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  • 1. Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012DédicacesJe dédie ce travail,À mes chers Parents,Pour léducation quils mont prodiguée avec tous les moyens etau prix de tous les sacrifices quils ont consentis à mon égard et pourle sens du devoir quils m’ont enseigné depuis mon enfance.À mes chers frères et sœurs,Vous aviez toujours cru en moi, et c’est dans mon présence que j’aipuisé la volonté de continuer.À mes chers amisAu groupe des gadzartsÀ tous ceux qui m’ont aidé de près ou de loin.Ahmed
  • 2. Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012DédicacesJe Dédie Ce modeste TravailAMon très cher père Mohammed et ma très chère mère NajmaEn témoignage de ma reconnaissance envers le soutien, les sacrifies ettous les efforts qu’ils ont fait pour mon éducation ainsi que ma formationAMon cher frère Ali, et ma chère sœur SaraPour leur affection, compréhension et patienceAMes grands parents, Ismail, Ahmed, Zoubida, Aicha et YamnaAMes amisElmehdi
  • 3. Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012RemerciementsNous tenons à exprimer notre profonde gratitude à Monsieur YoussefHAMIDI notre parrain industriel pour nous avoir intégré rapidement au sein del’entreprise et nous avoir accordé toute son confiance ; pour le temps qu’il nous aconsacré tout au long de cette période, sachant répondre à toutes nosinterrogations.Nos remerciements vont particulièrement à Monsieur MohamedBOUIDIDA, directeur de l’ENSAM-Meknès, à Monsieur Youssef BENGHABRIT,directeur adjoint, et à tout le corps administratif et professoral de l’ENSAM -Meknès pour leurs efforts considérables.Nos remerciements vont également aux directeurs du projet enseignants àl’ENSAM –Meknès, M. Moulay Ali CHAABA et M. Haj EL MOUSSAMI, pourleurs remarques et suggestions techniques, académiques et professionnelles, quinous ont été précieuses, sans oublier leur participation au cheminement de cerapport.Nous tenons à remercier tout particulièrement et à témoigner toutes nosreconnaissances aux personnes suivantes, pour l’expérience enrichissante etpleine d’intérêt qu’elles nous ont fait vivre durant ces quatre mois au sein del’entreprise (YAZAKI MOROCCO) :M. Loutfi JBARI « Manager du département maintenance», pour sonaccueil et la confiance qu’il nous a accordée dès notre arrivée dans l’entreprise.M. ELmostafa DASSOU « Superviseur Maintenance» pour nous avoirintégré dans le groupe de travail, et pour les meilleures conditions qu’il nous afavorisées durant toute la période de l’élaboration de ce projet.
  • 4. Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012M. MUHAMMAD Lemlih, pour nous avoir accueillis, ainsi pour les conseilsqui nous a prodigués, pour sa disponibilité et ses remarques intéressantes pournotre projet.Qu’il nous soit permis de remercier également Mme Hadda LEMRANI, M.Mohamed IQBAL et M. Abdelilah BAKKAL qui nous ont beaucoup aidés parleurs conseils.Nos vifs remerciements vont aussi aux membres du jury de la soutenanceayant accepté d’évaluer ce travail : Monsieur Mohammed Aboussalah présidentdu jury, Monsieur Youssef AOURA rapporteur et Monsieur Smail ZAKIexaminatrice.
  • 5. Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012RésuméLe présent projet de fin d’étude traite un sujet de la maintenanceindustrielle et Plus précisément la maintenance curative des outils de sertissageau niveau de la zone de coupe au sein de YAZAKI-Tanger, l’objectif de ce projetc’est de réduire le temps et la fréquence des arrêts des applicateurs. Nous allonstraiter le problème en commençant tout d’abord par une analyse de l’existant afind’orienter nos plans d’action. En ce qui concerne les solutions que nous allonsproposées, ils vont s’articuler sur trois piliers : Approche technique de l’étude de l’outil de sertissage. Approche organisationnelle qui vise l’amélioration de la fonctionmaintenance de l’entreprise. L’application de la politique de l’équipement remplaçant pour lesapplicateurs de surplus.Mots clés : maintenance curative, outil de sertissage, équipement remplaçant.
  • 6. Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012AbstractThis graduation’s project deals with a subject of industrial maintenanceand specifically corrective maintenance of crimping dies at the cutting areawithin YAZAKI-Tanger, the objective of this project is to reduce the time and thefrequency of crimping dies stops. We will treat the problem starting first with ananalysis of the existing situation to guide our action plans. The solutions that weproposed will be based on three pillars: Technical approach of the study of the crimping tool. Organizational approach that aims to improve the maintenance functionsof the company. The application of the policy of replacing equipment for applicators inaddition.Keywords: corrective maintenance, crimping tool, standby equipement.
  • 7. Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012‫ملخص‬‫موضوعا‬ ‫الحاضر‬ ‫اسات‬‫ر‬‫الد‬ ‫نهاية‬ ‫مشروع‬ ‫يناقش‬‫بالضبط‬ ‫و‬ ‫الصناعية‬ ‫الصيانة‬ ‫إطار‬ ‫في‬ ‫يدخل‬‫األ‬ ‫قطع‬ ‫منطقة‬ ‫مستوى‬ ‫على‬ ‫العقص‬ ‫ألدوات‬ ‫التصحيحية‬ ‫الصيانة‬‫ساك‬‫طنجة‬ ‫اكي‬‫ز‬‫يا‬ ‫كة‬‫شر‬ ‫في‬,‫من‬ ‫الهدف‬‫توقف‬ ‫تردد‬ ‫و‬ ‫وقت‬ ‫من‬ ‫التخفيض‬ ‫هو‬ ‫المشروع‬‫األدوات‬ ‫هده‬.‫من‬‫أ‬‫الوضع‬ ‫اسة‬‫ر‬‫بد‬ ‫سنبدء‬ ‫ذلك‬ ‫جل‬‫العمل‬ ‫خطة‬ ‫توجيه‬ ‫بهدف‬ ‫ذلك‬ ‫و‬ ‫الحالي‬.‫يخص‬ ‫فيما‬‫محاور‬ ‫ثاث‬ ‫الى‬ ‫تنقسم‬ ‫فهي‬ ‫المقترحة‬ ‫الحلول‬:‫اسة‬‫ر‬‫لد‬ ‫تقنية‬ ‫بة‬‫ر‬‫مقا‬‫أ‬‫العقص‬ ‫داة‬.‫كة‬‫بالشر‬ ‫الصيانة‬ ‫خدمة‬ ‫تحسين‬ ‫الى‬ ‫تهدف‬ ‫تنظيمية‬ ‫بة‬‫ر‬‫مقا‬.‫استخدام‬ ‫الى‬ ‫ترمي‬ ‫جديدة‬ ‫سياسة‬ ‫تطبيق‬‫أ‬‫العطب‬ ‫حالة‬ ‫في‬ ‫بديلة‬ ‫دوات‬.‫األساسية‬ ‫الكلمات‬:‫تصحيحية‬ ‫صيانة‬,‫العقص‬ ‫أدوات‬,‫بديلة‬ ‫أدوات‬.
  • 8. Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012SOMMAIREIntroduction générale.................................................................................................1CHAPITRE I : Présentation de l’entreprise et contexte du projet ................................3I.1 Présentation du groupe Yazaki.......................................................................................... 4I.2 Le processus de délocalisation du Groupe YAZAKI ............................................................. 4I.3 Présentation de l’environnement restreint (YAZAKI-Tanger).............................................. 6I.3.1 Fiche signalétique ....................................................................................................... 6I.3.2 Création de YAZAKI-Tanger ......................................................................................... 6I.3.3 La vision de l’entreprise .............................................................................................. 7I.4 Départements de YAZAKI-Tanger ...................................................................................... 7I.4.1 Organigramme Générale............................................................................................. 7I.5 Processus de production au sein de YAZAKI-Tanger........................................................... 9I.5.1 Activité de YAZAKI-Tanger........................................................................................... 9I.6 Les types de câblage ....................................................................................................... 10I.6.1 Composants de câblage ............................................................................................ 10I.7 Processus de fabrication des câblages automobile........................................................... 12I.7.1 La coupe................................................................................................................... 13I.7.2 Pré-assemblage ........................................................................................................ 13I.7.3 Montage................................................................................................................... 13I.8 Présentation du sujet...................................................................................................... 13I.8.1 Présentation de l’applicateur et son environnement : ............................................... 13I.8.2 Objectif du projet...................................................................................................... 18I.8.3 Enoncé du sujet et cadrage du problème :................................................................. 18I.8.4 Méthodologie de travail............................................................................................ 19I.9 Conclusion...................................................................................................................... 19Chapitre II : Analyse de l’existant .............................................................................20II.1 Présentation de la fonction maintenance de l’entreprise................................................. 21II.1.1 Rappel succincte sur la fonction maintenance de l’entreprise................................... 21II.1.2 Types de la maintenance.......................................................................................... 21II.1.3 Présentation de la maintenance des applicateurs au sein de YAZAKI-Tanger............. 22II.2 Analyse de l’existant ....................................................................................................... 26II.2.1 Analyse des arrêts par projet.................................................................................... 26II.2.2 Analyse des arrêts par applicateur par projet ........................................................... 27
  • 9. Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012II.2.3 Analyse des arrêts par machine par projet................................................................ 28II.2.4 Analyse des arrêts par type d’applicateur................................................................. 29II.2.5 Analyse des arrêts par type de machines.................................................................. 31II.2.6 Indicateurs de performances.................................................................................... 32II.2.7 Définition des indicateurs :....................................................................................... 33II.2.8 Valeur des indicateurs :............................................................................................ 33II.3 Diagrammes dIshikawa................................................................................................... 33II.4 Conclusion : .................................................................................................................... 35Chapitre III : Etude technique de l’applicateur .........................................................36III.1 Etude AMDE de l’applicateur du type 87..................................................................... 37III.2 Elaboration des outils d’aide au diagnostic.................................................................. 38III.2.1 Etude ADF : élaboration de l’arbre des défaillances ................................................. 38III.2.2 Elaboration des algorithmes de diagnostic............................................................... 42III.3 Elaboration des outils d’aide pour la réparation.......................................................... 42III.3.1 Tableau des défauts-effets-actions correctives........................................................ 42III.3.2 Gamme opératoire de réparation ou processus d’intervention (pour la maintenancepréventive et curative)...................................................................................................................... 42III.4 Conclusion.................................................................................................................. 42Chapitre IV : Approche Organisationnelle ................................................................44IV.1 Elaboration d’une base de données et d’une application de gestion des pièces derechange des applicateurs :.................................................................................................................... 45IV.1.1 Conception et implémentation de la base des données........................................... 45IV.1.2 Création de l’application de gestion ........................................................................ 50IV.2 Plan de formation des intervenants de la maintenance préventive et corrective ......... 54IV.2.1 Justificatif de présence de la formation :................................................................. 54IV.2.2 Objectif de la formation :........................................................................................ 54IV.2.3 Organisation de la formation : ................................................................................ 54IV.2.4 Ressources de la formation :................................................................................... 55IV.3 Maintenance premier niveau et audit interne............................................................. 55IV.3.1 Maintenance premier niveau.................................................................................. 56IV.3.2 Audit interne de la maintenance............................................................................. 58IV.4 Organisation de la méthode de saisie des pannes : ..................................................... 61IV.5 Conclusion :................................................................................................................ 62Chapitre V : Politique de remplaçant et indicateurs de performance.......................63V.1 Mise en situation ............................................................................................................ 64
  • 10. Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012V.2 L’étude de la politique proposée en terme de réduction du temps et la fréquence desarrêts dans la zone de coupe.................................................................................................................. 64V.3 La comparaison entre les deux scénarios en terme du coût des arrêts de production....... 65V.3.1 Définition du coût de défaillance.............................................................................. 65V.3.2 Calcul des coûts de défaillance des deux scénarios Méthode procédée: ................... 68V.4 Application de la politique de Standby Equipment pour les applicateurs surplus.............. 70V.5 Calcul des indicateurs de performance............................................................................ 72V.5.1 Rappel des solutions adoptées et méthode d’implantation ...................................... 72V.5.2 Planification des tâches ........................................................................................... 74V.5.3 Mesure de l’état après l’implantation des solutions ................................................. 77V.6 Conclusion...................................................................................................................... 79Conclusion générale & perspectives .........................................................................81Références.......................................................................................................................83
  • 11. Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012LISTE DES FIGURESFIGURE 1 : VENTES GLOBALES PAR SECTEUR DU GROUPE YAZAKI...................................................................................... 4FIGURE 2 : LE RESEAU MONDIAL DU GROUPE YAZAKI .................................................................................................... 5FIGURE 3 : LES PRINCIPAUX CLIENTS DE YAZAKI............................................................................................................ 5FIGURE 4 : FICHE SIGNALETIQUE YAZAKI-TANGER ........................................................................................................ 6FIGURE 5 : ORGANIGRAMME GENERAL DE YAZAKI-TANGER ............................................................................................ 7FIGURE 6 : CABLES PRODUITS PAR YAZAKI-TANGER ...................................................................................................... 9FIGURE 7 : LES PARTIES DE CABLAGE DANS UNE AUTOMOBILE ......................................................................................... 10FIGURE 8 : FIL ELECTRIQUE UTILISE DANS LE PROCESSUS DE CABLAGE ................................................................................ 11FIGURE 9 : VUE DE FACE D’UN TERMINAL SERTI ........................................................................................................... 11FIGURE 10 : EXEMPLE D’UN CONNECTEUR ................................................................................................................. 11FIGURE 11 : ACCESSOIRES DU CABLAGE..................................................................................................................... 12FIGURE 12 : LAY-OUT DU PROCESSUS DE FABRICATION DU CABLAGE AUTOMOBILE AU SEIN YAZAKI-TANGER ............................. 12FIGURE 13 : L’APPLICATEUR ET LA PRESSE DE SERTISSAGE OU IL EST MONTE........................................................................ 14FIGURE 14 : LE PROCESSUS DE SERTISSAGE D’UN CABLE ELECTRIQUE ................................................................................. 15FIGURE 15 : LES DIFFERENTS TYPES D’APPLICATEURS .................................................................................................... 15FIGURE 16 : ZONE DE SERTISSAGE............................................................................................................................ 16FIGURE 17 : LA CAPACITE DE CHAQUE TYPE DE MACHINE PAR APPLICATEUR ........................................................................ 17FIGURE 18 : LES TYPES DE LA MAINTENANCE INDUSTRIELLE ............................................................................................ 22FIGURE 19 : LA PROCEDURE DE LA VALIDATION D’UN APPLICATEUR .................................................................................. 23FIGURE 20 : LE MODE DE PROCEDE POUR LA MAINTENANCE PREVENTIVE DES APPLICATEURS................................................... 24FIGURE 21 : LES TEMPS D’ARRETS PAR PROJET ............................................................................................................ 26FIGURE 22 : LES FREQUENCES D’ARRETS PAR PROJET .................................................................................................... 27FIGURE 23 : PARETO DES ARRETS DES APPLICATEURS DU PROJET FORD .......................................................................... 27FIGURE 24 : PARETO DES ARRETS DES APPLICATEURS DU PROJET B9............................................................................... 28FIGURE 25 : PARETO DES ARRETS DES APPLICATEURS DU PROJET W2.............................................................................. 28FIGURE 26 : PARETO DES ARRETS PAR MACHINE DU PROJET FORD ................................................................................ 29FIGURE 27 : PARETO DES ARRETS PAR MACHINE DU PROJET B9..................................................................................... 29
  • 12. Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012FIGURE 28 : PARETO DES ARRETS PAR MACHINE DU PROJET W2.................................................................................... 29FIGURE 29 : LES ARRETS PAR TYPE D’APPLICATEUR DU PROJET B9.................................................................................... 30FIGURE 30 : LES ARRETS PAR TYPE D’APPLICATEUR DU PROJET FORD............................................................................... 30FIGURE 31 : LES ARRETS PAR TYPE D’APPLICATEUR DU PROJET W2................................................................................... 31FIGURE 32 : LES ARRETS PAR TYPE DE MACHINE DU PROJET B9........................................................................................ 31FIGURE 33 : LES ARRETS PAR TYPE DE MACHINE DU PROJET FORD................................................................................... 32FIGURE 34 : LES ARRETS PAR TYPE DE MACHINE DU PROJET W2 ...................................................................................... 32FIGURE 35 : SCHEMA REPRESENTANT LE MODEL DU DIAGRAMME ISHIKAWA....................................................................... 34FIGURE 36 : DIAGRAMME D’ISHIKAWA DE L’ARRET APPLICATEUR..................................................................................... 34FIGURE 37 : SCHEMA REPRESENTATIF DU PRINCIPE DE L’OUTIL « AMDE »........................................................................ 37FIGURE 39 : LEGENDE DES SYMBOLES ....................................................................................................................... 39FIGURE 38 : LEGENDE DES COULEURS ....................................................................................................................... 39FIGURE 40 : FENETRE PRINCIPAL DE L’IDE MICROSOFT VISUAL STUDIO 2010 ............................................................. 51FIGURE 41 : FENETRE PRINCIPAL DU SGBD MICROSOFT ACCESS 2007........................................................................ 52FIGURE 42 : FENETRE PRINCIPALE DU LOGICIEL DE GESTION DES PIECES DE RECHANGE ........................................................... 52FIGURE 43 : LA FENETRE « AJOUTER » DU LOGICIEL DE GESTION DES PIECES DE RECHANGE .................................................... 53FIGURE 44 : LA FENETRE « MODIFIER » DU LOGICIEL DE GESTION DES PIECES DE RECHANGE ................................................... 53FIGURE 45 : MESURE DUN ECART ........................................................................................................................... 58FIGURE 46 : PARETO DU NOMBRE D’IN CONFORMITE POUR LES POINTS DE L’AUDIT .............................................................. 60FIGURE 47 : LES DUREES (EN H:MIN:S) DES INTERVENTIONS PAR APPLICATEUR .................................................................... 65FIGURE 48 : LE TEMPS (EN H:MIN:S) DE REPARATION DURANT LES SIX MOIS DHISTORIQUE..................................................... 69FIGURE 49 : LE TEMPS (EN MIN) DE REPARATION POUR LES DEUX SCENARIOS...................................................................... 71FIGURE 50 : L’EVOLUTION DE LA MOYENNE DES MTBF................................................................................................. 77FIGURE 51 : L’EVOLUTION DE LA MOYENNE DES MTTR................................................................................................. 78FIGURE 52 : L’EVOLUTION DE LA MOYENNE DES MWT ................................................................................................. 78
  • 13. Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012LISTE DES TABLEAUXTABLEAU 1 : LE MODE PROCEDE DE LA MAINTENANCE CURATIVE SA DESCRIPTION................................................................. 25TABLEAU 2 : LES MOYENNES DES INDICATEURS DE PERFORMANCE.................................................................................... 33TABLEAU 3 : LES SYMBOLES DE BASE ........................................................................................................................ 38TABLEAU 4 : LES PORTES LOGIQUES UTILISEES POUR L’ADF............................................................................................ 39TABLEAU 5 : LES SYMBOLES DE RENVOI ..................................................................................................................... 39TABLEAU 6 : LES DEFAUTS DE SERTISSAGE CAUSES PAR L’APPLICATEUR .............................................................................. 40TABLEAU 7 : LES DEFAILLANCES CRITIQUES AU NIVEAU DE L’APPLICATEUR .......................................................................... 41TABLEAU 8 : DESCRIPTION DES MNEMONIQUES DE LA TABLE UTILISATEURS ........................................................................ 45TABLEAU 9 : DESCRIPTION DES MNEMONIQUES DE LA TABLE DIES.................................................................................... 46TABLEAU 10 : REPARTITION DU VOLUME HORAIRE DES MODULES DE LA FORMATION ............................................................ 55TABLEAU 11 : LES NON CONFORMITES TROUVEES POUR CHACUNE DES POINTS DE L’AUDIT INTERNE .......................................... 60TABLEAU 12 : RECAPITULATIF DES ACTIONS ETABLIES.................................................................................................... 72TABLEAU 13 : LES ACTIONS REALISEES, LEURS DUREES ET LEURS DATES DE DEBUT ET FIN ........................................................ 75TABLEAU 14 : DIAGRAMME GANTT DES TACHES REALISEES........................................................................................... 76TABLEAU 15 : LES MOYENNES DES INDICATEURS DE PERFORMANCE DU MOIS CINQ 2012....................................................... 77TABLEAU 16 : PRESENTATION DU GAIN A REALISER POUR LES APPLICATEURS SURPLUS AVEC LA NOUVELLE POLITIQUE DE MAINTENANCE.............................................................................................................................................................. 79
  • 14. Introduction générale1ENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012Rapport du projet de fin d’étudesIntroduction généraleLe câblage électrique est parmi les domaines qui s’introduisent dans leprocessus de fabrication des automobiles. Le faisceau électrique d’un véhicule apour fonctions principales d’alimenter en énergie ses équipements de confort(lève-vitres,…) et certains équipements de sécurité (Airbag, éclairage…), maisaussi de transmettre les informations aux calculateurs, de plus en plus nombreuxavec l’intégration massive de l’électronique dans l’automobile. Ce produit estconstitué de fils électriques et d’éléments de connexion. Le processus defabrication du câblage dans le véhicule est assez complexe et surtout variée.L’assemblage fils et composants est donc une tâche qui ne peut pas êtreautomatisée, et qui pour un véhicule complet nécessite en moyenne plus de 6heures de main d’œuvre. Il s’agit donc d’un élément parmi les plus coûteux dansune voiture.Le câblage automobile au Maroc devient de plus en plus compétitif. Eneffet, il existe plusieurs entreprises qui opèrent dans le domaine, nous citons àtitre d’exemple FUJIKURA, AWSM, LEONI, LEAR et SEWS..., De plus, le Marocadopte une politique visant l’insertion continue du secteur automobile dans letissu industriel, et cela depuis 1958 où c’était la création de la société nationalede l’assemblage et de la construction automobile (SOMACA), et dernièrementl’inauguration de l’usine RENAULT-NISSAN à Tanger en 2012. Tout celaparticipe à l’extension du marché des projets du câblage électrique d’automobile.L’augmentation continue de cette compétitivité impose aux entreprisesd’adapter des outils et des méthodes de production qui assurent plus d’efficacitétout en respectant les exigences des clients. Ainsi il apparait l’obligation de viserune politique d’amélioration continue transversale à travers les différentsdépartements de l’entreprise. YAZAKI-Tanger et l’une de ces entreprises quiprésentent un développement maitrisé dans le câblage automobile, en effet ellevise en permanence à améliorer la politique de maintenance pour assurer lafiabilité et la disponibilité des ses équipements de production. Dans ce cadre que
  • 15. Introduction générale2ENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012Rapport du projet de fin d’étudesle présent projet de fin d’études s’introduit sous l’intitulé : « La réduction dutemps d’arrêt des outils de sertissage dans la zone de coupe ».L’outil de sertissage ou l’applicateur est l’équipement assurant l’opérationde sertissage, qui entre dans le processus de fabrication du câble. Le présentprojet vient pour améliorer la politique de maintenance curative de l’applicateur,et cela en réduisant les arrêts des machines causés par ce dernier. Nous prenonscomme indicateurs de performance: MTTR (mean time to repair), MTBF (meantime between failures), MWT (mean waiting time).Le présent projet est organisé en cinq chapitres. Le premier contient uneprésentation générale de l’entreprise et les projets1 actuels en phase deproduction. Ce chapitre termine par une introduction au contexte général duprojet.Le deuxième chapitre porte sur la définition du problème posé à travers ceprojet et l’analyse de l’existant. Au niveau du troisième chapitre, nous allonsprésenter l’étude technique de l’applicateur et les plans d’actions élaborés.L’approche organisationnelle fera l’objet du quatrième chapitre.Le cinquième chapitre sera axé sur la politique de maintenance curativepar l’équipement remplaçant (standby equipment). Vers la fin de ce chapitre nousferons une quantification des résultats trouvés après l’implantation des plansd’actions établis. Finalement une conclusion générale et perspective.1 Les projets actuels en phase de production au sein de YAZAKI-Tanger (Ford, W2, B9).
  • 16. Chapitre I : Présentation de l’entreprise et contexte du projet3ENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012Rapport du projet de fin d’étudesChapitre I : Présentation de l’entreprise etcontexte du projetRésuméLe présent chapitre fournit une présentation succincte du lieu du projet defin d’études à travers une description du groupe YAZAKI, et en particulierYAZAKI-TANGER. On présentera aussi les activités de l’entreprise et leprocessus de fabrication des câbles électriques, par la suite nous introduisons lesujet du projet en décrivant les éléments nécessaires à l’étude, et la méthodologiede travaille qui sera adoptée.
  • 17. Chapitre I : Présentation de l’entreprise et contexte du projet4ENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012Rapport du projet de fin d’étudesI.1 Présentation du groupe YazakiYAZAKI est une multinationale japonaise qui a été créé en 1929 par lepère SADAMI YAZAKI. L’activité principale du groupe japonais dont le siège estbasé à Tokyo est le câblage, la fabrication des composants électriques pourautomobiles et instruments.Ses autres activités sont : La fabrication des fils et câbles électriques. La fabrication des produits de gaz. La climatisation.Le graphique de la figure 1 retrace la part de chaque activité du groupedans le chiffre d’affaires global de la société.Figure 1 : Ventes globales par secteur du groupe YAZAKII.2 Le processus de délocalisation du Groupe YAZAKILe processus de délocalisation de la société a commencé en 1962 avec safiliale, THAIYAZAKI ELECTRIC WIRE CO. LTD. Actuellement le groupe estlocalisé dans 38 pays, répartie en 175 sites.
  • 18. Chapitre I : Présentation de l’entreprise et contexte du projet5ENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012Rapport du projet de fin d’étudesFigure 2 : Le réseau mondial du groupe YAZAKISur le marché du câblage, YAZAKI figure parmi les leaders au niveaumondial, grâce au niveau de qualité/ prix qu’elle offre, elle compte parmi sesclients des sociétés de réputation, telles que : MERCEDES, JAGUAR,PEUGEOT, NISSAN MOTORS, FIAT, TOYOTA, FORD… Elle emploie 141 800 employées, répartit sur 87 entreprises dans le monde. Elle dispose de plus de 35% de la part globale du marchéd’équipementiers. Elle produit pour différents clients dont le graphique de la figure 3représente les principaux.Figure 3 : Les principaux clients de YAZAKI
  • 19. Chapitre I : Présentation de l’entreprise et contexte du projet6ENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012Rapport du projet de fin d’étudesI.3 Présentation de l’environnement restreint (YAZAKI-Tanger)I.3.1 Fiche signalétiqueFigure 4 : Fiche signalétique YAZAKI-TangerI.3.2 Création de YAZAKI-TangerLe processus de délocalisation de la société s’est poursuivi par la création,en Octobre 2000, d’une unité de production au Maroc, sous la dénomination de «YAZAKI SALTANO DE Portugal », Succursale Maroc.En 2001, Le Maroc a été le premier pays africain auquel Mr YAZAKI àinaugurer son site opérationnel pour la production du câblage automobile.YAZAKI-Tanger est spécialisée dans la production et le montage du câblageautomobile, ces principaux clients sont NISSAN, PSA (Peugeot & Citroën),JAGUAR et Ford, elle emploie enivrons 4000 employés.Le choix de la ville de Tanger est légitimé par plusieurs raisons : La proximité du continent européen : Tanger étant située à 13 KM del’Espagne. La fréquence des liaisons et correspondances maritimes. L’existence d’un aéroport international. La vocation même de la ville : deuxième ville industrielle du pays.
  • 20. Chapitre I : Présentation de l’entreprise et contexte du projet7ENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012Rapport du projet de fin d’étudesI.3.3 La vision de l’entrepriseLa vision de l’entreprise YAZAKI s’articule sur différents points clés : La main d’œuvre : La complexité de l’assemblage du fils et sescomposants nécessite en moyenne plus de 6 heurs de main d’œuvre, dece fait vient le poids de cet élément dans la vision de l’entreprise. La communication : le rôle du management est d’assurer un meilleurpartage de l’information. Le client : la satisfaction du client est au centre d’intérêt de la société,c’est la raison de son efficacité. La qualité : le personnel de YAZAKI-Tanger ne doit accepter que laqualité supérieure dans l’ensemble des tâches qu’il entreprend. Citoyenneté : YAZAKI-Tanger est une entreprise citoyenne. Entreautres, des actions managériales y sont développées. Elles vont dans lesens d’une prise de connaissance de la protection de l’environnement.I.4 Départements de YAZAKI-TangerI.4.1 Organigramme GénéraleLa structure de l’organigramme est une structure fonctionnelle, qui coiffeun ensemble des activités diverses, et l’information circule entre eux en assurantune certaine coordination qui minimise le pourcentage des défauts et dedysfonctionnement interne.Figure 5 : Organigramme général de YAZAKI-TangerManager généralRH Engineering Production Logistique Qualité IT Maintenance FinanceAssistant
  • 21. Chapitre I : Présentation de l’entreprise et contexte du projet8ENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012Rapport du projet de fin d’étudesI.4.1.1 Mission des départementsL’entreprise YAZAKI-Tanger est organisée selon des départements quisont en relation directe avec la direction. Le département des ressources humainesCe département a comme missions d’assurer les effectifs suffisants et enpermanence, une gestion performante individuelle et collective du personnel parla formation, faciliter et accompagner en social afin d’atteindre des objectifsescomptés par le groupe en matière de ressources humaines. Le département financierCe département assure les fonctions financières et comptables del’entreprise, développer et implanter les pratiques, les procédures financières etle contrôle de gestion qui affectent la santé financière de la compagnie, tout enveillant à la préservation du patrimoine financier de l’entreprise. Le département logistiqueLe rôle de ce département est d’optimiser la mise en place et le lancementdes programmes de fabrication tout en assurant une gestion optimale du stock etune expédition à temps aux clients. Le département qualitéC’est le département garant de la politique et du système qualité del’entreprise à travers l’implantation d’un système qualité fiable qui répond auxexigences des clients afin d’atteindre le niveau de qualité escompté sur le plan duprocessus et des produits. Le département engineeringLe département d’ingénierie a comme mission d’adapter les procédés defabrication conformément aux règles définies par les directions engineering etqualité (plans de surveillance, control plan, …) du groupe.
  • 22. Chapitre I : Présentation de l’entreprise et contexte du projet9ENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012Rapport du projet de fin d’études Le département productionCe département a pour principale mission la réalisation des programmesde production tout en assurant une bonne qualité du produit en respectant lesdélais fixés au préalable et en optimisant les performances. Le département maintenanceCe département assure l’installation et la maintenance de tous leséquipements de l’usine avec une fiabilité optimale et une efficacité maximaled’équipement de YAZAKI-Tanger, et c’est au sein de ce département que notrestage de fin d’études a eu lieu.I.5 Processus de production au sein de YAZAKI-TangerI.5.1 Activité de YAZAKI-TangerL’activité de YAZAKI-Tanger est la production des câbles électriques quiservent à réaliser la conductivité électrique entre des différents points dansl’automobile de la source d’énergie (la batterie) aux consommateurs de celle-ci.Figure 6 : Câbles produits par YAZAKI-TangerUn câblage se compose d’une multitude de fils électriques et terminauxcoupés, sertis, soudés et groupés à l’aide des connecteurs et avec des adhésifsselon un schéma et des conditions spécifiques aux clients. Il assure la distribution
  • 23. Chapitre I : Présentation de l’entreprise et contexte du projet10ENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012Rapport du projet de fin d’étudesélectrique, le transfert d’informations et la commande électrique entre différentszones dans l’automobile.Figure 7 : Les parties de câblage dans une automobileLe câblage se subdivise en plusieurs parties liées (figure 7). On trouve : Câblage principal (Main) Câblage moteur (Engine) Câblage sol (Body) Câblage porte (Door) Câblage toit (Roof) Autres...Cette division est très utile pour : Faciliter le montage du câble dans la voiture. Faciliter la réparation en cas de panne du fonctionnement électriquedans l’automobile.I.6 Les types de câblageI.6.1 Composants de câblageI.6.1.1 Fil électriqueC’est le principal composant d’un câblage, il est utilisé pour conduire lecourant électrique d’un point á un autre avec la perte minimale possible. Le fil
  • 24. Chapitre I : Présentation de l’entreprise et contexte du projet11ENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012Rapport du projet de fin d’étudesélectrique se compose d’un isolant et de filaments et il est désigné par son espèce,sa section et sa couleur…Figure 8 : Fil électrique utilisé dans le processus de câblageI.6.1.2 TerminauxLes terminaux sont les pièces qui assurent une bonne connectivité et unminimum de perte de tension.Figure 9 : Vue de face d’un terminal sertiI.6.1.3 Connecteurs et accessoiresLes connecteurs sont des pièces où les terminaux seront insérés, ilspermettent d’établir un circuit électrique qu’on peut débrancher, établir unaccouplement mécanique séparable et d’isoler électriquement les partiesconductrices (figure 10).Figure 10 : Exemple d’un connecteur1. Boca de Sino2. Saillance de conducteur3. LAto-Ashi4. Saillance disolement5. Les lances des terminaux6. Saillance de ligament7. Lapparence du bouchon
  • 25. Chapitre I : Présentation de l’entreprise et contexte du projet12ENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012Rapport du projet de fin d’étudesLes accessoires sont des composants pour faire la protection et l’isolationdu câblage (figure11).Figure 11 : Accessoires du câblageI.7 Processus de fabrication des câblages automobileLe processus de fabrication au sein de YAZAKI-Tanger est composé enplusieurs étapes dont les plus importantes sont la coupe, le pré-assemblage et lemontage (figure12).Figure 12 : Lay-out du processus de fabrication du câblage automobile au sein YAZAKI-Tanger
  • 26. Chapitre I : Présentation de l’entreprise et contexte du projet13ENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012Rapport du projet de fin d’étudesI.7.1 La coupeC’est la première étape dans le processus de production de l’entreprise,elle consiste en le découpage de la matière première (les fils électriques) selonl’instruction (ordre de fabrication ou le Kanban) qui contient: La longueur désirée. Le dénudage : opération de séparer l’isolant des filaments del’extrémité et/ ou milieu du fil de façon à ce que le terminal soit serti. Le sertissage (Insertion des terminaux). L’insertion des bouchons.Cette étape contribue à la réalisation de la plus grande part de la valeurajoutée générée par le processus de production.I.7.2 Pré-assemblageOn y trouve plusieurs postes de travail notamment le sertissage manuel etle soudage (la jointure des fils).I.7.3 MontageLe montage est la dernière étape du processus de production où on fait lierplusieurs composants pour obtenir à la fin un câble électrique qui va être inspecté(Inspection électrique et visuelle).I.8 Présentation du sujetI.8.1 Présentation de l’applicateur et son environnement :L’applicateur est un dispositif, actionné par une machine à sertir, il apour rôle de transmettre et sertir les terminaux sur le conducteur (Annexe 1). Lamachine est alimentée par une bobine de fil et une bobine de terminal et assureles fonctions principales suivantes (figure13) : Découpage du fil selon les mesures demandées. Dénudage du fil. Guidage et positionnement du fil auprès de l’outil de sertissage.
  • 27. Chapitre I : Présentation de l’entreprise et contexte du projet14ENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012Rapport du projet de fin d’étudesFigure 13 : L’applicateur et la presse de sertissage où il est monté Sertissage :Le sertissage est un procédé dassemblage qui consiste à rabattre le borddune pièce appelée la peau contre celui dune autre, appelée la doublure. Lesertissage dans le domaine de câblage électrique est une technique permettant leraccordement électrique permanent d’un conducteur (fil dénudé) à un contact(terminal) par déformation contrôlée d’un fût de sertissage à l’aide d’une matriceinférieure et l’autre supérieure exerçant une pression , toute en garantissant uneperte minimale d’énergie et une force d’arrachement maximale entre leconducteur et le contact.La figure14 représente les éléments entrant dans l’opération de sertissaged’un câble électrique :
  • 28. Chapitre I : Présentation de l’entreprise et contexte du projet15ENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012Rapport du projet de fin d’étudesFigure 14 : le processus de sertissage d’un câble électriquePrincipalement il y a sept types d’applicateurs, qui différent selon leurconception, dont trois sont utilisés en automatique et les autres en manuel.Figure 15 : Les différents types d’applicateurs
  • 29. Chapitre I : Présentation de l’entreprise et contexte du projet16ENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012Rapport du projet de fin d’étudesDe manière générale, l’applicateur doit assurer quatre fonctionsprincipales grâce à quatre sous systèmes tels que : Système d’alimentation et d’avanceCe système est le responsable de l’alimentation par le terminal et de sonavance jusqu’à l’arrivé à la zone où l’opération de sertissage s’effectue. Système de sertissageCe système est la partie la plus importante de l’outil, en effet, c’est à ceniveau où s’effectue l’opération de déformation du terminal pour qu’il serre le fil,et on obtient par la suite une liaison permanente entre les deux. Ce système secompose des éléments suivants (Annexe 1) : ANVIL : qui joue le rôle de la matrice inferieure, sur laquelle se pose leterminal pendant la déformation. WIRE : C’est la matrice supérieure responsable de la mise en forme dela zone 1 (figure 16). INSULATION : C’est la matrice supérieure responsable de la mise enforme de la zone 2 (figure 16).Ces trois éléments sont les plus sollicités et donc ils sont les plus concernéspar les défaillances de l’applicateur.Figure 16 : Zone de sertissage
  • 30. Chapitre I : Présentation de l’entreprise et contexte du projet17ENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012Rapport du projet de fin d’études Système de freinageC’est le système responsable du freinage de la bobine du terminal, ilpermet la fixation de cette dernière pour faciliter l’opération de sertissage. Système de coupeAprès le sertissage, le terminal doit être isolé de la bobine, c’est dans cetteétape qu’intervient le système de coupe qui permet de couper le terminal. Pourplus de détail sur les composants des applicateurs, on peut se repérer au dessind’ensemble en annexe 1.Vu la diversité des projets en production et donc de type de câbles produits,il était nécessaire de produire des fils serti, au niveau de la zone de coupe, quidifférent principalement selon la section du fil et le terminal utilisé. Ainsi, pourtoute combinaison fil et terminal, il faut utiliser un applicateur qui contient lespièces (WIRE, INSUTLATION et ANVIL) appropriés avec des référencesprécises.Tout applicateur est identifié principalement par un code inventaireunique et un code terminal qui indique la combinaison [fil, terminal],l’identification d’effectue par une étiquette contenant Code terminal, section, leprojet et la machine. Ainsi, nous trouverons plusieurs applicateurs pouvons sertirle même terminal. En ce qui concerne les machines, la zone de coupe contientplusieurs types, sur chacun on peut installer d’un à trois applicateurs (figure17).Figure 17 : La capacité de chaque type de machine par applicateur
  • 31. Chapitre I : Présentation de l’entreprise et contexte du projet18ENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012Rapport du projet de fin d’étudesL’entreprise YAZAKI-TANGER produit actuellement pour trois projets quisont : FORD, B9 et W2 qui représentent quatre clients qui sont FORD, NISSAN,CITROEN et PEUGEOT. Notre étude est basée sur la zone de coupe. Au niveaude cette dernière, chaque projet contient un nombre de machines (Annexe 11).I.8.2 Objectif du projetVu l’importance du rôle que joue l’applicateur dans le domaine du câblageautomobile, comme élément qui engendre la plus grande part de valeur ajoutéepar le processus de production, toute amélioration même très petite serasignificative et influencera d’une façon remarquable les performances dusystème.Au niveau de la zone de coupe nous se retrouvons toujours avec des arrêtsde production dont la grande partie est induite par des défaillances d’outil desertissage. Ainsi, il est important, afin d’augmenter la production, d’améliorer ladisponibilité de ce dernier, ce qui mène vers la nécessité de poser une démarcherigoureuse et structurée visant la réduction des temps d’arrêts de cet outil etdonc d’augmenter sa disponibilité et sa fiabilité.I.8.3 Enoncé du sujet et cadrage du problème :L’énoncé du sujet de stage est : Réduction du temps d’arrêt des outils desertissage au niveau de la zone de la coupe.L’utilisation de l’outil QQOQCP permettra de mieux appréhender laproblématique. Qui ? Le service maintenance de la Société YAZAKI-Tanger. Quoi ? Réduction des arrêts des outils de sertissage. Où ? Dans la zone de coupe. Quand? Durant la période du projet de fin d’études. Comment ? Proposer des solutions et par la suite implanter des plansd’actions sur terrain. Pourquoi ? Pour améliorer la disponibilité des machines et donc laproductivité de la zone de coupe qui alimente les autres chaines (pré-assemblage, montage) cest-à-dire augmenter la productivité de toutesl’usine.
  • 32. Chapitre I : Présentation de l’entreprise et contexte du projet19ENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012Rapport du projet de fin d’étudesI.8.4 Méthodologie de travailComme l’indique l’énoncé du sujet, l’objectif consiste à réduire les arrêtsdes applicateurs qui sont définis par des arrêts de machines causées par unedéfaillance au niveau de l’applicateur.A fin de répondre correctement à la problématique posée par le cahier descharges, nous avons adopté une méthodologie de travail structurée. En effet, enpremier étape nous procéderons par une analyse détaillée de la situation en sebasant sur l’historique des arrêts disponible et sur les informations collectées àtravers les techniciens expérimentés. La synthèse de cette analyse sera la base detoute action d’amélioration. Et finalement on réalisera l’implantation de cesactions et on mesurera leur impact.I.9 ConclusionDans ce chapitre, nous avons présenté l’entreprise où nous avons réalisé lestage, la problématique posée, les éléments clés du sujet et la méthodologiesuivie durant l’étude. Cela nous a amené à l’objectif prédéfini par le sujet duprojet, qui est la réduction des arrêts des applicateurs au niveau de la zone decoupe. Dans cet objectif nous commençons par une analyse de l’existant qui seral’objet du chapitre suivant.
  • 33. Chapitre II : Analyse de l’existant20Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012Chapitre II : Analyse de l’existantRésuméLe présent chapitre contient deux volets, le premier c’est une présentationde la politique de la maintenance adoptée par l’entreprise, et le deuxièmecontient une analyse générale de l’existant : Analyse des arrêts des applicateurs par projet. Analyse des arrêts par applicateur par projet. Analyse des arrêts par machine par projet. Analyse des arrêts par type d’applicateur par projet. Analyse des arrêts par type de machine par projet. Analyse de la situation actuelle des indicateurs de performance pourla maintenance des applicateurs. Analyse cause à effet (Ishikawa).
  • 34. Chapitre II : Analyse de l’existant21Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012II.1 Présentation de la fonction maintenance de l’entrepriseII.1.1 Rappel succincte sur la fonction maintenance de l’entrepriseSelon la norme AFNOR X60-011, la maintenance est « l’ensemble desactivités destinées à maintenir ou à rétablir un bien dans un état ou dans desconditions données de sûreté de fonctionnement pour accomplir une fonctionrequise. Ces activités sont une combinaison d’activités techniques,administratives et de management ».L’objectif de la maintenance ne se limite pas au maintien ou aurétablissement de l’état d’un produit, mais tient aussi en compte, la mise enœuvre des modifications et améliorations lorsque l’entretien s’avère inefficacepour assurer le service demandé.II.1.2 Types de la maintenanceContrairement à toute sorte de maintenance traditionnelle, que cela Soit : Une maintenance corrective dans laquelle nous attendons quel’équipement tombe en panne, puis nous le réparons. Dans ce cas defigure, nous profitons au maximum de la durée de vie des composantsen oubliant les conséquences qui peuvent être engendrées par cettepanne. Une maintenance préventive systématique dans laquelle nousentretenons suivant un planning. Ce dernier permet de réduire lesarrêts imprévus en programmant des arrêts systématiques. ceciengendre plusieurs pertes vu que nous ne profitons pas de la durée devie des équipements, ceci d’une part. D’une autre part, une despannes imprévues peut toujours se manifester, ceci engendre uncorrectif résiduel, donc des coûts supplémentaires. La maintenance conditionnelle prédictive permet à la fois d’étudier destendances pour estimer la date présumée d’une défaillance, et d’éviterles pannes imprévues, elle permet aussi de détecter les défauts etleurs degrés de gravité. Donc, grâce à cette politique demaintenance, nous pouvons déduire l’instant précis de la
  • 35. Chapitre II : Analyse de l’existant22Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012défaillance. Ainsi, nous allons profiter de la durée de vie descomposants et éviter les arrêts imprévus. Par conséquent,l’entreprise génère des gains en terme de : Temps d’arrêt : réduit seulement au temps de réparation technique. Coût des pièces de rechange : exploitation des pièces jusqu’à la fin deleur durée de vie. Coût de main d’œuvre : puisque nous connaissons la source exactede défaillance, nous affectons la tâche de réparation ou dechangement à la personne la plus qualifiée.Figure 18 : Les types de la maintenance industrielleII.1.3 Présentation de la maintenance des applicateurs au sein de YAZAKI-TangerA YAZAKI-Tanger, nous retrouvons un département maintenanceindépendant aux autres départements constitutifs de l’entreprise. La politiqueadoptée est préventive complétée par la maintenance curative.II.1.3.1 La maintenance préventive Maintenance préventive des applicateursPour les applicateurs, on applique une maintenance préventivesystématique avec une période de quatre mois ou 300 000 cycles de sertissagepour le type standard (02). Pour le type spécial (Aire-bag, 08) la période estdéfinie par deux mois ou 150 000 cycles. La maintenance préventive desapplicateurs suit la procédure détaillée sur la figure19.MaintenanceMaintenancecorrectiveMaintenancepalliativeMaintenancecurrativeMaintenancepréventiveMaintenanceconditionnellemaintenancesystématiquemaintenanceprédictive
  • 36. Chapitre II : Analyse de l’existant23Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012Figure 19 : La procédure de la validation d’un applicateurProcédure actuelle de la maintenance préventive d’un applicateur : toutes les piècesdoivent être démontées (lexclusion de l’Installation Plate s’elle n’est pasendommagée ou hors tolérances), lavées (avec la machine à laver delapplicateur), en vérifiant les dimensions, les parties coulissantes doivent êtrelubrifiées.
  • 37. Chapitre II : Analyse de l’existant24Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012 Mode de procédéFigure 20 : Le mode de procédé pour la maintenance préventive des applicateurs
  • 38. Chapitre II : Analyse de l’existant25Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012Déclaration de ladéfaillanceDiagostic de la défaillanceExécuter linterventionEtablir le compte rendu delintervention : Compléter lesrenseignement dans le CI.Besoin de nouvelleinterventionEnregistrement de CI dansA-PlusArchivage de CINonOuiProcédure deMaintenancePréventiveContrôle dela conformité de linterventionII.1.3.2 La maintenance curativeLe tableau 1 donne la procédure de la maintenance curative accompagnéed’une description des actions à faire au niveau de chaque étape.Tableau 1 : Le mode procédé de la maintenance curative sa descriptionLe mode de procédé DescriptionLors d’une défaillance dans un équipement utilité,trouvé lors de la vérification journalière ou suite a unedemande d un département par téléphoneDiagnostic de la défaillanceExécution de lintervention (réparation de la panne surl équipement)Établir le compte rendu de lintervention et Compléterles renseignements de la fiche d œuvreEn cas de panne répétitive, on procède à son ajout auniveau du plan préventif sinon on contrôle laconformité de linterventionSi lintervention est conforme, on lenregistre sur fiched œuvrecontrôle des interventions journalièresArchivage des fiche d œuvre
  • 39. Chapitre II : Analyse de l’existant26Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012La maintenance curative repose sur l’expérience des techniciens àdiagnostiquer la panne au niveau de l’applicateur, détecter les causes possibles etpar la suite, réparer l’arrêt dans le minimum du temps.II.2 Analyse de l’existantL’objectif de cette partie consiste à effectuer une analyse globale etdétaillée des arrêts des applicateurs dans la zone coupe. Les données disponiblesrelatives aux pannes s’étalent sur six mois et donnent des informations telles quele code de machine, type de machine, projet client, description de l’arrêt et le pland’action curatif, début de l’intervention, fin d’intervention, code inventaire del’applicateur, début de panne, fin de panne, le temps d’attente.On doit noter par contre que la distribution des machines dans la zone decoupe est variable, on se retrouve toujours avec des déplacements des machinesd’un projet à l’autre. Ainsi pour effectuer notre analyse et pouvoir projeter lesrésultats retrouvés sur l’état actuel des projets, nous étions amenés à traiter pourchaque projet les machines existantes dans la distribution actuelle et qui ont desdonnées dans l’historique des pannes.II.2.1 Analyse des arrêts par projetNous cherchons au niveau de ce point à déterminer le projet critique enanalysant les arrêts rencontrés par projet, en termes de temps d’arrêt et lafréquence des arrêts. Chaque projet contient un nombre bien déterminé desmachines, donc pour avoir des résultats significatifs nous divisons les temps et lafréquence des pannes par le nombre des machines de chaque projet.Figure 21 : Les temps d’arrêts par projet34%39%27% B9FORDW2
  • 40. Chapitre II : Analyse de l’existant27Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012Figure 22 : Les fréquences d’arrêts par projet Conclusion : En se basant sur les données représentées sur lesgraphiques des figures 21 et 22, il est facile à noter que le projetcritique est celui de FORD.II.2.2 Analyse des arrêts par applicateur par projetNous analysons pour chaque projet les arrêts par applicateur, d’après soncode inventaire, afin d’identifier les applicateurs critiques par projet en termes detemps et de fréquence des arrêts. Nous prenons comme critère le produit de cesdeux indicateurs.Figure 23 : PARETO des arrêts des applicateurs du projet FORD33%38%29% B9FORDW20,00%10,00%20,00%30,00%40,00%50,00%60,00%70,00%80,00%90,00%100,00%0:00:0048:00:0096:00:00144:00:00192:00:00240:00:00288:00:00336:00:00A1204998A1203676CN2605808E033811E0201806E049A1204506909E117806E0931803E0572811E013Les arrets par applicateurLe cumul des arrets parapplicateur
  • 41. Chapitre II : Analyse de l’existant28Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012Figure 24 : PARETO des arrêts des applicateurs du projet B9Figure 25 : PARETO des arrêts des applicateurs du projet W2 Conclusion : D’après les graphiques de PARETO relatifs aux arrêts desapplicateurs (figure 23, 24 et 25), nous avons dégagé ceux les pluscritiques au niveau de chaque projet, et qui sont deux types 042 et 873.II.2.3 Analyse des arrêts par machine par projetToute machine est équipée d’un nombre bien déterminé d’applicateurs. Lebut de cette analyse consiste à comprendre l’interaction entre les machines et lesapplicateurs et son influence sur les arrêts, pour cela nous allons identifier lesmachines critiques par projet.2 Type 04 de l’applicateur.3 Type 87 de l’applicateur.0,00%10,00%20,00%30,00%40,00%50,00%60,00%70,00%80,00%90,00%100,00%0:00:0048:00:0096:00:00144:00:00192:00:00240:00:00288:00:00336:00:00384:00:00432:00:00480:00:00A1100901A1204400A1202034A1203934A1203535904E029A1202025A1204740A1203529A1204786A1200449Les arrets parapplicateurLe cumul des arrets parapplicateur0,00%10,00%20,00%30,00%40,00%50,00%60,00%70,00%80,00%90,00%100,00%0:00:00120:00:00240:00:00360:00:00480:00:00600:00:00720:00:00A1203882A1201250L48359912E026A12036001003E101A1202442A1204078A1100086A1204387A1204818Les arrets par applicateurLe cumul des arrets parapplicateur
  • 42. Chapitre II : Analyse de l’existant29Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012Figure 26 : PARETO des arrêts par machine du projet FORDFigure 27 : PARETO des arrêts par machine du Projet B9Figure 28 : PARETO des arrêts par machine du projet W2II.2.4 Analyse des arrêts par type d’applicateurL’intérêt d’analyser les arrêts par type d’applicateur est l’identification dutype le plus critique pour chaque projet, et cela dans l’objectif de prévoir une0,00%20,00%40,00%60,00%80,00%100,00%120,00%0:00:002400:00:004800:00:007200:00:009600:00:0012000:00:00Les arrets par machineLe cumul des arrets parmachine0,00%20,00%40,00%60,00%80,00%100,00%120,00%0:00:002400:00:004800:00:007200:00:009600:00:0012000:00:0014400:00:0016800:00:0019200:00:0021600:00:001AI-30051AJ-30011AI-30031AI-30551AI-30561AI-30291AI-30341AI-3058B04-0015AAA-0027Les arrets par machineLe cumul des arrets parmachine0,00%20,00%40,00%60,00%80,00%100,00%120,00%0:00:001200:00:002400:00:003600:00:004800:00:006000:00:00Produitcumul
  • 43. Chapitre II : Analyse de l’existant30Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012amélioration focalisée sur un seul type, vu la différence de technologie entre lesdifférents types.On rappelle que les types d’applicateurs qui fonctionnent en automatiquesont 87, 04 et MECAL, quant aux projets concernés par l’étude sont : B9, W2 etFORD. Pour chacun de ces projets, en se basant sur l’historique des six moisprécédents, nous réalisons le diagramme PARETO en multipliant la durée depannes par applicateur et le nombre d’interventions. Les résultats obtenus aprèsle traitement de l’historique sont représentés sur les figures 26, 27 et 28 :Figure 29 : Les arrêts par type d’applicateur du projet B9Figure 30 : Les arrêts par type d’applicateur du projet FORD0:00:001:12:002:24:003:36:004:48:0087 04 MecalProduit0:00:000:28:480:57:361:26:241:55:122:24:002:52:483:21:363:50:244:19:1287 Mecal 04Produit
  • 44. Chapitre II : Analyse de l’existant31Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012Figure 31 : Les arrêts par type d’applicateur du projet W2II.2.5 Analyse des arrêts par type de machinesIl est impossible d’étudier un composant comme l’applicateur en l’isolantde son milieu extérieur qui est dans notre cas la machine. Pour cela il s’est avérénécessaire d’introduire les types de machines dans l’analyse. Le but final consisteà identifier le type de machine critique en décomposant l’ensemble étudié parprojet cest-à-dire, on détermine le type de machine critique par projet. Le projet B9 :Les types de machines sur le projet B9 sont : KOMAX 477, KOMAX 433 etYACC 7.Figure 32 : Les arrêts par type de machine du projet B9Les types de machines présentes sur le projet FORD sont : KOMAX 433,AC91, KOMAX 477, KOMAX 355 et YACC 7.0:00:001:12:002:24:003:36:004:48:0087 04 MecalProduit0:00:00480:00:00960:00:001440:00:001920:00:002400:00:002880:00:003360:00:003840:00:004320:00:00KOMAX 477 KOMAX 433 YACC 7Produit
  • 45. Chapitre II : Analyse de l’existant32Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012Figure 33 : Les arrêts par type de machine du projet FORDLes types de machines présentes sur le projet W2 sont : KOMAX 435,YACC7, KOMAX 433, KOMAX GAMA333, KOMAX 477 et AC80.Figure 34 : Les arrêts par type de machine du projet W2II.2.6 Indicateurs de performancesDans le but de mesurer l’écart entre l’état avant et après l’implantationdes solutions à la question de réduction des arrêts des applicateurs, il estnécessaire d’évaluer des indicateurs de performances normalisés. Nous procédonspar la définition et le calcul des trois indicateurs les plus importants pour notreétude qui sont MTBF, MTTR, et MWT. Nous calculerons les indicateurs pourchaque machine puis nous ressortissons la moyenne de ces trois indicateurs pourl’ensemble des machines de chaque projet.050100150200250300350400450KOMAX 433 AC91 KOMAX 477KOMAX 355 YACC 7Produit0:00:00480:00:00960:00:001440:00:001920:00:002400:00:002880:00:003360:00:003840:00:004320:00:004800:00:00Produit
  • 46. Chapitre II : Analyse de l’existant33Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012II.2.7 Définition des indicateurs : MTBF : Le temps moyen entre pannes, expression souvent désignée parsa abréviation en anglaise MTBF (Mean Time Between Failures), estune des valeurs qui indiquent la fiabilité dun composant dun produitou dun système. Il est défini comme étant la moyenne arithmétique destemps entre les pannes dun système réparable [5]. MTTR : Mean Time To Repair, est la durée nécessaire à la réparationdune panne [6]. MWT : C’est le Mean Waiting Time, est défini par la moyenne des tempsd’attente, ou bien la durée entre la panne et le début de l’intervention[7].II.2.8 Valeur des indicateurs :Nous reporté sur le tableau 2 un récapitulatif des moyennes desindicateurs suivis et qui sont MTTR, MTBF et MWT des machines pour la sectionde coupe durant les 4 mois : Janvier, Février, Mars et Avril 2012.Tableau 2 : Les moyennes des indicateurs de performanceMois Moyenne MTBF(en heure)Moyenne MTTR(en min)Moyenne MWT (enmin)Janvier 33,15 22,66 3,19Février 79,21 26,28 3,14Mars 95,53 26,28 3,7Avril 59,03 21,38 2,92II.3 Diagrammes dIshikawaLe diagramme causes/effet (appelé aussi diagramme d’Hishikawa ou arêtede poisson) se pratique en groupe de travail. Il consiste à classer par famille lescauses susceptibles d’être à l’origine d’un problème afin de rechercher dessolutions pertinentes [1].
  • 47. Chapitre II : Analyse de l’existant34Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012Figure 35 : Schéma représentant le model du diagramme IshikawaDans notre cas l’effet étudié est l’arrêt d’applicateur. Après la réalisationd’un Brainstorming avec une équipe de techniciens expérimentés, nous avonsénuméré les causes possibles de cet effet en les organisant sous cinq catégoriesque l’outil exige et qui sont Milieu, Main-d’œuvre, Matières, Moyens et Méthodes.Le résultat obtenu est schématisé sur la figure 36 :Figure 36 : Diagramme d’Ishikawa de l’arrêt applicateur
  • 48. Chapitre II : Analyse de l’existant35Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012II.4 Conclusion :L’analyse des arrêts par projet nous a permis d’identifier le projet FORDcomme étant le plus critique, par la suite tous plan d’action élaboré sera appliquéen premier lieu sur ce projet. Par contre nous ferons l’étude sur tous les projetsen production, puisqu’ils utilisent les mêmes types d’applicateurs.Le fait d’analyser les arrêts par applicateur a permis de conclure que ledépassement de la durée de vie ou l’apparition des défauts particuliers peuventêtre des causes majeures des arrêts. Vu qu’il est difficile et même sans intérêt desuivre tous les applicateurs, le classement par criticité dans chaque projet apermis de dégager les applicateurs les plus critiques et qui nécessitent d’êtresuivis et améliorés.Aussi l’analyse par type d’applicateur au niveau de chaque projet a donnécomme conclusion que le type 87 est le plus critique, ce qui veut dire que touteamélioration doit se focaliser en premier lieu sur ce type.Finalement, l’énumération des causes possibles qui donnent comme effetl’arrêt de l’applicateur a permis de dégager les causes les plus critiques et quisont : Erreur dans la référence lors du changement des pièces de rechange. Manque d’expérience de quelques intervenants de la maintenancecurative. Non respect des conditions d’utilisation de l’applicateur. Vieillissement des applicateurs.L’élimination de ces causes fera l’objectif des chapitres suivants.
  • 49. Chapitre III : Etude technique de l’applicateur36Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012Chapitre III : Etude technique del’applicateurRésuméCe chapitre fait l’objet d’une étude technique des applicateurs. Ainsi, nousavons ciblé deux critères afin de réduire les temps des arrêts :1. Réduction du temps de diagnostic du problème.2. Réduction du temps de réparation.Pour le premier critère, nous avons établi deux outils d’aide au diagnosticreprésentés par Les algorithmes de diagnostic et l’arbre des défaillances, cedernier est établi pour les défauts de sertissage et aussi pour les défaillancescritiques de l’applicateur.Pour le deuxième critère, nous avons élaboré deux outils d’aide à laréparation représentés par Le tableau des défauts, causes, actions correctives etla gamme opératoire de réparation.
  • 50. Chapitre III : Etude technique de l’applicateur37Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012III.1 Etude AMDE de l’applicateur du type 87L’AMDE moyen est un outil d’analyse rigoureux qui permet de diminuerles risques de dysfonctionnement d’un équipement de production : En listant les défaillances potentielles imputables à chaque fonction del’équipement. En recherchant des actions préventives afin d’éviter l’apparition de cesdéfaillances.L’AMDE est un travail de groupe qui met en commun l’expérience et lescompétences de chaque participant [2].L’objectif principal de cette étude est l’identification des différents modesde défaillances qui peuvent subvenir au niveau des différents composants del’applicateur et par la suite ressortir les actions correctives correspondantes, etcela afin de réduire le temps de réparation au cours de l’intervention curative.Pour effectuer notre étude AMDE nous allons traiter les modes dedéfaillances selon les systèmes qui composent l’applicateur (Annexe 1): Système de sertissage. Système d’alimentation et avance. Système de freinage. Système de coupe.Figure 37 : Schéma représentatif du principe de l’outil « AMDE »
  • 51. Chapitre III : Etude technique de l’applicateur38Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012III.2 Elaboration des outils d’aide au diagnosticIII.2.1 Etude ADF : élaboration de l’arbre des défaillancesIII.2.1.1 Définition de l’outil ADFL’arbre des défaillances (ADF) est une méthode graphique d’analysedéductive qui permet de présenter la majorité des combinaisons d’événements quipeuvent être à l’origine d’un arrêt d’un équipement. Cette méthode est égalementconnue sous les noms d’arbre des défaillances et d’arbre des défauts [3].III.2.1.2 Symboles de l’arbre des défaillancesDe nombreux symboles sont utilisés dans les arbres des défaillances, envoici les plus fréquents. Symboles de baseTableau 3 : Les symboles de base Les portes logiques et les symboles de renvoiIl existe aussi des portes logiques. Les événements d’entrée des porteslogiques sont situés en dessous de la porte, et l’événement de sortie de chaqueporte est situé au-dessus. Ces portes permettent de progresser dans l’arbre desfautes en expliquant les conditions qu’il faut respecter pour les franchir.
  • 52. Chapitre III : Etude technique de l’applicateur39Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012Tableau 4 : Les portes logiques utilisées pour l’ADFTableau 5 : Les symboles de renvoi Symboles et couleurs utilisés dans l’établissement des arbres desdéfaillancesLes deux figures 38 et 39 représentent la légende des symboles et descouleurs utilisée dans l’établissement des arbres des défaillances.Figure 39 : Légende des symbolesIII.2.1.3 Objectifs de l’ADFDans le but de bien mener le diagnostic des pannes des applicateurs auniveau de la zone de coupe, nous devons analyser et ressortir les causes racinesdes défauts à partir de l’inspection visuelle de sertissage. Ainsi, nous seronsamenés tout d’abord à énumérer les différents défauts de sertissage dont la causeFigure 38 : Légende des couleurs
  • 53. Chapitre III : Etude technique de l’applicateur40Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012est la défaillance de l’outil applicateur, et par la suite déterminer leurs causesd’apparition en se basant sur l’étude AMDE.Dans notre étude ADF, nous intégrerons aussi l’étude des causes decertains modes de défaillances de l’applicateur puisqu’ils peuvent être des causesracines pour les défauts de sertissage.III.2.1.4 Les défauts de sertissageD’après le département de qualité, nous avons pu énumérer les défauts desertissage causés par la défaillance de l’applicateur. Le tableau 6 décrit quelqueuns. Pour la liste complète se référer à l’annexe 12.Tableau 6 : Les défauts de sertissage causés par l’applicateurDéfaut Image/descriptionBavureTerminalincliné(Horizontal)
  • 54. Chapitre III : Etude technique de l’applicateur41Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012IsolantsertisFilamentsdétachésEt d’après l’étude AMDE, nous avons pu établir le tableau des défaillancesles plus critiques relatives à l’applicateur.Tableau 7 : Les défaillances critiques au niveau de l’applicateurUsure desCRIMPINGDIESC’est la dégradation normale des CRIMPING DIESà cause de l’utilisation.MauvaiscentrageterminalC’est le cas où le terminal ne se positionne pasexactement sur l’ANVIL en direction de l’avance dela bobine du terminal (pour le SIDE FEED)Endommagementde lANVILC’est une détérioration non progressive et anormal(casse ou perte d’une partie) de l’ANVILEndommagementdelINSULATIONC’est une détérioration non progressive et anormal(casse ou perte d’une partie) de l’INSULATIONEndommagementde la RAMC’est une détérioration non progressive et anormal(casse ou perte d’une partie) de la RAMUsure de la Ram C’est la dégradation normale de la RAM à cause del’utilisation.Endommagementdu WIREC’est la détérioration brusque et anormale (casseou perte d’une partie) du WIRE.
  • 55. Chapitre III : Etude technique de l’applicateur42Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012III.2.1.5 L’élaboration des ADF pour les défauts de sertissage et les défaillancescritiques de l’applicateurL’élaboration de l’arbre des défaillances a comme objectif de cerner d’unemanière précise les causes racines des défauts, et cela afin d’intervenircorrectement pour la réparation (Annexe 2).III.2.2 Elaboration des algorithmes de diagnosticAfin de réduire le temps de réparation, nous avons choisi comme outild’aide au diagnostic l’élaboration des algorithmes de diagnostic des défaillancesau niveau de l’applicateur en se basant sur l’inspection visuelle des défauts desertissage (Annexe 3).III.3 Elaboration des outils d’aide pour la réparationIII.3.1 Tableau des défauts-effets-actions correctivesEn se basant sur l’étude AMDE, sur l’analyse des causes racines desdéfauts de sertissage et sur les défaillances critiques de l’applicateur établi avecl’outil ADF, nous avons pu établir un tableau récapitulatif des défauts et lesactions correctives correspondantes (annexe 13), et cela dans le but d’améliorerles compétences des techniciens de la maintenance curative et ainsi réduire letemps de réparation (MTTR).III.3.2 Gamme opératoire de réparation ou processus d’intervention (pour lamaintenance préventive et curative)Le but de cette partie est le renforcement des techniques de réparation desapplicateurs en détaillant les opérations à effectuer pour mener les interventionspour la maintenance curative et préventive (annexe 4).III.4 ConclusionAprès avoir effectué une analyse générale de l’existant dans le chapitreprécédent, nous avons envisagé d’orienter nos plans d’actions vers lesapplicateurs du type 87 qui représentent le type le plus critique en terme detemps et fréquence des arrêts, à travers le présent chapitre nous avons proposédes solutions au niveau technique de l’applicateur, ainsi nous avons pu établir
  • 56. 43Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012des outils d’aide au diagnostic et de réparation et cela afin de réduire le temps del’intervention curative. Ces solutions viennent pour remédier au problème dumanque de compétences des techniciens de la maintenance préventive etcurative.Dans le but de compléter les solutions techniques proposées, nous étionsamenés à traiter aussi l’aspect gestion et organisation de la fonctionmaintenance, ainsi nous avons élaboré des plans d’action en suivant uneapproche organisationnelle, et cela fera l’objet du chapitre quatre.
  • 57. Chapitre IV : Approche Organisationnelle44Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012Chapitre IV : Approche OrganisationnelleRésuméCe chapitre contient la description des actions d’amélioration quiinterviennent au niveau du coté organisationnelle, et qui sont : La réalisation d’une base de données des pièces de rechanges desapplicateurs et d’une application informatique dans le but de minimiser letaux des erreurs de codification lors du changement des pièces derechanges. La réalisation d’un plan de formation pour les intervenants de lamaintenance préventive et curative. La mise en œuvre d’une gamme de maintenance autonome. La réalisation d’une démarche d’audit interne de maintenance desapplicateurs.
  • 58. Chapitre IV : Approche Organisationnelle45Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012IV.1 Elaboration d’une base de données et d’une application de gestion despièces de rechange des applicateurs :L’étude des causes des arrêts établie dans le deuxième chapitre a relevécomme l’une des causes principales : les erreurs lors du changement des pièces derechange. Le fait d’avoir une centaine de références voir plus et que lesinformations sont dispersées dans plusieurs documents, augmente la probabilitéd’erreur, qui engendre des pannes dont la plupart sont causées par ladétérioration brusque des pièces de l’outil de sertissage. Pour cela l’idée c’est defaciliter la tache de changement en assemblant toutes les informationsnécessaires dans une même base des données et qui sera accessible par uneapplication, ce qui minimisera le taux d’erreurs.IV.1.1 Conception et implémentation de la base des donnéesIV.1.1.1 Structure de la base de donnéesLa base des données doit fournir les informations suivantes : Pour chaque terminal et type d’applicateur, les codes des pièces que cedernier utilise. Les utilisateurs et leurs droits d’accès à la base des données.Pour cela elle sera décomposée en deux tables qui sont :Utilisateurs :Cette table contient les informations sur les utilisateurs de la base desdonnées avec leurs droits d’accès.Tableau 8 : Description des mnémoniques de la table UtilisateursMnémonique Libelléutilisateur Le nom d’utilisateurPass Le mot de passe de l’utilisateurdroit Les droits d’accès des utilisateursCette table a comme clé primaire le champ utilisateur.
  • 59. Chapitre IV : Approche Organisationnelle46Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012Pièces :Cette table contient pour chaque couple terminal et type d’applicateur lescodes des pièces de rechange que cet applicateur doit utiliser.Tableau 9 : Description des mnémoniques de la table DiesMnémonique Libellé[Terminal No] Code du terminal[TypeApplicateur]Type de l’applicateurNombre Nombre d’applicateur qui utilisent ceterminalAlimentation Type d’alimentationNotes Notes spécifiques à ce terminal[Wire Crimper] Code de référence du WIRE CRIMPER[Wire CrimperLevel]Niveau du WIRE CRIMPERInsulationCrimperCode de référence de l’INSULATIONCRIMPERInsulationCrimper LevelNiveau de l’INSULATION CRIMPERAnvil Code de référence de l’ANVILAnvil Level Niveau de l’ANVILAnvil Wire Code de référence de l’ANVIL WIREAnvil Wire Level Niveau de l’ANVIL WIREAnvil Insulation Code de référence de l’ANVILINSULATIONAnvil InsulationLevelNiveau de l’ANVIL INSULATIONBush Code de référence du BUSHAnvil Holder Code de référence de l’ANVIL HOLDERBase Code de référence de la baseTerminal GuidePlate ACode de référence du TERMINALGUIDE PLATE ATerminal GuidePlate BCode de référence du TERMINALGUIDE PLATE BSupportingStopperCode de référence du SUPPORTINGSTOPPERShearblade Code de référence du SHEARBLADE
  • 60. Chapitre IV : Approche Organisationnelle47Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012Outer Shearblade Code de référence de l’OUTERSHEARBLADERear Shearblade Code de référence du REARSHEARBLADEFront Shearblade Code de référence du FRONTSHEARBLADEShearbladeHolder PlateCode de référence du SHEARBLADEHOLDER PLATECutting Punch Code de référence du CUTTING PUNCHWire Holder Code de référence du WIRE HOLDERFeeding Claw Code de référence du FEEDING CLAWTerminal Holder Code de référence du TERMINALHOLDERTerminalScrapperCode de référence du TERMINALSCRAPPERInsulationAdjasting PieceCode de référence de l’INSULATIONADJUSTING PIECEECR Numéro du changement encoureDans le cas de manque d’information le champ est rempli par la valeur ARqui veut dire à remplir, c’est pour cela que tous les champs sont de type chaine decaractères car ils peuvent être remplis par la valeur AR ! Le choix n’est pasoptimale coté minimisation de mémoire de stockage (un critère qui n’est pasimportant puisque la mémoire de stockage requise est trop petite), mais faciliteraénormément le traitement des données.Cette table a comme clé primaire les deux champs [Terminal No] et [TypeApplicateur].IV.1.1.2 Choix du SGBDLes systèmes de gestion des bases des données les plus utilisés dans lemarché sont les suivants :1. Ms ACCESS2. Oracle3. MySQLPour cela il est bien évident de penser à utiliser l’un de ces SGBD vu queles autres sont rarement connus par les employés de l’entreprise. Il reste à
  • 61. Chapitre IV : Approche Organisationnelle48Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012choisir parmi ces trois SGBD le plus convenable à utiliser dans notre cas. Citonsquelques avantages et inconvénients de ces trois SGBD, et qui vont influencerl’utilisation dans la situation courante :a. Ms ACCESSAvantage :1. Quantité dassistants dirigeant lutilisateur vers une première solution.2. Forte intégration à la Suite Microsoft Office/VBA, déjà fortement répandueà YAZAKI-Tanger.3. Forte compatibilité avec la technologie ADO.NET (les deux sontdéveloppés par Microsoft)4. Il contient une grande série doutils de conversion de données, pourrécupérer ou exporter depuis presque nimporte quel format verspratiquement nimporte quel format.Inconvénients1. Nimplémente pas complètement les normes SQL. Certaines optionspermettent néanmoins de passer du SQL-Access à une écriture conforme àla norme ANSI92, mais elles sont peu connues et peu utilisées.2. Licence : commercialeb. OracleAvantage :1. Richesse fonctionnelle2. Réglages fins : dans la mesure où lon connait suffisamment le moteur,presque tout est paramétrable.Inconvénients1. Oracle nest pas un SGBDR optimisé pour de petites bases de données.Sur de petits volumes de traitements (2 Go par exemple) et peudutilisateurs (une trentaine)2. Prix élevé, tant au point de vue des licences que des composants matériels(RAM, CPU) à fournir pour de bonnes performances3. Administration complexe... liée à la richesse fonctionnelle4. Fort demandeur de ressources, Oracle est bien plus gourmand en ressourcemémoire que ses concurrents, ce qui implique un investissement matérielnon négligeable5. Nombreuses failles de sécurités liées à larchitecture elle-mêmec. MySQL
  • 62. Chapitre IV : Approche Organisationnelle49Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012Avantage :1. Facilité de déploiement et de prise en main.Inconvénients :1. Assez peu de richesse fonctionnelleGénéralement Oracle nest pas un SGBDR optimisé pour de petitesbases de données. Sur de petits volumes de traitements (2 Go par exemple)et peu dutilisateurs (une trentaine). Si lon monte à de plus importantsvolumes de donnée (>200Go) et un grand nombre dutilisateurs (>300) lesécarts de performance entre un MySql et un Oracle, MS ACCESS seronttrès visibles.Ce qui n’est pas le cas dans notre situation, car on a un seulementune très petite base de données qui ne dépasse pas les 800 enregistrementsau maximum.Pour MySQL il n’est pas riche en fonctionnalités, aussi il n’y a pasune bonne compatibilité entre la technologie ADO.NET (qui va être utilisépour la liaison entre la base des données et l’interface utilisateur, codé envb.NET).Finalement un SGBD type Ms ACCESS est le choix optimale car :1. Très compatible avec la technologie ADO.NET qui est également deMicrosoft.2. Riche en fonctionnalités.3. Facile à utiliser.4. Optimale pour les petites bases des données.MS-Access reste un bon choix si on souhaite avoir une base desdonnées de petite taille mais facilement gérable, ou lorsqu’on ne connaîtpas grand chose aux SGBD. Donc le choix final est MS-ACCESS.
  • 63. Chapitre IV : Approche Organisationnelle50Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012IV.1.2 Création de l’application de gestionIV.1.2.1 Fonctions de l’applicationCette application doit en premier lieu permettre la communication entrel’utilisateur et la base des données d’une façon simple, c’est-à-dire les fonctionsd’affichage du contenu, les fonctions d’ajout, de modification, de suppression etfinalement elle doit gérer les droits d’accès à la base des données. Les fonctionsprincipales de cette application sont les suivantes :1. Affichage des références des pièces de rechange des applicateurs selon le choix del’utilisateur, les possibilités de choix sont : Tout : affiche tout les informations. Importants : affiche les informations importantes qui sont : Code du terminal,Type de l’applicateur, Nombre, Wire crimper, Wire crimper level, Insulationcrimper, Insulation crimper level, Anvil, Anvil level. Personnalisé : comme son nom l’indique cela permet de choisir les informations àafficher. cette fonction permet aussi d’enregistrer et de lire les choix déjàenregistrés.2. La recherche directe : elle permet grâce à la saisie du numéro du terminal et du typed’applicateur de chercher les pièces qu’utilise ce denier.3. La recherche inverse : permet de connaitre les applicateurs qui utilisent une piècedéfinie par son code de référence.4. Ajouter une nouvelle entrée à la base des données.5. Modifier les informations d’un terminal déjà présent sur la base.6. Supprimer les informations d’un terminal s’il n’est plus utilisé.7. Bloc notes : pour sauvegarder les remarques de l’utilisateur automatiquement.8. Gestion des utilisateurs :Cette fonction va permettre de gérer les permissions des utilisateurs quipeuvent utiliser l’application. Si l’utilisateur est en mode anonyme cest-à-dire nepossède pas de compte il a le droit de seulement d’afficher les informations surles pièces de rechange. Sinon s’il a un compte avec les droits numéro 2 en plusd’afficher il peut ajouter une nouvelle ligne. Et finalement s’il a les droits numéro
  • 64. Chapitre IV : Approche Organisationnelle51Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /20121 il peut utiliser toutes les fonctions de l’application. Pour le code de cette applicationveuillez voir l’annexe 5.IV.1.2.2 Langages et outils utilisé pour la création du programmeL’application est développée et testée sous VB.NET grâce à l’IDEMICROSOFT VISUAL STUDIO 2010, sous WINDOWS SEVEN et WINDOWSXP (figure 39).Le fonctionnement du programme nécessite l’installation du .NETFramework 4.Figure 40 : Fenêtre principal de l’IDE MICROSOFT VISUAL STUDIO 2010Pour la base des données on a déjà choisi et justifié: MICROSOFT OFFICEACCESS 2007 (figure 41).
  • 65. Chapitre IV : Approche Organisationnelle52Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012Figure 41 : Fenêtre principal du SGBD MICROSOFT ACCESS 2007La liaison entre l’application et la base de données est réalisé grâce à latechnologie ADO.NET, en utilisant OLE DB.IV.1.2.3 Création de l’interfaceLa fonction principale que doit fournir une interface utilisateur est defaciliter la manipulation des différentes fonctions du programme de gestion. Lacréation de l’interface a été facile grâce à l’utilisation d’un IDE puissant qui estMICROSOFT VISUAL STUDIO 2010. L’interface contient les fenêtres suivantes :Figure 42 : Fenêtre principale du logiciel de gestion des pièces de rechange
  • 66. Chapitre IV : Approche Organisationnelle53Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012Figure 43 : La fenêtre « ajouter » du logiciel de gestion des pièces de rechangeFigure 44 : La fenêtre « modifier » du logiciel de gestion des pièces de rechange
  • 67. Chapitre IV : Approche Organisationnelle54Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012IV.2 Plan de formation des intervenants de la maintenance préventive etcorrectiveIV.2.1 Justificatif de présence de la formation :Du fait qu’il y a toujours des départs et des arrivés de nouveau techniciensde maintenance corrective récemment recrutés, on rencontre au niveau de lafonction maintenance le problème de manque d’expérience de ces derniers, ce quifait augmenter largement le temps de réparation et donc le temps des arrêts àcause principalement du mauvais diagnostique, et de mauvaise ou longuesdurées de réparation.C’est dans le but de réduire l’impact de cette cause, qu’on a opté pour lamise en œuvre d’un plan de formation qui permettra aux nouveaux intervenantsde s’intégrer et de mener des interventions d’une manière optimale.IV.2.2 Objectif de la formation :A l’arrivé d’un nouveau intervenant de la maintenance curative, onsuppose que ce dernier n’a aucune idée sur le domaine (qui est le casgénéralement). Donc le but c’est tout d’abord de faire découvrir au nouveaurecruté les abc du domaine puis de lui montrer les méthodes – jugées optimalespar les techniciens expérimentés – qui vont l’aider à partir avec des bases solideset donc exceller dans son travaille.L’apprentissage est lacquisition de savoir-faire, cest-à-dire le processusd’acquisition de pratiques, de connaissances, compétences, dattitudes ou devaleurs culturelles, par lobservation, limitation, lessai, la répétition, laprésentation. C’est la définition de l’apprentissage [8]. Ce processus estgénéralement accompagné de difficultés qui sont une chose normale, mais le butde la formation c’est d’atténuer ces difficultés.IV.2.3 Organisation de la formation :Il existe à YAZAKI-Tanger une cellule qui appartient au départementressources humaines et qui est chargée de la préparation et la réalisation desformations. Pour aller dans le même sens que la politique déjà établie, laformation sera effectuée par des formateurs de cette cellule.
  • 68. Chapitre IV : Approche Organisationnelle55Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012La formation sera basée sur les informations existantes sur le manuel(Annexe 6).Cette formation est décomposée sous forme de modules, et chacun de cesmodules sera enseigné durant une période bien précise, le tableau 10 décris larépartition du volume horaire :Tableau 10 : Répartition du volume horaire des modules de la formationModule VolumehorairePrésentation de l’applicateur 2 hMontage et le démontage d’un applicateur 6 h 30 minCalibrage de l’Applicateur 4 hLa procédure du centrage de l’applicateur 4 h 30 minRéglage de Boca de Sino 4 h 30 minLes défauts de sertissage 4 hDéfauts, causes et actions correctives 4 h 30Codification de saisie de l’historique de panne 2 hEvaluation théorique 2 hEvaluation pratique 4 h 30A la fin de la formation une évaluation des apprenants est exigée. Lerésultat de cette évaluation est gardé par le responsable de cette formation pourdes fins de suivi d’amélioration de compétences du technicien. Comme exemple detest d’évaluation un document en annexe 7 a été préparé.IV.2.4 Ressources de la formation :L’outil nécessaire pour les apprenants pour pouvoir suivre la formation estle manuel de la formation et ses annexes. Une copie est imprimée par leformateur et donnée au candidat un jour avant le début de la formation.IV.3 Maintenance premier niveau et audit interneL’exploitation optimale des équipements comme les outils de sertissageexigent en premier lieu le respect de ses conditions d’utilisation. La maintenancepremier niveau aide à établir quelques une de ces règles et l’audit interne permet
  • 69. Chapitre IV : Approche Organisationnelle56Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012de vérifier la mise en œuvre de ces derniers. Pour cela et dans le but de réduireles arrêts des applicateurs il est nécessaire d’utiliser ces deux outils.IV.3.1 Maintenance premier niveauIV.3.1.1 Définition :Selon la définition de lAFNOR, la maintenance vise à maintenir ou àrétablir un bien dans un état spécifié afin que celui-ci soit en mesure dassurer unservice déterminé.La norme NF X 60-010 définit, à titre indicatif, cinq « niveaux demaintenance », le premier niveau contient : Travaux : réglages simples, pas de démontage ni ouverture. Lieu : sur place. Personnel : exploitant du bien. Exemple : remise à zéro dun automate après arrêt durgence.IV.3.1.2 Points à vérifier par la maintenance premier niveauLe fait d’utiliser la maintenance premier niveau est un passage du curatifau préventif. La démarche à suivre pour établir les points à vérifier lors de lamaintenance premier niveau est la suivante : Lister toutes les interventions de maintenance. Trier ces tâches selon la loi de Pareto. Ressortir les 20 % des pannes qui causent 80% des arrêts deproduction. Classer ces tâches en fonction de leur complexité en : Maintenance de premier niveau, celle qui ne nécessite pas decompétences. Maintenance de second niveau celle qui nécessite des compétencesou des habiletés particulières (électricité). Maintenance de troisième niveau celle qui est fait par leconstructeur.
  • 70. Chapitre IV : Approche Organisationnelle57Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012Pour notre cas les points de vérification jugés comme maintenance premierniveau sont les suivants : Vérifier la bonne qualité du dernier terminal serti Vérifier la vis de la hauteur de la RAM Vérifier les vis des Crimping Dies Vérifier les vis du Outershearblade Vérifier le bon fonctionnement du Shearblade Vérifier la vis du centrage terminal Vérifier les vis du terminal Guide Plate Vérifier le bon état du ressort Vérification de la vis du Guide Plate B Vérification du bon fonctionnement du levier du terminal Holder Vérifier les vis de fixation applicateur Vérifier le bon fonctionnement du Supporting Stopper Vérifier la vis de lAnvil Vérifier les vis de fixation du terminal Scrapper (Automatique) etStopper (Manuel) Vérifier le non contact entre les Crimping Dies et le terminalScrapper ou Stopper Vérifier le niveau de lhuile pour les applicateurs 08 Vérifier la protection jaune de lapplicateur Vérifier la facilité de scanner le code barre de lapplicateur Vérifier la présence de la graisse sur la RAM Nettoyage générale de lApplicateurIV.3.1.3 Mise en place de la maintenance premier niveauLa maintenance premier niveau sera réalisé par les opérateurs, et vu lacontrainte de temps (ces deniers cherchent produire le maximum pendant leurshift de production), il faut faciliter la tache pour assurer que cette maintenancepremier niveau soit réaliser.
  • 71. Chapitre IV : Approche Organisationnelle58Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012Afin de faciliter la tâche, les points à vérifier ont été rassemblés dans undocument (Annexe 8) et classés d’une manière qui rend la vérification plusoptimisée. Ce document a été affiché prêt de chaque machine.IV.3.2 Audit interne de la maintenanceIV.3.2.1 DéfinitionL’audit est défini comme suit : « Processus systématique, indépendant etdocumenté permettant dobtenir des preuves et de les évaluer de manièreobjective pour déterminer dans quelle mesure les critères daudit sont satisfaits. »(NF EN ISO 19011).Toute entreprise doit régulièrement mener des audits internes afin dedéterminer si le système de management de qualité est mis en œuvre etentretenu de manière efficace.Une procédure documentée doit définir les responsabilités et les exigencespour mener des audits internes, assurer leurs indépendances, enregistrer ettransmettre les résultats aux responsables. Ces derniers doivent entreprendredes actions correctives opportunes en fonction des problèmes détectés lors delaudit interne. Les actions de suivi doivent inclure la vérification de lapplicationdes actions correctives ainsi que le compte rendu des résultats de cettevérification et le mesure de l’écart existant (figure 45).Figure 45 : Mesure dun écart
  • 72. Chapitre IV : Approche Organisationnelle59Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012IV.3.2.2 ObjectifComme résultat de l’analyse des causes d’arrêts effectuée dans le deuxièmechapitre de ce rapport, le non respect des conditions d’utilisation desapplicateurs, est l’une des causes majeures des pannes. Pour cela un auditinterne qui vérifie le respect de ces conditions permettra de minimiser les arrêts,notamment les arrêts de début d’utilisation.Cet audit sera orienté vers la vérification du respect des conditionsd’utilisation qui concernent les applicateurs au niveau de la section de la coupe.IV.3.2.3 DémarcheComme déjà cité avant l’audit interne va se concentrer sur la vérificationdu respect des conditions d’utilisation des applicateurs au niveau de la section dela coupe. Ces conditions cadrent la méthode avec laquelle on doit utiliser l’outilde sertissage.L’action de l’audit interne est concrétisée par le remplissage d’un document(Annexe 9), ce document contient les points à vérifier et la liste des applicateursinspectés.Cette tache sera effectuée pendant une durée de deux heures et demie. Etles résultats finals seront traités pour enfin rédiger un rapport d’audit interne,qui contiendra une synthèse de la situation et les recommandationsd’amélioration.IV.3.2.4 Résultats et conclusion de l’auditL’audit a été réalisé pour un échantillon aléatoire d’applicateurs, la taillede cet échantillon est égale à 30 applicateurs. Le tableau en annexe 14 représentele pourcentage de vérification des conditions d’utilisation pour chaqueapplicateur de l’échantillon et la moyenne totale.Le taux de respect des conditions d’utilisation est de 87.35 % il restepresque 12.65 %, sur laquelle on peut agir pour améliorer la situation. Pour celaon doit agir sur le problème le plus fréquent. Pour identifier les points qui
  • 73. Chapitre IV : Approche Organisationnelle60Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012méritent d’être suivis et appliqués, on compte le nombre de non conformitéstrouvées pour chaque point, le tableau 11 présente les résultats :Tableau 11 : Les non conformités trouvées pour chacune des points de l’audit internePoints Nombre de nonconformités1 : Vérifier la protection :- Jaune(Automatique)- Bleu (Manuel)- Attachement72 :- Vérifier le terminal Scrapper et ses vis spéciales- Vérifier le Stopper et ses vis spéciales63 : Vérifier la propreté de l’applicateur 64 : Etiquette du code barre 35 : Etiquette de la maintenance Préventive 06 : Vérifier la date de la maintenance préventive 17 : L’huile de lubrification pour les 08 08 : Le niveau de l’huile pour les 08 et l’étiquette duniveau19 : Localisation de l’applicateur 310 : La position de l’applicateur sur le stand 8On trace Pareto pour le nombre de non conformités pour chaque point devérification :Figure 46 : Pareto du nombre d’in conformité pour les points de l’audit0,00%20,00%40,00%60,00%80,00%100,00%120,00%024681010 1 3 2 9 4 8 6 7 5NombredinconformitésCumul
  • 74. Chapitre IV : Approche Organisationnelle61Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012On remarque que les points 10, 1, 3 et 2 représentent 80% de nonconformités, donc l’action d’amélioration sera donc de vérifier et mettre en œuvrele respect des conditions suivantes :o La position de l’applicateur sur le stando Vérifier la protection : Jaune(Automatique) Bleu (Manuel) Attachemento Vérifier la propreté de l’applicateuro Vérifier le terminal Scrapper/ Stopper et ses vis spécialesIV.4 Organisation de la méthode de saisie des pannes :Vu que l’historique existant et qui est saisi par les intervenants de lamaintenance corrective est non exploitable en terme d’information sur le type depanne. Il était nécessaire de prévoir une action d’amélioration dans le but derendre cet historique exploitable pour les futures études.Le principe de cette amélioration est le suivant :L’arrêt d’applicateur sera décrit par : xx-yy1-yy2-….Avec : xx : code du défaut, yy1 : cause numéro 1, yy2 : cause numéro 2.Le tableau des causes et des défauts et de leur numéro descriptif est enannexe 10. Ce tableau sera affiché dans la zone d’information de chaque machine,pour qu’ils soient utilisés lors des interventions.Exemple : le code 8-1-2 signifie l’existence du défaut d’isolant sertis causépar mauvais réglage des mesures et le mauvais centrage du terminal.Les avantages de cette méthode de saisie sont les suivants : Facilité de saisi. Unification des causes et des défauts. Exploitation facile le l’historique à l’aide de logiciel de traitement destatistique comme EXCEL.
  • 75. 62Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012IV.5 Conclusion :Les actions traitées dans ce chapitre ont visé l’amélioration d’un cotéimportant qui est le coté organisationnelle.L’application réalisée a permis d’éviter certains arrêts qui sont critiques(endommagement des pièces de rechanges des applicateurs), ces arrêts sontcausés par l’utilisation de mauvaises références des pièces de rechange del’applicateur. Comme perspectives d’amélioration de cette application, on peutenvisager quelques points à développer dans de futures études, parmi c’estaméliorations on cite : La possibilité d’importer ou d’exporter des données à partir de fichiersEXCEL. L’utilisation sous forme de client serveur, cest-à-dire la possibilitéd’accéder à la base des données à partir de plusieurs ordinateurs liéspar un réseau local.Le plan de formation établi lors de ce chapitre vise à améliorer lescompétences des intervenants de la maintenance curative, qui garantira desinterventions dont la façon et la durée sont optimales, et donc d’atteindrel’objectif prédéfini qui est de réduire les arrêts des applicateurs.Les deux actions : maintenance autonome et audit interne sontcomplémentaire l’une de l’autre, si on les projette sur le concept de la roue deDeming on peut dire que la maintenance autonome et son implantationreprésentent les deux étapes : Plan et Do, alors que l’audit interne et lacorrection des anomalies représentent les deux étapes Check et Act.
  • 76. Chapitre V : Politique de remplaçant et étude technico-économique63Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012Chapitre V : Politique de remplaçant etétude technico-économiqueRésuméDans ce chapitre nous proposons une solution qui se représente parun changement de la politique de maintenance curative des applicateurs,l’objectif c’est de masquer le temps de réparation d’une panne en utilisant unapplicateur remplaçant. Le chapitre comporte une étude de l’efficacité techniquede la solution et une étude de comparaison des coûts des arrêts pour les deuxscénarios suivants : Application de la maintenance curative par une intervention de réparationdirecte sur l’applicateur en panne. Prévision d’un applicateur remplaçant de surplus en cas d’arrêt causé parl’applicateur.Vers la fin du chapitre nous représentons les résultats obtenus aprèsl’implantation des solutions proposées et l’évaluation des indicateurs deperformance de la maintenance.
  • 77. Chapitre V : Politique de remplaçant et étude technico-économique64Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012V.1 Mise en situationLa politique de la maintenance curative des applicateurs dans la zone decoupe est représentée par des interventions directes après la détection de l’arrêt.Ce dernier peut prendre dix minutes au minimum pour la réparation.La politique que nous proposons dans ce chapitre c’est de prévoir unapplicateur remplaçant en cas d’arrêt, c’est-à-dire un outil de sertissagecomportant les mêmes caractéristiques de celui en panne. L’objectif principalc’est de masquer le temps de réparation et par la suite la réduction du tempsd’arrêt de la production. En effet, lorsque le besoin en production d’une référencede câble chute, le département d’ingénierie procède par une réduction du nombredes applicateurs utilisés pour ce câble. Les applicateurs sortants de la productiondans ce cas sont toujours fonctionnels mais ils seront stockés comme des outils ensurplus. La politique que nous proposons vient pour éliminer l’immobilisation deces biens.V.2 L’étude de la politique proposée en terme de réduction du temps et lafréquence des arrêts dans la zone de coupea. Plan d’actionAfin de tester l’efficacité de la solution que nous proposons, nous avonslancé un plan d’action pour des applicateurs critiques qui représente des surplusau département d’ingénierie. Pour appliquer notre plan d’action nous avions suiviles étapes suivantes :1. Détermination d’un terminal critique avec un surplus (7116 4496).2. Nous avions essayé de se focaliser sur le projet utilisant un nombre importantdu terminal 7116 4496 et qui représente plus des temps d’arrêts par rapportles autres projets pour le même terminale c’est le projet W2.3. Identification d’un emplacement pour l’applicateur remplaçant dans la zonede projet W2.4. Nous avions planifié une formation pour les techniciens de l’interventioncurative, En effet, lorsqu’on se retrouve avec un arrêt machine causé par
  • 78. Chapitre V : Politique de remplaçant et étude technico-économique65Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012l’applicateur du terminal 71164496 nous devons effectuer un remplacement del’applicateur défaillant par l’applicateur remplaçant, et faire la réparation aumaximum en trente minutes, après le remettre à l’emplacement pré-identifiédans l’étape trois.b. Présentation des résultats obtenusEn analysant les temps des arrêts, du terminal 7116 4496, durant unesemaine de suivi nous avons trouvé la répartition des temps de réparationsuivant les codes inventaires :Figure 47 : les durées (en h:min:s) des interventions par applicateurLe temps moyen de réparation est de 6 min, et d’après l’historique étudiénous avons trouvé que le temps moyen de réparation, toujours en analysant lemême terminale, est de 10 min. Donc nous allons obtenir une réduction du tempsde réparation de 40% pour 7116 4496.Nous interprétons la réduction du temps de réparation trouvé par le fait,qu’en appliquant la politique proposée (Standby equipment), nous obtenons unerestriction du temps de réparation au temps de changement de l’outil.V.3 La comparaison entre les deux scénarios en terme du coût des arrêts deproductionV.3.1 Définition du coût de défaillanceLes coûts de défaillances pour la maintenance on peut les classifiés endeux catégories [4] :0:00:000:01:260:02:530:04:190:05:460:07:120:08:38Les durées desinterventionsparapplicateur
  • 79. Chapitre V : Politique de remplaçant et étude technico-économique66Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012a. Coûts de maintenance (indirects)Ils peuvent se décomposer en quatre parties : les dépenses de maind’œuvre interne et d’outillage ; les dépenses d’achats et de sorties de magasin(pièces de rechange et matières courantes) ; les dépenses de main d’œuvreexterne (co-traitance) et de location de moyens ; et les frais généraux. Main d’œuvre interne et outillage (Cmo)Ces coûts sont obtenus à partir des temps passés et des taux horaires de lamain d’œuvre, lesquels sont calculés et réajustés périodiquement et prennent encompte les salaires et charges, les matières consommables, l’amortissement dumatériel utilisé, et un pourcentage des frais généraux. Achats et sorties de magasin (Cf)Ces dépenses comprennent tous les produits consommés et les pièces ouensembles remis en état pour échanges standards à l’exclusion toutefois desachats de moyens comme des outils par exemple. Main d’œuvre externe (Ce)Il s’agit de toute main d’œuvre n’appartenant pas au personnel del’entreprise mais y travaillant au forfait, en régie (travaux réalisés par un sous-traitant, dont la facturation est fondée sur le nombre d’heures passées et leremboursement du prix des matériaux utilisés), en dépense contrôlée, ou enfonction de toute clause contractuellement convenue entre la dite entreprise et uncontractant. Frais généraux (Cc)Ils comprennent tous les salaires et charges du personnel ne travaillantpas sur les interventions (cadres, préparateurs, magasiniers, comptable,gestionnaire…) et tous les frais matériels (locaux, chauffage, énergie, fluides,imprimés, matériel administratif…)Ces coûts de maintenance sont à ventiler par nature ou par périodes : Ventilation par nature : elle peut s’effectuer par travail effectué, parouvrage, par équipement, par famille d’équipement, par secteur
  • 80. Chapitre V : Politique de remplaçant et étude technico-économique67Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012d’activité, par méthode de maintenance (correctif, systématique,conditionnel…), par catégories professionnelles (électricien,chauffagiste…) ou encore par origine (main d’œuvre, pièces,consommables …) Ventilation par période : les coûts de maintenance peuvent être fournistous les mois ou tous les trimestres avec un cumulé depuis le début del’année budgétaire. Il existe une certaine répétitivité des dépenses demaintenance au cours de l’année (en fonction des saisons, de larépétitivité de l’activité…il est donc intéressant d’analyser les coûts demaintenance par périodes et sur la totalité de l’année afin decomprendre les causes des variations.b. Coûts d’indisponibilité (indirects)La connaissance des coûts de la maintenance ne suffit pas pour apprécierson efficacité. Le coût le plus utile à connaître pour juger l’efficacité de lamaintenance sera celui qui intègre aux dépenses de maintenance toutes lespertes et manques à gagner induits, c’est le coût de défaillance. On considéreraqu’il y a défaillance, non seulement en cas d’indisponibilité totale de l’élément àmaintenir, mais aussi pour tout cas de réduction en quantité ou en qualité duservice assuré par celui-ci. Le coût de défaillance comprend notamment leséléments suivants : Coûts de main d’œuvre de la production inoccupée (Cmi)La perte peut être entière si le personnel est totalement inactif, partielle sile personnel est employé à un travail secondaire, ou entrer dans la catégorie descoûts de maintenance s’il exécuté lui même tout ou une partie des interventionsde maintenance. Les coûts des arrêts induits (Cai)Se sont des coûts qui se produisent lors de l’arrêt de toute la chaine deproduction lorsqu’on a un arrêt au niveau de la zone coupe. Coût de perte de production (Cp)
  • 81. Chapitre V : Politique de remplaçant et étude technico-économique68Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012Trois cas peuvent se présenter : la fabrication ou le service fournit ne subissent pas de conséquences dela défaillance et aucune perte n’est à comptabiliser, la reprise du travail est impossible et la perte est totale s’il s’agit de laproduction d’un service, et partielle s’il s’agit d’un produit (le produitsemi-ouvré pouvant alors éventuellement resservir comme matièrepremière et il y a perte uniquement sur la valeur ajoutée). le produit peut ne pas être réutilisable et la perte est totale (coûtmatière première et valeur ajoutée). Les pertes de production peuventaussi être dues à la baisse de qualité ou aux retards de livraisonnécessitant des rabais ou portant préjudice à l’image de marque del’entreprise, pouvant entraîner la perte de clientèle. Coût de redémarrage de la production (Crp)V.3.2 Calcul des coûts de défaillance des deux scénarios Méthode procédée:Le coût de défaillance totale (Cd) est :Avec Cm : coût direct de la défaillance et Ci : coût indirect de ladéfaillance.EtPour les deux politiques nous remarquons que nous avons des coûts quisont identiques : Cm et Crp sont identiques pour les deux scénarios. Ainsi nousfaisons la comparaison que pour les coûts Cp,Cmi et Cai. Nous allons étudier legain à réaliser avec la deuxième politique sur une période de six mois puisquenous avons les données nécessaires sur les arrêts durant cette période.Pour faire le calcul des coûts Cp, Cmi et Cai nous avons été amenés àcontacter le département de finance et pour simplifier les choses ils nous ontproposé de prendre le coût de la main d’œuvre (Cmo) pour une heure (meanhour), comme le coût indicateur de l’arrêt de la production : le coût de la maind’œuvre est de 1700 MAD/heure. Nous allons réaliser cette étude pour leterminal critique 71164496.
  • 82. Chapitre V : Politique de remplaçant et étude technico-économique69Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012a. Calcul du gain réalisé en temps d’arrêt du terminal 71164496Dans le but de calculer le gain réalisé en temps d’arrêt du terminal71164496, nous allons calculer le cumul des temps de réparation durant les sixmois donnés par l’historique, après nous calculerons le temps réduit en prenantcomme durée moyenne de réparation de 6 min trouvée par la deuxième politiquedu changement de l’outil :Figure 48 : Le temps (en h:min:s) de réparation durant les six mois dhistoriqueLe temps réduit est de 40 heures et 16 min, un pourcentage de réduction de51,51 %. D’après l’étude ci-dessus réalisée pour le terminal 71164496 et enprenant 13€/heure comme cout d’arrêt de la production, le gain en terme du cout,durant les six mois, sera de 5758,126 €.b. Le gain à réaliser en procédant par la politique de Standby equipmentNous déterminons en premier la moyenne des temps d’arrêts applicateurpar mois, nous nous basons sur l’historique de six mois des pannes. Sur, la figure49 nous présentons les temps d’arrêts par mois.0:00:0012:00:0024:00:0036:00:0048:00:0060:00:0072:00:0084:00:00interventiondirecte Standby Equipment
  • 83. Chapitre V : Politique de remplaçant et étude technico-économique70Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012Figure 49 : Temps d’arrêts par moisLa moyenne des temps d’arrêts par mois est de 254 heure/mois, enappliquant la politique de « standby equipment ». En réalisant une réduction de40% du temps d’arrêts et sachant que le coût de l’arrêt de la production est del’environ de 13€/heure, nous pouvons déduire facilement un gain de 1320,8€/Mois.V.4 Application de la politique de Standby Equipment pour les applicateurssurplusLe département de l’ingénierie possède des outils de sertissage en surplus,qui sont destinés à la maintenance préventive, en les utilisent lorsqu’on a unecoïncidence de la date de la préventive avec son activité en production, donc poureffectuer la maintenance préventive de certains applicateurs qui possèdent unsurplus, il suffit de le remplacer pour ne pas avoir un arrêt de production.Après avoir démontré que la politique de l’applicateur remplaçant nouspermet de réduire le temps de réparation, qui devient restreint sur le tempsnécessaire pour effectuer un changement de l’outil, nous avons envisagéd’appliquer cette politique sur les applicateurs critiques et qui ont un surplus.Pour montrer la réduction du temps des arrêts qui sera obtenue, nousallons calculer la réduction minimale qui peut être réalisé et cela en prenant unmoyen du temps de réparation (Tr, moy) pour le Standby Equipment de 6 min, etpour la réparation par une intervention directe nous prenons le temps de0:00:0048:00:0096:00:00144:00:00192:00:00240:00:00288:00:00336:00:00Temps darrêt par moisTemps darrêt par mois
  • 84. Chapitre V : Politique de remplaçant et étude technico-économique71Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012réparation minimal (Tr, min) qu’on peut atteindre qui est de 10 min, ainsi noustrouvons le pourcentage de 40% de la réduction.Figure 50 : Le temps (en min) de réparation pour les deux scénarios024681012Tr,min par InterventiondirecteTr,moy par StandbyEquipmentLe temps de réparationpour les deux scénarios
  • 85. Chapitre V : Politique de remplaçant et étude technico-économique72ENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012Rapport du projet de fin d’étudesV.5 Calcul des indicateurs de performanceV.5.1 Rappel des solutions adoptées et méthode d’implantationL’objectif de cette partie est de rappeler les solutions d’amélioration proposées, et de décrire leurs méthodesd’implantation au sein de la zone de coupe.Le tableau 12 cerne ces informations.Tableau 12 : Récapitulatif des actions établiesOutil / Action Description de l’action Output de l’action Méthode d’implantationArbre des défaillances ADF est une méthode graphique d’analysedéductive qui permet de présenter la majoritédes combinaisons d’événements qui peuventêtre à l’origine d’un accident sur unéquipement.Document contenant lesarbres des défaillances(annexe 2)Le document seracommuniqué à la cellule deformation afin qu’il soit utilisédurant la formation desnouveau intervenants.Algorithme dediagnosticL’algorithme de diagnostic permet deminimiser le temps de recherche de la cause depanne.Document contenant lesalgorithmes de diagnostic(annexe 3)Le document seracommuniqué à la cellule deformation afin qu’il soit utilisédurant la formation desnouveau intervenants.Tableau des défautset les actionscorrectivesL’outil décrit les défauts et les actionscorrectives correspondantes.Document contenant letableau des défauts et lesactions correctives (annexe13)Le document seracommuniqué à la cellule deformation afin qu’il soit utilisédurant la formation desnouveau intervenants.Gamme opératoire de La gamme opératoire de réparation est undocument qui contient la méthode optimaleDocument de la gammeopératoire de réparationCe document sera affiché dansles deux zones suivantes afin
  • 86. Chapitre V : Politique de remplaçant et étude technico-économique73ENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012Rapport du projet de fin d’étudesréparation pour réaliser les taches les plus importantessur l’applicateur, ce dernier contient ladescription détaillée des opérations à effectuersous forme de phases, l’outil nécessaire pourréaliser la tache, un schéma descriptif sinécessaire et la durée moyenne de l’action.(annexe 4) qu’il soit utilisé par les agentsde la maintenance correctiveet de la maintenancepréventive :- Prêt de chaquemachine de coupe.- Zone de lamaintenancepréventive.Elaboration d’unebase des données etd’une application degestion des pièces derechange desapplicateursL’élaboration de cette base des données et del’application de gestion de cette dernièrepermet de rendre facile l’identification de piècede rechanges à utiliser pour un applicateur etdonc de minimiser le temps de changement etd’éviter des arrêts causées par l’utilisation demauvaise référence de pièce de rechange.Base des données sousforme de fichier MSACCESS.L’application sera installéesur le PC du responsable de lamaintenance préventive, etsur celui du responsable despièces de rechange.Plan de formation desintervenants de lamaintenancecorrectiveLa mise en œuvre d’un plan de formationpermettra aux nouveaux intervenants des’intégrer et de mener des interventions d’unemanière optimale.Manuel de formation(annexe 6)Le document seracommuniqué à la cellule deformation afin qu’il soit utilisédurant la formation desnouveau intervenants.Maintenance premierniveauL’établissement d’une maintenance premierniveau permet de minimiser les pannes enadoptant une maintenance préventive qui estfacile à faire et donc elle peut être établit parles opérateurs eux même avant chaque débutd’utilisation de l’outil de sertissageDocument qui contient lagamme de maintenancepremier niveau (annexe 4)L’implantation consiste àaffiché la gamme prêt dechaque machine et desensibiliser les opérateurs del’intérêt de l’action afin degarantir qu’elle soit effectuée,et cela grâce à une réunion
  • 87. Chapitre V : Politique de remplaçant et étude technico-économique74ENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012Rapport du projet de fin d’étudesavec les opérateurs concernés.Audit interne L’action de l’audit interne sert à vérifier letaux de respect des conditions d’utilisation cequi donne aussi une idée sur le taux deréalisation de la maintenance premier niveaupar les opérateurs.Rapport de l’audit quicontient le taux de respectde chacun des pointsinspecté et les actionscorrectives afin de tendrevers le respect total de cesconditions.L’audit est réalisé sur unéchantillon de 30 applicateurspris aléatoirement.Organisation de laméthode de saisie despannesL’action d’organiser la saisie des pannespermet de rendre l’historique exploitable pourles futures étudesDocument qui contient lanorme de codification despannes (annexe 10)L’implantation consiste àaffiché la norme decodification des pannes prêtde chaque machine et desensibiliser les techniciens dela maintenance correctivepour qu’ils adaptent cetteméthode de saisi.Implantation de laméthode desapplicateursremplaçantsLa méthode consiste à utiliser les applicateursqui se trouvent en surplus comme desapplicateurs remplaçants.La liste des applicateurs ensurplus qui déjà établiedans le chapitre précédent.Identification de la zone où lesapplicateur remplaçantsseront stockés, etsensibilisation destechniciens de la maintenancecorrective pour qu’ils adaptentcette méthode.V.5.2 Planification des tâchesToute tâche à effectuer doit être planifiée, pour cela les actions d’amélioration seront planifiées afin de garantir leurréalisation dans une durée et délais optimale.
  • 88. Chapitre V : Politique de remplaçant et étude technico-économique75ENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012Rapport du projet de fin d’étudesPour permettre une meilleure compréhension du déroulement de l’implantation des ces actions, nous avons adopté unedémarche de gestion de projet illustrée dans le diagramme de Gantt (13 et 14) réalisé sur Microsoft Project 2007 :Tableau 13 : Les actions réalisées, leurs durées et leurs dates de début et fin
  • 89. Chapitre V : Politique de remplaçant et étude technico-économique76ENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012Rapport du projet de fin d’étudesTableau 14 : Diagramme GANTT des taches réalisées
  • 90. Chapitre V : Politique de remplaçant et étude technico-économique77Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012V.5.3 Mesure de l’état après l’implantation des solutionsV.5.3.1 Impact des solutions de l’étude technique et les améliorationsorganisationnellesAprès avoir effectué les études nécessaires pour les solutions techniques etorganisationnelles, l’implantation des solutions déjà élaborées et qui sont lagamme de maintenance premier niveau, l’audit interne, l’application, la gammeopératoire de réparation et l’outil d’aide au diagnostic est réalisée vers la fin dumois quatre 2012. Dans le but de déterminer l’impact de ces solutions nousavions étaient amenés à mesurer les indicateurs de performance (MTTR, MTBF,MWT) durant le mois cinq.Tableau 15 : Les moyennes des indicateurs de performance du mois cinq 2012Indicateurs Moyenne desMTTR en (min)Moyenne MTBF(heure)Moyenne MWT(min)Valeurs 20,01 64,87 2,79a. Présentation graphique de l’évolution de la moyenne des indicateurs deperformanceFigure 51 : L’évolution de la moyenne des MTBF010203040506070Janvier Février Mars Avril MaiMoyenne des MTBF
  • 91. Chapitre V : Politique de remplaçant et étude technico-économique78Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012Figure 52 : L’évolution de la moyenne des MTTRFigure 53 : L’évolution de la moyenne des MWTb. Interprétation et analyse des résultats obtenusD’après les résultats trouvés, nous remarquons qu’après l’implantation dessolutions d’amélioration choisis, nous obtenons une réduction de 6,40% de lamoyenne des MTTR, de 4,45% de la moyenne des MWT et une augmentation de9,89% de la moyenne des MTBF.18,51919,52020,52121,52222,523Janvier Février Mars Avril MaiMoyenne des MTTR00,511,522,533,54Janvier Février Mars Avril MaiMoyenne des MWT
  • 92. Chapitre V : Politique de remplaçant et étude technico-économique79Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012V.5.3.2 Prévision de l’impact de la solution du changement de la politique de lamaintenance curative (Standby Equipment)L’impact de la nouvelle politique de maintenance est concrétisé par ladiminution de la moyenne de temps de réparation pour les différents applicateursqui utilisent les terminales que l’étude a ciblé., Le tableau 1 décrit la valeur decet indicateur pour chaque famille de terminal avant et après l’application de lanouvelle politique de maintenance :Tableau 16 : Présentation du gain à réaliser pour les applicateurs surplus avec la nouvellepolitique de maintenanceV.6 ConclusionD’après les résultats obtenus à partir de l’analyse des indicateurs deperformance, nous remarquons bien que les solutions que nous avons proposéesont aboutis à des résultats importants.
  • 93. Chapitre V : Politique de remplaçant et étude technico-économique80Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012Les solutions techniques que nous avons proposés ont touché le cotétechnique de l’applicateur, tout ce qui concerne la réparation et la maintenancepréventive. Les solutions organisationnelles proposées nous ont permet deréduire des arrêts des setups (maintenance premier niveau4, Audit interne de lamaintenance), ainsi agir positivement sur l’MTBF.L’idée de l’utilisation des applicateurs qui sont en surplus, comme desapplicateurs de secours (Standby Equipment) pour l’intervention curative permetde réduire le temps d’arrêt de la production d’une manière remarquable, et celaen masquant le temps de réparation.4 Nous pouvons dire la maintenance premier niveau ou bien la maintenance autonome.
  • 94. Conclusion générale & perspectives81Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012Conclusion générale & perspectivesL’objectif visé du projet c’était la réduction des arrêts des outils desertissage fonctionnant dans la zone de coupe automatique, ce dernier est atteinten trois volets : le volet technique est concrétisé par la réalisation d’une étudetechnique de l’applicateur. Le deuxième volet est représenté par l’application desactions d’ordre organisationnelles. Le troisième volet porte sur un changement dela politique de la maintenance curative des applicateurs et cela en proposant depratiquer une politique d’un applicateur de secours (Standby Equipment).L’approche technique nous a permis de maitriser l’outil de sertissage ducoté fonctionnement technique et de cerner les modes de défaillances, leurs effetset leurs actions correctives. Le plan d’action de cette approche est concrétisé parla réalisation des documents présentant des outils d’aide au diagnostic (ADF,Algorithmes de diagnostic) et des outils d’aide à la réparation (le tableau desdéfauts, effets et actions correctives ; les gammes opératoires de la réparationpour la maintenance préventive et curative).L’approche organisationnelle qui avait comme objectif d’éliminer desproblèmes d’ordre de gestion et aussi d’améliorer la fonction maintenance. Nousavons réalisé comme premier action direct, l’élaboration d’une base de donnéespour les pièces de rechange des applicateurs accompagnée d’une interface decommunication. Et afin de réduire les arrêts de début de setup, nous avonsélaboré une gamme opératoire de la maintenance autonome, avec un documentd’audit interne. Et dans l’objectif d’assurer la maitrise technique de l’applicateurpar tout nouveau technicien, notre plan d’action c’était la réalisation d’un manuelde formation sur l’applicateur.L’existence des applicateurs en surplus nous a incités à réfléchir à unenouvelle politique d’intervention curative en les utilisant. La politique estreprésentée par l’utilisation de chaque outil en surplus comme outil de secours encas d’arrêt d’un applicateur de mêmes caractéristiques. Nous avons élaboré unorganigramme définissant la procédure pour appliquer cette politique.
  • 95. Conclusion générale & perspectives82Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012Comme perspectives nous proposons : De réaliser une étude technique pour l’applicateur du type 04. La réalisation d’étude LCC (Life Cycle Cost) des applicateurs de lacoupe automatique, et faire une étude afin de déterminer le temps àpartir duquel il faut prévoir une acquisition d’un outil de secours(Standby Equipment). De réaliser des formations afin d’utiliser et exploiter le GMAO.
  • 96. Conclusion générale & perspectives83Rapport du projet de fin d’étudesENSAM-Meknès A.JAIDI & E.KIASS /2012REFERENCESBibliographie[1] GALLAIRE, Jean-Marc, Les outils de la performance industrielle,EYROLLES, 2008, page 83 «Diagrammes dIshikawa».[2] GALLAIRE, Jean-Marc, Les outils de la performance industrielle,EYROLLES, 2008, page 34 «AMDE Moyen».[3] Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail,Sécurité des convoyeurs à courroie, page 93 «Arbre des fautes».[4] SENECHAL, Olivier, Cours maintenance générale, page 20 «Coûts demaintenance».Sitographie[5] Wikipédia [en ligne], consulté le 01/06/2012.Disponible sur l’adressehttp://fr.wikipedia.org/wiki/Temps_moyen_entre_pannes[6] DicoInfo [en ligne], consulté le 01/06/2012.Disponible sur l’adressehttp://dictionnaire.phpmyvisites.net/definition-MTTR-7625.htm[7] Lexique-informatique [en ligne], consulté le 01/06/2012.Disponible surl’adresse http://www.lexique-informatique.com/M/MTTR.html[8] Wikipédia [en ligne], consulté le 01/06/2012.Disponible sur l’adressehttp://fr.wikipedia.org/wiki/Apprentissage