la présentation de soi peut s'inscrire dans une démarche de promotion de soi à vocation professionnelle (apparence d'un quasi-CV) ou non-professionnelle et orientée vers l'amitié (dans ce cas, il faut apparaître plus « cool ») (Stenger et Coutant, 2013, p. 114 et s.). − Comparaison de 4 dispositifs (Facebook, Twitter, Linkedin, forums privés) • Modèle dominant de la timeline et norme sociale de la prescription ordinaire • Plateformes de partage de contenus prescrivent un mélange d'informations personnelles et professionnelles • Des systèmes de recommandation dont les interactions sont cadrées par des algorithmes • Des dispositifs servant à maintenir un lien au sein de collectifs, rassemblés autour du partage du contenu Domenget – Médias socionumériques et digital natives 10
  11. 11. Domenget – Médias socionumériques et digital natives 11  Un flux de messages prescrivant à l'usager un engagement continu dans les relations crées via le dispositif  Ce modèle s'appuie sur la norme sociale de la prescription ordinaire, en multipliant les recommandations d'interactions (de « Paul » qui recommande ceci ou aime cela, à « Pierre » qui vous a cité).  Caractéristiques de l'architecture technique de Facebook : intégration aisée des contenus, plusieurs niveaux d’interaction.  Structurations des interactions = des relations d'amitié : badinage, traîner ensemble, nombreuses fonctionnalités pour agrandir son réseau, identité réelle des usagers. Architecture technique d'un compte Facebook Le modèle dominant de la timeline : l'exemple de Facebook
  12. 12. Des digital natives ? Domenget – Médias socionumériques et digital natives 12
  13. 13. Qui sont les « jeunes », les « adolescents »?  Différents points de vue (Cordier, 2015) − Le point de vue physiologique L'adolescence définie comme âge biologique et cognitif… Problème de la délimitation d'une tranche d'âge (12-15 ans) − Le point de vue sociologique " Une autonomie sans indépendance " (Galland, 2010) Relations avec les parents et surtout groupes de pairs / socialisation = le groupe de pairs exerce des pressions sur l'individu adolescent + circulation des connaissances, des références médiatiques fédératrices (Cf Pasquier, cultures lycéennes, tyrannie de la majorité, 2005) − Le point de vue scolaire " le métier d'élève " = comment l'élève intègre, au gré de son cursus scolaire, les " règles du jeu " (= comment l'élève se représente son rôle social). Domenget – Médias socionumériques et digital natives 13
  14. 14. « Digital natives vs digital immigrants »  D'une métaphore générationnelle à une référence culturelle – Référence à John Perry Barlow en 1996, dans sa Déclaration d'Indépendance du Cyberespace, qui a créée une peur / cette génération considérée comme "différente". "Vous êtes terrifiés par vos propres enfants, parce qu'ils sont natifs d'un monde où vous serez toujours des immigrants" – Et expansion par Marc Prensky, consultant américain en TICE, popularisation du néologisme « digital natives ». – Les digital natives, une génération qui n'a pas connu le monde sans internet, et serait, par là même radicalement, voire biologiquement, différentes des autres générations – Repris dans de nombreux discours de consultants ou universitaires Cf La Petite Poucette de Michel Serres (/ dextérité des jeunes avec leur pouce) – # Sue Bennett, inégalités fortes dans une même génération (Digital natives) (2012) Domenget – Médias socionumériques et digital natives 14
  15. 15. Les pratiques numériques des jeunes  « Grandir connectés » (Anne Cordier) − Les imaginaires de l'information et du numérique conditionnent les pratiques d'information et de communication des jeunes Ex : / Q : c'est un peu compliqué parfois de faire des recherches sur internet ? "Oh non, non, [...] Je ne vois pas qui peut dire que c'est dur, non, c'est pas dur, du tout" (p. 102). − Dépasser le mythe des digital natives pour lutter contre la (re)production des inégalités cognitives et sociales "Le problème, c'est que les profs ils considèrent qu'on doit connaître, et qu'on sait faire, parce que nous, on est "les Jeunes du XXIe siècle"" (Armelle) (p.104) − Accompagner les adolescents sur le chemin d'une autonomie informationnelle et d'un engagement citoyen sur et par les réseaux Émergence d'une conscience éthique / manipulation de l'image d'autrui, conscience du droit à l'image Domenget – Médias socionumériques et digital natives 15
  16. 16. Les pratiques numériques des jeunes  « C'est compliqué » (danah boyd) − « Pouvez-vous dire à ma mère que je ne fais rien de mal sur Internet? » − Une double injonction économique et sécuritaire qui réduit les moments de socialisation − Difficulté d'internet : « the context collapse » − Préserver un « entre-soi » et l'éphémère = contrôle sur sa vie privée « Les jeunes sont obsédés par leur vie privée. Ils veulent avoir le contrôle de leur vie sociale à tous les niveaux. Leur préoccupation majeure est de pouvoir se construire librement, sans avoir leurs parents sur le dos. Alors ils apprennent à maîtriser les paramètres de confidentialité des services qu’ils utilisent, même s’ils sont compliqués. Ou alors, ils les détournent en se créant des faux profils avec des pseudos. » − Les jeunes sont des internautes comme les autres « Toutes les conclusions auxquelles je parviens après mes recherches peuvent s'appliquer à d'autres catégories sociales qui ont une vie active sur Internet. Ce qui est différent pour eux est qu'ils se construisent une identité, avec bien plus de contraintes, et qu'ils recherchent une liberté qu'ils doivent conquérir face à plusieurs représentants de l'autorité, à la différence des adultes qui l'ont déjà obtenue. Ils utilisent pour ça d'une manière très inventive les outils numériques à leur disposition. Les adultes qui doivent subir des contraintes dans leur vie de tous les jours le font de la même manière. » Domenget – Médias socionumériques et digital natives 16
  17. 17. Une étude de cas : les jeunes et les RSN (Coutant, 2014)  La jeunesse : un moment identitaire central – L'adolescence comme moment d’ébullition identitaire (Kaufmann, 2004) – Négocier les normes mises en place par les générations précédentes – La construction identitaire passe par des « supports » (la consommation, les médias, les TIC, etc.)  La construction identitaire des jeunes sur les médias socionumériques – Un espace d'expression identitaire varié (échanges via messageries synchrones et asynchrones, construction d’intelligences collectives sur les forums, autopublication sur les blogs, jeux de mise en scène de soi sur les réseaux socionumériques, pratiques amateures de la photographie, de la vidéo ou de la narration – Les activités, matériau de la construction identitaire • Une fonction « d'affichage » = montrer ses goûts, valeurs, mode de vie, etc. (groupes, pages, photos, statut, infos restent les plus évidents). • Une fonction « miroir » (jeux de confrontation ou d’évaluation, commentaires, challenges et défis, classements). Domenget – Médias socionumériques et digital natives 17
  18. 18. Une culture numérique ? Domenget – Médias socionumériques et digital natives 18
  19. 19. Domenget – Médias socionumériques et digital natives 19  Ce sont les internautes et particulièrement les jeunes qui créent la culture numérique  Les acteurs (auteurs comme lecteurs) cultivent une logique de partage en utilisant les médias socionumériques  Vague du numérique // logique de l'éducation populaire = partir de ce que les gens savent et font pour permettre d'échanger, de renforcer les savoirs, et de découvrir les enjeux de citoyenneté  Utilisée par les jeunes pour acquérir leur autonomie dans l'écosystème numérique Culturenum : jeunesse, culture et éducation dans la vague numérique La culture numérique et les jeunes Culture numérique – 11 cours en ligne par Hervé Le Crosnier (U. de Caen)
  20. 20. La culture numérique, un terme flou  3 aspects de la culture pour préciser les champs de la culture numérique : − Une approche anthropologique (la culture issue des pratiques quotidiennes) − Une approche par la « pop culture » ou la « pop philosophie » (qui recueille l'écume des activités numériques) − Une approche par la culture lettrée (telle qu'elle émerge au sein du numérique, ou telle qu'elle est transformée par l'existence du numérique)  Un ensemble de questionnements − Quelle est la place des utopies, des discours et des mythes dans l'avènement d'une culture qui imprègne dorénavant notre vie quotidienne? − Comment intégrer les pratiques, l'humour, la réflexivité qui parcourent les réseaux et qui façonnent petit à petit les cultures numériques? − Penser la culture numérique peut-il se faire en dehors des enjeux économiques et des formes nouvelles de management qui ont accompagné le développement de nouvelles puissances issues directement du web ? Domenget – Médias socionumériques et digital natives 20
  21. 21. Une approche anthropologique  Histoire du numérique - discours, utopies portés par le numérique − Cf Fred Turner, l'informatique bascule d'un système oppressif (contrôle) à un outil de liberté (Hackers, logiciel libre, cyberespace) − La culture numérique est de l'ordre du discours autant que les réalisations techniques  Un humanisme numérique (Cf Doueihi) − Une « transformation culturelle induite par le numérique » − Amitié (nouvelle sociabilité numérique) et imaginaire numérique Domenget – Médias socionumériques et digital natives 21
  22. 22. Une approche par la « pop philosophie »  La « pop philosophie » – Internet comme amplificateur de la « pop culture » – Gilles Deleuze et Félix Guatarri : 1972 (L'anti- oedipe). Comment on fait pénétrer les pratiques populaires dans les champs de la recherche  Nous vivons dans un monde de symboles − Ex : Logos de marques mondialisées − Ex : Air Guitar, construction d'un système culturel − L'informatique est un métier du spectacle ( Cf Steve Ballmer, 30 ans de show médiatique) − Humour situationniste (Cf NSA Cloud Backup) − Culture participative (Relations fans / producteurs culturels) Domenget – Médias socionumériques et digital natives 22
  23. 23. Une approche par la culture lettrée  Lecture et livre numérique – On n'a jamais valorisé le travail du lecteur – Livre numérique # statut spécifique du livre  De nouvelles formes de lecture et d'écriture − Partage de la lecture (booktubing, logique de recommandation, démocratisation de l'écriture, UGC) − Plus de culture lettrée sans question posée du droit d'auteur − Pourtant, nouvelles formes culturelles de l'ordre du copier/coller = réfléchir à l'usage des œuvres transformatives (Cf la quadrature du net) Domenget – Médias socionumériques et digital natives 23
  24. 24. Une étude de cas : construire son e-réputation sur les médias socionumériques  Découverte des enjeux de l'e-réputation derrière les discours sociaux − Un module d'enseignement libre (MEL) ouvert à l'ensemble des étudiants de l'IUT Belfort-Montbéliard − Objectifs et compétences attendues : comprendre les spécificités des médias socionumériques, analyser les usages professionnels, découvrir les outils, etc. − Définition de l'e-réputation : Cf l'e-réputation en quelques mots − Tests : Cf Fiches pratiques − Tactiques de professionnels − Gestion de l'e-réputation des organisations − Gérer une situation de crise : Jeu d'influences − Du bad buzz au Community management Enquête sur les CM en France Domenget – Médias socionumériques et digital natives 24
  25. 25. Une étude de cas : construire son e-réputation sur les médias socionumériques  Divers ateliers de mise en pratique – Atelier n°1 : ma présence en ligne – Atelier n°2 : du bad buzz au CM  Retours des étudiants – Othilie, département Métiers du Multimédia et de l'Internet (MMI) : « Je suis sur Facebook, mais je me suis inscrite à ce MEL justement pour en savoir plus sur les autres médias sociaux, comprendre l’intérêt de chaque réseau et savoir comment les entreprises les utilisent, comment je les utiliserai dans le milieu professionnel. » – Hanifa, département Gestion Administrative et Commerciale des Organisations (GACO): « Je n’ai plus de profil Facebook parce que je n’en avais finalement pas beaucoup l’utilité. Mais j’ai choisi ce MEL pour en savoir plus sur les possibilités personnelles et professionnelles qu’offrent les médias sociaux. » Domenget – Médias socionumériques et digital natives 25
  26. 26. Conclusion Un écosystème − Étude de la culture numérique ne peut se faire sans s'intéresser au marché dans lequel les individus agissent − Le numérique n'est pas un outil, c'est un écosystème avec ses valeurs propres (entre utopie et concentration, entre échange mondial et compétition aggravée) La culture numérique − Un objectif d'élargir l'autonomie des individus − Apprécier les formes culturelles produites par le numérique − Résister aux tendances négatives (surveillance, traçage, concentration, etc.) Domenget – Médias socionumériques et digital natives 26
  27. 27. Merci de votre attention, vos questions ? Jean-Claude Domenget Laboratoire Elliadd, Université de Franche-Comté jcdomenget@gmail.com 27

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