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Synthèse sur la mobilité sociale

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Synthèse sur la mobilité sociale

  1. 1. La société française est-elle mobile ? Support : tables de mobilité de 2003 (manuel, pages 166-167) Les fils d'agriculteurs et d'artisans-commerçants-chefs d'entreprise (ACCE) ont rarement la même position sociale que celle de leur père. Les premiers deviennent majoritairement employés ou ouvriers (........%), puis professions intermédiaires (PI) ou cadres (........%) ; les seconds appartiennent, pour la plupart, au groupe des cadres et PI (46%) et, dans une moindre proportion, aux employés/ouvriers (.......%). Notons que les agriculteurs d'aujourd'hui se recrutent principalement chez les agriculteurs : ........% des agriculteurs en 2003 (actifs âgés de 40 à 59 ans) ont un père agriculteur. Vingt-neuf pour cent des ACCE ont un père ACCE (première position), d'où un recrutement plus diversifié. Les enfants issus du coeur des classes moyennes (ici : les fils de PI) connaissent des trajectoires diversifiés : un tiers occupent la même position sociale, 33% ont une mobilité ................. vers les cadres, et .......% une mobilité descendante vers le groupes des employés/ouvriers. Notons que les PI demeurent une catégorie d'accès aux classes ................., puisque ......% des PI actuels ont un père ouvrier. Quarante-trois pour cent des fils d'employés sont employés ou ouvriers – deux catégories sociales très proches. Ce taux de reproduction sociale est élevé, mais on doit souligner que un fils d'employé sur deux devient cadre ou profession intermédiaire : les enfants d'employés ont donc des possibilités d'ascension sociale. L'hérédité sociale est plus marquée chez les ouvriers : ............% des fils d'ouvriers sont employés ou ouvriers. Ceux qui connaissant « l'ascenseur social » deviennent des PI (23%, contre 24% pour l'ensemble de la population interrogée), et plus rarement des cadres (10% des fils d'ouvriers, contre 19% de la population interrogée). Notons que les actifs employés ou ouvriers ont, pour la plupart, un père ouvrier. Les cadres forment la PCS où l'on observe la plus forte immobilité sociale : 52% des fils de cadres sont eux-même cadres. Logiquement, ceux qui sont mobiles connaissent un « ..............» (ou « démotion sociale »), mais plutôt vers les PI (26%, soit ......... points de plus que l'ensemble). Seuls 15% des fils de cadres deviennent ouvrier ou employé, alors que ces derniers représentent ...........% de la population interrogée. Malgré le poids des déterminismes sociaux, facteur d'une forte hérédité sociale dans certaines catégories, on peut cependant conclure que la société française est relativement mobile. En effet, la table de recrutement de 2003 indique que les 34% des cadres actuels et ...........% des PÏ ont un père ouvrier ou employé : malgré les rigidités sociales, le jeu reste ouvert. Questions : ● Pourquoi les fils d'agriculteurs et d'ACCE sont-ils si mobiles ? ● Pourquoi observe-t-on une forte hérédité sociale chez les cadres et les ouvriers ? ● Pourquoi les fils d'employés sont-ils plus mobiles que les fils d'ouvriers ?
  2. 2. Correction La société française est-elle mobile ? Support : tables de mobilité de 2003 (manuel, pages 166-167) Les fils d'agriculteurs et d'artisans-commerçants-chefs d'entreprise (ACCE) ont rarement la même position sociale que celle de leur père. Les premiers deviennent majoritairement employés ou ouvriers (46%), puis professions intermédiaires (PI) ou cadres (26%) ; les seconds appartiennent, pour la plupart, au groupe des cadres et PI (46%) et, dans une moindre proportion, aux employés/ouvriers (33%). Notons que les agriculteurs d'aujourd'hui se recrutent principalement chez les agriculteurs : 88% des agriculteurs en 2003 (actifs âgés de 40 à 59 ans) ont un père agriculteur. Vingt -neuf pour cent des ACCE ont un père ACCE (première position), d'où un recrutement plus diversifié. Les enfants issus du coeur des classes moyennes (ici : les fils de PI) connaissent des trajectoires diversifiés : un tiers occupent la même position sociale, 33% ont une mobilité ascendante vers les cadres, et 26% une mobilité descendante vers le groupes des employés/ouvriers. Notons que les PI demeurent une catégorie d'accès aux classes moyennes, puisque 41% des PI actuels ont un père ouvrier. Quarante-trois pour cent des fils d'employés sont employés ou ouvriers – deux catégories sociales très proches. Ce taux de reproduction sociale est élevé, mais on doit souligner que un fils d'employé sur deux devient cadre ou profession intermédiaire : les enfants d'employés ont donc des possibilités d'ascension sociale. L'hérédité sociale est plus marquée chez les ouvriers : 58% des fils d'ouvriers sont employés ou ouvriers. Ceux qui connaissant « l'ascenseur social » deviennent des PI (23%, contre 24% pour l'ensemble de la population interrogée), et plus rarement des cadres (10% des fils d'ouvriers, contre 19% de la population interrogée). Notons que les actifs employés ou ouvriers ont, pour la plupart, un père ouvrier. Les cadres forment la PCS où l'on observe la plus forte immobilité sociale : 52% des fils de cadres sont eux-même cadres. Logiquement, ceux qui sont mobiles connaissent un « déclassement » (ou « démotion sociale »), mais plutôt vers les PI (26%, soit deux points de plus que l'ensemble). Seuls 15% des fils de cadres deviennent ouvrier ou employé, alors que ces derniers représentent 45% de la population interrogée. Malgré le poids des déterminismes sociaux, facteur d'une forte hérédité sociale dans certaines catégories, on peut cependant conclure que la société française est relativement mobile. En effet, la table de recrutement de 2003 indique que les 34% des cadres actuels et 52% des PÏ ont un père ouvrier ou employé : malgré les rigidités sociales, le jeu reste ouvert.

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