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Examen clinique en prothèse partielle

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Examen clinique en prothèse partielle

  1. 1. P R É S E N T É P A R : G A D R A A / D J A L I L 2015/2016 Examen clinique de l’édenté partiel ENCADRÉ PAR: PR BENTAHAR
  2. 2. 1 / I N T R O D U C T I O N : 2 / P R I S E D E C O N T A C T E T C O L L E C T E D E S I N F O R M A T I O N S 2 / 1 E N T R E T I E N 2 / 2 L ’ A N A M N È S E : 3 / E X A M E N C L I N I Q U E P R O P R E M E N T D I T : 3 / 1 E X A M E N E X O B U C C A L : A / E X A M E N D E F A C E : B / E X A M E N D E P R O F I L C / P A L P A T I O N S D / E X A M E N D E L ’ A T M 3 / 2 E X A M E N I N T E R M É D I A I R E : A / E X A M E N D E L ’ O U V E R T U R E B U C C A L E 3 / 3 E X A M E N E N D O B U C C A L 3 / 4 E X A M E N D E L ' O C C L U S I O N 4 / E X A M E N S C O M P L E M E N T A I R E S 4 / 1 E X A M E N S R A D I O G R A P H I Q U E S . 4 / 2 / A N A L Y S E D E S M O D È L E S D ’ É T U D E S . 5 / D I A G N O S T I C : 6 / P R O N O S T I C . 7 / C O C L U S I O N Le plan du travail
  3. 3. 1/ INTRODUCTION (9)  l’examen clinique en stomatologie comprend systématiquement un temps endobuccal, un temps exobuccal ou cervicofacial et un examen somatique général. Cet exposé vise à présenter une ligne de conduite méthodique, nécessaire pour diriger un examen clinique standard. Il n’aborde pas d’analyses plus fines propres aux différentes orientations de la spécialité (orthopédie dento - faciale, odontologie, chirurgie maxillo-faciale...).  Le but de l’examen clinique est de collecter les données qui vont aider à établir un diagnostic de tous les problèmes posés et de mettre en place un plan de traitement.
  4. 4. 2/ PRISE DE CONTACT ET COLLECTE DES INFORMATIONS  Lorsqu’un patient partiellement édenté consulte, il vient rechercher une ou plusieurs solutions à des problèmes fonctionnels, esthétiques et phonétiques. L’accueil et l’écoute de ce patient au cours d’un entretien constituent le premier stade de l’examen clinique. 2/1 Entretien (2)  Il s’agit tout d’abord du recueil de l’identité et de l’ensemble des coordonnées socioprofessionnelles du patient. – Nom, prénoms, adresse. – Sexe. Dès ce premier contact, il est intéressant de noter l’intensité des caractères sexuels secondaires, qui peuvent avoir un retentissement important des points de vue psychique et esthétique.
  5. 5.  – Âge (2) . Il s’agit de l’âge réel, mais aussi de l’âge physiologique et parfois mental. Ces deux derniers aspects vont permettre d’envisager les futures réactions tissulaires aux contraintes Prothétiques, mais aussi les possibilités d’adaptation psychique du patient. Un patient jeune a des exigences surtout d’ordre esthétique, alors qu’un patient âgé a des motivations essentiellement Fonctionnelles.  – Profession (2) : La condition sociale joue un rôle de premier plan dans les perspectives prothétiques. Certaines professions peuvent présenter des exigences particulières, phonétiques et/ou esthétiques (orateurs ;avocat, enseignant, comédien, chanteur, etc.). Il est aussi nécessaire de connaître les possibilités matérielles du patient, afin de lui proposer un plan de traitement adapté à son budget.
  6. 6.  2/2 L’ Anamnèse : Motif de la consultation : d’après Moulin [1], quatre cas de figures sont classiquement rencontrés en PPA :  un patient édenté partiel et non appareillé mais n’ayant jamais porté de prothèse auparavant ;  un patient souhaitant refaire sa prothèse et qui connaît donc les avantages et les inconvénients de la PPA ;  un patient mécontent de sa ou ses PPA existantes qui ne les a jamais intégrées et qui est donc « méfiant » ;.  un patient en voie d’être édenté partiellement et qu’il va donc falloir préparer à « l’idée » d’être édenté et de recevoir une PPA en remplacement des dents absentes. Souvent une sensation de « vieillissement » est profondément ancrée chez ce type de patient. En fonction de la prise en compte de ces motifs différents, le praticien doit adapter son discours et la future orientation de son plan de traitement.
  7. 7.  Antécédents généraux (2) : Certaines pathologies d’ordre général peuvent conduire à un pronostic moins favorable et qui peuvent interférer sur le traitement prothétique  Antécédents locaux (2) : Héréditaires :  Il est intéressant de savoir quel est ou a été l’état de la denture des parents directs ou des collatéraux, s’il y a eu des édentations, quels sentiments familiaux ont prévalu sur la nécessité de la réalisation de prothèses. Ces renseignements indiquent l’état d’esprit du patient vis-à- vis de la réalisation et de l’intégration plus ou moins facile de la future prothèse
  8. 8.  Personnels (2) : Il s’agit de connaître, plus que les dates, les motifs de l’édentation progressive ou massive, à savoir : pertes des dents par caries , parodontolyses , ou par des traumatismes , etc.
  9. 9. 3/EXAMEN CLINIQUE PROPREMENT DIT : 3/1 EXAMEN EXO BUCCAL : a/ Examen de face : (2) L’observation dans le plan frontal permet de déceler certaines asymétries du visage parmi les quelles nous pouvons noter :  Non-alignement des points ophryon, sous-nasal, labial supérieur, labial inférieur, pogonion, gnathion ;  Non-parallélisme des lignes bizygomatique, bigoniaque, bipupillaire ;  Absence d’orthogonalité entre la ligne ophryon-gnathion et la ligne bizygomatique.  Il convient ensuite d’apprécier la forme, le contour, la tonicité des tissus, la couleur des téguments et des cheveux, l’intensité des sillons nasogénien et labiomentonnier.
  10. 10.  b/ Examen de profil L’orientation générale (plat, bombé et convexe, concave) du profil est définie en premier lieu. La diminution de la dimension verticale peut être objectivée ainsi que des anomalies de rapport interarcades : – prochélie, prognathie, progénie ; – rétrochélie, rétrognathie, rétrogénie. Ces anomalies ont en effet des conséquences prothétiques à la fois fonctionnelles et esthétiques.
  11. 11.  c/ Palpations : La palpation des tissus cervicofaciaux est préconisée par de nombreux auteurs. Elle permet : – de définir la tonicité des tissus para prothétiques (lèvres et joues) ; – de révéler des sensibilités ou des douleurs des muscles du complexe cranio vertébral et masticateur.
  12. 12. *Muscle temporal (7) : Les faisceaux antérieurs, moyens et postérieurs sont facilement palpés à travers le cuir chevelu. Au cours de la fermeture, le praticien se place devant le patient, place ces deux mains au-dessus des arcades zygomatiques et demande au patient de serrer et desserrer les dents. CORROY, A.S ; HELFER, M. La palpation musculaire : un acte clinique essentiel pour le diagnostic des dysfonctions de l’appareil manducateur. Les cahiers de prothèse, n°151, septembre 2010.p15-22. Palpation Muscles masticateurs et cervicaux (7) :
  13. 13. *Muscle masséter (7) : Le praticien est devant le patient qui est invité à serrer les dents pour faire saillir le muscle, le pincement se fait en plaçant le pouce antérieurement et l'index sur le bord postérieur du Ramus, pour évaluer la tonicité et la présence ou absence de douleurs musculaires. CORROY, A.S ; HELFER, M. La palpation musculaire : un acte clinique essentiel pour le diagnostic des dysfonctions de l’appareil manducateur. Les cahiers de prothèse, n°151, septembre 2010.p15-22.
  14. 14. *Muscle ptérygoïdien latéral (7) : La palpation se fait à l’aide de l’index ou de l’auriculaire, par voie intra- buccale au niveau des insertions ptérygoïdiennes, en arrière de la tubérosité maxillaire. En fait, on palpe uniquement le faisceau inférieur du muscle. La palpation est facilitée par une ouverture buccale modérée (20mm) et une diduction du CORROY, A.S ; HELFER, M. La palpation musculaire : un acte clinique essentiel pour le diagnostic des dysfonctions de l’appareil manducateur. Les cahiers de prothèse, n°151, septembre 2010.p15-22.
  15. 15. *Muscle ptérygoïdien médian (7) : La palpation est externe : les doigts en crochets sous la face interne de l’angle goniaque tandis que le patient assis tête penchée en avant, bouche fermée, à ce niveau; les insertions basses du muscle sont très révélatrices des sensibilités tendineuses et
  16. 16. *Muscles cervicaux (7) : Les muscles douloureux sont essentiellement le trapèze, et plus rarement le sterno-cléido-mastoïdien. L’examen statique et dynamique du cou permet par ailleurs de dépister les anomalies de la statique rachidienne cervicale. CORROY, A.S ; HELFER, M. La palpation musculaire : un acte clinique essentiel pour le diagnostic des dysfonctions de l’appareil manducateur. Les cahiers de prothèse, n°151, septembre 2010.p15-22.
  17. 17. d/Examen de l’ATM :  Ils s’effectuent par palpations simultanées des territoires auriculo temporaux droit et gauche et sont associés avec une auscultation au stéthoscope. La présence de bruits articulaires révèle des pathologies différentes : – les craquements articulaires correspondent à une dysfonction ; – les crépitations correspondent à des altérations des surfaces articulaires ; ce sont des subluxations ou des luxations
  18. 18. 3/2 Examen intermédiaire :  A/ Examen de l’ouverture buccale (2) :  Amplitude :  L’ouverture maximale est évaluée à l’aide d’une règle graduée ,les valeurs normales moyennes retenues sont de 47 +/- 7mm (selon LACHARD).  - On parle de limitation si A< 35mm  -On parle d’hyperlaxité ligamentaire ou d’hypermobilité si A> 50mm http://www.iocclusion.com/blog/?p=1539
  19. 19. Trajet : L’orientation dans le plan sagittal du trajet d’ouverture revêt une importance certaine. La présence d’une latérodéviation du point interincisif mandibulaire signe l’existence d’un spasme musculaire du côté de la déviation. Ce spasme résulte, la plupart du temps, de troubles occlusaux dus à des déplacements dentaires non compensés. FABIEN, M. Traitement des dysfonctions cranio-mandibulaires : un carrefour multidisciplinaire. Lorraine : Université de lorraine. 245p. Th. Etat : Chir dent : 2013.
  20. 20. 3/3 EXAMEN ENDOBUCCAL (2)  Une première inspection de la cavité buccale renseigne sur le niveau de l’hygiène, la prédisposition aux lésions carieuses et la qualité des restaurations existantes. Une attention particulière doit être portée sur toutes les zones douloureuses et il peut être alors nécessaire de pratiquer des traitements d'urgence afin de soulager le patient .  Hygiène buccale (2) La quantité de plaque dentaire et de tartre est appréciée, de façon à prévoir la mise en œuvre d’un traitement initial qui motive le patient à une hygiène buccale favorable au traitement prothétique. De nombreux auteurs ont mis en évidence, chez l’édenté partiel, une diminution significative des propriétés immunologiques de la salive, associée à une augmentation des micro-organismes, ce qui conduit à une augmentation de la plaque dentaire.
  21. 21.  La Salive La quantité et la qualité, plus ou moins fluide, de la salive sont ensuite évaluées, leur retentissement sur l’intégration prothétique n’étant pas négligeable. Elle assure la protection des surfaces muqueuses et intervient dans la rétention prothétique. La diminution du flux salivaire due à l’édentation peut être corrélée à la variation du pH.
  22. 22.  Ainsi, chez un édenté, le flux salivaire diminue et l’acidose augmente en fonction du volume et de l’encombrement prothétique. Ce dysfonctionnement du pouvoir excrétoire des glandes salivaires semble lié à l’irritation permanente occasionnée par la prothèse, ainsi qu’à la baisse de la stimulation glandulaire d’origine dentaire et musculaire. Ces modifications salivaires ont une répercussion sur la flore orale, la plaque dentaire et l’hygiène buccale de l’édenté partiel.
  23. 23. EXAMEN DENTAIRE (2) :  Elle est de trois ordres : occlusal, axial et cervical.  Morphologie occlusale : son étude fournit des renseignements sur l’histoire et l’évolution au cours du temps de la denture. La présence de zones dentaires abrasées témoigne de parafonctions occlusales qui ont progressivement modifié l’anatomie des dents . Les causes de ces modifications occlusales doivent être recherchées, afin de reconstruire une gouttière intercuspidienne correcte, ce qui facilite le montage des dents artificielles antagonistes
  24. 24.  Morphologie axiale : dans certains cas, elle est peu ou pas favorable à l’insertion de la prothèse, à la réalisation de crochets efficaces et non iatrogènes. Une refonte axiale des dents est alors nécessaire. Elle est soit partielle (coronoplastie), soit complète (couronne).  Morphologie cervicale : la région cervicale constitue une zone sensible aux agressions ; elle est normalement protégée par les bombés et les points de contact. Le décolletage assure un espacement des structures prothétiques vis-à-vis de l’anneau gingival ; cependant, les risques de lésion de l’hémipapille sont réels. En effet, la présence dans cette région d’un corps étranger, élément de la structure métallique prothétique, peut entraîner une agression permanente et provoquer des lésions gingivales et parodontales.
  25. 25. Il faut aussi détecter laprésence des lésions carieuses, pour éviter par exemple de mettre en place un taquet occlusal en regard d'une carie proximale. Une radiogphie de dépistage est indispensable. J.C .Davenport ; R.Basker ; J.Heath ; J Ralph Atlas de prothèse adjointe partiel
  26. 26.  La qualité des restaurations est évaluée pour déterminer la nécessité de les renouveler ou de poser l'indication d'un reconstitution par prothèse fixée pour optimiser la valeur mécanique d’ une dent Support de crochet (3) . J.C. Davenport • R.M. Basker • J.R. Heath • J.P. Ralph ATLAS DE PROTHESE ADJOINTE PARTIEL
  27. 27.  Après l'évaluation de la présence de plaque bactérienne et de tartre objectivant le niveau d'hygiène du patient, l’ appréciation des mobilités dentaires, de l'état inflammatoire et la mesure des poches éventuelles sont les premières investigations parodontales à pratiquer, complétées par l'étude des documents radiologiques ,elle permet d'apprécier le rapport couronne-racine, de détecter les lyses osseuses angulaires, caractéristiques des traumas occlusaux fréquents en cas d'édentements partiels et de poser le diagnostic d’une maladie parodontale. Examen du parodonte (3) : J.C. Davenport • R.M. Basker • J.R. Heath • J.P. Ralph ATLAS DE PROTHESE ADJOINTE PARTIEL
  28. 28. EXAMEN DES TISSUS DE REVETEMENT (6) L’appréciation de la qualité du revêtement muqueux est importante puisqu'elle détermine la nécessité ou non d'une préparation tissulaire.  La fibro-muqueuse :  Sur les crêtes édentées : - Une fibromuqueuse adhérante au plan osseux est favorable à la sustentation. - Une « crête flottante », non adhérente, peut nécessiter une correction (réadaptation tissulaire, intervention chirurgicale). - Une muqueuse trop fine est facilement blessée par la prothèse  Au palais - La dépressibilité tissulaire est variable : - Faible sur le raphé médian comparée à celle des crêtes, elle justifie la mise en place d'un protège-raphé ; - Généralement importante sur les zones de Schroder, elle explique que ces dernières sont inutiles à la sustentation et à la stabilisation.
  29. 29.  Donc en générale les zones à décharger sont (2) : – la papille rétro-incisive et les papilles bunoïdes ; – les zones de Schroeder.  STRUCTURES OSSEUSES : Ces surfaces osseuses sont divisées selon Pendleton (2) en : – zones d’appui primaire, essentiellement constituées par le sommet des crêtes édentées ; – zones d’appui secondaire, constituées des versants vestibulaires et linguaux des crêtes édentées. Leur valeur est variable suivant l’ancienneté des extractions, la chronologie des extractions, l’étendue des secteurs édentés.
  30. 30.  La palpation des structures osseuses, complétée par une radiographie panoramique met en évidence l’importance de la résorption osseuse  La présence de torus palatin ou mandibulaire va influencer la conception prothétique au même titre que la forme de la voûte palatine et la morphologie des crêtes (5 ) Jean SCHITTLY Estelle SCHITTLY Prothèse amovible partielle Clinique et laboratoire
  31. 31.  Des tubérosités hypertrophiées, présentant des contre-dépouilles ou empiétant sur l’espace dévolu aux dents doivent faire souvent l'objet de plasties chirurgicales . Jean SCHITTLY Estelle SCHITTLY Prothèse amovible partielle Clinique et laboratoire
  32. 32.  CRETES EDENTEES : (6) Régulières, hautes, larges, elles favorisent l'équilibre de la prothèse. Cependant, un volume excessif peut provoquer une gêne :  dans le sens vertical, il réduit l'espace prothétique ;  dans le plan horizontal, il constitue un obstacle à l'insertion (tubérosité exubérante, exostoses...). Ces situations, qu'il est plus facile d'observer sur les modèles d'étude, conduisent parfois à indiquer une correction chirurgicale.  Dans le plan frontal, la crête est en principe plus large dans la région des molaires, plus mince dans celle des prémolaires . Les versants sont plus ou moins inclinés, créant des surplombs, surtout au niveau des incisives maxillaires et des deuxièmes molaires mandibulaires. Au maxillaire, les versants vestibulaires sont plus profonds que les palatins ; à la mandibule, c’est l’inverse qui est observé.
  33. 33. Fig : La forme des crêtes ainsi que la dépressibité tissulaire doivent être évaluées visuellement et par palpation J.C. Davenport • R.M. Basker • J.R. Heath • J.P. Ralph ATLAS DE PROTHESE ADJOINTE PARTIEL
  34. 34.  EXAMEN DES TISSUS PARAPROTHETIQUES : Directement concernés par la prothèse, leur étude est nécessaire à ce stade de l’examen clinique. – Pour la langue, il faut noter : – le volume, macro- ou microglossie ; – la mobilité, lors des mouvements de protraction axiale, latérale gauche et droite ; – l’anatomie de son frein, court ou long, étroit ou large, etc ; – la présence éventuelle d’une ou plusieurs ulcérations en rapport avec des dents versées, fracturées ou abrasées ;
  35. 35.  Pour le plancher buccal, il faut : – examiner la qualité, la texture, la souplesse de la muqueuse ; – observer les ostia des canaux de Wharton, ainsi que la nature, l’aspect, la quantité de salive sécrétée – palper si possible les glandes salivaires sous- maxillaires et sublinguales, et éventuellement rechercher une tuméfaction ou une induration.
  36. 36.  Pour la face interne des joues et des lèvres, il faut : – observer les lésions muqueuses éventuelles (lichen, leucoplasie, perlèche) ; – observer les freins labiaux et jugaux, courts ou longs, fins ou étalés, simples ou dédoublés. – Pour la région du voile du palais, il faut : – noter sa limite avec le palais dur en repérant les papilles palatines ; – déterminer son orientation ; – repérer les insertions du ligament ptérygomandibulaire.
  37. 37. EXAMEN CLINIQUE DE L'OCCLUSION (5) :  Évaluation de la dimension verticale d’ occlusion : La dimension verticale d occlusion (DVO), ou la hauteur de l'étage inférieur de la face lorsque dents naturelles et prothétiques sont en occlusion d'intercuspidie maximale, est à définir en priorité puisque c'est la référence verticale de toute la reconstruction.  Lorsqu’il n’existe plus aucun couple de dents antagonistes, la DVO est a rétablir dans des conditions cliniques proches de celles pratiquées en prothèse complète amovible. C'est la prothèse provisoire fixée et/ou amovible qui, dans la majorité des cas valide les chois effectués.
  38. 38.  Lorsque la DVO est définie par ou plusieurs couple de dents antagoniste. il est indispensable d’évaluer si elle est correcte compatible avec l'esthétique et l'équilibre neuromusculaire ou bien au contraire, erronée : surévaluée ou sous-évaluée.  Compte ténu des phénomènes de compensation générés par les remaniements osseux et porodontaux. il est souvent difficile de diagnostiquer d’emblée une modification de la DVO (fig) , Jean SCHITTLY Estelle SCHITTLY Prothèse amovible partielle Clinique et laboratoire
  39. 39. Un certain nombre de signes objectifs permettent toutefois d’orienté l'appréciation :  affaissement de l'étage inférieur de la face :  perlèche commissurale ;  abrasions ou destructions coronaires, à mettre en balance avec régression compensatrice  version médiale des molaires isolées sur l'arcade :  absence de calage occlusal postérieur .
  40. 40.  migration vestibulaire des dents antérieur avec apparition , des diastèmes , c’est le cas en l'absence de dents cuspidés antagonistes Jean SCHITTLY Estelle SCHITTLY Prothèse amovible partielle Clinique et laboratoire
  41. 41.  OIM : a) occlusion statique : L examen endo-buccal du patient en occlusion d’intercuspidie maximale (OIM), complète par celui des moulages montes sur articulateur, conduit te praticien noté :  le nombre et la Situation sur les arcades des dents restantes en occlusion ;  pour évaluer la qualité de l’ OIM avec des contacts entre dents pluricuspidées répartis de part et d'autre de l’axe sagittal médian ou au contraire avec des contacts peu nombreux OU mal repartis .
  42. 42.  le nombre et la situation des dents restantes représentent un potentiel intéressant sur le plan biomécanique pour influencer la conception prothétique et les séquences techniques de réalisation  Dés ce stade, si la PAP peut constituer une indication, il est possible de mettre en évidence un appui prothétique avec prédominance de la sollicitation proprioceptive desmodontale Jean SCHITTLY Estelle SCHITTLY Prothèse amovible partielle Clinique et laboratoire
  43. 43.  ou au contraire avec prédominance de la sollicitation extéroceptive Jean SCHITTLY Estelle SCHITTLY Prothèse amovible partielle Clinique et laboratoire
  44. 44.  B)propulsion : guidage antérieur . Dans les mêmes conditions, l'observation des mouvements mandibulaires en propulsion permet de noter : - si la propulsion est prise en charge par des dents naturelles ; - le nombre et la valeur parodontale des dents naturelles participant au guidage en propulsion (fig). Jean SCHITTLY Estelle SCHITTLY Prothèse amovible partielle Clinique et laboratoire
  45. 45. - des interférences crées par des dents pluricuspidées, constituant un guidage postérieur de la mandibule Jean SCHITTLY Estelle SCHITTLY Prothèse amovible partielle Clinique et laboratoire
  46. 46. - un surplomb horizontal (over/jet ) défavorable au guidage antérieur Jean SCHITTLY Estelle SCHITTLY Prothèse amovible partielle Clinique et laboratoire
  47. 47. - la valeur du recouvrement vertical (overbite) . Jean SCHITTLY Estelle SCHITTLY Prothèse amovible partielle Clinique et laboratoire
  48. 48.  C)Diductions : types de guidage de la mandibule : Les mouvements de Diductions a droite puis a gauche donnent Les informations concernant l'existence d’une fonction canine avec désocclusion immédiate des groupes cuspidés . Jean SCHITTLY Estelle SCHITTLY Prothèse amovible partielle Clinique et laboratoire
  49. 49.  l'existence d’une fonction groupe et de son étendue . Jean SCHITTLY Estelle SCHITTLY Prothèse amovible partielle Clinique et laboratoire
  50. 50.  la mise en évidence de guidages au côte non Travaillant Jean SCHITTLY Estelle SCHITTLY Prothèse amovible partielle Clinique et laboratoire
  51. 51. EXAMENS COMPLEMENTAIRES (2)  EXAMENS RADIOGRAPHIQUES : Ils sont nécessaires dans l’aide au diagnostic et dans l’optique des traitements préprothétiques. Ils permettent de mieux évaluer la qualité du tissu osseux, son niveau autour des dents résiduelles et la valeur extrinsèque et intrinsèque de celles-ci .  En PPA, il s’agit essentiellement : – de radiographies rétroalvéolaires des dents présentes et des restes radiculaires ; – d’un orthopantomogramme ; – d’un scanner lorsque l’on envisage d’associer l’implantologie à la PPA afin de traiter un édentement complexe .
  52. 52.  Ces examens assurent la détection : – de dents incluses, de dents surnuméraires, de fragments radiculaires ; – de caries, d’obturations et de reconstitutions coronaires débordantes ; – de traitements endodontiques défectueux ; – de lésions périapicales, de kystes ; – d’une lyse osseuse ; – de lésions osseuses, d’origine parodontale, traumatique ou tumorale.
  53. 53.  ANALYSE DES MODÈLES D’ÉTUDES : Les modèles d’études sont primordiaux pour une bonne lecture du plan de traitement et dans le dialogue entre le praticien et le patient d’une part et le praticien et le prothésiste d’autre part.  Analyse occlusale statique L’observation attentive des moulages précise : – la répartition des secteurs édentés ; – les malpositions dentaires qui doivent être corrigées ; – l’orientation et les perturbations du plan d’occlusion : courbe de Spee dans le plan sagittal et courbe de Wilson dans le plan frontal ;
  54. 54. – les rapports occlusaux en intercuspidation et les espaces disponibles pour le positionnement des structures du châssis métallique tels que les appuis occlusaux, les barres cingulaires et coronaires. De plus, cette étude des modèles permet au patient, avec l’aide du praticien, de prendre conscience de façon objective des perturbations de sa denture, et d’envisager les différents temps du traitement qui doivent précéder l’élaboration de la prothèse adjointe partielle.
  55. 55.  Analyse au paralléliseur : Le paralléliseur est un instrument d’analyse indispensable dans le but d’établir un plan de traitement en PPA (fig). Il met en évidence le parallélisme ou la divergence des éléments en présence, qu’ils soient dentaires ou ostéomuqueux. Il permet de réaliser le parallélisme des surfaces de guidage, l’équilibre des zones de rétention ainsi que d’optimiser l’esthétique de la future prothèse avec le minimum de préparations coronaires .
  56. 56.  Avec le temps et l’expérience, il est également possible de réaliser sur ces modèles les tracés prospectifs des futures PPA.  Le but c’est de déterminer un axe d’insertion prothétique permettant le moins de modifications préprothétiques et prévisualiser les modifications à apporter (améloplastie, coronoplastie, extraction…). PIERE SANTONI La prothèse partielle amovible par image
  57. 57.  ANALYSE SUR ARTICULATEUR :  Les modèles sont montés sur articulateur semi- adaptable et leur analyse occlusale dans la relation inter arcade habituelle du patient précise un certain nombre de points : – modification ou non du plan d’occlusion; – de supprimer les interférences dans les mouvements de latéralité et de propulsion ;
  58. 58. – de corriger les perturbations plus ou moins importantes du plan d’occlusion dues aux migrations des dents. Tous les troubles occlusaux décelés en bouche et sur l’articulateur doivent être corrigés, soit par de simples meulages lorsqu’ils sont peu accusés, soit par la réalisation d’obturations ou de restaurations scellées lorsqu’ils sont plus importants. Dans certains cas rares, les acrifices d’une ou plusieurs dents peut être nécessaire. La réalisation de la prothèse adjointe partielle ne peut prétendre à elle seule changer les rapports intermaxillaires. S’il y a lieu de les modifier ,c’est au cours de l’établissement des objectifs de traitement qu’il faut le définir, pour déterminer les moyens qui sont nécessaires et qui doivent précéder l’élaboration prothétique
  59. 59. DIAGNOSTIC (2) : Le choix d’une restauration à l’aide d’une prothèse conjointe classique ou implantoportée, d’une prothèse adjointe partielle ou même d’une prothèse complète doit être posé . Plusieurs facteurs interviennent : – la topographie et l’étendue de l’édentement ; – la valeur parodontale des dents restantes ; – les motivations fonctionnelles et esthétiques du patient ; – la disponibilité et les possibilités financières du patient. Dans certains cas extrêmes, la valeur et la position des dents, la motivation du patient sont telles qu’il n’est pas possible d’envisager
  60. 60.  Dans tous les cas où une solution de prothèse conjointe est possible cliniquement et acceptée par le patient, elle doit être réalisée, car c’est la solution de choix des points de vue biomécanique, fonctionnel, esthétique et psychologique . Ainsi, la prothèse conjointe s’impose : – dans la majorité des édentements de classe III de faible étendue avec des dents à valeur parodontale élevée ; – dans les classes IV de faible étendue avec des dents d’indices parodontaux favorables ; – dans les classes I et II d’édentement pour lesquelles une solution implantaire est réalisable.
  61. 61.  Enfin, la prothèse adjointe partielle est indiquée dans tous les autres cas, parmi lesquels nous pouvons citer : – les classes I et II d’édentement pour lesquelles aucune solution implantaire n’est envisageable ; – les classes III de grande portée ou pour lesquelles le pronostic parodontal des dents supports est réservé ; – les classes III où l’espace prothétique est réduit avec des couronnes cliniques courtes ; – les classes IV pour lesquelles une solution de prothèse fixée n’est pas envisageable ; – les classes V et VI ; – les cas d’édentements avec une résorption importante des crêtes osseuses, nécessitant un comblement par une selle prothétique.
  62. 62. Pronostic  Il dépend de nombreux facteurs qui devront successivement être évalués : -état général, sante actuelle. -Attitude mentale du patient à l’égard de sa future prothèse. -aptitude réelle à intégrer une prothèse amovible, soit en raison de son âge, soit le plus souvent en raison de son adresse manuelle et de sa capacité de l’insérer et de la désinsérer sans crispation ni anxiété.
  63. 63. Conclusion : Le choix, la conception et la réalisation d’une prothèse adjointe partielle découlent d’un examen clinique qui doit être détaillé et exhaustif. Les étapes préprothétiques, souvent longues et multiples, doivent avoir pour objectif primordial la préparation des dents et des surfaces d’appui au support de la nouvelle prothèse. Le respect de ces impératifs, associé à des contrôles réguliers, assurera la conservation des structures dentaires et ostéomuqueuses, reculant la réévaluation prothétique
  64. 64. 1 / R Esclassan ;J Champion ;E Esclassan-Noirrit ,JJ Guyonnet Plan de traitement en prothèse partielle adjointe Encyclopédie Médico-Chirurgicale 23-310-E-10 2/ V Jardel , G Derrien Examen clinique de l’édenté partiel et indications thérapeutiques générales Encyclopédie Médico-Chirurgicale 23-265-A-10 3/ J.C .Davenport ; R.Basker ; J.Heath ; J Ralph Atlas de prothèse adjointe partiel 4 / P Mariani ; BE Preckel Examen clinique de l’édenté total Encyclopédie Médico-Chirurgicale 23-325-B-10 5/ Jean SCHITTLY Estelle SCHITTLY Prothèse amovible partielle Clinique et laboratoire
  65. 65.  6 / D.BUCH ; P . RENAULT ; prothèse partiel amovible au quotidien .  7/ CORROY, A.S ; HELFER, M. La palpation musculaire : un acte clinique essentiel pour le diagnostic des dysfonctions de l’appareil manducateur. Les cahiers de prothèse, n°151, septembre 2010.p15-22.  8/ PIERE SANTONI La prothèse partielle amovible .  9/ É Maladière , F Bado ; JP Meningaud Examen clinique en stomatologie ENCYCLOPÉDIE MÉDICO-CHIRURGICALE 22-010-A-10

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